Vatican – Paroisse Sainte Marie du Pays de Verneuil https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com Blog et Site Internet Tue, 21 Jul 2026 13:28:52 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/wp-content/uploads/2020/06/cropped-LOGO-Paroisse-Verneuil-sur-Avre-2020_600px-32x32.png Vatican – Paroisse Sainte Marie du Pays de Verneuil https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com 32 32 L’Église de France envisage des recours contre l’aide à mourir https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/leglise-de-france-envisage-des-recours-contre-laide-a-mourir Tue, 21 Jul 2026 13:26:13 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53986 À Paris, l’Assemblée nationale a définitivement adopté, mercredi soir 15 juillet, la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Un texte auquel, tout au long des 4 dernières années de débat, l’Église s’est opposée, estimant qu’un frère ne peut donner la mort à d’autres frères.

Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

Mercredi soir, peu après l’adoption définitive de la loi sur le droit à l’aide à mourir, l’Église de France regrettait un choix en rupture avec la longue tradition du soin dont la vocation est de soulager la souffrance et d’accompagner chaque personne jusqu’au terme naturel de sa vie. Les évêques rappellent leur participation au dialogue autour de ce débat depuis 4 ans, soulignant l’expérience multiséculaire de l’Église dans l’accompagnement des malades, des mourants et de leurs familles. Ils estiment que les effets d’une telle législation modifieront le rapport à la vulnérabilité, à la vieillesse, au handicap ou à la maladie. Mais ils ne baissent pas les bras, l’histoire n’est pas terminée, estiment-ils. Un nombre significatif de recours est possible. Entretien avec Mgr Mathieu Rougé, évêque de Nanterre et porte parole des évêques de France sur la fin de vie.

Mgr Matthieu Rougé, concernant la clause de conscience, comment s’articule-t-elle pour les établissements catholiques?

La loi, telle qu’elle est votée, prévoit une clause de conscience pour les médecins. Cependant, il est dommage qu’elle ne prévoit pas une clause de conscience pour les pharmaciens qui, en cas de suicide assisté à domicile, serviront bon gré mal gré de lieu de dépôt du produit létal. En revanche, le point le plus préoccupant, au-delà du fait même de l’autorisation d’euthanasie assistée, c’est que les établissements dont la charte éthique ou le passé confessionnel réprouve la pratique d’euthanasie, seront tenus de l’accueillir dans leurs murs. Il ne s’agit pas d’une clause de conscience parce que la conscience touche la personne. Il s’agit d’une clause d’établissement.

Sur ce point, le gouvernement avait donné quelques assurances à l’épiscopat français qui n’ont pas pour l’instant été tenues. Il y a beaucoup de préoccupation de la part d’établissements congréganistes ou d’origine congréganiste. Je pense en particulier aux Petites Sœurs des pauvres, mais aussi aux sœurs de saint Thomas de Villeneuve, protecteur des maternités catholiques. Il y a aussi des établissements comme Jeanne Garnier à Paris. Il faut vraiment espérer que dans les semaines qui viennent, les différents recours permettront que soit effectivement établie une clause d’établissement, pour que les établissements dont l’histoire, le présent ou la charte éthique réprouvent la mort provoquée, puissent persévérer dans leur mission et dans leur éthique.

Quelle peut-être aujourd’hui la parole de l’Église de France?

Mercredi 15 juillet, la Conférence des évêques a publié un communiqué signé par le président et deux vice-présidents de la conférence, qui exprime à la fois notre tristesse et notre préoccupation. Dans ce genre de loi, on ne mesure pas toutes les conséquences en termes de fraternité, de vie en société, d’élargissement progressif des critères. Il faut donc une grande vigilance. Maintenant, il s’agit d’avancer, notamment en veillant sur la liberté effective des établissements, sur le respect de leur charte éthique, en encourageant et en suivant de très près tous les recours que j’ai mentionnés.

Il y a des personnes en situation de solitude, de faiblesse, de vulnérabilité, qui sont isolées, seules et qui ne peuvent pas être accompagnées. Devant une question fondamentale de la vie humaine, ces personnes vont se retrouver seules face à un choix en fin de vie: vivre ou mourir…

La réponse des chrétiens au vote d’une loi comme celle-ci n’est pas seulement une réprobation morale, c’est aussi une exigence d’engagement. Voilà pourquoi, dans le communiqué que nous avons publié mercredi soir et dans les différentes prises de parole des uns ou des autres, avant même le vote de la loi, mais plus encore après, nous encourageons au maximum les chrétiens à s’engager toujours davantage auprès des personnes en situation de fragilité, dans la solitude et la précarité. C’est d’abord par la fraternité active que nous répondrons au désir d’en finir, qui parfois traverse le cœur de personnes en grande difficulté et en grand isolement. Notre réponse n’est pas seulement de l’ordre de la posture morale, elle est fondamentalement de l’ordre de l’engagement fraternel. C’est vraiment cela que nous voulons dire. Que les chrétiens de France, au-delà de la loi qui n’est jamais que la loi, s’engagent toujours davantage sur un chemin de fraternité. C’est ce qui nous permettra d’éviter que la mort provoquée prenne une place démesurée dans notre pays.

Dans deux mois, la France recevra la visite du Pape Léon XIV. Quelle parole de sa part attendez-vous sur cette question?

Alors, je suis sûr que le Pape va nous dire des choses très importantes dans beaucoup de domaines, et notamment dans celui-là. Il a eu des paroles très fortes récemment à Rome, mais aussi en Espagne. J’ai beaucoup cité ces derniers jours une phrase très forte de don cyclique, Magnifica Humanitas, dans laquelle il déclare que le premier des droits, qui conditionne tous les autres, est le droit à la vie, et quand l’euthanasie est votée, ce droit à la vie est largement entamé. Je pense aussi à la déclaration du Saint-Siège, Samaritanus bonus, de 2020, qui est un texte très important sur ce sujet. Par conséquent, je suis sûr que le Pape va dire des choses fortes à la fois aux chrétiens, pour les aider à s’engager auprès des personnes en situation de fragilité, mais aussi à toute notre société. Bien sûr, nous aurions été heureux de l’accueillir dans un contexte législatif plus favorable, mais sa parole, sur ce point comme sur beaucoup d’autres, va nous être très précieuse et nous l’attendons avec beaucoup d’impatience.

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La parole du Pape est toujours celles d’un Pasteur https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/la-parole-du-pape-est-toujours-celles-dun-pasteur Mon, 13 Jul 2026 12:59:19 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53940 Une réflexion sur le rôle du Successeur de Pierre et sur son magistère.

Andrea Tornielli*

Même lorsqu’il parle de paix et de guerre, d’accueil des migrants ou de la manière de rester humain à l’ère de l’intelligence artificielle, le Successeur de Pierre est, et demeure, un guide spirituel. Le fait que l’évêque de Rome, en vertu des accords du Latran de 1929 qui ont réglé la «Question romaine», soit également souverain du plus petit État du monde –moins d’un demi-kilomètre carré au cœur de la capitale italienne– ne signifie pas qu’il agisse ou s’exprime comme un homme politique lorsqu’il aborde des questions qui concernent l’humanité.

Paul VI l’a bien expliqué, lors de son discours du 4 octobre 1965 à l’Assemblée générale des Nations Unies: «Cette rencontre, vous en êtes tous bien conscients, déclarait le Pape, revêt un double caractère: elle est empreinte à la fois de simplicité et de grandeur. De simplicité car celui qui vous parle est un homme comme vous; il est votre frère, et même un des plus petits parmi vous, qui représentez des États Souverains, puisqu’il n’est investi –s’il vous plaît de Nous considérer à ce point de vue– que d’une minuscule et quasi symbolique souveraineté temporelle: le minimum nécessaire pour être libre d’exercer sa mission spirituelle et assurer ceux qui traitent avec lui qu’il est indépendant de toute souveraineté de ce monde.» Paul VI, en visite aux États-Unis, ajoutait aussitôt, parlant de lui-même: «Il n’a aucune puissance temporelle, aucune ambition d’entrer avec vous en compétition. De fait, Nous n’avons rien à demander, aucune question à soulever; tout au plus un désir à formuler, une permission à solliciter: celle de pouvoir vous servir dans ce qui est de Notre compétence, avec désintéressement, humilité et amour.»

Il est vrai que, pour garantir la liberté absolue du Vicaire du Christ, il a été établi il y a près d’un siècle qu’un minuscule territoire serait réservé à l’évêque de Rome et Pasteur de l’Église universelle, qui serait également souverain et, de ce fait, chef d’État. Mais il s’agissait, et il s’agit encore, d’une convention visant précisément à reconnaître ce besoin d’indépendance vis-à-vis de tout autre État, et non à affirmer une double mission. Toute exaltation ou surdimensionnement du rôle du Souverain pontife comme chef d’État, toute insistance sur l’importance de ce rôle, est donc trompeuse car elle occulte sa véritable mission de Pasteur universel. Un Pasteur qui s’adresse aux catholiques, aux chrétiens, aux croyants et à toutes les personnes de bonne volonté dans le seul but de proclamer l’Évangile, son message d’amour, de fraternité et de paix «désarmée et désarmante».

Ce point a été clairement souligné par le cardinal Giovanni Battista Montini, alors archevêque de Milan, lors de son discours au Capitole le 10 octobre 1962, à la veille de l’ouverture du Concile œcuménique Vatican II. Dans ce discours, le futur pape, évoquant la fin du pouvoir temporel de l’Église avec la chute des États pontificaux en 1870, déclarait: «C’est alors que la papauté reprit avec une vigueur sans précédent ses fonctions d’enseignante de la vie et de témoin de l’Évangile, pour atteindre des sommets dans la gouvernance spirituelle de l’Église et dans son influence morale sur le monde comme jamais auparavant.»

Lorsqu’il exige que la vie humaine soit toujours respectée et protégée à chaque étape de son existence, lorsqu’il parle d’une paix qui prenne en compte le bien de tous les peuples et appelle à la fin de la course aux armements, allant même au-delà du concept de «guerre juste», lorsqu’il appelle au dialogue et à la négociation, invoquant le Magistère de la Doctrine sociale, lorsqu’il nous demande de considérer les migrants comme des personnes à accueillir sans jamais oublier leur dignité humaine, lorsqu’il nous rappelle que les pauvres sont au cœur de l’Évangile et que nous devons bâtir des sociétés plus justes et équitables, lorsqu’il défend le droit à la liberté religieuse, lorsqu’il souligne l’importance de protéger la Création pour la transmettre à nos enfants et petits-enfants, le Successeur de Pierre ne parle pas en chef d’État. Il proclame simplement l’Évangile.

*Directeur éditorial des médias du Vatican

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Consécrations épiscopales des lefebvristes: l’excommunication est décrétée https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/consecrations-episcopales-des-lefebvristes-lexcommunication-est-decretee Fri, 03 Jul 2026 06:30:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53878 Un document signé par le cardinal préfet du dicastère pour la Doctrine de la Foi qualifie le rite célébré le 1er juillet d’«acte de nature schismatique». Une note explicative précise les détails de cette grave sanction canonique

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Les évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X Alfonso de Galarreta et Bernard Fellay (respectivement consécrateur principal et co-consécrateur) ainsi que les évêques nouvellement consacrés Pascal Schreiber, Michael Goldade, Michel Poinsinet de Sivry et Marc Hanappier ont encouru «ipso facto» l’excommunication «latae sententiae» réservée au Siège apostolique pour avoir commis «un acte de nature schismatique», à savoir «la consécration épiscopale de quatre prêtres, sans mandat pontifical et contre la volonté du Souverain pontife». C’est ce qu’on peut lire dans le décret signé par le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du dicastère pour la Doctrine de la Foi, et contresigné par les deux secrétaires de ce même dicastère. C’est la conclusion, malheureusement prévisible, qui intervient vingt-quatre heures après la cérémonie solennelle célébrée à Écône, en Suisse, dans la matinée du 1er juillet 2026.

Le décret de l’ancien Saint-Office stipule que, par le fait même d’avoir procédé à la consécration, aussi bien les consécrateurs que les consacrés ont encouru l’excommunication prévue. C’est là l’épilogue douloureux, conséquence de la décision prise par les lefebvristes contre la volonté exprimée à plusieurs reprises par Léon XIV. L’excommunication entraîne la séparation d’avec l’Église de Rome aussi bien les évêques que les prêtres appartenant à la Fraternité Saint-Pie X. Quant aux fidèles laïcs, sont à considérer comme excommuniés ceux qui adhèrent formellement à la Fraternité. De plus amples détails figurent dans une «Note explicative», publiée par le dicastère en même temps que le décret d’excommunication, que nous reproduisons intégralement ci-dessous.

Décret et note explicative du dicastère pour la Doctrine de la Foi

Décret et note explicative du dicastère pour la Doctrine de la Foi

Note du dicastère:

Depuis l’époque de saint Paul VI jusqu’aux derniers entretiens qui se sont tenus récemment au sein de ce dicastère, les multiples tentatives visant à ramener les adhérents au mouvement fondé par Mgr Marcel Lefebvre à la pleine communion avec l’Église catholique se sont révélées vaines. Cette situation s’est encore aggravée en raison des récentes consécrations épiscopales célébrées sans mandat pontifical, contre la volonté du Saint-Père, en violation flagrante du droit canonique. Par conséquent, ce dicastère, dans l’exercice fidèle des fonctions qui lui sont confiées, estime nécessaire de souligner que cet acte a constitué un délit de schisme, avec les conséquences canoniques qui en découlent pour les ministres sacrés et les fidèles laïcs impliqués. En effet, comme cela a déjà été déclaré en 1988, «une telle désobéissance, qui constitue en elle-même un véritable refus de la primauté de l’évêque de Rome, constitue un acte schismatique» (cf. Jean-Paul II, Lettre apostolique Ecclesia Dei, 3).

À cet égard, dorénavant :

1. Les ministres sacrés appartenant à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X sont en schisme et doivent donc être considérés comme schismatiques (cf. Ecclesia Dei, 5 c ; Conseil pontifical pour les textes législatifs, Note explicative sur l’excommunication pour schisme encourue par les adhérents au mouvement de Mgr Marcel Lefebvre, 24 août 1996, 5-6), et sont donc soumis à l’excommunication prévue par le droit (can. 1364 § 1).

2. En ce qui concerne les fidèles laïcs, doivent être considérés comme schismatiques et excommuniés ceux qui adhèrent formellement à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X dans les conditions fixées par la Note explicative du Conseil pontifical pour les textes législatifs de 1996 (cf. ibid., 7), toujours en vigueur, que ce dicastère fait sienne.

3. Enfin, le saint Peuple de Dieu est averti que les ministres sacrés de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X administrent illicitement les sacrements et que le sacrement de pénitence qu’ils administrent ainsi que le mariage qu’ils célèbrent sont invalides.

L’Église, telle une mère attentionnée, accueillera avec une affection sincère et une vive sollicitude tous ceux qui souhaitent revenir à la pleine communion. Les nonces apostoliques mettront en place les procédures que les Ordinaires pourront utiliser selon les différents cas.

Enfin, tous les fidèles sont exhortés à demeurer fermement en communion avec le Souverain Pontife, avec les évêques en communion avec lui et avec toute l’Église (cf. Lumen Gentium, 22; can. 751 du Code de droit canonique), et à s’abstenir de participer aux célébrations et aux activités organisées par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X susmentionnée.

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Léon XIV demande aux lefebvristes de renoncer aux ordinations épiscopales https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/francois-1er/leon-xiv-demande-aux-lefebvristes-de-renoncer-aux-ordinations-episcopales Tue, 30 Jun 2026 08:04:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53856 À la veille des nouvelles consécrations épiscopales sans mandat pontifical de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, Léon XIV lance un appel solennel aux lefebvristes : dans une lettre publiée ce 30 juin, il les exhorte à renoncer à un « acte schismatique » et à privilégier le dialogue avec Rome.

« Revenez sur vos pas ! », demande le pape Léon XIV dans une lettre adressée aux lefebvristes, publiée ce 30 juin 2026. À la veille des quatre consécrations épiscopales sans mandat pontifical que s’apprête à célébrer la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) à Écône (Suisse), le pontife les exhorte à ne pas accomplir cet « acte schismatique« , plaidant pour un « chemin de dialogue ».

C’est dans une brève lettre, datée du 29 juin, jour de la fête des saints Pierre et Paul, que le pape Léon XIV a décidé pour la première fois de s’adresser directement à la FSSPX à propos de la crise qui s’est ouverte le 2 février entre cette dernière et Rome. Cette organisation traditionaliste avait alors déclaré vouloir procéder à l’ordination de quatre nouveaux évêques ce 1er juillet. Le courrier est adressé au père Davide Pagliarani, supérieur de la Fraternité, qui avait annoncé le 19 février, après un bref temps de négociation avec le dicastère pour la Doctrine de la foi, que ces consécrations auraient lieu coûte que coûte. Il entend ainsi reproduire un des actes fondateurs de son organisation, quand Mgr Marcel Lefebvre avait lui aussi ordonné quatre évêques sans l’accord de Rome le 30 juin 1988.

Considérer avec attention le bien spirituel des fidèles

Dans sa lettre, Léon XIV s’adresse non seulement au supérieur italien, mais aussi à tous les prêtres et fidèles de la FSSPX. Il souligne « l’attitude d’attention et de bienveillance » qu’ont manifestée ses prédécesseurs à leur égard en reconnaissance de « l’attachement à la vie liturgique, l’engagement dans la formation sacerdotale, le zèle apostolique et le désir de fidélité à la Tradition » qui animent nombre des fidèles lefebvristes. En 2009, Benoît XVI avait fait lever les excommunications prononcées par le Saint-Siège après les consécrations de 1988. François avait accordé en 2015 aux prêtres de la Fraternité la faculté d’entendre les confessions – mesure prolongée sine die l’année suivante – puis celle de célébrer des mariages en 2017.

« En vertu de l’autorité que j’ai reçue du Christ, c’est le cœur attristé, mais encore rempli d’espoir, que je me sens le devoir de vous demander de renoncer à votre projet. »

« Dans cet esprit, et rempli d’affection chrétienne, je vous demande et vous prie de tout mon cœur : revenez sur vos pas ! », enjoint le pape américain. Il exhorte les responsables de la FSSPX à « considérer avec attention le bien spirituel des fidèles car l’acte schismatique que vous avez l’intention d’accomplir les priverait de la réception licite, voire dans certains cas valide, des sacrements qu’ils aiment et recherchent pour leur sanctification ». Une remarque qui pourrait laisser entendre que les dispositions mises en place par François concernant les sacrements du pardon et du mariage pourraient ne pas perdurer après ces nouvelles consécrations épiscopales.

Péché « d’une extrême gravité »

Léon XIV assure cependant que l’Église catholique reste « ouverte à un chemin de dialogue et d’entente » avec la FSSPX. Il dit prier pour que Dieu « éclaire » les consciences des membres de l’organisation traditionaliste, « car déchirer la tunique sans coutures du Christ est un péché d’une extrême gravité ». « En vertu de l’autorité que j’ai reçue du Christ, c’est le cœur attristé, mais encore rempli d’espoir, que je me sens le devoir de vous demander de renoncer à votre projet », insiste-t-il une dernière fois, disant confier ces intentions « au Cœur Immaculé de Marie, Mère du Bon Conseil », soit deux dévotions mariales centrales de la FSSPX.

Si la FSSPX venait à ignorer une nouvelle fois les appels de Rome, les évêques consacrés et consécrateurs seraient de facto excommuniés. Comme en 1988, on peut s’attendre à la publication d’un décret qui confirmera cette excommunication. Il avait alors été signé par le cardinal Bernardin Gantin, préfet de la Congrégation pour les Évêques. Ces derniers mois, c’était plutôt le dicastère pour la Doctrine de la foi et son préfet Victor Manuel Fernández qui étaient en première ligne dans les échanges avec le mouvement.

ALETEIA

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Il est urgent d’«être une Église missionnaire pour la guérison de notre monde» https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/il-est-urgent-detre-une-eglise-missionnaire-pour-la-guerison-de-notre-monde Wed, 03 Jun 2026 06:57:29 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53674 Le Pape s’est adressé aux membres des Œuvres pontificales missionnaires participants à leur assemblée générale annuelle, ce lundi 1er juin à Rome. En cette année de multiples anniversaires d’œuvres missionnaires, Léon XIV a salué leur travail sur tous les terrains et les a encouragés à poursuivre leur mission avec une joie et un zèle renouvelé.

Cécile Mérieux – Cité du Vatican

Dans son discours aux participants de l’assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires, lundi 1er juin au Vatican, le Pape rendu hommage au rôle essentiel de la mission dans un monde de plus en plus marqué par les divisions.

Les Œuvres pontificales missionnaires, confiées au Dicastère pour l’Évangélisation, Section pour la première évangélisation et les Églises particulières naissantes, «rendent un service inestimable à la mission de l’Église qui consiste à proclamer le Christ, Prince de la Paix et révélation incarnée de l’Amour divin pour l’humanité» a souligné Léon XIV, saluant tout particulièrement la Société pontificale des Missions de la Sainte Enfance qui œuvre auprès des enfants, première victimes des conflits dans le monde.

Le Pape a passé en revue les différentes œuvres, célébrant les anniversaires et «heureuses coincidences» chronologiques qui marque cette année 2026.

100 ans de la Journée mondiale des missions

Depuis 100 ans est instauré la Journée mondiale des missions, l’avant-dernier dimanche d’octobre. Un jour consacré à la prière, «à la réflexion et à la contribution à la mission d’évangélisation de l’Église, en particulier dans les régions où la proclamation de l’Évangile n’en est qu’à ses débuts et où l’Église est encore jeune.»

Le Souverain pontife a exprimé sa gratitude à tous ceux qui participent à la promotion de cette Journée mondiale des missions et à la collecte de fond réalisée à cette occasion. Ces fonds permettent de financer diverses initiatives missionnaires et infrastructures des plus de 1 130 circonscriptions ecclésiastiques qui dépendent du Dicastère pour l’évangélisation.

Cette collecte soutient également cinq collèges de formation à Rome, pour des prêtres et des consacrés venus pour leurs études avant de retourner enrichis dans leur Églises locales.

Léon XIV a salué également l’Œuvre pontificale missionnaire de saint Pierre-Apôtre, sans qui clergé et religieux autochtones de territoires de première évangélisation ne «disposeraient pas des moyens nécessaires à leur formation humaine, spirituelle et pastorale.»

110 ans de l’Union pontificale missionnaire

Autre anniversaire célébré cette année: les 110 ans de l’Union pontificale missionnaire, fondée par le bienheureux Paolo Manna (1872-1952) dont la mission «consiste à susciter chez tous les baptisés une spiritualité missionnaire toujours plus fervente et un engagement plus profond envers la mission universelle d’évangélisation de l’Église en cette nouvelle ère missionnaire» a expliqué Léon XIV.

Le Pape a encouragé à participer à cette mission, décrite par saint Paul VI comme « l’âme » des autres sociétés pontificales missionnaires.

Acteurs de mission

Léon XIV a salué également la mémoire du vénérable Fulton J. Sheen, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires aux États-Unis d’Amérique, qui sera béatifié le 24 septembre cette année. «Lumière de foi, d’espérance et d’amour», dont les émissions radio-télévisées «ont touché des millions de personnes par l’espérance de l’Évangile, et ses efforts ont apporté une aide spirituelle et matérielle considérable aux Églises dans les régions de première évangélisation», a rappelé le Pape, le prenant comme exemple pour tous les directeurs nationaux et diocésains des Œuvres pontificales missionnaires.

Unité des chrétiens

Cette année, la Journée mondiale aura pour thème: «Un en Christ, unis dans la mission». Un leitmitv qui appel à l’unité des croyants et insuffle «un renouveau missionnaire dans l’Église pour les années à venir» a souhaité le Pape. «Je vous encourage donc à garder cet enseignement à l’esprit, à vivre une authentique spiritualité d’unité et de communion missionnaires centrée sur le Christ, et à la promouvoir à travers vos activités parmi les fidèles.»

“«Je vous invite tous à prendre conscience de l’urgence d’embrasser une conversion missionnaire permanente et à chercher ensemble les moyens d’être une Église missionnaire pour la guérison de notre monde, si marqué par les tensions, les conflits et les guerres.»”

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Le Pape récitera le Rosaire pour la paix en union avec les sanctuaires du monde entier https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/le-pape-recitera-le-rosaire-pour-la-paix-en-union-avec-les-sanctuaires-du-monde-entier Fri, 29 May 2026 08:21:55 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53638 Léon XIV récitera la prière mariale à la grotte Notre-Dame de Lourdes, dans les jardins du Vatican, ce samedi 30 mai à 19h. De nombreux lieux de culte importants inviteront les fidèles et les pèlerins à se joindre à cette initiative du Dicastère pour l’Évangélisation. Il sera également possible de participer via les écrans géants de la place Saint-Pierre.

Vatican News

Léon XIV revient prier pour la paix, avec les sanctuaires les plus importants du monde. Le Pontife récitera le Saint Rosaire, clôturant ainsi le mois marial, samedi 30 mai à 19h, à la grotte Notre-Dame de Lourdes, dans les jardins du Vatican. Le Pape avait déjà invoqué le don de la paix, une intention pour laquelle il encourage les fidèles à prier à chaque occasion, lors de la veillée du 11 avril dernier en la basilique Saint-Pierre.

Des sanctuaires du monde entier se joignent à la prière.

Comme l’indique un communiqué du Dicastère pour l’Évangélisation – qui promeut cette initiative par le biais de sa Section pour les Questions Fondamentales de l’Évangélisation dans le Monde – de nombreux sanctuaires à travers le monde inviteront pèlerins et fidèles à réciter la prière mariale, unis en esprit et en communion au Pape. Le Sanctuaire de la Mère de Dieu (à Zarvanytsia, en Ukraine); le Sanctuaire International Notre-Dame de la Paix et du Bon Voyage (à Antipolo, aux Philippines); le Sanctuaire Notre-Dame du Rosaire (à Fatima, au Portugal); le Sanctuaire Notre-Dame Reine de la Paix (à Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine); le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes (dans la ville du même nom, dans les Pyrénées, en France); le Sanctuaire Saint-Charbel-Annaya (à Byblos, au Liban); et le Sanctuaire Pontifical de la Sainte Maison (à Lorette, en Italie) se sont déjà joints à la prière pour la paix.

Comment participer?

Vous pouvez participer à l’initiative de prière du Pape dans les jardins du Vatican en retirant des billets au 7, Via della Conciliazione, les jours précédant immédiatement la récitation du Saint Rosaire, soit les 28, 29 et 30 mai, de 9h30 à 17h30. Vous pouvez également vous joindre à la prière sur les écrans géants de la place Saint-Pierre.

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Léon XIV se prête à la tendance TikTok du “six-seven” https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/leon-xiv-se-prete-a-la-tendance-tiktok-du-six-seven Tue, 19 May 2026 08:25:07 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53559 Le pape Léon XIV a créé la surprise en reproduisant un « six seven », une tendance virale très populaire auprès des jeunes, à la demande d’un groupe d’adolescents en visite au Vatican. Diffusée sur Instagram le 16 mai, la vidéo a rapidement été relayée sur les réseaux sociaux et reprise par de nombreux médias.

Aucune tendance ne semble échapper au Pape ! Samedi 16 mai, lors d’une visite au Vatican, un groupe d’adolescents a eu la surprise de croiser le pape Léon XIV à la basilique Saint-Pierre. Filmée puis diffusée sur Instagram par Don Roberto Fiscer, un ancien DJ devenu prêtre, la scène montre les jeunes inviter le souverain pontife à reproduire le célèbre « six-seven », un geste viral particulièrement populaire sur TikTok.

Sous les encouragements des adolescents, le Pape de 70 ans s’est prêté au jeu avec le sourire. Il a reproduit ce geste devenu incontournable sur les réseaux sociaux, qui consiste à agiter les mains de haut en bas en répétant « six seven », soit « six sept » en français. Les jeunes ont aussitôt applaudi, ravis de voir Léon XIV reproduire l’un des codes de leur génération. Cette séquence pleine de spontanéité a rapidement séduit les internautes. En quelques heures, la vidéo a été largement relayée sur les réseaux sociaux et reprise par de nombreux médias.

Que signifie « six seven » ?

En elle-même, l’expression « six seven » ne véhicule aucun message particulier. Son succès tient avant tout à son caractère simple et amusant, au point d’être devenu un véritable signe de reconnaissance entre jeunes sur les réseaux sociaux.

Popularisée aux États-Unis, cette tendance s’est imposée sans que son origine exacte soit clairement établie. L’expression a notamment été reprise par le rappeur Skrilla dans son morceau Doot Doot, sorti en 2024, où elle ferait référence à la 67e rue de sa ville. En 2025, le phénomène a pris de l’ampleur avec une vidéo compilant les exploits du basketteur LaMelo Ball, star de la NBA. Dans ce contexte, 6’7 renvoie à la taille du joueur, soit environ deux mètres. Depuis, « six seven » est devenue un clin d’œil largement repris par les adolescents sur TikTok et d’autres plateformes.

ALETEIA [VIDÉO]

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L’héritage du Pape François, un an après sa disparition https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/francois-1er/lheritage-du-pape-francois-un-an-apres-sa-disparition Tue, 21 Apr 2026 08:40:46 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53410 Le 21 avril 2025, lundi de Pâques au cœur de l’année du jubilé de l’espérance, et au lendemain d’une dernière promenade en papamobile pour saluer la foule immense rassemblée place Saint-Pierre pour la messe du jour de Pâques, François nous quittait. Après douze ans de pontificat, il laisse à l’Église au Peuple de Dieu un riche héritage.

Romilda Ferrauto – Cité du Vatican

Le souvenir d’une émotion planétaire, certes, du deuil, de l’absence. La mémoire de ses gestes et de ses paroles qui ont fait le tour du monde et frappé les esprits. Mais, au-delà, son héritage spirituel et social est loin d’être figé. Les grands chantiers laissés ouverts par François, continuent de vivre et de se développer sous la conduite de son successeur Léon XIV.

La synodalité

La synodalité tout d’abord, évoquée par le nouveau Pape fraichement élu, depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre: «Nous voulons être une Église synodale, une Église qui marche». Ce mode de fonctionnement, «une attitude qui nous aide à être Église», a d’ailleurs été adopté comme méthode de travail lors du premier consistoire extraordinaire de ce pontificat, les 7 et 8 janvier derniers. Léon XIV a par ailleurs confirmé l’Assemblée ecclésiale synodale d’octobre 2028. Un événement que le Pape François avait annoncé, deux mois avant sa mort.

Amoris Laetitia, Evangelii Gaudium, Praedicate Evangelium

L’héritage du Pape François continue de vivre également grâce à  l’approfondissement de certains de ses textes fondateurs: comme l’exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia, publiée en mai 2016, sur laquelle vont se pencher les présidents des conférences épiscopales du monde entier, convoqués fin octobre 2026. Léon XIV a lui-même expliqué que cette réunion visait à discerner les mesures à prendre afin de proclamer l’Évangile aux familles aujourd’hui… à la lumière d’Amoris Laetitia et en tenant compte de ce qui se fait actuellement dans les Églises locales.  

Autre texte majeur: Evangelii  Gaudium, la feuille de route du Pape François, mise en œuvre tout au long de son pontificat. Dans une lettre rendue publique le 14 avril, Léon XIV encourage les cardinaux à poursuivre -lors de leur deuxième grand rendez-vous collégial, en juin prochain- la réflexion sur l’évangélisation à la lumière de cette même exhortation apostolique, qu’il qualifie de «point de référence décisif».

Autre analyse, autre relecture proposée aux cardinaux: la Constitution apostolique de François Praedicate Evangelium qui redessine le visage de la Curie romaine, une réforme à laquelle Léon XIV semble vouloir donner suite. En novembre dernier, il a ainsi promulgué deux nouveaux règlements qui encadrent le fonctionnement de la Curie romaine et son personnel et conforment les règles internes du Saint-Siège aux normes établies par Praedicate Evangelium.

Léon XIV poursuit les points forts du pontificat précédent

À mille lieux d’une attitude nostalgique ou passéiste, Léon XIV poursuit et structure les points forts du pontificat précédent, avec son propre style, discret, réservé, prudent; avec sa volonté d’apaiser, de mettre en pratique et de préciser le cadre normatif. Les intuitions du Pape François se retrouvent ainsi dans certaines de ses interventions et décisions.

Dans la proximité avec les exclus, sans nul doute: la première exhortation de Léon XIV, Dilexi te, est une œuvre commencée par François. Un texte centré sur l’amour des pauvres, sur la nécessité de placer la personne humaine au-dessus du profit. Le document dénonce avec force la dictature de l’économie qui tue.

Elles survivent dans la défense des migrants, message fondamental répété et redit: sur les traces de son prédécesseur, Léon XIV ira à Lampedusa le 4 juillet pour apporter réconfort et encouragement aux migrants et à ceux qui les assistent.

Elles survivent dans l’engagement écologique et le soutien aux idées exprimées par François dans sa célèbre encyclique Laudato Sì, plaçant la protection de la «maison commune» au cœur de la foi.

Elles survivent dans les appels à une Église moins bureaucratique et plus missionnaire, mais aussi dans le dialogue interreligieux. Le 18 avril, dans l’avion qui le conduisait de Yaoundé à Luanda, évoquant sa «rencontre très positive avec un groupe d’imams au Cameroun»,  Léon XIV a expliqué aux journalistes qu’il souhaitait «continuer à promouvoir… comme l’a fait le Pape François tout au long de son pontificat, le dialogue et la fraternité…..et la construction de la paix avec des personnes de toutes les religions».

François n’est pas sous terre

Parmi les grands chantiers du pontificat du Pape François figure l’assainissement des finances du Saint-Siège. Le travail n’est pas achevé, des points d’interrogation demeurent, d’autres réformes seront nécessaires. Ce dossier est sur la table de son successeur, tout comme le dossier primordial de la lutte contre les abus dans l’Église, que Léon XIV a clairement encouragée avec force.

«François n’est pas sous terre», a récemment affirmé le cardinal Víctor Manuel Fernandez, préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, dans une interview au quotidien italien Il Giornale. «Entre Léon et François…plutôt qu’une opposition, il faudrait voir une complémentarité».

Ajustements ciblés, corrections ponctuelles…Léon XIV ne fait pas du surplace. Il peaufine et consolide. Avec son identité propre, il intègre l’héritage de François dans son magistère.

VATICAN NEWS

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Chapelet pour la paix avec le pape Léon XIV https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/chapelet-pour-la-paix-avec-le-pape-leon-xiv Fri, 10 Apr 2026 12:47:44 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53373 Samedi 11 avril à 18 heures

La veillée de prière pour la paix présidée par Léon XIV aura lieu le 11 avril à 18 heures.Ce moment de prière sera présidé par le Pape et sera ouvert «à la participation de tous les fidèles». L’appel renouvelé ce matin à se joindre à la veillée de prière fait suite à la «satisfaction» et à la «vive espérance» exprimées par le Saint-Père à l’annonce de la trêve de deux semaines au Moyen-Orient.

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« La paix que Jésus nous donne n’est pas celle qui se limite à faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun. » C’est par ces mots que Léon XIV a conclu son message de Pâques

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Pape Léon XIV face à la loi du plus fort : quelle influence pour la diplomatie du Vatican dans le monde ? https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/pape-leon-xiv-face-a-la-loi-du-plus-fort-quelle-influence-pour-la-diplomatie-du-vatican-dans-le-monde Sat, 24 Jan 2026 14:13:38 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52882 À la tête d’une communauté de 1,4 milliard de catholiques, Léon XIV occupe une position d’influence rare. Mais sa parole compassionnelle se heurte à un monde où la force s’impose partout.

Le bien du peuple vénézuélien bien-aimé doit prévaloir sur toute autre considération et conduire à dépasser la violence […], en garantissant la souveraineté du pays. Cette exhortation du pape Léon XIV, au lendemain de l’intervention militaire américaine à Caracas, qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro, est emblématique du style de la diplomatie du plus petit État du monde.

Depuis la fenêtre du palais apostolique où il récite l’Angélus du dimanche, le pontife ne désigne aucun protagoniste. Il appelle au respect de l’État de droit, avec prudence. Et il confie sa «profonde inquiétude» : car le successeur de Pierre n’est pas un chef d’État comme un autre. Le rôle du pape, au-delà des intérêts partisans, est de «proposer une meilleure entente entre les pays», martèle-t-on au Vatican. Et comme pasteur, d’incarner le souci de l’Évangile pour tous les peuples.

La foule est dense sur la place Saint-Pierre pour écouter l’évêque de Rome. Mais ses paroles semblent tomber dans un vide géopolitique. Depuis dix ans, le Saint-Siège s’est pourtant investi et a tenté d’exercer son influence par des canaux discrets de dialogue autour de la poudrière vénézuélienne. 

D’ailleurs, avant Noël, selon le Washington Post , le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin, sorte de «Premier ministre», aurait suggéré aux Américains d’ accepter une exfiltration de Nicolas Maduro vers Moscou. Si le Vatican a regretté «que des éléments d’une conversation confidentielle aient été divulgués d’une manière qui ne reflète pas fidèlement son contenu», il n’a pas cependant démenti les informations du journal américain. Les efforts de Rome furent peine perdue : la planète est entrée dans l’année 2026 en spectatrice de ce «coup d’État» international.

Léon XIV face à la loi du plus fort

© YASSER AL-ZAYYAT / AFP

Le 16 janvier dernier, le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin a élevé l’église Notre-Dame d’Arabie du Koweit au rang de basilique mineure, signe de l’importance que le Vatican accorde à la présence chrétienne dans ce pays musulman.

La force d’un réseau

Au fond, dans un monde dominé par de grandes puissances comme les États-Unis, la Russie et la Chine, le poids du micro-État compte-t-il vraiment ? Pour Romilda Ferrauto, qui a longtemps dirigé la section française de Radio Vatican, «la diplomatie du Saint-Siège, bien que différente des autres, reste influente». Loin d’être défaitiste, l’experte, qui a collaboré pendant quarante-cinq ans avec le Vatican sous quatre pontificats, estime qu’à l’heure actuelle, ses actions «sont plus suivies que par le passé, parce que nous sommes dans un cadre international complexe et polarisé, où la politique devient souvent illisible et indéchiffrable». Dans cette confusion, « la parole du pape peut avoir un impact», assure-t-elle. Sa force tient notamment à son réseau : le Saint-Siège entretient des rapports diplomatiques avec 184 États, et dispose d’un maillage de nonces apostoliques, les «ambassadeurs» du pape. Il dispose aussi du statut d’État observateur permanent à l’ONU.

Certes, la diplomatie de cette micro-entité souveraine a «des limites», ne pouvant imposer de sanctions ni disposer de forces militaires, reconnaît Romilda Ferrauto. Lors d’une conférence de presse au retour de son voyage en Turquie et au Liban en décembre dernier, Léon XIV avait lancé un appel discret à « des pressions économiques » sur le Venezuela, révélant en filigrane le peu de marge de manœuvre du Vatican.

Prudence et mesure

Néanmoins son manque de moyens pourrait aussi être son atout. « Le Saint-Siège, parce qu’il se situe en dehors des jeux politiques, peut être considéré comme un lieu de médiation », nuance l’experte. Quand bien même ses offres obtiennent rarement une réponse. À l’automne dernier, la proposition de Léon XIV d’accueillir au Vatican des pourparlers entre Ukraine et Russie a été écartée. « Choisir comme lieu de négociation entre deux pays orthodoxes le chef-lieu de l’Église catholique n’est pas très réaliste », reconnaît-on en coulisses. Observe-t-on des changements sous le pontificat initié il y a huit mois ? « On remarque une grande prudence et une grande mesure, qui peuvent être liées en partie à la personnalité du pape, et à la situation internationale explosive », souffle une source romaine.

D’autres, à l’instar d’un ambassadeur en poste à Rome, jugent que « ce n’est pas un pape qui se cache derrière des banalités et il n’a pas peur de dire les choses avec clarté ». Léon XIV « touche juste et sans ambiguïté », ajoute ce politique européen, insistant sur sa légitimité : « Le pape peut être un grain de sel dans le grand jeu diplomatique actuel. » Selon cet interlocuteur, le pontife américain « a un levier sur les catholiques Maga (Make America Great Again, le slogan de campagne de Donald Trump, ndlr) » .

À Washington, le ton a d’ailleurs changé. Donald Trump, qui ne ménageait guère le pape François, se montre plus attentif à Léon XIV, conscient de l’attachement que lui portent nombre de ses électeurs. Cet impact est avant tout de l’ordre de l’adhésion spirituelle. «Il y a des catholiques dans le monde entier. Les fidèles, qui représentent, pourrait-on dire, “les ressortissants” du Saint-Siège, sont beaucoup plus présents sur le globe que ceux de n’importe quel autre pays», insiste Romilda Ferrauto.

