Assemblée plénière des évêques – Paroisse Sainte Marie du Pays de Verneuil https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com Blog et Site Internet Wed, 25 Mar 2026 13:43:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/wp-content/uploads/2020/06/cropped-LOGO-Paroisse-Verneuil-sur-Avre-2020_600px-32x32.png Assemblée plénière des évêques – Paroisse Sainte Marie du Pays de Verneuil https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com 32 32 Discours d’ouverture de l’Assemblée plénière de printemps 2026 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/discours-douverture-de-lassemblee-pleniere-de-printemps-2026 Wed, 25 Mar 2026 13:42:48 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53260 Discours d’ouverture de l’Assemblée plénière de printemps 2026, prononcé le mardi 24 mars 2026 par Mgr Jean-Marc Aveline, Président de la Conférence des évêques de France, devant ses frères évêques qui s’apprêtent à vivre ensemble une semaine de travail et de prière.

Chers frères dans l’épiscopat,

C’est avec beaucoup de joie qu’au nom de Mgr Vincent Jordy, de Mgr Benoît Bertrand et de toute l’équipe du Secrétariat général, je vous souhaite la bienvenue pour cette nouvelle assemblée plénière de notre Conférence. Je salue également tous ceux qui nous rejoignent ce matin sur les ondes de KTO. Merci de vous associer de cette manière à la prière et au travail, de cette assemblée printanière, dans le cadre à la fois paisible et recueilli des Sanctuaires de Lourdes, où nous aurons la joie de célébrer demain la solennité de l’Annonciation du Seigneur.

L’Annonciation ! Te souviens-tu, Marie ? En cet instant d’éternité, tu aurais voulu arrêter le temps, retenir l’ange par le bout des ailes… Avant de te quitter, il t’avait confié le secret de la foi : « Rien n’est impossible à Dieu ». Et toi, tu lui avais offert le secret de ta joie : « Je suis la servante du Seigneur : que tout se passe pour moi selon ta parole ». Et sans que tu t’en aperçoives, la Parole en toi avait commencé à prendre chair. Et toi, figure de l’Église, tu la portes avec amour, cette Parole de Vie, de la crèche à la croix, de la mangeoire à la patène, pour reprendre la belle image de Mgr Paul Desfarges, archevêque émérite d’Alger, où le pape Léon se rendra après Pâques.

La mangeoire, comme la patène, en effet, accueillent le corps du Christ Jésus, dans la simplicité, la fragilité, la vulnérabilité et l’extrême confiance en l’humanité qui caractérisent tout autant le geste de Dieu dans l’Incarnation que celui de l’Église dans l’Eucharistie. Selon le postulateur de la cause de béatification des martyrs, le frère trappiste Thomas Georgeon, qui nous aidera vendredi à méditer sur les Martyrs d’Algérie au seuil de la Semaine Sainte, « tous les dix-neuf [martyrs] avaient en commun un même trait : un grand amour pour l’Eucharistie. Il est très significatif que cinq d’entre eux étaient été tués en allant à la messe ou en revenant. Ce n’est pas un Christ théorique qu’ils vivaient. C’est le Christ qui se donne dans son Corps eucharistique. »

Offrir d’être là, priants parmi d’autres priants, demander humblement l’hospitalité, solliciter l’amitié et y être fidèle, envers et contre tout : tels furent les gestes fondateurs qui ont permis à l’Église d’Algérie de rester présente au peuple algérien après que celui-ci eut obtenu son indépendance. La haute stature humaine et la grande profondeur spirituelle du cardinal Duval avaient encouragé et accompagné cette conversion intérieure de l’Église, lorsqu’elle dut abandonner les prérogatives que lui conférait la colonisation et faire la preuve de son amour pour le peuple algérien, dont elle s’engageait à partager le destin sans vouloir le contraindre à partager sa foi. Et lorsque s’abattirent sur l’Algérie les terribles épreuves de la décennie noire des années 1990, le cardinal Duval, encore lui, sut trouver les mots pour aider cette Église à ne pas fuir le destin de ce peuple, à rester là, à se tenir avec, cum-stare, dans la constance et la confiance, comme il y exhortait Christian de Chergé, prieur de Tibhirine.

Tout au long de cette petite semaine, comme à chacune de nos assemblées plénières, nous allons devoir aborder bien des sujets, tenter d’élaborer quelques discernements, échanger entre nous et avec des experts sur la situation du monde, comme ce soir avec M. Frédéric Encel, essayiste et géopolitologue, spécialiste du conflit israélo-palestinien. Mais le plus important, nous le savons tous d’expérience, c’est de pouvoir vivre tout cela ensemble, différents les uns des autres, mais profondément unis au Christ par la prière, l’écoute de sa Parole et la célébration de l’Eucharistie, dans une collégialité simple et fraternelle, à l’écoute de la vitalité, mais aussi des inquiétudes et des souffrances du peuple que Dieu nous a confié. Cum-stare : se tenir avec, rester avec, persévérer avec. C’est bien notre joie, comme évêques, même s’il nous en coûte parfois, lorsque les soucis s’accumulent ! Et comme il importe que nous apprenions à nous aider les uns les autres sur les chemins parfois austères de notre ministère.

Avant-hier soir, nous avons vécu le deuxième tour des élections municipales, un scrutin local mais très important, à quelques mois des Sénatoriales prévues en septembre prochain, et à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle. Nous les connaissons bien, nous évêques, ces maires et conseillers municipaux de nos villages, de nos petites ou grandes villes, et nous savons que la plupart d’entre eux travaille avec acharnement et humilité, au service des autres, avec tous les soucis et tous les risques qu’une telle responsabilité implique. Il importe, me semble-t-il, que nous encouragions sans relâche ces serviteurs du quotidien, par notre écoute, nos paroles, et avant tout par notre prière.

Toutefois, en relisant cette séquence des élections municipales, dont chacun d’entre nous peut apprécier les conséquences pour son diocèse, je relève, pour ma part, la violence croissante dans laquelle semble irrésistiblement devoir sombrer, année après année, le débat public. Violence verbale d’abord, dans les hémicycles, sur les ondes ou les plateaux de télévision, et plus encore sur les réseaux sociaux. Créer les conditions d’un vrai débat sera sans doute l’un des enjeux importants, dans les mois qui viennent, en vue de l’élection présidentielle. Nous réfléchirons jeudi, en fin de matinée, sous la conduite de Mgr Jachiet, à la façon dont nous pourrons y participer.

Violence verbale donc, mais violence physique aussi, notamment avec la mort de Quentin Deranque, il y a quelques semaines, en marge d’une conférence politique à Lyon. Notre société, c’est évident, a un grand besoin d’apaisement. C’est souvent ce que nous disent les catéchumènes dans les lettres qu’ils nous envoient. Car la violence est partout, faisant chavirer, pour un rien, les barques de bien des vies. Dans une homélie sur la tempête apaisée, saint Augustin donnait un conseil à celui qui sent que la colère le gagne et que sa barque commence à prendre l’eau : fais comme les disciples sur le lac – écrit-il – « Réveille le Christ qui dort ». Car c’est lui, et lui seul, qui est notre paix et qui t’aidera à surmonter la violence qui couve en toi ! [1]

Ces questions, à coup sûr, concernent notre travail de fond sur l’éducation. Nous y sommes encouragés par le Saint-Père. Dans une lettre envoyée de sa part aux évêques de France à l’occasion de l’ouverture de notre assemblée, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, nous écrit : « Le Saint-Père a pris connaissance des sujets que vous avez l’intention de traiter et plusieurs ont suscité son intérêt. En particulier, vous allez aborder, en réponse à la lettre apostolique Dessiner de nouvelles cartes d’espérance, le thème de l’éducation, un thème qui avait particulièrement retenu l’attention du pape François en raison de son importance capitale tant pour l’avenir du monde que pour l’annonce de l’Évangile. » Nous ferons le point, dès la fin de cette matinée, sur ce sujet capital, et nous complèterons demain après-midi par quelques informations que nous donnera Mgr Rougé sur la situation de l’Enseignement catholique.

L’autre sujet, auquel nous consacrerons plusieurs séquences, concerne la lutte contre les violences sexuelles et tous les abus. En nous inspirant de la riche expérience de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et réparation (Inirr), dont nous avions voté la création en novembre 2021, après le rapport de la Ciase, et dont le mandat se termine à la fin du mois d’août 2026, il nous faut avancer sur la mise en place d’un dispositif qui ne soit plus « une réponse de crise à une situation de crise », comme le fut l’Inirr, mais qui soit pensé comme durable, même s’il devra sans doute être évalué et affiné au fil des années. Plusieurs questions se posent, que nous avons déjà abordées lors d’une assemblée en visio il y a quelques semaines. Il ne s’agit pas de s’engager à la légère, mais bien de prendre sereinement ensemble les décisions qui s’imposent pour continuer d’accueillir, d’écouter et d’accompagner les personnes victimes de violences sexuelles dans l’Église quand elles étaient mineures. J’ai assuré Madame Marie Derain de Vaucresson, lors d’une rencontre à Paris la semaine dernière, de notre très grande reconnaissance pour le travail accompli, de notre ferme résolution de le poursuivre dans les meilleures conditions, et de notre décision que le passage de relais puisse se faire au 1er septembre prochain, en mettant à profit cette assemblée de mars et les quelques mois qui suivront, pour que le statut et les modalités de travail de la nouvelle instance soient clairement définis. Mgr Laurent Percerou et Mgr Gérard Le Stang nous guideront dans ce travail dès le début de cet après-midi.

Jeudi matin, nous poursuivrons le travail engagé en novembre dernier, sous la conduite de Mgr Alexandre Joly, pour la mise en place d’un dispositif concernant les personnes qui ont été victimes d’abus dans l’Église alors qu’elles étaient majeures. « La prévention des abus n’est pas une tâche facultative, mais une dimension constitutive de la mission de l’Église, a rappelé le pape Léon le 16 mars lors de l’assemblée plénière de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, présidée par notre frère Thibault Verny. Il s’agit de contribuer à instaurer, dans toute l’Église, une culture de l’attention, dans laquelle la protection des mineurs et des personnes en situation de vulnérabilité n’est pas considérée comme une obligation imposée de l’extérieur, mais comme une expression naturelle de la foi. » En lien avec ces problématiques, il nous faudra parler du Fonds Selam, et poursuivre la réflexion engagée lors de notre dernière assemblée sur le thème « Justice et miséricorde ». Car si l’Église a progressé dans l’ordre de la justice, et quand bien même il lui reste encore beaucoup de chemin à faire en ce sens – nous ne le savons que trop – il lui faut aussi avancer sur celui de la miséricorde, car le message évangélique sur lequel elle est fondée met en relation l’une avec l’autre.

Jeudi enfin, nous prendrons un temps d’échange sur le thème « Liturgie et Tradition » sous la conduite de Mgr Olivier de Cagny.  « Il est préoccupant que continue de s’ouvrir dans l’Église une douloureuse blessure concernant la célébration de la messe, le sacrement même de l’unité » écrit le cardinal Pietro Parolin dans la lettre qu’il nous adresse au nom du Pape. Nous savons tous l’urgence qu’il y a à écouter la soif spirituelle de tous les baptisés, de quelque façon qu’elle s’exprime, tout en tenant fermement le lien nécessaire à la grande Tradition de l’Église qui se déploie dans la communion avec tous les conciles, y compris le concile Vatican II. Ce sujet est suffisamment important pour que nous commencions à le porter ensemble, au fil de nos assemblées, en lien avec les travaux du Consistoire de juin prochain.

Mais tandis que nous nous réunissons pour avancer sur ces chantiers importants concernant l’Église et la société, notre assemblée est inévitablement marquée par une situation internationale qui, de jour en jour, se dégrade dangereusement. Voilà un peu plus de quatre semaines, maintenant, que le Moyen Orient est emporté dans la spirale d’une guerre sans merci. Une guerre dont on peine à percevoir quel est l’objectif ultime, mais dont le nombre de victimes innocentes, décédées, blessées ou déplacées, ne cesse de croître d’heure en heure ; une guerre d’usure, d’autant plus meurtrière que la robotisation croissante met de plus en plus à distance l’acte de donner la mort.

Il y a quelques années, alors que je présidais le Conseil pour le dialogue interreligieux au sein de notre Conférence, j’avais pu me rendre en Iran avec quelques-uns d’entre vous, invité par le gouvernement iranien pour promouvoir le dialogue entre chrétiens et chiites dans les universités et les lieux saints iraniens. J’avais été touché par l’hospitalité de ce peuple, par la finesse de cette grande et noble civilisation et par le courage de quelques responsables religieux que nous avions rencontrés et qui, dans l’angoisse et la discrétion, mais avec une impressionnante détermination, résistaient au régime en place. La capacité de résilience des peuples, en dépit de la corruption et de la violence de ceux qui les dirigent, est souvent édifiante et force le respect.

Aujourd’hui, force est de constater que, même si la protection aérienne ne se révèle pas toujours étanche (comme ce fut le cas ces derniers jours), le peuple israélien a toutefois des abris pour se protéger des missiles ennemis, ce qui ne l’empêche pas de vivre dans l’angoisse de sa sécurité immédiate et de sa survie à long terme. Le peuple iranien, de son côté, non seulement n’a pas d’abri, mais sait qu’il peut être pris pour cible, et sans scrupule aucun, par ceux-là même qui sont censés le protéger et qui peuvent devenir d’autant plus féroces qu’ils sentent que leur propre survie est menacée ! Il en va de même pour peuple libanais, sans cesse soumis au jeu des grandes puissances régionales, qui ne cherchent qu’à le diviser afin de faire taire son message, ce message que les papes successifs, depuis saint Jean-Paul II, ne cessent de mettre en valeur, parce qu’il témoigne qu’une fraternité est possible entre des personnes de religions différentes et que c’est là le seul chemin vers la paix ! Et permettez-moi de penser aussi aux familles les plus pauvres du peuple palestinien, notamment à Gaza et en Cisjordanie, emportées dans cette nouvelle tourmente alors qu’elles se trouvent déjà grandement affaiblies et se sentent dramatiquement abandonnées, d’autant plus que la lumière des médias et la vigilance de la communauté internationale sont maintenant attirées ailleurs et que l’action des organisations humanitaires sur place est encore gravement entravée.

« Je continue à suivre avec consternation la situation au Moyen-Orient, ainsi que dans d’autres régions du monde déchirées par la guerre et la violence – a dit le Pape lors de l’Angelus avant-hier. Nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes sans défense, victimes de ces conflits. […] La mort et la douleur provoquées par ces guerres sont un scandale pour toute la famille humaine et un cri lancé vers Dieu ! Je réitère avec force l’appel à persévérer dans la prière, afin que cessent les hostilités et s’ouvrent enfin des chemins de paix fondés sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine. »

Dès le début du conflit, j’ai envoyé des lettres d’amitié et de soutien aux différents responsables chrétiens de la région (entre autres : card. Louis Sako, patriarche des chaldéens à Baghdad en Irak, card. Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, card. Dominique Mathieu, archevêque latin de Téhéran-Ispahan, card. Bechara Raï, patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient à Beyrouth, Mgr Aldo Berardi, vicaire apostolique de l’Arabie septentrionale, à Bahrein et d’autres encore). Je cite quelques passages de leurs réponses, car elles vous sont aussi adressées : « Je vous remercie infiniment pour votre lettre. Vos mots touchants, votre prière, votre proximité et solidarité nous encouragent à rester fermes et confiants dans l’espérance. Les chrétiens en Irak et au Liban sont très préoccupés et ils ont peur. J’essaie d’être proche d’eux et de les encourager. Nous craignons une nouvelle escalade, et le risque de glisser vers une guerre régionale de grande ampleur » (Louis Sako) ; « Je vous remercie pour votre prière ainsi que toute l’Église qui est en France. Nous faisons appel, comme et avec le Saint-Père, à la diplomatie, sachant que la guerre ne résout rien, bien au contraire, elle engendre destruction, mort et déplacement de milliers de citoyens innocents » (Bechara Raï) ; « Je vous remercie de ce message d’encouragement, mais surtout de la prière de l’Église en France. Nous sentons la communion de l’Église universelle. Par raison de sécurité, nous avons dû prendre des décisions douloureuses concernant les messes, le catéchisme et les rassemblements. Nous confions notre futur à Notre-Dame d’Arabie, avec confiance et espérance. Je vous présente tous mes vœux, ainsi qu’à l’Église de Marseille et à la Conférence des évêques de France » (Aldo Berardi). Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, Dieu ne se laisse pas enrôler par les puissances des ténèbres ! Il est toujours du côté des victimes. Il attend de nous la lumière de l’amitié et le courage de l’espérance. Il n’aime rien tant en ce monde que la liberté de son Église, comme l’écrivait autrefois saint Anselme de Cantorbéry ! Et n’oublions pas l’immense douleur du peuple ukrainien, ni toutes les victimes des autres conflits dans le monde. Cum-stare, avait bien dit le cardinal Duval !

La semaine dernière, j’étais à Rome pour la réunion du Bureau de coordination méditerranéenne. Il s’agit d’une petite instance que le pape François m’avait demandé de créer après les Rencontres méditerranéennes de Marseille. Nous avons eu une heure de réunion avec le pape Léon, très attentif à recueillir, sous le vacarme assourdissant et meurtrier des missiles et des drones, la petite voix de la fraternité, reliant des personnes, évêques et jeunes, issus de pays parfois en guerre les uns contre les autres. Ce léger murmure, aussi discret que celui qu’Élie entendit à l’Horeb, est cependant porteur de l’espérance que tisse l’Esprit pour établir entre nous « le lien de la paix ». Et nous avons prié avec le Pape, en préparant avec lui la prochaine rencontre des évêques et des jeunes de la Méditerranée, qui se tiendra à Barcelone du 9 au 12 juin prochain, à l’occasion de sa visite apostolique en Espagne.

Monaco ce samedi, Alger puis l’Afrique subsaharienne après Pâques, Barcelone en juin, Lampedusa en juillet… Et en France alors ? Rassurez-vous, nous y travaillons : j’ai encore abordé le sujet avec le Pape il y a quelques jours. Mais la visite d’un Pape n’est pas un trophée que l’on brandit. Elle est un encouragement à vivre au plus près de l’Évangile notre mission et notre communion. J’ai tenu à ce que nous puissions, mercredi puis vendredi, nous laisser toucher par le visage des bienheureux martyrs d’Algérie, assassinés il y 30 ans, et par le témoignage de cette petite Église, qui est comme un cadeau que Dieu fait à l’Église universelle, une « Église dans la mangeoire », féconde dans sa pauvreté, libre dans sa dépendance, joyeuse dans sa précarité.

Permettez-moi de terminer par le texte de deux Chapitres donnés à sa communauté par Christian de Chergé à la mi-février 1996, quelques semaines avant l’enlèvement, qui eut lieu dans la nuit du 26 au 27 mars. Ils font partie des derniers Chapitres qui ont été conservés. Ils expriment à mes yeux la profondeur spirituelle à laquelle Dieu, par sa grâce, peut conduire un homme, soutenu et fraternellement corrigé par sa communauté, et qui, dans sa charge de prieur, doit aussi affermir ses frères ! On n’est pas loin de notre responsabilité épiscopale ! Et ces derniers mots résonnent aussi pour nous comme un conseil et un encouragement, comme un abandon à la grâce et comme une lumière d’espérance.

« Il s’agit donc de “demeurer sur terre”, de garder les pieds sur terre, tout en ayant vue sur les “cieux”, en ne perdant pas de vue l’objectif, le terme : la tête des arbres ne pointe pas du côté de leurs racines. Il n’y a aucune raison que nous échappions à cette loi de la création qui aspire “aux choses d’en-haut”. Il nous revient d’en faire l’orientation d’un choix de liberté, d’un désir sans cesse renouvelé, dont la sève irrigue tous nos élans sans cesser d’être puisée dans le terreau du quotidien. L’arbre de la croix permet cette comparaison. Toutes les dimensions de l’homme s’y trouvent révélées, à la verticale, comme à l’horizontale des bras ouverts. Et si nous le contemplons inlassablement, c’est bien parce que la véritable croix n’est pas le bois du supplice qui donne la mort, mais cet arbre de vie en tout semblable à nous, dont la tête touche le ciel, et où chacun peut trouver à faire son nid par la brèche d’un cœur ouvert.

