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Messes du 6 au 12 juillet 2020

Lundi 6 juillet – Ste Marie Goretti, vierge et martyre

Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Mardi 7 juillet – De la Férie

Messe à l’église de Rugles à 18:30

Mercredi 8 juillet – De la Férie

Pastorale de proximité – Visite dans l’une des familles à 18:00

Jeudi 9 juillet – S. Augustin Zhao Rong, prêtre, et ses comagnons, martyrs

Messe à l’église de la Madeleine à 9:00

Vendredi 10 juillet – De la Férie

Messe à l’église de la Madeleine à 9:00

Messe à l’EPHAD de Rugles à 15:00

Samedi 11 juillet – S. Benoît, abbé (Fête en Europe)

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 12 juillet – 15ème dimanche du Temps Ordinaire

Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 13 au 19 juillet 2020

Lundi 13 juillet – S. Henri

Messe à l’église Notre-Dame à 19:00

Mardi 14 juillet – S. Camille de Lellis, prêtre

Messe à l’église Notre-Dame à 9:00

Mercredi 15 juillet – S. Bonaventure, évêque et docteur de l’Eglise

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Jeudi 16 juillet – Notre-Dame du Mont Carmel

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Vendredi 17 juillet – De la Férie

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Samedi 18 juillet – De la Férie

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 19 juillet – 16ème dimanche du Temps Ordinaire

Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

“La force dans l’épreuve”, les mots du Pape dans la pandémie

Un livre rassemblant huit interventions du Pape François au cours de ces derniers mois est publié en langue française par la Librairie Éditrice Vaticane et les éditions Bayard ce mercredi 8 juillet. En une centaine de pages, “La force dans l’épreuve” permet de trouver de l’espérance et du soutien en cette période de pandémie…suite

Nos familles – La Vidéo du Pape 7 – Juillet 2020

La famille a besoin d’être protégée.
Les dangers auxquels elle est confrontée sont nombreux : rythme de vie actuel, stress…

Les parents oublient parfois de jouer avec leurs enfants.
L’Eglise doit encourager les familles et être à leur côté afin qu’elles découvrent des chemins leur permettant de surmonter toutes ces difficultés.
Prions pour que les familles d’aujourd’hui soient accompagnées avec amour, respect et conseil. Et, de manière particulière, pour qu’elles soient protégées par les États.

Édito Vacances 2020

L’été : une occasion de partages variés…

Nous sommes encore marqués par l’épidémie de la COVID 19. Nous savons que nous devons demeurer vigilants. Le virus existe toujours. Cette période dramatique a toutefois permis de révéler des aspects porteurs d’espérance pour notre avenir commun. Cet été est l’occasion d’inscrire dans nos pratiques ces nouveaux modes de vie que nous appelons de nos vœux…Lire la suite

Bel été à vous !

+ Christian NOURRICHARD – Évêque d’Évreux

Homélie de la messe de Saint Pierre et Saint Paul du Père Jérôme PAYRE

Homélie 28 juin 2020 – Saints Pierre et saint Paul

Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ?
Aujourd’hui, avec Timothée qui fait sa première communion, nous nous approchons de Jésus pour affermir notre foi. La fête des Apôtres Pierre et Paul, nourrit notre foi en l’Eucharistie, les saints nous conduisent à Jésus. Avec toute l’Eglise, nous professons : Avec Toi, Jésus, notre vie n’est pas la même. A qui irions-nous Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle (Jn 6, 70) affirme Pierre après le discours de Jésus sur le Pain de vie, la sainte Eucharistie.

Homélie de la messe de Saint Pierre et Saint Paul du Père Jérôme PAYRE

Homélie 27 juin 2020 animation KATORIN – Notre DAME

De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche.
Notre richesse, c’est Jésus ! Notre foi repose sur la foi et l’amour de Pierre et de Paul, dont nous célébrons le martyre. Comme Pierre et Jean, nous n’avons pas d’autres moyens pour annoncer Jésus et servir l’Eglise que de reconnaitre que Dieu est le Maitre, Jésus le Seigneur et l’Esprit saint notre vie. Notre richesse, c’est l’amour que Jésus a pour nous, un amour qui bouleverse, qui fait confiance, qui guérit, qui fortifie : m’aimes-tu ?

Feuille de messe du 12ème dimanche du T.O.

Chers paroissiens,
en cette fête du sacré Coeur de Jésus, voici la feuille de messe pour ce samedi et dimanche. A télécharger ou à imprimer, je vous rappelle le port du masque et le gel qui sera disponible à l’entrée de l’église.

Regardons Celui que nous avons transpercé et adorons Celui qui nous a tant aimés !

