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Homélie de la messe de Commémoration des fidèles défunts du 2 novembre 2014 du Père Julien PALCOUX

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Commémoration des fidèles défunts

Dimanche 2 Novembre 2014

Frères et sœurs,

 

Aujourd’hui, au lendemain de la fête de la Toussaint, l’Eglise prie plus particulièrement pour tous les défunts de nos familles, afin qu’ils soient dans la paix de Dieu.

Hier, en la fête de la Toussaint, nous avons ré-entendu que, tous, nous sommes faits pour vivre heureux ; et ce bonheur ne peut être complet et parfait qu’en Dieu. La fête de la Toussaint jette plus particulièrement sur chacune de nos vies une lumière réconfortante et apaisante : ce qui nous attend au terme de notre vie est beau et grand ! Et ce qui attend ceux qui nous ont quittés est aussi beau et grand.

Ce que nous redisent les textes entendus au cours de cette messe, c’est tout d’abord que Dieu entend notre malheur, notre souffrance, notre peine lorsque nous avons perdu un être cher. D’ailleurs, Jésus lui-même l’aura vécu lorsqu’il pleurera la mort de son ami Lazare. Dieu ne reste pas insensible au chagrin de l’homme. La Bible nous le dit, lorsque les auteurs sacrés nous disent dans le Livre de l’Exode que Dieu « a vu la souffrance de son peuple en Egypte. » Jésus ne cesse de nous le dire, lorsqu’il va sans arrêt vers toutes les personnes qui souffrent, qui sont malades. Les Psaumes ne cessent de nous redire cette réalité : « Dans ta justice, libère-moi : écoute et viens me délivrer.(…)/ Pourtant tu écoutais ma prière quand je criais vers Toi. »

Frères et sœurs, non seulement Dieu entend notre souffrance, non seulement Il écoute notre prière, mais surtout Il nous répond ! Dieu n’est pas que quelqu’un qui passe son temps à écouter ; mais Il nous répond dans la liberté que nous voulons bien lui laisser, qui, bien souvent, est assez maigre…Mais, la véritable question est celle-ci : sommes-nous ouverts à ce que Dieu peut nous dire ? Sommes-nous attentifs aux signes de sa présence ? Il arrive que nous soyons parfois tellement remontés contre Lui ou tellement enfermés dans notre chagrin, dans nos soucis,  que nous ne sommes pas du tout ouverts à Lui et à ce qu’Il peut nous dire. C’est là, qu’il faut nous ouvrir à la foi et nous appuyer sur la foi de l’Eglise qui est une aide : oui Dieu nous répond. Oui, Il nous rejoint dans notre deuil.

Frères et sœurs, c’est l’invitation qui vous est faite en ce jour de prière pour les défunts : ouvrez vos cœurs à la foi de l’Eglise ! Accueillez cette foi qui est force et puissance de vie.

La foi de l’Eglise nous redit que le terme de notre vie est en Dieu. St Paul parle même de notre vie terrestre en la comparant à un exil : « Nous avons donc pleine confiance, tout en sachant que nous sommes en exil loin du Seigneur tant que nous habitons dans ce corps. » Il écrit encore : « Le corps qui est notre demeure sur la terre doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les Cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes. »

La foi de l’Eglise nous redit que Jésus, tout Fils de Dieu qu’Il était, a lui aussi vécu la mort, et une mort injuste ; mais que Dieu a manifesté sa puissance de Vie dans la Résurrection de Jésus. Jésus qui a assumé notre humanité est mort et ressuscité. Sa Résurrection est donc l’annonce de la nôtre. Nous aussi nous sommes faits pour vivre au-delà de la mort ; pour vivre de la vie de Dieu, pour vivre avec Dieu ! La communion de Dieu avec nous, que nous sommes appelés à découvrir dans notre vie, est l’annonce de notre communion future avec la Vie du Ressuscité.

Dans l’Evangile que nous venons d’entendre, Jésus invite Marthe à ne pas se révolter contre la mort de son frère ; Il l’invite à vivre son deuil dans la foi. Il l’invite à vivre son deuil avec Lui. Déjà Marthe faisait un bel acte de foi : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas. » La foi de Marthe est belle ! Mais Jésus la conduit à aller encore plus loin : « Moi je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en Moi, même s’Il meurt vivra. Crois-tu cela ? » Jésus l’invite à approfondir sa foi et surtout à vivre son deuil en communion avec Lui, à le vivre en passant par Lui.

C’est donc une question qui nous est posée à nous ce matin qui faisons mémoire d’un défunt que nous avons perdu : croyons-nous réellement en Jésus ? et avec quel degré de foi croyons-nous en Lui ? Vivons-nous notre deuil en passant par Lui ? Quelle communion avons-nous avec Lui ?

Et si nous avons l’impression que notre foi n’est pas suffisamment solide ni forte, quel appui prenons-nous sur l’Eglise ? Quelle régularité avons-nous avec la Sainte Messe le dimanche ? Quelle fidélité ?

 

Hier, lors de la fête de Toussaint, nous avons réentendu que la Communion qui existe entre nos défunts qui sont auprès de Dieu et nous-mêmes ne peut avoir lieu que par la médiation du Christ Jésus qui est le premier à être ressuscité. Par notre communion avec Jésus, communion qui peut être eucharistique, spirituelle (c’est-à-dire qui passe par la prière), nous entrons en communion avec nos défunts. Il ne peut y avoir de communion avec eux sans passer par la médiation du Christ, sans passer par la médiation de l’Eglise, qui est le Corps du Christ Ressuscité. Sinon, nous n’en restons qu’à un exercice de mémoire. La Communion des saints qui nous est offerte est d’une toute autre teneur et réalité. Demandons la grâce au Seigneur qu’Il vienne fortifier notre foi et notre incorporation à l’Eglise.

Que la Vierge Marie intercède pour nous et qu’Elle vienne en aide à tous ceux qui peinent sur le chemin du deuil, Elle qui sait ce que c’est que de perdre un Fils. Amen !

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