Parce que l’incarnation du Fils de Dieu est passée par là pour se dire, en plénitude de communion humaine, la mort, notre mort désormais, change de sens. Elle n’est pas le lieu d’une désintégration. Elle n’est plus déracinement, mais enracinement définitif là où la tête a pris pied. Ceci pour dire que notre mort est incluse dans le don, qu’elle ne nous appartient pas, et donc qu’elle ne peut être risquée que dans le même climat d’Évangile que tous nos autres instants offerts à Dieu. […] Le mystère pascal […] est ce lent passage de l’obéissance qui renonce à sa volonté pour ne plus goûter la vie que dans celle de Dieu. Gethsémani est notre lieu. »

Bonne montée vers Pâques, chers frères et sœurs !

Et à nous, chers frères évêques, bonne semaine de travail, à l’écoute de l’Esprit Saint !

Merci de votre attention.

+ Jean-Marc Aveline,
archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France

[1] « De là aussi le fait qu’il [Jésus] dormait dans la barque ; et les disciples, sentant le danger, au bord du naufrage, s’approchèrent de lui et le réveillèrent ; le Christ se leva, commanda aux vents et aux flots ; et il se fit un grand calme (Mt. 8, 24-26). Ainsi en est-il de toi : les vents entrent dans ton cœur, oui, pendant que tu navigues, pendant que tu traverses cette vie comme une mer tempétueuse et dangereuse. Les vents entrent, les flots agitent et déportent la barque. Quels sont ces vents ? Tu as subi une criaillerie, tu te mets en colère ; la criaillerie, c’est le vent ; la colère, c’est le flot ; tu es en danger, tu te disposes à répondre, tu te disposes à rendre malédiction pour malédiction ; déjà la barque s’approche du naufrage ; réveille le Christ qui dort ! » (Sermo 81, 8)

CEF

Assemblée plénière des évêques de France de mars 2026

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Homélie de Mgr Jean-Marc Aveline, premier jour de l’Assemblée plénière des évêques de France d’automne 2025 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/homelie-de-mgr-jean-marc-aveline-premier-jour-de-lassemblee-pleniere-des-eveques-de-france-dautomne-2025 Wed, 05 Nov 2025 14:28:43 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52323

Homélie pour la messe du mardi 4 novembre 2025, en la mémoire de saint Charles Borromée, prononcée par Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, devant ses frères évêques rassemblés pour la 96ᵉ Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes.

Hier après-midi, après avoir traversé un banc de nuages bas égarés aux alentours de Toulouse, le soleil est soudain revenu, resplendissant, alors même que l’autoroute, en s’élevant sur le plateau du Lannemezan, dégageait l’horizon jusqu’aux Pyrénées majestueuses. Et sur le plateau, une multitude d’arbres et de buissons, tous en parures d’automne, semblaient rivaliser de toutes leurs couleurs vives, le jaune pour les uns, le rouge pour les autres, l’orange pour d’autres encore, dans un spectacle tout feu tout flammes, offert gratuitement aux yeux éblouis des automobilistes redevenus des promeneurs !

C’est un peu comme la Toussaint, me disais-je tout en conduisant, encore sur le coup de la grande fête de l’avant-veille ! Ces arbres, ces arbustes, ces petits buissons de rien du tout, personne ne les remarquait tout au long de l’été. Ils arboraient discrètement leur ton de vert, passant inaperçus le long des sentiers de la vie, tout comme les saints « de la porte d’à côté », qu’aimait à évoquer le pape François ! Mais la grâce de Dieu, qui garde souvent le meilleur pour la fin, est capable de révéler par une lueur d’automne la splendeur de tant d’existences apparemment ternes et effacées, celles qui, souvent, connaissent d’expérience les combats de la vie, celles qui n’ont pas « le goût des grandeurs », mais se laissent « attirer par ce qui est humble ».

Saint Charles Borromée, dont la liturgie de l’Église catholique romaine nous invite à faire mémoire aujourd’hui, n’avait pas connu, dans sa jeunesse, ces combats de la vie. Le rouge éclatant de la pourpre cardinalice qu’il revêtit à 22 ans, simplement parce qu’il était le neveu du nouveau Pape Pie IV, n’avait rien d’une couleur naturelle, que la ronde des saisons aurait lentement patinée. Mais à la mort de son père puis de son grand frère Frédéric, lorsque sa famille voulut le retirer des salons romains et faire de lui le gérant avisé de leur grande fortune, il refusa et choisit de s’engager sur le chemin plus austère, mais, à ses yeux, plus passionnant, du ministère presbytéral. Devenu archevêque de Milan et l’un des acteurs principaux de la mise en œuvre des réformes impulsées par le concile de Trente, il sut laisser le soleil de l’Esprit revêtir patiemment les labeurs et les douleurs de son ministère, des couleurs vives de la sainteté. Il apprit à mettre en œuvre, très concrètement, les conseils que saint Paul avait donnés aux chrétiens de Rome : « Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement. Bénissez ceux qui vous persécutent : souhaitez-leur du bien et non pas du mal. Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie ; pleurez avec ceux qui pleurent. Soyez bien d’accord les uns avec les autres. »

« Soyez bien d’accord les uns avec les autres ! » En vous écoutant ce matin, Sainteté, avec mes frères évêques, j’ai perçu combien le souci de l’unité habitait votre cœur de pasteur, une unité non pas de façade, mais de profondeur. Deux fois, cette année, j’ai eu la grâce de venir prier avec vous au Phanar : d’abord en janvier avec les prêtres et les évêques de la province ecclésiastique de Marseille, lors de notre pèlerinage provincial à Nicée ; puis en juillet, lorsque vous avez bien voulu accueillir les jeunes Méditerranéens du Bel Espoir, ce navire-école pour la paix que le pape Léon a honoré de sa visite lorsque le bateau a fait escale à Ostie, un port très cher au cœur du Pape, à cause de Monique et d’Augustin ! En vous voyant prier au Phanar, j’ai été saisi par le contraste entre l’immense responsabilité qui est la vôtre auprès de tout le monde de l’Orthodoxie, et la simplicité accessible d’un homme qui, comme le chantait tout à l’heure le psalmiste, n’a pas « le cœur fier ni le regard ambitieux », un homme qui accomplit sa tâche en s’efforçant de tenir son âme « égale et silencieuse », « comme un petit enfant contre sa mère », la Theotokos, la Toute Sainte ! Saint Charles Borromée conseillait très justement : « Tu ne pourras pas soigner l’âme des autres si tu laisses la tienne dépérir. À la fin, tu ne feras plus rien, pas même pour les autres. Tu dois avoir du temps pour toi pour être avec Dieu. »

Ce matin à Lourdes, frères et sœurs, nous sommes rassemblés tout près de cette grotte où la Theotokos révéla à « l’ingénue et heureusement têtue Bernadette Soubirous », comme le Patriarche la décrivait tout à l’heure, la tendresse de Dieu pour les pauvres, son aversion pour le péché et sa miséricorde pour les pécheurs, la puissance de son Esprit et la nécessité de notre prière. En ce lieu béni, nous voudrions demander ensemble au Seigneur, avec vous, Toute Sainteté, la grâce de la communion, afin que, dépassant les divisions héritées des maladies de l’histoire, nous puissions « être un » (Jn 17, 21), nous abreuvant à la vie divine qui est communion. Vous nous rappeliez tout à l’heure l’encouragement répété du Patriarche œcuménique Athénagoras : « L’union viendra, ce sera un miracle, un nouveau miracle dans l’histoire. Quand ? Nous devons nous y préparer. Car un miracle est comme Dieu : toujours imminent. »

Il me semble que la parabole de l’Évangile d’aujourd’hui nous met sur la voie : l’imminence de Dieu nous presse d’aller chercher les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, plutôt que ceux qui, non contents d’être invités, s’empressent de trouver des excuses pour décliner l’invitation en faisant valoir leurs propres intérêts. C’est l’image de Lourdes, frères et sœurs, ce lieu où les personnes souffrantes et les plus petits nous montrent le chemin de l’espérance. C’est le sens profond de l’appel que les représentants des cultes en France viennent de lancer à l’occasion de la COP 30, conscients de la gravité de la situation écologique et de l’urgence d’actions concrètes en faveur du respect de la Création ou de la nature, et de l’écoute du cri des pauvres, car ils sont les premières victimes des effets du dérèglement climatique.

Parfois, dans les forêts d’automne, ce sont les tout petits buissons qui donnent les couleurs les plus éclatantes. « Regardez bien – écrivait saint Paul aux chrétiens de Corinthe : ce qu’il y a de fou dans le monde […], ce qu’il y a de faible […], ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi pour réduire à rien ce qui est ; ainsi, aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu » (I Co 1, 26-29).  Lourdes en est la preuve et le signe ! Que votre deuxième visite en ce lieu, Sainteté, après celle effectuée il y a trente ans, en 1995, nous stimule pour demander ensemble au Seigneur, par l’intercession de la Vierge Marie, d’écouter la prière des plus petits et d’offrir au monde entier le don « imminent » de « la pleine communion de foi, de concorde fraternelle et de vie sacramentelle qui exista entre nos Églises au cours du premier millénaire. » Alors, déployant toutes les harmoniques colorées d’un échange de dons en provenance de l’éternel buisson ardent de la Révélation, la vive flamme de l’amour fraternel fera flamboyer le monde plus encore qu’un soleil d’automne dans les forêts des Pyrénées !

Amen !

+ Jean-Marc Aveline
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France

CEF

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Assemblée plénière des évêques de novembre 2025 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/assemblee-pleniere-des-eveques-de-novembre-2025 Mon, 03 Nov 2025 07:47:01 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52293

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Le cardinal Jean-Marc Aveline est élu nouveau Président de la Conférence des évêques de France https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/le-cardinal-jean-marc-aveline-est-elu-nouveau-president-de-la-conference-des-eveques-de-france Wed, 02 Apr 2025 15:14:49 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50192

Le cardinal Jean-Marc Aveline est élu nouveau Président de la Conférence des évêques de France

Assemblée plénière des évêques français de mars 2025

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Discours d’ouverture de Mgr Eric de Moulins-Beaufort à ses frères évêques https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/discours-douverture-de-mgr-eric-de-moulins-beaufort-a-ses-freres-eveques Wed, 02 Apr 2025 07:10:44 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50187 Ouverture-de-lassemblée-plénière-1er-avril-2025- ]]> Abus, réformes, élection : les évêques de France à l’heure des choix https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/abus-reformes-election-les-eveques-de-france-a-lheure-des-choix Tue, 01 Apr 2025 06:46:42 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50180 La traditionnelle assemblée plénière de printemps de la Conférence des évêques de France débute ce 1er avril à Lourdes. Après une journée et demie consacrée au sujet des abus, les évêques auront surtout à élire un nouveau président et un Conseil permanent. Une assemblée sous le signe de la réforme structurelle et en forme de bilan.

Les évêques de France se rassemblent à Lourdes comme chaque printemps pour l’une de leurs deux assemblées plénières, du 1er au 4 avril. Avec une décision importante pour les années à venir : l’élection d’un nouveau président et du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF). Et une singularité : les deux jours précédents, lundi 31 mars et jusqu’à 16h30 mardi, se tient un « point d’étape sur les mesures mises en œuvre pour lutter contre les violences sexuelles dans l’Église ». « Notre intention, pendant ce jour et demi, est de mesurer le chemin parcouru, et de tracer des perspectives pour la suite », a précisé Mgr Éric de Moulins-Beaufort dans son discours d’ouverture.

Depuis la remise du rapport de la CIASE (Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Église), en octobre 2021, les évêques français ont effectivement pris un certain nombre de décisions pour faire de l’Église une « maison sûre », reprenant certaines des recommandations du rapport et organisant des groupes de réflexion. Avec plus de 300 participants, ils feront ainsi le bilan de ce travail en même temps qu’ils tâcheront de voir « ce qui reste à faire et les perspectives encore à ouvrir, en donnant la parole à des personnes victimes ainsi qu’à des acteurs clés de l’Église et de la société civile, engagés dans la lutte contre les violences sexuelles. »

La parole libre des invités diocésains

Pourquoi ont-ils été invités ? « Nous ne leur demandons rien d’autre que de dire simplement ce qu’il leur paraît important de dire pour le bien de tous, des personnes victimes, de notre société, de l’Église en France et ailleurs », détaille Mgr de Moulins-Beaufort dans son adresse. Ajoutant, au nom de tous : « Nous, évêques, sommes désireux d’entendre ce que vous, qui représentez à bien des égards le peuple de Dieu au service de qui nous sommes envoyés, avez à nous dire. » Ce travail, à Lourdes, entre catholiques de France, n’a cependant pas pour but d’être renfermé sur lui-même mais ouvert aux autres réalités ecclésiales et institutionnelles. Soulignant par exemple la présence de Florence Mangin, ambassadeur de France près le Saint-Siège, le président de la CEF note : « Nous ne menons pas cette session entre nous, mais devant et avec aussi les institutions de notre pays et toutes les institutions qui peuvent être engagées dans la lutte contre les violences. »

Les moments forts de cette journée et demie ? Relecture spirituelle du processus, interventions de Jean-Marc Sauvé (président de la CIASE), de Marie Derain de Vaucresson (présidente de l’INIRR) et Antoine Garapon (président de la CRR) et la présentation du rapport d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations des groupes de travail par une religieuse, une laïque et un prêtre nommés en 2023 par la CEF et la CORREF. Rapport déjà mis en ligne et qui souligne la lenteur des changements dans les diocèses en même temps que l’engagement des évêques et singulièrement du Conseil permanent.

Un nouveau président pour la CEF

Lequel arrive à la fin de son mandat. Ce sera l’enjeu principal de l’Assemblée plénière qui commencera pour de bon le 1er avril après-midi. Après des temps consacrés aux « enjeux de la mission de l’Église en France pour les trois prochaines années », durée des mandats à la CEF, sous le mode de la conversation spirituelle, comme au Synode sur la synodalité, les évêques éliront leur Conseil permanent. Avec une nouveauté, issue de la réforme de structure de la CEF menée ces dernières années.

Un nouveau mode de représentativité par province a été introduit en mars 2023, chacun des trois membres de la présidence représentant sa province (soit 16 membres contre 10 auparavant) et l’archevêque de Paris siégeant de droit. Un changement qui pourrait sembler « technocratique » mais qui a pour but d’alléger les coûts de la CEF et de mieux travailler en province, en utilisant plus cette réalité canonique subsidiaire souple et cohérente. Ainsi les évêques parleront-ils de ce nouveau fonctionnement et du budget.

Comme figure médiatique de représentation, c’est le nouveau président qui va retenir l’attention. Élu le 2 avril, son nom sera connu dans la foulée, avant qu’il ne fasse sa première conférence de presse, entouré de ses deux vice-présidents, le 3 avril à 14h. Trois nouveaux visages pour ouvrir, même si le mandat ne commence qu’au 1er juillet, trois nouvelles années pour l’Église de France.

ALETEIA

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Assemblée plénière du printemps 2025 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-du-printemps-2025 Mon, 24 Mar 2025 09:11:08 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50125 Du 31 mars au 04 avril 2025

Une assemblée plénière prévue du 31 mars au 4 avril au cours de laquelle sera élu le prochain Président de la CEF, pour un mandat de trois ans renouvelable une fois.

Notre dossier Assemblée plénière

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Les évêques ont adressé à tous les baptisés une lettre sur l’année sainte 2025 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/les-eveques-ont-adresse-a-tous-les-baptises-une-lettre-sur-lannee-sainte-2025 Mon, 11 Nov 2024 12:48:21 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=48668 Lettre des évêques de France aux prêtres, diacres,
personnes consacrées, laïcs en mission ecclésiale
et au peuple de Dieu

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Assemblée plénière des évêques de France https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/assemblee-pleniere-des-eveques-de-france Mon, 11 Nov 2024 12:38:29 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=48666 Votes des évêques de France du 5 au 10 novembre 2024

Communiqué de presse

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Discours de clôture de l’Assemblée plénière par Mgr Éric de Moulins-Beaufort https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/discours-de-cloture-de-lassemblee-pleniere-par-mgr-eric-de-moulins-beaufort Sun, 10 Nov 2024 14:27:08 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=48655

Discours de clôture de l’Assemblée plénière des évêques du 10 novembre prononcé par Monseigneur Éric de Moulins Beaufort, archevêque de Reims et Président de la Conférence des évêques de France (CEF).

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Assemblée plénière des évêques français de novembre 2024 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/assemblee-pleniere-des-eveques-francais-de-novembre-2024-2 Wed, 06 Nov 2024 08:12:26 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=48635 Dans le cadre de leur Conférence épiscopale, les évêques de Métropole et d’Outre-mer se réunissent du mardi 5 au dimanche 10 novembre 2024, pour leur Assemblée plénière (AP) annuelle d’automne.  Nous vous proposons d’en découvrir les principaux thèmes de travail dans ce dossier en ligne mis à jour quotidiennement.

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Assemblée plénière des évêques français de novembre 2024 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/assemblee-pleniere-des-eveques-francais-de-novembre-2024 Sat, 19 Oct 2024 14:36:13 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=48552 La Conférence des évêques de France est constituée de l’ensemble des évêques et cardinaux de France. Ceux-ci se réunissent tous deux fois par an en Assemblée plénière ordinaire. Ces rencontres de Lourdes leur permettent de réfléchir ensemble aux problématiques qui traversent l’Église et la société française.

Dans le cadre de leur Conférence épiscopale, les évêques de Métropole et d’Outre-mer se réunissent du mardi 5 au dimanche 10 novembre 2024, pour leur Assemblée plénière (AP) annuelle d’automne.  Nous vous proposons d’en découvrir les principaux thèmes de travail dans ce dossier en ligne mis à jour quotidiennement.

Parmi les temps forts de cette Assemblée, il y aura notamment :

  • la communion universelle de l’Église avec une intervention de Sa Béatitude Mgr Sviatoslav Schevchuk, Primat de l’Église greco-catholique ukrainienne, et la présence d’évêques africains parmi l’assemblée,
  • les enjeux missionnaires de l’Église, avec notamment une intervention des trois principaux mouvements scouts en France,
  • la lutte contre les violences sexuelles et l’accompagnement des personnes victimes majeures,
  • les regards œcuméniques du Pasteur Krieger et du Métropolite Dimitrios.

CEF

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Relire les décisions prises lors de la 93ème Assemblée plénière https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/relire-les-decisions-prises-lors-de-la-93eme-assemblee-pleniere Tue, 09 Apr 2024 14:50:25 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=46781 ]]> Assemblée plénière de mars 2024 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-mars-2024 Wed, 20 Mar 2024 08:32:55 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=46535

Au printemps 2024, l’Assemblée a lieu du 18 au 23 mars. Nous vous proposons d’en découvrir les principaux thèmes de travail dans ce dossier en ligne mis à jour quotidiennement.

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Assemblée plénière de novembre 2023 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-novembre-2023 Fri, 03 Nov 2023 14:27:03 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=45337

La Conférence des évêques de France est constituée de l’ensemble des évêques et cardinaux de France. Ceux-ci se réunissent tous deux fois par an en Assemblée plénière ordinaire. Ces rencontres de Lourdes leur permettent de réfléchir ensemble aux problématiques qui traversent l’Église et la société française.

À l’automne 2023, l’Assemblée a lieu du 3 au 8 novembre. Nous vous proposons d’en découvrir les principaux thèmes de travail, dont celui tout particulier de la mission, dans ce dossier en ligne mis à jour quotidiennement.