Père Jérôme PAYRE

L’autre appel du 18 juin

En ce jour du 5e anniversaire de la publication de l’encyclique Laudato si’, il peut être bon de rendre grâce pour le chemin parcouru par ce texte mais aussi par chacun de nous. Malgré les inerties, les pandémies, les conflits, etc.

« Dieu qui nous appelle à un engagement généreux et à tout donner, nous offre les forces ainsi que la lumière dont nous avons besoin pour aller de l’avant. Au coeur de ce monde, le Seigneur de la vie qui nous aime tant, continue d’être présent. Il ne nous abandonne pas, il ne nous laisse pas seuls, parce qu’il s’est définitivement uni à notre terre, et son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins. Loué soit-Il !

(Enc. LS par. 245)

source

Laudato Si’

Jeudi 16 juillet : Journée pour les jeunes

Journée pour les jeunes de 11 à 18 ans du diocèse à la Basilique Notre Dame de la Couture à Bernay le jeudi 16 juillet 2020 de 9h30 à 17h !! Inscris toi auprès de ton responsable d’aumônerie, de ton animatrice en pastorale ou des responsables de ton mouvement !!

Programme

Homélie de la fête du Corps et du Sang du Christ du Père Jérôme PAYRE

Homélie fête du corps et du sang du Christ – 14 juin 2020 – Jubilé d’Argent

Celui qui me mange, vivra par moi.
Vivre de Jésus, vivre pour Jésus, c’est la sainteté (Vatican II et Gaudete et exusltate).
L’Eucharistie est donnée, célébrée pour devenir des saints. Nous sommes à Capharnaüm, au bord du lac de Galilée, là où Jésus a appelé ses disciples.
La fête du Saint Sacrement fait revivre le mystère du jeudi saint à la lumière de la résurrection.
La fête Dieu ravive notre foi en la présence vivante, lumineuse de Jésus dans l’Eucharistie, adorée, célébrée, reçue et vécue. Au Cénacle, le jeudi saint, Jésus se donne par amour dans l’Eucharistie et le sacerdoce. Célébrer un jubilé sacerdotal en cette solennité est une vraie grâce, un précieux soutien du Seigneur, une exigence, car l’Eucharistie contient tout le trésor de l’Eglise, le Christ Sauveur (Presb.ordinis 5).

Paroisse : Feuille de messe du dimanche de la fête du Corps et du Sang du Seigneur

Chers paroissiens,

Voici la feuille de messe pour ce dimanche les conditions sanitaires ne changent pas encore, nous n’imprimons pas les feuilles que tous peuvent toucher. Merci donc de venir avec votre feuille imprimée ou sur les téléphones, tablettes et ordinateurs ! pensez aussi à votre masque et au gel.
Belle fête du saint Sacrement 

Père Jérôme PAYRE

Vendredi 19, à 18 h 30, en la fête du Sacré Coeur, notre évêque célébrera à la cathédrale une messe pour les personnes décédés pendant le confinement.

Compassion pour le monde – La Vidéo du Pape 6 – Juin 2020

Là où il y a de la douleur, là où il y a de la souffrance, là où il y a des épreuves, le Cœur de Jésus est là. Personne n’est seul. Le message du pape François nous rappelle qu’il existe un chemin pour aider quiconque en a besoin. Un chemin pour se connecter avec le Cœur de Jésus, avec son style et ses gestes, et qui conduit à incarner dans la vie une mission de compassion pour le monde. Il nous exhorte à nous approcher de ce chemin du cœur car il est capable d’accueillir « tout le monde dans la révolution de la tendresse  

Vous pouvez découvrir son appel vidéo de ce mois et prier pour cette intention: pour que tous ceux qui souffrent trouvent des chemins de vie, en se laissant toucher par le Cœur de Jésus…Suite

DISCOURS D’OUVERTURE
par Mgr Georges PONTIER
Archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France
Lourdes – Mardi 28 mars 2017

Je suis heureux d’être ici avec vous pour vivre cette assemblée plénière de printemps. Je vous remercie pour votre prière et vos marques d’amitié durant cette longue période d’hospitalisation et de convalescence. Je pense à tous ceux d’entre nous qui vivent une épreuve de santé ; qu’ils soient assurés de notre fraternelle amitié.

Nous vivons ce temps de carême et cette montée vers Pâques en union avec le Pape François dont nous venons de fêter le quatrième anniversaire de l’élection. Nous lui exprimons toute notre profonde reconnaissance pour son ministère et son témoignage.  Nous l’assurons de notre prière.

