Saint(e)s – Paroisse Sainte Marie du Pays de Verneuil https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com Blog et Site Internet Mon, 09 Mar 2026 08:38:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/wp-content/uploads/2020/06/cropped-LOGO-Paroisse-Verneuil-sur-Avre-2020_600px-32x32.png Saint(e)s – Paroisse Sainte Marie du Pays de Verneuil https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com 32 32 Notre-Dame d’Arabie, refuge face à l’embrasement au Moyen-Orient https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/vierge-marie/notre-dame-darabie-refuge-face-a-lembrasement-au-moyen-orient Mon, 09 Mar 2026 08:37:03 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=53162

Depuis plus de 70 ans, Notre-Dame d’Arabie offre foi et espérance aux chrétiens du Golfe. Alors que le Moyen-Orient est plongé dans une crise sans précédent, elle reste un phare de prière et d’unité pour tous les fidèles.

Alors que la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué samedi 28 février lors d’une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël, a fait basculer le Moyen-Orient dans une crise sans précédent et que les évêques du Golfe appellent les fidèles à intensifier la prière pour la paix et la stabilité de la région, la figure de Notre-Dame d’Arabie s’impose plus que jamais comme un signe d’espérance au cœur de la péninsule arabique.

Les origines de la dévotion

L’histoire de cette dévotion commence à la fin des années 1940, lorsque des Carmes déchaux, originaires d’Irak, arrivent au Koweït pour accompagner spirituellement une communauté catholique en pleine croissance. Travailleurs expatriés, familles déracinées, employés des compagnies pétrolières : tous ressentent le besoin d’un signe visible de la présence maternelle de Marie. C’est ainsi qu’en 1948, une reproduction d’une statue de Notre-Dame du Mont Carmel, inspirée de celle du monastère Stella Maris à Haïfa, est installée à Ahmadi. La ferveur populaire s’intensifie rapidement. Face à cet élan, le Vicaire apostolique commande une nouvelle statue en Italie, sculptée dans le cèdre du Liban.

Un an plus tard, le 17 décembre 1949, un événement décisif marque l’histoire de la dévotion : le pape Pie XII bénit personnellement la statue au Vatican, à la veille de l’Année Sainte. Ce geste solennel confère à Notre-Dame d’Arabie une reconnaissance officielle. Elle est par la suite accueillie au sanctuaire d’Ahmadi, où elle devient le cœur battant de la prière quotidienne. En 1957, par le décret Regnum Mariae, Pie XII proclame Notre-Dame d’Arabie patronne principale du Vicariat apostolique du Koweït. En 1960, pour le dixième anniversaire de l’arrivée de la statue, elle est couronnée d’une couronne en or massif ornée de pierres précieuses et de perles du Golfe, bénite par le pape Jean XXIII. Le couronnement solennel scelle ainsi l’enracinement de cette dévotion dans la vie de l’Église locale.

En 2011, le pape Benoît XVI approuve officiellement Notre-Dame d’Arabie comme patronne principale de l’ensemble du Golfe arabique, pour les vicariats d’Arabie du Nord et d’Arabie du Sud. La statue a également été solennellement couronnée canoniquement. La fête de Notre-Dame de l’Arabie a lieu en janvier (le samedi précédant le deuxième dimanche du temps ordinaire).

Deux vicariats pour deux millions de catholiques

C’est aussi en 2011 que le Vicariat apostolique d’Arabie a été divisé en deux pour mieux gérer une vaste région et des contextes légaux très différents : le Vicariat d’Arabie du Nord (Bahreïn, Qatar, Koweït, Arabie saoudite, avec résidence de l’évêque à Awali, Bahreïn) et le Vicariat d’Arabie du Sud (Émirats arabes unis, Oman et Yémen, avec résidence de l’évêque à Abou Dabi, Émirats arabes unis). Environ 100 prêtres (de divers instituts religieux et diocèses) et 80 sœurs, assistés de centaines de catéchistes bénévoles formés, desservent les plus de deux millions de catholiques de la péninsule arabique.

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L’église Notre-Dame d’Arabie (Bahreïn).

En parallèle, la construction de la cathédrale Notre-Dame d’Arabie est lancée à Bahreïn en 2014. Plus de six ans plus tard, elle est consacrée le 10 décembre 2021. L’une de ses chapelles abrite la sainte patronne du Vicariat apostolique d’Arabie du Nord, Notre-Dame d’Arabie — la Vierge Marie couronnée tenant un chapelet et l’enfant Jésus. Rapidement, l’église devient un centre spirituel majeur pour les catholiques de la région. Pour cause, en Arabie saoudite, la pratique publique du christianisme est sévèrement restreinte et limitée aux terrains des ambassades étrangères et aux maisons privées. De nombreux chrétiens vivant en Arabie saoudite se rendent donc dans la nation voisine de Bahreïn pour recevoir les sacrements et vivre leur foi en communauté. En 2025, le sanctuaire a été élevé au rang de basilique mineure.