Une vision de long terme

Au Vatican, on indique qu’avec Léon XIV, « la ligne diplomatique du Saint-Siège n’a pas bougé ». « La secrétairerie d’État cherche à garantir la continuité », affirme-t-on. Le micro-État suit une ligne de conduite inamovible qui tient parfois du numéro d’équilibriste : entretenir une certaine neutralité dans les conflits, en gardant le dialogue avec toutes les parties impliquées. Malgré les critiques et les incompréhensions, «c’est la vocation du Saint-Siège et son destin. Nous souhaitons être au service des deux parties», murmure-t-on dans les couloirs du palais apostolique, en référence notamment au sujet du conflit israélo-palestinien hautement sensible, dont les répercussions se font sentir jusqu’en Iran ces jours-ci.

Beaucoup notent aussi que la voix du Vatican s’inscrit dans « le temps long ». Cette approche ne l’empêche pas de réagir dans l’urgence : « Face aux massacres, le Saint-Siège peut agir vite, par l’envoi d’émissaires ou d’aides. Sauver des vies humaines est une priorité. Il ne peut pas attendre que les cadavres s’accumulent », glisse Romilda Ferrauto. Dès ses premiers jours, Léon XIV s’est engagé à mettre « tout en œuvre pour que [la] paix se répande ». « L’Église ne se lassera pas de répéter : que les armes se taisent », a-t-il promis, comme un serment.

Qui sont les nonces ?

Actuellement, le Saint-Siège compte 98 nonces apostoliques en poste. Pour la plupart formés à Rome, au sein de l’Académie ecclésiastique peu après leur ordination, puis envoyés au service de la diplomatie vaticane partout dans le monde, ces archevêques nommés par le pape exercent une double mission.

Ils ont rang d’ambassadeurs : ils représentent le Saint-Siège auprès des 184 États qui entretiennent des relations avec le Vatican, et sont aussi présents auprès de nombreuses organisations internationales, notamment l’Union européenne et les Nations unies. Le travail de ces diplomates du pape est coordonné par la Secrétairerie d’État, une administration centrale qui joue également le rôle de ministère des Affaires étrangères. Les nonces constituent par ailleurs un maillon important dans les relations entre l’évêque de Rome et la Curie romaine, d’une part, et les diocèses de l’Église catholique dans chaque pays, d’autre part. Ils participent notamment au processus de sélection des nouveaux évêques, qui sont nommés par le pape.

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États entretiennent des relations diplomatiques avec le Saint-Siège.

Source : vaticannews. va

Le Pèlerin

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Face aux défis de l’IA, le manifeste de Léon XIV pour un sursaut de l’humain https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/eglise-catholique/face-aux-defis-de-lia-le-manifeste-de-leon-xiv-pour-un-sursaut-de-lhumain Sat, 24 Jan 2026 13:52:32 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52879 L’Église catholique enrichit ses orientations et précise sa pensée sur la révolution de l’IA. Dans un dense message pour la 60e journée mondiale des communications sociales, paru le 24 janvier, fête de saint François de Sales, patron des journalistes, Léon XIV a évoqué l’immense défi anthropologique soulevé par les systèmes d’intelligence artificielle. Le Pape plaide pour une alphabétisation numérique d’ampleur afin d’y faire face sans voir se consumer la civilisation humaine sous nos yeux.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Préserver les voix et les visages humains. C’est en partant de l’identité incarnée de la personne humaine, caractéristique singulière et «sacrée», que Léon XIV a développé les enjeux anthropologiques sous-jacents à la révolution récente de l’IA, scrutée depuis plusieurs années au Vatican. Après de nombreuses prises de parole sur la technologie numérique, le Pape américain, diplômé en mathématiques et en philosophie, alerte dans ce texte sur le risque d’une modification radicale decertains des piliers fondamentaux de la civilisation humaine, en commençant par le niveau «le plus profond de la communication» qu’est celui de la relation entre les êtres humains. Car «nous ne sommes pas une espèce faite d’algorithmes biochimiques prédéfinis».

L’effondrement cognitif

Léon XIV cible d’abord le système de récompense émotionnelle intrinsèque aux réseaux sociaux alimentés par les algorithmes. Les expressions humaines qui nécessitent plus de temps, comme l’effort de compréhension et la réflexion, en sortent pénalisées. «En enfermant des groupes de personnes dans des bulles de consensus facile et d’indignation facile, ces algorithmes affaiblissent la capacité d’écoute et de pensée critique et augmentent la polarisation sociale», regrette le Pape, vilipendant de surcroît «la confiance naïve et acritique» dans l’intelligence artificielle, lorsqu’elle est considérée comme une «amie» omnisciente, dispensatrice de toutes les informations, archive de toutes les mémoires, «oracle» de tous les conseils. «Tout cela peut encore affaiblir notre capacité à penser de manière analytique et créative, à comprendre les significations, à distinguer la syntaxe de la sémantique», a-t-il ajouté.

“Ces algorithmes affaiblissent la capacité d’écoute et de pensée critique et augmentent la polarisation sociale.”

Créativité et génie humain, la grande régression

Ainsi, en dépit des nombreuses tâches d’assistance fournie par l’outil IA, se soustraire à l’effort de réflexion, «en se contentant d’une compilation statistique artificielle», risque bien à long terme d’éroder nos capacités cognitives, émotionnelles et communicatives. Léon XIV cite pour preuve le risque de démantèlement des industries créatives par une IA ayant pris le contrôle de la production de textes, de musique et de vidéos. L’homme devenant un simple consommateur passif «de pensées non réfléchies, de produits anonymes, sans paternité, sans amour»; tandis que les chefs-d’œuvre du génie humain dans le domaine de la musique, de l’art et de la littérature sont réduits «à un simple terrain d’entraînement pour les machines». Pour Léon XIV, renoncer au processus créatif et céder nos fonctions mentales et notre imagination aux machines revient aussi à enterrer les talents reçus afin de grandir en tant que personnes dans notre relation avec Dieu et les autres, revient «à cacher notre visage et à faire taire notre voix».

Être ou faire semblant: simulation des relations et de la réalité

Outre ce péril d’affadissement intellectuel, l’évêque de Rome met en garde contre les anthropomorphisations trompeuses des machines, autre terrain de vigilance. Léon XIV vise les «bots» (robots) et autres «influenceurs virtuels» particulièrement efficaces «dans la persuasion occulte», grâce à une optimisation continue de l’interaction personnalisée. «Cette anthropomorphisation, qui peut même être amusante, est en même temps trompeuse, surtout pour les personnes les plus vulnérables», souligne-t-il. «Les chatbots rendus excessivement ‘’affectueux’’, en plus d’être toujours présents et disponibles, peuvent devenir les architectes cachés de nos états émotionnels et ainsi envahir et occuper la sphère intime des personnes.»

Un très illusoire monde de miroirs

Exploitant le besoin humain, la technologie peut aussi nuire au tissu social, culturel et politique des sociétés. Cela se produit lorsque nous remplaçons nos relations avec les autres par des relations avec des IA entraînées à cataloguer nos pensées et donc à construire autour de nous un monde de miroirs, où tout est fait «à notre image et à notre ressemblance», alerte Léon XIV, déplorant cette perte de l’acceptation de l’altérité, sans laquelle il ne peut y avoir ni relation ni amitié.

“Des IA entraînées construisent autour de nous un monde de miroirs, où tout est fait à notre image et à notre ressemblance.”

Un autre défi majeur posé par ces systèmes émergents est celui du biais (en anglais bias), qui conduit à acquérir et à transmettre une perception altérée de la réalité. Les modèles d’IA façonnés par la vision du monde de ceux qui les construisent peuvent à leur tour imposer des modes de pensée en reproduisant les stéréotypes et les préjugés présents dans les données qu’ils exploitent. «Le manque de transparence dans la conception des algorithmes, associé à une représentation sociale inadéquate des données, tend à nous piéger dans des réseaux qui manipulent nos pensées et perpétuent et aggravent les inégalités et les injustices sociales existantes», détaille le Pape, pointant un pouvoir de simulation tel, qu’il puisse fabriquer «des réalités parallèles» en s’appropriant nos visages et nos voix. «Une multidimensionnalité» où il devient de plus en plus difficile de distinguer la réalité de la fiction.

À cela s’ajoute le problème du manque de précision. «L’absence de vérification des sources, associée à la crise du journalisme de terrain qui implique un travail continu de collecte et de vérification des informations sur les lieux où les événements se produisent, peut favoriser un terrain encore plus fertile pour la désinformation, provoquant un sentiment croissant de méfiance, de désorientation et d’insécurité», a soulevé Léon XIV, par ailleurs préoccupé par «le contrôle oligopolistique» des systèmes algorithmiques et d’intelligence artificielle.

Transparence et responsabilité sociale du secteur de l’IA

En étant conscients du caractère ambivalent de l’innovation numérique, le Pape appelle à ne pas la freiner mais à la guider selon trois piliers: la responsabilité, la coopération et l’éducation. Pour ceux qui sont à la tête des plateformes en ligne, cela signifie faire preuve de transparence et de responsabilité sociale en ce qui concerne les principes de conception et les systèmes de modération qui sous-tendent leurs algorithmes et les modèles développés, afin de favoriser un consentement éclairé de la part des utilisateurs.

La même responsabilité incombe aux législateurs nationaux et aux régulateurs supranationaux, aux entreprises des médias et de la communication. Léon XIV plaide ainsi pour que les contenus générés ou manipulés par l’IA soient signalés et distingués des contenus créés par des personnes. «La paternité et la propriété souveraine du travail des journalistes et des autres créateurs de contenu doivent être protégées». Et le Pape américain de rappeler que l’information est un bien public: «Un service public constructif et significatif» repose sur «la transparence des sources, l’inclusion des parties prenantes et un niveau de qualité élevé».

Alphabétiser à l’IA

Toutes les parties prenantes –de l’industrie technologique aux législateurs, des entreprises créatives au monde universitaire, des artistes aux journalistes, en passant par les éducateurs– doivent donc être impliquées dans la construction et la mise en œuvre d’une citoyenneté numérique consciente et responsable. C’est l’objectif de l’éducation et pour cette raison le Successeur de Pierre plaide pour l’alphabétisation médiatique et dans le domaine de l’IA à tous les niveaux.

Alors que certaines institutions civiles encouragent déjà cette prise de conscience, Léon XIV interpelle les catholiques sur leur contribution afin que les personnes –en particulier les jeunes– acquièrent la capacité de penser de manière critique et grandissent dans la liberté de l’esprit, mais aussi les personnes âgées et les membres marginalisés de la société.

Protéger son visage et sa voix

Concrètement, il s’agit d’éduquer à utiliser l’IA de manière intentionnelle, et dans ce contexte, de protéger son image (photos et audio), son visage et sa voix, pour éviter fraude numérique, cyberharcèlement, deepfakes, souligne-t-il, livrant les pistes d’approfondissement suivantes: comprendre comment les algorithmes modèlent notre perception de la réalité, comment fonctionnent les préjugés de l’IA, quels sont les mécanismes qui déterminent l’apparition de certains contenus dans nos flux d’informations, quels sont et comment peuvent changer les hypothèses et les modèles économiques de l’économie de l’IA.

«Tout comme la révolution industrielle exigeait une alphabétisation de base pour permettre aux gens de réagir à la nouveauté, la révolution numérique exige également une alphabétisation numérique», assure Léon XIV. Sans oublier son essentiel corollaire, la formation humaniste et culturelle.

VATICAN NEWS

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Année jubilaire de saint François, publication du décret de la Pénitencerie apostolique https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/annee-jubilaire-de-saint-francois-publication-du-decret-de-la-penitencerie-apostolique Sat, 17 Jan 2026 13:08:38 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52833 Du 10 janvier 2026 au 10 janvier 2027, se célèbre une année spéciale à l’occasion du huitième centenaire de la mort du saint d’Assise. Un décret annonce que des indulgences plénières seront accordées: «Que cette année spéciale nous incite tous, chacun selon ses possibilités, à imiter le pauvre, à nous former autant que possible sur le modèle du Christ, à ne pas réduire à néant les résolutions de l’année sainte qui vient de s’écouler».

Vatican News

Une année spéciale de saint François du 10 janvier 2026 au 10 janvier 2027, au cours de laquelle «chaque fidèle chrétien, à l’exemple du saint d’Assise, se fera lui-même modèle de sainteté de vie et témoin constant de paix», est proclamée par le Pape Léon XIV. C’est à l’occasion du huitième centenaire de la mort du Poverello. L’annonce a été faite par un décret – publié ce vendredi 16 janvier- émanant de la Pénitencerie apostolique. Le décret explique que l’indulgence plénière sera accordée «aux conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière selon les intentions du Saint-Père), applicable également sous forme de suffrage pour les âmes du purgatoire».

Indulgences

Plus précisément, le décret – signé par le cardinal Angelo De Donatis, Pénitencier majeur, et par Mgr Krzysztof Józef Nykiel, régent, – annonce que les indulgences seront accordées aux membres des Familles franciscaines du Premier, du Second et du Tiers Ordre régulier et séculier; aux membres des instituts de vie consacrée, des sociétés de vie apostolique et des associations publiques ou privées de fidèles, hommes et femmes, «qui observent la règle de saint François ou s’inspirent de sa spiritualité ou perpétuent son charisme sous quelque forme que ce soit».

Également à tous les fidèles «sans distinction» qui, «l’âme détachée du péché, participeront à l’Année de saint François en visitant sous forme de pèlerinage n’importe quelle église conventuelle franciscaine, ou lieu de culte dans le monde entier dédié à saint François», ou «lié à lui pour quelque raison que ce soit». «Ils suivront avec dévotion les rites jubilaires, ou consacreront au moins un temps convenable à la méditation à la prière, afin que, à l’exemple de saint François, des sentiments de charité chrétienne envers le prochain et d’authentiques vœux de concorde et de paix entre les peuples jaillissent dans les cœurs», en concluant par le Notre Père, le Credo et des invocations à la Bienheureuse Vierge Marie, à saint François d’Assise, à sainte Claire et à tous les saints de la famille franciscaine.

Indulgences pour les personnes âgées et les malades

«Les personnes âgées, les malades, ceux qui prennent soin d’eux et tous ceux qui, pour une raison grave, sont dans l’impossibilité de quitter leur domicile – peut-on lire dans le décret – pourront également obtenir l’indulgence plénière, à condition de se détacher de tout péché et d’avoir l’intention de remplir dès que possible les trois conditions habituelles, s’ils s’unissent spirituellement aux célébrations jubilaires de l’Année de saint François, en offrant au Dieu miséricordieux leurs prières, leurs douleurs ou les souffrances de leur vie».

 «Afin que cette opportunité d’obtenir la grâce divine par le pouvoir des clés de l’Église se réalise plus facilement, cette Pénitencerie – poursuit le document – demande fermement à tous les prêtres, réguliers et séculiers, dotés des facultés appropriées, de se rendre disponibles, avec un esprit prompt, généreux et miséricordieux, à la célébration du sacrement de la réconciliation».

Les jubilés dédiés à saint François

«Alors que les fruits de la grâce du Jubilé ordinaire de l’année 2025 qui vient de s’achever sont encore actuels et efficaces, et que nous avons tous été encouragés à devenir des pèlerins de cette espérance qui ne déçoit pas, voici qu’une nouvelle occasion de réjouissance et de sanctification s’y ajoute comme une suite idéale: le huitième centenaire du passage heureux de saint François d’Assise de la vie terrestre à la patrie céleste», souligne également la Pénitencerie apostolique.

«Ces dernières années, d’autres jubilés importants ont concerné la figure et les œuvres du saint d’Assise: le huitième centenaire de la création de la première crèche à Greccio, la composition du Cantique des créatures, hymne à la beauté sacrée de la création, et l’impression des stigmates sacrés, survenue sur le mont de La Verna, presque un nouveau Calvaire, deux ans avant sa mort. L’année 2026 marquera l’apogée et l’aboutissement de toutes les célébrations précédentes: ce sera en effet l’Année de saint François et nous serons tous appelés à devenir saints dans le monde contemporain, à l’exemple du Patriarche séraphique».

Un véritable  »alter Christus » sur terre

Le décret rappelle l’histoire de François qui, «fils d’un riche marchand, s’est fait pauvre et humble, véritable  »alter Christus » sur terre, offrant au monde des exemples tangibles de vie évangélique et une image réelle de la perfection chrétienne». «Notre époque, peut-on lire, n’est pas très différente de celle dans laquelle vécut François, et c’est précisément à la lumière de cela que son enseignement est peut-être aujourd’hui encore plus valable et compréhensible».

«Lorsque la charité chrétienne languit, l’ignorance se répand comme les mauvaises mœurs et ceux qui exaltent la concorde entre les peuples le font plus par égoïsme que par sincère esprit chrétien; lorsque le virtuel prend le dessus sur le réel, les dissensions et les violences sociales font partie du quotidien», et «la paix devient chaque jour plus incertaine et lointaine, que cette Année de saint François nous incite tous, chacun selon ses possibilités, à imiter le pauvre d’Assise, à nous former autant que possible sur le modèle du Christ, à ne pas réduire à néant les intentions de l’Année sainte qui vient de s’écouler: que l’espérance qui nous a vus pèlerins se transforme maintenant en zèle et en ferveur de charité active».

VATICAN NEWS

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Cap sur 2033, année du prochain Jubilé ! https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/cap-sur-2033-annee-du-prochain-jubile Sun, 11 Jan 2026 11:24:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52780 Sa convocation n’a pas encore été formalisée par le pape, mais selon toute vraisemblance, la prochaine Année sainte devrait se tenir en 2033, pour les deux-mille ans de la mort et de la résurrection du Christ. Et pour ce Jubilé extraordinaire, l’attention devrait se porter vers Jérusalem.

Le regard doit maintenant se projeter vers le futur » : lors de la conférence sur le bilan du Jubilé 2025, lundi dernier, Mgr Rino Fisichella a présenté l’Année sainte qui venait de s’achevait comme une “propédeutique” vers le Jubilé extraordinaire qui devrait se tenir en 2033. « Cette Année sainte oriente le chemin vers une autre commémoration fondamentale pour tous les chrétiens. En 2033, en effet, on célébrera les 2.000 ans de la Rédemption accomplie à travers la Passion, la mort et la résurrection du Seigneur Jésus », a expliqué l’archevêque italien qui vient de piloter son deuxième Jubilé, puisqu’il était déjà aux commandes lors de l’Année sainte de la miséricorde, en 2015-2016.

Interrogé sur les modalités pratiques de cet évènement, Mgr Fisichella s’est tout de même montré prudent, en précisant qu’il s’agit d’une « option » mais qu’il reviendra au pape de le convoquer à travers une bulle d’indiction qui en précisera les contours. Sept ans auparavant, il est trop tôt pour en faire une programmation précise. Un avis partagé lors de la conférence de presse par le maire de Rome, Roberto Gualtieri, qui a précisé qu’aucune planification si lointaine n’est possible pour sa municipalité, contrainte par les échéances électorales. Tout juste a-t-il effleuré, interrogé sur des grands travaux, la possibilité d’un « tunnel sous la Via della Conciliazione », encore très hypothétique.

De Rome à Jérusalem

Dans Spes non confundit, la bulle d’indiction du Jubilé 2025, le pape François avait balisé la voie en expliquant que « cette Année Sainte guidera la marche vers un autre anniversaire fondamental pour tous les chrétiens », celui de la Rédemption, en 2033. « Nous sommes ainsi devant un parcours marqué par de grandes étapes dans lesquelles la grâce de Dieu précède et accompagne le peuple qui marche avec zèle dans la foi, œuvre dans la charité et persévère dans l’espérance », avait insisté le pape argentin. Il avait aussi évoqué le Jubilé 2033 lors de rencontres avec les prêtres de Rome.

Mais Rome sera-t-elle aussi centrale que durant l’année écoulée ? Rien n’est certain en ce sens. Pour le moment, la seule évocation de cette échéance par Léon XIV a concerné le projet d’un grand pèlerinage œcuménique à Jérusalem, un thème abordé à l’occasion de la récente commémoration du Concile de Nicée, en novembre dernier. Durant son voyage en Turquie, Léon XIV a invité les leaders chrétiens « à parcourir ensemble le chemin spirituel qui conduit au Jubilé de la Rédemption, en 2033 ». Le pontife américano-péruvien a évoqué « la perspective d’un retour à Jérusalem, au Cénacle, lieu de la Dernière Cène de Jésus avec ses disciples – où il leur a lavé les pieds – et lieu de la Pentecôte ».

La Terre sainte devrait donc constituer un point d’attention particulier pour ce Jubilé 2033. Certains observateurs imaginent qu’une porte sainte pourrait être installée à Jérusalem, dans un lieu précis qui reste à définir : la présence d’une porte sainte dans la basilique du Saint-Sépulcre poserait de grandes difficultés logistiques et ecclésiologiques, dans ce lieu partagé entre plusieurs confessions. Un lieu directement administré par l’Église catholique pourrait être plus adapté. Mais ce “retour aux sources communes” pourrait en tout cas représenter un symbole fort, et donner une motivation pour soutenir les communautés chrétiennes de Terre sainte.

Un Jubilé décentralisé ?

Une porte sainte à Jérusalem pourrait cohabiter avec les portes saintes traditionnelles à Rome dans les basiliques majeures, car une forme de décentralisation est tout à fait envisageable. Lors du Jubilé de la miséricorde, en 2015, des portes saintes avaient été ouvertes dans toutes les cathédrales du monde. En signe d’attention aux périphéries, le pape François avait lui-même ouvert celle de la cathédrale de Bangui, en République centrafricaine, quelques jours avant celle de la basilique Saint-Pierre à Rome.

Différents formats sont donc possibles, en élargissant la trame proposée lors des jubilés extraordinaires de 1933 et 1983, qui avaient eux aussi commémoré la Rédemption offerte par le Christ. Celui de 1983 a offert un héritage bien visible : la croix de la Rédemption exposée à cette occasion dans la basilique Saint-Pierre a ensuite été offerte par Jean Paul II aux jeunes et voyage dans le monde entier. Devenue la « croix des JMJ« , elle circule actuellement en Corée du Sud, en vue du rassemblement programmé à Séoul l’an prochain.

Le pape actuel, encore relativement jeune, a encore le temps de réfléchir aux contours qu’il souhaite proposer pour ce Jubilé dont l’organisation dépendra aussi de la situation internationale. Léon XIV, qui aurait 77 ans lors de l’ouverture, serait le quatrième pape à vivre deux jubilés. Les précédents furent Pie XI, qui avait accueilli les fidèles à Rome en 1925 et en 1933, Jean Paul II, pontife lors des années saintes de 1983 et de l’an 2000, et François, initiateur du Jubilé de la Miséricorde en 2015-2016, et qui avait ouvert le Jubilé 2025.

ALETEIA

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Premier consistoire extraordinaire, les chantiers qui attendent Léon XIV https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/premier-consistoire-extraordinaire-les-chantiers-qui-attendent-leon-xiv Wed, 07 Jan 2026 12:52:56 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52763 Léon XIV a refermé la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre ce mardi 6 janvier 2026, ouverte un an plus tôt par le Pape François. Tour d’horizon des travaux qui attendent le Saint-Père alors que s’ouvre au Vatican ce mercredi 7 janvier son premier consistoire extraordinaire.

Romilda Ferrauto – Cité du Vatican

Un consistoire qui s’ouvre quelques heures après la fermeture de la Porte Sainte. Une page se tourne au terme d’une période exceptionnelle. A quoi faut-il s’attendre dans les mois qui viennent? Pas de feuille de route ni de programme politique, à proprement parler: les Papes se placent dans la succession des Apôtres. Mais, ils sont eux aussi appelés à fixer des priorités dans un agenda extrêmement complexe. Pendant huit mois, Léon XIV a honoré scrupuleusement les engagements pris par son prédécesseur, le Pape François. Ces deux journées de consistoire au Vatican vont lui offrir l’occasion d’écouter ses principaux collaborateurs avant de définir le calendrier des décisions à venir. 

Nominations à venir

Au sein de la Curie romaine, chargée de l’assister dans le gouvernement de l’Église, des nominations sont attendues, plusieurs préfets de dicastères importants ayant atteint l’âge de la retraite: Cause des saints, Culte divin, Développement humain intégral, Laïcs, famille et vie, ou encore Unité des chrétiens. Des remaniements sont aussi envisageables dans d’autres postes clés. Le nouveau Pape est un canoniste de formation, soucieux de s’appuyer sur un cadre juridique clair. La constitution apostolique du Pape François, Praedicate Evangelium, qui réforme la Curie, devrait être au cœur de la réflexion, tout comme l’annonce de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui.

Synodalité et réformes

Parmi les dossiers prioritaires attendus, Léon XIV semble vouloir donner suite au processus synodal engagé par François pour toute l’Église. Le Pape sait que pour retrouver son élan missionnaire, l’Église doit impliquer d’une manière ou d’une autre tous les fidèles. Parmi les chantiers encore ouverts sur lesquels il faudra travailler: le rôle des femmes dans l’Église, la question liturgique, la crise des vocations, l’accueil des catholiques LGBTQ+, la situation financière et les réformes, pour n’en citer que quelques-uns. Pas de revirement majeur sont à attendre mais plutôt des ajustements.

Autre événement très attendu: la parution annoncée de la première encyclique de Léon XIV. Choisira-t-il un thème social dans le sillage de Léon XIII? Ou élargira-t-il sa réflexion à l’humanité tout entière?

Voyages à venir 

Reste également la question des voyages, même si aucune annonce officielle n’a été faite jusqu’ici. Toutefois, Léon XIV a lui-même affirmé qu’il «espérait» faire un voyage en Afrique, et que personnellement il «espérait se rendre en Algérie», où naquit et vécut Saint Augustin, son maître spirituel.

La question de savoir quand Léon XIV imposera ses premières barrettes rouges, en revanche, ne semble pas urgente. Le collège électoral dépasse encore le plafond de 120 cardinaux-électeurs.

Le prochain rendez-vous important, après le consistoire: vendredi 9 janvier, Léon XIV prononcera son deuxième discours devant le corps diplomatique. Le ministère d’un Pape s’inscrit, en effet, dans une réalité géopolitique où il peut représenter une présence morale et une conscience critique. 

VATICAN NEWS

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Les grands dossiers à suivre au Vatican en 2026 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/eglise-catholique/les-grands-dossiers-a-suivre-au-vatican-en-2026 Mon, 05 Jan 2026 14:24:50 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52756 Entre la fin du Jubilé, la tenue d’un consistoire, la perspective des nominations importantes ou la publication d’une première encyclique, les perspectives sont nombreuses pour le pape Léon XVI en 2026. 

2025 a été une année exceptionnelle à bien des égards, marquée par le Jubilé de l’Espérance, la mort du pape François et le début d’un nouveau pontificat avec Léon XIV. À quoi s’attendre pour l’année qui commence ? Voici un panorama des sujets qui valent la peine d’être suivis en 2026 au Vatican.

1 La fin du jubilé

Le 24 décembre 2024, c’est un pape François âgé et éprouvé qui avait ouvert la Porte sainte de la basilique Saint-Pierre, sans pouvoir se lever de son fauteuil roulant. Il avait ainsi lancé l’Année sainte 2025, qu’il avait voulu consacrer à l’espérance. Léon XIV a repris le flambeau jubilaire après son élection le 8 mai. Le 6 janvier prochain, il deviendra le deuxième pape à refermer la lourde porte de la basilique vaticane sans l’avoir ouverte – le dernier cas remontant au Jubilé de 1700 (Innocent XII et Clément XI). 

“Dieu est amour”: le beau message de Léon XIV en cette fin d’année jubilaire

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2 Un premier consistoire

Consistoire ordinaire, 27 août 2022, Vatican.

Au lendemain de la fermeture de la « Porte sainte » de la basilique Saint-Pierre, Léon XIV devrait organiser un consistoire extraordinaire à Rome les 7 et 8 janvier, selon les informations obtenues par I.MEDIA. Pour la première fois depuis le conclave, le pape rassemblera ainsi l’ensemble des cardinaux. Ce type de réunion à huis clos, convoquée par le pape « lorsque des nécessités particulières de l’Église ou l’étude d’affaires de grande importance le conseillent » (comme le précise le droit canonique), était rarement utilisé par François durant son pontificat. À l’inverse, Léon XIV a insisté à plusieurs reprises sur sa volonté de gouverner de manière collégiale. Ce consistoire pourrait donc lui offrir l’occasion de définir, en concertation avec les cardinaux, les grandes orientations de son pontificat.

3 Installer ses hommes à la Curie

Depuis son élection, Léon XIV a reconduit la quasi-totalité des hauts responsables de la Curie romaine, s’appuyant principalement sur l’équipe héritée de François, tout en prenant son temps pour les nominations. À ce jour, la seule décision majeure concerne son successeur à la tête du dicastère pour les Évêques, Mgr Filippo Iannone, mais dès 2026, le pape devrait commencer à renouveler son équipe de collaborateurs. Plusieurs préfets ont déjà dépassé l’âge de la retraite, comme les cardinaux Michael Czerny (Service du développement humain intégral), Marcello Semeraro (Causes des saints), Kurt Koch (Unité des chrétiens), Arthur Roche (Culte divin) et Kevin Farrell (Laïcs, famille et vie). Par ailleurs, le dicastère pour les Textes législatifs, actuellement vacant, perdra également son secrétaire en avril, tandis que le cardinal Lazarus You (Clergé) atteindra ses 75 ans en novembre. Des remaniements sont aussi envisageables au sein du dicastère pour la Communication, de la secrétairerie d’État ou du dicastère pour la Doctrine de la foi.

4Publier sa première encyclique

Depuis l’été dernier, le pape Léon XIV travaillerait à la rédaction d’une première encyclique. Dans la lignée de Rerum novarum (1891), l’encyclique de Léon XIII (1878-1903) qui posa les bases de la Doctrine sociale de l’Église, ce texte devrait s’intéresser aux grands défis auxquels l’homme contemporain doit faire face. Interrogé en novembre par I.MEDIA, le cardinal Victor Manuel Fernandez, préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, a annoncé que le document ne porterait pas seulement sur l’intelligence artificielle, une thématique qui intéresse particulièrement Léon XIV, « mais sur la situation générale de la société ». Il a affirmé s’attendre à ce que le document soit publié « prochainement ». Un titre a déjà fuité dans les médias italiens – Magnifica humanitas – « Humanité magnifique ».

On connaît le titre de la première encyclique de Léon XIV

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5 La suite du Synode sur la synodalité

Le Synode sur l’avenir de l’Église, octobre 2023.

Depuis son élection, Léon XIV a affirmé son intention d’assumer l’héritage de François concernant le Synode sur la synodalité, ce vaste chantier mondial lancé en 2021 pour rendre l’Église catholique plus participative et moins cléricale. « La synodalité doit devenir une mentalité, ancrée dans les cœurs, les processus décisionnels et les modes d’action », a-t-il souligné en juin dernier. Le pape, qui a participé aux deux précédentes assemblées synodales à Rome en 2023 et 2024, a maintenu cette dynamique. Le synode est désormais entré dans une phase d’évaluation de sa mise en œuvre, qui doit se poursuivre dans les diocèses jusqu’en décembre 2026. Cependant, certains points devraient déjà être examinés à Rome cette année. D’ici au 31 décembre, Léon XIV recevra les rapports des groupes de travail sur les thématiques délicates émergées au cours du processus synodal. Par ailleurs, le Saint-Siège suivra avec attention l’interprétation de la synodalité par l’Église en Allemagne, source de tensions récurrentes ces dernières années.

6 Un procès à terminer

Le 3 février prochain, le procès en appel de la grande affaire financière dite « de l’immeuble de Londres » reprendra au Vatican, après une interruption de trois mois. Parmi les accusés figurent le cardinal Angelo Becciu, ancien substitut de la secrétairerie d’État, ainsi que huit autres personnes condamnées en première instance en décembre 2023 pour leur rôle dans les transactions entourant des investissements controversés de la secrétairerie d’État sous le pontificat de François – notamment l’acquisition d’un immeuble à Londres. Depuis l’ouverture de la procédure en appel, les avocats de la défense ont exercé une forte pression sur le promoteur de justice, Alessandro Diddi, certains allant jusqu’à demander sa récusation. La Cour de cassation, composée de cinq cardinaux et deux juristes laïcs, doit se prononcer sur cette demande d’ici février. Si Alessandro Diddi, accusé par la défense d’avoir été influencé par un tiers lors de son enquête, était écarté, cela renforcerait considérablement les revendications du cardinal Becciu et des autres accusés, qui continuent de proclamer leur innocence.

7 Un déménagement attendu

PALAIS-APOSTOLIQUE-VATICAN-shutterstock

Ces derniers jours, des ouvriers ont encore été aperçus en train de travailler sur la toiture du Palais apostolique, au-dessus des appartements pontificaux. Léon XIV devrait prochainement s’y installer, quand les travaux de rénovation en cours seront terminés. Une grande partie des appartements sont restés inoccupés pendant douze ans, François ayant choisi d’habiter dans la résidence Sainte-Marthe pendant tout son pontificat. Questionné le 9 décembre sur son installation prochaine, Léon XIV a indiqué qu’aucune date n’était fixée et qu’il se sentait « bien » dans ses appartements actuels, au palais du Saint-Office. Il a précisé que seuls ses deux secrétaires particuliers feraient partie de la « famille pontificale » et vivraient avec lui.

8 Le procès de Marko Rupnik

L’autre procès qui devrait marquer l’année au Vatican est celui de l’ancien jésuite Marko Rupnik. Ce prêtre et célèbre mosaïste slovène, dont les œuvres tapissent les parois des plus grandes églises et sanctuaires du monde (Lourdes, Vatican, Fatima…), est accusé de graves abus par de nombreuses femmes. En 2023, le pape François avait demandé au dicastère pour la Doctrine de la foi d’examiner ce dossier sans prendre en compte les délais de prescription. En octobre, des juges ont finalement été désignés et le procès canonique – qui se tient intégralement à huis clos – a été lancé. Interrogé sur la procédure, Léon XIV a invité à la patience et assuré vouloir respecter les droits de toutes les parties.

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Léon XIV: Marie révèle le visage désarmé de la paix de Dieu https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/leon-xiv-marie-revele-le-visage-desarme-de-la-paix-de-dieu Thu, 01 Jan 2026 16:20:50 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52741

En la solennité de Marie, Très Sainte Mère de Dieu, et à l’occasion de la 59e Journée mondiale de la Paix, ce 1er janvier, le Pape Léon XIV qui a présidé la messe en la basilique Saint Pierre, a invité les fidèles à accueillir la nouvelle année comme un chemin de liberté et de renaissance, éclairé par le visage «désarmé et désarmant» de Dieu révélé en Jésus.

Jean-Paul Kamba, SJ – Cité

«Que le Seigneur te bénisse et te garde! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage … qu’Il t’apporte la paix!». Commentant ce passage du livre des Nombres, le Souverain pontife rappelle qu’il s’inscrit dans l’histoire d’un peuple libéré, appelé à marcher vers l’avenir après l’esclavage.

Libéré d’Égypte, a-t-il poursuivi, le peuple d’Israël a connu la perte de certaines garanties matérielles, mais a reçu en échange un don plus grand: la liberté, la Loi comme chemin de sagesse et la promesse d’une terre nouvelle. Pour le Saint-Père, cette expérience éclaire le sens du commencement d’une nouvelle année:

“Chaque jour peut devenir, pour chacun, le début d’une vie nouvelle grâce à l’amour généreux de Dieu, à sa miséricorde et à la réponse de notre liberté”

Marie, Mère de Dieu et icône de la confiance

Au cœur de cette célébration se trouve le mystère de la Maternité divine de Marie. Par son «oui», explique l’évêque de Rome, elle a «contribué à donner un visage humain à la Source de toute miséricorde et de toute bienveillance: le visage de Jésus dont l’amour du Père nous touche et nous transforme».

Le Pape souligne ensuite combien Marie accompagne les croyants dans leur marche, elle qui a accueilli le mystère de Dieu dans la simplicité de sa vie quotidienne, jusqu’à la croix et à la résurrection. En elle, a-t-il souligné, toute défense tombe, toute prétention s’efface, pour laisser place à un don total.

Procession d'entrée à la messe en la solennité de Marie, Très Sainte Mère de Dieu

Procession d’entrée à la messe en la solennité de Marie, Très Sainte Mère de Dieu   (AFP or licensors)

Un Dieu “désarmé et désarmant”, source de paix

Citant saint Augustin, le Saint-Père rappelle également la radicale gratuité de l’amour de Dieu, qui se fait fragile pour sauver l’humanité: «Le créateur de l’homme est devenu homme pour nous libérer même si nous sommes indignes».

Ce visage de Dieu, insiste Léon XIV, est «désarmé et désarmant», comme celui d’un nouveau-né. Une image centrale du message pour la Journée mondiale de la Paix: le monde ne se sauve pas par la violence, mais par la compréhension, le pardon et l’accueil.

“Et cela pour nous enseigner que le monde ne se sauve pas en aiguisant les épées, en jugeant, en opprimant ou en éliminant les frères, mais plutôt en s’efforçant inlassablement de comprendre, de pardonner, de libérer et d’accueillir chacun, sans calcul ni crainte”

La crèche, école de paix et de mission

Dans la Maternité divine de Marie se rencontrent deux réalités «désarmées»: Dieu qui renonce à ses privilèges et l’être humain qui offre librement sa confiance. Saint Jean-Paul II, rappelle le Pape, voyait dans la crèche de Bethléem la source d’une transformation profonde: «La tendresse désarmante de l’Enfant, la pauvreté surprenante dans laquelle Il se trouve, l’humble simplicité de Marie et de Joseph» ont transformé leur vie en faisant d’eux des «messagers du salut».

Léon XIV à la crèche de la place Saint-Pierre après les premières vêpres de la solennité de sainte Marie Mère de Dieu

Léon XIV à la crèche de la place Saint-Pierre après les premières vêpres de la solennité de sainte Marie Mère de Dieu   (@Vatican Media)

Repartir comme témoins de l’espérance

Alors que s’ouvre une nouvelle année et que s’approche la fin du Jubilé de l’espérance, le Pape invite les fidèles à s’approcher de la crèche comme du lieu par excellence de la paix véritable.

“Approchons-nous avec foi de la crèche comme le lieu par excellence de la paix “désarmée et désarmante”, lieu de bénédiction où nous nous souvenons des prodiges que le Seigneur a accomplis dans l’histoire du salut et dans notre existence, afin de repartir comme les humbles témoins de la grotte, en «glorifiant et louant Dieu» (Lc 2,20) pour tout ce que nous avons vu et entendu”

VATICAN NEWS

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Bénédiction Urbi et Orbi de Noël : «La paix est une responsabilité» rappelle le Pape https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/benediction-urbi-et-orbi-de-noel-la-paix-est-une-responsabilite-rappelle-le-pape Thu, 25 Dec 2025 15:36:38 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52701 Dans son message de Noël adressé ce jeudi depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, le Pape a évoqué les nombreux conflits qui déchirent la planète. «Si chacun au lieu d’accuser les autres, reconnaissait d’abord ses propres fautes et demandait pardon à Dieu, et en même temps se mettait à la place de ceux qui souffrent, se montrait solidaire des plus faibles et des opprimés, alors le monde changerait» a-t-il expliqué.

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Malgré la pluie qui s’est abattue sur Rome, les fidèles sont venus par milliers place Saint-Pierre ce jeudi pour écouter le message de Noël du Pape et recevoir sa bénédiction Urbi et Orbi, à la ville et au monde. Pour la première fois depuis son élection le 8 mai dernier, le pape américain est monté à la loggia de la basilique Saint-Pierre pour cette bénédiction diffusée en mondovision, suivie de voeux prononcés en dix langues.

Le Saint-Père est bien-sûr revenu sur le message central de la Nativité, le Christ Seigneur, envoyé par le Père pour nous sauver du péché et de la mort, qui est paix pour le monde. «Dans la Nativité de Jésus se profile déjà le choix fondamental qui guidera toute la vie du Fils de Dieu, jusqu’à sa mort sur la croix : le choix de ne pas nous faire porter le poids du péché, mais de le porter Lui-même pour nous, d’en assumer la charge». 

Le chemin de la paix est un engagement personnel

La venue du « Prince de la paix » est une exigence pour chacun d’entre nous a rappelé Léon XIV: «Voici le chemin de la paix: la responsabilité. Si chacun – à tous les niveaux –, au lieu d’accuser les autres, reconnaissait d’abord ses propres fautes et demandait pardon à Dieu, et en même temps se mettait à la place de ceux qui souffrent, se montrait solidaire des plus faibles et des opprimés, alors le monde changerait».