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Mission confiée au Secours Catholique – Caritas France par l’Assemblée des évêques de France https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/mission-confiee-au-secours-catholique-caritas-france-par-lassemblee-des-eveques-de-france Thu, 20 Apr 2023 08:05:20 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=43070 Vous trouvez dans cet article un texte important qui définit la mission du Secours catholique – Caritas France, confiée par les évêques de France. En effet, depuis 1998, aucun texte n’avait resitué sa mission. Or, le monde a changé. L’Église rencontre de nouvelles questions au sein de notre société contemporaine. Une équipe constituée de membres du Secours catholique et de trois évêques a travaillé pendant plusieurs mois ce texte voté ensuite par les évêques lors de l’Assemblée plénière de mars 2023, avant d’être diffusé aux réseaux diocésains du SSCF.

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Assemblée plénière de mars 2023 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/assemblee-pleniere-de-mars-2023 Wed, 29 Mar 2023 12:56:37 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=42915 La Conférence des évêques de France est constituée de l’ensemble des évêques et cardinaux de France. Elle se réunit deux fois par an en Assemblée plénière ordinaire. Au printemps 2023, l’Assemblée a lieu du 28 au 31 mars.

Nous vous proposons d’en découvrir les principaux thèmes de travail dans ce dossier en ligne mis à jour quotidiennement. Les séquences de cette Assemblée de mars 2023 s’articuleront principalement autour de la remise des conclusions des groupes de travail sur la gestion des abus et violences sexuelles commis au sein de l’Église.

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« Ô Mort, où est ta victoire ? », lettre pastorale des évêques de France aux fidèles catholiques https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/o-mort-ou-est-ta-victoire-lettre-pastorale-des-eveques-de-france-aux-fideles-catholiques Wed, 09 Nov 2022 04:26:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=42143 Chers frères et sœurs,

« Ô Mort, où est ta victoire ? » Cette question vient du fond des âges. Elle surgit de l’élan de vie déposé en chaque être humain lorsqu’il se révolte devant la mort. Car celle-ci lui apparaît en quelque sorte inhumaine.

Pour le croyant, la question semble jaillir de Dieu lui-même ! En effet, Dieu, le Maître de la vie, ne peut pas laisser la mort engloutir la vie : « Dieu n’a pas fait la mort », lisons-nous dans les Écritures d’Israël [1].

Pour le chrétien, l’interrogation est comme une réponse à notre inquiétude, selon la catéchèse de l’apôtre saint Paul sur la résurrection. Elle confirme l’espérance des prophètes annonçant que la mort sera vaincue :

La mort a été engloutie dans la victoire.
Ô mort, où est ta victoire ?
Ô mort, où est-il, ton aiguillon ? (1 Co 15,54b-55).

L’énigme de la mort et de la souffrance

La mort touche et interroge chacun d’entre nous. Mort d’un proche âgé s’éteignant doucement. Mort d’une personne enfin soulagée d’une grave maladie. Mort, tellement scandaleuse, d’un enfant, d’un jeune ou d’une personne très aimée, victime précoce d’une maladie, d’une épidémie ou d’un accident. Mort occasionnée par un attentat ou par la guerre. La mort est là, inévitable, avec souvent son cortège de souffrances. Spontanément, on peut dire qu’elle effraie. Oui, nous ne sommes pas faits pour la mort !

Les évêques du monde entier réunis au Concile Vatican II constataient : « C’est en face de la mort que l’énigme de la condition humaine atteint son sommet. L’homme n’est pas seulement tourmenté par la souffrance et la déchéance progressive de son corps, mais plus encore, par la peur d’une destruction définitive. Et c’est par une juste inspiration de son cœur qu’il rejette et refuse cette ruine totale et ce définitif échec de sa personne. Le germe d’éternité qu’il porte en lui, irréductible à la seule matière, s’insurge contre la mort [2]. »

Ces mêmes évêques affirmèrent aussi : « L’Église croit que le Christ, mort et ressuscité pour tous, offre à l’homme, par son Esprit, lumière et forces pour lui permettre de répondre à sa très haute vocation[3]. »

Ainsi, c’est en restant lucides sur notre propre peur tout en mettant notre foi en Jésus mort et ressuscité, que nous devons accueillir la question posée au sein de notre société : peut-on aider activement une personne à mourir ? Peut-on demander à quelqu’un d’aider activement à mourir ? En osant regarder la mort avec Jésus, le Christ, nous pouvons amorcer une réponse.

« Notre sœur la mort »

Chaque année, le 2 novembre, la liturgie invite à commémorer les fidèles défunts. Tout au long du mois de novembre, nous prions plus intensément pour eux. Cette prière ravive parfois notre souffrance, elle redit aussi notre foi pleine d’espérance : la mort est un passage, le passage le plus important depuis notre venue à la vie.

Pourquoi prions-nous pour les morts sinon parce que nous croyons que la mort est un passage de la vie en ce monde à la vie éternelle avec Dieu ? Nous prions parce que nous voulons que nos défunts connaissent le bonheur éternel. Car, nous le savons, l’âme est « spirituelle et immortelle [4] » et « le désir du bonheur s’accomplit dans la vision et la béatitude de Dieu [5] ». Ce passage, nous le regardons comme l’ultime « pâque » de nos vies. Ce passage est éclairé par la Pâque de Jésus : Il est tout entier passé de la mort à la vie. Sa résurrection l’atteste pleinement. C’est pourquoi saint Paul peut affirmer : « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur » (1 Co 15, 17).

Saint François d’Assise termine son ode à la Création en osant chanter : « Loué sois-tu pour notre sœur la mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper. » Même si notre société cache la mort et la regarde peu en face, celle-ci est la compagne de nos vies et nous rappelle fraternellement son issue. En Jésus-Christ, « premier-né d’entre les morts » (Col 1,18 ; Ap 1,5), la mort devient bienheureuse. « Dans le Christ, tous recevront la vie », enseigne saint Paul (1 Co 15,22). Telle est la magnifique espérance chrétienne.

La mort, nous l’évoquons souvent, à chaque fois que nous prions le Je vous salue Marie : « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous […] maintenant et à l’heure de notre mort. » Les auteurs spirituels disent qu’il y a deux jours importants dans notre vie : l’aujourd’hui et celui de notre mort. À la lumière de l’Évangile, ces deux moments acquièrent une belle densité. Chaque matin, il est beau de dire au Seigneur « me voici », comme la bienheureuse Vierge Marie au jour de l’Annonciation : « Fiat, que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1,38). Chaque soir aussi, au seuil de la nuit comme au seuil de la mort, il est également beau de dire avec le vieillard Siméon, tout à la joie de la rencontre avec son Sauveur : « Maintenant, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix … » (Lc 2,29),

La science et la foi contre la douleur et la souffrance

Déjà en 1965, le Concile Vatican II, confiant dans les progrès de la science, remarquait : « Toutes les tentatives de la technique, si utiles qu’elles soient, sont impuissantes à calmer l’anxiété de l’être humain : car le prolongement de la vie que la biologie procure ne peut satisfaire ce désir d’une vie ultérieure, invinciblement ancré dans son cœur [6]. »

Aujourd’hui, la science médicale a progressé. Non seulement, elle permet des avancées dans le soin, mais elle est aussi de plus en plus capable de soulager la douleur physique et, parfois, psychique. L’Église salue ces progrès lorsqu’« on veut simplement atténuer la douleur de manière efficace en recourant aux analgésiques, dont la médecine permet de disposer [7] ». Cela peut contribuer à atténuer des souffrances existentielles et même spirituelles.

Le développement des soins palliatifs est un gain important de notre époque. D’une manière très heureuse, ces soins allient compétence médicale, accompagnement humain grâce à une relation de qualité entre équipe soignante, patient et proches, et respect de la personne dans sa globalité avec son histoire et ses désirs, y compris spirituels. Grâce à ces soins, les familles peuvent mieux accompagner ceux qui, dans des circonstances douloureuses, s’approchent du grand passage de la mort. Nous encourageons la recherche et le développement des soins palliatifs afin que chaque personne en fin de vie puisse en bénéficier [8], aussi bien à son domicile que dans un EHPAD ou à l’hôpital. Chers frères et sœurs, il est bon que chacun de vous s’informe sur les soins palliatifs [9] pour bien accompagner l’un de vos proches qui en aurait besoin.

Dans certains cas cependant, la souffrance paraît insupportable, en particulier quand les traitements semblent impuissants. Il arrive aussi qu’une maladie incurable plonge la personne dans une angoisse ou un mal de vivre auxquels elle veut mettre fin. Notre foi est alors mise au défi de ces situations qui soulèvent des interrogations légitimes.

L’« aide active à mourir » permettrait évidemment de supprimer toute souffrance, mais elle franchirait l’interdit que l’humanité trouve au fond de son être et que confirme la Révélation de Dieu sur la montagne : « Tu ne tueras pas » (Ex 20,13 ; Dt 5,17). Donner la mort pour supprimer la souffrance n’est ni un soin ni un accompagnement : c’est au contraire supprimer la personne souffrante et interrompre toute relation. C’est « une grave violation de la Loi de Dieu [10] ». C’est une grave transgression d’un interdit qui structure notre vie sociale : nos sociétés se sont organisées en restreignant toute atteinte à la vie d’autrui. Pratiquer l’« aide active à mourir » est et sera la cause d’autres souffrances, en particulier celle du remords et de la culpabilité qui rongent insidieusement le cœur de l’être humain ayant consenti à faire mourir son semblable, jusqu’à ce qu’il rencontre la miséricorde du Dieu Vivant.

Le choix de la fraternité

Notre foi nous convie à une autre attitude : par elle nous choisissons l’accompagnement, envers et contre tout. La fraternité du bon Samaritain qui prend soin de son frère « à demi-mort » nous inspire ce chemin (Lc 10,33-35). La fraternité invite à nous entraider pour garder la force d’accompagner avec délicatesse, fidélité et douceur.

En lien avec les équipes soignantes, nous pouvons vivre cet accompagnement avec patience. L’agonie, c’est-à-dire les derniers moments de la vie, peut être plus ou moins longue, plus ou moins apaisée, plus ou moins dramatique. La tradition chrétienne connaît des gestes variés pour l’accompagner de manière humaine, vraiment fraternelle : les psaumes, la prière commune, mais aussi le fait de rester près d’une personne en fin de vie, sans se lasser.

L’accompagnement, pour alléger la douleur, peut aller jusqu’à la sédation. Cette sédation est souvent intermittente et doit être proportionnée. De façon rare, l’équipe soignante peut estimer juste d’accueillir la demande d’un patient de recevoir une sédation continue jusqu’au décès ou bien de l’envisager avec les proches, lorsque le patient ne peut plus exprimer sa volonté [11]. Il ne s’agit pas alors de donner la mort mais d’apaiser la souffrance. Ces décisions, toujours collégiales, doivent être prises dans un échange délicat avec les proches, notamment pour laisser le temps de vrais adieux, autant que possible.

Il est alors beau « de « savoir demeurer », de veiller avec ceux qui souffrent de l’angoisse de mourir, de « consoler », c’est-à-dire d’être avec dans la solitude, d’être une présence partagée qui ouvre à l’espérance [12]. » Il est beau de préparer le malade à voir Dieu. La présence de l’aumônier est importante. Quand cela est possible et correspond à la situation religieuse du patient en fin de vie, la célébration des sacrements de la Réconciliation, de l’Onction des malades et de l’Eucharistie est une étape très belle. N’oublions pas la communion reçue en viatique, c’est-à-dire au moment du passage vers le Père : elle est plus que jamais « semence de vie éternelle et puissance de résurrection » [13]. Et en tous les cas, la prière auprès d’un mourant, même silencieuse, n’a pas de prix pour nous qui croyons en « la communion des saints ».

Le baptême, source de vie

Frères et sœurs, mettre la main sur la durée de notre vie, choisir l’heure de notre mort, s’en faire le complice, c’est revenir sur l’engagement pris en notre saint Baptême. En lui, nous avons été plongés dans la mort et la résurrection de Jésus afin que, comme lui, nous vivions une « vie nouvelle » (cf. Rm 6,3-4). Par le Baptême, nous sommes purifiés et consacrés dans l’Esprit Saint pour offrir avec Jésus, chaque instant donné par Dieu durant notre vie sur la terre. La vie nouvelle des disciples de Jésus est celle de « l’amour » (cf. Rm 13,8-10), amour pour Dieu et pour notre prochain (cf. Mt 22,36-40). Se préparer à la mort, c’est, avec la grâce de Dieu, aimer et grandir dans l’amour pour Dieu et pour nos frères et sœurs. « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour », selon le mot de saint Jean de La Croix qu’aime répéter le pape François [14].

Ainsi, notre Baptême est la vraie source de nos « directives anticipées [15] », qu’elles soient écrites ou simplement transmises oralement à une « personne de confiance [16] ». Il est bon de nous entraider à vivre, de nous faire mutuellement confiance pour être encouragés à vivre jusqu’au bout dans la dignité des enfants de Dieu.

Nous nous engageons à réfléchir à nos directives anticipées personnelles pour que notre mort ne soit ni volée ni imposée à Dieu, et nous vous invitons à en faire de même. Nous voulons que notre mort soit, grâce à l’Esprit Saint, grâce à la présence des frères et sœurs, grâce à l’accompagnement de la médecine, un passage offert librement où nous remettrons avec gratitude à notre Père des cieux tout ce qu’il nous aura donné. Nous voulons avec son Fils, Jésus, participer à l’offrande du monde, encore souffrant, pour son salut et la gloire de Dieu, en lui offrant tout l’amour vécu ici-bas. Nous voulons qu’elle soit en esprit et en vérité l’ultime pâque à l’image et ressemblance de la Pâque de Jésus. Nous voulons qu’elle soit un acte de confiance en l’infinie miséricorde de notre Dieu plus grand que tout.

Pour cela, comprenons bien la place essentielle de « l’intention » dans les décisions médicales en fin de vie. L’intention est-elle de soulager la souffrance trop dure en ménageant les instants encore à vivre, même si cela peut abréger les jours du malade ? Ou bien l’intention est-elle d’anticiper la mort pour en finir avec la souffrance [17] ? Dieu dit : « Choisis la vie ! » (cf. Dt 30,19). Aidons-nous mutuellement, en écoutant l’avis des soignants, à discerner entre ce qui est soin, hydratation et nourriture dus au malade, même si la mort devient certaine, et ce qui pourrait être acharnement thérapeutique vain et source de souffrance inutile [18]. Oui, aidons-nous à discerner les choix de vie tout en consentant à la mort qui vient.

La solidarité humaine

Légaliser le suicide assisté ou l’euthanasie, appelés par euphémisme « aide active à mourir », est une proposition récurrente face à la mort, ou plutôt au désir de mourir. Présentée comme une ouverture voire un progrès, elle a l’apparence d’une liberté plus grande de chaque personne qui, dit-on, a le droit de choisir sa mort en raison de son autonomie [19]. Elle ne nuirait en rien aux autres, est-il ajouté, puisque personne n’y serait obligé.

L’envisager ainsi, c’est oublier la dimension éminemment sociale de la mort, et la solidarité humaine qui en découle. Qu’on le veuille ou non, le choix individuel du suicide assisté ou de l’euthanasie engage la liberté d’autrui convoqué à réaliser cette « aide active à mourir ». Il brise de façon radicale l’accompagnement fraternel prodigué ; il transforme profondément la mission des soignants. Il ruine la fécondité du symbole du bon Samaritain qui inspire l’amour, socle d’une « société digne de ce nom [20] ».

Vivre la mort comme un choix individuel, à faire ou à ne pas faire, est inhumain. Nous sommes tous des êtres en relation, heureux de nous confier les uns aux autres. C’est dans la confiance en autrui que chacun peut envisager sa mort. Peut-on imaginer ce que vivraient profondément des enfants dont le père ou la mère déciderait que soit mis fin à sa vie ? Que signifierait pour un fils ou une fille de décider ce moment pour sa mère ou son père ne pouvant plus s’exprimer, ou même simplement y contribuer ou refuser d’y contribuer ? Face à la pression que susciterait la possibilité de choisir de mourir, quelle serait la liberté intérieure réelle d’une personne fragilisée par la maladie ? Par ailleurs, comment d’éventuels désaccords familiaux seraient-ils vécus ? Même si un dispositif réglementaire régulait le processus de décision pour choisir sa mort, des proches désunis pourraient-ils trouver la paix du cœur ?

Comment ne pas être très attentifs à la situation des personnes atteintes d’un mal incurable, sans être en fin de vie à court terme ? Se voir diminuer est parfois insupportable. D’aucuns réclament de mourir en exprimant le désir de ne pas devenir un poids pour leurs proches. Céder à leur désir peut être présenté comme un acte de fraternité, et en tous les cas, de respect individuel. Cependant, la demande suffit-elle à justifier la solution de la mort ? De plus, le désir de quelques-uns doit-il conduire notre société à proposer la mort à toutes les personnes incurables ? Que vivront-elles si, plus ou moins explicitement, leur est présentée la possibilité de demander à être aidées à mourir ? La dynamique entière du soin en serait gravement déviée.

Légiférer en ce sens signifierait imposer à tous de faire un choix individuel. Cela éloignerait de la véritable liberté qui grandit dans la relation et qui suppose d’assumer ce que nous sommes en vérité, des êtres mortels qui ne s’appartiennent pas. Le fait même de proposer un tel choix accentuerait le mal-être de notre société et enfoncerait un peu plus notre humanité dans l’individualisme mortifère. Pour nous, chrétiens, ce serait s’éloigner du dessein sauveur voulu par Dieu : « Rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11,52).

Nous le comprenons, notre foi et notre charité sont et seront sollicitées. Foi et charité éclairent notre chemin et guident nos pas face à la mort et à l’accompagnement dû aux mourants. Elles demandent aussi d’éviter les jugements incompatibles avec le respect dû à chaque personne humaine. Elles donnent le courage de recommencer sans cesse à construire une fraternité, avec la grâce de Dieu et l’aide de la communauté.

L’aide active à vivre

Nos paroles seront peut-être de peu de poids face aux opinions apparemment dominantes. Pourtant, bon nombre de nos concitoyens s’interrogent devant la question radicale de la mort : « Ô mort, où est ta victoire ? » Ils voudraient tellement que la victoire soit à la vie ! Notre engagement à être ensemble serviteurs de la vie est la réponse à l’appel que Jésus nous adresse en proposant l’attitude du bon Samaritain : « Va, et, toi aussi, fais de même » (Lc 10,37).

Sans doute avons-nous à examiner les modalités de la prise en charge personnelle et collective des personnes âgées, afin de leur proposer les meilleures conditions d’une fin de vie digne et d’une bonne approche de la mort. Il serait bon de nous instruire les uns les autres, de nous aimer en vérité et, osons le dire, de nous préparer, sans crainte, à bien mourir.

Il convient que chacun se prépare à la maladie et à la mort. On ne le fait pas en s’angoissant, en imaginant le pire, mais en apprenant à profiter de chaque instant pour se rapprocher de Dieu et des autres. Demandons la grâce de comprendre qu’être dépendant n’est pas une déchéance : la condition humaine est belle dans le fait même que nous sommes dépendants les uns des autres. Il y a des moments dans la vie où chacun donne beaucoup, et d’autres où chacun a à recevoir avec reconnaissance.

Gratitude et espérance

À ceux qui sont au service de la fin de vie de personnes fragilisées, que ce soit à court terme ou à moyen terme, qu’elles soient âgées ou non, qu’elles soient peut-être des jeunes ou des enfants, nous voulons redire les mots de saint Paul en conclusion de sa prédication sur la résurrection :

« Mes frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables, prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue » (1 Co 15,58).

Nous vous invitons à faire vôtre ce grand chapitre 15 de la Première Lettre aux Corinthiens sur la résurrection du Christ et sur la résurrection des morts. Nous vous invitons à le méditer en priant l’Esprit Saint de donner à notre société la joie de choisir la vie, de choisir l’aide active à vivre et à bien mourir. Nous vous confions cette Parole de Dieu « afin que vous débordiez d’espérance » (Rm 15,13).