La joie de suivre le Christ

Nous vivons également ce temps avec nos communautés chrétiennes et tout particulièrement avec les catéchumènes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne lors des fêtes pascales. C’est un émerveillement pour nous chaque année, une action de grâce profonde, une contemplation de l’œuvre de l’Esprit Saint reconnue par ces hommes et ces femmes dans des vies aux contours souvent sinueux et éprouvants. Ils ont perçu l’amour que Dieu leur porte. Ils sont saisis par sa miséricorde, sa patience, sa présence aimante. Ils découvrent la vie en Église à travers des personnes qui les accueillent, les accompagnent, marchent avec eux. Ils rejoignent la communauté chrétienne le dimanche lorsqu’elle se rassemble pour rendre grâce.  Ils trouvent là comme une nouvelle famille. Ils sont plus de quatre mille adultes de toutes catégories sociales, de tous âges. Ils sont heureux et impatients d’être baptisés, confirmés et de communier au corps et au sang du Seigneur Jésus. Ils s’ouvrent à une autre dimension, à la foi en un Dieu, source de toute vie et de tout amour. Ils mettent en Lui leur espérance. A sa lumière ils veulent marcher et orienter leur existence. La résurrection du Christ est la bonne nouvelle qui révèle le projet de Dieu de nous introduire dans la communion d’amour vécue entre le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. Leur vie quotidienne n’en sera pas vraiment changée dans sa matérialité, mais elle sera habitée par la présence de Celui qui invite au pardon, au service, au souci des frères et qui ne nous laisse jamais seul. Le mystère pascal fonde notre espérance, soutient notre marche ici-bas, nous oriente vers une vie donnée à la ressemblance de celle que le Christ a vécue, « Lui qui est passé en faisant le bien ». (Actes 10,38)

Nos fragilités et nos fautes

L’Église se tourne vers le Christ. C’est en Lui qu’est son espérance. C’est Lui la lumière du monde et le Sauveur. Nous, nous connaissons nos fragilités et nos fautes. Nous ne sommes pas parfaits. On nous rappelle souvent celles qui concernent les évêques ou les prêtres, parfois avec des approximations et des généralisations qui n’apparaissent pas toujours à ceux qui n’ont que ces informations.   Au mois de novembre dernier, nous avons ici-même demandé pardon au Seigneur et à ceux et celles qui ont été victimes d’actes inqualifiables de la part de prêtres et de consacrés ou d’erreurs de décisions de notre part. Cela n’était pas pour nous distraire de nos responsabilités. Tout au long de l’année, nous avons mis en place dans nos diocèses et au plan national différentes mesures dont des cellules d’écoute des victimes. Nous avons développé des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d’enfants et de jeunes. Nous nous sommes entourés d’une commission d’experts pour nous conseiller dans la gestion des faits. Qu’on veuille bien nous croire : nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux. Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail. Rien ne peut nous en dispenser. auxquelles, pour notre part nous signalerons les faits qui nous seraient révélés. Mais qu’on veuille bien cesser de laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel. Qu’on arrête de taire toutes les décisions prises en ce domaine par notre Conférence depuis des années et tous les changements dans notre manière d’aborder ces faits. En votre nom, je renouvelle notre confiance et notre reconnaissance aux prêtres de nos diocèses qui vivent de belle manière leur ministère. Avec eux dans quelques jours, nous célébrerons la messe chrismale au cours de laquelle chacun renouvellera sa disponibilité pour être prêtre. Et nous poursuivrons notre mission de disciples, soutenant l’espérance, invitant au partage, à l’accueil, à la fraternité et à la confiance en Dieu.

Les responsabilités politiques

Le 20 juin 2016 d’abord puis le 16 octobre dernier, le Conseil permanent des Évêques de France a pris la parole pour participer au débat national qui allait être lancé en vue des futures élections. C’est un moment important de notre vie nationale puisqu’il s’agit d’élire d’abord le futur Président de la République, puis les députés qui exerceront leur responsabilité, particulièrement, celle de voter les lois. Le document du mois de juin désignait quelques points d’attention précis en vue d’une lecture attentive des programmes électoraux. Celui d’octobre invitait à une réflexion plus fondamentale sur notre société : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». « Si nous parlons aujourd’hui, écrivions-nous, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation (…) Plus que jamais, nous sentons que le vivre ensemble est fragilisé, fracturé, attaqué. Ce qui fonde la vie en société est remis en cause (…) La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général. (…) S’il ne s’agit pas de rêver à une illusoire pureté dans les rapports sociaux et politiques, l’attitude et l’image de quelques-uns jettent le discrédit sur l’ensemble de ceux qui vivent l’engagement politique comme un service de leur pays. » La campagne électorale qui se déroule a apporté son lot d’informations, de suspicions, d’outrances, de fautes et finalement de violence même par rapport à cette part de la population française qui arrive tout juste à vivre et à faire des projets. Le rapport à l’argent peut aveugler et empêcher de percevoir le drame profond que vivent ceux qui n’ont pas accès au travail, à un logement digne, à la culture. Au cours de ces dernières années l’écart des revenus entre les plus riches et les plus pauvres n’a cessé d’augmenter. Ainsi notions-nous : « Une France inquiète des injustices, et qui comprend mal par exemple le salaire indécent de certains grands patrons pendant que l’immense majorité des petits entrepreneurs se battent pour que leur entreprise vive et se développe. »  L’exercice du pouvoir est exigeant. Il nécessite une vigilance de tous les instants pour demeurer au service du bien commun et ne pas en tirer un profit personnel aux effets désastreux. Vivre dans une démocratie est une chance ; c’est aussi une responsabilité.