Le Christ nous libère du péché, et  «nous montre la voie à suivre pour surmonter les conflits, tous les conflits, des conflits interpersonnels aux conflits internationaux. Sans un cœur libéré du péché, un cœur pardonné, on ne peut être un homme ou une femme pacifique, artisan de paix», a poursuivi le Souverain pontife. 

Puis, comme le veut la tradition, le Pape a montré sa proximité avec les peuples qui souffrent, dans les nombreux pays marqués par les conflits, en commençant par le Moyen-Orient où il a effectué il y a quelques semaines son premier voyage apostolique. «J’ai écouté leurs craintes et je connais bien leur sentiment d’impuissance face à des dynamiques de pouvoir qui les dépassent», a confié Léon XIV.

Le Pape saluant les fidèles depuis la loggia, le 25 décembre

Le Pape saluant les fidèles depuis la loggia, le 25 décembre   (@Vatican Media)

Prières pour l’Ukraine, la RDC ou Haïti

Nous invoquons l’enfant de Béthleem «pour la justice, la paix et la stabilité pour le Liban, en Palestine, en Israël et en Syrie» a t-il lancé. Une exhortation aussi pour le continent européen pour qui subsiste, fidèles à ses racines chrétiennes, un esprit communautaire et de collaboration. «Nous prions tout particulièrement pour le peuple ukrainien meurtri: que le bruit des armes cesse et que les parties impliquées, soutenues par l’engagement de la communauté internationale, trouvent le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse», a aussi demandé l’évêque de Rome.

Les regards du Saint-Père se sont aussi tournées vers le continent africain et les conflits trop souvent oubliés. Le Pape a demandé de prier «pour tous ceux qui souffrent à cause de l’injustice, de l’instabilité politique, de la persécution religieuse et du terrorisme», et de citer le Soudan, le Soudan du Sud, le Mali, le Burkina Faso et la République Démocratique du Congo.

«Prions le Dieu-fait-homme pour le cher peuple d’Haïti, afin que cesse toute forme de violence dans le pays et qu’il puisse progresser sur la voie de la paix et de la réconciliation», a aussi exhorté Léon XIV, sans oublier les autres terres meurtries en Asie que sont la Birmanie, la Thaïlande et le Cambodge.

Le peuple gazaoui et les migrants exploités

En rappelant la fragilité du nouveau-né de Noël, le Pape a également rappelé que Jésus s’identifie à chacun de nous et aux souffrances humaines, se lançant dans une nouvelle énumération: «à ceux qui n’ont plus rien et ont tout perdu, comme les habitants de Gaza ; à ceux qui sont en proie à la faim et à la pauvreté, comme le peuple yéménite ; à ceux qui fuient leur terre pour chercher un avenir ailleurs, comme les nombreux réfugiés et migrants qui traversent la Méditerranée ou parcourent le continent américain ; à ceux qui ont perdu leur emploi et ceux qui en cherchent un, comme tant de jeunes qui peinent à trouver un travail ; à ceux qui sont exploités, comme les trop nombreux travailleurs sous-payés ; à ceux qui sont en prison et vivent souvent dans des conditions inhumaines».

Léon XIV a ainsi invité les fidèles à «ouvrir notre cœur à nos frères et sœurs qui sont dans le besoin et dans la peine». «La Nativité du Seigneur est une Nativité de paix» a t-il conclu, rappelant que dans quelques jours prendra fin l’année jubilaire, mais que l’espérance, elle, «restera toujours avec nous». Renouant la aussi avec une tradition inaugurée par Jean-Paul II et poursuivie par Benoît XIV, le Pape a salué les fidèles en plusieurs langues, dont le français, l’anglais, l’espagnol, le chinois ou l’arabe. 

VATICAN NEWS

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Le premier consistoire extraordinaire de Léon XIV aura lieu les 7 et 8 janvier https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/le-premier-consistoire-extraordinaire-de-leon-xiv-aura-lieu-les-7-et-8-janvier Mon, 22 Dec 2025 15:21:17 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52687 Le premier consistoire extraordinaire du pontificat de Léon XIV se déroulera sur deux jours début janvier 2026 et sera marqué par des moments de communion et de fraternité, ainsi que par des temps consacrés à la réflexion, au partage et à la prière, a indiqué la Salle de presse du Saint-Siège dans un communiqué publié samedi 20 décembre.

Vatican News

Comme annoncé en novembre dernier, «le Saint-Père a convoqué le premier consistoire extraordinaire de son pontificat, qui se tiendra les 7 et 8 janvier 2026», a indiqué samedi 20 décembre la Salle de presse du Saint-Siège. «La rencontre se déroulera sur deux jours et sera marquée par des moments de communion et de fraternité, ainsi que par des temps consacrés à la réflexion, au partage et à la prière», indique le communiqué. «Ces moments auront pour but de favoriser un discernement commun et d’offrir soutien et conseil au Saint-Père dans l’exercice de sa haute et lourde responsabilité à la tête de l’Église universelle».

«Le consistoire s’inscrit dans le contexte de la vie et de la mission de l’Église, et vise à renforcer la communion entre l’évêque de Rome et les cardinaux, appelés à collaborer de manière particulière à la sollicitude pour le bien de l’Église universelle», a précisé la Salle de presse du Saint-Siège.

Le Pape Léon XIV avait déjà présidé un premier consistoire public ordinaire le 13 juin dernier, mais celui-ci avait été convoqué par le Pape François avant son décès. Les cardinaux avaient approuvé la canonisation de huit bienheureux. Un consistoire ordinaire est librement convoqué par le Pape pour nommer de nouveaux cardinaux, traiter d’une affaire habituelle ou approuver les décrets de béatifications et canonisations. Pour traiter des sujets urgents ou graves, le Pape peut consulter les cardinaux au cours de consistoires extraordinaires qui se tiennent à huis clos.

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Le Pape a reçu de nouveau le président ukrainien à Castel Gandolfo https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/le-pape-a-recu-de-nouveau-le-president-ukrainien-a-castel-gandolfo Tue, 09 Dec 2025 10:20:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52572 La Salle de presse du Saint-Siège annonce que ce mardi matin, Léon XIV a reçu en audience dans sa résidence de Castel Gandolfo Volodymyr Zelensky. Lors de leur entretien, le Pape a souligné l’importance du dialogue et exprimé son souhait de voir aboutir les initiatives diplomatiques en cours pour une paix juste et durable.

Vatican News

C’est dans la matinée de ce 9 décembre que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été reçu par le Léon XIV dans sa résidence de Castel Gandolfo où il passe la journée. Selon le communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège, la guerre en Ukraine fut au centre de cet «entretien cordial», lors duquel «le Saint-Père a rappelé la nécessité de poursuivre le dialogue et renouvelé le souhait pressant que les initiatives diplomatiques en cours puissent amener à une paix juste et durable».

Le cadre diplomatique n’a pas été le seul sujet de conversion. Le Pape et le chef de l’État ukrainien ont évoqué la question des prisonniers de guerre et le sort des enfants ukrainiens emmenés en Russie, dont le retour dans leurs familles doit être assuré, souligne le communiqué.

Troisième entretien entre le Pape et le président ukrainien

C’est la seconde fois que Volodymyr Zelensky est reçu en privé par Léon XIV à Castel Gandolfo. La première fois, c’était le 9 juillet dernier. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés auparavant le 18 mai, juste après la messe d’ouverture du pontificat. Ils avaient même échangé quelques mots au téléphone dès le 12 mai, quelques jours à peine après l’élection de Léon XIV au trône de Pierre. À chacun de ces échanges, le Souverain pontife a répété la nécessité d’«une paix juste et durable» en Ukraine.

Concernant la question des enfants enlevés en Russie, le Saint-Siège est très investi depuis 2023 et la nomination par le Pape François d’un émissaire en la personne du cardinal Matteo Maria Zuppi, archevêque de Bologne et président de la Conférence épiscopale italienne. Grâce à sa médiation, plusieurs enfants et adolescents ont pu retrouver leur foyer, de même que plusieurs prisonniers ukrainiens.

Zelensky à la recherche du soutien européen

Le président ukrainien effectue une nouvelle tournée en Europe. Ce lundi, il était à Londres où ses principaux alliés européens, britanniques, allemands et français l’ont accueilli et ont échangé avec lui pendant deux heures pour réaffirmer leur soutien à l’Ukraine. Ces rencontres ont lieu alors que les États-Unis poussent depuis plusieurs semaines pour une résolution du conflit avec la Russie en adoptant des positions et proposant des solutions qui sont jugées par Kiev et les capitales européennes comme trop favorables à Moscou et sans garanties de sécurité suffisantes pour l’Ukraine. Dans la soirée de lundi, il s’est rendu à Bruxelles pour s’y entretenir avec le secrétaire général de l’Otan et la présidente de la Commission européenne.

Volodymyr Zelensky, après son audience avec le Saint-Père, doit maintenant s’entretenir avec la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni. Les 27, quant à eux, doivent se retrouver pour leur sommet les 18 et 19 décembre avec l’espoir de sceller un accord sur les avoirs russes gelés en Europe.

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Le Pape s’inquiète des effets de l’IA sur la liberté et la spiritualité des jeunes https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/le-pape-sinquiete-des-effets-de-lia-sur-la-liberte-et-la-spiritualite-des-jeunes Mon, 08 Dec 2025 14:41:58 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52563 Léon XIV a reçu en audience les participants à la conférence “Intelligence artificielle et soin de la Maison commune”, vendredi 5 décembre, au Palais apostolique. Dans son discours, le Pape a exhorté à accroître la confiance dans le discernement humain pour déterminer l’évolution des technologies, insistant sur la nécessité de préserver la recherche de la vérité, la vie spirituelle et fraternelle, et les rêves.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

«Comment pouvons-nous garantir que le développement de l’intelligence artificielle serve véritablement le bien commun, et non seulement à concentrer la richesse et le pouvoir entre les mains d’une minorité?» Devant la centaine de participants à la conférence sur l’IA et la Maison commune, tous membres de la fondation Centesimus Annus Pro Pontifice ou du réseau entre les universités catholiques (SACRU), le Pape a d’emblée placé ce souci de la doctrine sociale de l’Église au centre de la réflexion, nécessairement anthropologique.

L’IA ne doit pas entraver l’émerveillement et la contemplation

Une question urgente qui en précède une autre plus radicale et ontologique: «Que signifie être humain à notre époque?» Le Souverain pontife a jugé opportun de rappeler la mission de l’homme d’être «un collaborateur dans l’œuvre de la Création, et non un simple consommateur passif de contenus produits par une technologie artificielle». «Notre dignité réside en effet dans notre capacité à réfléchir, à choisir librement, à aimer gratuitement, à entrer en relation authentique avec l’autre», a précisé Léon XIV, préoccupé quant aux répercussions possibles de l’IA sur «l’ouverture de l’humanité à la vérité et à la beauté, sur notre capacité à nous émerveiller et à contempler». Les jeunes en particulier sont visés, particulièrement «leur liberté» et leur «spiritualité», «avec les conséquences possibles de la technologie sur leur développement intellectuel et neurologique».

Le mystère et les fins dernières, «souvent ridiculisés» par les modèles dominants

Selon l’évêque de Rome, les nouvelles générations doivent être aidées «et non entravées» dans leur cheminement vers la maturité et la responsabilité. «La possibilité d’accéder à de grandes quantités de données et de connaissances ne doit pas être confondue avec la capacité d’en tirer un sens et une valeur», a estimé le Pape américain, prônant la volonté «de se confronter au mystère et aux questions ultimes de notre existence, réalités souvent marginalisées et même ridiculisées par les modèles culturels et de développement dominants». «Il sera donc essentiel de permettre aux jeunes d’apprendre à utiliser ces outils avec leur intelligence personnelle, ouverts à la recherche de la vérité, à une vie spirituelle et fraternelle, en élargissant leurs rêves et l’horizon de leurs décisions mûres», a plaidé Léon XIV, exhortant à soutenir les jeunes dans leur désir d’être différents et meilleurs, car «jamais comme aujourd’hui il n’est aussi clair qu’un profond changement de cap s’impose dans notre conception de la croissance».

Pour réaliser le bien commun, il apparait donc nécessaire aux yeux du Pape de rétablir et de renforcer la confiance des jeunes dans la capacité humaine à déterminer l’évolution de ces technologies. «Une confiance qui est aujourd’hui de plus en plus érodée par l’idée paralysante que son développement suit une voie inéluctable». À cette fin, Léon XIV a plaidé pour «une action coordonnée et concertée, impliquant la politique, les institutions, les entreprises, la finance, l’éducation, la communication, les citoyens et les communautés religieuses».

Travaux de recherche

Adoptant une perspective internationale et multidisciplinaire, les recherches publiées par ces deux entités -Centesimus Annus et la SACRU- rassemblent les contributions de dix-sept universitaires et experts issus de dix universités et de deux organisations réparties dans neuf pays. Ces contributions visent à analyser le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les domaines de l’industrie, de la finance, de l’éducation et de la communication. S’inspirant des enseignements des Papes François et Léon XIV, ce travail s’attache à identifier les risques, les distorsions et les inégalités engendrées par une production et une utilisation non éthiques et non réglementées de l’intelligence artificielle. Parallèlement, il vise à explorer les conditions nécessaires à une innovation responsable et éthique, mettant la technologie au service du bien commun et dans le plein respect de la dignité humaine.

VATICAN NEWS

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Léon XIV: «Je pensais prendre ma retraite, mais je me suis soumis à Dieu» https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/leon-xiv-je-pensais-prendre-ma-retraite-mais-je-me-suis-soumis-a-dieu Wed, 03 Dec 2025 07:34:16 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52525 Lors du vol de retour du Liban vers Rome, Léon XIV a rencontré les journalistes et parlé du rôle du Saint-Siège qui travaille «en coulisses» aux négociations de paix afin que les parties déposent les armes. Au sujet de l’Ukraine, il a souligné l’implication de l’Europe et l’importance du rôle que pourrait jouer l’Italie. Il a répondu à une question sur sa réaction à son élection au conclave et sur sa spiritualité: donner sa vie à Dieu et laisser que lui soit «le chef».

Retranscription en intégralité de la conférence de presse du Pape Léon XIV à bord de l’avion le reconduisant à Rome:

«Tout d’abord, je tiens à remercier tous ceux qui ont travaillé dur. Je voudrais que vous transmettiez ce message aux autres journalistes, tant en Turquie qu’au Liban, qui ont travaillé pour communiquer les messages importants de ce voyage. Vous méritez tous également un tonnerre d’applaudissements pour ce voyage». C’est ainsi que le Pape Léon XIV a salué les 81 journalistes présents sur le vol qui le ramenait de Beyrouth, répondant à leurs questions en anglais, en italien et en espagnol. Son voyage apostolique, le Moyen-Orient, la guerre en Ukraine, la présence de l’Europe dans les négociations de paix ou la situation au Venezuela figurent parmi les thèmes abordés par le Souverain pontife, qui a reçu en cadeau d’un correspondant libanais un tableau peint à la main en direct à la télévision, le représentant ces derniers jours sur les lieux symboliques visités au pays du cèdre.

Joe Farchakh (LBC International): Vous êtes un Pape américain qui mène un processus de paix. Ma question est la suivante: allez-vous utiliser vos contacts avec le président Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu? Dans l’avion, vous avez déclaré que le Vatican était l’ami d’Israël. Allez-vous soulever la question de l’arrêt des agressions d’Israël contre le Liban? Une paix durable est-elle possible dans la région?

Tout d’abord, oui, je pense qu’une paix durable est possible. Je pense que lorsque nous parlons d’espérance, lorsque nous parlons de paix, lorsque nous regardons vers l’avenir, nous le faisons parce qu’il est possible que la paix revienne dans la région et dans votre pays, le Liban. En fait, j’ai déjà eu quelques conversations avec certains des dirigeants des pays que vous avez mentionnés et j’ai l’intention de continuer à le faire, personnellement ou par l’intermédiaire du Saint-Siège, parce que le fait est que nous entretenons des relations diplomatiques avec la plupart des pays de la région, et nous espérons, bien sûr, continuer à relayer cet appel à la paix dont j’ai parlé à la fin de la messe d’aujourd’hui (mardi).

Imad Atrach (Sky News Arabia): Dans votre dernier discours, vous avez clairement appelé les autorités libanaises à négocier, dialoguer, construire. Le Vatican va-t-il faire quelque chose de concret dans ce sens? Lundi soir, vous avez rencontré un représentant chiite. Avant votre voyage, le Hezbollah vous a envoyé un message, je ne sais pas si vous l’avez reçu, si vous l’avez lu. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet? Je vous remercie beaucoup d’avoir visité le Liban, c’était un rêve pour nous.

C’est un aspect de ce voyage qui n’était pas sa raison principale, car le voyage a été conçu dans une perspective œcuménique, avec le thème de Nicée, la rencontre avec les patriarches catholiques et orthodoxes et la recherche de l’unité dans l’Église. Mais, au cours de ce voyage, j’ai également eu des rencontres personnelles avec des représentants de différents groupes, représentant des autorités politiques, des personnes ou des groupes qui ont quelque chose à voir avec les conflits internes ou même internationaux dans la région. Notre travail n’est pas particulièrement une chose que nous déclarons publiquement, dans la rue, il se fait plutôt en coulisses. C’est quelque chose que nous avons déjà fait et que nous continuerons à faire pour convaincre les parties de déposer les armes, de renoncer à la violence et de se réunir autour d’une table de dialogue. Chercher des réponses et des solutions qui ne soient pas violentes mais qui puissent être plus efficaces.

(Le message du Hezbollah)

Oui, je l’ai vu, il est évident que l’Église propose qu’ils déposent les armes et que nous recherchions le dialogue. Je préfère ne pas faire d’autres commentaires pour l’instant.

Cindy Wooden (Cns): Saint-Père, vous avez dit il y a quelques mois qu’il y avait beaucoup à apprendre pour être Pape. Lorsque vous êtes arrivé lundi à Harissa, où vous avez reçu un accueil chaleureux, vous aviez l’air de quelqu’un qui se dit: «Waouh!». Pouvez-vous nous dire ce que vous apprenez, ce qui est le plus difficile dans l’apprentissage de votre rôle de Pape? Et puis, vous ne nous avez jamais rien dit sur ce que vous avez ressenti lors du conclave, quand il est apparu clairement ce qui se passait. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet?

Eh bien, ma première remarque c’est qu’il y a seulement un an ou deux, moi aussi, je pensais prendre ma retraite un jour. Vous avez manifestement reçu ce cadeau, mais certains d’entre nous continueront à travailler (une plaisanterie en référence au fait que la collègue partira en décembre pension, ndlr). Concernant le conclave, je crois absolument au secret du conclave, même si je sais qu’il y a eu des interviews publiques au cours desquelles certaines choses ont été révélées. La veille de mon élection, j’ai dit à une journaliste qui m’avait arrêté dans la rue que j’allais déjeuner chez les Augustins. Elle m’a demandé: «Vous êtes devenu l’un des candidats! Qu’en pensez-vous?». Et j’ai simplement répondu: «Tout est entre les mains de Dieu». Et j’y crois profondément. L’un d’entre vous, un journaliste allemand ici présent, m’a dit l’autre jour: «Citez-moi un livre, outre saint Augustin, que nous pourrions lire pour comprendre qui est Prevost». Il y en a beaucoup. L’un d’entre eux est le livre intitulé «La pratique de la présence de Dieu». C’est un livre très simple, écrit il y a de nombreuses années par quelqu’un qui ne signe même pas de son nom de famille, frère Laurence. Il décrit un type de prière et de spiritualité où l’on donne simplement sa vie au Seigneur et où l’on permet au Seigneur de nous guider, si vous voulez savoir quelque chose sur moi, sur ce qu’a été ma spiritualité pendant de nombreuses années, au milieu de grands défis, vivant au Pérou pendant les années de terrorisme, étant appelé à servir dans des endroits où je n’aurais jamais pensé être appelé à servir. Je fais confiance à Dieu et ce message est quelque chose que je partage avec tout le monde. Alors, comment cela s’est-il passé? J’ai capitulé quand j’ai vu comment les choses évoluaient et j’ai dit que cela pouvait devenir réalité. J’ai pris une grande respiration et j’ai dit: «Nous y voilà, Seigneur, c’est toi le chef, c’est toi qui montres le chemin».

Je ne sais pas si j’ai dit «wow» hier soir (à Harissa). Mon visage est très expressif, mais je suis souvent amusé de la façon dont les journalistes interprètent mes expressions. C’est intéressant, parfois j’apprends beaucoup de vous, parce que vous pensez pouvoir lire dans mes pensées ou sur mon visage. Vous n’avez pas toujours raison. J’étais au Jubilé des jeunes, il y avait plus d’un million de jeunes là-bas. Hier soir (lundi), il y avait une petite foule. C’est toujours merveilleux pour moi. Je me dis: «Ces gens sont ici parce qu’ils veulent voir le Pape», mais ensuite je me dis: «Ils sont ici parce qu’ils veulent voir Jésus-Christ» et qu’ils veulent voir un messager de paix, surtout dans ce cas. Donc, rien que de sentir leur enthousiasme et d’entendre leur réponse à ce message est impressionnant. J’espère seulement ne jamais me lasser d’apprécier tout ce que ces jeunes montrent.

Gian Guido Vecchi (Corriere della Sera): Les tensions sont vives entre l’OTAN et la Russie, on parle de guerre hybride, de cyberattaques et autres menaces similaires. Voyez-vous le risque d’une escalade, d’un conflit mené avec de nouveaux moyens, comme l’ont dénoncé les dirigeants de l’OTAN? Et, dans ce climat, peut-il y avoir une négociation pour une paix juste sans l’Europe, qui a été systématiquement exclue par la présidence américaine ces derniers mois?

C’est évidemment un sujet important pour la paix dans le monde, mais le Saint-Siège n’y participe pas directement car nous ne sommes pas membres de l’OTAN et n’avons pris part à aucun des dialogues menés jusqu’à présent. Même si nous avons souvent appelé au cessez-le-feu, au dialogue et non à la guerre. Et une guerre qui revêt aujourd’hui de nombreux aspects, avec l’augmentation des armes, toute la production qui existe, les cyberattaques, l’énergie. Maintenant que l’hiver arrive, il y a un sérieux problème là-bas. Il est évident que, d’une part, le président des États-Unis pense pouvoir promouvoir un plan de paix qu’il souhaiterait mettre en œuvre et qui, du moins dans un premier temps, se fait sans l’Europe. Cependant, la présence de l’Europe est importante et cette première proposition a été modifiée, notamment en raison de ce que l’Europe disait. Je pense plus précisément que le rôle de l’Italie pourrait être très important. Culturellement et historiquement, l’Italie a la capacité d’être un intermédiaire dans un conflit qui oppose différentes parties. L’Ukraine, la Russie, les États-Unis… En ce sens, je pourrais suggérer que le Saint-Siège encourage ce type de médiation et que nous cherchions ensemble une solution qui pourrait vraiment offrir la paix, une paix juste, dans ce cas en Ukraine.

Elisabetta Piqué (La Nación): Le drapeau du Liban a la même couleur que celui du Pérou. Est-ce le signe que vous allez faire un voyage en Amérique latine au cours du second semestre de l’année prochaine, en passant par l’Argentine et l’Uruguay? Plaisanterie à part, quels voyages préparez-vous pour l’année à venir? Et puis, en parlant d’Amérique latine, il y a beaucoup de tensions autour de ce qui se passe au Venezuela. Le président Trump a lancé un ultimatum au président Maduro pour qu’il démissionne, qu’il quitte le pouvoir, et menace de le renverser par une opération militaire. Qu’en pensez-vous?

En ce qui concerne les voyages, rien n’est sûr, j’espère faire un voyage en Afrique. Ce serait probablement le prochain voyage.

Où ?

En Afrique. Personnellement, j’espère aller en Algérie pour visiter les lieux de Saint Augustin, mais aussi pour poursuivre le dialogue, la construction de ponts entre le monde chrétien et le monde musulman. Dans le passé, dans un autre rôle, j’ai déjà eu l’occasion de parler de ce sujet. C’est intéressant. La figure de Saint Augustin aide beaucoup à jeter des ponts car en Algérie, il est très respecté en tant que fils de la patrie. Il y a aussi quelques autres pays, mais nous y travaillons. Évidemment, j’aimerais beaucoup visiter l’Amérique latine, l’Argentine et l’Uruguay, qui attendent la visite du Pape. Je pense que le Pérou m’accueillera également, et si je vais au Pérou, il y aurait de nombreux pays voisins aussi, mais le projet n’est pas encore défini.

Au niveau de la Conférence épiscopale et avec le nonce, nous cherchons un moyen d’apaiser la situation au Venezuela, en recherchant avant tout le bien du peuple, car dans ce genre de situation, ce sont les citoyens qui souffrent, pas les autorités. Les rumeurs qui viennent des États-Unis changent, il faut donc voir… D’un côté, il semble qu’il y ait eu une conversation téléphonique entre les deux présidents; de l’autre, il y a ce danger, cette possibilité, qu’il y ait une action, une opération, voire une invasion du territoire vénézuélien. Je pense à nouveau qu’il vaut mieux rechercher le dialogue dans ce contexte de pression, y compris économique, mais en cherchant une autre forme de changement, si c’est ce que les États-Unis décident de faire.

Mikael Corre (La Croix): Merci pour ce voyage intéressant. Vous avez dit de continuer à construire des ponts entre des mondes différents. Je voudrais vous demander: certains catholiques en Europe croient que l’islam est un piège pour l’identité chrétienne de l’Occident. Ont-ils raison ou que voudriez-vous leur dire?

Toutes les conversations que j’ai eues ces derniers jours, tant en Turquie qu’au Liban, y compris celles avec plusieurs musulmans, ont porté sur le thème de la paix et du respect des personnes de religions différentes. Je sais que cela n’a pas toujours été le cas. Je sais qu’en Europe, les craintes sont souvent présentes, mais elles sont le plus souvent générées par des personnes qui sont contre l’immigration et qui essaient d’exclure les personnes qui peuvent venir d’un autre pays, d’une autre religion, d’une autre race. Et en ce sens, je voudrais dire que nous devons tous travailler ensemble. L’un des aspects positifs de ce voyage est d’avoir attiré l’attention du monde sur la possibilité d’un dialogue et d’une amitié entre musulmans et chrétiens. Je pense que l’une des grandes leçons que le Liban peut enseigner au monde est précisément de montrer une terre où l’islam et le christianisme sont tous deux présents et se respectent, et où il est possible de vivre ensemble et d’être amis. Les histoires, les témoignages que nous avons entendus ces deux derniers jours sont ceux de personnes qui s’entraident. Chrétiens et musulmans, tous ont vu leurs villages détruits, par exemple, et ils nous ont dit que nous pouvons être ensemble et travailler ensemble. Je pense que c’est une leçon importante à retenir en Europe et en Amérique du Nord. Nous devrions peut-être avoir un peu moins peur et chercher des moyens de promouvoir un dialogue authentique et le respect.

Anna Giordano (Ard Radio): L’Église au Liban est également soutenue par l’Église d’Allemagne. Il existe par exemple plusieurs agences caritatives allemandes actives au Liban. De ce point de vue, il est important que l’Église en Allemagne reste une Église forte. Comme vous le savez certainement, un chemin synodal, un processus de changement, est en cours au sein de l’Église allemande, le Synodaler Weg. Pensez-vous que ce processus puisse être un moyen de renforcer l’Église ou est-ce le contraire? Et pourquoi?

Le chemin synodal ne s’effectue pas seulement en Allemagne, l’Église tout entière a célébré un synode et la synodalité ces dernières années. Il existe de grandes similitudes, mais aussi quelques différences marquées par la manière dont le Synodaler Weg a été mené en Allemagne et la manière dont il pourrait mieux se poursuivre dans l’Église universelle. D’une part, je voudrais dire qu’il y a de la place pour le respect de l’inculturation. Le fait que la synodalité soit vécue d’une certaine manière à un endroit et différemment à un autre ne signifie pas qu’il doive y avoir une rupture ou une fracture. Je pense qu’il est vraiment important de s’en souvenir. En même temps, je crains que de nombreux catholiques en Allemagne pensent que certains aspects du chemin synodal célébrés jusqu’à présent en Allemagne ne représentent pas leurs espoirs pour l’Église ou leur façon de vivre l’Église.

Il est donc nécessaire de poursuivre le dialogue et l’écoute au sein même de l’Allemagne, afin qu’aucune voix ne soit exclue, afin que la voix des plus puissants ne fasse pas taire celle de ceux qui pourraient être très nombreux, mais qui n’ont pas de lieu où s’exprimer et être entendus. Afin que leurs propres voix et leurs expressions de participation à l’Église soient entendues.

En même temps, comme vous le savez certainement, le groupe d’évêques allemands a rencontré, ces dernières années, un groupe de cardinaux de la Curie romaine. Là aussi, un processus est en cours pour essayer de garantir que le chemin synodal allemand ne s’éloigne pas, si l’on peut dire, de ce qui doit être considéré comme le chemin de l’Église universelle. Je suis certain que cela va continuer. Je pense qu’il y aura quelques ajustements des deux côtés en Allemagne, mais j’espère vivement que les choses s’arrangeront de manière positive.

Rita El-Mounayer (Sat-7 International): Nous sommes quatre chaînes chrétiennes différentes diffusant au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, deux en arabe, une en farsi et une en turc. Tout d’abord, je tiens à vous remercier d’avoir consacré du temps au peuple libanais. Je suis moi-même une enfant de la guerre et je sais ce que cela signifie de recevoir une accolade de Sa Sainteté, une tape dans le dos et d’entendre que tout ira bien. Ce qui m’a frappé, c’est votre devise «In Illo Unum». Cette devise parle de construire des ponts entre les différentes confessions chrétiennes, entre les religions et même entre voisins, ce qui peut parfois être un peu difficile. De votre point de vue, quel don unique l’Église du Moyen-Orient -avec toutes ses larmes, ses blessures, ses défis et son histoire passée- peut-elle offrir à l’Église occidentale et au monde?

Je voudrais commencer par dire qu’aujourd’hui, les gens ont grandi dans une société très individualiste. Les jeunes -qui ont passé beaucoup de temps (derrière l’ordinateur, ndlr) pendant la pandémie à cause du Covid et qui ont souvent des relations personnelles très isolées, car ils ne communiquent qu’à travers des écrans d’ordinateur ou de smartphone- se demandent parfois: «Pourquoi voudrions-nous être un? Je suis un individu et je ne m’intéresse pas aux autres». Et je pense qu’il y a ici un message très important à transmettre à tout le monde: l’unité, l’amitié, les relations humaines, la communion sont extrêmement importantes et extrêmement précieuses. Ne serait-ce que pour l’exemple que vous avez cité d’une personne qui a vécu la guerre, ou qui a souffert et qui souffre encore, ce qu’une accolade peut signifier pour elle. Cette expression très humaine, réelle et saine de soins personnels pour guérir le cœur de quelqu’un d’autre au niveau personnel, peut devenir, au niveau communautaire, ce qui nous unit tous et nous aide à nous comprendre et à nous respecter mutuellement, allant bien au-delà du simple: «Tu restes à l’écart, je reste ici, tu restes là et nous n’interagissons pas». Cela signifie plutôt construire des relations qui enrichissent tout le monde. Avec ce message, bien sûr, ma devise est grâce au Christ «in illo», «en Christ qui est un, nous sommes tous un». Mais elle ne s’adresse pas seulement aux chrétiens. En réalité, c’est une invitation à nous tous et aux autres à dire que plus nous parvenons à promouvoir l’unité et la compréhension authentiques, le respect et les relations humaines d’amitié et de dialogue dans le monde, plus nous avons de chances de mettre de côté les armes de la guerre, de laisser de côté la méfiance, la haine, l’animosité qui se sont si souvent développées, et que nous trouverons le moyen de nous unir pour promouvoir la paix et la justice authentiques dans le monde entier.

Bon voyage à tous et merci à tous.

VATICAN NEWS

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Turquie et Liban: Léon XIV aux racines de l’Orient chrétien https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/turquie-et-liban-leon-xiv-aux-racines-de-lorient-chretien Tue, 25 Nov 2025 14:53:28 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52460 Le Pape s’envole jeudi 27 novembre pour son tout premier voyage apostolique en Turquie et au Liban. Ce voyage est placé sous le signe de la paix et de l’unité.

Le Successeur de Pierre sera à Nicée pour les 1700 ans du 1er concile œcuménique, puis au Liban, au plus près de la Terre Sainte, pour soutenir les chrétiens éprouvés et poser un acte de paix pour toute la région. Entretien avec le théologien Antoine Fleyfel, directeur de l’Institut chrétiens d’Orient.

Vatican Newsvoyage apostolique

Suivez le voyage du pape Léon XIV en Turquie et au Liban sur KTO et ktotv.com

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Le Pape demande la libération des chrétiens enlevés au Nigeria et au Cameroun https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/le-pape-demande-la-liberation-des-chretiens-enleves-au-nigeria-et-au-cameroun Mon, 24 Nov 2025 09:11:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52468 Avant de réciter la prière de l’Angélus ce dimanche, le Saint-Père a lancé un appel à la libération immédiate des élèves, prêtres et fidèles dans les deux pays d’Afrique, faisant part de «sa grande douleur», et souhaité que les églises et les écoles restent «toujours et partout» des lieux sûrs.

Vatican News

Avant de réciter la prière de l’Angélus ce dimanche devant près de 60 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, le Pape a lancé un appel vibrant pour demander la libération immédiate des personnes récemment enlevées au Nigeria et au Cameroun, en grande majorité des jeunes étudiants, filles et garçons. «C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la nouvelle des enlèvements de prêtres, de fidèles et d’étudiants au Nigeria et au Cameroun», a lancé le Saint-Père depuis le parvis de la basilique après avoir célébré la messe clôturant le jubilé des chorales. 

Léon XIV a dit ressentir «une grande douleur, surtout pour les nombreux jeunes garçons et  filles séquestrés et pour leurs familles angoissées», avant de lancer un appel pressant «pour que les otages soient immédiatement libérés», exhortant «les autorités compétentes à prendre les décisions appropriées et rapides pour assurer leur libération». 

Interrogé mardi dernier à sa sortie de Castel Gandolfo, le Pape avait déjà partagé son inquiétude sur les événements au Nigeria. «Je pense qu’au Nigeria et ailleurs, il existe un danger certain pour les chrétiens, mais aussi pour tous; des chrétiens et des musulmans ont été massacrés. Le terrorisme est lié à l’économie de guerre pour le contrôle des territoires. Malheureusement, de nombreux chrétiens ont péri, et il est essentiel, à mon sens, que le gouvernement et tous les peuples s’efforcent de promouvoir une véritable liberté religieuse», avait-il expliqué aux journalistes. 

Une recrudescence des violences et enlèvements ciblant les chrétiens

Le Pape a enfin demandé «de prier pour nos frères et sœurs, et pour que les églises et les écoles restent toujours et partout des lieux de sécurité et d’espérance». Ces derniers jours, la violence visant en particulier les chrétiens au Nigeria est montée d’un cran, forçant le président Bola Tinubu à reporter un voyage prévu en Afrique du Sud et en Angola pour suivre l’évolution de la situation.

L’Association chrétienne du Nigeria (CAN) a indiqué le 22 novembre que des hommes armés avaient enlevé 315 personnes, élèves et enseignants, dans une école catholique de l’ouest du pays, après déjà un événement similaire de 25 jeunes filles en début de semaine dans un lycée dans le nord-ouest, à Kebbi. Ce dimanche après-midi, la CAN a annoncé que 50 élèves enlevés avaient pu s’échapper et ont retrouvé leurs parents. 

Vatican News

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Lettre apostolique « In unitate fidei »: les chrétiens unis seront un signe de paix https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/lettre-apostolique-in-unitate-fidei-les-chretiens-unis-seront-un-signe-de-paix Sun, 23 Nov 2025 14:20:01 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52433 Dans le document publié ce dimanche, le Pape encourage «un élan renouvelé dans la profession de foi, dont la vérité» est depuis des siècles «le patrimoine commun des chrétiens», retrace l’histoire du Concile de Nicée et souligne sa «valeur œcuménique». Léon XIV invite à «marcher ensemble pour parvenir à l’unité et à la réconciliation», en laissant «derrière soi les controverses théologiques» pour «un œcuménisme tourné vers l’avenir, de réconciliation sur la voie du dialogue».

Tiziana Campisi – Cité du Vatican

«Dans l’unité de la foi, proclamée depuis les origines de l’Église, les chrétiens sont appelés à marcher dans la concorde, en gardant et en transmettant avec amour et joie» Jésus-Christ. Il est le «don» que les hommes ont «reçu», le «Fils unique de Dieu, descendu du ciel pour notre salut», auquel les évêques participant au Concile de Nicée ont déclaré croire en 325. Léon XIV l’écrit dans la lettre apostolique In unitate fidei à l’occasion du 1700e anniversaire du Concile de Nicée, qu’il remet aujourd’hui à l’Église, le 23 novembre, solennité du Christ, Roi de l’Univers, à quelques jours de son voyage apostolique en Turquie, afin d’encourager «un élan renouvelé dans la profession de foi, dont la vérité, qui constitue depuis des siècles le patrimoine commun des chrétiens, mérite d’être confessée et approfondie d’une manière toujours nouvelle et actuelle». 

Un examen de conscience

Le Souverain pontife renvoie au document de la Commission théologique internationale Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur, publié le 3 avril dernier, pour l’approfondissement «de l’importance et de l’actualité non seulement théologique et ecclésiale, mais aussi culturelle et sociale du Concile de Nicée», et invite à un examen de conscience, s’inspirant du Credo de Nicée qui «commence par professer la foi en Dieu, le Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre: “Que signifie Dieu pour moi et comment témoigne-je de ma foi en Lui?”». Est-il «l’unique et seul Dieu» ou «y a-t-il des idoles plus importantes» que Lui «et ses commandements?». «Est-il le Créateur à qui je dois tout ce que je suis et tout ce que j’ai, dont je peux trouver les traces dans chaque créature? Suis-je prêt à partager les biens de la terre, qui appartiennent à tous, de manière juste et équitable?» «Est-ce que j’exploite la création, la détruis, au lieu de la préserver et de la cultiver comme la maison commune de l’humanité?».

La profession de foi dans le Christ donne de l’espérance

Le cœur de la foi chrétienne est «la profession de foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu», réaffirme Léon XIV, proclamée à Nicée, encore prononcée aujourd’hui pendant la messe dans le «symbole nicéno-constantinopolitain», qui «unit tous les chrétiens» et «donne de l’espérance dans les temps difficiles que nous vivons, au milieu de nombreuses préoccupations et craintes, de menaces de guerre et de violence, de catastrophes naturelles, de graves injustices et déséquilibres, de la faim et de la misère dont souffrent des millions» de personnes.   

La communauté chrétienne universelle, signe de paix

Dans ce texte, le Souverain Pontife retrace tout d’abord l’histoire du Concile de Nicée et s’attarde sur le Credo, formulé par l’assemblée, puis invite à réfléchir sur la «foi en Dieu» à l’époque actuelle, sur le sacrifice du Christ qui, pour le salut des hommes, est mort sur la croix «nous ouvrant la voie d’une vie nouvelle par sa résurrection et son ascension», sur l’amour du prochain prêché par Jésus et sur la «très haute valeur œcuménique» du Concile de Nicée. C’est précisément sur ce dernier que se fonde «le mouvement œcuménique», qui «a obtenu de nombreux résultats au cours des soixante dernières années». Et «si la pleine unité visible avec les Églises orthodoxes et orthodoxes orientales et avec les communautés ecclésiales nées de la Réforme ne nous a pas encore été donnée», c’est précisément «le dialogue œcuménique» qui a poussé à «reconnaître» comme «frères et sœurs en Jésus-Christ» ceux qui font partie «d’autres Églises et communautés ecclésiales et à redécouvrir la communauté unique et universelle des disciples du Christ dans le monde entier». Dans le monde actuel «divisé et déchiré par de nombreux conflits», celle-ci «peut être un signe de paix et un instrument de réconciliation, contribuant de manière décisive à un engagement mondial en faveur de la paix», écrit le Pape.

Marcher ensemble pour atteindre l’unité

En ce sens, la «mémoire» de ces «nombreux martyrs chrétiens provenant de toutes les Églises et communautés ecclésiales», dont le témoignage a été rappelé par Jean-Paul II, «unit et incite à être des témoins et des artisans de paix dans le monde», poursuit Léon XIV qui exhorte:

«Afin d’exercer ce ministère de manière crédible, nous devons marcher ensemble pour parvenir à l’unité et à la réconciliation entre tous les chrétiens. Le Credo de Nicée peut être la base et le critère de référence de ce cheminement. Il nous propose en effet un modèle de véritable unité dans la diversité légitime. Unité dans la Trinité, Trinité dans l’Unité, car l’unité sans multiplicité est tyrannie, la multiplicité sans unité est désagrégation».