« Rendons grâce à Dieu qui donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » (1 Co 15,57), exhorte saint Paul. Nous rendons grâce pour les soignants, les aidants, les aumôniers des hôpitaux et des EPHAD, pour le personnel dévoué, les bénévoles et les visiteurs bienfaisants de nos parents et amis en établissements de santé, et pour les frères et sœurs qui tiennent la main de ceux qui nous quittent, souvent en leur demeurant proche dans le silence. Tous contribuent à la victoire de la paix ! Combien de témoins nous révèlent la fécondité de l’attention aux mourants pour que la paix advienne dans leur âme, et aussi dans le cœur de leurs proches !

Pour conclure

Au cours de notre assemblée à Lourdes, nous prions le Seigneur des morts et des vivants pour qu’il accorde à tous et à chacun, à ses fils et ses filles bien-aimés unis par le Baptême à Jésus ressuscité, à tous nos frères et sœurs en humanité, un surcroît de sagesse et aussi la grâce d’une « bonne mort[21] ». « Pour un chrétien, dit le pape François, la bonne mort est une expérience de la miséricorde de Dieu, qui est proche de nous aussi dans ce dernier moment de notre vie. » Il ajoute : « Que saint Joseph nous aide à vivre le mystère de la mort de la meilleure manière possible [22]. »

Ici, nous prions le Seigneur pour vous et, plus spécialement, pour ceux qui sont confrontés à une fin de vie souffrante. Nous prions, conscients de ce que le grand débat sur la fin de vie peut faire résonner au plus profond de chacun de nous. Que la Vierge Marie obtienne pour tous le don caché de l’Esprit Saint qui fait discerner la beauté de la vie et la grandeur de la fraternité.

À Lourdes, le 8 novembre 2022,
Les évêques de France.

[1] « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie : on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir. La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre, car la justice est immortelle. » (Sg 1,13-15)

[2] Constitution sur l’Église dans le monde de ce temps, Gaudium et spes, 7 décembre 1965, n. 18 §1.

[3] Ibid., n. 10, §2.

[4] Cf. ibid., n. 14, §2.

[5] Cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n. 2548.

[6] Ibid., n. 18, §1.

[7] Cf. Jean-Paul II, encyclique L’Évangile de la vie, 25 mars 1995, n. 65.

[8] La loi du 9 juin 1999 considère que c’est un droit pour chaque citoyen d’avoir accès aux soins palliatifs. Le dernier Avis du Comité consultatif national d’éthique reconnaît que ce n’est pas encore le cas pour tous les malades et met le développement des soins palliatifs en exigence préalable à l’éventuelle évolution législative (Avis 139, 30 juin 2022).

[9] Vous pouvez aller sur le site de la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP).

[10] Cf. Jean-Paul II, encyclique L’Évangile de la vie, 25 mars 1995, n. 65.

[11] Cela est prévu par la loi dite Clayes-Léonetti du 2 février 2016.

[12] Congrégation pour la doctrine de la foi, Lettre Samaritanus Bonus, V §1.

[13] Sacrements pour les malades, n. 144.

[14] Cf., par exemple, Bulle d’indiction, Misericordiae Vultus, n° 15. Voir la citation de saint Jean de la Croix (1542-1591), dans le Catéchisme de l’Église Catholique, n. 1022.

[15] Prévues par la loi du 22 avril 2005, article 7.

[16] Désignation de la « personne de confiance » prévue par la loi du 4 mars 2002 et précisée dans la loi du 22 avril 2005, article 8 : « L’avis de cette dernière, sauf urgence ou impossibilité, prévaut sur tout autre avis non médical, à l’exclusion des directives anticipées, dans les décisions d’investigation, d’intervention ou de traitement prises par le médecin. »

[17] L’intention est « un élément essentiel » pour discerner la bonté morale d’un acte humain (Catéchisme de l’Église Catholique, n. 1752). Jean-Paul II, au n. 65 de son encyclique L’Évangile de la vie, écrit : « Par euthanasie au sens strict, on doit entendre une action ou une omission qui, de soi et dans l’intention, donne la mort afin de supprimer ainsi toute douleur. L’euthanasie se situe donc au niveau des intentions et à celui des procédés employés. »

[18] Saint Jean-Paul II confirme la possibilité morale de refuser l’acharnement thérapeutique (L’Evangile de la vie, n. 65). La Congrégation pour la doctrine de la foi évoque « l’obligation morale d’exclure l’acharnement thérapeutique » (Lettre Samaritanus Bonus du 25 juin 2020, V § 2. La loi civile dite Léonetti du 22 avril 2005 l’interdit.

[19] Au sujet de l’autonomie, Jean-Paul II, au n. 64 de L’Évangile de la vie, écrit : « En refusant ou en oubliant son rapport fondamental avec Dieu, l’homme pense être pour lui-même critère et norme, et il estime aussi avoir le droit de demander à la société de lui garantir la possibilité et les moyens de décider de sa vie dans une pleine et totale autonomie. C’est en particulier l’homme des pays développés qui se comporte ainsi ; il se sent porté à cette attitude par les progrès constants de la médecine et de ses techniques toujours plus avancées. […] Dans ce contexte, la tentation de l’euthanasie se fait toujours plus forte, c’est-à-dire la tentation de se rendre maître de la mort en la provoquant par anticipation et en mettant fin ainsi « en douceur » à sa propre vie ou à la vie d’autrui. »

[20] Cf. Fratelli tutti, 3 octobre 2020, n. 71. Prenez le temps de lire l’admirable deuxième chapitre « Un étranger sur le chemin » de cette encyclique du pape François, Fratelli tutti.

[21] Cf. Missel romain (2021), Messe « pour demander la grâce d’une bonne mort », p. 1151.

[22] Pape François, Catéchèse du 9 février 2022 : « Saint Joseph, patron de la bonne mort. » Dans cette catéchèse, le Pape rappelle la tradition selon laquelle saint Joseph mourut entre les bras de Jésus et de la Vierge Marie (Benoît XV, Motu proprio Bonum Sane, 25 juillet 1920).

CEF

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« Bouleversés et résolus », message des évêques de France du 8 novembre 2022 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/bouleverses-et-resolus-message-des-eveques-de-france-du-8-novembre-2022 Tue, 08 Nov 2022 16:45:57 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=42123 Frères et sœurs catholiques, et vous qui vous intéressez pour une raison ou pour une autre à la vie de l’Église en France, les évêques rassemblés en Assemblée plénière ont voulu vous adresser une lettre, « bouleversés et résolus ».

Chers frères et sœurs,

Réunis en Assemblée plénière à Lourdes, nous avons entendu la stupéfaction, la colère, la tristesse, le découragement suscités par ce que nous apprenons au sujet de Mgr Michel Santier, ancien évêque de Luçon puis de Créteil, et maintenant au sujet de Mgr Jean-Pierre Ricard, ancien archevêque de Montpellier puis de Bordeaux.

Nous sommes conscients que ces révélations affectent douloureusement les personnes victimes, en particulier celles qui avaient choisi de nous faire confiance. Nous constatons l’ébranlement de nombreux fidèles, de prêtres, de diacres, de personnes consacrées. Ces sentiments sont également les nôtres. Membres d’un même corps ecclésial, nous sommes nous aussi blessés, atteints en profondeur.

Dans le cas de Michel Santier, nous avons vivement conscience des responsabilités qui nous reviennent et nous avons travaillé pendant notre Assemblée à identifier les dysfonctionnements et les erreurs qui ont mené à une situation choquante pour tous.

Certains ont pu se demander si le droit de l’Eglise n’organisait pas une forme d’impunité ou de traitement particulier des évêques. Ils pensent, à juste titre, que la responsabilité épiscopale renforce chez ceux qui l’exercent le devoir de droiture et la légitime exigence des fidèles comme de l’institution ecclésiale. Nous le redisons avec force : il n’y a pas, et il ne peut pas y avoir, d’impunité des évêques.

En raison même de la nature de leur charge apostolique, les évêques dépendent directement du Saint-Siège. Les procédures qui les concernent sont plus complexes et prennent davantage de temps. Nous nous engageons à travailler avec le Saint-Siège aux clarifications et aux simplifications qui s’imposent. Nous avons décidé de mettre en place un Conseil de suivi qui nous permettra de ne pas affronter seuls et entre nous ces situations.

Certains s’interrogent : dans les circonstances présentes, quel crédit donner aux engagements pris il y a un an pour tirer les conséquences du rapport de la CIASE ? Nous pouvons en donner l’assurance : une transformation des pratiques est bel et bien en cours, avec l’aide de nombreux fidèles laïcs particulièrement qualifiés, dont des personnes victimes. Des décisions sont déjà prises et mises en œuvre. Diocèses et mouvements d’Eglise s’impliquent de manière plus construite dans la protection des mineurs. Les groupes de travail décidés il y a un an rendront leurs conclusions en mars 2023. Nous venons de faire un point d’étape avec eux au cours de cette Assemblée. Ce travail de fond commence à porter du fruit. Nous continuerons sur cette lancée.

Une autre question habitait nos cœurs au début de l’Assemblée plénière : y a-t-il, y aura-t-il d’autres affaires de ce genre ? La condition humaine étant ce qu’elle est, nul n’est à l’abri de fautes graves et dramatiques. Mais nous pouvons et nous voulons renforcer dans l’Eglise les processus qui les limitent au maximum et les traitent adéquatement quand elles surviennent.

Dans ce contexte, le communiqué du Cardinal Jean-Pierre Ricard nous a tous bouleversés. Son initiative de révéler lui-même un fait grave de son passé est importante. Nous avons mentionné l’ensemble des situations que nous connaissons. Elles concernent des évêques qui ne sont plus en fonction. Elles ont toutes fait l’objet d’un traitement judiciaire.

Frères et sœurs, humblement mais de tout cœur, nous continuons le travail entrepris pour que l’Eglise soit une maison plus sûre. Les personnes victimes demeurent plus que jamais au cœur de notre attention. Vos attentes et vos exigences sont légitimes et vraiment entendues. Nous les accueillons comme venant du Seigneur lui-même. C’est tous ensemble, nous en avons conscience, que nous pouvons contribuer à une fidélité renouvelée à l’Evangile. Telle est notre détermination résolue. Telle est notre humble prière.

A Lourdes, le 8 novembre 2022

Assemblée plénière de novembre 2022

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Assemblée plénière de novembre 2022 : discours d’ouverture de Mgr Eric de Moulins-Beaufort https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/assemblee-pleniere-de-novembre-2022-discours-douverture-de-mgr-eric-de-moulins-beaufort Fri, 04 Nov 2022 10:25:30 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=42086 Discours de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la Conférence des évêques, en ouverture de l’Assemblée plénière d’automne, le jeudi 3 novembre 2022.

Chers Frères, chers amis,

Le nouveau Conseil permanent que vous aviez élu en mars dernier s’est réuni pour la première fois en juillet à Bordeaux. Il a souhaité que l’assemblée soit ouverte par un discours un peu substantiel qui rappelle à tous la raison d’être des différents moments de l’assemblée, l’état d’élaboration des sujets et prépare aux décisions à prendre en remettant en mémoire, le cas échéant, les pas déjà acquis. Le discours de clôture, lui, a pour tâche de partager à celles et ceux qui s’y intéressent le fruit de notre session.

En élaborant le programme de notre assemblée de novembre, ce même Conseil permanent l’envisageait comme une assemblée de mi-parcours, sans décision de grande ampleur, faisant le point sur l’avancement de plusieurs dossiers en vue d’une assemblée pour le coup très dense fin mars  2023. Celle-ci devra en effet voir aboutir simultanément les groupes de travail décidés en novembre dernier à la suite du rapport de la CIASE ainsi que l’ensemble des mesures décidées alors et le processus de transformation des structures de notre Conférence.

Ce que l’on peut désormais appeler « l’affaire Michel Santier » a bouleversé le programme prévu de cette assemblée. Nous pensons aux personnes qui en ont été victimes, à ceux qui ont parlé, il y a deux ans et plus récemment, et à ceux, peut-être, qui ne se sont pas encore fait connaître. Nous pensons aux diocésains de Créteil qui se sont sentis doublement trahis. Nous pensons à ceux et celles qui faisaient confiance à nos décisions de l’an passé et qui sont replongées dans le doute et l’inquiétude. Nous-mêmes, nous réunissons avec des sentiments mêlés de colère, de honte, d’impuissance, d’incompréhension, avec peut-être de la méfiance entre nous, et en sentant la colère, la honte, le découragement, la lassitude, des fidèles les plus engagés, des diacres, des prêtres, des séminaristes, atteindre un degré nouveau, sans doute insupportable pour certains. Tous nous sommes ébranlés, personnellement et dans notre autorité apostolique au service du Seigneur Jésus et du peuple de Dieu, en subissant un opprobre collectif pour une affaire dont la plupart de nous n’ont pas eu à traiter. Un travail du Conseil permanent, de la Présidence et du Secrétariat général a permis de transformer le programme établi pour que nous puissions intégrer dans notre assemblée les questions qui se posent avec une acuité renouvelée.

Je vous ai écrit tout récemment pour vous présenter les six moments qui vous sont proposés entre aujourd’hui et la conclusion de notre assemblée. Six moments parce que nous avons besoin de temps pour poser les faits, réviser les procédures qui existent, vérifier leur mise en œuvre, comprendre les exigences du droit de notre pays et du droit canonique mais aussi les attentes et les besoins des personnes victimes et du peuple de Dieu. Nous le ferons demain avec l’aide d’experts, un avocat, Me Laurent Delvolvé, un canoniste, le P. Ludovic Danto, et du P. Luc Lalanne, official de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le Nonce prendra également la parole. Je les remercie du fond du cœur d’avoir accepté de venir nous éclairer et nous aider. Nous aurons besoin de temps encore pour réfléchir ensemble et seuls, pour prier, en vue d’élaborer le plus ensemble possible les décisions ou les pistes de travail qui permettront à notre Église en France d’avancer sur un chemin meilleur et peut-être, pas à pas, de restaurer la confiance abîmée ou perdue.

J’ai tenu à vous parler sous l’image de l’enfant qui pleure : elle nous avait réunis l’an passé, elle avait symbolisé les pas intérieurs et extérieurs que nous avions franchi ou que nous nous apprêtions à franchir encore. Une fois encore, il nous faut le regarder, cet enfant qui pleure. Nous devons constater qu’il y a même dans le corps épiscopal des hommes qui ont fait du mal. Dans le cas de Mgr Santier, les personnes-victimes étaient majeures, mais parce qu’un évêque est un ministre du Seigneur Jésus, l’enfant de Dieu que chacune ou chacun de ces adultes s’efforçait d’être et sur le chemin duquel il ou elle comptait sur l’aide de tel prêtre, de tel évêque, a été souillé, défiguré, s’est retrouvé avec son âme en morceaux du fait d’un homme qui, d’une manière ou d’une autre, voulait utiliser son corps. Nous devons regarder en face, avec encore plus d’acuité que l’an passé, s’il est possible, ce drame spirituel. Nous devons nous y aider, au-delà des discussions de faits et de droit. Ce sujet, donc, sous le regard de cet enfant qui pleure et qui nous écoute, traversera toute notre assemblée jusqu’aux décisions que nous voterons au plus tard mardi.

Des pas ont été franchis en novembre dernier et depuis lors. Nous aurons dans cette session à approuver les statuts définitifs du Tribunal Pénal National qui a obtenu l’agrément de Rome, nous recevrons des informations concernant le celebret national et, surtout, concernant les visites que nous sommes invités à aller faire à Rome en lieu et place de la venue de visiteurs que nous avions sollicitée. La présence du P. Luc Lalanne parmi nous contribue à préparer utilement ces rencontres dont la structure a été définie par un travail commun du Conseil de prévention et de lutte contre la pédophilie et le Dicastère pour la doctrine de la foi. L’affaire de Mgr Santier nous fait réaliser qu’il nous reste des marches encore à gravir – ou à descendre. Pas à pas, ensemble, nous avançons.

La plus grande partie de nos travaux va être consacrée à la transformation de nos Églises particulières et de notre Église en France. Cette transformation est rendue nécessaire par le petit nombre des prêtres de nos diocèses et de manière générale des prêtres en France, car la baisse n’est pas moindre si l’on ajoute la Communauté Saint-Martin et les vocations religieuses ou monastiques, même dans le monde traditionnaliste. Elle est due aussi à la diminution drastique de la pratique dominicale, à la fin de tout un catholicisme sociologique qui se traduisait encore, il n’y a pas si longtemps, par le baptême des enfants, le catéchisme, la profession de foi, voire le mariage. Ce catholicisme-là se défait, de plus en plus rapidement, même si ce qui en demeure occupent encore parfois beaucoup nos prêtres. Il nous faut trouver les moyens d’une vie ecclésiale forte, missionnaire, rayonnante, dans la ligne de l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium, grand texte de notre pape François, avec peu de prêtres et peu de religieux et de religieuses ou de personnes consacrées, avec des générations de laïcs engagés qui s’épuisent et d’autres qui sont moins nombreuses et très différentes, d’une ferveur et d’une générosité qui souvent nous édifient. Pour les quinze ou vingt ans à venir, nous connaissons l’évolution du nombre de nos prêtres. Mais la transformation à laquelle nous voulons réfléchir ensemble n’est pas seulement due à ce facteur clérical ni à la seule diminution de certaines forces vives. Elle est due aussi à la nécessité d’exprimer davantage la synodalité intrinsèque de l’Église, synodalité au service de laquelle doit agir la collégialité et qui, en retour, doit éclairer et fortifier la responsabilité collégiale des évêques. Elle veut intégrer aussi les dysfonctionnements ou les fonctionnements insuffisants sur lesquels le rapport de la CIASE a ouvert nos yeux définitivement. Nous ne pourrons en cette assemblée réagir au document publié par le secrétariat du synode pour servir de base au travail des assemblées continentales de la phase synodale, mais cette démarche lancée dans toute l’Église nous entraîne nous aussi, dans l’élan de notre assemblée extraordinaire de Lyon. Le soutien mutuel dans la vie pastorale de nos diocèses devrait être l’objet premier de nos rencontres. Ce soutien mutuel nourrit la joie que nous avons à nous retrouver entre frères. D’où plusieurs séquences que je qualifie une à une brièvement :

  • dès cet après-midi, une heure de carrefours sur la transformation pastorale de nos diocèses. Cette séquence a déjà été vécue par les archevêques, lors de leur rencontre de septembre avec le conseil permanent. Une heure est peu de choses pour un tel sujet. Cette séquence a pour but d’ouvrir la discussion ; elle est placée au début de notre assemblée pour nous permettre de continuer ensuite à échanger sur ce sujet et à réfléchir aux apports que nous nous ferons les uns aux autres,
  • ensuite, en fin d’après-midi aujourd’hui, présentation de quatre scénarios possibles pour la transformation des structures de notre Conférence. Ces scénarios ont été préparés par Mgr Laurent Le Boulc’h et Mgr Didier Noblot ; ils ont été vus par deux membres du Conseil permanent chargé du lien avec Nexus, Mgr Sylvain Bataille et Mgr Alexandre Joly, mais pas par le conseil permanent dans son entier. Pour ma part, je ne les connais pas, et les vice-présidents pas davantage. Ces scénarios, nous les reprendrons demain, vendredi, avec toute latitude pour les repousser, les corriger, les améliorer, les pousser plus loin. Cela se fera en plusieurs séquences pour nous laisser le temps d’approfondir notre réflexion. Samedi, nous serons consultés (ce n’est pas un vote mais une consultation) pour dire nos préférences pour chacun de ces scénarios. Le groupe ad hoc pourra les retravailler avec toutes nos remarques. Cela nous permettra de choisir en mars prochain la direction dans laquelle nous voulons marcher. Il n’est pas question de mettre le scénario choisi en œuvre en quelques mois. Certains aspects pourront sans doute en être intégrés rapidement dans nos fonctionnements, d’autres nécessiteront plus de temps, en particulier ceux qui mettront en cause des postes de travail. Le but ultime n’est pas forcément, nous le verrons dans le plan triennal des ressources et dans le temps des finances, de réduire le budget de notre Conférence, car certaines missions mériteront peut-être d’être renforcées ou de monter en compétence, mais de choisir ce que nous voulons pour les dix ou quinze ans qui viennent, à tout le moins, sachant que nous ne pouvons plus trouver tant de prêtres et les religieuses ou les religieux et que nos ressources sont limitées. Les scénarios englobent le fonctionnement de l’assemblée plénière, du conseil permanent, de la présidence, des conseils et commissions et l’activité possible des provinces dans leur grande diversité parce qu’est ressorti des ateliers que nous avons vécus en septembre et octobre 2021 la nécessité d’articuler mieux tous ces différents niveaux. Nous voulons globalement une conférence des évêques qui nous aide à mieux remplir notre mission pour nos Églises particulières, pour l’Église universelle dont, comme évêques, nous sommes responsables aussi, pour la société française à laquelle nous sommes envoyés en témoins de la seigneurie du Christ, en nous aidant, à son échelle, à grandir dans la collégialité et dans la synodalité. Sur ce niveau-là de généralité, il me semble que nous pouvons nous accorder. C’est déjà une orientation,
  • nous consacrerons encore deux séquences aux ministères laïcs. Nous voyons tous en quoi cette thématique peut se rattacher à la transformation pastorale de nos diocèses mais aussi à l’évolution rendue nécessaire par notre lucidité acquise sur les fragilités possibles de tout ministère ordonné. Cela dit, l’existence même de ministères laïcs demande à être comprise théologiquement, ce qui n’est pas si simple, entre le baptême et la confirmation qui confèrent la dignité des fils et des filles du Père et l’ordination qui configure au Christ serviteur et pasteur. Elle demande aussi à être comprise sociologiquement, pour évaluer les chances de tels ministères d’apporter dans notre pays et notre Église ce que l’on voudrait en attendre : un renforcement ou un renouvellement de la capacité de nos Églises particulières de mener à bien leur mission, dans l’envoi du Fils et de l’Esprit,
  • la matinée du lundi 7 novembre 2022 est consacrée à recevoir le pilote et un membre de chacun des groupes de travail décidés lors de notre assemblée de l’an passé. Nous pourrons déjà les remercier du temps et de l’énergie que la centaine de membres de ces groupes consacrent à nous aider. Après un temps commun, nous irons, par groupes de dix évêques, entendre l’état d’avancement de leurs réflexions et nous pourrons y réagir.