Notre société apparaît bien divisée. Faut-il s’en accommoder ? C’est à cette réflexion que nous invitera M. Pierre Manent jeudi. Nous la poursuivrons en échangeant sur notre ministère de communion dans nos diocèses et au sein de nos presbyterium devenus de plus en plus divers.

Les exigences de la fraternité

Le mardi 14 mars, à la fin du journal de 20 heures, sur une grande chaîne nationale, la météo du week-end suivant était présentée par Stéphanie Ségard, jeune femme trisomique, âgée de 21 ans. Quel bonheur de voir son stress, sa joie et sa fierté. Cela ne fait que souligner l’engagement des familles et de la société pour entourer les personnes porteuses de handicaps et leur permettre de s’épanouir au maximum de leurs capacités. C’est le beau fruit de l’amour. Dès lors, qui pourrait dire que ces vies ne méritent pas d’être vécues et qu’elles n’apportent rien à notre société ?  Qui n’a pas expérimenté que la faiblesse n’est pas sans signification ? Qui n’a pas reçu de ceux qui en sont porteurs ? Les communautés de l’Arche, comme ceux et celles qui se retrouvent dans des mouvements confessionnels ou non en sont des témoins merveilleux. Nous déplorons une fois de plus que notre société aille vers des pratiques eugéniques et ne puisse prendre en compte les démarches de soutien et de réflexion auprès des couples qui découvrent le handicap prévisible d’un de leurs enfants à naître. Les progrès scientifiques fournissent des informations qui étaient ignorées auparavant. Cela devrait déboucher sur de meilleures thérapies et non sur une culture qui, voulant l’enfant parfait, recommande d’éliminer l’embryon porteur de handicap. Oui, nous déplorons que toutes les procédures de dialogue et de réflexion contenues dans la loi Veil aient peu à peu disparu et laissent les femmes souvent seules face à la culture du rejet et ne puissent entendre d’autres alternatives possibles grâce aux solidarités disponibles. L’Église catholique est toujours engagée pour redire la dignité de toute personne humaine de sa conception à sa mort naturelle. Elle était présente dans les débats de 1974-1975 de manière claire. Elle l’est encore aujourd’hui pour défendre une vraie culture de la vie qui ne se satisfait pas des solutions qui s’en remettent à la mort provoquée.

La richesse des familles

Lors des synodes sur la famille, les Pères synodaux ont porté sur la vie des familles un regard réaliste qui n’ignore pas les difficultés et les souffrances de la vie, mais aussi un regard rempli d’espérance et d’encouragement. La famille est un lieu essentiel d’humanisation, d’apprentissage de la vie et de l’amour, un soutien tout au long de l’existence, un lieu de bonheur quand les inévitables épreuves sont traversées dans l’humilité, le pardon et la confiance. Dans l’exhortation apostolique « la joie de l’amour » que le Pape François a donnée à l’issue de ces synodes, il insistait sur l’importance des familles pour la bonne santé de la société : « …Nous devons insister sur les droits de la famille et pas seulement sur les droits individuels. La famille est un bien dont la société ne peut pas se passer, mais elle a besoin d’être protégée. (…) Les familles ont, parmi d’autres droits, celui de pouvoir compter sur une politique familiale adéquate de la part des pouvoirs publics dans les domaines juridique, économique, social et fiscal » (n°44). Par ailleurs, il n’y a pas de droit à l’enfant et brouiller les repères de la filiation devrait apparaître comme une limite à ne pas franchir. Nous espérons que les futurs gouvernants de notre pays en auront une vive conscience.