Pour le Pape, il faut également «laisser derrière nous les controverses théologiques qui ont perdu leur raison d’être pour acquérir une pensée commune et, plus encore, une prière commune au Saint-Esprit, afin qu’il nous rassemble tous dans une seule foi et un seul amour».

Écoute et accueil réciproques 

Ce n’est pas «un œcuménisme de retour à l’état antérieur aux divisions» auquel fait référence le Souverain pontife, «ni une reconnaissance réciproque du statu quo actuel de la diversité des Églises et des communautés ecclésiales», mais plutôt «un œcuménisme tourné vers l’avenir, de réconciliation sur la voie du dialogue, d’échange de nos dons et de nos patrimoines spirituels». 

«Le rétablissement de l’unité entre les chrétiens ne nous appauvrit pas, au contraire, il nous enrichit. Comme à Nicée, cet objectif ne sera possible qu’à travers un chemin patient, long et parfois difficile d’écoute et d’accueil réciproque. Il s’agit d’un défi théologique et, plus encore, d’un défi spirituel, qui exige le repentir et la conversion de tous. C’est pourquoi nous avons besoin d’un œcuménisme spirituel de prière, de louange et de culte, comme cela s’est produit dans le Credo de Nicée Constantinople». 

Le contenu du Credo de Nicée

Remontant dans le temps, Léon XIV rappelle que le Concile de Nicée a vu le jour pendant «l’une des plus grandes crises de l’histoire de l’Église du premier millénaire», alors que la controverse arienne faisait rage, et qu’à la fin de l’assemblée, les évêques, convoqués par l’empereur Constantin pour rétablir l’unité dans l’Église, «exprimèrent» leur «foi en un Dieu unique» et confessèrent «que Jésus est le Fils de Dieu en tant qu’il est «de la substance (ousia) du Père […] engendré, non créé, de même substance (homooúsios) que le Père», rejetant ainsi la thèse d’Arius. 

Quelle réception intérieure du Credo?

Mais la lettre apostolique du Souverain pontife n’est pas un simple panorama historique. Reconnaissant le lien solide qui existe aujourd’hui entre «la liturgie et la vie chrétienne» avec le Credo de Nicée et de Constantinople, et se tournant vers le présent, il demande: «qu’en est-il aujourd’hui de la réception intérieure du Credo?», et relève que «pour beaucoup, Dieu et la question de Dieu n’ont presque plus de sens dans la vie» et que, comme l’a souligné Gaudium et Spes, «les chrétiens sont au moins en partie responsables de cette situation, car ils ne témoignent pas de la vraie foi et cachent le vrai visage de Dieu par des modes de vie et des actions éloignés de l’Évangile».

«Des guerres ont été menées, des personnes ont été tuées, persécutées et discriminées au nom de Dieu», regrette l’évêque de Rome, «au lieu d’annoncer un Dieu miséricordieux» et, relève-t-il, «on a parlé d’un Dieu vengeur qui inspire la terreur et punit». Au contraire, puisque «le cœur du Credo de Nicée-Constantinople» est «la profession de foi en Jésus-Christ, notre Seigneur et Dieu», il faut s’engager «à suivre Jésus comme Maître, compagnon, frère et ami», en gardant à l’esprit que son chemin «n’est pas une voie large et confortable, mais» un «sentier, souvent difficile, voire douloureux» et que «si Dieu nous aime de tout son être, alors nous devons nous aussi nous aimer les uns les autres».

«Dans la suite de Jésus, l’ascension vers Dieu passe par la descente et le dévouement envers nos frères et sœurs», poursuit le Pape, «en particulier les derniers, les plus pauvres, les abandonnés et les marginalisés». Ainsi, «face aux catastrophes, aux guerres et à la misère, nous pouvons témoigner de la miséricorde de Dieu aux personnes qui doutent de Lui, si celles-ci font l’expérience de sa miséricorde à travers nous», conclut le Souverain Pontife, qui termine sa Lettre par une prière à l’Esprit-Saint. 

VATICAN NEWS

Le Credo de Nicée, la carte d’identité du chrétien

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Le Pape à la COP30: «Si tu veux construire la paix, protège la Création» https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/le-pape-a-la-cop30-si-tu-veux-construire-la-paix-protege-la-creation Mon, 10 Nov 2025 14:34:17 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52356 Le Secrétaire d’État du Saint-Siège a été le premier à prendre la parole ce vendredi matin 7 novembre à Belém (Brésil), au deuxième jour du sommet des chefs d’États sur le climat. Le cardinal Pietro Parolin a lu le message en anglais du Pape Léon XIV à destination des participants à la COP30. Le Saint-Père appelle à recourir à un multilatéralisme «qui place au centre le caractère sacré de la vie, la dignité de chaque être humain donnée par Dieu et le bien commun».

Alexandra Sirgant – Envoyée spéciale à Belém, Brésil

«Si tu veux construire la paix, protège la Création». Au deuxième jour du sommet des chefs d’États et de gouvernement à Belém ce vendredi 7 novembre, le Secrétaire d’État du Saint-Siège fut le premier à prendre la parole à la tribune onusienne. Le cardinal Pietro Parolin a lu en anglais le message du Pape Léon XIV déstiné aux participants à la trentième Conférence des Parties sur le climat. La COP30 se tient du 10 au 21 novembredans la capitale de l’État de Parà, qui abrite une grande partie de la forêt amazonienne, ainsi que l’embouchure sur l’océan Atlantique de l’Amazone.

Dressant un lien entre la construction de la paix et la gestion de la Création, le Saint-Père a rappelé les paroles prophétiques du message du Pape Benoît XIV pour la journée mondiale de la paix en 2001, toujours d’actualité 24 ans plus tard: «La recherche de la paix de la part de tous les hommes de bonne volonté sera sans nul doute facilitée par la reconnaissance commune du rapport indissoluble qui existe entre Dieu, les êtres humains et la création tout entière».

«Si, d’une part, en ces temps difficiles, l’attention et les préoccupations de la communauté internationale semblent se concentrer principalement sur les conflits entre nations, d’autre part, on assiste également à une prise de conscience croissante du fait que la paix est également menacée par le manque de respect dû à la Création, par le pillage des ressources naturelles et par la détérioration progressive de la qualité de vie due au changement climatique» a souligné le Souverain pontife.

«De par leur nature mondiale, ces défis mettent en danger la vie de tous les habitants de cette planète et exigent donc une coopération internationale et un multilatéralisme cohérent et tourné vers l’avenir, qui place au centre le caractère sacré de la vie, la dignité de chaque être humain donnée par Dieu et le bien commun» poursuit dans son message le Saint-Père, qui déplore les approches politiques et les comportements humains qui vont dans la direction opposée, «caractérisés par l’égoïsme collectif, le manque de considération pour l’autre et la myopie».

Une COP placée sous le signe de l’espérance et de la solidarité

Dans un monde qui brûle, «tant à cause du réchauffement climatique que des conflits armés », Léon XIV souhaite que cette COP devienne un signe d’espérance. Et cela «à travers le respect des idées d’autrui dans une tentative collective de rechercher un langage commun et un consensus, en mettant de côté les intérêts égoïstes, en gardant à l’esprit la responsabilité des uns envers les autres et envers les générations futures».

Il y a trente-cinq ans déjà, le Pape Jean-Paul II soulignait que la crise écologique était «un problème moral» et qu’à ce titre, «elle mettait en évidence l’urgence morale d’une nouvelle solidarité, en particulier dans les relations entre les pays en développement et les pays hautement industrialisés». Une solidarité qui doit plus que jamais se concrétiser aujourd’hui par des actions fondées sur «la responsabilité, la justice et l’équité» affirme Léon XIV. Car «malheureusement, ce sont les personnes les plus vulnérables qui sont les premières à subir les effets dévastateurs du changement climatique, de la déforestation et de la pollution». Ainsi, «prendre soin de la Création devient donc une expression d’humanité et de solidarité». Et pour ce faire tous les membres de la société doivent être impliqués, aussi bien les gouvernements locaux, les maires et les gouverneurs, que les chercheurs, les jeunes, les entrepreneurs, les organisations confessionnelles et les ONG.

Dix ans de Laudato si’ et de l’Accord de Paris

Dans son message, lu par le cardinal Parolin, le Pape a également souligné l’importance du déroulement de cette COP en cette année qui marque un double anniversaire: celui de l’adoption par la communauté internationale de l’Accord de Paris mais aussi de la publication de Laudato si’. Constatant que le chemin vers la réalisation des objectifs fixés par l’Accord de Paris reste long et complexe, Léon XIV souhaite que l’encyclique du Pape François puisse inspirer tous les participants à ce rendez-vous sur le climat à embrasser courageusement cette conversion écologique totale, tout «en gardant à l’esprit le visage humain de la crise climatique».

Le Saint-Père a enfin souligné l’importance de promouvoir une éducation à l’écologie intégrale «qui explique pourquoi les décisions prises au niveau personnel, familial, communautaire et politique façonnent notre avenir commun, tout en sensibilisant à la crise climatique et en encourageant des mentalités et des modes de vie visant à mieux respecter la Création et à sauvegarder la dignité de la personne et l’inviolabilité de la vie humaine».

VATICAN NEWS

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Six mois avec Léon XIV: une Église unie et ouverte, signe de paix https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/six-mois-avec-leon-xiv-une-eglise-unie-et-ouverte-signe-de-paix Sun, 09 Nov 2025 10:17:29 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52340

Il y a un fil rouge qui traverse le magistère du nouveau Pape, qui a proposé un modèle de communauté chrétienne où l’on vit la communion, missionnaire et donc capable de servir tout le monde, à commencer par les plus démunis, engagée à favoriser le dialogue et la paix. Une Église qui ne «s’appuie» pas sur les puissants et ne confond pas la mission avec le marketing religieux, mais qui sait être un levain parce qu’elle reflète la lumière d’un Autre.

Andrea Tornielli*

Six mois se sont écoulés depuis cet après-midi du 8 mai où le nouvel évêque de Rome, premier Pape américain et augustin, s’est présenté à la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre. Un fil rouge traverse son magistère, celui d’une Église signe d’unité et de communion, qui devient un ferment pour un monde réconcilié face aux guerres, à la haine et à la violence. Cela vaut la peine de revenir sur certaines étapes de cet enseignement qui soulignent comment l’annonce de l’essentiel de la foi n’est jamais dissociée du témoignage de la charité, de l’engagement concret en faveur des plus démunis et de la construction d’une société plus juste.

Dès ses premiers mots, prononcés dans son discours de salutations immédiatement après son élection: «Que la paix soit avec vous tous! (…) C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement. (…) Nous devons chercher ensemble comment être une Église missionnaire, une Église qui construit des ponts, le dialogue, toujours ouverte à l’accueil».

Une Église, a-t-il déclaré dans son homélie lors de la messe pour le début de son pontificat le 18 mai 2025, «unie, signe d’unité et de communion, qui devienne ferment pour un monde réconcilié. À notre époque, nous voyons encore trop de discorde, trop de blessures causées par la haine, la violence, les préjugés, la peur de l’autre, par un paradigme économique qui exploite les ressources de la Terre et marginalise les plus pauvres. Et nous voulons être, au cœur de cette pâte, un petit levain d’unité, de communion, de fraternité».

Au cœur de la mission: disparaître pour que le Christ demeure

Au lendemain de son élection, lors de la première célébration avec les cardinaux dans la chapelle Sixtine, Léon XIV a rappelé «lengagement inconditionnel pour quiconque exerce un ministère d’autorité dans l’Église: disparaître pour que le Christ demeure, se faire petit pour qu’Il soit connu et glorifié (cf. Jn 3, 30), se dépenser jusqu’au bout pour que personne ne manque l’occasion de Le connaître et de L’aimer». Dans son homélie du 18 mai, le Pape a parlé de «l’amour et de l’unité» comme des deux dimensions confiées par Jésus à Pierre, et a expliqué que cette tâche n’est possible que parce que Pierre «a fait l’expérience dans sa propre vie de l’amour infini et inconditionnel de Dieu, même dans les moments d’échec et de reniement».

Parce que, comme il l’a dit aux jeunes réunis à Tor Vergata le soir du 2 août, «à l’origine de nous-mêmes, il n’y a pas eu notre décision, mais un amour qui nous a voulus». Cet amour nous précède, comme l’a expliqué le Pape dans sa catéchèse lors de l’audience du mercredi 20 août, en parlant de Judas qui reçoit le morceau de pain de Jésus lors de la Cène: «Jésus poursuit et approfondit son amour. (…) Parce qu’il sait que le vrai pardon n’attend pas le repentir, mais s’offre d’abord, comme un don gratuit, avant même d’être accueilli».

La mission de l’Église est de témoigner de cet amour. Pour ce faire, a expliqué Léon XIV le 7 juin 2025 lors de la veillée de Pentecôte, «il n’est pas nécessaire d’avoir des soutiens puissants, des compromis mondains, des stratégies émotionnelles. L’évangélisation est l’œuvre de Dieu et, si elle passe parfois par nous, c’est grâce aux liens qu’elle rend possibles». L’Église n’a pas besoin d’échanges de faveurs avec le monde, ni de stratégies marketing qui jouent sur les émotions ou sur l’excès de protagonisme. L’évangélisation, c’est en effet Dieu qui agit.

L’unité dans la diversité, c’est-à-dire la communion vécue, est fondamentale pour la mission. C’est une foi, comme l’a souligné le dimanche 5 octobre 2025 lors de la célébration du Jubilé du monde missionnaire, qui «ne s’impose pas par des moyens de puissance et de manière extraordinaire. (…) C’est un salut qui se réalise lorsque nous nous engageons personnellement et que nous prenons soin, avec la compassion de l’Évangile, de la souffrance de notre prochain».

C’est une foi qui ne juge pas les autres, qui ne nous fait pas nous sentir «parfaits», notamment parce que, comme il l’a expliqué lors de l’Angélus du dimanche 24 août, Jésus remet en question «la sécurité des croyants»: «En effet, il nous dit qu’il ne suffit pas de professer la foi avec des mots, de manger et de boire avec lui en célébrant l’Eucharistie ou de bien connaître les enseignements chrétiens. Notre foi est authentique lorsqu’elle embrasse toute notre vie, lorsqu’elle devient un critère pour nos choix, lorsqu’elle fait de nous des femmes et des hommes qui s’engagent pour le bien et prennent des risques dans l’amour, tout comme Jésus l’a fait».

Témoigner de la paix

Après l’avoir fait dans ce premier salut le jour de son élection, Léon XIV a parlé à maintes reprises de la paix, invitant les chrétiens à en témoigner concrètement: «La non-violence comme méthode et comme style doit caractériser nos décisions, nos relations, nos actions», a-t-il déclaré le 30 mai aux mouvements et associations de l’Arena della pace (L’Arène de la Paix).

Dans le même temps, le Successeur de Pierre a élevé plusieurs fois la voix contre le réarmement, comme il l’a fait à la fin de l’audience du 18 juin: «Nous ne devons pas nous habituer à la guerre! Au contraire, il faut repousser comme une tentation la fascination des armements puissants et sophistiqués». Le 26 juin, Léon XIV, recevant les participants à la ROACO, la Réunion des Œuvres d’Aide aux Églises Orientales, a déclaré: «Comment peut-on croire, après des siècles d’histoire, que les actions belliqueuses apportent la paix et ne se retournent pas contre ceux qui les ont menées? (…) Comment peut-on continuer à trahir les aspirations de paix des peuples par la propagande mensongère du réarmement, dans l’illusion vaine que la suprématie résout les problèmes au lieu d’alimenter la haine et la vengeance ? Les gens sont de moins en moins ignorants des sommes d’argent allant dans les poches des marchands de mort et qui pourraient servir à construire des hôpitaux et des écoles; au lieu de cela, on détruit ceux qui existent déjà!».

Le désarmement demandé par l’évêque de Rome concerne à la fois les dirigeants des nations, afin qu’ils ne transforment pas la richesse «contre l’homme, en la transformant en armes qui détruisent les peuples et en monopoles qui humilient les travailleurs» (homélie du dimanche 21 septembre dans la paroisse Sainte-Anne au Vatican) et chacun d’entre nous, car l’invitation de Jésus est de désarmer la main, mais avant tout, le cœur. Comme Léon XIV l’a déclaré à la fin de la veillée mariale pour la paix, le samedi 11 octobre 2025: «Range ton épée» est une parole adressée aux puissants de ce monde, à ceux qui dirigent le destin des peuples: ayez l’audace du désarmement! Et elle s’adresse en même temps à chacun de nous, pour nous rendre toujours plus conscients que nous ne pouvons tuer au nom d’aucune idée, d’aucune foi, d’aucune politique. C’est d’abord le cœur qu’il faut désarmer, car s’il n’y a pas de paix en nous, nous ne donnerons pas la paix.

L’amour des pauvres

Dans sa première exhortation apostolique, publiée le 9 octobre, le Pape Léon XIV a expliqué qu’en aidant ceux qui souffrent, «nous ne sommes pas dans le domaine de la bienfaisance, mais dans celui de la Révélation: le contact avec ceux qui n’ont ni pouvoir ni grandeur est une manière fondamentale de rencontrer le Seigneur de l’histoire». L’amour des pauvres n’est pas une «option», mais représente «le critère du vrai culte».

Lors d’une rencontre avec les nonces apostoliques, le 10 juin 2025, le Pape leur a dit: «Je compte sur vous pour que, dans les pays où vous vivez, chacun sache que l’Eglise est toujours prête à tout par amour, qu’elle est toujours du côté des derniers, des pauvres». Et le 13 juillet, depuis Castelgandolfo, il a invité, à l’exemple du Bon Samaritain, à ne pas «passer outre» mais à laisser «notre cœur être transpercé» par «tous ceux qui sombrent dans le mal, la souffrance et la pauvreté», par «tant de peuples dépouillés, volés et pillés, victimes de systèmes politiques oppressifs, d’une économie qui les contraint à la pauvreté, d’une guerre qui tue leurs rêves et leurs vies».

Lors du Jubilé de ceux qui promeuvent et défendent la justice, le 20 septembre, le Pape a invité à ne pas détourner le regard de «la réalité de nombreux pays et peuples qui “ont faim et soif de justice”, car leurs conditions de vie sont tellement iniques et inhumaines qu’elles en deviennent inacceptables», rappelant que «là où il n’y a pas justice, il n’y a pas république». S’adressant aux mouvements populaires, le 23 octobre 2025, le Successeur de Pierre a rappelé que «l’exclusion est le nouveau visage de l’injustice sociale. Le fossé entre une “petite minorité“ – 1 % de la population – et la grande majorité s’est considérablement creusé. (…) Comme évêque au Pérou, je suis heureux d’avoir expérimenté une Église qui accompagne les personnes dans leurs souffrances, leurs joies, leurs luttes et leurs espérances».

Nos frères migrants

Dans son homélie pour le Jubilé mondial des missionnaires et des migrants, le dimanche 5 octobre, Léon XIV a évoqué «l’histoire de tant de nos frères migrants» qui «ne peuvent et ne doivent pas être confrontés à la froideur de l’indifférence ou au stigmate de la discrimination!». Et dans son discours aux mouvements populaires du 23 octobre, il a abordé le thème de la sécurité: «Avec l’abus des migrants vulnérables, nous n’assistons pas à l’exercice légitime de la souveraineté nationale, mais plutôt à des crimes graves commis ou tolérés par l’État. Des mesures de plus en plus inhumaines – voire politiquement célébrées – sont prises pour traiter ces “indésirables’’ comme s’ils étaient des déchets et non des êtres humains. Le christianisme, en revanche, se réfère au Dieu d’amour, qui fait de nous tous des frères et sœurs et nous demande de vivre comme tels

*Directeur éditorial des médias du Vatican

VATICAN NEWS

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Comment invoquer Marie ? Une note du Vatican clarifie ses titres https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/vierge-marie/comment-invoquer-marie-une-note-du-vatican-clarifie-ses-titres Wed, 05 Nov 2025 08:25:52 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52314

Le dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF) a publié ce 4 novembre 2025 la note doctrinale Mater Populi fidelis, consacrée à certains titres attribués à la Vierge Marie — notamment ceux de « co-rédemptrice » et de « médiatrice ».

Le dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF) a publié ce 4 novembre 2025 la note doctrinale Mater Populi fidelis, consacrée à certains titres attribués à la Vierge Marie — notamment ceux de « co-rédemptrice » et de « médiatrice ». Le texte d’une vingtaine de pages, à la teneur fortement théologique, entend clarifier la position du magistère sur le statut et le rôle de Marie, rappelant que selon la foi catholique, « seul Dieu peut donner la grâce ». Le document, écrit sous le pontificat de François et approuvé par Léon XIV, a été présenté à Rome lors d’une conférence perturbée par les interventions d’un militant italien, symptôme des affrontements que ces sujets continuent de provoquer entre diverses sensibilités parmi les catholiques.

La mise au point du Vatican intervient alors que, depuis plusieurs décennies, des fidèles et des groupes de spiritualité mariale demandent une définition dogmatique de certaines appellations de la Vierge Marie, la mère de Jésus dans les Évangiles. Ces requêtes, à l’instar des controversées « apparitions d’Amsterdam », ont nourri un débat récurrent au sein de l’Église. Avec ce nouveau travail, il s’agissait de dépasser deux excès : le « maximalisme » qui divinise Marie et le « minimalisme » qui la réduit à un simple symbole, a expliqué le préfet du dicastère, le cardinal Víctor Manuel Fernández, en présentant la note ce mardi.

Mater Populi fidelis (La mère du peuple fidèle) répond aussi à une préoccupation œcuménique : éviter les formulations mariales susceptibles de heurter les autres chrétiens, notamment protestants et orthodoxes. La figure et la place de Marie est objet de débat et représente l’un des points d’achoppement entre les différentes confessions.

Dans le document, le DDF passe en revue divers titres mariaux — co-rédemptrice, médiatrice, mère de toutes grâces, mère des croyants, mère du peuple fidèle — et cherche à nuancer certains usages, afin d’éviter des interprétations erronées. « Il ne s’agit pas de corriger, mais de valoriser, d’admirer et d’encourager la piété du peuple de Dieu fidèle », précise la note, soucieuse de souligner la place « unique » de Marie dans la foi.

Malgré ces précautions, la conférence de présentation a été interrompue à plusieurs reprises par un catholique sarde, accusant le préfet de trahir la tradition de l’Église et affirmant que « ce document ne plaît pas à Dieu ». Le cardinal Fernández, a rétorqué devant lui que les thèmes liés « à la grâce et à la rédemption » avaient provoqué les polémiques et réactions « les plus fortes » dans l’histoire de l’Église. Il a aussi fait valoir que Léon XIV avait approuvé ce texte en tant que cardinal membre du dicastère le 26 mars et en tant que pape le 7 octobre.

Co-rédemptrice : un terme inopportun

La clarification la plus nette du texte concerne le terme de co-rédemptrice : pour le gardien du dogme, l’utilisation de ce titre est « inopportune », et génère « une confusion et un déséquilibre ». Selon l’Église catholique, seul Jésus est le rédempteur, c’est à dire que seul le fils de Dieu sauve l’humanité, ainsi que l’a rappelé le cardinal Fernández.

Si certains pontifes ont utilisé ce titre « sans trop s’attarder à l’expliquer », comme Jean-Paul II, le DDF cite le cardinal Joseph Ratzinger (futur Benoît XVI) qui s’est exprimé publiquement contre l’utilisation de ce titre comme préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi, et le pape François qui « a clairement exprimé sa position » contre son usage.

Le terme médiatrice, demande quant à lui « une prudence particulière », estime le Saint-Siège. Il peut désigner une « aide, intercession », mais « en aucune façon il n’a pour but d’ajouter une efficacité ou une puissance à l’unique médiation de Jésus-Christ ». La médiation de Marie n’est pas due à « une faiblesse, une incapacité ou un besoin du Christ », insiste la note, affirmant que « ni l’Église ni Marie ne peuvent remplacer, ni perfectionner », l’œuvre rédemptrice de Dieu « qui a été parfaite et n’a pas besoin d’ajouts ».

Tout ce qui précède n’offense ni n’humilie Marie. […] Pour elle, il n’y a pas d’autre gloire que celle de Dieu.

Le DDF émet une autre réserve sur le terme « médiatrice de toutes grâces », citant à nouveau le cardinal Ratzinger qui n’était pas favorable à son utilisation. « Seul Dieu peut donner la grâce », insiste le Vatican. Il invite à éviter toute description qui suggérerait « une sorte d’effusion de la grâce par étapes, comme si la grâce de Dieu descendait par différents intermédiaires » ou encore qui désignerait Marie comme « distributrice de biens ou d’énergies spirituelles, détachés de notre relation personnelle avec Jésus-Christ ».

Rome veut proscrire également les expressions qui envisagent Marie comme « une sorte de ‘paratonnerre’ devant la justice du Seigneur, comme si Marie était une alternative nécessaire à l’insuffisante miséricorde de Dieu ». En juillet 2024, autorisant la promotion des apparitions mariales italiennes dites « de la Rose Mystique de Fontanelle« , le DDF avait déjà mis en garde contre des expressions inadéquates laissant penser que la Vierge Marie serait une « médiatrice paratonnerre ».

La coopération de Marie, une maternité spirituelle

Le document met en avant la « coopération » particulière de Marie au salut de Jésus comme une « maternité spirituelle » envers les êtres humains. La présence de Marie dans la vie quotidienne des fidèles est « bien supérieure à la proximité que peut avoir n’importe quel autre saint », assure-t-il, mais toujours subordonnée à Jésus.

Rome met en garde les catholiques contre toute considération de Marie qui « détourne du Christ, ou qui la place au même niveau que le Fils de Dieu ». La maternité de la « mère des croyants » n’a pas pour but « d’affaiblir » la dévotion à Jésus mais de la « stimuler ». Et de préciser : « Tout ce qui précède n’offense ni n’humilie Marie. […] Pour elle, il n’y a pas d’autre gloire que celle de Dieu ».

Le DDF précise également que, même lorsque des phénomènes réputés surnaturels ont reçu un jugement positif de l’Église, si ceux-ci occasionnent l’usage d’expressions ou de titres erronés, ils ne deviennent pas pour autant objet de foi. Comme pour toute apparition, « les fidèles ne sont pas obligés d’y donner leur assentiment ».

ALETEIA

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«Dilexi te»: la foi est indissociable de l’amour des pauvres https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/eglise-catholique/dilexi-te-la-foi-est-indissociable-de-lamour-des-pauvres Thu, 09 Oct 2025 12:43:36 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52040

La première exhortation apostolique de Léon XIV porte sur l’amour des pauvres, dont le visage reflète «la souffrance des innocents». Le Pape dénonce l’économie qui tue, l’inégalité, la violence envers les femmes, la malnutrition et la crise de l’éducation. Il adhère à l’appel de François, qui avait initié la préparation du document, en faveur des migrants et appelle les croyants à élever leur voix pour dénoncer «les structures d’injustice» qui «doivent être détruites par la force du bien».

Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican

Dilexi te, «Je t’ai aimé» (Ap 3, 9). L’amour du Christ s’incarne dans l’amour des pauvres, qui se manifeste par le soin des malades; la lutte contre l’esclavage; la défense des femmes victimes d’exclusion et de violence; le droit à l’éducation; l’accompagnement des migrants; l’aumône qui est «justice rétablie, non un geste de paternalisme»; l’équité, dont le manque est «la racine de tous les maux sociaux». Léon XIV signe sa première exhortation apostolique, Dilexi te.Un texte en 121 points, directement inspiré de l’Évangile du Christ, devenu pauvre dès sa venue dans le monde, et qui réaffirme l’enseignement de l’Église sur les pauvres depuis 150 ans. «Une véritable mine d’enseignements».

Sur les traces de ses prédécesseurs

Le Souverain pontife augustinien, dans ce texte signé le 4 octobre, solennité de saint François d’Assise, suit ainsi les traces de ses prédécesseurs: Jean XXIII avec l’appel aux pays riches dans Mater et Magistra à ne pas rester indifférents devant les pays opprimés par la faim et la pauvreté (83); Paul VI, Populorum Progressio et son intervention à l’ONU «en tant que défenseur des pauvres»; Jean-Paul II, qui a consolidé doctrinalement «la relation privilégiée de l’Église avec les pauvres»; Benoît XIV et Caritas in Veritate, avec sa lecture «plus politique» des crises du troisième millénaire. Enfin, François, qui a fait du souci «des pauvres» et «avec les pauvres» l’une des pierres angulaires de son pontificat.

L’œuvre commencée par François et relancée par Léon XIV

Le Pape François lui-même avait commencé à travailler sur l’exhortation apostolique quelques mois avant sa mort. Comme pour Lumen Fidei de Benoît XVI, reprise en 2013 par Jorge Mario Bergoglio, c’est cette fois encore son successeur qui achève l’exhortation, qui s’inscrit dans la continuité de Dilexit nos, la dernière encyclique du Pape argentin sur le Cœur de Jésus. Car le «lien» entre l’amour de Dieu et l’amour des pauvres est fort: à travers eux, Dieu «a encore quelque chose à nous dire», affirme le Pape Léon XIV. Il rappelle l’«option préférentielle» pour les pauvres, une expression née en Amérique latine (16) non pas pour désigner «une exclusion ou une discrimination envers d’autres groupes», mais plutôt «l’action de Dieu» mue par la compassion pour la faiblesse de l’humanité.

“Sur les visages blessés des pauvres, nous trouvons imprimée la souffrance des innocents et, par conséquent, la souffrance du Christ lui-même (9)”

Les «visages» de la pauvreté

Le Pape, analysant les «visages» de la pauvreté, propose de nombreuses pistes de réflexion dans son exhortation, ainsi que plusieurs incitations à l’action. La pauvreté de «ceux qui n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins matériels», de «ceux qui sont socialement marginalisés et n’ont pas les moyens d’exprimer leur dignité et leurs potentialités»; la pauvreté «morale», «spirituelle» et «culturelle»; la pauvreté «de ceux qui sont privés de droits, d’espace et de liberté» (9).

Nouvelle pauvreté et manque d’équité

Face à ce scénario, Léon XIV juge insuffisant l’engagement à éliminer les causes structurelles de la pauvreté dans des sociétés marquées par de «nombreuses inégalités», par l’émergence de nouvelles formes de pauvreté «plus subtiles et plus dangereuses» (10) et par des règles économiques «efficaces pour la croissance, mais pas pour le développement humain intégral». «La richesse a augmenté, mais avec des inégalités.»

“Le manque d’équité est la racine des maux de la société (94)”

La dictature d’une économie qui tue

«Lorsqu’on affirme que le monde moderne a réduit la pauvreté, on le fait en la mesurant avec des critères d’autres temps qui ne sont pas comparables avec la réalité actuelle», affirme Léon XIV (13). De ce point de vue, il se félicite que «les Nations Unies aient fait de la lutte contre la pauvreté l’un des objectifs du Millénaire». Le chemin est cependant long, surtout à une époque où la «dictature d’une économie qui tue» continue de prévaloir, les revenus de quelques-uns «s’accroissent exponentiellement», tandis que ceux de la majorité sont «toujours plus éloignés du bien-être de cette minorité heureuse» (92).

“Ce déséquilibre procède d’idéologies qui défendent l’autonomie absolue des marchés et la spéculation financière.”

Culture du gaspillage, liberté du marché, pastorale des élites

Tout cela est le signe qu’une culture du déchet persiste, «parfois bien masquée», qui «tolère avec indifférence que des millions de personnes meurent de faim ou survivent dans des conditions indignes de l’être humain» (11). Le Pape stigmatise ensuite les «critères pseudo-scientifiques» supposés «affirmer que la liberté du marché conduira spontanément à la solution du problème de la pauvreté», ainsi que la «pastorale des soi-disant élites», qui soutient l’idée «qu’au lieu de perdre son temps avec les pauvres, il vaut mieux prendre soin des riches, des puissants et des professionnels afin qu’à travers eux l’on puisse parvenir à des solutions plus efficaces» (114).

“De fait, les droits humains ne sont pas les mêmes pour tout le monde (94)”

Transformer les mentalités

Il appelle à un «changement de mentalité», en se libérant avant tout de «l’illusion d’un bonheur qui découlerait d’une vie aisée». Celle-ci pousse de nombreuses personnes vers une vision de l’existence fondée sur la richesse et la réussite sociale «à tout prix», même aux dépens d’autrui et à travers des «systèmes politico-économiques injustes» (11).

“La dignité de toute personne humaine doit être respectée maintenant, pas demain (92)”

Dans chaque migrant rejeté, il y a le Christ qui frappe

Léon XIV consacre ensuite une large place au thème des migrations. Ses paroles sont accompagnées d’une image: celle du petit Alan Kurdi, ce petit Syrien de 3 ans devenu en 2015 le symbole de la crise migratoire européenne avec la photo de son corps sans vie sur une plage. «Malheureusement, à part une émotion momentanée, de tels événements deviennent de plus en plus insignifiants, relégués au rang d’informations marginales» (11), observe le Souverain pontife.

En même temps, il rappelle le travail séculaire de l’Église envers ceux qui sont contraints d’abandonner leurs terres, exprimé dans les centres d’accueil, les missions aux frontières, les efforts de Caritas Internationalis et d’autres institutions (75).

“L’Église, comme une mère, marche avec ceux qui marchent. Là où le monde voit des menaces, elle voit des fils; là où l’on construit des murs, elle construit des ponts. Elle sait que son annonce de l’Évangile est crédible seulement lorsqu’elle se traduit en gestes de proximité et d’accueil ; et que dans tout migrant rejeté, le Christ lui-même frappe à la porte de la communauté (75).”

Toujours sur le thème de la migration, le Successeur de Pierre reprend les célèbres «quatre verbes» du Pape François: «Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer». Il lui emprunte également la définition des pauvres, non seulement comme objets de notre compassion, mais aussi comme «maîtres de l’Évangile».

“Servir les pauvres n’est pas un geste à faire «du haut vers le bas», mais une rencontre entre égaux… C’est donc en se penchant pour prendre soin des pauvres que l’Église assume sa posture la plus élevée. (79)”

Femmes victimes de violences et d’exclusion

Le Successeur de Pierre évoque ensuite la situation actuelle, marquée par des milliers de personnes qui meurent chaque jour «de causes liées à la malnutrition» (12). Quant aux «femmes qui souffrent de situations d’exclusion, de maltraitance et de violence», elles sont «doublement pauvres», estime-t-il, car «elles se trouvent avec de plus faibles possibilités de défendre leurs droits» (12).

«Les pauvres ne sont pas là par hasard…»

Le Pape Léon XIV esquisse une réflexion approfondie sur les causes mêmes de la pauvreté: «Les pauvres ne sont pas là par hasard ni en raison d’un destin aveugle et amer. La pauvreté n’est pas non plus, pour la plupart d’entre eux, un choix. Certains osent pourtant encore l’affirmer, faisant preuve d’aveuglement et de cruauté», souligne-t-il (14). «Bien sûr, parmi les pauvres, il y a ceux qui ne veulent pas travailler», mais il y a aussi beaucoup d’hommes et de femmes qui ramassent peut-être des cartons du matin au soir juste pour «survivre» et jamais pour «améliorer» leur condition de vie. En bref, lit-on dans l’un des points centraux de Dilexi te, on ne peut pas dire «que la majorité des pauvres le sont parce qu’ils n’auraient pas acquis de “mérites”, selon cette fausse vision de la méritocratie où seuls ceux qui ont réussi dans la vie semblent avoir des mérites» (15).

Idéologies et orientations politiques

Parfois, observe le Pape Léon XIV, ce sont les chrétiens eux-mêmes qui se laissent «contaminer par des attitudes marquées par des idéologies mondaines ou par des orientations politiques et économiques qui conduisent à des généralisations injustes et à des conclusions trompeuses».

“Certains continuent à dire : “Notre tâche est de prier et d’enseigner la vraie doctrine”. Mais, en dissociant cet aspect religieux de la promotion intégrale, ils ajoutent que seul le gouvernement devrait s’occuper d’eux, ou qu’il vaudrait mieux les laisser dans la misère, en leur apprenant plutôt à travailler. (114)”

L’aumône est parfois méprisée ou ridiculisée

Un symptôme de cette mentalité est le fait que l’exercice de la charité est parfois «méprisé ou ridiculisé, comme s’il s’agissait d’une obsession de quelques-uns et non du cœur brûlant de la mission ecclésiale» (15). Le Pape s’attarde longuement sur l’aumône, rarement pratiquée et souvent dédaignée (115).

“En tant que chrétiens, ne renonçons pas à l’aumône. Un geste qui peut être fait de différentes manières, et que nous pouvons essayer de faire de la manière la plus efficace possible, mais nous devons le faire. Et il vaudra toujours mieux faire quelque chose que ne rien faire. Dans tous les cas, cela touchera notre cœur. Ce ne sera pas la solution à la pauvreté dans le monde, qui doit être recherchée avec intelligence, lutte et engagement social. Mais nous avons besoin de nous exercer à l’aumône pour toucher la chair souffrante des pauvres. (119)”

L’indifférence des chrétiens

Dans le même ordre d’idées, l’évêque de Rome souligne que l’on constate parfois, chez certains groupes chrétiens, «un manque, voire une absence, d’engagement» en faveur de la défense et de la promotion des plus défavorisés (112). Mais si une communauté ecclésiale ne coopère pas à l’inclusion de tous, prévient-il, elle «court le risque de se désagréger, même si elle s’occupe de thèmes sociaux ou de critique aux gouvernements. Elle finira par être facilement dominée par la mondanité spirituelle, dissimulée sous des pratiques religieuses, avec des réunions infécondes et des discours vides» (113).

“Il faut affirmer sans détour qu’il existe un lien inséparable entre notre foi et les pauvres (36)”

Le témoignage des saints, des bienheureux et des ordres religieux

Pour contrebalancer cette attitude d’indifférence, il existe un monde de saints, de bienheureux, de missionnaires qui, au fil des siècles, ont incarné l’image chère au Pape François d’«une Église pauvre pour les pauvres» (35). De François d’Assise et son geste d’embrasser un lépreux (7) à Mère Teresa, icône universelle de la charité dédiée aux mourants en Inde «avec une tendresse qui était prière» (77). Et aussi saint Laurent, saint Justin, saint Ambroise, saint Jean Chrysostome, son saint Augustin qui affirmait:

“«Celui qui dit aimer Dieu et n’a pas compassion des nécessiteux est un menteur» (45)”

Léon XIV évoque encore du travail des Camilliens auprès des malades (49), des congrégations féminines dans les hôpitaux et les maisons de retraite (51). Il parle de l’accueil dans les monastères bénédictins des «veuves, les enfants abandonnés, les pèlerins et les mendiants» (55). Il mentionne également des Franciscains, des Dominicains, des Carmélites, des Augustins qui ont lancé «une révolution évangélique» par un «style de vie simple et pauvre» (63), ainsi que des Trinitaires et des Mercédaires qui, luttant pour la libération des prisonniers, ont exprimé l’amour d’«un Dieu qui libère non seulement de l’esclavage spirituel, mais aussi de l’oppression concrète» (60).

“La tradition de ces Ordres n’est pas terminée. Elle a au contraire inspiré de nouvelles formes d’action face aux esclavages modernes : la traite des êtres humains, le travail forcé, l’exploitation sexuelle, les différentes formes de dépendance. La charité chrétienne, lorsqu’elle s’incarne, devient libératrice. (61)”

Le droit à l’éducation

Le Souverain pontife rappelle aussi l’exemple de saint Joseph de Calasanz qui donna vie à la première école populaire gratuite d’Europe (69), pour souligner l’importance de l’éducation des pauvres: «Ce n’est pas une faveur, mais un devoir».

“Les petits ont droit à la connaissance, condition fondamentale pour la reconnaissance de la dignité humaine. (72)”

La lutte des mouvements populaires

Dans l’exhortation, le Pape évoque également la lutte contre les «effets destructeurs de l’empire de l’argent» menée par des mouvements populaires, guidés par des dirigeants «souvent soupçonnés et même persécutés» (80). Ceux-ci, écrit-il, «invitent en effet à dépasser cette idée des politiques sociales conçues comme une politique vers les pauvres, mais jamais avec les pauvres, jamais des pauvres» (81).

Une voix qui se réveille et dénonce

Dans les dernières pages du document, le Pape Léon XIV appelle tout le peuple de Dieu à «faire entendre, même de différentes manières, une voix qui réveille, qui dénonce, qui s’expose même au risque de passer pour des “idiots”».