A côté du souci du renouvellement pastoral, nous avons aussi à rester vigilants et actifs au service du bien de notre société française face aux défis qui sont les siens.

Bientôt va s’ouvrir le débat national sur la fin de vie, préparant déjà une révision de la loi Claeys-Léonetti. Le Conseil permanent a apporté sa contribution dès le mois de septembre sous la forme d’une tribune publiée par le journal Le Monde. Mgr d’Ornellas et quelques autres ont fait entendre aussi la réflexion de l’Église catholique. Tous l’ont fait en s’appuyant sur l’expérience et le témoignage de nombreux soignants, notamment mais pas seulement dans les équipes de soins palliatifs. J’ai pu m’exprimer aussi, à l’occasion de la Toussaint et de la journée de prière pour les défunts, dans Le Parisien Aujourd’hui en France. Le Conseil permanent vous proposera cependant deux actions complémentaires :

  • d’abord une lettre pastorale adressée aux fidèles catholiques sur le sens de la mort et la manière chrétienne d’accompagner ceux et celles qui meurent ou de se préparer soi-même à mourir. Cette lettre vous a été envoyée une première et une seconde fois, pour amendements et réactions. Elle pourrait n’être qu’un message du Conseil permanent ; elle aura plus de poids si vous acceptez tous de la signer. Elle pourrait servir de support à des rencontres paroissiales ;
  • ensuite une proposition analogue à celle qui avait été faite il y a deux ans : en janvier, trois soirées de prière, de jeûne, de réflexion. Chaque paroisse, chaque mouvement, pourrait être invité à organiser une soirée publique avec lecture de la lettre pastorale évoquée à l’instant, visionnage d’un film ou d’un extrait de film permettant un débat ensuite, prière silencieuse, intercession. Il nous faut former les consciences et les aider à s’interroger et à choisir en vérité devant Dieu. Les fidèles ont à incarner une attention aux personnes proches de leur fin de vie qui soit une expression forte de la fraternité que le Christ crée entre tous et qu’il promet à tous dans la vie éternelle.

Un dernier sujet nous occupera auquel j’ajoute un ultime.

Le dernier sujet est l’application du Motu Proprio Traditionis Custodes et, plus largement encore sa compréhension. Dimanche matin, en plusieurs carrefours thématiques, nous entamerons la discussion. Nous chercherons à voir si nous convergeons facilement ou non dans les conséquences à tirer de cette décision du Saint-Père, l’évêque de Rome, et nous nous aiderons à entrer dans l’intelligence de ce qu’il a voulu indiquer à l’Église. Ce sujet n’est pas mince. Il touche à la compréhension de la Tradition vivante de l’Église, de la vérité de l’Eucharistie et des saintes Écritures qui sont la Parole vivante de Dieu, à la nature et la mission de l’Église. Nous ne cessons de nous interroger sur une partie de la jeunesse catholique qui cherche des sources vives dans la liturgie pré-conciliaire et qui ne perçoit pas l’enrichissement considérable apporté par le Concile, non pas une adaptation mais un enrichissement. Cette jeunesse est diverse, elle mérite notre attention, notre écoute, elle a besoin aussi que nous lui indiquions les sources les meilleures.

Enfin, chers frères, notre assemblée s’est beaucoup transformée depuis le mois de mars 2022. Plusieurs sont devenus émérites, quelques-uns ont eu la grâce d’avoir un successeur et l’un le privilège d’un coadjuteur. Quelques-uns ont quitté leur diocèse initial pour recevoir la charge d’un autre. Nous saluons les nouveaux évêques qui prennent place parmi nous. Nous sommes confus de les accueillir dans ce moment difficile et de leur faire porter sans attendre le poids des insuffisances et des manquements de ceux qui les ont précédés ; nous sommes heureux de bénéficier de leur jeunesse, de leur engagement, de leur disponibilité à l’appel et à la grâce de Dieu.

Notre assemblée a l’honneur aussi, les restrictions sanitaires étant plus ou moins levées, d’accueillir à nouveau des évêques d’Outre-Mer et des délégués d’autres conférences épiscopales. Nous sommes désolés de les associer à notre humiliation, mais tel est le sort des frères : « porter le fardeau les uns des autres. » Nous les remercions donc de leur fidélité et de leur fraternité. Certaines des Églises ici représentées ont connu ou connaissent un drame similaire aux nôtres. Les chantiers qui sont les nôtres rejoignent pour une bonne part les leurs. Le Conseil permanent propose que la soirée de vendredi 4 novembre 2022 permette de rencontrer plus spécialement nos hôtes étrangers et de les écouter sur nos sujets et sur les sujets qui leur tiennent à cœur. Vous pourrez vous inscrire aux tables et aux carrefours organisés.

Pour ne pas rester enfermés dans nos sujets hexagonaux, nous vivons cette assemblée en profonde communion avec le peuple ukrainien, le peuple arménien, le peuple libanais, le peuple syrien, le peuple burkinabé, le peuple éthiopien et le peuple érythréen qui connaissent des moments douloureux et décisifs de leur histoire. Les visites rendues en votre nom à Kiev et à Beyrouth a permis d’exprimer notre profonde communion à ces deux pays où, pour de manières différentes mais convergentes, s’expriment les fractures de notre monde.

Nous allons commencer sans attendre par un temps d’échange sur l’affaire Santier. Nous essaierons de garder une demi-heure pour d’autres sujets d’actualité que tel ou tel parmi nous voudrait évoquer. La deuxième partie de la matinée sera employée à un temps spirituel. Nous y serons conduits par Mgr Vincent Jordy ; il nous aidera à repartir du Christ, notre Seigneur. C’est lui aussi que nous reconnaissons dans tout enfant qui pleure. C’est lui qui nous a choisis, consacrés et envoyés. Qu’il ait pitié de nous.

Chers Frères, puisse cette assemblée être un chemin, comme l’ont été les éditions précédentes. Puissions-nous sortir changés de ce temps de rencontres, de réflexions, d’échanges, de prières en commun. Puissions-nous franchir quelques pas qui inspireront confiance aux fidèles. Puisse notre fraternité être renouvelée et, en devenant plus grave, apporter à chacun des forces neuves pour conduire l’Église particulière qui lui est confiée sur les chemins de la mission du Christ. Surtout, que le drame de l’enfant qui pleure, caché en tant d’adultes blessés dans leur dignité de fils ou de filles du Père, et que l’amour du Seigneur Jésus, qui ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, nous habitent et nous servent de boussole. Je vous remercie.

cef

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Assemblée plénière de novembre 2022 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/assemblee-pleniere-de-novembre-2022 Fri, 28 Oct 2022 15:34:06 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=42048 Comme chaque année, les évêques de France (métropole et Outre-Mer) se réuniront du 3 au 8 novembre prochain à Lourdes, à l’occasion de leur Assemblée plénière.

Suite

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Discours de clôture de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, vendredi 8 avril 2022 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/discours-de-cloture-de-lassemblee-pleniere-de-la-conference-des-eveques-de-france-vendredi-8-avril-2022 Fri, 08 Apr 2022 16:05:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=41128

Discours de clôture de Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France lors de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, le vendredi 8 avril 2022.

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Élection de la présidence de la Conférence des évêques de France https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/election-de-la-presidence-de-la-conference-des-eveques-de-france Thu, 07 Apr 2022 14:03:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=41088 Réunis en Assemblée plénière de printemps à Lourdes, les évêques de France ont élu la nouvelle présidence de la Conférence des évêques de France pour un mandat de trois ans.

Président : Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Archevêque de Reims
Réélu pour un second mandat de trois ans.

Vice-présidents : Mgr Dominique Blanchet, Évêque de Créteil
Réélu pour un second mandat de trois ans.

Mgr Vincent Jordy, Archevêque de Tours
Jusqu’à présent Président de la Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat.
Il prendra ses fonctions au 1er juillet 2022.

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Résolutions votées par les évêques de France en Assemblée plénière le 8 novembre 2021 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/resolutions-votees-par-les-eveques-de-france-en-assemblee-pleniere-le-8-novembre-2021 Wed, 10 Nov 2021 15:55:01 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=40230 « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

À l’écoute des personnes victimes d’abus et instruits par le rapport de la CIASE, les évêques de France ont voulu se mettre sous la Parole de Dieu qui les pousse à agir en prenant les mesures pour que l’Église accomplisse sa mission en fidélité à l’Évangile du Christ.

Résolutions

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Discours de clôture de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, le lundi 8 novembre 2021 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/discours-de-cloture-de-lassemblee-pleniere-de-la-conference-des-eveques-de-france-le-lundi-8-novembre-2021 Mon, 08 Nov 2021 12:56:18 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=40220

L’Assemblée plénière des évêques de France se conclut par un traditionnel discours de clôture du Président de la Conférence des évêques.

Le texte👉https://bit.ly/3mT5nmc

Assemblée plénière de novembre 2021

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Discours de clôture de Monseigneur de Moulins-Beaufort https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/discours-de-cloture-de-monseigneur-de-moulins-beaufort Fri, 26 Mar 2021 10:53:41 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=38910 Discours de clôture de l’Assemblée plénière des évêques de France, prononcé par Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, Archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France (CEF), le vendredi 26 mars 2021….Discours

Assemblée plénière de mars 2021

Lettre des évêques de France aux catholiques sur la lutte contre la pédophilie

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Assemblée plénière de mars 2021 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/assemblee-pleniere-de-mars-2021 Fri, 19 Mar 2021 07:15:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=38857 Du 23 au 26 mars 2021, les évêques de France se réunissent en Assemblée plénière hybride pour une session de travail et de réflexion commune. Les archevêques suivent l’Assemblée plénière réunis à Lourdes et les évêques et leurs invités diocésains y participent en visio.

En savoir+

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Discours de clôture de l’Assemblée plénière en visio-conférence https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/discours-de-cloture-de-lassemblee-pleniere-en-visio-conference Sun, 08 Nov 2020 14:09:54 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=37771 Discours de clôture prononcé par Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Archevêque de Reims et Président de la Conférence des évêques de France

Chers amis, frères et sœurs, chers Frères évêques,

Conditions inédites, assemblée fructueuse

Au fil des dernières années, la célébration eucharistique commune est devenue le cœur des assemblées plénières de la Conférence des évêques de France. Mgr Perrier, en 2008, avait rendu possible qu’elles aient lieu dans la basilique Sainte-Bernadette ; Mgr Brouwet, dès son arrivée, a proposé comme lieu quotidien la basilique Notre-Dame-du-Prière et méditation sur les grands moments de la vie de Jésus et de Marie.Rosaire. La traversée du pont sur le Gave ne s’est pas, à l’usage, révélée dangereuse et, peu à peu, la liturgie a trouvé sa forme. Les pèlerins présents constituent une assemblée dont la seule vue rappelle concrètement aux évêques que leur ministère est un ministère pour l’Église catholique entière. Les Laudes le matin, les Vêpres au milieu de l’après-midi, l’Angélus à midi et à 18h, déploient en quelque sorte la célébration du mystère de la foi concentrée dans la liturgie eucharistique. Serrés dans les stalles de la basilique, les évêques éprouvent physiquement leur appartenance à un collège au service du Corps du Christ entier….

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Assemblée plénière de novembre 2020

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Assemblée plénière d’automne https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/assemblee-pleniere-dautomne Thu, 05 Nov 2020 09:19:54 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=37735 L’Assemblée plénière des évêques de France se déroulera intégralement en visioconférence, chaque évêque restant dans son diocèse.

Tous les jours entre 15h30 et 16h les évêques « rejoindront » la prière du chapelet de Lourdes et proposeront une méditation particulière.
Pour en savoir plus et prier avec les évêques, ►cliquer ici

Assemblée plénière
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Confinement : Mgr Éric de Moulins-Beaufort déposera un recours au Conseil d’État https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/confinement-mgr-eric-de-moulins-beaufort-deposera-un-recours-au-conseil-detat Tue, 03 Nov 2020 08:07:19 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=37704 Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la Conférence des évêques de France va déposer un référé liberté au Conseil d’État, estimant que le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, porte atteinte à la liberté de culte qui est l’une des libertés fondamentales dans notre pays. En effet, Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, après consultation de tous les évêques de France réunis en Assemblée plénière ce lundi 2 novembre, estime hors de proportion l’interdiction de célébrer la messe et d’autres sacrements en communauté. Pour les fidèles, ces célébrations sont vitales parce qu’elles sont une rencontre avec le Seigneur et avec leurs frères.

Les fidèles catholiques restent totalement mobilisés contre l’épidémie et respectent l’ensemble des consignes sanitaires qui pèsent sur le pays depuis le début.

CEF

L’Église face au Coronavirus-Covid19

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Assemblée plénière de novembre 2020 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/assemblee-pleniere-de-novembre-2020 Sat, 24 Oct 2020 13:41:15 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=37628 Du 03 au 08 novembre 2020 et comme chaque année, les évêques de France se retrouvent à Lourdes pour leur session automnale de travail et de réflexion commune concernant l’Église en France.

Les conditions sanitaires ont contraint les évêques à annuler l’Assemblée d’avril 2020. Mais si la session à distance organisée du 8 au 10 juin a permis de poursuivre des travaux communs, elle a aussi montré les limites de ce mode de réunion.

Aussi, est-il primordial que les évêques de France puissent se retrouver physiquement à Lourdes en novembre afin d’y vivre concrètement la collégialité constitutive de leur ministère.

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Assemblée plénière de novembre 2019 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-novembre-2019 Mon, 04 Nov 2019 14:44:26 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=31994 Du 5 au 10 novembre 2019, les évêques de France se retrouvent à Lourdes, comme chaque année, pour une session de travail et de réflexion commune.

Assemblée plénière de novembre 2019

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L’Assemblée des évêques à Lourdes s’ouvre aux laïcs https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/lassemblee-des-eveques-a-lourdes-souvre-aux-laics Mon, 14 Oct 2019 10:08:25 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=31844 C’est une première dans l’histoire de l’Église de France. Deux baptisés de chaque diocèse vont participer avec leur évêque durant un jour et demi à l’Assemblée plénière de novembre à Lourdes, sur le thème de l’écologie intégrale.

Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes va s’ouvrir à… des non-évêques. Chacun est invité à venir accompagné les 5 et 6 novembre, premiers jours de l’Assemblée, de deux baptisés – homme ou femme, laïc, consacré, diacre ou prêtre – « avec qui ils souhaitent réfléchir à l’avenir de la mission dans leur diocèse ». Cet « exercice de synodalité » inédit portera sur la transformation écologique, a annoncé, vendredi 11 octobre, le Conseil permanent de la conférence épiscopale….Suite

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Les évêques de France s’inquiètent du sort d’Asia Bibi, de ses proches et de son avocat. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/les-eveques-de-france-sinquietent-du-sort-dasia-bibi-de-ses-proches-de-son-avocat Wed, 07 Nov 2018 10:28:46 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=28759 Les évêques de France réunis en Assemblée plénière se sont réjouis de l’acquittement d’Asia Bibi prononcé par la Cour suprême du Pakistan et du soutien de différentes autorités publiques dans son pays et à l’étranger.

Cependant, les évêques s’inquiètent de savoir Asia Bibi toujours emprisonnée et attendent sa libération.

Au nom des droits fondamentaux de la personne humaine, les évêques appellent à la protection de sa vie, de celles de ses proches et de ses défenseurs, et les assurent de leur prière fervente.

CEF

08/11/2018 : ASIA BIBI serait libre….

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Assemblée plénière d’automne des Évêques https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-dautomne-des-eveques Tue, 23 Oct 2018 14:33:59 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=28668 Elle se tiendra du samedi 3 au jeudi 8 novembre 2018 au sein des sanctuaires de Lourdes.

Cette assemblée plénière sera inaugurée par le discours d’ouverture de Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille et Président de la Conférence des Évêques de France, le samedi 2 novembre à 8h50 et sera retransmis en direct sur KTO.

Les travaux se termineront le jeudi 8 novembre avec le discours de final qui sera prononcé à 11h15.

Parmi les sujets à l’ordre du jour de cette rencontre…

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Assemblée plénière de mars 2018 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-mars-2018 Tue, 20 Mar 2018 11:55:51 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=26269

Du mardi 20 mars au vendredi 23 mars, les évêques de France se retrouveront, comme à chaque printemps, pour une session de travail et de réflexion commune à Lourdes.

Discours d’ouverture de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France.  Discours en PDF


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Assemblée plénière de novembre 2017 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-novembre-2017-2 Sat, 11 Nov 2017 15:51:30 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=25586 L’Assemblée plénière des évêques de France s’est tenue à Lourdes du vendredi 3 au mercredi 8 novembre 2017.

Cette assemblée a réuni 119 évêques en activité, 17 évêques émérites ainsi que des représentants de Conférences épiscopales étrangères. Étaient aussi présents le nonce apostolique Mgr Luigi Ventura, les responsables de la Conférence des religieux et religieuses en France (CORREF), la présidente du Service des moniales, la Présidente de la Conférence nationale des instituts séculiers de France, les directeurs des Services nationaux de la Conférence des évêques de France. Était aussi invité Monsieur Étienne Lhermenault, président du Conseil national des évangéliques de France.

Quatre sujets ont plus particulièrement été travaillés par les évêques durant cette assemblée.

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Communiqué en PDF

Assemblée plénière de novembre 2017

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Assemblée plénière de novembre 2017 : Discours de clôture de l’Assemblée plénière des évêques de France https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-novembre-2017-discours-de-cloture-de-lassemblee-pleniere-des-eveques-de-france Wed, 08 Nov 2017 14:11:48 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=25545

Cette Assemblée plénière de novembre s’achève avec le discours de Mgr Georges Pontier.

Discours de clôture  

Assemblée plénière de novembre 2017

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Assemblée plénière de novembre 2017 : qu’a dit Mgr Georges Pontier aux évêques ? https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-novembre-2017-discours-douverture-par-mgr-georges-pontier Fri, 03 Nov 2017 10:01:59 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=25505 À Lourdes, Mgr Georges Pontier a ouvert ce vendredi 3 novembre l’assemblée plénière des évêques.