La place des musulmans dans notre société

Parmi les réalités qui marquent notre société française, on ne peut oublier la présence nombreuse de concitoyens de religion musulmane. C’est une réalité maintenant ancienne dont les jeunes font l’expérience quotidienne dans leur vie scolaire et associative. Le contexte international marque notre manière de l’appréhender. Les conflits du Moyen-Orient sont venus rompre un équilibre longtemps vécu pour le mieux. Nos frères chrétiens en sont des victimes douloureuses. Nous soutenons toujours le projet du financement des études supérieures de jeunes adultes à Kirkouk en Irak. Par bien des côtés ces conflits opposent des musulmans entre eux.  L’existence des islamistes extrémistes qui recrutent jusque chez nous de jeunes adultes en vue de s’en servir pour leurs intérêts, les attentats perpétrés dans notre pays au nom de Daesch, ont provoqué des peurs compréhensibles mais qui peuvent faire porter sur tout musulman un dangereux regard de méfiance. Notre société hésite sur la place à faire à la religion musulmane dans notre pays, et du coup elle se pose à nouveau la question du fait religieux et de sa manifestation dans le paysage social. Plus qu’un risque cette question est un défi qu’il nous faut ensemble relever. Il est nécessaire que du sein de la population française musulmane se lèvent des responsables qui aident leurs frères à inscrire la pratique de l’Islam dans notre République et se démarquent de ceux qui distillent des enseignements fermés ou des pratiques communautaristes, dangereuses pour le vivre ensemble. On sait bien que la formation des Imams est une question fondamentale ainsi que celle de l’organisation d’une représentation lisible de l’Islam dans notre pays. Il appartient à la communauté musulmane de trouver la forme d’organisation compatible avec sa réalité et avec la vie dans la République. Mais d’autre part, il est nécessaire que le reste de la population s’engage dans la construction de relations citoyennes les meilleures possibles, apaisées et confiantes. Pour nous, catholiques, nous savons que seuls le dialogue et la rencontre permettent de grandir dans la connaissance et le respect mutuel. Les différences ne deviennent des richesses que lorsqu’elles se rencontrent et cherchent les voies d’une forme de communion, de respect et d’estime. On ne peut accepter l’idée d’une neutralisation progressive de l’espace public souhaitée par certains. La laïcité dans laquelle nous voulons vivre est celle qui promeut la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pouvoir exprimer et vivre ses convictions d’une manière qui ne provoque pas un trouble à l’ordre public. Interdire de s’exprimer à certains les désigne comme de dangereux citoyens et fracture la société.

Regarder l’avenir de l’Europe avec confiance

Ce samedi 25 mars dernier, se fêtait à Rome le soixantième anniversaire de la signature des traités de Rome, acte fondateur de l’union européenne. La veille, le Pape François en a reçu les 27 chefs d’État. Dans un discours apprécié, il les a encouragés dans leurs responsabilités en rappelant ce qui a guidé les pères fondateurs « les piliers sur lesquels ils ont voulu édifier la communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir…. L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes ». Beaucoup de voix s’expriment pour que l’Europe retrouve cet esprit solidaire qui a présidé à son histoire.

Au printemps 2007, les services de la Conférence épiscopale se sont installés avenue de Breteuil. Dix ans après, on s’en réjouit. Ce lieu permet des rencontres, facilite le travail en commun, donne une visibilité à la Conférence des évêques et permet des événements ouverts à l’extérieur. Les réalités de la société et de l’Eglise ont évolué depuis. Il est devenu nécessaire de faire le point sur nos fonctionnements, sur des besoins nouveaux et des réalités qui s’estompent. Nos moyens ne sont pas infinis. Des choix s’imposent. Au cours de cette assemblée nous poursuivrons notre réflexion sur la réforme de nos structures.

Il me reste à nous souhaiter une bonne session de travail, d’amitié et de prière. Nous ne manquerons pas de confier au Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie notre pays ainsi que la recherche de la paix dans le monde, au Moyen Orient particulièrement. Le visage de Bernadette nous désigne les plus pauvres comme ceux que le Seigneur aime rejoindre par Marie comme par de grandes figures de sainteté, telle celle de St Vincent de Paul dont on fête le 400ème anniversaire des congrégations qu’il a fondées dans notre pays. C’est à partir du souci des plus pauvres que se trouvent les chemins porteurs d’espérance.

Je vous remercie pour votre attention.
Mgr Georges Pontier

CEF

Assemblée plénière de mars 2017

Contact rapide

Paroisse Sainte Marie du Pays de Verneuil

Communauté de Saint-Germain de Rugles 

Communauté de Verneuil sur Avre 

Communauté des Six Clochers – Bienheureuse Euphrasie Brard 

Centre paroissial BETHLEEM