“Les structures d’injustice doivent être reconnues et détruites par la force du bien, par un changement de mentalités, mais aussi, avec l’aide des sciences et de la technique, par le développement de politiques efficaces pour la transformation de la société. (97)”

Les pauvres ne sont pas un problème social mais le centre de l’Église

Il est nécessaire que «tous nous laissions évangéliser par les pauvres», exhorte enfin le Pape (102). «Le chrétien ne peut pas considérer les pauvres seulement comme un problème social : ils sont une “question de famille”; ils sont “des nôtres”. La relation avec eux ne peut pas être réduite à une activité ou à une fonction de l’Église» (104).

“Les pauvres sont au centre même de l’Église (111)”

VATICAN NEWS

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Un chapelet pour la paix avec le Pape le 11 octobre place Saint-Pierre https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/un-chapelet-pour-la-paix-avec-le-pape-le-11-octobre-place-saint-pierre Thu, 25 Sep 2025 08:43:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51939 Après une catéchèse centrée sur le «mystère du Samedi Saint», huitième d’une série sur la Pâque de Jésus, que le Souverain pontife a développée lors de l’audience générale tenue ce mercredi 24 septembre, le Pape a invité, chacun, personnellement, en famille ou en communauté à «réciter le chapelet pour la paix tous les jours du mois prochain». Dans cette optique, Léon XIV appelle les fidèles catholiques à être présents sur la place Saint-Pierre, particulièrement, samedi 11 octobre à 18 heures.

Augustine Asta -Cité du Vatican

Le mois d’octobre est traditionnellement consacré à la prière du Rosaire, prière dite de Marie. C’est pourquoi à l’approche à grands pas de ce mois dédié à la fois à la prière et la méditation biblique, le Pape Léon XIV a invité, à l’issue de l’audience générale de ce mercredi, sur la place Saint-Pierre, les fidèles à se joindre à la prière quotidienne du rosaire afin d’invoquer le don de la paix de Dieu. Les catholiques du monde entier s’uniront ainsi pour prier le Rosaire pour la paix dans les pays déchirés par la guerre.

Avant l’audience générale, le pape Léon XIV a salué un groupe de pèlerins malades ou handicapés dans la salle Paul VI

Avant l’audience générale, le pape Léon XIV a salué un groupe de pèlerins malades ou handicapés dans la salle Paul VI   (@Vatican Media)

L’évêque de Rome a par ailleurs annoncé une prière du Rosaire à 18 heures sur la place Saint-Pierre le samedi 11 octobre. «J’invite tout le monde, chaque jour du mois à venir, à prier le Rosaire pour la paix, personnellement, en famille et en communauté», a-t-il déclaré, recommandant spécifiquement, également aux religieux et laïcs du Vatican, à prier le Rosaire tous les jours dans la basilique Saint-Pierre à 19h tout au long du mois d’octobre.

La veillée de prière pour la paix du samedi 11 octobre, annoncée par le Pape, aura lieu pendant le Jubilé de la spiritualité mariale qui culminera avec la messe présidée par le Saint-Père le dimanche 12 octobre. Le 11 octobre marquera également le 63e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, inauguré par saint Jean XXIII en 1962.

Dans ses salutations aux pèlerins portugais, le Successeur de Pierre a surtout déploré les «ruines causées par une haine meurtrière». D’où l’invitation faite aux chrétiens à partager avec les autres «l’amour de Jésus qui illumine et élève l’humanité».

Vatican news

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Léon XIV rend grâce pour la canonisation des carmélites de Compiègne https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/eglise-catholique/leon-xiv-rend-grace-pour-la-canonisation-des-carmelites-de-compiegne Sun, 14 Sep 2025 09:40:03 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51733

«Puissions-nous apprendre [des carmélites de Compiègne] la force et la fécondité d’une vie intérieure toute tournée vers les réalités célestes»: Léon XIV a envoyé ce samedi 13 septembre un message signé du cardinal Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, à Mgr Ulrich, archevêque de Paris, à l’occasion de la messe d’action de grâce célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris pour la canonisation des seize carmélites exécutées pendant la Révolution française.

Xavier Sartre – Cité du Vatican

 L’Église de France a rendu grâce pour la canonisation équipollente des seize carmélites de Compiègne, décidée par le Pape François le 18 décembre 2024. Guillotinées le 17 juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire, pendant la Grande Terreur, elles furent béatifiées en 1906. Réunis autour de Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, plusieurs évêques dont celui de Beauvais, Mgr Benoit-Gonnin, dont Compiègne dépend, des carmes et carmélites et des dizaines de prêtres, ont participé à la messe d’action grâce ce samedi midi en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Au début de l’office, avant que le nom des seize carmélites ne soient lus, le nonce apostolique en France, Mgr Celestino Migliore, a lu le message que le Saint-Père a adressé à Mgr Ulrich. Ces carmélites «ont particulièrement forcé l’admiration de leurs geôliers eux-mêmes et ont imprimé dans les esprits et dans les cœurs les plus endurcis un trouble bienfaisant laissant place au divin» écrit Léon XIV, partageant la joie des fidèles. Ce qu’ont bien compris les artistes et écrivains qui ont évoqué ce martyre pendant les deux siècles qui suivirent et «la foule étonnement silencieuse au moment du supplice».

Pardon et gratitude, joie et paix

Pour le Souverain pontife, «la paix du cœur (…) était bien réellement le fruit d’une immense charité mais aussi de la foi et de l’espérance théologale qui les animaient». Au moment de monter sur l’échafaud, «les carmélites de Compiègne ne sont plus les victimes d’une arrestation mais auteurs d’un don suprême qui actualise l’offrande de leurs vœux religieux» estime le Pape, ajoutant que même dépouillées de tout, «elles sont restées riches de leurs vœux et de l’acte de consécration par lequel elles avaient offert librement leur vie à Dieu “pour que la paix soit rendue à l’Église et à l’État”», en référence aux bouleversements provoquées par la Révolution.

Autre trait de ces religieuses que souligne Léon XIV: «la fécondité mystérieuse de leur vie donnée par amour en suivant la voie tracée par le Christ, convaincues que, même au cœur de la souffrance la plus injuste, se cache la semence d’une vie nouvelle». Pardonnant à leurs bourreaux, au pied de la guillotine, l’âme de ces martyres a été envahie par plusieurs fruits: «offrande totale, pardon et gratitude, joie et paix», détaille le Pape. «Puissions-nous apprendre d’elles la force et la fécondité d’une vie intérieure toute tournée vers les réalités célestes», souhaite-t-il enfin.

ALETEIA

Paroisse : Une sainte à Bourth

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Les carmélites de Compiègne, guillotinées en 1794, sont saintes

Au début de l’office, avant que le nom des seize carmélites ne soient lus, le nonce apostolique en France, Mgr Celestino Migliore, a lu le message que le Saint-Père a adressé à Mgr Ulrich. Ces carmélites «ont particulièrement forcé l’admiration de leurs geôliers eux-mêmes et ont imprimé dans les esprits et dans les cœurs les plus endurcis un trouble bienfaisant laissant place au divin» écrit Léon XIV, partageant la joie des fidèles. Ce qu’ont bien compris les artistes et écrivains qui ont évoqué ce martyre pendant les deux siècles qui suivirent et «la foule étonnement silencieuse au moment du supplice».

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1.624 chrétiens tués depuis l’an 2000, ce sont les nouveaux martyrs https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/1-624-chretiens-tues-depuis-lan-2000-ce-sont-les-nouveaux-martyrs Tue, 09 Sep 2025 08:17:30 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51707 Le pape Léon XIV va présider ce 14 septembre une cérémonie de commémoration œcuménique dédiée aux 1.624 martyrs chrétiens du premier quart du XXIe siècle. Ces nouveaux témoins de la foi de toutes confessions sont originaires de tous les continents.

Dimanche 14 septembre 2025, Léon XIV va présider une célébration œcuménique – avec 24 représentants d’autres confessions chrétiennes – faisant mémoire des « nouveaux martyrs » morts en raison de leur foi depuis l’année 2000. Une commission vaticane créée par le pape François a dressé une liste de 1.624 chrétiens tués durant ce premier quart de siècle, et dont les résultats des recherches ont été présentés ce 8 septembre au Vatican

En 2000, à l’occasion du Jubilé – ce grand événement de l’Église catholique célébré tous les 25 ans –, le pape Jean Paul II avait présidé une commémoration des martyrs chrétiens du XXe siècle. Dans son sillage, le pape François avait institué en 2023 une commission chargée de mettre à jour la liste avec les nouveaux martyrs du XXIe siècle, en vue du Jubilé de 2025.

Durant plus de deux ans, les onze experts membres de la commission – universitaires, historiens… – ont établi une liste de ces nouveaux martyrs, sur signalement des communautés locales (conférences épiscopales, congrégations religieuses…). Au total, 1.624 chrétiens de toutes confessions et de tous les continents : Afrique (643), Asie-Océanie (357), Amériques (304), Moyen-Orient (277) et Europe (43).

Pour ce travail de répertoriage, la nouvelle commission a étudié le contexte géographique, historique et socio-politique de chaque dossier soumis, a expliqué le président de cet organisme Mgr Fabio Fabene. L’archevêque, qui est par ailleurs secrétaire du dicastère pour les Causes des saints, a précisé qu’il ne s’agissait pas de procès en canonisation et que l’inscription des noms dans la liste n’équivaut pas à une béatification.

Des persécutions variées selon les continents

Le vice-président de la commission, Andrea Riccardi, a fait état d’une « différence profonde » entre la nouvelle liste et celle de l’an 2000, qui comportait 3.400 noms. Les phénomènes de persécution de masse du XXe siècle, dus aux idéologies soviétiques ou nazies, ont disparu. Aujourd’hui se dégagent des réalités différentes selon les continents. En Amérique, les chrétiens sont victimes d’organisations criminelles, pour avoir élevé la voix contre le trafic de drogue, ou encore l’exploitation des ressources naturelles ; en Afrique ils meurent dans des attaques djihadistes mais également dans des conflits ethniques.

Parmi les nouveaux martyrs, 110 Européens sont morts en mission sur d’autres continents. Dans la liste, qui n’a pour le moment pas été publiée, figurent des personnalités déjà béatifiées comme la religieuse italienne Leonella Sgorbati, assassinée par des islamistes en Somalie en 2006 ; ou des témoins devenus symboles comme les Coptes orthodoxes exécutés par Daesh en Libye en 2015, que le pape François a fait inscrire dans le martyrologe catholique. On trouve aussi le laïc congolais Floribert Bwana Chui bin Kositi, tué en 2007 pour avoir résisté à une tentative de corruption ; la religieuse américaine Dorothy Mae Stang, assassinée en 2005 au Brésil ; ou encore les victimes des attentats suicides visant des églises catholiques au Sri Lanka à Pâques 2019  ; les quatre sœurs missionnaires de la Charité assassinées en 2016 lors d’une prise d’assaut d’une maison de retraite catholique au Yémen – où elles étaient les dernières femmes chrétiennes

« Le chiffre de 1.624 peut sembler inconsistant mais c’est seulement la pointe de l’iceberg », a glissé Andrea Riccardi, faisant valoir la difficulté de rassembler des données sur le sort des chrétiens morts dans des contextes hostiles. La Commission entend d’ailleurs continuer ce travail de recueil de données sur les nouveaux martyrs du XXIe siècle.

Commémorés pour la fête de la croix glorieuse

Ces martyrs vont être commémorés lors d’une liturgie présidée par Léon XIV dimanche prochain à 17h dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Le pape va être entouré de 24 délégués officiels représentant diverses confessions chrétiennes. La présence du métropolite Antony au nom du patriarcat de Moscou est prévue.

Le temps de prière prévoit de se décliner avec une procession, des lectures de la bible – dont les Béatitudes –, une homélie du pape et des intentions de prière, au cours desquels vont être allumés des cierges, déposés au pied d’une croix, en l’honneur des disparus.

Cette commémoration, qui aurait dû avoir lieu le 9 mai avec le pape François, avait été reportée en raison de la mort du pontife argentin, le 21 avril. Le nouveau pape a fixé sa célébration au 14 septembre, fête de la « croix glorieuse » – et anniversaire de Léon XIV qui s’apprête à fêter ses 70 ans. Il va s’agir de la seule célébration œcuménique à Rome durant le Jubilé, ont souligné les organisateurs.

ALETEIA

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Intention de prière du pape pour septembre 2025 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/intention-de-priere-du-pape-pour-septembre-2025 Wed, 27 Aug 2025 13:17:21 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51622 Pour notre relation avec toute la Création.
Prions pour que, inspirés par saint François, nous fassions l’expérience de notre interdépendance avec toutes les créatures, aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect.

Prière

Ce mois-ci, le Pape Léon XIV nous invite à prier « pour notre relation avec toute la Création ». Inspirés par saint François d’Assise, il nous encourage à expérimenter notre interdépendance avec toutes les créatures, aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect.

L’intention de prière du mois de septembre s’inscrit dans un moment particulier : le Temps pour la Création, qui unit des chrétiens de diverses confessions dans la prière et l’action pour le soin de la terre. Nous célébrons aussi deux anniversaires importants : les 800 ans du Cantique des créatures de saint François d’Assise et le 10ème anniversaire de l’encyclique Laudato Si’ du Pape François.

Léon XIV nous invite à découvrir la présence de Dieu dans la Création et à nous sentir responsables de notre maison commune. Prions ensemble à travers cette vidéo réalisée par le Réseau Mondial de Prière du Pape, en collaboration avec le Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral.

Prions pour que, inspirés par saint François, nous fassions l’expérience de notre interdépendance avec toutes les créatures, aimées de Dieu et dignes d’amour et de respect.

Seigneur, Tu aimes tout ce que Tu as créé,

et rien n’existe en dehors du mystère de Ta tendresse.

Chaque créature, même la plus petite, est le fruit de Ton amour et a sa place dans ce monde.

Même la vie la plus simple ou la plus éphémère est entourée de Ton soin.

À l’exemple de saint François d’Assise, nous voulons Te dire aujourd’hui : « Loué sois-Tu, mon Seigneur ! ».

À travers la beauté de la création, Tu Te révèles comme source de bonté. Nous Te prions, d’ouvrir nos yeux pour Te reconnaître, d’apprendre, par le mystère de Ta proximité avec toute la création, que le monde est infiniment plus qu’un problème à résoudre. C’est un mystère à contempler avec gratitude et espérance.

Aide-nous à découvrir Ta présence en toute créature, afin qu’en la reconnaissant pleinement, nous nous sentions responsables de cette maison commune où Tu nous invites à prendre soin, à respecter et à protéger la vie sous toutes ses formes et dans toutes ses possibilités.

Loué sois-Tu, Seigneur ! Amen

—- Le Réseau Mondial de Prière du Pape : https://www.popesprayer.va/fr/ La Vidéo du Pape : https://thepopevideo.org/?lang=fr

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“Le manque de prêtres en France, dans le monde, est un grand malheur”, alerte Léon XIV https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/eglise-catholique/le-manque-de-pretres-en-france-dans-le-monde-est-un-grand-malheur-alerte-leon-xiv Tue, 26 Aug 2025 08:23:18 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51620 « Le manque de prêtres en France, dans le monde, est un grand malheur ! Un malheur pour l’Église ! », a déclaré le pape Léon XIV à un groupe de servants d’autel français reçus en audience au Vatican ce 25 août 2025.

Le manque de prêtres en France, dans le monde, est un grand malheur ! Un malheur pour l’Église ! », a déclaré le pape Léon XIV à un groupe de servants d’autel français reçus en audience au Vatican ce lundi 25 août 2025. Insistant sur la place centrale de l’Eucharistie – l’incarnation de Dieu dans l’hostie consacrée – dans la vie chrétienne, il a demandé à ses jeunes hôtes de rester « attentifs à l’appel que Jésus pourrait [leur] adresser à le suivre de plus près dans le sacerdoce ». Un appel nécessaire dans la mesure où le nombre d’ordinations ne cesse de baisser en France : en 2025, seuls 90 prêtres ont été ordonnés.

Du 21 au 27 août, 360 servants d’autel français et une trentaine d’accompagnateurs – dont 15 prêtres – participent à un pèlerinage national itinérant organisé par la Conférence des évêques de France (CEF), qui les a conduits à Turin, Bologne et Assise. Ce matin, ces jeunes garçons et filles de 12 à 20 ans ont rejoint en procession la basilique Saint-Pierre à Rome et ont passé la « porte sainte », comme de tradition pendant tout le Jubilé 2025 – grand événement de l’Église catholique célébré tous les 25 ans. Puis ils ont été escortés par des gardes suisses jusqu’au Palais apostolique pour rencontrer le pape Léon XIV.

Ce dernier, accueilli par un chant de louange, a prononcé un long discours en français aux servants d’autel pour souligner l’importance du service qu’ils rendent lors de la messe, célébration pendant laquelle l’Église rappelle que « Dieu nous a aimés à en mourir ». « Voilà la chose la plus merveilleuse de notre foi catholique », a-t-il affirmé, rappelant que l’Église garde « soigneusement » la mémoire du sacrifice de Jésus sur la croix dans l’Eucharistie « comme son trésor le plus précieux ».

« Jésus donne encore sa vie sur l’autel, Il verse encore son Sang pour nous aujourd’hui », a déclaré le chef de l’Église catholique. Il a insisté sur le fait que la messe « sauve le monde aujourd’hui, elle est l’événement le plus important de la vie du chrétien » et enjoint à ne pas aller à l’église « par devoir » mais par « besoin ».

La « beauté » de la vocation de prêtre

« Lorsque vous approchez de l’autel, ayez toujours à l’esprit la grandeur et la sainteté de ce qui est célébré », a ensuite exhorté Léon XIV. Il a rappelé aux servants d’autel que si la messe est un « moment de fête et de joie », elle est « en même temps, un moment sérieux, solennel, empreint de gravité ». « Puissent votre attitude, votre silence, la dignité de votre service, la beauté liturgique, l’ordre et la majesté des gestes faire entrer les fidèles dans la grandeur sacrée du Mystère ».

« Je vais vous dire une chose que vous devez entendre, même si elle doit vous inquiéter un peu : le manque de prêtres en France, dans le monde, est un grand malheur ! Un malheur pour l’Église ! », leur a ensuite confié le Pape, leur demandant de rester « attentifs à l’appel que Jésus pourrait [leur] adresser à le suivre de plus près dans le sacerdoce ». Il leur a vanté la « beauté, le bonheur et la nécessité » de cette vocation : « Quelle vie merveilleuse que celle du prêtre qui, au cœur de chacune de ses journées, rencontre Jésus d’une manière tellement exceptionnelle et le donne au monde ! »

Notant que le monde actuel pouvait comporter pour les jeunes des « défis de plus en plus graves et inquiétants », le Pape a émis le souhait que tous les servants d’autel puissent rentrer en France en étant « plus proches » de Jésus, et ainsi « mieux armés d’espérance pour parcourir la vie qui s’ouvre devant vous ». Il leur a demandé de faire pour cela du Christ « une ancre solide, jetée dans le ciel ».

ALETEIA

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Léon XIV écrit une lettre à Volodymyr Zelensky à l’occasion de la fête nationale ukrainienne https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/leon-xiv-ecrit-une-lettre-a-volodymyr-zelensky-a-loccasion-de-la-fete-nationale-ukrainienne Sun, 24 Aug 2025 13:53:56 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51606 Le 24 août 2025, à l’occasion du Jour de l’indépendance de l’Ukraine, le pape Léon XIV a adressé une lettre au président Volodymyr Zelensky, exprimant sa solidarité avec un peuple « blessé par la guerre » et appelant à un « chemin de paix ». Ce message s’inscrit dans la continuité des efforts du pontife pour encourager le dialogue, après avoir reçu le président Zelensky en juillet à Castel Gandolfo et conversé avec Vladimir Poutine au téléphone

Avec un cœur blessé par la violence qui ravage votre terre, je vous écris en ce jour de fête nationale ». Ces mots sont ceux du pape Léon XIV, adressés au président ukrainien Volodymyr Zelensky à l’occasion du Jour de l’indépendance, fête nationale de l’Ukraine, ce 24 août 2025. Dans ce bref courrier, le Pape assure le président de sa prière pour son pays « qui souffre de la guerre – particulièrement pour ceux qui sont blessés dans leur corps, pour ceux qui souffrent de la mort d’une personne aimée et pour ceux privés de leur foyer ».

Invoquant la consolation et la force de Dieu, le Pape demande qu’il « ébranle les cœurs des personnes de bonne volonté » et fasse taire les armes pour « laisser place au dialogue, ouvrant un chemin de paix pour le bien de tous ». Il confie l’Ukraine « à la Bienheureuse Vierge Marie, Reine de la Paix ».

« Je suis sincèrement reconnaissant à Sa Sainteté pour ses paroles pleines de tendresse, ses prières et son attention au peuple ukrainien en pleine guerre dévastatrice », a réagi sur son compte X Volodymyr Zelensky. « Tous nos espoirs et nos efforts visent à ce que notre nation parvienne à la paix tant attendue. Pour que le bien, la vérité et la justice triomphent. »

Léon XIV n’est pas le seul chef d’État à avoir adressé un message au président ukrainien ce 24 août : le président américain Donald Trump, le président chinois Xi Jinping, le président français Emmanuel Macron, le roi Charles III ou encore le président turc Recep Tayyip Erdogan ont également fait parvenir une missive à Kiev à cette occasion.

Des négociations au Vatican ?

Le 9 juillet dernier, le Pape avait reçu le président ukrainien Zelensky dans sa résidence d’été à Castel Gandolfo, où il passait une période de vacances. Lors de cette rencontre, il avait réitéré sa disponibilité pour accueillir au Vatican des « négociations » entre les parties russe et ukrainienne. Le président américain Donald Trump avait encouragé en ce sens, mais aucun accord précis n’avait finalement été conclu pour permettre de futures discussions par l’intermédiaire du Saint-Siège.

Ce dernier s’efforce de maintenir un rôle de médiateur depuis le début du conflit entre la Russie et l’Ukraine. Le pape François avait ainsi nommé le cardinal Zuppi comme son représentant pour rencontrer et échanger avec les différents protagonistes. Après la mort de François, son successeur a rapidement repris en main le dossier ukrainien, en organisant d’emblée un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine en juin. Les derniers échanges pontificaux avec la Russie remontaient alors à 2021.

Un impossible cessez-le-feu

Le sommet qui a eu lieu entre les présidents russe et américain le 15 août ravive l’espoir d’un cessez-le-feu entre les belligérants. Aucun accord n’a cependant pu être trouvé malgré, selon les dirigeants, des « discussions constructives ». L’Ukraine, absente lors de cet échange, a quant à elle déclaré ce dimanche 24 août espérer une « paix juste », tout en martelant que l’Ukraine « ne sera plus jamais contrainte dans l’histoire à endurer la honte que les Russes appellent un “compromis” ». La veille, plusieurs attaques de drones ukrainiens ont frappé dans des localités russes, notamment près de Saint-Pétersbourg. Du côté ukrainien, une femme de 47 ans a perdu la vie dimanche matin à la suite d’une frappe de drone russe dans la région de Dnipropetrovsk, à l’est du pays. Lors de cette offensive, la Russie a déployé 72 drones Shahed, plusieurs leurres et un missile balistique.

Lors de l’Angélus, le pape Léon XIV a également invité de nouveau les catholiques à prier pour l’Ukraine, tout en évoquant la journée de prière et de jeûne qu’il avait proposée le vendredi 22 août en faveur de tous ceux qui souffrent du fléau de la guerre. Le Pape s’est également associé à l’initiative Prière mondiale pour l’Ukraine, un appel spirituel unissant les chrétiens et les personnes de bonne volonté du monde entier pour confier la nation à Dieu. 

ALETEIA

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Prier et Jeûner pour la paix en la fête de la Bienheureuse Vierge Marie Reine https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/prier-et-jeuner-pour-la-paix-en-la-fete-de-la-bienheureuse-vierge-marie-reine Fri, 22 Aug 2025 13:18:36 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51597 Ce 22 août, le Pape Léon XIV a invité à invoquer la Bienheureuse Vierge Marie pour la paix dans le monde et à observer une journée de jeûne. Marie, soulignait le Saint-Père à l’audience générale de mercredi, invoquée comme Reine de la paix «alors que notre terre continue d’être blessée par les guerres». Notre dossier nous emmène en Terre Sainte, en Ukraine, et nous éclaire sur la solennité de la Vierge Marie Reine.

Vatican News

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Les 100 jours de Léon XIV https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/les-100-jours-de-leon-xiv Fri, 22 Aug 2025 07:23:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51600 Ce 14 août marque les 100 jours du pontificat de Léon XIV. Depuis son élection le 8 mai 2025, il a déjà réussi à imprimer un style bien à lui, mettant en avant notamment la paix et l’unité. Malgré les nombreux défis qu’il doit relever, le pape Léon XIV a déjà marqué l’Église et le monde.


Le 8 mai 2025, Léon XIV apparaissait pour la première fois au balcon de la basilique Saint-Pierre, devant une place bondée de pèlerins, de fidèles et curieux. En 100 jours de pontificat, le nouveau pape a su peu à peu se faire connaître
aimer des catholiques du monde entier, grâce à un style différent et complémentaire de son prédécesseur, le pape François. Un style fondé sur la paix, l’unité et l’humilité. Sportif, polyglotte, soucieux de comprendre le monde actuel, notamment ceux liés à l’intelligence artificielle et aux conflits internationaux, Léon XIV s’est illustré par ses nombreuses prises de parole et ses apparitions marquantes lors d’événements majeurs. Mais, à ce jour, la phrase qui a le plus touché les cœurs
reste celle prononcée lors de sa première apparition : « La paix soit avec vous tous ! » Un pontificat sous le signe de la paix et de l’unité dans un monde profondément fracturé : voilà le défi que Léon XIV doit désormais relever.

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Léon XIV: le bien commun des peuples au premier plan des négociations de paix https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/leon-xiv-le-bien-commun-des-peuples-au-premier-plan-des-negociations-de-paix Mon, 18 Aug 2025 13:20:42 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51553 Après la prière de l’Angélus récitée sur la place de la Liberté à Castel Gandolfo, le Pape a prié «pour que les efforts visant à mettre fin aux guerres et à promouvoir la paix, aboutissent». Il a également porté en prière les victimes des inondations au Pakistan, en Inde et au Népal. Le Saint-Père a aussi remercié les associations qui promeuvent, dans les lieux de vacances, des initiatives d’animation culturelle et d’évangélisation.

Alessandro Di Bussolo – Cité du Vatican

Le Pape Léon XIV se soucie du «bien commun» de tous les peuples. Il l’a évoqué ce dimanche 17 août devant la porte du Palais pontifical de Castel Gandolfo, sur la place de la Liberté, après la récitation de la prière de l’Angélus. Le Souverain pontife a fait référence aux négociations en cours pour parvenir à un cessez-le-feu et à la paix entre l’Ukraine et la Russie, après le sommet du 15 août en Alaska entre les présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine; ainsi qu’à celles qui concernent la bande de Gaza, entre Israël et les Palestiniens du Hamas.

“Prions pour que les efforts visant à mettre fin aux guerres et à promouvoir la paix aboutissent, afin que, dans les négociations, le bien commun des peuples soit toujours placé au premier plan.”

Pendant que Léon XIV s’exprimait, les agences d’information annonçaient les minutes qui suivaient, que la rencontre prévue demain 18 août à Washington, entre Donald Trump et le président ukrainien Volodymir Zelensky, verra également la participation du président français Emmanuel Macron, du président finlandais Alexander Stubb, du chancelier allemand Friedrich Merz, du Premier ministre britannique Keir Starmer. Mais aussi de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, ainsi que de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte. D’autres dirigeants européens devraient se joindre à la rencontre.

Prière pour les victimes des inondations en Asie

Le Saint-Père n’oublie toutefois pas ceux qui ont été affectés par les violentes inondations en Asie, qui on fait des centaines de victimes. Il a assuré de sa «proximité avec les populations du Pakistan, de l’Inde et du Népal, touchées par de violentes inondations. Je prie pour les victimes et leurs familles, ainsi que pour tous ceux qui souffrent à cause de cette catastrophe», a-t-il déclaré.

L’engagement pour l’animation culturelle et l’évangélisation

L’été, a poursuivi ensuite le Souverain pontife, est une période propice pour «diverses initiatives d’animation culturelle et d’évangélisation, souvent organisées dans les lieux de vacances». «Il est beau de voir comment la passion pour l’Évangile stimule la créativité et l’engagement de groupes et d’associations de tous âges. Je pense, par exemple, à la mission pour les jeunes qui s’est déroulée ces derniers jours à Riccione», a dit le Saint-Père, remerciant ensuite les promoteurs et tous ceux qui participent de différentes manières à ces événements.

VATICAN NEWS

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Comment Léon XIV poursuit l’évangélisation du continent numérique https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/comment-leon-xiv-poursuit-levangelisation-du-continent-numerique Wed, 06 Aug 2025 15:10:41 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51496 Au cours du Jubilé de la jeunesse, Léon XIV a reçu des influenceurs catholiques venus pour travailler sur l’évangélisation du numérique et de l’Internet. Un souci constant de l’Église depuis plus de trente ans, remarque le géopoliticien Jean-Baptiste Noé.

L’Internet et le numérique donnent l’impression d’avoir été créés hier alors qu’ils existent dans la vie quotidienne depuis plus de trente ans. C’est au cours des années 1990 que s’est développé ce que Jean Paul II a nommé « un nouveau continent ». Le pape polonais a exhorté sans relâche les catholiques à y être présent pour s’en servir comme d’un levier d’évangélisation. Aleteia en témoigne.

En recevant à Rome plus d’un millier d’influenceurs catholiques, à l’occasion du Jubilé des jeunes, Léon XIV a manifesté son souci pour ce continent immatériel, vecteur d’évangélisation et lieu de combats éthiques et moraux. Tout au long des décennies écoulées, les papes n’ont cessé de pratiquer les nouvelles technologies, y voyant à chaque fois des moyens d’y apporter le Christ tout en soulignant aussi les dangers d’un mauvais usage.

Des papes en pointe 

Au XIXe siècle, c’est la presse qui a la faveur des papes, Pie IX impulsant la création de L’Osservatore romano en 1861, journal qui existe toujours pour diffuser la voix du pape en plusieurs langues. Léon XIII fut le premier pontife, et l’un des premiers chefs d’État, à faire usage du cinéma. Le pape fut filmé dans les jardins du Vatican et le film fut diffusé en Europe. Avant le cinéma, c’est la photographie et les gravures qui furent abondamment utilisées afin de diffuser des portraits du souverain pontife. Pie XI initia le déploiement de Radio Vatican (1931), qui joua un rôle essentiel durant la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide.

Puis ce fut la télévision, avec notamment la retransmission des couronnements et des funérailles des papes, et l’Internet, dont le déploiement débuta sous Jean Paul II, le 25 décembre 1995. Le Saint-Siège était l’un des premiers États et l’une des premières institutions à se doter d’un site Internet, qui est aujourd’hui un site de ressources d’une grande richesse. S’y trouvent, en plusieurs langues, les encycliques et interventions des papes, le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, le catéchisme et d’autres documents du Magistère. À la fin du pontificat de François, une mise en ligne du site rénové a coïncidé avec l’élection de Léon XIV.

La bataille de l’information

Si l’Église s’appuie sur les influenceurs pour porter le message du Christ, la présence sur le continent numérique est aussi une nécessité pour mener la bataille de l’information. Disposer de médias, c’est éviter que la parole du Pape soit tronquée ou déformée, ce qui peut conduire à des drames informationnels, comme l’a montré l’épisode de Ratisbonne sous Benoît XVI. C’est aussi permettre d’imposer ses propres sujets. Les médias du Vatican sont souvent les premiers, et parfois les seuls, à évoquer les persécutions dont sont victimes les catholiques à travers le monde. Vexation à Taybeh en Cisjordanie, massacre à Komanda au Congo : les médias du Vatican informent, diffusent les informations et s’appuient sur les relais et les informateurs locaux que sont les prêtres diocésains et les membres des congrégations religieuses.

L’Église a souvent une image d’institution ringarde qui est à la traîne des nouvelles technologiques. Rien n’est plus faux. Presse, cinéma, radio, télévision, Internet, réseaux sociaux, elle fut à chaque fois parmi les premières à prendre en main ces outils et à s’en servir pour porter une voix différente et parfois même porter le fer contre ses adversaires.

Servir le bien ou le mal

Jean Paul II fut l’un des premiers à le dire : le numérique, en tant qu’outil, est neutre, c’est-à-dire qu’il n’est ni bon ni mauvais. C’est l’usage que l’on en fait qui lui donne une orientation bonne ou mauvaise : « Comme toute invention humaine, l’Internet est ambivalent : il peut servir le bien ou le mal. […] Son usage requiert un profond sens moral » (2002). Comme tout progrès technologique, l’Internet et le numérique démontrent l’intelligence de l’homme, capable de créer et d’inventer, une intelligence qui est le fruit de la création divine.

Face aux mensonges diffusés, aux tromperies et aux rumeurs, Léon XIV place aussi le numérique et Internet sous le signe de l’espérance, comme d’un levier pour réduire les erreurs et pour éduquer les hommes à la vérité et à la liberté.

ALETIEA

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5 extraits de l’homélie d’envoi du Jubilé des Jeunes à méditer pendant l’été ! https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/5-extraits-de-lhomelie-denvoi-du-jubile-des-jeunes-a-mediter-pendant-lete Sun, 03 Aug 2025 14:51:10 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51461
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Messe à Tor Vergata, le Pape exhorte un million de jeunes «aux réalités d’en-haut» https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/messe-a-tor-vergata-le-pape-exhorte-un-million-de-jeunes-aux-realites-den-haut Sun, 03 Aug 2025 14:31:06 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51457 Un chant céleste d’espérance a résonné sur toute la plaine romaine de Tor Vergata, dimanche 3 août, pour la messe de clôture du Jubilé des jeunes. Plus d’un million d’entre eux était présent selon la préfecture de la Cité éternelle. Dans une homélie trilingue entre l’italien, l’espagnol et l’anglais, convoquant saint Augustin et ses prédécesseurs, le Pape Léon XIV a demandé aux jeunes de 2025 d’aspirer à de grandes choses et à la sainteté, «sans jamais se contenter de moins».

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Il est des foules inoubliables, gravées dans le siècle. Face au Pape élu par ses pairs il y a seulement trois mois, plus d’un million de jeunes s’est déployé sur l’immense prairie allongée jusqu’aux Castelli romani. Comme ses deux derniers prédécesseurs, Léon XIV rencontre la jeunesse catholique du monde entier dans les tout premiers mois de son pontificat. L’occasion de réitérer aux générations de demain la force du message du Christ à contre-courant «des marécages de l’absurdité, de l’ennui et de la médiocrité», a affirmé Léon XIV.

Après la grande veillée d’adoration samedi soir, le Pape de 69 ans vêtu de l’habit liturgique en vert et or a fait entrer une marée humaine de plus d’un million de jeunes fidèles dans une célébration eucharistique en plein air, dominée par une douce ferveur animée par le chœur du diocèse de Rome, dirigé par Mgr Marco Frisina. Les notes de l’hymne du Jubilé “Pèlerins d’espérance” entonné en trois langues ont virevolté dans la brise du petit matin à Tor Vergata. Après une trentaine de minutes de traversée en papamobile entre les travées de jeunes, plus éveillés que jamais, c’est en présence d’une vingtaine de cardinaux, 450 évêques et 7 000 prêtres, que Léon XIV a présidé la messe sur l’estrade en bois du site de Tor Vergata, assemblée de la même manière qu’il y a 25 ans pour les JMJ du Jubilé de l’An 2000. Aux côtés du Pape, le regard protecteur de la Salus Populi Romani, immuable icône, enveloppant les jeunes étalés à l’horizon.

Un diptyque terrestre et céleste

La liturgie de la parole s’est déroulée en un double mouvement, vers l’infiniment petit qu’est la condition humaine terrestre grâce à la première lecture tirée de l’Ecclésiaste: «Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité! (…) Que reste-t-il à l’homme de toute la peine et de tous les calculs pour lesquels il se fatigue sous le soleil?» Avant d’être orientée vers l’infiniment grand, à la deuxième lecture, en espagnol, celle de l’apôtre des nations, saint Paul, invitant les Colossiens, à rechercher les réalités d’en haut.Proclamé en italien, l’Évangile selon saint Luc est venu couronner la réflexion mettant en garde contre les accumulations stériles ici-bas.

«La fragilité fait partie de la merveille que nous sommes» 

À la lumière de ces textes du jour très parlants aux jeunes, le Pape a médité dans son homélie sur la façon dont la rencontre avec le Ressuscité change l’existence, par l’expérience de la finitude des choses qui passent et des limites. Poétiquement et avec humilité, derrière l’autel serti de roses claires, le Pape augustin a employé l’image champêtre «d’une herbe changeante», fleurie au matin, fanée au soir.

«Ce sont deux rappels forts, peut-être un peu choquants, mais qui ne doivent pas nous effrayer, comme s’il s’agissait de sujets “tabous” à éviter», a garanti Léon XIV, assurant que «la fragilité fait en effet partie de la merveille que nous sommes». Le Souverain pontife de poursuivre la métaphore arcadienne comparant notre condition humaine au symbole de l’herbe: «N’est-ce pas magnifique, un pré en fleurs? Certes, elles sont délicates, faites de tiges fines, vulnérables, susceptibles de se dessécher, de se plier, de se briser, mais en même temps, elles sont immédiatement remplacées par d’autres qui poussent après elles, et dont les premières deviennent généreusement nutriments et servent d’engrais, en se consumant sur le sol». Au rythme des saisons, le champ se renouvelle continuellement, et même pendant les mois froids d’hiver, quand tout semble silencieux, a précisé Léon XIV, «son énergie frémit sous terre et se prépare à exploser, au printemps, en mille couleurs».

Constamment se regénérer dans le don et dans l’amour

Nous sommes de cette étoffe, nous sommes ainsi faits, relève l’évêque de Rome. «Non pour une vie où tout est acquis et immobile, mais pour une existence qui se régénère constamment dans le don, dans l’amour». Pour ce faire, le Pape rappelle aux jeunes que ce «plus» auxquels nous aspirons continuellement ne peut nous être donné par «aucune réalité créée». «Nous ressentons une soif si grande et si brûlante qu’aucune boisson de ce monde ne peut l’étancher», a-t-il abondé, prévenant sans détour contre les mirages. «Face à cette soif, ne trompons pas notre cœur en essayant de l’apaiser avec des substituts inefficaces!»

Le Pape d’inviter chacun à plutôt écouter cette soif spirituelle et «à en faire un tabouret sur lequel nous pouvons monter pour nous pencher, comme des enfants, sur la pointe des pieds, à la fenêtre de la rencontre avec Dieu». «Et il est beau, même à vingt ans, de Lui ouvrir grandement notre cœur, de le laisser y entrer, pour ensuite nous aventurer avec Lui vers les espaces éternels de l’infini», a noté le Pape, citant, en italien, son maitre spirituel d’Hippone, puis son prédécesseur François, en espagnol

Les grandes questions de l’existence

Saint Augustin, parlant de sa recherche intense de Dieu, se demandait: «Quel est donc l’objet de notre espérance […] ? Est-ce la terre? Non. Est-ce quelque chose qui vient de la terre, comme l’or, l’argent, l’arbre, la moisson, l’eau […]? Ces choses plaisent, elles sont belles, elles sont bonnes» (Sermon 313/F, 3).Et concluait:«Cherche celui qui les a faites, c’est Lui ton espérance» (ibid.).

Des paroles rappelant donc les conseils du Pape François lancés aux JMJ 2023 de Lisbonne: «Chacun est appelé à se confronter à de grandes questions qui n’ont pas […] une réponse simpliste ou immédiate, mais qui invitent à accomplir un voyage, à se dépasser, à aller plus loin […], à un décollage sans lequel il n’y a pas de vol. Ne nous alarmons pas alors si nous nous trouvons assoiffés de l’intérieur, inquiets, inachevés, avides de sens et d’avenir […]. Ne soyons pas malades, soyons vivants!»

Et Léon XIV d’interpeller philosophiquement les cœurs cette fois-ci en langue anglaise: «Qu’est-ce vraiment que le bonheur? Quel est le véritable goût de la vie? Qu’est-ce qui nous libère des marécages de l’absurdité, de l’ennui, de la médiocrité?» La réponse réside dans l’expérience jubilaire, par la rencontre, la prière, l’amitié de ces journées romaines écoulées: «La plénitude de notre existence ne dépend pas de ce que nous accumulons ni, comme nous l’avons entendu dans l’Évangile, de ce que nous possédons. Elle est plutôt liée à ce que nous savons accueillir et partager avec joie».