Extraits choisis de son discours.

Discours en PDF

Assemblée plénière de novembre 2017

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Assemblée plénière de novembre 2017 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-novembre-2017 Thu, 02 Nov 2017 08:35:04 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=25501 Du 3 au 8 novembre 2017, les évêques de France se retrouvent à Lourdes, comme chaque année , pour une session de travail et de réflexion commune.

Rencontre avec Mgr Olivier Ribadeau Dumas, Secrétaire général et Porte-parole de la Conférence des évêques de France. Il présente les grands sujets qui seront au cœur des débats qui animeront cette assemblée plénière de novembre 2017.

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Assemblée plénière de printemps : Communiqué final https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-printemps-communique-final Fri, 31 Mar 2017 13:31:39 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=23816 Ce vendredi 31 mars se sont achevés les travaux de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France (CEF) réunie depuis le mardi 28 mars à Lourdes. Cette assemblée, tenue à huis clos a permis aux évêques d’approfondir ensemble des sujets marquants pour l’Église en France.

Au cours de cette assemblée, les évêques ont consacré une journée – le jeudi 30- au thème de l’unité de l’Église et la diversité des catholiques. Parmi les autres dossiers à l’ordre du jour, une séquence fut dédiée à l’actualité de la Mission de France (mardi 28) suivie d’une réflexion sur le volontariat à l’occasion des 50 ans de la Délégation catholique pour la coopération. Le mercredi 29, un temps de travail a été dévolu aux évêques émérites puis suivi par une séquence sur le Denier de l’Église. Les évêques se sont ensuite penchés sur la question de la réforme des structures de la CEF (forums le mercredi puis plénière le vendredi). Le Comité Études et Projets a fait un état des lieux de l’avancée des travaux des groupes de travail
(« unité du presbyterium » et « ritualités civiles »).

Au nom des évêques de France, Mgr Georges PONTIER, Président de la Conférence des évêques de France a adressé une lettre à Mgr Emmanuel LAFONT, évêque de Cayenne pour lui exprimer son soutien dans l’actuel contexte troublé de la Guyane (lettre en téléchargement).

Cette assemblée fut l’occasion d’élections, différents mandats, dont ceux de 11 présidents de Conseils ou Commissions venant à leur terme :

Président de la Commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle : Mgr Guy DE KERIMEL, évêque de Grenoble-Vienne, pour un premier mandat. Il succède à Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours ;
Président de la Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat, Mgr Olivier LEBORGNE, évêque d’Amiens, pour un premier mandat. Il succède à Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes ;
Président de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale : Mgr Jérôme BEAU, évêque auxiliaire de Paris, pour un premier mandat. Il succède à Mgr Jean-Luc Bouilleret, archevêque de Besançon ;
Président pour la Commission épiscopale pour la vie consacrée : Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars, pour un second mandat ;
Président pour la Commission épiscopale pour la mission universelle de l’Église, Mgr Laurent DOGNIN, évêque de Quimper et Léon pour un second mandat ;
Président du Conseil pour les questions canoniques, Mgr Joseph de METZ-NOBLAT, évêque de Langres, pour un premier mandat. Il succède à Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon ;
Président du Conseil famille et société, Mgr Michel AUPETIT, évêque de Nanterre pour un premier mandat. Il succède à Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre ;
Président du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles, Mgr Dominique BLANCHET, évêque de Belfort-Montbéliard, pour un premier mandat. Il succède à Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres ;
Président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes : Mgr Laurent PERCEROU, évêque de Moulins, pour un premier mandat. Il succède à Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc ;
Président du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme, Mgr Didier BERTHET, évêque de Saint-Dié, pour un premier mandat. Il succède à Mgr Vincent Jordy, évêque de Saint-Claude ;
Président du Conseil pour les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux, Mgr Jean-Marc AVELINE, évêque auxiliaire de Marseille, pour un premier mandat. Il succède à Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry-Corbeil-Essonnes.

Ont été élus membres du Comité études et projets présidé par Mgr Laurent Ulrich :
Mgr Emmanuel GOBILLARD, évêque auxiliaire de Lyon qui succède à Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise arrivé en fin de mandat ; Mgr Jean-Luc BRUNIN, évêque du Havre, Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Mgr Jean-Philippe NAULT, évêque de Digne, qui succèdent aux évêques élus à la présidence d’un Conseil ou d’une Commission Mgr Jean-Marc AVELINE, Mgr Jérôme BEAU, Mgr Olivier LEBORGNE.

Ont été élus membres de la Commission doctrinale présidé par Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris : Mgr Jean-Luc BOUILLERET, archevêque de Besançon et Mgr Vincent JORDY, évêque de Saint-Claude. Ils succèdent à Mgr Luc RAVEL et Mgr Michel SANTIER arrivés en fin de mandat.

Ils prendront leur fonction le 1er juillet 2017.

Par ailleurs, les évêques ont pris par vote les décisions suivantes :
L’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Notre Père dans toute forme de liturgie publique le premier dimanche de l’Avent 2017 (soit le 3 décembre 2017) ;
Adoption de la charte pour l’accueil des prêtres Fidei Donum dans les diocèses français ;
Adoption d’un nouveau dispositif triennal relatif au Denier de l’Église (action de communication nationale et mesures de soutien aux diocèses) ;
Ouverture de la cause, en vue d’une éventuelle béatification, de Marie-Mélanie ROUGET (en poésie Marie-Noël) ;
Ouverture de la cause, en vue d’une éventuelle béatification et de l’éventuelle reconnaissance du martyre de François MOURIER et de ses compagnons mis à morts au Puy-en-Velay pendant le « Grande Terreur » ;
Accord pour que la Basilique Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin la Sainte-Baume reçoive le titre de Basilique mineure.

Enfin, le Conseil permanent a nommé comme secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France, à partir du 1er septembre, le Père Antoine de Romanet, prêtre du diocèse de paris, curé de la paroisse Notre-Dame d’Auteuil et co-directeur du département « Politique et religion » du pôle de recherche du collège des bernardins.

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Assemblée plénière de printemps 2017 : discours d’ouverture par Mgr Georges Pontier https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-printemps-2017-discours-douverture-par-mgr-georges-pontier Tue, 28 Mar 2017 07:52:27 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=23805 DISCOURS D’OUVERTURE
par Mgr Georges PONTIER
Archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France
Lourdes – Mardi 28 mars 2017

Je suis heureux d’être ici avec vous pour vivre cette assemblée plénière de printemps. Je vous remercie pour votre prière et vos marques d’amitié durant cette longue période d’hospitalisation et de convalescence. Je pense à tous ceux d’entre nous qui vivent une épreuve de santé ; qu’ils soient assurés de notre fraternelle amitié.

Nous vivons ce temps de carême et cette montée vers Pâques en union avec le Pape François dont nous venons de fêter le quatrième anniversaire de l’élection. Nous lui exprimons toute notre profonde reconnaissance pour son ministère et son témoignage.  Nous l’assurons de notre prière.

La joie de suivre le Christ

Nous vivons également ce temps avec nos communautés chrétiennes et tout particulièrement avec les catéchumènes qui recevront les sacrements de l’initiation chrétienne lors des fêtes pascales. C’est un émerveillement pour nous chaque année, une action de grâce profonde, une contemplation de l’œuvre de l’Esprit Saint reconnue par ces hommes et ces femmes dans des vies aux contours souvent sinueux et éprouvants. Ils ont perçu l’amour que Dieu leur porte. Ils sont saisis par sa miséricorde, sa patience, sa présence aimante. Ils découvrent la vie en Église à travers des personnes qui les accueillent, les accompagnent, marchent avec eux. Ils rejoignent la communauté chrétienne le dimanche lorsqu’elle se rassemble pour rendre grâce.  Ils trouvent là comme une nouvelle famille. Ils sont plus de quatre mille adultes de toutes catégories sociales, de tous âges. Ils sont heureux et impatients d’être baptisés, confirmés et de communier au corps et au sang du Seigneur Jésus. Ils s’ouvrent à une autre dimension, à la foi en un Dieu, source de toute vie et de tout amour. Ils mettent en Lui leur espérance. A sa lumière ils veulent marcher et orienter leur existence. La résurrection du Christ est la bonne nouvelle qui révèle le projet de Dieu de nous introduire dans la communion d’amour vécue entre le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. Leur vie quotidienne n’en sera pas vraiment changée dans sa matérialité, mais elle sera habitée par la présence de Celui qui invite au pardon, au service, au souci des frères et qui ne nous laisse jamais seul. Le mystère pascal fonde notre espérance, soutient notre marche ici-bas, nous oriente vers une vie donnée à la ressemblance de celle que le Christ a vécue, « Lui qui est passé en faisant le bien ». (Actes 10,38)

Nos fragilités et nos fautes

L’Église se tourne vers le Christ. C’est en Lui qu’est son espérance. C’est Lui la lumière du monde et le Sauveur. Nous, nous connaissons nos fragilités et nos fautes. Nous ne sommes pas parfaits. On nous rappelle souvent celles qui concernent les évêques ou les prêtres, parfois avec des approximations et des généralisations qui n’apparaissent pas toujours à ceux qui n’ont que ces informations.   Au mois de novembre dernier, nous avons ici-même demandé pardon au Seigneur et à ceux et celles qui ont été victimes d’actes inqualifiables de la part de prêtres et de consacrés ou d’erreurs de décisions de notre part. Cela n’était pas pour nous distraire de nos responsabilités. Tout au long de l’année, nous avons mis en place dans nos diocèses et au plan national différentes mesures dont des cellules d’écoute des victimes. Nous avons développé des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d’enfants et de jeunes. Nous nous sommes entourés d’une commission d’experts pour nous conseiller dans la gestion des faits. Qu’on veuille bien nous croire : nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux. Nous sommes résolus à aider la justice à faire son travail. Rien ne peut nous en dispenser. auxquelles, pour notre part nous signalerons les faits qui nous seraient révélés. Mais qu’on veuille bien cesser de laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel. Qu’on arrête de taire toutes les décisions prises en ce domaine par notre Conférence depuis des années et tous les changements dans notre manière d’aborder ces faits. En votre nom, je renouvelle notre confiance et notre reconnaissance aux prêtres de nos diocèses qui vivent de belle manière leur ministère. Avec eux dans quelques jours, nous célébrerons la messe chrismale au cours de laquelle chacun renouvellera sa disponibilité pour être prêtre. Et nous poursuivrons notre mission de disciples, soutenant l’espérance, invitant au partage, à l’accueil, à la fraternité et à la confiance en Dieu.

Les responsabilités politiques

Le 20 juin 2016 d’abord puis le 16 octobre dernier, le Conseil permanent des Évêques de France a pris la parole pour participer au débat national qui allait être lancé en vue des futures élections. C’est un moment important de notre vie nationale puisqu’il s’agit d’élire d’abord le futur Président de la République, puis les députés qui exerceront leur responsabilité, particulièrement, celle de voter les lois. Le document du mois de juin désignait quelques points d’attention précis en vue d’une lecture attentive des programmes électoraux. Celui d’octobre invitait à une réflexion plus fondamentale sur notre société : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». « Si nous parlons aujourd’hui, écrivions-nous, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation (…) Plus que jamais, nous sentons que le vivre ensemble est fragilisé, fracturé, attaqué. Ce qui fonde la vie en société est remis en cause (…) La crise de la politique est d’abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l’intérêt général. (…) S’il ne s’agit pas de rêver à une illusoire pureté dans les rapports sociaux et politiques, l’attitude et l’image de quelques-uns jettent le discrédit sur l’ensemble de ceux qui vivent l’engagement politique comme un service de leur pays. » La campagne électorale qui se déroule a apporté son lot d’informations, de suspicions, d’outrances, de fautes et finalement de violence même par rapport à cette part de la population française qui arrive tout juste à vivre et à faire des projets. Le rapport à l’argent peut aveugler et empêcher de percevoir le drame profond que vivent ceux qui n’ont pas accès au travail, à un logement digne, à la culture. Au cours de ces dernières années l’écart des revenus entre les plus riches et les plus pauvres n’a cessé d’augmenter. Ainsi notions-nous : « Une France inquiète des injustices, et qui comprend mal par exemple le salaire indécent de certains grands patrons pendant que l’immense majorité des petits entrepreneurs se battent pour que leur entreprise vive et se développe. »  L’exercice du pouvoir est exigeant. Il nécessite une vigilance de tous les instants pour demeurer au service du bien commun et ne pas en tirer un profit personnel aux effets désastreux. Vivre dans une démocratie est une chance ; c’est aussi une responsabilité.

Notre société apparaît bien divisée. Faut-il s’en accommoder ? C’est à cette réflexion que nous invitera M. Pierre Manent jeudi. Nous la poursuivrons en échangeant sur notre ministère de communion dans nos diocèses et au sein de nos presbyterium devenus de plus en plus divers.

Les exigences de la fraternité

Le mardi 14 mars, à la fin du journal de 20 heures, sur une grande chaîne nationale, la météo du week-end suivant était présentée par Stéphanie Ségard, jeune femme trisomique, âgée de 21 ans. Quel bonheur de voir son stress, sa joie et sa fierté. Cela ne fait que souligner l’engagement des familles et de la société pour entourer les personnes porteuses de handicaps et leur permettre de s’épanouir au maximum de leurs capacités. C’est le beau fruit de l’amour. Dès lors, qui pourrait dire que ces vies ne méritent pas d’être vécues et qu’elles n’apportent rien à notre société ?  Qui n’a pas expérimenté que la faiblesse n’est pas sans signification ? Qui n’a pas reçu de ceux qui en sont porteurs ? Les communautés de l’Arche, comme ceux et celles qui se retrouvent dans des mouvements confessionnels ou non en sont des témoins merveilleux. Nous déplorons une fois de plus que notre société aille vers des pratiques eugéniques et ne puisse prendre en compte les démarches de soutien et de réflexion auprès des couples qui découvrent le handicap prévisible d’un de leurs enfants à naître. Les progrès scientifiques fournissent des informations qui étaient ignorées auparavant. Cela devrait déboucher sur de meilleures thérapies et non sur une culture qui, voulant l’enfant parfait, recommande d’éliminer l’embryon porteur de handicap. Oui, nous déplorons que toutes les procédures de dialogue et de réflexion contenues dans la loi Veil aient peu à peu disparu et laissent les femmes souvent seules face à la culture du rejet et ne puissent entendre d’autres alternatives possibles grâce aux solidarités disponibles. L’Église catholique est toujours engagée pour redire la dignité de toute personne humaine de sa conception à sa mort naturelle. Elle était présente dans les débats de 1974-1975 de manière claire. Elle l’est encore aujourd’hui pour défendre une vraie culture de la vie qui ne se satisfait pas des solutions qui s’en remettent à la mort provoquée.

La richesse des familles

Lors des synodes sur la famille, les Pères synodaux ont porté sur la vie des familles un regard réaliste qui n’ignore pas les difficultés et les souffrances de la vie, mais aussi un regard rempli d’espérance et d’encouragement. La famille est un lieu essentiel d’humanisation, d’apprentissage de la vie et de l’amour, un soutien tout au long de l’existence, un lieu de bonheur quand les inévitables épreuves sont traversées dans l’humilité, le pardon et la confiance. Dans l’exhortation apostolique « la joie de l’amour » que le Pape François a donnée à l’issue de ces synodes, il insistait sur l’importance des familles pour la bonne santé de la société : « …Nous devons insister sur les droits de la famille et pas seulement sur les droits individuels. La famille est un bien dont la société ne peut pas se passer, mais elle a besoin d’être protégée. (…) Les familles ont, parmi d’autres droits, celui de pouvoir compter sur une politique familiale adéquate de la part des pouvoirs publics dans les domaines juridique, économique, social et fiscal » (n°44). Par ailleurs, il n’y a pas de droit à l’enfant et brouiller les repères de la filiation devrait apparaître comme une limite à ne pas franchir. Nous espérons que les futurs gouvernants de notre pays en auront une vive conscience.

La place des musulmans dans notre société

Parmi les réalités qui marquent notre société française, on ne peut oublier la présence nombreuse de concitoyens de religion musulmane. C’est une réalité maintenant ancienne dont les jeunes font l’expérience quotidienne dans leur vie scolaire et associative. Le contexte international marque notre manière de l’appréhender. Les conflits du Moyen-Orient sont venus rompre un équilibre longtemps vécu pour le mieux. Nos frères chrétiens en sont des victimes douloureuses. Nous soutenons toujours le projet du financement des études supérieures de jeunes adultes à Kirkouk en Irak. Par bien des côtés ces conflits opposent des musulmans entre eux.  L’existence des islamistes extrémistes qui recrutent jusque chez nous de jeunes adultes en vue de s’en servir pour leurs intérêts, les attentats perpétrés dans notre pays au nom de Daesch, ont provoqué des peurs compréhensibles mais qui peuvent faire porter sur tout musulman un dangereux regard de méfiance. Notre société hésite sur la place à faire à la religion musulmane dans notre pays, et du coup elle se pose à nouveau la question du fait religieux et de sa manifestation dans le paysage social. Plus qu’un risque cette question est un défi qu’il nous faut ensemble relever. Il est nécessaire que du sein de la population française musulmane se lèvent des responsables qui aident leurs frères à inscrire la pratique de l’Islam dans notre République et se démarquent de ceux qui distillent des enseignements fermés ou des pratiques communautaristes, dangereuses pour le vivre ensemble. On sait bien que la formation des Imams est une question fondamentale ainsi que celle de l’organisation d’une représentation lisible de l’Islam dans notre pays. Il appartient à la communauté musulmane de trouver la forme d’organisation compatible avec sa réalité et avec la vie dans la République. Mais d’autre part, il est nécessaire que le reste de la population s’engage dans la construction de relations citoyennes les meilleures possibles, apaisées et confiantes. Pour nous, catholiques, nous savons que seuls le dialogue et la rencontre permettent de grandir dans la connaissance et le respect mutuel. Les différences ne deviennent des richesses que lorsqu’elles se rencontrent et cherchent les voies d’une forme de communion, de respect et d’estime. On ne peut accepter l’idée d’une neutralisation progressive de l’espace public souhaitée par certains. La laïcité dans laquelle nous voulons vivre est celle qui promeut la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pouvoir exprimer et vivre ses convictions d’une manière qui ne provoque pas un trouble à l’ordre public. Interdire de s’exprimer à certains les désigne comme de dangereux citoyens et fracture la société.

Regarder l’avenir de l’Europe avec confiance

Ce samedi 25 mars dernier, se fêtait à Rome le soixantième anniversaire de la signature des traités de Rome, acte fondateur de l’union européenne. La veille, le Pape François en a reçu les 27 chefs d’État. Dans un discours apprécié, il les a encouragés dans leurs responsabilités en rappelant ce qui a guidé les pères fondateurs « les piliers sur lesquels ils ont voulu édifier la communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir…. L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes ». Beaucoup de voix s’expriment pour que l’Europe retrouve cet esprit solidaire qui a présidé à son histoire.

Au printemps 2007, les services de la Conférence épiscopale se sont installés avenue de Breteuil. Dix ans après, on s’en réjouit. Ce lieu permet des rencontres, facilite le travail en commun, donne une visibilité à la Conférence des évêques et permet des événements ouverts à l’extérieur. Les réalités de la société et de l’Eglise ont évolué depuis. Il est devenu nécessaire de faire le point sur nos fonctionnements, sur des besoins nouveaux et des réalités qui s’estompent. Nos moyens ne sont pas infinis. Des choix s’imposent. Au cours de cette assemblée nous poursuivrons notre réflexion sur la réforme de nos structures.

Il me reste à nous souhaiter une bonne session de travail, d’amitié et de prière. Nous ne manquerons pas de confier au Seigneur par l’intercession de la Vierge Marie notre pays ainsi que la recherche de la paix dans le monde, au Moyen Orient particulièrement. Le visage de Bernadette nous désigne les plus pauvres comme ceux que le Seigneur aime rejoindre par Marie comme par de grandes figures de sainteté, telle celle de St Vincent de Paul dont on fête le 400ème anniversaire des congrégations qu’il a fondées dans notre pays. C’est à partir du souci des plus pauvres que se trouvent les chemins porteurs d’espérance.

Je vous remercie pour votre attention.
Mgr Georges Pontier

CEF

Assemblée plénière de mars 2017

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CEF : Assemblée plénière de novembre 2016 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/programme-de-lassemblee-pleniere-de-novembre-2016 Fri, 04 Nov 2016 11:33:46 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=23023 Réunis en Assemblée plénière à Lourdes, du 4 au 9 novembre 2016, les évêques de France plancheront sur plusieurs sujets. Ils vivront également un temps de prière et de pénitence pour les victimes d’abus sexuels.

Au programme donc, la vocation de prêtre diocésain (vendredi 4 et samedi 5 novembre), la situation politique et religieuse de notre pays, avec l’intervention du sociologue Philippe Portier (lundi 7 novembre), le dialogue avec les musulmans (mardi 8 novembre) avec le cardinal Jean-LouisTauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

Les évêques aborderont la pastorale en monde ouvrier et populaire – à l’occasion du 60ème anniversaire de la Mission ouvrière – mais aussi en monde rural (samedi 5 novembre).  Ils échangeront également sur les implications pastorales de l’exhortation post-synodale Amoris laetitia (dimanche 6 novembre).

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Dossier : Assemblée plénière de novembre 2016

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Clôture de l’Assemblée plénière de printemps 2016 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/cloture-de-lassemblee-pleniere-de-printemps-2016 Sat, 19 Mar 2016 09:22:38 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=21184 Ce vendredi 18 mars se sont achevés les travaux de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France (CEF) réunie depuis le mardi 15 mars à Lourdes. Cette assemblée, tenue à huis clos a permis aux évêques d’approfondir ensemble des sujets marquants pour l’Église en France.

Les évêques se sont retrouvés en carrefours autour de différentes questions que posent les prêtres venus d’autres pays et exerçant leur ministère dans les diocèses. A l’issue de ces travaux, l’Assemblée a voté le principe d’établir une charte, partagée par l’ensemble des diocèses, sur l’accueil et l’accompagnement des prêtres venus d’autres pays.

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Discours d’ouverture de l’Assemblée plénière de printemps 2016 par Mgr Pontier https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/discours-douverture-de-lassemblee-pleniere-de-printemps-2016-par-mgr-pontier Tue, 15 Mar 2016 14:19:01 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=21165 Discours d’ouverture de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France, à l’Assemblée plénière de printemps, le 15 mars 2016 à Lourdes.

Nous sommes entrés dimanche dans la quinzaine de la Passion. La semaine sainte est toute proche. L’Église va faire mémoire de la passion, de la mort, de la résurrection du Christ. C’est le sommet de l’année liturgique, le sommet de la vie du Christ : Il célèbre la Pâque avec ses disciples, Il leur lave les pieds en exemple de l’amour qui doit animer les vies humaines. Il leur partage sa prière. Du haut de la croix, Il implore le pardon pour l’humanité ; Il donne sa vie pour cela ; Il s’abandonne dans les bras du Père. Le troisième jour, Il apparaît ressuscité, vainqueur de la mort et du péché. Voilà où se fonde l’espérance chrétienne : nous sommes faits pour Dieu et nous allons en Lui.

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Discours d’ouverture de l’Assemblée plénière d’automne 2015 par Mgr Pontier https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/discours-douverture-de-lassemblee-pleniere-dautomne-2015-par-mgr-pontier Tue, 03 Nov 2015 09:20:58 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=20192 Discours d’ouverture de Mgr Georges Pontier,archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France, à l’Assemblée plénière d’automne, le 3 novembre 2015 à Lourdes.

La fête de la Toussaint que nous venons de célébrer dans nos diocèses a tourné nos regards vers l’accomplissement de la route humaine. La vision du désir et de l’œuvre de Dieu accomplie en Christ nous était proposée dans cette « foule immense que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues », vivant la fête éternelle, filiale et fraternelle auprès de Celui qui est source de toute vie et de tout amour. Un appel à la sainteté pour tous avons-nous dit à ceux qui nous écoutaient, un chemin de bonheur vécu selon les béatitudes !

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Assemblée plénière de novembre 2015

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Assemblée plénière de novembre 2015 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-novembre-2015 Tue, 03 Nov 2015 09:10:08 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=20187

L’Assemblée plénière d’automne des évêques de France se déroule du 3 au 8 novembre 2015, à Lourdes.

Elle réunit 118 évêques en activité dont 6 d’Outre-Mer. Sont aussi présents 16 évêques émérites ainsi que 5 évêques étrangers et plusieurs personnalités invitées. Sont présents également des membres de conférences de religieux et religieuses (Conférence des religieux et religieuses en France, Service des moniales et Conférence nationale des Instituts séculiers de France), les directeurs de Services nationaux de la CEF et des représentants d’autres Eglises
chrétiennes.
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Discours de clôture de l’Assemblée plénière d’automne 2014 par Mgr Pontier https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/discours-de-cloture-de-lassemblee-pleniere-dautomne-2014-par-mgr-pontier Sun, 09 Nov 2014 13:28:29 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=16505 Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, a prononcé le discours de clôture de l’Assemblée plénière d’automne à Lourdes, le 9 novembre 2014.

L’Assemblée plénière qui s’achève nous a permis de porter un regard sur des sujets de société importants et sur des aspects de la mission de notre Eglise sur lesquels il sera bon de revenir. L’apport de M. Gilles Kepel sur les événements touchant le monde de l’islam au loin et chez nous nous a fourni un éclairage riche et consistant. Le P. Thierry Magnin nous a ouvert des perspectives au sujet des technosciences et des questions philosophiques et éthiques liées à leur usage et à leur développement.

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Assemblée plénière de novembre 2014 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-novembre-2014 Tue, 04 Nov 2014 09:06:08 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=16465 Les évêques de France ont rendez-vous à Lourdes pour l’Assemblée plénière d’automne, du 4 au 9 novembre 2014. L’événement rassemble 200 personnes dont 117 évêques en activité, 14 évêques émérites et 11 évêques étrangers. 16 invités et 10 membres des services nationaux y participent. La CORREF et le Service des Moniales sont également représentés.

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Assemblée plénière d’avril 2014 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-davril-2014 Wed, 16 Apr 2014 16:46:43 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=12959 L’Assemblée plénière de printemps des évêques de France s’est déroulée à Lourdes, du 8 au 11 avril 2014.

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Assemblée des évêques de France : quels enjeux ? https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-des-eveques-de-france-quels-enjeux Wed, 09 Apr 2014 10:12:17 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=12126 Société, politique, famille… Les évêques de France réunis en assemblée plénière doivent apporter la lumière de l’Eglise sur de nombreux sujets, souvents délicats, dans un contexte de crise générale.

Nombreux sont les thèmes qui vont être abordés à Lourdes, durant l’assemblée plénière des évêques de France des 8-11 avril 2014 : avortement vu sous l’angle de l’éducation affective et sexuelle et de la prévention, préparation au mariage dans le contexte de la nouvelle évangélisation, formation des séminaristes et répartition des séminaires sur le territoire français, mission de l’économe diocésain, synthèse nationale préparatoire au synode sur la famille…

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Discours d’ouverture de l’Assemblée plénière d’avril 2014 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/discours-douverture-de-lassemblee-pleniere-davril-2014 Tue, 08 Apr 2014 08:06:05 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=12098

Archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier, Président de la Conférence des évêques de France, a prononcé le discours d’ouverture de l’Assemblée plénière à Lourdes. (vidéo)

Chers Frères et Amis,
Le temps de la Passion
Poursuivant notre marche de Carême, nous sommes entrés ce dimanche dans la quinzaine de la Passion. Avec l’Eglise entière, notre prière, nos regards, se portent sur le Christ, vivant les derniers jours de sa vie terrestre : jours d’amitié et de dialogue intime avec ses disciples, jours exposés pendant lesquels « les pensées secrètes des cœurs vont être révélées » : la versatilité d’une foule malléable à souhait, la hargne sans scrupule de la plupart des responsables accrochés à leur pouvoir, la peur et la lâcheté de ses disciples renforcées par leur incompréhension du mystère pascal, la fidélité de Marie, des saintes femmes et de Jean, le disciple bien-aimé. Et Jésus avance, uni sans faille à son Père et consentant au projet de salut des hommes par l’enfouissement d’une puissance d’amour, de vie et de pardon qui va triompher de toute peur, de toute haine, de tout désespoir, et même de la mort. Quelle beauté divine cachée sous le visage du Fils bien-aimé fait homme, qui avance libre et vainqueur sous les traits du Juste persécuté et abandonné !
Et dans douze jours, nous chanterons alléluia, donnant foi et confiance à ce Dieu dont l’amour infini pour les hommes ouvre un sens inespéré à nos vies humaines et à celle de l’humanité entière : le chemin du bonheur traverse épreuves, échecs, rejets, menaces, persécutions, chutes, déshumanisation. Le crucifié ressuscité est le premier-né d’une multitude de frères, le prophète de la fraternité humaine qui se construit par une vie donnée, une victoire en soi-même contre les puissances de mal et de mort. Quel profond mystère, chers frères ! C’est bien celui que nous contemplons, dont nous mesurons toute la richesse, dont nous essayons de vivre, que nous voulons annoncer à tous. Comme le Christ nous venons de Dieu et nous allons vers Lui ! Nous nous réjouissons de voir à l’œuvre aujourd’hui la puissance du Ressuscité dans le cœur de ceux et celles qui découvrent son amour, sa patience, sa persévérance, son pardon ! Avec plus de 3600 catéchumènes, dans la nuit de Pâques, nous proclamerons : « Christ est ressuscité ! Il te baptise ! Il répand sur toi son Esprit Saint, Il se donne à toi comme nourriture d’amitié et d’espérance pour ta marche ici-bas. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. Vivez en enfants de lumière ». Quelle joie d’être témoin de l’œuvre de l’Esprit qui vient constituer en frères et sœurs, des hommes et des femmes dont la vie ne laissait pas percevoir qu’il en serait ainsi tant sont divers leurs âges, leurs origines sociales et culturelles, leurs chemins parcourus ! Quel beau message de fraternité humaine universelle ! Cette joie ne nous fait pas oublier le nombre trop grand d’hommes et de femmes qui partout dans le monde ont une vie trop dure, trop injuste, trop inhumaine : victimes d’inégalités profondes dans toutes les sociétés, victimes de guerres de toutes sortes, victimes de trahison, de calomnies, de rejets, de violences indicibles. Que de souffrances ! Que d’hommes et de femmes et même d’enfants qui connaissent des conditions de vie indignes. Comment ne pas avoir une pensée pour nos frères chrétiens qui célèbreront ces jours de la Passion dans la conscience de vivre eux aussi un chemin de croix qui n’en finit pas : chrétiens de Syrie, des pays du Moyen-Orient, de Centrafrique, du Mali, d’Irak et de bien d’autres endroits du monde. Comment ne pas penser à ce que vivent les Ukrainiens ? La présence parmi nous de Monseigneur Borys Gudziak nous rend proche ce que vit le peuple d’Ukraine. Nous l’avons assuré et nous l’assurons encore de notre prière fraternelle, ainsi que d’ailleurs Monseigneur Jean Teyrouz, Evêque de l’éparchie de Sainte Croix de Paris des Arméniens catholiques de France et Monseigneur Maroun Gemayel, évêque de l’Eparchie maronite de France. Ils témoignent au milieu de nous de la souffrance des populations arméniennes, libanaises, syriennes et de toutes celles touchées par ce trop long conflit en Syrie. Combien de temps encore auront-ils le sentiment que le reste du monde demeure indifférent à leur sort ? Combien de temps encore ces peuples vont-ils douter de la réelle solidarité et fraternité humaine ? Oui, la mondialisation de l’indifférence alourdit leurs épreuves. Le sentiment de l’impuissance de la communauté internationale met à jour les égoïsmes d’une humanité qui oublie les exigences de la justice, du droit et de la solidarité.

Nous comprenons la forte insistance que le Pape François a donnée à la dimension sociale de l’évangélisation dans l’Exhortation apostolique « La joie de l’Evangile », qui fait suite au synode sur « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi ». Il a pu ainsi écrire dans le chapitre intitulé « La dimension sociale de l’évangélisation » au numéro 183 : « Nous aimons cette magnifique planète où Dieu nous a placés, et nous aimons l’humanité qui l’habite, avec tous ses drames et ses lassitudes, avec ses aspirations et ses espérances, avec ses valeurs et ses fragilités. La terre est notre maison commune et nous sommes tous frères. Bien que « l’ordre juste de la société et de l’État soit un devoir essentiel du politique », l’Église « ne peut ni ne doit rester à l’écart dans la lutte pour la justice. » (Benoît XVI, Deus Caritas est, n° 28).

 

Une société en quête de confiance

Nous sortons en France d’une période d’élections municipales avant d’entrer dans celle des élections européennes. Les premières, les élections municipales, reflètent la perception de l’état de la société par le plus grand nombre, d’autant plus que la commune est le lieu des solidarités de proximité où se jouent le vivre-ensemble et la recherche du bien commun. On peut se réjouir du grand nombre de candidats qui se sont proposés aux suffrages de leurs concitoyens. Un sur 50 Français, a-t-on pu lire ! Beaucoup ont désiré s’investir dans la marche de leur commune et ont eu soif de prendre des responsabilités. Toutefois, le nombre important d’abstentionnistes ne peut pas nous faire oublier la lassitude, le désarroi, la peur de l’avenir d’un très grand nombre de nos concitoyens. Il faudra du temps, de la générosité, de la probité de vie, du sens du bien commun pour que beaucoup retrouvent confiance et espoir. On peut penser à ceux qui sont en attente des biens essentiels : logement, travail, éducation, santé, statut légal bien plus que des changements sociétaux qu’on a voulu imposer au risque de diviser encore la société. Nous voulons encourager les nouveaux élus à mettre au centre de leurs préoccupations les personnes les plus fragiles et vulnérables, afin de contribuer à bâtir une société plus humaine et plus fraternelle. Nous voulons les inviter au choix d’une vie exemplaire qui redonne confiance en la classe politique fragilisée par la complexité des défis à relever et par des comportements individuels décevants et irresponsables. Les élections européennes se profilent à l’horizon. J’ai eu l’occasion de m’exprimer à ce sujet lors de l’assemblée de novembre. Les instances européennes de l’Eglise l’ont fait plus récemment. Les événements d’Ukraine viennent mettre à jour les espoirs que donne l’Europe dans sa réalité politique à la plus grande partie de cette nation et aussi la fragilité et la lenteur de ses institutions, aggravées par les crises économiques que nous traversons. À une époque où la mondialisation est devenue une réalité, on ne peut se replier sur des intérêts ou des recherches identitaires strictement nationales. L’avenir et l’espoir ne sont pas de ce côté, mais bien dans la capacité des pays européens à relever ensemble les défis qui s’offrent à eux par un chemin de dialogue, de concertation, d’accords pour échapper aux violences multiformes dont la guerre est le symbole le plus fort. Et cela, bien sûr, sans que nul ne soit obligé de perdre sa conscience d’être citoyen de tel ou tel pays. Nous encourageons encore une fois nos concitoyens à montrer par leur vote leur confiance en cette Europe de la paix et de la solidarité, en cette année où nous allons entrer dans le souvenir douloureux de la Première Guerre mondiale qui a marqué si cruellement notre continent européen et l’histoire de nos familles et de notre pays.
 
 

La canonisation des Papes Jean XXIII et Jean-Paul II : Lire les signes des temps

Dans à peine trois semaines, le Pape François canonisera deux de ses prédécesseurs : les Papes Jean XXIII et Jean-Paul II. Tous deux ont marqué profondément la vie de l’Eglise et celle du monde. Jean XXIII a convoqué le Concile Vatican II qui fut, selon le mot de Jean-Paul II, « la grandegrâce dont l’Eglise a bénéficié au XXème siècle : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence. » (Novo Millennio Ineunte, n° 57). Il a invité l’Eglise à savoir lire les « signes des temps ». Il s’est élevé contre « les prophètes de malheur » et a ouvert cette attitude de dialogue que le Pape Paul VI a poursuivie avant que Jean-Paul II ne nous conduise à la vivre en nous appuyant sur la lumière du Christ, Rédempteur des hommes. « N’ayez pas peur. Ouvrez toutes grandes les portes au Christ. », s’est-il écrié lors de l’homélie de la Messede son intronisation. Cette lecture des signes des temps, le Pape François nous invite à la poursuivre dans sonExhortation apostolique « La joie de l’Evangile » : « Je ne crois pas qu’on doive attendre dumagistère papal une parole définitive ou complète sur toutes les questions qui concernent l’Eglise et le monde. Il n’est pas opportun que le Pape remplace les Episcopats locaux dans le discernement de toutes les problématiques qui se présentent sur leurs territoires. En ce sens, je sens la nécessité de progresser dans une « décentralisation » salutaire. » (n° 16). Et plus loin, il ajoute : « J’exhorte toutes les communautés à avoir « l’attention constamment éveillée aux signes des temps ». Il s’agit d’une responsabilité grave, puisque certaines réalités du temps présent, si elles ne trouvent pas de bonnes solutions, peuvent déclencher des processus de déshumanisation sur lesquels il est ensuite difficile de revenir. Il est opportun de clarifier ce qui peut être un fruit du Royaume et aussi ce qui nuit au projet de Dieu. » (n° 51) Il nous invite à aller au-delà d’un regard purement sociologique pour nous situer « dans la ligne d’un discernement évangélique. C’est le regard du disciple-missionnaire qui « est éclairé et affermi par l’Esprit Saint. » (n° 50)
 
 

Appelés à discerner

Un discernement évangélique : n’est-ce pas ce à quoi nous sommes invités en ce temps qui est le nôtre ? Notre société souffre. Elle est en interrogation. En son sein, les baptisés eux-mêmes sont habités par des questionnements profonds qui peuvent les déstabiliser, les raidir, les fragiliser. Les questions de société sont profondes. Elles touchent le respect de la vie, celui des enfants, la conception du mariage, la fin de vie et finalement l’homme lui-même, dans son être profond, et à cause des possibilités qu’offrent les découvertes récentes de la recherche sur le génome humain. Elles touchent encore les questions de justice, de partage des biens, de respect de la personne des salariés réduite trop souvent à « une variable d’ajustement », d’accueil des étrangers, du vivre-ensemble dans notre société désormais pluraliste. L’avenir ne peut être dans la promotion des comportements eugéniques ni dans la perpétuation d’un ordre économique qui exclut trop de membres de nos sociétés. 
Que veut nous dire l’Esprit à travers ces évolutions, ces questionnements, ces souffrances, ces enthousiasmes ? Que veut-il que nous disions au nom du bien de l’homme et de tout l’homme ? Quelle est la juste manière de vivre en chrétien dans cette société ? Les moyens de communications modernes, le développement des réseaux sociaux avec un emploi parfois marqué par la violence, l’irresponsabilité et la fermeture à tout dialogue, tout cela modifie profondément les comportements individuels et collectifs. Le rapport de force dans une époque où le législatif n’est plus inspiré par les valeurs qui ont fait notre société peut être ce qui est recherché au détriment de tout effort de réflexion, de confrontation, de conversion même. Nous-mêmes, évêques, nous sommes souvent sollicités ou même requis pour donner caution à des initiatives de tous ordres. Le risque d’être instrumentalisé ou d’instrumentaliser mérite discernement et échange. Notre ministère trouve son inspiration dans la Parole de Dieu, la réflexion de l’Eglise, la communion épiscopale, l’écoute spirituelle de ce que construit et inspire l’Esprit. Il y a vingt ans, nous avons su engager une vaste réflexion sur « la proposition de la foi dans la société actuelle ». Le contexte dans lequel nous vivons a bougé. La crise financière, économique, sociale et politique a fait son œuvre. Le pluralisme s’est installé dans notre pays de façon durable. Les évolutions sociétales déstabilisent et divisent. Les progrès des connaissances sur l’homme, si elles ouvrent la perspective de progrès thérapeutiques ne ferment pas la porte à des usages inhumains, irrespectueux de la dignité de l’homme. Beaucoup viennent vers l’Eglise, conduits par l’Esprit de Dieu, pour vivre une expérience spirituelle et trouver une lumière pour avancer dans l’espérance et la fraternité. Ils attendent beaucoup de nous.
Nous leur redisons cet amour de Dieu pour chacun et nous annonçons l’appel du Christ à construire un monde juste et fraternel. Notre foi est porteuse d’une espérance dont le monde a besoin. Comment poursuivre ou renouveler notre discernement pastoral, notre engagement pour l’homme, pour tous les hommes à la lumière de l’Evangile, du Christ ? Le temps n’est-il pas venu de l’entreprendre ensemble ?
Voilà bien des questions dont il faut nous parler pour enrichir notre regard, nous soumettre à la Parole de Dieu et tenir notre place dans la conduite du peuple de Dieu. « Ne nous laissons pas voler l’espérance ! », écrit le Pape François au n° 86 de son Exhortation apostolique « La Joie de l’Evangile », et il ajoute : « L’idéal chrétien invitera toujours à dépasser le soupçon, le manque de confiance permanent, la peur d’être envahi, les comportements défensifs que le monde actuel nous impose… L’Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps. La foi authentique dans le Fils de Dieu fait chair est inséparable du don de soi, de l’appartenance à la communauté, du service, de la réconciliationavec la chair des autres. Dans son incarnation, le Fils de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse. » (n° 88)
 