Acheter et consommer ne suffit pas

«Acheter, accumuler, consommer ne suffit pas. Nous avons besoin de lever les yeux, de regarder vers le haut, vers «les réalités d’en haut», a lancé l’évêque de Rome, contemplant l’océan multicolore de jeunes aux pieds des collines romaines. «Très chers jeunes, notre espérance, c’est Jésus», a affirmé le Pape, s’arrêtant en silence. Un silence au gout d’éternité dans lequel s’est engouffré le souvenir d’il y a vingt-cinq ans lorsque le Pape polonais de 80 ans faisait face à deux millions de jeunes sur cette même plaine historique. Un souvenir convoqué par Léon XIV. «C’est le Christ qui suscite en vous le désir de faire de votre vie quelque chose de grand, […] pour vous rendre meilleurs, pour améliorer la société, en la rendant plus humaine et plus fraternelle», affirmait Jean-Paul II, le 19 août 2000.

Prier, adorer, communier et se confesser

Un quart de siècle plus tard, le Souverain pontife des deux Amériques demande à la nouvelle génération du IIIe millénaire de rester unie au Christ: «Restons dans son amitié, toujours, en la cultivant par la prière, l’adoration, la communion eucharistique, la confession fréquente, la charité généreuse, comme nous l’ont enseigné les bienheureux Piergiorgio Frassati et Carlo Acutis, qui seront bientôt proclamés saints. Aspirez à de grandes choses, à la sainteté, où que vous soyez. Ne vous contentez pas de moins. Vous verrez alors grandir chaque jour, en vous et autour de vous, la lumière de l’Évangile», a-t-il conclu, entrainant quelques applaudissements suivis d’un nouveau silence figeant la plaine dans la prière.

Miroir de l’universalité de cette semaine jubilaire, la prière universelle a été lue en français pour la fidélité à Dieu, en polonais pour la paix, en portugais pour les jeunes, en coréen pour les enseignants, en allemand pour la sagesse des cœurs. Après la consécration, le ballet de 7 000 prêtres s’est enclenché pour apporter la communion aux quatre coins des 96 hectares de plaine dans chacun des «petits villages internationaux» sur les notes du morceau « Jesus is my life » (Jésus est ma vie) chanté par le chœur du diocèse romain. L’union mystique intense avec le Christ fut ensuite totale avec l’exécution d’Anima Christi. Les remerciements de Léon XIV à chacun des jeunes, individuellement, avec une pensée pour les deux pèlerines, espagnole et égyptienne, tragiquement décédées à Rome cette semaine ont conclu la célébration. A son terme, le Pape a donné rendez-vous aux jeunes du monde entier dans deux ans à Séoul pour les JMJ, prolongeant le pèlerinage spirituel de Tor Vergata jusqu’aux confins de la terre. La messe s’est achevée avec l’un des inmanquables hymnes des JMJ: Jesus Christ you are my life faisant joyeusement danser l’assemblée.

Vatican news

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Intention de prière du pape pour août 2025 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/intention-de-priere-du-pape-pour-aout-2025 Wed, 30 Jul 2025 07:31:50 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51442 Pour une cohabitation pacifique.

Prions pour que les sociétés où la cohabitation est difficile ne succombent pas à la tentation de l’affrontement pour des motifs ethniques, politiques, religieux ou idéologiques.

Prière

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Le cri du Pape et des jeunes: « Nous voulons la paix dans le monde! » https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/le-cri-du-pape-et-des-jeunes-nous-voulons-la-paix-dans-le-monde Wed, 30 Jul 2025 06:47:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51446 Léon XIV exhorte les jeunes à être des témoins de la paix de Jésus-Christ et de la réconciliation. À la surprise générale, le Pape a traversé la foule composée de quelque 120 000 jeunes réunis place Saint-Pierre et Via della Conciliazione pour la messe d’ouverture du Jubilé qui leur est dédié. Une célébration présidée par le pro-préfet du dicastère pour l’Évangélisation, Mgr Rino Fisichella.

Tiziana Campisi – Cité du Vatican

«Bonsoir ! Buenas tardes ! Bonsoir ! Jésus nous dit: «Vous êtes le sel de la terre», «Vous êtes la lumière du monde !», a lancé ce soir le Pape Léon XIV place Saint-Pierre à un parterre survolté, 120 000 jeunes qui venaient de prendre part à la messe d’ouverture de leur Jubilé, présidée par Mgr Rino Fisichella, pro-préfet du dicastère pour l’Évangélisation et responsable de l’organisation de l’Année Sainte, et concélébrée par les cardinaux Baldo Reina, vicaire général du diocèse de Rome, et Marc Ouellet, préfet émérite du dicastère pour les Évêques.

Le Pape a chaleureusement salué les jeunes et adolescents galvanisés par l’arrivée inattendue du Saint-Père parmi eux. Léon XIV a effectué un long parcours en papamobile parmi la foule se trouvant sur la place Saint-Pierre, la place Pie XII qui lui est connexe et tout le long de la via della Conciliazione. Ils étaient nombreux à se presser aux barrières pour le voir passer et le saluer, certains lui lançant des cadeaux, d’autres chantant des hymnes, tout en brandissant leur téléphone pour immortaliser l’instant.

Un cri pour la paix dans le monde

«Espérons que vous serez toujours des signes d’espérance dans le monde», a souhaité le Souverain pontife en italien à son arrivée sur le parvis de la basilique vaticane, s’adressant aux jeunes qui ponctuaient chacune de ses paroles par des cris et des applaudissements. «Aujourd’hui, nous commençons. Dans les prochains jours, vous aurez l’occasion d’être une force qui peut donner la grâce de Dieu, un message d’espoir, une lumière à la ville de Rome, à l’Italie et au monde entier», a ajouté Léon XIV, qui a invité à marcher ensemble avec notre foi en Jésus-Christ. «Notre cri doit aussi être celui de la paix dans le monde». Le Souverain pontife demande alors aux jeunes de répéter après lui, «nous voulons la paix dans le monde», ce que tous firent aussitôt.

À bientôt à Tor Vergata !

«Prions pour la paix. Oremus por la paz. Nous sommes témoins de la paix en Jésus-Christ, de la réconciliation, de cette lumière du monde que nous cherchons tous», a poursuivi le Pape, qui a assuré ses jeunes «sœurs et frères» que «le Seigneur est avec nous, notre aide est dans le nom du Seigneur. Béni soit le nom du Seigneur». Puis, après avoir béni la foule, le Pape a promis aux jeunes de les retrouver «bientôt», à Tor Vergata ce week-end, souhaitant à chacun une bonne semaine

Avant le Pape, Mgr Fisichella s’est adressé aux jeunes

Au coucher du soleil, sous un ciel clair, alors que les derniers rayons de lumière éclairaient encore la place Saint-Pierre et la Via della Conciliazione, Mgr Fisichella fut le premier à souhaiter la bienvenue aux jeunes, les remerciant «d’avoir accepté l’invitation» du Souverain pontife à participer à ce Jubilé dédié aux nouvelles générations «et à l’espérance que chacun porte en soi».

Le regard tourné vers l’hémicycle coloré du Bernin et la place Pie XII adjacente où flottaient des drapeaux du monde entier, des bandanas et des casquettes, l’évêque italien s’est adressé en particulier aux «amis venus de nombreuses zones de guerre», «de l’Ukraine à la Palestine, que l’étreinte de la fraternité atteigne tout le monde, nous rendant unis et formant un seul corps», a-t-il déclaré, exhortant les jeunes à ne pas «décevoir» leurs pairs des zones déchirées par les conflits en manifestant des «signes» d’«amitié».

Le prélat a également eu une pensée pour les «nombreux» jeunes qui «ont fait tant de sacrifices» pour être dans la capitale, puis il a assuré chacun que le Seigneur ne les décevra pas. «Il vient à votre rencontre», leur a-t-dit les exhortant à être «vigilants pour saisir sa présence. Vivez ces jours avec joie et spiritualité, en découvrant de nouvelles amitiés, mais surtout contemplez Rome et les nombreuses œuvres d’art qui sont l’expression de la foi qui a généré tant de beauté».

Enfin, dans son message de bienvenue, répété en anglais, espagnol, français, portugais et allemand, le pro-préfet du dicastère pour l’Évangélisation a expliqué que la raison du rassemblement jubilaire des jeunes au cœur de la chrétienté est «de transmettre la foi et de comprendre la grande valeur que Jésus-Christ a dans nos vies» et a encouragé les gens à répondre «avec enthousiasme» à cette invitation.

Jésus vient d’abord à notre rencontre

Dans son homélie, Mgr Fisichella s’est inspiré du récit évangélique de la résurrection de Lazare, qui relate également le dialogue avec ses sœurs Marthe et Marie, pour souligner que Jésus, ayant appris que son ami était malade, en retardant sa visite, «enseigne quelque chose d’important», à savoir que «la foi est une rencontre, mais le premier à venir à notre rencontre est Jésus», «quand il le veut, comme il le veut, dans le temps fixé par lui, et non par nous». «Nous sommes seulement appelés à répondre» quand Il «vient à notre rencontre», «à nous mettre en route vers Lui», a insisté le pro-préfet, qui a ensuite appelé Marthe «le signe de notre foi, le signe que quand le Seigneur veut nous rencontrer, il doit trouver en nous des personnes vigilantes, prêtes, prêtes à courir vers Lui sans hésitation».

La foi, un choix de liberté

Mais la foi «est un choix de liberté», a poursuivi Mgr Fisichella, «une liberté que nous voulons suivre», pour suivre le Seigneur «là où il veut nous conduire», Lui qui «a établi pour chacun de nous le vrai bonheur». Ce choix de la liberté nous est montré par Marthe et Marie qui, alertant Jésus sur l’état de leur frère, «ne lui disent pas de venir faire un miracle». «Jésus doit décider lui-même de ce qu’il convient de faire», a expliqué le pro-préfet, «non seulement le moment, mais aussi la manière, les moyens par lesquels il vient à notre rencontre, parce que nous devons respecter la liberté de Dieu», «qui ne nous abandonne jamais». Le prélat qui prévient néanmoins les jeunes: «tout geste de liberté implique un renoncement, afin d’être authentiquement libres pour suivre le Seigneur».

Être des artisans de paix

«Nous sommes vraiment libres quand nous faisons un certain renoncement, mais surtout quand ce renoncement a pour but de rencontrer le Seigneur et de le suivre», a poursuivi Mgr Fisichella, qui a également souligné que la foi «est aussi une écoute», une foi qui fait de nous des témoins du Ressuscité et qui doit pousser à agir en vue de «nourrir les affamés, donner à boire à ceux qui ont soif», pour «être présents» quand quelqu’un a «besoin de nous», est malade ou en prison, ou quand le «droit fondamental à la dignité» fait défaut. «Nous vivons une époque de grande violence, dans nos rues et dans nos villes», a conclu le responsable de l’organisation du Jubilé, qui a appelé à «la certitude de l’espérance que l’amour gagne toujours, que la bonté l’emporte sur la violence» et à être des «bâtisseurs de paix».

Vatican News

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Pape: regardons les personnes âgées comme des témoins de l’espérance https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/pape-regardons-les-personnes-agees-comme-des-temoins-de-lesperance Mon, 28 Jul 2025 07:36:17 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51436 Après la récitation de l’Angélus, le Pape a évoqué la célébration de la Journée mondiale des grands-parents, célébrée ce dimanche 27 juillet, renouvelant son appel à regarder les personnes âgées comme «des témoins de l’espérance, capables d’éclairer le chemin des nouvelles générations». Il a par ailleurs salué le service de Radio Vatican/Vatican News qui «a ouvert une petite station sous la colonnade du Bernin avec l’Osservatore Romano».

Fabrice Bagendekere, SJ – Cité du Vatican 

«Regardons les grands-parents, les personnes âgées, comme des témoins de l’espérance, capables d’éclairer le chemin des nouvelles générations. Ne les laissons pas seuls, mais formons avec eux une alliance d’amour et de prière», a demandé le Pape, s’arrêtant sur la célébration de la Journée mondiale des grands-parents, qui se célèbre ce dimanche. Aussi a-t-il salué tous les grands-pères et les grands-mères, de façon particulière le groupe de San Cataldo, venu communier avec lui en cette occasion. Il a par la même occasion salué en italien puis en anglais et enfin en espagnol, et «avec une affection particulière», les jeunes de différents pays qui sont venus à Rome pour le «Jubilé des jeunes», qui commence ce lundi 28 juillet, exprimant son espoir qu’il soit pour chacun «l’occasion de rencontrer le Christ et d’être fortifié par lui dans la foi et dans l’engagement à le suivre avec constance».

Le moment fort de ce jubilé sera la veillée à Tor Vergata, en périphérie de Rome samedi 2 août en présence du Saint-Père et la messe qu’il célébrera le lendemain, toujours sur ce site qui avait déjà accueilli des centaines de milliers de jeunes lors du Jubilé de l’an 2000, à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse.

Radio Vatican/Vatican News plus proche des pèlerins

Dans la suite de ses salutations, Léon XIV a honoré Radio Vatican/Vatican News qui, «pour être plus prochpapel’Osservatore Romano». «Merci pour ce service en tant de langues, qui fait entendre la voix du Pape dans le monde entier», a déclaré le Pape, remerciant simultanément «tous les journalistes qui contribuent à une communication de paix et de vérité».

La nouvelle station Radio Vatican/Vatican News se situe à gauche de la basilique Saint-Pierre, dans le bras de Charlemagne. Elle a été conçue comme un espace de rencontre et d’information multilingue et de transmission des émissions radio en direct. Cette structure technique peut exister grâce au soutien financier d’un groupe de donateurs appelé Friends of the Holy Father (Amis du Saint-Père) et à l’autorisation administrative du Gouvernorat de la Cité de l’État du Vatican qui gère les lieux.

Vatican News

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Le Pape appelle à la fin immédiate de la barbarie https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/le-pape-appelle-a-la-fin-immediate-de-la-barbarie Mon, 21 Jul 2025 09:05:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51407 À l’issue de la prière de l’Angélus, le Pape a réitéré cet appel à un arrêt immédiat de la guerre, soulignant les attaques incessantes contre les civils à Gaza. Il souhaite que soit respecté le droit humanitaire, rappelant l’interdiction notamment des châtiments collectifs. Il remercie les chrétiens du Moyen-Orient pour leur témoignage et leur réaffirme sa proximité. Il prie la Vierge Marie afin qu’elle les protège toujours et «accompagne le monde vers des aubes de paix».

Marie Duhamel- Cité du Vatican

Saad Issa Kostandi Salameh, Foumia Issa Latif Ayyad, Najwa Ibrahim Latif Abu Daoud. Ce sont les noms des trois personnes tuées jeudi dernier par l’armée israélienne lors de l’attaque perpétrée contre la paroisse de la Sainte-Famille, qui accueille encore quelques 500 réfugiés dans le quartier d’El Zeitoun à Gaza-Ville.

À l’issue de la prière de l’Angélus, le Pape les a tout trois mentionnés, assurant prier pour le gardien du complexe paroissial et pour les deux femmes âgées décédées jeudi. «Je suis particulièrement proche de leurs familles et de tous les paroissiens», a affirmé Léon XIV «profondément attristé».

Respecter l’interdiction des châtiments collectifs

L’attaque de jeudi s’ajoute «malheureusement», poursuit-il, aux attaques militaires «incessantes contre la population civile et les lieux de culte à Gaza». Une récurrence qui le pousse à réitérer ce dimanche son appel «à un arrêt immédiat de la barbarie de la guerre et à une résolution pacifique du conflit».

Léon XIV interpelle la communauté internationale dans son ensemble, afin que soit «respecter le droit humanitaire et l’obligation de protéger les civils, ainsi que l’interdiction des châtiments collectifs, de l’usage indiscriminé de la force et des déplacements forcés de population».

«Vous êtes dans le cœur du Pape»

Enfin, le Pape ne s’adresse plus qu’aux fidèles de Gaza mais à tous «nos chers chrétiens du Moyen-Orient». Il leur dit compatir «au sentiment que vous avez de ne pas pouvoir faire grand-chose face à cette situation dramatique», leur exprimant à nouveau sa proximité. «Vous êtes dans le cœur du Pape et de toute l’Église. Merci pour votre témoignage de foi».

Le Pape prie enfin la Vierge Marie, «femme du Levant, aurore du nouveau Soleil qui s’est levé dans l’histoire», afin qu’elle les protège toujours et «accompagne le monde vers des aubes de paix».

VATICAN NEWS

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Le Pape appelle à un cessez-le-feu à Gaza après l’assaut contre la Sainte-Famille https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/le-pape-appelle-a-un-cessez-le-feu-a-gaza-apres-lassaut-contre-la-sainte-famille Thu, 17 Jul 2025 12:34:25 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51394 Dans un télégramme signé par le cardinal Secrétaire d’État Parolin, Léon XIV s’est dit «profondément attristé» par «l’attaque militaire» perpétrée ce jeudi 17 juillet contre la paroisse latine de la Sainte-Famille à Gaza. Le Pape assure le père Romanelli, blessé lors de l’attaque, et l’ensemble de la communauté paroissiale de sa proximité spirituelle. Il renouvelle ensuite son appel à un «cessez-le-feu immédiat» dans la bande de Gaza et exprime son profond espoir d’une «paix durable».

Vatican News

Le Pape renouvelle son appel à un «cessez-le-feu immédiat» dans la bande de Gaza et exprime son «profond espoir» de voir être mis en place «un dialogue, une réconciliation et une paix durable dans la région».

Ce matin, Léon XIV a été informé de l’«attaque militaire» contre l’église catholique située dans le quartier de Zeitoun à Gaza-ville. «Profondément attristé» par l’assaut de soldats israéliens ce matin contre la seule paroisse latine de l’enclave palestinienne qui accueille encore quelque 500 réfugiés dont de nombreux enfants, le Pape exprime ce midi dans un télégramme signé par son Secrétaire d’État «sa proximité spirituelle» à la communauté paroissiale et au père Romanelli, son curé lui-même légèrement blessé ce matin. L’attaque aurait fait plusieurs morts et blessés qui ont été rapidement transférés à l’hôpital local Al-Ahli de la ville de Gaza.

Dans ce télégramme, le Pape recommande les âmes des défunts «à la miséricorde aimante de Dieu Tout-Puissant», prie «pour la consolation de ceux qui sont dans la peine et pour le rétablissement des blessés».

Source Vatican News

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Léon XIV prend en main le dossier ukrainien https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/leon-xiv-prend-en-main-le-dossier-ukrainien Thu, 17 Jul 2025 08:25:44 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51382 Appel téléphonique entre Léon XIV et Vladimir Poutine, rencontre à Castel Gandolfo avec Volodymyr Zelensky, discours sur la paix et proposition de négociations : Léon XIV prend en main le dossier ukrainien, décrypte le géopoliticien Jean-Baptiste Noé.

Dans la guerre ukrainienne qui dure et qui semble infinie, le Saint-Siège tente de reprendre la main et d’engager une nouvelle inflexion. Le 5 juin, Léon XIV a eu un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine. L’événement n’est pas anodin : rien de tel ne s’était passé sous François, alors même que le pape Bergoglio avait pointé la responsabilité de l’OTAN dans le déclenchement du conflit et s’était montré plutôt bienveillant à l’égard de la Russie, jusqu’à une inflexion en 2023. Léon XIV, en revanche, a toujours mentionné la responsabilité de Moscou dans la guerre qui sévit en Ukraine, ce qui ne l’a pas empêché d’avoir cet échange téléphonique avec le président russe, une première depuis 2021, date des derniers échanges entre François et Vladimir Poutine.

La responsabilité de Moscou

Dans un entretien réalisé pour le média péruvien Semanario Expresión le 13 avril 2022, Mgr Prevost s’exprimait ainsi au sujet de la guerre qui avait débuté un mois auparavant :

« C’est un problème très grave qui touche le monde entier. Il existe de nombreuses analyses du conflit, de la guerre qui se déroule actuellement en Ukraine, mais, de mon point de vue, il s’agit d’une véritable invasion impérialiste, où la Russie veut conquérir un territoire pour des raisons de pouvoir, et bien sûr, pour son propre avantage en raison de la situation stratégique de l’Ukraine, ainsi que de la grande valeur de ce pays sur le plan culturel, historique et productif pour la Russie. Des crimes contre l’humanité sont commis, cela a déjà été prouvé, il y a des crimes qui sont commis en Ukraine. Nous devons beaucoup prier Dieu pour la paix, mais je crois que nous devons aussi être plus clairs, même certains politiciens de notre pays ne veulent pas reconnaître les horreurs de cette guerre et le mal que la Russie est en train de commettre dans toutes ses actions en Ukraine. »

Parler d’une « invasion impérialiste » motivée par « des raisons de pouvoir » montre clairement que Mgr Prevost cible la Russie comme principale responsable de cette guerre. Même si, au moment de l’entretien, il n’était pas encore cardinal et n’avait aucune responsabilité au sein de la Curie, rien ne laisse penser que l’analyse de Mgr Prevost en avril 2022 soit différente de celle de Léon XIV en juillet 2025. 

Retour de la Secrétairerie d’État

L’autre inflexion est celle du retour de la Secrétairerie d’État dans le fonctionnement diplomatique du Saint-Siège. Un retour clairement exprimé lors du discours aux ambassadeurs prononcé par le nouveau pape et lors d’une allocution devant les membres de la Secrétairerie d’État le 5 juin dernier. Fini la diplomatie parallèle et la concentration des pouvoirs entre les mains du pape, Léon XIV entend s’appuyer sur son appareil curial, ses nonces et le réseau d’influence du Saint-Siège. 

Dans le compte-rendu de l’entretien téléphonique publié par le Vatican, il est mentionné que le pape a demandé à la Russie de faire un geste en faveur de la paix : « Le pape a lancé un appel à la Russie pour qu’elle fasse un geste en faveur de la paix, soulignant l’importance du dialogue pour établir des contacts positifs entre les parties et rechercher des solutions au conflit ». Le Kremlin a lui aussi rendu compte de l’entretien téléphonique, dans un communiqué plus long et plus complet que celui du Saint-Siège. Si Vladimir Poutine a affirmé sa volonté de parvenir à la paix par la négociation et la voie diplomatique, il a aussi affirmé qu’il « était nécessaire d’éliminer les causes profondes de la crise ». Or, le moins que l’on puisse dire, c’est que Moscou et Kiev n’ont pas du tout la même analyse des « causes profondes » de cette guerre, chacun se rejetant la part de responsabilité. 

La question orthodoxe 

Dans le dernier paragraphe du communiqué, le Kremlin revient sur la liberté religieuse : « Compte tenu de l’engagement bien connu du régime de Kiev à démanteler l’Église orthodoxe ukrainienne canonique, l’espoir a été exprimé que le Saint-Siège se prononce plus activement en faveur de la liberté de religion en Ukraine. »

Ici, il est fait référence aux tourments intérieurs de l’Église orthodoxe, qui connaît une série de ruptures en Ukraine. L’Église attachée à Moscou a été scindée en deux, avec une Église reconnue par Constantinople et Kiev et une autre, restée fidèle à Moscou, de plus en plus marginalisée, avec notamment la confiscation de biens immobiliers et des vexations subies par les prêtres. Pour Moscou, c’est non seulement une perte d’influence en Ukraine, mais aussi un affaiblissement du patriarche Kirill. Vladimir Poutine a donc demandé au pape d’intervenir pour rétablir ce qui, à ses yeux, est une attaque à la liberté religieuse. C’est en somme demander à Rome de régler un conflit interne à l’Église orthodoxe. Preuve que la guerre qui sévit en Ukraine a des dimensions politiques, mais aussi religieuses. À Léon XIV désormais d’aider à trouver une sortie vers la paix pour cette guerre.   

La rencontre de Castel Gandolfo

Ce n’est pas parce que le pape est en vacances qu’il met de côté les affaires du monde. Sitôt installé à Castel Gandolfo il a reçu en audience privée Volodymyr Zelensky, en visite à Rome pour le sommet sur l’Ukraine. Le président ukrainien a tenu à rencontrer le pape, preuve de l’importance que celui-ci accorde à sa mission diplomatique. Les deux hommes ont conversé 30 minutes en privé puis ont fait une apparition sur le balcon de la villa Barberini. Léon XIV a réaffirmé la disposition du Saint-Siège pour accueillir des négociations et recevoir des délégations ukrainiennes et russes. Si la chose paraît impossible, désormais qu’un contact a été rétabli avec Moscou, la diplomatie du Saint-Siège pourra œuvrer en ce sens. 

Source ALETEIA

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Léon XIV: «L’espérance redonne aux personnes âgées estime et affection» https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/leon-xiv-lesperance-redonne-aux-personnes-agees-estime-et-affection Mon, 14 Jul 2025 12:46:55 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51374 5ème Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées

Dans un message délivré à l’occasion de la 5ème Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées le 27 juillet prochain, le Pape exhorte les anciens à persévérer avec confiance dans le Seigneur, tout en se laissant renouveler chaque jour par la rencontre avec Lui, dans la prière et dans la sainte messe. Il invite également les jeunes à bénéficier du témoignage des personnes âgées pour se projeter dans l’avenir avec sagesse.

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

À l’approche de la prochaine célébration de la Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées qui a pour thème «Heureux celui qui n’a pas perdu l’espoir», le Pape Léon XIV invite à ne pas oublier les personnes âgées, «signes d’espérance». Car «embrasser une personne âgée nous aide à comprendre que l’histoire ne s’épuise pas dans le présent, ni ne se consume dans des rencontres fugaces et des relations fragmentaires, mais qu’elle se déroule vers l’avenir», rappelle-t-il.

Léon XIV note «combien de fois nos grands-parents ont été pour nous un exemple de foi et de dévotion, de vertus civiques et d’engagement social, de mémoire et de persévérance dans les épreuves». Ce bel héritage, transmis avec «espérance et amour», ne serait «jamais assez, pour nous, motif de gratitude et de cohérence», souligne le Pape.

Les anciens parfois oubliés dans la société

La fidélité de Dieu à ses promesses «enseigne qu’il y a une béatitude dans la vieillesse, une joie authentiquement évangélique», qui «nous demande d’abattre les murs de l’indifférence dans lesquels les personnes âgées sont souvent enfermées». Le Pape déplore le fait que «nos sociétés s’habituent trop souvent à laisser une partie si importante et si riche de leur tissu social être mise à l’écart et oubliée». Il conseille de les fréquenter, parce que, «rendre visite à une personne âgée est une manière de rencontrer Jésus qui nous libère de l’indifférence et de la solitude».

Se rapprocher des personnes âgées

L’appel du Saint-Père est ainsi lancé à l’endroit de l’Église et de la jeunesse. Léon XIV soutient que s’il est vrai que la fragilité des personnes âgées a besoin de la vigueur des jeunes, il est tout aussi vrai que l’inexpérience des jeunes a besoin du témoignage des personnes âgées pour projeter l’avenir avec sagesse.

Le changement d’attitude s’impose et témoigne d’une prise de responsabilité de la part de toute l’Église: chaque paroisse, association ou groupe ecclésial, est appelé à «devenir protagoniste d’une “révolution” de la gratitude et d’attention», à «réaliser en rendant fréquemment visite aux personnes âgées, en créant pour elles et avec elles des réseaux de soutien et de prière, en tissant des relations qui puissent donner espoir et dignité à ceux qui se sentent oubliés». L’espérance chrétienne, ajoute l’évêque de Rome, pousse toujours à oser davantage, à voir grand. Mais aussi à œuvrer pour un changement qui «redonne aux personnes âgées estime et affection».

La vieillesse est un temps de bénédiction et de grâce

Dans son message, le Souverain pontife s’est également adressé de manière directe aux personnes âgées qui se sentent parfois abandonnés par la société ou par leur entourage, affaiblis, perdant en espoir en raison de diverses difficultés de la vie. Léon XIV invite les anciens à «persévérer avec confiance dans le Seigneur», à se «laisser- renouveler chaque jour par la rencontre avec Lui, dans la prière et dans la sainte messe», «à transmettre avec amour la foi vécue» pendant tant d’années en famille et dans les rencontres quotidiennes.

Mais surtout, à «toujours louer Dieu pour sa bienveillance, à cultiver l’unité avec nos proches, à ouvrir notre cœur à ceux qui sont plus éloignés et, en particulier, à ceux qui sont dans le besoin». Les signes de vitalité de l’amour, qui ont leur «racine en Dieu lui-même», «nous donnent du courage et nous rappellent que même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour».

Se référant aux Saintes Écritures, le Pape rappelle comment Dieu, à plusieurs reprises, a montré sa Providence en s’adressant à des personnes âgées. C’est le cas non seulement d’Abraham, de Sara, de Zacharie et d’Élisabeth, mais aussi de Moïse, appelé à libérer son peuple alors qu’il avait 80 ans (cf. Ex 7, 7). «Par ces choix, souligne le Saint-Père, il nous enseigne que, à ses yeux, la vieillesse est un temps de bénédiction et de grâce et que les personnes âgées sont pour lui les premiers témoins de l’espérance». Puis de conclure en ces termes: «Nous serons des signes d’espérance, à tout âge».

Source Vatican News

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La première messe pour la sauvegarde de la Création célébrée le 9 juillet https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/la-premiere-messe-pour-la-sauvegarde-de-la-creation-celebree-le-9-juillet Fri, 04 Jul 2025 13:46:05 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51344 Les lectures bibliques pour la célébration eucharistique concernant «la sauvegarde de la Création» ont été présentées. Elles seront utilisées par le Pape Léon XIV à Castel Gandolfo, dans le Borgo Laudato si’. Dans son intervention, le cardinal Czerny, préfet du dicastère pour le Service du développement humain intégral a rappelé que «nous sommes les administrateurs de ce que Dieu nous a confié».

Isabella Piro – CIté du Vatican

Mercredi  9 juillet, le Pape Léon XIV présidera une messe privée à Castel Gandolfo, dans le Borgo Laudato si’, et utilisera pour la première fois le nouveau formulaire de prières pour la  Missa “pro custodia creationis”, présenté aujourd’hui, jeudi 3 juillet dans la Salle de presse du Saint-Siège.

Sont intervenus à la rencontre avec les journalistes, le cardinal jésuite Michael Czerny, préfet du dicastère pour le Service du développement humain intégral, et l’archevêque franciscain Vittorio Francesco Viola, secrétaire du dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements.

Une œuvre commencée sous le pontificat de François

Le formulaire — qui d’après les intervenants a déjà été lancé sous le pontificat de François, grâce notamment à des collaborations interdicastérielles — s’ajoutera aux Missae “pro variis necessitatibus vel ad diversa” du Missel romain qui contient déjà 49 Messes et prières pour diverses nécessités et occasions: 20 concernent l’Eglise, 17 les nécessités civiles, et 12 diverses circonstances.

Deux anniversaires importants

Les nouveaux textes, a expliqué le cardinal Czerny, s’inscrivent dans le contexte de deux anniversaires: le «Message révolutionnaire pour la Journée mondiale de la paix», signé par saint Jean-Paul II il y a trente-cinq ans, en 1990, et intitulé «La paix avec Dieu Créateur, la paix avec toute la Création», et le dixième anniversaire de l’encyclique Laudato si’ sur la sauvegarde de la maison commune, signée par le Pape François en 2015 et qui renvoie à une «écologie intégrale» et non «superficielle ou apparente».

La création est toujours présente dans la liturgie catholique

Il faut toutefois souligner, a dit le cardinal, que «le thème de la Création n’est pas un thème qui s’ajoute, mais qui est toujours présent dans la liturgie catholique». Parce que «l’Eucharistie unit le ciel et la terre, embrasse et pénètre toute la Création. Et quand on la célèbre, tout le cosmos rend grâce à Dieu». Le nouveau formulaire entend donc être «un soutien liturgique, spirituel et communautaire pour le soin dont nous devons tous faire preuve à l’égard de la nature, notre maison commune».

Appel au respect et à la responsabilité

Il s’agit, a répété le cardinal Czerny, d’«un grand acte de foi, d’espérance et de charité», d’une invitation «à répondre avec soin et amour, dans un sentiment toujours croissant d’émerveillement, de respect et de responsabilité». En effet, a conclu le cardinal, «nous sommes tous appelés à être de fidèles administrateurs de ce que Dieu nous a confié, dans nos choix quotidiens et dans les politiques publiques, ainsi que dans la prière, dans le culte et dans la façon dont nous vivons dans le monde».

«Une nouvelle création» célébrée chaque dimanche

L’archevêque Viola a également rappelé que «la liturgie célèbre à chaque moment de l’Année liturgique le mystère de la Création»: par exemple lors de la Veillée pascale, la première lecture est le récit de la Création; dans le baptême est récitée la prière de bénédiction de l’eau; dans la Liturgie des Heures «le thème de la création est très présent». Et «dans l’expérience chrétienne, le dimanche est avant tout une fête pascale, entièrement illuminée par la gloire du Christ ressuscité. C’est la célébration de la “nouvelle Création”».

Promouvoir la sensibilisation à la protection de la création

Tout cela, a expliqué le prélat, «favorise la prise de conscience croissante de l’importance de la sauvegarde de la Création, dont le sens profond est révélé dans le mystère pascal que la célébration rend présent». Parce qu’aujourd’hui, «également grâce au magistère du Pape François, nous sommes davantage conscients de nous trouver dans une situation de grave crise» écologique et environnementale. Les Rogations et les Quatre-Temps, c’est-à-dire les quatre séries de trois jours de jeûne et d’abstinence instituées par l’Eglise et célébrées au début des quatre saisons de l’année, confèrent une importance particulière à la Création, a ajouté Mgr Viola.  Désormais, elles seront «régies par les Conférences épiscopales, tant en ce qui concerne le moment que la façon de les célébrer» afin qu’elles s’adaptent «aux diverses situations locales et aux nécessités des fidèles».

«Nous ne sommes pas Dieu»

Dans son intervention, l’archevêque a fait une référence explicite à la responsabilité: «Nous ne sommes pas Dieu. La terre nous précède et nous a été donnée», a-t-il expliqué. «Aujourd’hui, nous devons rejeter avec force que le fait d’avoir été créés à l’image de Dieu et le mandat de soumettre la terre puisse signifier une quelconque domination absolue sur les autres créatures». En effet, sauvegarder «signifie protéger, prendre soin, préserver, conserver, veiller. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre être humain et nature. Chaque communauté peut prendre de la bonté de la terre ce dont elle a besoin pour sa survie, mais elle a également le devoir de la protéger et de garantir la continuité de sa fertilité pour les générations futures».

Aujourd’hui en revanche, «l’harmonie entre le Créateur, l’humanité et toute la Création a été détruite, car nous avons prétendu prendre la place de Dieu, refusant de nous reconnaître comme créatures limitées», au point que «le péché se manifeste dans toute sa force de destruction dans les guerres, dans les diverses formes de violence et de mauvais traitements, dans l’abandon des plus fragiles, dans les atteintes contre la nature». Au contraire, a conclu le prélat franciscain, «l’harmonie avec toutes les créatures ne peut que naître d’une expérience de réconciliation qui rend la communion avec Dieu et avec nos frères possible».

Source Vatican News

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Visite de la Présidence de la Conférence des évêques de France (CEF) à Rome en juin 2025 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/visite-de-la-presidence-de-la-conference-des-eveques-de-france-cef-a-rome-en-juin-2025 Sun, 22 Jun 2025 07:17:04 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51215 Les 19 et 20 juin 2025, à la veille d’achever son mandat, la Présidence de la CEF s’est rendue au Vatican dans le cadre de sa visite annuelle.

Durant ces deux journées, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la CEF, Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours, vice-président de la CEF, Mgr Dominique Blanchet, évêque de Créteil, vice-président de la CEF, Mgr Hugues de Woillemont, Secrétaire général et porte-parole de la CEF accompagnés de Mme Céline Reynaud-Fourton, Directrice des Affaires Institutionnelles et Internationales, ont rendu compte au Pape Léon XIV et aux préfets de différents dicastères romains, des travaux et sujets mobilisant l’Église en France.

Cette visite a débuté par une rencontre avec l’ambassadrice de France près le Saint-Siège, Mme Florence Mangin, ainsi que ses collaborateurs.

Vendredi 20 juin, la Présidence a été reçue en audience par le Saint-Père. Au cours de cette rencontre, un bilan des six dernières années a été présenté ainsi que le rapport de fin de mandat. Les sujets suivants ont été évoqués : les catéchumènes, la solidarité, la formation des prêtres, les traditionnalistes, le chemin de transformation de la CEF, l’écologie, la mission, la synodalite, les relations institutionnelles de l’Église en France.

Le Pape Léon XIV s’est attaché plus particulièrement aux enjeux écologiques à la lumière de Laudato si’, l’essor du nombre des catéchumènes en France, ainsi que sur la situation internationale très tendue en différents points du globe.

Ces journées à Rome ont également été l’occasion pour la Présidence de rencontrer le Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, le cardinal George Jacob Koovakad, préfet du Dicastère pour le Dialogue interreligieux, avec lequel ils ont échangé sur l’état du dialogue interreligieux en France aujourd’hui, et enfin le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, avec qui ils ont discuté des enjeux bioéthiques, en particulier sur le droit à l’aide à mourir, actuellement débattu en France.

CEF

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Jubilé 2025 : déjà 10 millions de pèlerins se sont rendus à Rome https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/jubile-2025-deja-10-millions-de-pelerins-se-sont-rendus-a-rome Wed, 11 Jun 2025 07:44:38 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51124

Plus de 10 millions de pèlerins sont venus à Rome depuis le début du Jubilé 2025 ouvert le 24 décembre dernier sur le thème « Pélerins d’espérance ».

A ce jour, plus de 10 millions de pèlerins sont venus à Rome depuis le début du « Jubilé » ouvert par le pape François le 24 décembre 2024. C’est le chiffre donné à I.MEDIA ce 5 juin 2025 par le dicastère pour l’Évangélisation, organisateur de ce grand événement célébré tous les 25 ans par l’Église catholique.

Cette Année sainte, qui devrait attirer plus de 30 millions de personnes dans la Ville éternelle selon des estimations, doit encore se poursuivre sept mois, jusqu’au 6 janvier 2026. Parmi les prochains grands rassemblements, le Jubilé des mouvements, des associations et des communautés nouvelles va se tenir les 7 et 8 juin, suivi à la fin du mois par le Jubilé des prêtres du 25 au 27 juin.

Du 28 juillet au 3 août, le Jubilé des jeunes pourrait rassembler un million de personnes, d’après une enquête du centre de recherche audiovisuel de l’Université catholique du Sacré-Cœur.

Source ALETEIA

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Les sept défis que Léon XIV lance aux couples https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/les-sept-defis-que-leon-xiv-lance-aux-couples Tue, 03 Jun 2025 10:00:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51095 Lors de la messe de clôture du Jubilé des familles le 1er juin, le pape Léon XIV s’est adressé aux couples, « le cœur plein de reconnaissance et d’espérance ». Dans les pas de ses prédécesseurs, il a valorisé le lien conjugal et exhorté les couples à cultiver un « amour total, fidèle, fécond ».

Pape depuis le 8 mai, Léon XIV n’avait pas encore eu l’occasion de s’adresser spécifiquement aux couples. Il avait simplement souligné, dans son discours aux membres du corps diplomatique le 16 mai, que la famille était « fondée sur l’union stable entre un homme et une femme ». Le Jubilé des Familles, premier évènement jubilaire auquel il a participé directement dans un cadre liturgique, lui a permis de développer et de partager avec les catholiques du monde entier sa vision du couple et de la famille. Pour le pape augustinien, la famille constitue « un signe de paix pour tous, dans la société et dans le monde ». « C’est dans les familles que se construit l’avenir des peuples », a-t-il affirmé.

Un enjeu de taille qui dépend de la relation entre un homme et une femme, appelés à manifester l’amour de Dieu. « Le monde d’aujourd’hui a besoin de l’alliance conjugale pour connaître et accueillir l’amour de Dieu », a assuré le Pape. Mais l’homme étant imparfait, l’alliance conjugale ne va pas de soi ! C’est pourquoi Léon XIV a distillé tout au long de son homélie des défis adressés aux couples, en vue d’atteindre cet « amour total, fidèle, fécond », reflet de l’amour de Dieu pour les hommes.

1 Etre « un », à l’image des couples saints

En digne fils de saint Augustin, Léon XIV prône l’unité. L’unité entre tous les hommes, mais aussi dans le couple, dans la mesure où Dieu peut s’identifier dans ce qui demeure uni, à travers une communion d’amour dont lui-même est la source. Et cette union conjugale n’est pas impossible. Léon XIV en veut pour preuve ces couples de saints qui ont été canonisés « non pas séparément, mais ensemble, en tant que couples mariés ». Louis et Zélie Martin, Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi, les époux Ulma… « En désignant comme témoins exemplaires des époux, l’Église nous dit que le monde d’aujourd’hui a besoin de l’alliance conjugale pour connaître et accueillir l’amour de Dieu », a-t-il souligné.