 

La puissance de la faiblesse

Durant cette session, nous accueillerons Monsieur Jean Vanier. On ne le présente pas. L’occasion heureuse nous est fournie par le 50ème anniversaire de la fondation de l’Arche. Sa rencontre de la fragilité et du handicap a bouleversé sa vie. Il est devenu le témoin émerveillé d’une parole humanisante jaillie du plus profond de l’épreuve, de la souffrance, du handicap. Vivre avec les plus fragiles permet de s’ouvrir à des valeurs spirituelles ignorées jusque-là. L’humanisation de la société ne viendra pas de pratiques eugéniques en début de vie, ni d’assistance au suicide en fin de vie. Elle vient de la compassion, du partage de la vie, du toucher et du « se laisser toucher », du verbal et du non-verbal, de l’humilité et du service. Eliminer l’autre ne sera jamais une solution humaine. S’il y a des choses à éliminer, elles le sont dans nos comportements marqués par l’égoïsme, la peur, le manque de justice ou de compassion. Puisse se faire entendre la parole des plus faibles et de ceux qui vivent avec eux. Puisse-t-elle réveiller nos consciences pour que nous bâtissions un monde plus fraternel et moins dur. Souvent la famille est le lieu de ces soutiens admirables. Elle est la première école de la vie, le lieu de l’apprentissage du respect, de la place faite à celui qui est différent, des solidarités les plus immédiates et naturelles. Le Pape François nous engage dans une grande réflexion, à laquelle le plus grand nombre ont été associés. Le récent consistoire a permis un premier échange entre cardinaux. Les deux assemblées synodales de 2014 et 2015 permettront d’examiner les défis de la famille dans le contexte de l’évangélisation. Dans sa mission d’accompagnement de l’humanité, l’Eglise veut à la fois redire une parole reçue du Christ qui indique le chemin d’un bonheur durable et en même temps accompagner dans cette recherche ceux et celles que l’épreuve ou l’échec ont blessés. Beau et nécessaire défi : montrer le chemin et relever celui qui est tombé ! La pastorale familiale, dans la diversité de ses composantes, met en œuvre cette mission avec bien d’autres. Nous leur exprimons notre encouragement et notre reconnaissance. Mais la plus belle page de ce message est écrite par la vie des couples chrétiens, qui avec réalisme, joie et courage donnent le témoignage du bonheur que procure une vie de famille fidèle, accueillante à la vie, riche en pardon et en engagement, pétrie par l’amour.
 
 

Le Pèlerinage du Pape François en Terre Sainte

Un grand moment de vie d’Eglise nous attend dans quelques semaines. Le Pape François va se rendre en Terre Sainte sur les pas du Christ en pèlerin de paix, d’unité et d’espérance. Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal vient de présenter ainsi ce moment : « Le point culminant de ce pèlerinage sera l’accomplissement de son vœu le dimanche soir, le 25 mai, dans l’église du Saint-Sépulcre, église de la Résurrection. Le Pape a annoncé, un peu plus tôt cette année, le 6 janvier : « Si Dieu le veut, j’irai en pèlerinage en Terre Sainte. Le but principal est de commémorer la rencontre historique entre le pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras, qui a eu lieu il y a exactement 50 ans ». Nous attendons avec impatience l’étreinte du Saint Père avec le Patriarche orthodoxe de Constantinople, Bartholomée, ainsi qu’avec nos frères ici à Jérusalem : le Patriarche grec orthodoxe Théophilos et le Patriarche arménien Noorhan et tous les chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem. Nous sommes appelés à être un et le Pape vient nous le rappeler et renouveler notre esprit d’unité et d’amour fraternel. » Dans nos Eglises diocésaines, en proximité avec ce pèlerinage, nous prierons pour l’unité, pour la paix en cette terre tellement sainte et pour la réussite spirituelle de ce grand moment d’Eglise, porteur d’espérance.
 
 

Marie, étoile de l’évangélisation

Permettez-moi d’emprunter à notre Pape François ces mots de conclusion. Au terme de sonexhortation apostolique « La joie de l’Evangile », le Saint-Père nous présente Marie comme étoile de la nouvelle évangélisation. Il écrit au n° 288 : « Il y a un style marial dans l’activité évangélisatrice de l’Eglise. Car chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. En la regardant, nous découvrons que celle qui louait Dieu parce qu’ « il a renversé les puissants de leurs trônes » et « a renvoyé les riches les mains vides » (Lc 1, 52-53) est la même qui nous donne de la chaleur maternelle dans notre quête de justice. C’est aussi elle qui « conservait avec soi toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Lc 2,19).
Puisse-t-elle accompagner nos travaux de ces jours en ce lieu où elle a regardé la petite Bernadette comme on regarde une personne.
 
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Mgr Podvin : « L’Eglise reçoit de son Seigneur un prophétisme qui la rend libre » https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/mgr-podvin-leglise-recoit-de-son-seigneur-prophetisme-qui-la-rend-libre Mon, 07 Apr 2014 15:11:08 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=12078 A la veille de l’ouverture de l’Assemblée plénière à Lourdes, du 8 au 11 avril 2014, Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, aborde le contexte et les enjeux du rendez-vous de printemps.

Dans quel contexte l’Assemblée plénière s’ouvre-t-elle à Lourdes ?

Mgr Bernard PodvinLe partage dit « d’actualité » que connaîtront nos évêques sera évidemment marqué par le contexte difficile dans lequel vivent les gens: le chômage fragilise la raison sociale tandis que les réformes sociétales font baigner dans le relativisme éthique. Faut-il s’étonner que l’abstention soit la triste « signature » de ce climat, lors d’élections de proximité qui, pourtant, jusqu’à présent étaient mobilisatrices ? Dans ce désarroi, le dialogue entre Église et société (mais également entre croyants) est de plus en plus vital. N’être ni une Église forteresse ni une Église caméléon, mais une Église sacrement ! 

Dans l’hémicycle, les évêques accueilleront cette semaine plusieurs nouveaux visages tout récemment ordonnés ou nommés. Ils procèderont à un bon nombre d’élections et réélections de présidents de Conseils et commissions.
Il est de tradition que l’Assemblée plénière de Printemps soit moins longue que celle de novembre. Si l’expression n’était galvaudée, je dirais « court mais intense! »
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Retour avec Mgr Nourrichard sur l’Assemblée plénière des Evêques https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/retour-avec-mgr-nourrichard-sur-lassemblee-pleniere-des-eveques Wed, 11 Dec 2013 11:31:18 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=11181 La revue du diocèse « Eglise d’Evreux »  a rencontré Mgr Nourrichard,  à son retour de l’Assemblée plénière qui s’est tenue à Lourdes du 4 au 10 novembre 2013.
Mgr Pontier, nouveau président de la Conférence des Evêques de France (C.E.F.), dans son discours de clôture a rappelé tous les sujets travaillés au cours de cette assemblée.
Les échanges, réflexions et partages ont été nombreux et riches. Tout d’abord sur l’actualité, et plus particulièrement sur les situations difficiles des hommes et des femmes de notre temps. Les souffrances et difficultés occasionnées par la crise économique. Le constat est fait de la montée de la violence dans les attitudes des uns et des autres.

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Les évêques dessinent une Église de France proche de ceux qui souffrent https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/les-eveques-dessinent-une-eglise-de-france-proche-de-ceux-qui-souffrent Tue, 12 Nov 2013 15:17:54 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10869 L’assemblée plénière de la Conférence des évêques de France s’est achevée dimanche. Pendant une semaine, l’épiscopat s’est montré soucieux de la souffrance des Français dans la crise.

« Entendre les cris de ceux et celles qui souffrent est une de nos premières missions. » Cette phrase de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, en clôture de l’assemblée plénière, dimanche à Lourdes, est révélatrice de l’approche que l’épiscopat français a de la crise sociale. S’il s’agissait, pour le président de la Conférence épiscopale, en réponse aux récents projets gouvernementaux , de se faire l’écho« des souffrances multiformes de femmes ayant connu un avortement », cette attention à ceux qui souffrent a traversé l’ensemble des débats pendant la semaine lourdaise.

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Ce que les évêques français se sont dit à Lourdes https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/ce-les-eveques-francais-se-sont-dit-a-lourdes Mon, 11 Nov 2013 15:46:42 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10857 Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, a présidé pour la première fois l’assemblée plénière de la Conférence des évêques de France (CEF) dont la session d’automne s’est tenue à Lourdes du 5 au 10 novembre.

Revue de détail des principaux thèmes abordés et de la tonalité des débats.

LA FORMATION DES PRÊTRES

L’EUROPE

LE PHÉNOMÈNE SOCIAL DE L’AVORTEMENT

LA PRÉPARATION AU MARIAGE

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Conférence des évêques de France – Clôture de l’Assemblée plénière de novembre 2013 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/conference-des-eveques-de-france-assemblee-pleniere-de-novembre-2013-2 Sun, 10 Nov 2013 13:44:58 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10830 Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, a prononcé le discours de clôture dimanche 10 novembre 2013, à Lourdes. Il a présidé la messe télévisée grâce au Jour du Seigneur (France 2). ]]> Comment va l’Église en France ? https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/comment-va-leglise-en-france Sat, 09 Nov 2013 14:57:49 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10825

Regard sur la situation actuelle de l’Eglise catholique en France, entre crise et renouveau. Manque de prêtres, vieillissement des fidèles mais aussi dynamisme des générations JMJ, engagements dans la société : Quel avenir dans le monde rural et urbain, parfois hostile sinon indifférent ? De quoi les communautés chrétiennes ont-elles besoin pour vivre et transmettre l’Evangile ? Où sont les obstacles ? Quel rôle et quelle influence des catholiques en France ? Sur ces questions fondamentales, franc-parler et fraternité épiscopale ne sont pas contradictoires. Depuis Lourdes, trois évêques confrontent leurs analyses sur la vie quotidienne des paroisses et leurs expériences de terrain. Une édition spéciale présentée par Etienne Loraillère.

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Mgr Georges Pontier : « Il ne faut pas laisser l’Etat nous imposer une seule manière d’être » https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/mgr-georges-pontier-il-ne-faut-pas-laisser-letat-nous-imposer-une-seule-maniere-detre Fri, 08 Nov 2013 17:22:33 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10809 Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, était hier l’invité de l’émission « Face aux chrétiens », animée par Frédéric Mounier et coproduite avec KTO.

 

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Une invitation de l’Eglise catholique à « rencontrer Jésus » sur jesus.catholique.fr https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/rencontrer-jesus-2 Thu, 07 Nov 2013 14:06:42 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10796 Le 7 novembre 2013, au cours de leur Assemblée plénière, les évêques de France ont annoncé le lancement d’un site internet de référence sur Jésus :www.jesus.catholique.fr.

Conscients que « les réseaux et les nouveaux médias ne sont pas seulement un moyen d’évangélisation, mais un espace de vie où l’Évangile doit être porté » [1] et constatant la multiplicité des recherches sur Jésus sur internet [2], les évêques ont souhaité proposer un site dédié au Christ.

Une invitation à rencontrer Jésus

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Face au manque de prêtres, les évêques s’organisent https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/face-au-manque-de-pretres-les-eveques-sorganisent Thu, 07 Nov 2013 10:39:01 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10791 Les évêques, réunis du 5 au 10 novembre à Lourdes en Assemblée plénière, cherchent à sensibiliser les communautés chrétiennes aux conséquences concrètes du manque de prêtres.

Ils évoquent clairement cette question cruciale, comme l’ont montré plusieurs messages publiés ces derniers mois.

Certains renoncent à demander un évêque auxiliaire et la plupart ne confient plus de charges administratives ou organisationnelles à leurs prêtres.

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Une lettre du Pape François https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/une-lettre-du-pape-francois Wed, 06 Nov 2013 14:30:43 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10780 Réunis en Assemblée plénière à Lourdes jusqu’au 10 novembre, les évêques de France ont reçu le soutien du Pape François. Celui-ci a répondu à une lettre du Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille.


Lettre du Pape François à Mgr Pontier

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L’Église de France, dans le sillage du pape François https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/leglise-de-france-dans-le-sillage-du-pape-francois Wed, 06 Nov 2013 07:36:30 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10765 Mgr Georges Pontier a ouvert mardi 5 novembre la session d’automne de l’assemblée plénière des évêques, qui se tient à Lourdes jusqu’au 10 novembre.

Pour son premier discours comme président de la conférence épiscopale, l’archevêque de Marseille a adopté un ton résolument social.

À la suite du pape François, il appelle les catholiques de France à être proches des pauvres et des étrangers et à montrer l’exemple d’une société qui n’exclut pas.

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Conférence des évêques de France – Ouverture de l’Assemblée plénière https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/conference-des-eveques-de-france-ouverture-de-lassemblee-pleniere Tue, 05 Nov 2013 10:00:12 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10753 L’épiscopat est à Lourdes du 5 au 10 novembre pour l’Assemblée plénière d’automne. Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, a prononcé le discours d’ouverture.  ]]> Chaque chose en son temps https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/chaque-chose-en-son-temps Wed, 16 Oct 2013 10:14:31 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=10537 Depuis plusieurs jours, est médiatisée l’information selon laquelle la prière du Notre Père changerait « immédiatement » dans la pratique des croyants. Apportons les précisions suivantes : 
Il y a 17 ans, les conférences épiscopales francophones ont demandé de mettre en chantier une traduction intégrale de la Bible à usage liturgique. En effet, au lendemain du Concile, seuls les textes utilisés pour la Messe et les sacrements ont été traduits en français. Cette traduction post conciliaire méritait aussi une révision. La traduction, à paraître le 22 novembre prochain, est cette version intégrale et révisée. Parmi les modifications remarquables figure cette demande du Notre Père : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation » qui remplace « Ne nous soumets pas à la tentation ». Rien ne change actuellement pour la prière du Notre Père, y compris à la Messe. Un changement pourra intervenir dans quelques années lorsqu’entrera en vigueur la nouvelle traduction du Missel Romain, qui est encore en chantier. 
Comme l’écrivait Saint Jacques : « Que nul, quand il est tenté, ne dise que sa tentation vient de Dieu ». Communier à la prière du Christ de cette manière réjouira donc les croyants… le moment venu. 
L’intérêt journalistique pour le Notre Père est positivement révélateur du sens populaire de la principale prière des chrétiens. Mais la pendule des rédactions est un peu en avance sur celle des églises !

Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France

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Assemblée plénière de printemps https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-printemps-suite Thu, 18 Apr 2013 09:55:27 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=7945 Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, a été élu président de la Conférence des évêques de France, Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier et Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis ont été élus vice-présidents. Ils prendront leurs fonctions le 1er juillet 2013.

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Mgr Georges Pontier, nouveau président de la Conférence des évêques de France https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/mgr-georges-pontier-nouveau-president-de-la-conference-des-eveques-de-france Wed, 17 Apr 2013 16:45:10 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=7950 L’archevêque de Marseille a été élu, mercredi 17 avril, président de la Conférence des évêques de France, pour trois ans. Cet homme de terrain, qui succède au cardinal André Vingt-Trois, est réputé pour son sens du dialogue.

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Les évêques appellent à poursuivre la résistance pacifique contre le mariage pour tous https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/les-eveques-appellent-a-poursuivre-la-resistance-pacifique-contre-le-mariage-pour-tous Wed, 17 Apr 2013 05:58:07 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=7940 Le projet de loi sur le « mariage pour tous » est examiné en deuxième lecture à l’Assemblée nationale à partir de mercredi 17 avril.

Ouvrant mardi 16 avril l’Assemblée plénière de l’épiscopat, le cardinal André Vingt-Trois a rappelé que refuser la différence créait une frustration qui « débouche un jour ou l’autre sur la violence ».

Face à la « radicalisation » du mouvement d’opposition au projet mise en avant par le gouvernement, les évêques dénoncent toute forme violente de manifestation.

« Nous ne pouvons pas rester muets devant les périls. » Ouvrant mardi 16 avril l’assemblée plénière de printemps de la Conférence des évêques de France, qui se tient exceptionnellement à Paris jusqu’à jeudi, le cardinal André Vingt-Trois a relayé la grande fermeté avec laquelle les évêques de France continuent de soutenir l’opposition au « mariage pour tous ». En niant la différence entre les sexes, a déclaré le cardinal Vingt-Trois, les promoteurs du « mariage pour tous » contribuent à ce que « se prépare une société de violence ».

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Dossier : Le mariage et l’adoption pour des personnes de même sexe

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Assemblée plénière de printemps https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-de-printemps Tue, 16 Apr 2013 12:11:55 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=7925 Le rendez-vous de printemps des évêques s’est ouvert à Paris. L’Assemblée sera notamment marquée par des élections, pour renouveler certaines instances de la Conférence des évêques de France, dont la Présidence et le Conseil Permanent. Le cardinal Vingt-Trois a prononcé le discours d’ouverture.

 
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Cardinal Vingt-Trois : « On n’est pas français et automatiquement catholique » https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/cardinal-vingt-trois-on-nest-pas-francais-et-automatiquement-catholique Mon, 15 Apr 2013 16:00:23 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=7909
© esprit-photo.com

Il dresse un état de l’Église de France, entre mobilisation contre le « mariage pour tous » et avenir des communautés chrétiennes.

Il y a un an, La Croix qualifiait l’Église en France  de « fragile mais vaillante ». Vous retrouvez-vous dans cette formule ?

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Dossier Assemblée plénière d’avril 2013

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Assemblée plénière des évêques (fin) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-des-eveques-suite-3 Thu, 08 Nov 2012 11:42:17 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=4134 Le rendez-vous d’automne des évêques de France touche à sa fin. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, Président de la Conférence des évêques de France prononcé le discours de clôture.

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Assemblée plénière des évêques (suite) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-des-eveques-suite-2 Wed, 07 Nov 2012 10:08:52 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=4085 L’Assemblée plénière des évêques d’automne se déroule à Lourdes jusqu’au jeudi 8 novembre 2012. ]]> Assemblée plénière des évêques (suite) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-des-eveques-suite Mon, 05 Nov 2012 18:06:44 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=4018 A 48 ans, le nouvel auxiliaire de Strasbourg est le plus jeune des évêques français présents à Lourdes pour l’Assemblé plénière d’automne, du 3 au 8 novembre. Après trois ans à Rome, il a retrouvé le terrain pastoral et l’Alsace, son diocèse d’origine.

 
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Assemblée plénière des évêques à Lourdes https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/assemblee-pleniere-des-eveques-dautomne Sun, 04 Nov 2012 07:26:36 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=3964 Ce samedi 3 novembre s’est ouverte l’Assemblée plénière d’automne des évêques de France. 

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