2 Pardonner

Alliance conjugale ne signifie pas absence de conflits. En revanche, elle s’atteint et s’entretient grâce au pardon et à la réconciliation. Et c’est encore la force de l’amour de Dieu qui vient soutenir les couples, une force qui « unifie et réconcilie », permettant ainsi de surmonter « les forces qui désagrègent les relations et les sociétés ». C’est à travers le pardon et la réconciliation que le couple peut devenir « un signe de paix pour tous, dans la société et dans le monde ».

3 Porter du fruit

Citant l’encyclique de Paul VI Humanae vitae – restée dans la mémoire collective pour le refus de la contraception, mais qui est avant tout une réflexion sur la valeur du mariage et de l’amour conjugal – Léon XIV a rappelé que « le mariage n’est pas un idéal, mais la norme du véritable amour entre l’homme et la femme : un amour total, fidèle, fécond ». « Tout en vous transformant en une seule chair, cet amour vous rend capables, à l’image de Dieu, de donner la vie », a souligné le Pape.

4 Faire preuve de cohérence dans l’éducation

Léon XIV s’est adressé aussi aux époux en tant que parents, et a glissé quelques conseils d’éducation, à commencer par la cohérence : « Je vous encourage à être, pour vos enfants, des exemples de cohérence, en vous comportant comme vous voulez qu’ils se comportent ». Manière de parler, de traiter son prochain, de demander pardon, d’utiliser son téléphone… Les situations où les adultes manquent parfois de cohérence ne manquent pas ! Le nouveau pape invite enfin les parents à éduquer leurs enfants « à la liberté par l’obéissance », et à rechercher « toujours en eux le bien et les moyens de le faire grandir ».

5 Remercier pour le don de la vie

Léon XIV encourage à remercier pour le don de la vie. La vie que l’on transmet mais aussi la vie reçue de ses parents. « Soyez reconnaissants envers vos parents : dire « merci » pour le don de la vie et pour tout ce qui nous est donné chaque jour avec elle, c’est la première manière d’honorer son père et sa mère », a-t-il souligné.

6 Transmettre la foi

Un défi qui est loin d’être évident : transmettre la foi à ses enfants. Pour Léon XIV, la famille est un lieu privilégié pour rencontrer le Christ. Charge aux parents de créer les conditions pour que cette rencontre puisse avoir lieu dans le cœur de leurs enfants. Si cela s’avère difficile, un premier pas consiste à prier pour eux. La prière des parents pour leurs enfants est souvent sous-estimée. Les grands-parents ont aussi un rôle à jouer pour éveiller la foi de leurs petits-enfants, car il arrive qu’elle « saute » une génération. « Dans la famille, la foi se transmet avec la vie, de génération en génération : elle est partagée comme la nourriture sur la table et les affections du cœur », a comparé le Pape.

7 Croire en la vie éternelle

Dernier défi lancé par Léon XIV, qui résonne tout particulièrement en cette année jubilaire dédiée à l’espérance : croire en la vie éternelle et à la communion des saints. Une douce consolation pour les familles en deuil. « Un jour, nous serons tous unum« , rappelle le Pape, qui avait déjà, lors du Regina Caeli le 11 mai, eu une pensée pour les « mamans déjà au Ciel ». « Une seule chose dans l’unique Sauveur, étreints par l’amour éternel de Dieu. Non seulement nous, mais aussi nos pères et nos mères, nos grands-mères et nos grands-pères, nos frères, nos sœurs et nos enfants qui nous ont déjà précédés dans la lumière de sa Pâque éternelle ».

ALETEIA

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La première lettre de Léon XIV aux catholiques de France https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/la-premiere-lettre-de-leon-xiv-aux-catholiques-de-france Sat, 31 May 2025 13:12:28 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51006 2025-05-30-message-pape-canonisation-3-saints

Le pape Léon XIV a adressé une lettre aux évêques de France, et, à travers eux, à tous les fidèles catholiques du pays, à l’occasion du centenaire des canonisations du curé d’Ars, de sainte Thérèse de Lisieux et de saint Jean-Eudes. Datée du 28 mai, elle a été rendue publique par le Bureau de presse du Saint-Siège le 31 mai.

Je suis heureux de pouvoir m’adresser pour la première fois à vous, pasteurs de l’Église de France et, à travers vous, à tous vos fidèles alors qu’est célébré, en ce mois de mai 2025, le 100e anniversaire de la canonisation de trois Saints que, par la grâce de Dieu, votre pays a donnés à l’Église universelle : saint Jean Eudes (1601-1680), saint Jean-Marie Vianney (1786-1859) et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face (1873-1897). En les élevant à la gloire des autels, mon prédécesseur Pie XI souhaitait les présenter au Peuple de Dieu comme des maîtres à écouter, comme des modèles à imiter, et comme de puissants soutiens à prier et à invoquer. L’ampleur des défis qui se présentent, un siècle plus tard, à l’Église de France, et la pertinence toujours très actuelle de ses trois figures de sainteté pour y faire face, me poussent à vous inviter à donner un relief particulier à cet anniversaire. 

Je ne retiendrai, dans ce bref Message, qu’un trait spirituel que Jean Eudes, Jean Marie Vianney et Thérèse ont en commun et présentent de manière très parlante et attrayante aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui : ils ont aimé sans réserve Jésus de manière simple, forte et authentique ; ils ont fait l’expérience de sa bonté et de sa tendresse dans une particulière proximité quotidienne, et ils en ont témoigné dans un admirable élan missionnaire.  

Le regretté Pape François nous a laissé, un peu comme un testament, une belle Encyclique sur le Sacré-Cœur dans laquelle il affirme : « Un fleuve qui ne s’épuise pas, qui ne passe pas, qui s’offre toujours de nouveau à qui veut aimer, continue de jaillir de la blessure du côté du Christ. Seul son amour rendra possible une nouvelle humanité » (Dilexit nos, n. 219). Il ne saurait y avoir de plus beau et de plus simple programme d’évangélisation et de mission pour votre pays : faire découvrir à chacun l’amour de tendresse et de prédilection que Jésus a pour lui, au point d’en transformer la vie.

Nos trois Saints sont assurément des maîtres dont je vous invite à faire sans cesse connaître et apprécier la vie et la doctrine au Peuple de Dieu.

Et à ce titre, nos trois Saints sont assurément des maîtres dont je vous invite à faire sans cesse connaître et apprécier la vie et la doctrine au Peuple de Dieu. Saint Jean Eudes n’est-il pas le premier à avoir célébré le culte liturgique des Cœurs de Jésus et de Marie ; saint Jean Marie Vianney n’est-il pas ce curé passionnément donné à son ministère qui affirmait : « Le sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus » ; et enfin, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face n’est-elle pas le grand Docteur en scientia amoris dont notre monde a besoin, elle qui « respira » à chaque instant de sa vie le Nom de Jésus, avec spontanéité et fraîcheur, et qui enseigna aux plus petits une voie « toute facile » pour y accéder ?

Célébrer le centenaire de canonisation de ces trois Saints, c’est d’abord une invitation à rendre grâce au Seigneur pour les merveilles qu’il a accomplies en cette terre de France durant de longs siècles d’évangélisation et de vie chrétienne. Les Saints n’apparaissent pas spontanément mais, par la grâce, surgissent au sein de Communautés chrétiennes vivantes qui ont su leur transmettre la foi, allumer dans leur cœur l’amour de Jésus et le désir de le suivre. Cet héritage chrétien vous appartient encore, il imprègne encore profondément votre culture et demeure vivant en bien des cœurs.  

C’est pourquoi je forme le vœu que ces célébrations ne se contentent pas d’évoquer avec nostalgie un passé qui pourrait sembler révolu, mais qu’elles réveillent l’espérance et suscitent un nouvel élan missionnaire. Dieu peut, moyennant le secours des saints qu’Il vous a donnés et que vous célébrez, renouveler les merveilles qu’Il a accomplies dans le passé. Sainte Thérèse ne sera-t-elle pas la Patronne des missions dans les contrées mêmes qui l’ont vu naître ? Saint Jean-Marie Vianney et saint Jean Eudes ne sauront-ils pas parler à la conscience de nombreux jeunes de la beauté, de la grandeur et de la fécondité du sacerdoce, en susciter le désir enthousiaste, et donner le courage de répondre généreusement à l’appel, alors que le manque de vocations se fait cruellement sentir dans vos diocèses et que les prêtres sont de plus en plus lourdement éprouvés ? Je profite de l’occasion pour remercier du fond du cœur tous les prêtres de France pour leur engagement courageux et persévérant et je souhaite leur exprimer ma paternelle affection.  

Chers frères Évêques, j’invoque l’intercession de saint Jean Eudes, de saint Jean-Marie Vianney et de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, pour votre pays et pour le Peuple de Dieu qui y pérégrine courageusement, sous les vents contraires et parfois hostiles de l’indifférentisme, du matérialisme et de l’individualisme. Qu’ils redonnent courage à ce Peuple, dans la certitude que le Christ est vraiment ressuscité, Lui, le Sauveur du monde. 

Implorant sur la France la protection maternelle de sa puissante Patronne, Notre-Dame de  l’Assomption, j’accorde à chacun de vous, et à toutes les personnes confiées à vos soins pastoraux, la Bénédiction Apostolique. 

ALETIEA

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Intention de prière du pape pour juin 2025 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/intention-de-priere-du-pape-pour-juin-2025 Mon, 26 May 2025 08:00:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50979 Pour grandir dans la compassion à l’égard du monde.
Prions pour que chacun d’entre nous trouve la consolation dans une relation personnelle avec Jésus et apprenne de son Cœur la compassion à l’égard du monde

Prière

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L’Ukraine, Gaza et la Birmanie ne quittent pas le cœur du Pape https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/lukraine-gaza-et-la-birmanie-ne-quittent-pas-le-coeur-du-pape Sun, 18 May 2025 13:19:04 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50876 Au terme de la messe d’inauguration de son pontificat, Léon XIV a adressé une série de remerciements et un appel pour les frères et sœurs qui souffrent à cause des guerres.

Vatican News

Le Pape Léon XIV qui s’est entretenu dimanche matin avant la messe avec la présidente du Pérou, Dina Boluarte, devait aussi rencontrer Volodymyr Zelenski après la célébration eucharistique. Le président ukrainien était en première ligne pour entendre l’appel du Souverain pontife en faveur de négociations pour «une paix juste et durable», tandis que les pourparlers qui se sont tenus ces derniers jours en Turquie se sont soldés par un échec, n’engrangeant comme unique résultat positif l’engagement des deux camps, russe et ukrainien, à procéder à un nouvel échange de prisonniers.

Même dans la joie d’un dimanche festif pour célébrer l’inauguration de son pontificat, Léon XIV n’a pas oublié les enfants de Gaza, les familles et les personnes âgées du territoire palestinien soumis à un blocus humanitaire et qui «souffrent de la faim»

«Les jeunes innocentes victimes de nouveaux affrontements» en Birmanie ont également touché le cœur du Pape. Lundi 12 mai en effet, une frappe aérienne a ciblé une école dans un village situé en zone rebelle, tuant au moins 22 personnes dont 20 enfants. La frappe intervient en violation du cessez-le-feu décrété par les autorités militaires à la suite du violent tremblement de terre du 28 mars dernier.

Le regard tourné vers l’icône de Notre-Dame du Bon Conseil placée ce dimanche à côté de l’autel, le Souverain pontife a imploré l’intercession de Marie pour «le don de la paix, du soutien et du réconfort pour ceux qui souffrent».

Remrciements

Dans ses remerciements, le Successeur de Pierre s’est adressé aux «Romains et fidèles de nombreuses parties du monde», venus participer à la messe, et exprimé sa gratitude «aux délégations officielles de nombreux pays, ainsi qu’aux représentants des Églises et des communautés ecclésiales et d’autres religions». Il a aussi salué chaleureusement les milliers de pèlerins rassemblés et venus de tous les continents à l’occasion du jubilé des confréries, les invitant à «maintenir vivant le grand héritage de la piété populaire».

Enfin, avouant qu’il avait fortement senti la présence spirituelle du Pape François «qui nous accompagne depuis le ciel», Léon XIV a élargi sa pensée aux saints qui veillent sur le troupeau de Dieu, rappelant la béatification en France, samedi, du père Camille Costa de Beauregard, le père des orphelins de Chambéry «témoin d’une grande charité pastorale».

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Messe inaugurale du pontificat de Léon XIV https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/messe-inaugurale-du-pontificat-de-leon-xiv Sun, 18 May 2025 12:43:10 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50873 Léon XIV: Pierre n’est ni un meneur solitaire ni un chef au-dessus des autres

Une foule de plus de 200 000 fidèles répartie place Saint-Pierre et avenue de la Conciliation a participé à la messe d’inauguration du pontificat du Pape Léon XIV, ce dimanche. Le Pape a tracé une route à parcourir ensemble, avec tous les chrétiens, toutes les religions et toutes les personnes de bonne volonté pour construire la paix.

Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

Dès l’aube, les premiers fidèles prenaient place aux abords de la place Saint Pierre pour s’assurer une place de choix qui leur permettrait de voir leur nouveau Pape présider la messe d’inauguration de son pontificat. Une foule polyglotte dans un mélange de cultures et de couleurs parcourait déjà les rues autour du Vatican les jours précédents, parlant anglais ou espagnol pour beaucoup, venus des États-Unis et du Pérou, les deux pays des deux nationalités du cardinal Robert Francis Prevost, élu Pape jeudi 8 mai. Dimanche matin, ils étaient parmi les premiers devant les barrières attendant que les forces de l’ordre et les milliers de volontaires mobilisés leur ouvre la voie d’accès vers la basilique vaticane.

Ils voulaient être devant, au plus près de l’autel placé sur le parvis de la basilique, juste derrière les 156 délégations internationales venues de 149 pays auxquels s’ajoutent les représentants de sept organisations internationales, et non loin des très nombreuses délégations œcuméniques et des autres religions venues saluer ce moment historique de l’Église catholique romaine.

Construire la paix ensemble

Cette présence interreligieuse n’a pas échappé au Pape qui dans son homélie a tendu une main car la «route à parcourir» peut l’être ensemble «avec les Églises chrétiennes sœurs, avec ceux qui suivent d’autres chemins religieux, avec ceux qui cultivent l’inquiétude de la recherche de Dieu, avec toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, pour construire un monde nouveau où règne la paix».

La matinée du Pape a commencé par un long bain de foule en papamobile dès 9h00 se frayant un chemin dans les allées de la place Saint-Pierre et en territoire italien jusqu’à l’extrémité de l’avenue de la Conciliazione entre le Vatican et le château Saint-Ange. C’est la toute première immersion de Léon XIV au milieu des pèlerins, souriant, saluant les fidèles et acclamé par la foule. La papamobile a ensuite disparu sous “l’arco delle campane” (l’arc des cloches, ndlr), le passage vouté à gauche de la basilique pour rejoindre la sacristie.

Devant le tombeau du prince des apôtres

Dehors, c’est sur les écrans géants que la foule suit le début de la célébration. Le Pape se recueille quelques instants devant le tombeau de Pierre, juste sous l’autel de la confession de la basilique vaticane. Il est accompagné des patriarches des Églises orientales. Ceux-là même à qui il avait dit mercredi à l’occasion précisément du jubilé des Églises orientales: «l’Église a besoin de vous». Puis c’est en procession que le Saint Père se rend à l’autel de la célébration sur le parvis de la basilique, traversant la nef centrale et passant sous l’immense tapisserie représentant l’épisode de la pêche miraculeuse car, à la suite du Christ, le Pape aussi est un «pêcheur d’hommes».

Précédant de peu la procession, deux diacres ont déposé sur l’autel l’anneau du pêcheur, le pallium, remis au nouveau Souverain Pontife après la proclamation de l’Évangile. À côté de l’autel, trône Notre-Dame du Bon Conseil du sanctuaire marial de Genazzano; sanctuaire augustinien visité par le Pape le surlendemain de son élection, pour sa toute première sortie hors du Vatican.

La remise des insignes suit un rite précis. Trois cardinaux issus des trois ordres, diacres, prêtres et évêques remettent au Successeur de Pierre le pallium, l’anneau, et disent une prière invoquant le soutien du Seigneur pour l’élu, à travers la présence de l’Esprit-Saint afin que le Pape exerce son ministère suivant le charisme reçu.

Les brebis ne sont plus sans berger

Les premiers mots de l’homélie du Pape rendent un hommage appuyé à son prédécesseur François. Sa mort «a rempli nos cœurs de tristesse et, dans ces heures difficiles, nous nous sommes sentis comme ces foules dont l’Évangile dit qu’elles étaient “comme des brebis sans berger”». Puis sur le conclave, l’évêque de Rome rapporte que les cardinaux «issus d’histoires et de parcours différents», ont «remis entre les mains de Dieu le désir d’élire le nouveau successeur de Pierre, l’Évêque de Rome, un pasteur capable de garder le riche héritage de la foi chrétienne et, en même temps, de jeter son regard au loin pour répondre aux questions, aux inquiétudes et aux défis d’aujourd’hui». L’Esprit Saint, poursuit-il, a su ensuite accorder les instruments de musique.

Amour et unité

«J’ai été choisi sans aucun mérite et, avec crainte et tremblements, je viens à vous comme un frère qui veut se faire le serviteur de votre foi et de votre joie, en marchant avec vous sur le chemin de l’amour de Dieu, qui veut que nous soyons tous unis en une seule famille». Cette approche, toute en humilité, Léon XIV la précise: «l’Église de Rome préside à la charité et sa véritable autorité est la charité du Christ. Il ne s’agit jamais d’emprisonner les autres par la domination, la propagande religieuse ou les moyens du pouvoir, mais il s’agit toujours et uniquement d’aimer comme Jésus l’a fait». Le rôle du Successeur de Pierre, développe Léon XIV, est de «paître le troupeau sans jamais céder à la tentation d’être un meneur solitaire ou un chef placé au-dessus des autres».

C’est dans ce même esprit d’humilité et de service que le Pape s’était déjà adressé aux cardinaux samedi 10 mai: «Votre présence me rappelle que le Seigneur, qui m’a confié cette mission, ne me laisse pas seul pour en porter la responsabilité. Je sais avant tout que je peux toujours, toujours, compter sur son aide, l’aide du Seigneur, et, par sa Grâce et sa Providence, sur votre proximité».

Une Église ouverte au monde et missionnaire

C’est donc ensemble, avec le collège des cardinaux, «les plus proches collaborateurs» du Pape, avec le peuple des baptisés que Léon XIV souhaite réaliser un «premier grand désir»: «une Église unie, signe d’unité et de communion, qui devienne ferment pour un monde réconcilié», tandis que notre époque souffre de «trop de discorde, trop de blessures causées par la haine, la violence, les préjugés, la peur de l’autre, par un paradigme économique qui exploite les ressources de la Terre et marginalise les plus pauvres». L’Église, insiste le Souverain Pontife, doit être un levain d’unité, de communion et de fraternité. «Dans l’unique Christ, nous sommes un», dit Léon XIV reprenant sa devise «In illo uno unum» inspirée d’un sermon de saint Augustin, car c’est en se faisant levain dans l’unité du Christ, que l’Église est appelée à être «missionnaire» et «à offrir à tous l’amour de Dieu», en ouvrant les bras au monde, sans s’enfermer dans son «petit groupe», ni se sentir «supérieure au monde». L’unité, conclut le nouvel évêque de Rome, «n’efface pas les différences, mais valorise l’histoire personnelle de chacun et la culture sociale et religieuse de chaque peuple».

VATICAN NEWS

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Photo officielle du Pape Léon XIV https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/photo-officielle-du-pape-leon-xiv Sat, 17 May 2025 09:34:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50849 ]]> Le discours du pape Léon XIV lors de son audience aux cardinaux https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/le-discours-du-pape-leon-xiv-lors-de-son-audience-aux-cardinaux Sun, 11 May 2025 09:54:40 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50801 Le pape Léon XIV a tenu une audience devant les cardinaux, samedi 10 mai 2025. Il leur a demandé de l’aider à porter sa nouvelle charge comme « un fardeau bien au-delà de [ses] forces. »

Au troisième jour de son pontificat, ce 10 mai 2025, le pape Léon XIV a prononcé un discours devant le collège des cardinaux rassemblés dans la salle du Synode de l’Aula Paul VI au Vatican.

Merci beaucoup, Éminence. Avant de prendre place, commençons par une prière, en  demandant au Seigneur de continuer à accompagner ce Collège et surtout toute l’Église dans cet esprit,  avec enthousiasme, mais aussi avec une foi profonde. Prions ensemble en latin. Pater noster… Ave Maria… 

Dans la première partie de cette rencontre, il y aura une petit discours avec quelques réflexions  que j’aimerais partager avec vous. Mais ensuite, il y aura une deuxième partie, un peu comme  l’expérience que beaucoup d’entre vous ont demandée, une sorte de partage avec le Collège cardinalice  afin de pouvoir entendre quels conseils, suggestions, propositions, des choses très concrètes, dont on  a déjà un peu parlé dans les jours qui ont précédé le Conclave

Frères Cardinaux ! 

Je vous salue et vous remercie tous pour cette rencontre et pour les jours qui l’ont précédée,  douloureux pour la perte du Saint-Père François, exigeants en raison des responsabilités que nous  avons affrontées ensemble et en même temps, selon la promesse que Jésus lui-même nous a faite, riches en grâces et en consolations dans l’Esprit (cf. Jn 14, 25-27). 

Vous êtes, chers Cardinaux, les plus proches collaborateurs du Pape, et c’est pour moi un grand  réconfort dans l’acceptation d’un fardeau qui est manifestement bien au-delà de mes forces, comme de celles de n’importe qui d’autre. Votre présence me rappelle que le Seigneur, qui m’a confié cette  mission, ne me laisse pas seul pour en porter la responsabilité. Je sais avant tout que je peux toujours,  toujours, compter sur son aide, l’aide du Seigneur, et, par sa Grâce et sa Providence, sur votre  proximité et celle de nombre de frères et sœurs qui, dans le monde entier, croient en Dieu, aiment  l’Église et soutiennent le Vicaire du Christ par la prière et les bonnes œuvres. 

Je remercie le Doyen du Collège des Cardinaux, le Cardinal Giovanni Battista Re – il mérite  un applaudissement, un au moins sinon plus – dont la sagesse, fruit d’une longue vie et de nombreuses  années de service fidèle au Siège Apostolique, nous a beaucoup aidés en cette période. Je remercie le Camerlingue de la Sainte Église romaine, le Cardinal Kevin Joseph Farrell – je crois qu’il est ici  présent – pour le rôle précieux et exigeant qu’il a joué pendant la vacance du Siège et la convocation  du Conclave. J’adresse également mes pensées à mes frères cardinaux qui, pour des raisons de santé,  n’ont pu être présents et je m’associe à eux en communion d’affection et de prière. 

« Le Pape est un humble serviteur de Dieu et de ses frères, et rien d’autre. »

En ce moment, à la fois triste et heureux, providentiellement enveloppé de la lumière de  Pâques, je voudrais que nous regardions ensemble le départ du regretté Pape François et le Conclave  comme un événement pascal, l’étape d’un long exode à travers lequel le Seigneur continue de nous  guider vers la plénitude de la vie ; et dans cette perspective, nous confions au « Père miséricordieux  et Dieu de toute consolation » (2 Co 1, 3) l’âme du défunt Pontife et aussi l’avenir de l’Église. 

Le Pape, depuis saint Pierre jusqu’à moi, son indigne successeur, est un humble serviteur de  Dieu et de ses frères, et rien d’autre. Les exemples de tant de mes prédécesseurs l’ont bien montré, et  plus récemment celui du Pape François lui-même, avec son style de dévouement total dans le service  et de sobre manière d’être dans la vie, d’abandon à Dieu pendant le temps de la mission et de confiance  sereine au moment du retour à la maison du Père. Recueillons ce précieux héritage et remettons-nous  en route, animés par la même espérance qui naît de la foi. 

C’est le Ressuscité, présent parmi nous, qui protège et guide l’Église et qui continue à la faire  revivre dans l’espérance, par l’amour « répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5). Il nous appartient de nous faire les auditeurs dociles de sa voix et les ministres fidèles de  ses desseins de salut, en nous rappelant que Dieu aime se communiquer, plus que dans le fracas du  tonnerre et des tremblements de terre, dans le « murmure d’une brise légère » (1 R 19, 12) ou, comme  certains le traduisent, dans une « voix subtile de silence ». Telle est la rencontre importante, à ne pas  manquer, à laquelle il faut éduquer et accompagner tout le saint peuple de Dieu qui nous est confié. 

Ces derniers jours, nous avons pu voir la beauté et sentir la force de cette immense communauté qui a salué et pleuré son pasteur avec beaucoup d’affection et de dévotion,  l’accompagnant avec foi et prière au moment de sa rencontre définitive avec le Seigneur. Nous avons  vu quelle est la véritable grandeur de l’Église, qui vit dans la diversité de ses membres unis à l’unique  Tête, le Christ, « pasteur et gardien » (1 P 2, 25) de nos âmes. Elle est le sein dans lequel nous sommes  engendrés et, en même temps, le troupeau (cf. Jn 21, 15-17), le champ (cf. Mc 4, 1-20) qui nous est  donné pour que nous le soignions et le cultivions, que nous le nourrissions des sacrements du salut et  que nous le fécondions avec la semence de la Parole, de sorte que, ferme dans la concorde et  enthousiaste dans la mission, il puisse marcher, comme autrefois les Israélites dans le désert, à l’ombre  de la nuée et à la lumière du feu de Dieu (cf. Ex 13, 21). 

Et à cet égard, je voudrais que nous renouvelions ensemble, aujourd’hui, notre pleine adhésion  au chemin que l’Église universelle suit depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II. Le  Pape François en a magistralement rappelé et actualisé le contenu dans l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium, dont je voudrais souligner quelques aspects fondamentaux : le retour à la primauté  du Christ dans l’annonce (cf. n° 11) ; la conversion missionnaire de toute la communauté chrétienne  (cf. n° 9) ; la croissance dans la collégialité et la synodalité (cf. n° 33) ; l’attention au sensus fidei (cf.  nos 119-120), en particulier dans ses formes les plus authentiques et les plus inclusives, comme la  piété populaire (cf. n° 123) ; l’attention affectueuse aux plus petits et aux laissés-pour-compte (cf. n°  53) ; le dialogue courageux et confiant avec le monde contemporain dans ses diverses composantes  et réalités (cf. n° 84 ; Concile Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et spes, 1-2). 

Il s’agit de principes évangéliques qui ont toujours animé et inspiré la vie et l’œuvre de la  Famille de Dieu, de valeurs à travers lesquelles le visage miséricordieux du Père s’est révélé et  continue de se révéler dans le Fils fait homme, espérance ultime de quiconque recherche sincèrement  la vérité, la justice, la paix et la fraternité (cf. Benoît XVI, Lett. enc. Spe salvi, 2 ; François, Bulle  Spes non confundit, n. 3).  

C’est précisément parce que je me sens appelé à poursuivre dans ce sillage que j’ai pensé à  prendre le nom de Léon XIV. Il y a plusieurs raisons, mais principalement parce que le Pape Léon  XIII, avec l’encyclique historique Rerum novarum, a abordé la question sociale dans le contexte de la  première grande révolution industrielle ; et aujourd’hui l’Église offre à tous son héritage de doctrine sociale pour répondre à une autre révolution industrielle et aux développements de l’intelligence  artificielle, qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du  travail. 

Chers frères, je voudrais conclure cette première partie de notre rencontre en faisant mien – et  en vous proposant également – le souhait que saint Paul VI, en 1963, plaçait au début de son ministère  pétrinien : « Qu’elle passe sur le monde entier comme une grande flamme de foi et d’amour qui  enflamme tous les hommes de bonne volonté, éclaire leurs chemins de collaboration mutuelle et attire  sur l’humanité, encore et toujours, l’abondance de la divine complaisance, la puissance même de Dieu,  sans l’aide duquel rien n’est valable, rien n’est saint » (Message à toute la famille humaine Qui fausto  die, 22 juin 1963). 

Que ces sentiments soient aussi les nôtres, à traduire en prière et en engagement, avec l’aide  du Seigneur. Merci !

Source ALETEIA [DOCUMENT]

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Messe d’inauguration du Pape Léon XIV le 18 mai https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/messe-dinauguration-du-pape-leon-xiv-le-18-mai Sat, 10 May 2025 14:26:11 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50760 La Préfecture de la Maison pontificale a annoncé les engagements du nouveau Pape élu pour ce mois de mai. Le Regina Caeli dimanche prochain depuis la Loggia de Saint-Pierre, puis la rencontre avec la presse mondiale, les audiences aux employés de la Curie et du Vatican et au corps diplomatique, la prise de possession des basiliques pontificales… La messe d’inauguration aura lieu dimanche 18 mai.

Vatican News 

Samedi 10 mai – Rencontre avec les cardinaux

Dimanche 11 mai – Loge centrale de la basilique : Regina Cœli

Lundi 12 mai – Rencontre avec la presse internationale

Vendredi 16 mai – Audience au corps diplomatique

Dimanche 18 mai – Messe pour le début du pontificat à 10 heures, place Saint-Pierre

Mardi 20 mai – Prise de possession de la basilique pontificale Saint-Paul-hors-les-Murs

Mercredi 21 mai – Première audience générale

Samedi 24 mai – Rencontre avec la Curie romaine et les employés de l’État de la Cité du Vatican

Dimanche 25 mai – Regina Caeli, prise de possession de la basilique pontificale Saint-Jean-du-Latran, prise de possession de la basilique pontificale Sainte-Marie-Majeure

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Un nouveau Pape pour l’Église catholique : Mgr Robert Prevost, élu lors du conclave de 2025  https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/le-cardinal-prevost-un-missionnaire-americain-au-profil-atypique-devient-leon-xiv Thu, 08 May 2025 17:31:36 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50708

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Fumée blanche, fumée noire : les horaires à connaître pour suivre l’élection du pape https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/conclave/fumee-blanche-fumee-noire-les-horaires-a-connaitre-pour-suivre-lelection-du-pape Wed, 07 May 2025 15:33:48 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50675 Le conclave pour l’élection du futur souverain pontife s’ouvre aujourd’hui. Dès ce soir, un premier vote aura lieu. Les résultats sont annoncés par la cheminée de la chapelle Sixtine, la couleur de la fumée indiquant l’issue du scrutin. Comment et quand suivre les résultats, jusqu’au «habemus papam»?

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Si vous souhaitez suivre l’élection, c’est donc pour la première fumée vers 19 heures ce soir mercredi 7 mai, puis le ou les jours suivants à 10h30, 12 heures, 17h30 et 19 heures qu’il faut allumer la radio ou la télévision.

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Conclave 2025 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/conclave/conclave-2025 Tue, 06 May 2025 08:30:08 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50662

Le conclave, c’est-à-dire la réunion de cardinaux chargés d’élire le prochain souverain pontife de l’Église catholique, aura lieu à partir du 7 mai 2025. Il vient clore la période de vacance du siège apostolique, ou sede vacante, qui avait débuté le 21 avril dernier lors de la mort du pape Français.

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Le site missionconclave.com propose aux internautes de s’inscrire pour recevoir automatiquement le nom d’un cardinal électeur. Chaque participant est ainsi invité à porter ce cardinal dans la prière, afin de soutenir spirituellement le processus du conclave.

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La puissante douceur des funérailles du pasteur des pasteurs https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/francois-1er/la-puissante-douceur-des-funerailles-du-pasteur-des-pasteurs Sat, 26 Apr 2025 12:45:15 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50569

Pour son dernier voyage vers le ciel et l’éternité, le Pape des périphéries a ramené le monde dans l’épicentre du catholicisme romain. La place Saint-Pierre, si proche du lieu du martyre du prince des apôtres, s’est fait le miroir d’un dense pontificat, interpellant les puissants et consolant les faibles. Offrant une célébration dépouillée et grandiose devant des responsables religieux des trois monothéismes, des principales confessions chrétiennes et pléthore de dirigeants politiques.

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Vidéo et photos

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Les funérailles du Pape François auront lieu samedi 26 avril https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/francois-1er/les-funerailles-du-pape-francois-auront-lieu-samedi-26-avril Tue, 22 Apr 2025 09:19:23 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50440 0 heures, au premier jour des novemdiales, la messe d’obsèques du Souverain pontife sera célébrée sur le parvis de la basilique, conformément à l’Ordo Exsequiarum Romani Pontificis. La liturgie sera présidée par le cardinal Giovanni Battista Re, doyen du Collège cardinalice. Le cercueil sera ensuite transporté à la basilique Saint-Pierre, puis à la basilique Sainte-Marie-Majeure pour l’inhumation.

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Que se passe-t-il les jours qui suivent la mort d’un Pape ? Fonctionnement du temps de « sede vacante » https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/francois-1er/que-se-passe-t-il-les-jours-qui-suivent-la-mort-dun-pape-fonctionnement-du-temps-de-sede-vacante Tue, 22 Apr 2025 08:58:20 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50430

La vacance du siège apostolique, ou période sede vacante, commence à la mort du Pape et dure jusqu’à l’élection du son successeur. En voici quelques règles de fonctionnement.

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Le pape François de retour au Vatican : et maintenant ? https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/francois-1er/le-pape-francois-de-retour-au-vatican-et-maintenant Thu, 27 Mar 2025 10:00:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=50150 Après 38 jours d’hospitalisation, le pape François est rentré dimanche 23 mars au Vatican, à la résidence Sainte-Marthe. Alors que ses médecins lui ont prescrit un repos de deux mois, tour d’horizons des nombreux engagements figurant à l’agenda du pape ces prochaines semaines.

De retour au Vatican, le pape François pourra-t-il bientôt reprendre ses engagements ?

Les audiences et activités jubilaires

« À ce stade, il y a des prescriptions à respecter, comme éviter le contact avec des groupes de personnes ou avec des enfants qui peuvent être un vecteur de nouvelles infections », a insisté le professeur Sergio Alfieri, chef de l’équipe médicale qui a soigné le pape François à l’hôpital Gemelli. Les audiences du pape François avec des groupes de pèlerins, particulièrement nombreuses à l’agenda en cette année jubilaire, ne devraient donc pas reprendre de sitôt.

De même, comme les semaines précédentes, l’audience générale de ce mercredi 26 mars a été annulée et la catéchèse préparée pour le rendez-vous hebdomadaire simplement publiée par les services du Saint-Siège. Il devrait en être de même pour l’Angélus de dimanche prochain – même si une salutation, au moins par vidéo depuis la résidence Sainte-Marthe, n’est pas à exclure totalement.

Les rencontres officielles

« Le mardi 8 avril, Leurs Majestés se rendront au Saint-Siège pour se joindre au pape François pour célébrer le Jubilé 2025. » Par ces mots, le Palais de Buckingham confirmait mardi 18 mars qu’une rencontre était prévue entre le roi Charles du Royaume-Uni, accompagné de la reine Camilla et le pape. Le Vatican, en revanche, n’avait pas confirmé l’événement. 

Si dans un premier temps un échange rapide paraissait encore être une possibilité – quitte à ce que les uns et les autres portent des masques chirurgicaux pour éviter toute nouvelle infection – la rencontre a finalement été écartée. Le roi Charles III et la reine Camilla ont reporté « d’un commun accord » avec le Vatican leur visite d’État prévue début avril, a annoncé ce mardi 25 mars le palais de Buckingham.

D’ici au rétablissement du pape François, soit les visites officielles sont reportées, soit les chefs d’État sont reçus par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège.

La Semaine Sainte

Hors voyages apostoliques, il s’agit probablement du rendez-vous le plus important en termes d’engagement pour un pape : la Semaine Sainte. François sera-t-il en mesure de présider les différentes célébrations allant de la célébration de la messe du dimanche des Rameaux jusqu’à la bénédiction urbi et orbi depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre le jour de Pâques ?

Le Vatican n’a pas encore communiqué à ce sujet, mais il semble déjà exclu que François puisse se joindre à toutes les cérémonies – à commencer par le Chemin de croix du Vendredi Saint, traditionnellement organisé au Colisée de Rome. Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que le pape argentin le suivrait à distance : l’an dernier, il était en effet déjà resté au Vatican afin de « préserver sa santé ».

À en croire Il Corriere della Sera, le Saint-Siège aurait déjà prévu quel cardinal sera missionné par le pape François pour le remplacer à la présidence des différentes cérémonies. Le cardinal Parolin, en particulier, se verrait confier la célébration de la veillée pascale dans la basilique Saint-Pierre puis la lecture le lendemain du traditionnel message de paix urbi et orbi.

« Cette lecture aurait évidemment lieu depuis le parvis de la basilique et certainement pas depuis la loggia » de la basilique Saint-Pierre, précise le quotidien romain Il Messaggero. François pourrait-il ensuite apparaître à la fenêtre du Palais apostolique pour donner la bénédiction « à la ville et au monde » ? La possibilité n’est pas à exclure. Quoi qu’il en soit, Il Messaggero voit dans ce rôle confié au cardinal Parolin une « investiture ». Il est vrai qu’en 2005, Jean-Paul II avait demandé au cardinal Joseph Ratzinger de le remplacer à la présidence de la veillée pascale. Trois semaines plus tard, le second succédait au premier sous le nom de Benoît XVI…

Les autres événements à venir

Pour l’heure, le Saint-Siège n’a annoncé officiellement aucun déplacement futur du pape François, que ce soit en Italie ou hors de la péninsule. Toutefois, le pape lui-même a exprimé publiquement son désir de se rendre en mai en Turquie, sur le site actuel de l’ancienne Nicée, pour commémorer le 1700e anniversaire du concile œcuménique de Nicée. Les médecins ayant prescrit un repos de deux mois, le voyage reste encore envisageable, quitte à être reporté de quelques semaines.

Avant cela, un autre rendez-vous important attend le chef de l’Église catholique : la canonisation du bienheureux Carlo Acutis (1991-2006). Cette cérémonie aura lieu au Vatican le 27 avril prochain, à l’occasion du Jubilé des adolescents. Une centaine de milliers de participants se seraient déjà inscrits, mais il est encore trop tôt pour dire si François pourra s’unir d’une façon ou d’une autre à leurs prières.

François respectera-t-il les « deux mois de repos ? »

Au Vatican, la résidence Sainte-Marthe a été adaptée pour assurer l’isolement du souverain pontife. Il a en particulier été demandé aux autres résidents de ne pas se rendre à l’étage du pape – alors qu’ils peuvent habituellement y circuler librement. François peut tout de même continuer à travailler sur les dossiers les plus importants et recevoir ses collaborateurs les plus proches.

Lui-même respectera-t-il cet isolement ? La question se pose, considérant qu’il a refusé ces dernières années de suivre les indications de ses médecins l’exhortant à alléger son agenda pour éviter les fatigues excessives. Même le professeur Sergio Alfieri en doute. « Quand il est parti [de Gemelli], a confié le médecin au Corriere della Sera, nous avons discuté et il [nous] a promis de ne pas gâcher les efforts que nous avions faits. Mais c’est lui le pape, nous ne pouvons pas lui dicter son comportement. »

Source Le Pèlerin

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Face à la nouvelle frontière de l’IA, Mgr Paglia exhorte au réveil de l’humanisme européen https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/face-a-la-nouvelle-frontiere-de-lia-mgr-paglia-exhorte-au-reveil-de-lhumanisme-europeen Mon, 10 Feb 2025 13:31:16 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=49783 À chaque révolution cognitivo-industrielle, son lot d’interrogations éthiques et anthropologiques. Défendant la dignité et la liberté de la personne humaine, l’Église catholique nourrit le débat sur l’IA à différentes échelles. L’Académie pontificale pour la Vie y contribue à travers l’Appel de Rome pour une IA éthique, signé par diverses entités publiques et privées. Son président, Mgr Vincenzo Paglia, appelle au réveil de l’Europe humaniste avant que la vitesse de la technologie ne la dépasse.

DOSSIER : Intelligence artificielle (IA) Nouveau

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Outre le magistère déjà substantiel du Pape sur l’intelligence artificielle, l’Académie pontificale pour la vie, institution liée au Saint-Siège, réfléchit depuis plusieurs années à cette révolution technologique, interpellée par les premiers concernés. Ainsi du président de Microsoft rencontrant pour la première fois le président de l’Académie pontificale pour la vie, raconte ce dernier à Radio Vatican. Fort de ses 50 000 ingénieurs dans un centre de Seattle (États-Unis), soumis aux impératifs de l’innovation, Brad Smith reconnait devant Mgr Vincenzo Paglia des limites parfois floues entre la machine et l’humain, et sollicite alors «l’aide de l’Église» pour mieux les identifier.

La préoccupation trouve un écho immédiat auprès du Pape François. En résulte «l’Appel de Rome pour une IA éthique» signé à Rome le 28 février 2020, sous l’égide de l’Académie pontificale pour la Vie, par Microsoft, IBM, la FAO et le gouvernement italien. En cinq ans, de nombreux autres signataires ont rallié le texte, à l’instar de seize représentants de différentes religions réunis près du Mémorial de la paix d’Hiroshima (Japon), le 10 juillet 2024, de l’entreprise californienne Cisco ou de l’Église d’Angleterre, quelques semaines auparavant.

Les religions forment la conscience éthique de l’IA

Sans faire partie du magistère pontifical à l’instar de la note Antiqua et Nova, l’Appel de Rome pour une IA éthique reflète pareillement la volonté du Saint-Siège de soutenir la centralité de la personne humaine dans cette nouvelle frontière de la technologie. Pour la souligner, Mgr Paglia met en avant le néologisme de «l’algorétique» pour contrecarrer celui de «l’algocratie», soit la tyrannie du calcul d’une IA échappant à la volonté de ses créateurs.

En la matière, les religions, aux côtés des universités et du plus grand nombre, peuvent contribuer à généraliser la conscience éthique de l’IA auprès des grandes entreprises, mais aussi des politiques. L’archevêque italien plaide ainsi pour des règles éthiques et juridiques, édictées par des accords internationaux, notamment concernant la gestion des données massives. «Je rêve d’un accord similaire à celui de Paris en 2015 sur le climat consacré aux technologies émergentes et convergentes, surtout l’intelligence artificielle», souhaite-t-il, interpellant le G20 et les Nations unies «sur leurs responsabilités». 

Sauver l’anthropologie chrétienne humaniste

C’est précisément dans l’enceinte du G7 sous présidence italienne dans les Pouilles que le Souverain pontife argentin, assis entre Giorgia Meloni et Emmanuel Macron, plaidait en juin dernier pour «un espace de contrôle humain significatif» sur l’IA. «Le risque réel est que nous technologisions l’humain au lieu d’humaniser la technologie», pointe Mgr Paglia, appelant de ses vœux un sursaut d’humanisme. «Que toutes les sciences se retrouvent comme au temps de la Renaissance. Croyants et non croyants, poètes et physiciens, philosophes et théologiens. Nous tous devons inventer une alliance qui nous aide à sauver l’humain». L’Église dans ce domaine a une responsabilité très forte, estime-t-il, rappelant que les catholiques professent dès l’origine que le Verbe, le logos, est devenu chair. «Il n’est pas devenu avatar», affirme Mgr Paglia, citant les inquiétantes prédictions du physicien japonais Hiroshi Ishiguro, formulées il y a quelques années lors d’un congrès au Vatican. Ce détenteur de son propre clone parle en effet de l’humanité actuelle comme de la dernière génération organique, la prochaine étant envisagée comme synthétique, composée de lithium ou d’autres matières. «Nous serions confrontés à une transformation radicale de ce qu’est l’être humain.»

La responsabilité européenne

Pour prévenir et sensibiliser le plus largement à l’approche éthique de l’IA, l’homme d’Église parcourt le monde pour présenter l’Appel de Rome, comme ce fut le cas en Inde il y a tout juste un an. Dans le pays le plus peuplé du monde, Mgr Paglia a récolté la signature des évêques, devenus membres de la première conférence épiscopale à apposer son nom au texte. Aujourd’hui, l’Inde co-préside le sommet de Paris sur l’IA où Mgr Paul Richard Gallagher représente le Saint-Siège. Observateur attentif de ces journées dans la capitale française, Mgr Paglia attend beaucoup de l’Europe, appelée à se réveiller dans cette course dominée par le duopole sino-américain. «L’Europe a une sensibilité particulière grâce à sa tradition bimillénaire ou trimillénaire d’humanisme, il est nécessaire de l’insérer dans ce monde technologique qui s’est développé surtout en Chine et aux États-Unis», relève-t-il. Désavantagé sur le plan des ressources, le Vieux continent doit devenir, selon Mgr Paglia, plus responsable dans le développement de la technologie et de la recherche scientifique pour l’insérer dans le domaine anthropologique. Condition sine qua non, «nous courons le risque que la vitesse de la technologie surpasse la lenteur de l’humanisme, la lenteur des règles», craint-il, bien désireux de faire démentir la célèbre boutade: «Les États-Unis innovent, la Chine copie, l’Europe règlemente».

News VA

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Jubilé: le diocèse d’Évreux sur les pas de saint Pierre et saint Paul https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/diocese/jubile-le-diocese-devreux-sur-les-pas-de-saint-pierre-et-saint-paul Sat, 18 Jan 2025 15:21:24 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=49481
Le groupe de pèlerins devant la basilique Saint-Clément à Rome.

Du 13 au 17 janvier, une petite centaine de pèlerins du diocèse d’Évreux dans l’ouest de la France effectue un pèlerinage à Rome, à l’occasion du Jubilé de l’espérance. Un moment d’action de grâce pour les fidèles mais aussi d’expérience de la miséricorde de Dieu.

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

«Moi, ça m’impressionne de me dire que là où l’on marche, des personnes comme saint Pierre et saint Paul ont marché». Tout juste retraitée, Christine participe avec son mari Pascal au pèlerinage du diocèse d’Évreux à Rome. Le programme est dense: visite des catacombes, des vestiges romains, des églises baroques… «J’aime beaucoup la possibilité de voir presque d’un seul coup d’œil 20 siècles d’histoire du christianisme», témoigne Pascal, dont c’est le premier voyage à Rome.

Espérance, Foi, Charité

Le thème du Jubilé, «Pèlerins d’espérance» résonne fortement avec l’expérience du couple de sexagénaires: ils font partie de l’hospitalité diocésaine et accompagnent tous les ans à Lourdes les personnes handicapées ou malades. «L’espérance, c’est ce qu’on reçoit à la fois de Dieu mais aussi des personnes que l’on accompagne. Pour nous, l’espérance des personnes malades nourrit notre foi, nourrit notre désir de poursuivre le service auprès d’elle», assurent-ils.

Lors de ces cinq jours de pèlerinage, les Ébroïciens passeront les Portes Saintes ouvertes dans les quatre basiliques majeures, dans le cadre de la démarche jubilaire. Quatre prêtres du diocèse accompagnent les 80 pèlerins dans ce périple avant tout spirituel.

Vivre la miséricorde de Dieu

«Ce pèlerinage à Rome, c’est vraiment faire l’expérience de la miséricorde immense de Dieu», explique Alice, originaire de Vernon, elle aussi venu avec son mari, Yves. «Venir en couple, c’est rendre grâce pour notre amour et pour notre famille, nos cinq enfants. Et puis c’est aussi renouveler notre engagement et confier notre amour à Jésus et à saint Jean-Paul II», assure-t-elle.

Engagés dans plusieurs associations comme les équipes Notre-Dame et le scoutisme, Alice et Yves trouvent dans ce pèlerinage à Rome un renouvellement de leur vie de chrétiens engagés dans l’Église. «C’est l’occasion de demander plus particulièrement à l’Esprit Saint d’éclairer les projets, les objectifs et les personnes qui composent les associations dans lesquelles nous sommes», poursuit Yves.

Pour eux, un des moments forts de cette semaine restera l’audience du mercredi matin avec le Saint-Père pendant laquelle ils ont pu «réciter le Notre-Père en latin tous ensemble, unis aux chrétiens du monde entier, unis aux enfants du catéchisme de nos paroisses, aux catéchistes, à toutes les personnes qui nous ont demandé, auxquelles on pense».

Être et rester unis au Christ

Directrice de la communication du diocèse, Paola Auclaire vit ce pèlerinage d’abord comme catholique, mais aussi comme salarié du diocèse. «Je pense qu’on est unis avec le Christ, et cette unité, elle se vit dans le concret de nos vies et dans le concret de notre travail» estime-t-elle, heureuse de partager avec son mari cette semaine de pèlerinage, après avoir participé au Jubilé des paysans en 2000. Se souvenant particulièrement des défunts de sa famille, Paola Auclaire garde dans le cœur une profonde action de grâce: «Deo gratias».

Source Vatican News

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En 2025, Rome va accueillir un événement historique, le Jubilé ! https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/francois-1er/en-2025-rome-va-accueillir-un-evenement-historique-le-jubile Mon, 30 Dec 2024 10:04:13 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=49301 L’Église se prépare à vivre un évènement extraordinaire qui n’a lieu que tous les 25 ans : le Jubilé ! En 2025, Rome va accueillir quelque 30 millions de chrétiens venus du monde entier autour du thème « Pèlerins d’espérance ».

L’Église se prépare à vivre un évènement extraordinaire qui n’a lieu que tous les 25 ans : le Jubilé ! En 2025, les fidèles du monde entier sont tous invités à se rendre en pèlerinage à Rome pour se rapprocher de Dieu. Le 24 décembre, François lancera cet évènement très important pour les catholiques en ouvrant la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre. Des jeunes, des bénévoles, des missionnaires, des malades, des musiciens, des confréries, des chorales, des enseignants… Des dizaines d’évènements sont organisés pour les quelque 30 millions de pèlerins attendus. Cet événement doit permettre à toute l’Église de prier et écouter ce que le Seigneur a à lui dire autour du thème “Pèlerins d’espérance”. Et vous, irez-vous à Rome ?

ALETEIA

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Synode sur la synodalité : à 4 mois de la deuxième Assemblée synodale, la CEF transmet à Rome la synthèse des contributions reçues en France https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/episcopat/conference-des-eveques-de-france/synode-sur-la-synodalite-a-4-mois-de-la-deuxieme-assemblee-synodale-la-cef-transmet-a-rome-la-synthese-des-contributions-recues-en-france Wed, 22 May 2024 13:07:52 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=47470 Synode sur la synodalité : à quatre mois de la deuxième Assemblée synodale (octobre 2024), la Conférence des évêques de France (CEF) transmet à Rome la synthèse des contributions reçues en France.

Depuis le mois d’octobre 2021, à l’initiative du pape François, l’ensemble de l’Église universelle est engagée dans une démarche synodale : « Pour une Eglise synodale. Communion, participation, missions ». Pour préparer la deuxième assemblée du synode prévue en octobre prochain, le secrétariat du synode a sollicité des mouvements, des groupes paroissiaux, des services diocésains, des congrégations religieuses, des associations diverses afin qu’elles partagent leurs expériences de la synodalité et de la coresponsabilité. Parmi eux, 700 jeunes ont été mobilisés par le service Jeunes et Vocations de la Conférence des évêques de France (CEF), en particulier 72 jeunes nommés « Ambassadeurs du Synode » pour la France.

À l’issue de ces rencontres, les différents groupes de travail ont envoyé leurs contributions à la CEF, qui en a rédigé une synthèse nationale. Parmi les informations remontées, la CEF note « une recherche sur la juste posture à adopter pour annoncer l’Évangile de manière crédible aujourd’hui », et relève l’importance de prendre en considération les enjeux sociétaux actuels (société plurielle, mondialisée, marquée par la cristallisation des opinions et la montée des peurs concernant l’avenir, etc.) afin de rejoindre le plus grand monde.

Cette synthèse des contributions nationales ainsi que la contribution spécifique des jeunes ambassadeurs ont été transmises au Vatican par la CEF.

CEF

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16e Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/16e-assemblee-generale-ordinaire-du-synode-des-eveques Wed, 11 Oct 2023 15:12:50 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=45158

L’Église de Dieu est convoquée en Synode : un temps d’écoute, de dialogue et de discernement que l’Église tout entière entend mener au cours des deux prochaines années afin de mieux répondre à sa mission d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ au monde entier. Accompagner ce cheminement de l’Église de manière synodale, c’est aussi informer et partager les joies, les espoirs et les bonnes pratiques de nos communautés.

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Vatican News : Synode 2023

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L’intelligence artificielle au menu de la prochaine Journée mondiale de la Paix https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/vatican/lintelligence-artificielle-au-menu-de-la-prochaine-journee-mondiale-de-la-paix Wed, 09 Aug 2023 13:50:42 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=43718 C’est sur l’intelligence artificielle et la paix que le Saint-Siège invite à réfléchir lors de la prochaine Journée mondiale éponyme. Un thème partagé mardi 8 août par le dicastère pour le Service du Développement humain intégral.

Après une année qui a vu l’essor de ChatGPT et de l’intelligence artificielle (IA) devenir à portée de tous, le Pape invite à un dialogue sur la signification de ces nouvelles technologies, rappelant la «nécessité d’être vigilant et d’œuvrer pour qu’une logique de violence et de discrimination ne s’enracine pas dans la production et l’utilisation de ces dispositifs.» 

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Messe de funérailles du Pape émérite Benoît XVI, 5 janvier 2023 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/benoit-xvi/messe-de-funerailles-du-pape-emerite-benoit-xvi-5-janvier-2023-pape-francois Thu, 05 Jan 2023 15:16:14 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=42459

Obsèques de Benoît XVI: l’hommage de François à un «fidèle ami de l’Époux»

Point culminant des journées de deuil et de prière qui ont suivi la mort de Benoît XVI le 31 décembre dernier, les funérailles du Pape émérite ont été célébrées ce jeudi 5 janvier, en étant présidées par François. Devant des dizaines de milliers de fidèles rassemblés Place Saint-Pierre, le Saint-Père a prononcé une homélie centrée sur la personne du Christ et la figure du pasteur, faisant de manière implicite le portrait de son prédécesseur…Suite

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Funérailles de Benoît XVI https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/benoit-xvi/funerailles-de-benoit-xvi Wed, 04 Jan 2023 11:10:01 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=42453 Les funérailles de Benoît XVI présidées par le Saint-Père seront célébrées place Saint-Pierre le jeudi 5 janvier à 9h30. « Conformément au souhait du Pape émérite, les funérailles se dérouleront dans la simplicité », a indiqué Matteo Bruni, Porte-parole du Saint-Siège. La célébration sera retransmise en direct sur KTO et sur la chaîne YouTube de Vatican News. À la fin de la célébration eucharistique, le cercueil du Souverain pontife émérite sera transporté à la Basilique Saint-Pierre puis dans les grottes du Vatican pour l’inhumation.

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Testament spirituel de Benoît XVI https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/benoit-xvi/testament-spirituel-de-benoit-xvi Wed, 04 Jan 2023 11:01:36 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=42447

La salle de presse du Vatican a rendu public, samedi 31 décembre 2022, jour du décès du pape émérite Benoît XVI, son testament spirituel rédigé le 29 août 2006.

Si, à cette heure tardive de ma vie, je jette un regard sur les décennies que j’ai parcourues, je vois d’abord combien de raisons j’ai de rendre grâce. Tout d’abord, je remercie Dieu lui-même, le donateur de tout bon cadeau, qui m’a donné la vie et m’a guidé à travers divers moments de confusion, me relevant toujours quand je commençais à glisser et me redonnant toujours la lumière de son visage. Avec le recul, je vois et je comprends que même les parties sombres et fatigantes de ce voyage étaient pour mon salut et que c’est en elles qu’Il m’a bien guidé.

Je remercie mes parents, qui m’ont donné la vie dans une période difficile et qui, au prix de grands sacrifices, m’ont préparé avec leur amour un magnifique foyer qui, comme une lumière vive, illumine tous mes jours jusqu’à aujourd’hui. La foi lucide de mon père nous a appris à croire, nous ses enfants, et elle a toujours tenu bon au milieu de toutes mes réalisations scientifiques; la profonde dévotion et la grande bonté de ma mère sont un héritage pour lequel je ne saurais la remercier suffisamment. Ma sœur m’a assisté pendant des décennies de manière désintéressée et avec une attention affectueuse; mon frère, avec la lucidité de ses jugements, sa résolution vigoureuse et la sérénité de son cœur, m’a toujours ouvert la voie; sans sa constance qui me précède et m’accompagne, je n’aurais pas pu trouver le bon chemin.

Du fond du cœur, je remercie Dieu pour les nombreux amis, hommes et femmes, qu’il a toujours placés à mes côtés; pour les collaborateurs à toutes les étapes de mon parcours; pour les enseignants et les étudiants qu’il m’a donnés. Je les confie avec gratitude à sa bonté. Et je veux remercier le Seigneur pour ma belle patrie dans les Préalpes bavaroises, dans laquelle j’ai toujours vu briller la splendeur du Créateur lui-même. Je remercie les gens de ma patrie, car c’est en eux que j’ai expérimenté, encore et encore, la beauté de la foi. Je prie pour que notre terre reste une terre de foi et je vous en prie, chers compatriotes: ne vous laissez pas détourner de la foi. Et enfin, je remercie Dieu pour toute la beauté que j’ai pu expérimenter à chaque étape de mon chemin, mais surtout à Rome et en Italie, qui est devenue ma deuxième maison.

À tous ceux que j’ai lésés d’une manière ou d’une autre, je demande pardon de tout mon cœur.

Ce que j’ai dit auparavant à mes compatriotes, je le dis maintenant à tous ceux qui, dans l’Église, ont été affectés à mon service: restez fermes dans la foi! Ne vous laissez pas troubler! Il semble souvent que la science – les sciences naturelles d’une part et la recherche historique (en particulier l’exégèse des Saintes Écritures) d’autre part – soient capables d’offrir des résultats irréfutables en contraste avec la foi catholique. J’ai vécu les transformations des sciences naturelles depuis longtemps et j’ai pu voir comment, au contraire, des certitudes apparentes contre la foi se sont évanouies, se révélant être non pas des sciences, mais des interprétations philosophiques ne relevant qu’en apparence de la science; tout comme, d’autre part, c’est dans le dialogue avec les sciences naturelles que la foi aussi a appris à mieux comprendre la limite de la portée de ses revendications, et donc sa spécificité. Depuis soixante ans, j’accompagne le chemin de la théologie, en particulier des sciences bibliques, et avec la succession des différentes générations, j’ai vu s’effondrer des thèses qui semblaient inébranlables, se révélant de simples hypothèses: la génération libérale (Harnack, Jülicher etc.), la génération existentialiste (Bultmann etc.), la génération marxiste. J’ai vu et je vois comment, à partir de l’enchevêtrement des hypothèses, le caractère raisonnable de la foi a émergé et émerge encore. Jésus-Christ est vraiment le chemin, la vérité et la vie – et l’Église, avec toutes ses insuffisances, est vraiment son corps.

Enfin, je demande humblement: priez pour moi, afin que le Seigneur, malgré tous mes péchés et mes insuffisances, me reçoive dans les demeures éternelles. De tout cœur, ma prière va à tous ceux qui, jour après jour, me sont confiés.

Benedictus PP XVI

Source CEF

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Le pape émérite Benoît XVI est décédé https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/le-pape-emerite-benoit-xvi-est-decede Sat, 31 Dec 2022 09:55:03 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=42408

A 9h34 ce samedi 31 décembre, à l’âge de 95 ans, le pape émérite Benoît XVI est décédé au monastère Mater Ecclesiae où il résidait depuis sa renonciation en 2013. Depuis quelques jours son état de santé s’était déterioré.

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Les obsèques de Benoît XVI seront célébrées le jeudi 5 janvier, la cérémonie sera présidée par le Pape François sur la Place Saint-Pierre à 9h30 heure de Rome.

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Le Saint-Père accepte la démission de sa charge pastorale de Monseigneur Michel Aupetit https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/le-saint-pere-accepte-la-demission-de-sa-charge-pastorale-de-monseigneur-michel-aupetit Thu, 02 Dec 2021 15:44:18 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=40395 La Nonciature Apostolique en France communique que le Saint-Père a accepté la démission de la charge pastorale de l’Archidiocèse de Paris, présentée par Monseigneur Michel Aupetit.
Le Saint-Père a nommé Administrateur Apostolique de Paris, Monseigneur Georges Pontier, archevêque émérite de Marseille.

Déclaration de Mgr Michel Aupetit

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Vatican

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À Rome, Jean Castex célèbre les relations entre la France et l’Église catholique https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/a-rome-jean-castex-celebre-les-relations-entre-la-france-et-leglise-catholique Tue, 19 Oct 2021 07:47:54 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=40090 Le Premier ministre français Jean Castex a rencontré le pape François lors d’un déplacement destiné à célébrer le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège, le 18 octobre 2021.

Le soleil était au rendez-vous dans le ciel romain pour ce premier déplacement d’un Premier ministre français au Vatican depuis 2009. Reçu pour un tête-à-tête de trente-cinq minutes par le pape François, Jean Castex n’aura cessé, tout au long de la journée, de vanter les liens qui unissent les deux États ainsi que leurs convergences diplomatiques.

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Huit ans de pontificat de François : retour sur les étapes marquantes https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/francois-1er/huit-ans-de-pontificat-de-francois-retour-sur-les-etapes-marquantes Sat, 13 Mar 2021 18:11:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=38763 Le 13 mars 2013, Jorge Mario Bergoglio devenait le premier pape jésuite, sud-américain et également le premier à porter le nom de François. Ces huit années de pontificat ont été caractérisées par des initiatives et des réformes visant à impliquer tous les chrétiens dans un nouvel élan missionnaire dans le but de porter l’amour de Jésus à toute l’humanité.

Proximité, synodalité et élan missionnaire: telles sont les pierres angulaires du pontificat de François, élu il y a huit ans sur le trône de Pierre. La perspective de son pontificat part d’en bas, de l’attention portée aux périphéries. Invitant à retrouver «la fraîcheur originelle de l’Évangile», il demande aux fidèles une nouvelle ferveur et un nouveau dynamisme pour que l’amour de Jésus puisse atteindre le monde entier. L’Église souhaitée par le Pape argentin est une Église «en sortie», aux «portes ouvertes», un «hôpital de campagne» qui n’a pas peur de la «révolution de la tendresse» ou du «miracle de la gentillesse»

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Mgr Nourrichard en visite Ad Limina 2020 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/diocese/mgr-nourrichard-en-visite-ad-limina-2020 Wed, 11 Mar 2020 09:07:23 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=34222

Au Vatican avec les évêques du grand ouest en visite Ad Limina

Les évêques de France en visites « ad limina »

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Quelques éclaircissements sur la célébration de la messe https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/quelques-eclaircissements-sur-la-celebration-de-la-messe Mon, 18 Jul 2016 16:30:31 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22234 Communiqué de la salle de Presse du Saint Siège

 Il est opportun d’apporter une précision à la suite d’articles de presse publiés après une conférence du Cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, qui s’est tenue à Londres il y a quelques jours.

Le Cardinal Sarah s’est toujours à juste titre préoccupé de la dignité de la célébration de la messe, de façon à exprimer adéquatement l’attitude de respect et d’adoration due au mystère eucharistique.

Toutefois, quelques-unes de ses expressions ont été mal interprétées, comme s’il s’agissait d’annoncer de nouvelles indications, différentes de celles données jusqu’à présent par les normes liturgiques et par les propos du pape sur la célébration vers le peuple et sur le rite ordinaire de la messe.

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Le Vatican en 3D https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/le-vatican-en-3d Sat, 22 Nov 2014 10:59:20 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=16590 Le 4 décembre 2014, plusieurs cinémas, dans toute la France, organisent une projection exceptionnelle intitulée : Les musées du Vatican 3D. Réservez dès maintenant !

En savoir +

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Canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/canonisation-de-jean-xxiii-jean-paul-ii Sun, 27 Apr 2014 12:36:56 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=13127 Voir ou revoir l’événement de la double canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II avec Le Jour du Seigneur

 

Pour aller plus loin après l’émission sur la canonisation

Canonisations de Jean XXIII et Jean-Paul II : une journée historique    Diaporama

Homélie du Pape François lors de la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II

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Jean XXIII et Jean-Paul II, deux papes saints https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/jean-xxiii-jean-paul-ii-deux-papes-saints Fri, 25 Apr 2014 07:46:52 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=13123 Plus de un million de personnes sont attendues à Rome ce week-end du 26 et 27 avril. En canonisant dimanche 27 avril simultanément Jean XXIII et Jean-Paul II, le pape François confirme Vatican II comme socle de l’Église.

Les papes se succèdent et se ressemblent plus qu’on ne le pense. Si le cardinal Wojtyla, élu pape le 16 octobre 1978, a choisi le double nom de Jean-Paul II, ce fut par volonté d’assumer le double héritage de Jean XXIII et de Paul VI.

Héritage centré sur le concile Vatican II, que le premier imagina et ouvrit, que le deuxième conforta et clôtura, et que le pape polonais porta sans faillir, au moins jusqu’à ses dernières années.

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Canonisation 2014, en ligne sur Le Jour du Seigneur.com https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/canonisation-de-jean-paul-ii-jean-xxiii-quelle-signification-pour-leglise Wed, 23 Apr 2014 06:42:13 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=13072 L’émission sur France 2, outre la cérémonie en direct de Rome, propose une manière originale de faire rayonner la canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II auprès d’un large public.

A l’occasion de la canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, le 27 avril prochain, Le Jour du Seigneur propose une édition spéciale, en direct de Paris, pour accompagner les téléspectateurs  dans leur découverte ou redécouverte de ces deux papes, expliquer et présenter les raisons historiques et spirituelles de leurs canonisations. 

Reportages et interviews se succèderont avant et après  la grande cérémonie, retransmise en direct et en mondovision à partir de 10h00 de la place Saint-Pierre à Rome, le 27 avril prochain. 

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Le Jour du Seigneur

http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Evenements/Player-Radio-Vatican/

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Rome se prépare à accueillir plusieurs millions de pèlerins pour la double canonisation du 27 avril https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/rome-se-prepare-a-accueillir-plusieurs-millions-de-pelerins-pour-la-double-canonisation-du-27-avril Sun, 30 Mar 2014 13:38:17 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=11995 La capitale italienne se prépare à une affluence record pour la canonisation des papes Jean XIII et Jean-Paul II, le dimanche 27 avril prochain. Annonçant l’arrivée de cinq millions de personnes, la mairie de Rome a prévu d’installer des écrans géants dans la ville pour permettre aux pèlerins de suivre la cérémonie et les structures hôtelières affichent complet.

Dans un mois, estime la mairie de Rome, quelque cinq millions de pèlerins devraient participer à la canonisation des très populaires papes Jean XXIII et Jean-Paul II. La place Saint-Pierre et la Via della Conciliazione devraient pouvoir accueillir jusqu’à 300 000 personnes, expliquait récemment Maurizio Pucci, responsable du pôle évènements spéciaux de la ville, rappelant aussi qu’aucun billet ne sera nécessaire pour participer à la cérémonie.

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Le programme des manifestations prévues par la communauté française de Rome est consultable sur son site Internet.

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Comprendre : pourquoi un Conseil pour l’Économie au Vatican ? https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/comprendre-pourquoi-conseil-pour-leconomie-au-vatican Tue, 11 Mar 2014 08:38:39 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=11833 Après l’annonce samedi 8 mars par le Pape de la nomination des membres du Conseil pour l’Économie, retour sur cette révolution financière au Vatican.

La publication le 24 février dernier de la Lettre apostolique du Pape annonçant la création d’un “ministère des finances” a soulevé un certain nombre d’interrogations. Du futur de l’IOR à celui de l’État du Vatican lui-même, de nombreux points doivent encore être discutés, mais la trajectoire empruntée par le Vatican et les détails de la réforme commencent à se préciser. 
Francesco Clementi, constitutionnaliste, professeur de droit public à l’Université de Pérouse (Italie) et auteur d’un livre sur l’État du Vatican, est revenu pour Aleteia sur la récente annonce du pape François. 

Avec la création de ce ministère de la finance, qu’est-ce qui va changer concrètement ?

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« Au cœur du Vatican » : un documentaire étonnant https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/au-coeur-du-vatican-documentaire-etonnant Wed, 26 Feb 2014 17:36:56 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=11701 France 3 propose une plongée dans la cité vaticane, mercredi 5 mars 2014, à 20 h 45. Etes-vous prêts pour une visite hors des sentiers battus ?

Bien sûr, il y a Michel-Ange et Raphaël, la place Saint-Pierre et la chapelle Sixtine.Mais il y a aussi Guy Devreux, le P. Pavel, la sœur Elvira, Pietro Zanders, le P. Angelo Comastri et tant d’autres.

Des scientifiques et des prélats, des artisans et des gardes suisses, des religieuses et des vaticanistes qui forment le tissu humain de la Cité du Vatican, au cœur de ce documentaire. Ces personnes rappellent que ce petit État fondé sur la tombe de saint Pierre est d’abord une histoire d’hommes et de femmes partageant une même foi.

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Rediffusion 08/03/2014 à 02H15 surTous les programmes du jour de France 3 Alsaceet En replay gratuit

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Audience du Pape François au Président de la République française https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/audience-du-pape-francois-au-president-de-la-republique-francaise Mon, 27 Jan 2014 09:31:35 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=11501

Ce vendredi 24 janvier 2014, le Pape François reçoit en audience le Président de la République Française, François Hollande. Analyse et commentaire de l’audience, en direct, avec Philippine de Saint Pierre. Invité sur le plateau de KTO : Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des Évêques de France.

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Revue de presse https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/revue-de-presse Sat, 25 Jan 2014 13:00:20 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=11486 François Hollande au Vatican : « Les catholiques ont le sentiment de ne pas être écoutés »

Rencontre entre François Hollande et le Pape François

Le Pape a reçu le président français

François Hollande a rencontré le pape François

Le pape et le président : 35 minutes d’entretien et des visages fermés

François Hollande et le pape François : deux versions de la rencontre

Hollande chez le pape : tout est possible à Dieu…

Hollande et le pape : un entretien, deux versions différentes

Famille, bioéthique : le Pape a abordé les dossiers sensibles avec François Hollande

Rencontre entre F. Hollande et le pape : que se sont-ils dit vraiment ?

Vatican : ce que Hollande et le pape François se sont dit

Au Vatican, François Hollande et le pape François en demi-teinte

Xavier Breton : « Le réchauffement entre l’État et l’Église ne doit pas durer que le temps d’une visite ! »

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François Hollande et le Saint-Siège s’engagent à dialoguer plus https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/francois-hollande-le-saint-siege-sengagent-a-dialoguer Fri, 24 Jan 2014 15:35:59 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=11478 Le président français a insisté sur la dominante internationale de son entretien avec le pape François, à qui il a aussi expliqué sa conception de la laïcité.

Le Saint-Siège a rappelé que les positions de l’Église sur la politique familiale du gouvernement français, en particulier contre le mariage homosexuel, avaient un fondement « moral et non religieux ».

Aucun déplacement du pape en France n’est à ce stade prévu.

La France affiche une « convergence » avec le Vatican « sur les grands sujets internationaux » les plus dramatiques. À l’issue de son entretien de 35 minutes avec le pape François suivi d’un entretien d’une heure et quart avec son secrétaire d’État, Mgr. Pietro Parolin, le président français a surtout insisté sur les préoccupations que Paris et le Saint-Siège partagent à propos de plusieurs violents conflits, citant en premier la Centrafrique et plus largement l’Afrique.

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François Hollande rencontre le pape François https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/francois-hollande-rencontre-le-pape-francois Wed, 22 Jan 2014 18:14:39 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=11461 Le président de la République est reçu par le pape François vendredi 24 janvier 2014, alors que beaucoup de catholiques s’inquiètent de ses réformes sociétales.

S’il a éludé les questions sur sa vie privée, François Hollande a répondu, lors de sa conférence de presse, à propos du voyage qu’il effectue ce vendredi 24 janvier 2014 au Vatican : « Le pape peut être utile sur plusieurs sujets. »

Des dossiers diplomatiques devraient ainsi occuper la discussion d’une heure en tête à tête entre les deux François. Parmi eux, la recherche de la paix en Syrie, alors que la conférence de Genève devait débuter mercredi 22 janvier 2014, ainsi que le sort des chrétiens d’Orient.

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Documents. 

  • Un groupe de jeunes Lyonnais a lancé l’idée d’un « jour de prière » pour François Hollande et le pape François, « dans l’espérance que nos dirigeants prennent plus en compte les préoccupations des Français ». Cliquez ici pour lire le document.
  • Via Internet, des fidèles ont fait circuler une lettre ouverte au pape pour le supplier de relayer leurs inquiétudes : elle a recueilli déjà plus de 115 000 signatures. Cliquez ici pour lire le document.
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L’épiscopat français rencontre un Vatican à l’écoute https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/lepiscopat-francais-rencontre-vatican-a-lecoute Sun, 19 Jan 2014 07:02:56 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=11419 La nouvelle équipe dirigeante de la Conférence des évêques de France décrit un « bon climat » de collaboration avec le Saint-Siège, dont elle a apprécié « l’écoute et la simplicité »

Le pape François, rencontré en amont de la visite du président Hollande, s’est montré au fait de la laïcité française

Prise de contact réussie à Rome pour le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Georges Pontier, les deux vice-présidents de l’épiscopat, Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier, et Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis, accompagnés du Secrétaire général de la CEF, le P. Olivier Ribadeau-Dumas. Au terme de deux journées de rendez-vous de haut niveau au Saint-Siège, dont une audience avec le pape François le 15 janvier, la nouvelle équipe dirigeante de l’épiscopat français a apprécié un « bon climat » qui a caractérisé, d’après elle, ces échanges.

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Benoît XVI se félicite de la place des laïcs et souligne l’importance de l’éducation catholique dans l’Église en France https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/benoit-xvi/benoit-xvi-se-felicite-de-la-place-des-laics-et-souligne-limportance-de-leducation-catholique-dans-leglise-en-france-2 Fri, 30 Nov 2012 17:58:39 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=4710 C’est par un discours très structuré, ce vendredi 30 novembre à 11 heures, que Benoît XVI a choisi de conclure la visite ad limina  des évêques français à Rome, débutée le 20 septembre, qui se conclut ces jours-ci avec les 35 évêques des cinq provinces du Sud-Est.

Le pape se félicite notamment de l’action des laïcs, « visage du monde dans l’Église et en même temps visage de l’Église dans le monde ».
« Vous voulez entendre nos questions, et nous comprenons que ce sont aussi les vôtres. » Par ces mots, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a débuté son adresse à Benoît XVI, ce vendredi 30 novembre à 11 heures dans la salle du Consistoire, au Vatican. Significatives du climat général de cette visite ad limina , elles ont permis au primat des Gaules de rappeler les difficultés propres à l’Église en France : « Dans nos diocèses, la situation n’est pas toujours facile. La charge confiée nous paraît parfois lourde, mais en pensant à la vôtre, nous aurions honte de nous plaindre », a-t-il souri devant le pape, âgé de 86 ans.
Il a poursuivi, lucide : « Il est clair que les effectifs diminuent, celui des baptisés d’abord, mais aussi le nombre des mariages, des vocations sacerdotales et religieuses. Pourtant, dans cette société égarée qui perd le sens des valeurs fondamentales et qui ne sait plus goûter le silence, un véritable réveil spirituel s’opère. »
Le cardinal Barbarin a alors souligné quelques points positifs. Tout d’abord, « les catéchumènes réveillent nos communautés par leurs attentes et nous donnent une grande joie ». Plus largement, a-t-il souligné devant Benoît XVI, « si les gens ne viennent plus dans nos églises, c’est à nous d’aller à leur rencontre », mettant ainsi en œuvre l’appel de Madeleine Delbrêl : « Évangéliser, c’est dire, à des gens qui ne le savent pas, qui est Jésus, ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, de façon que ces gens le sachent et qu’ils sachent que nous en sommes sûrs. » L’archevêque de Lyon a rappelé « la grande attention portée à la formation de nos responsables et de tous les fidèles », la longue tradition d’œcuménisme et de dialogue interreligieux, ainsi que les liens très forts avec la communauté juive.

Un « message d’alerte » à propos des dégâts causés par la crise économique

Avec franchise, évoquant « l’importante présence des musulmans dans nos régions », il a précisé, à l’instar de nombreux intervenants au récent Synode romain sur la nouvelle évangélisation, que « notre dialogue est assez fraternel pour nous permettre de regarder ensemble, avec courage, les  violences et les problèmes de liberté religieuse posés par les mariages mixtes ou les conversions ».
Explicitant les motivations de l’Église dans son opposition au mariage homosexuel, « vrai changement de civilisation. », le cardinal Barbarin a expliqué devant le pape : « Avec les frères des autres églises chrétiennes, avec les juifs et les musulmans, avec des représentants d’autres courants de pensée, en nous fondant sur la raison et le bon sens, nous essayons d’expliquer que ce projet risque d’engendrer un grand trouble dans la société, déjà bien fragile. »
Comme l’avaient fait ses prédécesseurs, les cardinaux français Jean Pierre Ricard, puis André Vingt-Trois, devant le pape, le cardinal Barbarin a également lancé un « message d’alerte » à propos des dégâts causés par la crise économique : « Le taux de pauvreté vire au rouge depuis deux ans : recours à l’aide alimentaire, négligences sur la santé, graves problèmes de logement : les plus pauvres subissent des violences qui ne sont pas nommées comme telles. »
Enfin, concernant les migrants et les réfugiés, et surtout les Roms, l’archevêque de Lyon a constaté : « Nous voyons nos responsables successifs agir de manière incertaine à leur égard, alors que la solution ne peut pas venir d’une seule nation. » Et il a lancé un appel au pape : « Est-il possible, Très Saint Père, que vous encouragiez les gouvernements de l’Europe à se saisir ensemble de cette question pour y apporter une réponse digne et durable ? »

Benoît XVI a attiré l’attention des évêques français sur trois points

Après avoir attentivement écouté ce large tableau, Benoît XVI a d’abord rappelé dans son discours aux évêques le souvenir de son voyage apostolique en 2008, à Lourdes et Paris, qui reste vif et fondateur dans sa mémoire. C’est dans cette perspective (« un ensemble indissociable ») qu’il situe cette visite ad limina  des évêques français, la première depuis huit ans.
À nouveau, Benoît XVI, comme son prédécesseur, et comme il l’avait fait dans ses deux précédents discours, a rappelé à l’Église en France sa « longue lignée de saints, de docteurs, de martyrs et de confesseurs de la foi ».
Avant de préciser les trois points d’attention qu’il soumet à cette Église, Benoît XVI a rappelé l’essentiel de la Bonne Nouvelle : « Dieu, créateur de l’homme, en son fils Jésus, nous fait connaître son amour pour l’humanité. » Et son souci majeur : « L’ignorance pratique religieuse dans laquelle vivent beaucoup d’hommes et de femmes, y compris des fidèles catholiques. ». Le pape précise : « Il s’agit en réalité d’une double ignorance : une méconnaissance de la personne de Jésus-Christ et une ignorance du caractère sublime de ses enseignements, de leur valeur universelle et permanente dans la quête du sens de la vie et du bonheur. »
Situant son propos dans le cadre de l’Année de la foi, ouverte le 11 octobre, et de la nouvelle évangélisation, Benoît XVI a alors attiré l’attention des évêques français sur trois points, le premier d’entre eux étant l’éducation, dans ses diverses déclinaisons.

Les laïcs « protagonistes dans la vie de l’Église et sa mission d’évangélisation »

Parce que, « au-delà du savoir transmis, le témoignage de vie des formateurs doit permettre aux jeunes d’assimiler les valeurs humaines et chrétiennes afin de tendre à la recherche et à l’amour du vrai et du beau », le pape s’est félicité de l’action des instituts catholiques, soulignant notamment « les initiatives prises pour favoriser l’initiation théologique de jeunes étudiants en disciplines profanes ». Il a rappelé « la responsabilité historique » des écoles catholiques, « lieux de transmission du savoir et de formation de la personne, d’accueil inconditionnel et d’apprentissage de la vie en commun ». Plus largement, Benoît XVI estime que « l’éducation aux valeurs chrétiennes donne les clés de la culture de votre pays ».
Autre point appréciable, aux yeux du pape, qui a bien entendu l’insistance des évêques français sur ce point : « Les signes de vitalité et l’engagement des fidèles laïcs dans la société française sont une réalité encourageante. ». Ces laïcs sont « protagonistes dans la vie de l’Église et sa mission d’évangélisation », autrement dit « ils sont le visage du monde dans l’Église et en même temps le visage de l’Église dans le monde ».
Pour autant, « l’Église en Europe et en France ne peut rester indifférente face à la diminution des vocations et des ordinations sacerdotales ». Sur ce plan, a rappelé Benoît XVI, « il est urgent de mobiliser toutes les énergies disponibles, pour que les jeunes puissent écouter la voix du Seigneur ». Familles, communautés sont, sur ce plan en première ligne.

Frédéric Mounier, à Rome  

Journal La Croix

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