Aujourd’hui, Notre-Dame d’Arabie demeure un signe d’unité pour une communauté extraordinairement diverse. Elle accompagne des millions de fidèles qui vivent leur foi dans la sobriété et l’humilité. Pour les travailleurs migrants comme pour les familles installées de longue date, elle est une mère qui veille silencieusement. À l’heure où le Moyen-Orient connaît incertitudes et crispations, la dévotion à Notre-Dame d’Arabie rappelle que la foi peut fleurir même dans les terres les plus inattendues — et que, dans le silence du désert, une prière peut devenir lumière pour tout un peuple.

PRIÈRE À NOTRE-DAME D’ARABIE

Ô très bénie Vierge Marie, Notre-Dame d’Arabie et notre Patronne, nous vous offrons nos prières pour les besoins de l’Église ici et dans le monde entier. 
Aidez-nous à demeurer unis à votre Fils Jésus et à rester solidaires entre nous, afin que nous puissions être de véritables témoins du Christ dans notre vie quotidienne, et que les bénédictions du Seigneur, paix et harmonie, demeurent toujours dans nos familles et nos communautés.
Confiants en votre intercession maternelle, nous vous supplions d’entendre nos humbles prières et d’accorder les grâces que nous cherchons… afin que nous puissions glorifier Dieu pour toujours. Amen.
Notre-Dame d’Arabie, priez pour nous.

Prière tirée du site du Vicariat d’Arabie du Nord 

ALETEIA

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Diocèse : Marche avec les Saints – Saint Sébastien https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/marche-avec-les-saints-saint-sebastien Sun, 11 Jan 2026 09:56:45 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52769

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PU du lundi 8 décembre 2025 – Solennité de l’Immaculée Conception https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/paroisse/pu-du-lundi-8-decembre-2025-solennite-de-limmaculee-conception Mon, 08 Dec 2025 11:20:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52553 2025.12.08 Immaculee C

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Comment invoquer Marie ? Une note du Vatican clarifie ses titres https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/vierge-marie/comment-invoquer-marie-une-note-du-vatican-clarifie-ses-titres Wed, 05 Nov 2025 08:25:52 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=52314

Le dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF) a publié ce 4 novembre 2025 la note doctrinale Mater Populi fidelis, consacrée à certains titres attribués à la Vierge Marie — notamment ceux de « co-rédemptrice » et de « médiatrice ».

Le dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF) a publié ce 4 novembre 2025 la note doctrinale Mater Populi fidelis, consacrée à certains titres attribués à la Vierge Marie — notamment ceux de « co-rédemptrice » et de « médiatrice ». Le texte d’une vingtaine de pages, à la teneur fortement théologique, entend clarifier la position du magistère sur le statut et le rôle de Marie, rappelant que selon la foi catholique, « seul Dieu peut donner la grâce ». Le document, écrit sous le pontificat de François et approuvé par Léon XIV, a été présenté à Rome lors d’une conférence perturbée par les interventions d’un militant italien, symptôme des affrontements que ces sujets continuent de provoquer entre diverses sensibilités parmi les catholiques.

La mise au point du Vatican intervient alors que, depuis plusieurs décennies, des fidèles et des groupes de spiritualité mariale demandent une définition dogmatique de certaines appellations de la Vierge Marie, la mère de Jésus dans les Évangiles. Ces requêtes, à l’instar des controversées « apparitions d’Amsterdam », ont nourri un débat récurrent au sein de l’Église. Avec ce nouveau travail, il s’agissait de dépasser deux excès : le « maximalisme » qui divinise Marie et le « minimalisme » qui la réduit à un simple symbole, a expliqué le préfet du dicastère, le cardinal Víctor Manuel Fernández, en présentant la note ce mardi.

Mater Populi fidelis (La mère du peuple fidèle) répond aussi à une préoccupation œcuménique : éviter les formulations mariales susceptibles de heurter les autres chrétiens, notamment protestants et orthodoxes. La figure et la place de Marie est objet de débat et représente l’un des points d’achoppement entre les différentes confessions.

Dans le document, le DDF passe en revue divers titres mariaux — co-rédemptrice, médiatrice, mère de toutes grâces, mère des croyants, mère du peuple fidèle — et cherche à nuancer certains usages, afin d’éviter des interprétations erronées. « Il ne s’agit pas de corriger, mais de valoriser, d’admirer et d’encourager la piété du peuple de Dieu fidèle », précise la note, soucieuse de souligner la place « unique » de Marie dans la foi.

Malgré ces précautions, la conférence de présentation a été interrompue à plusieurs reprises par un catholique sarde, accusant le préfet de trahir la tradition de l’Église et affirmant que « ce document ne plaît pas à Dieu ». Le cardinal Fernández, a rétorqué devant lui que les thèmes liés « à la grâce et à la rédemption » avaient provoqué les polémiques et réactions « les plus fortes » dans l’histoire de l’Église. Il a aussi fait valoir que Léon XIV avait approuvé ce texte en tant que cardinal membre du dicastère le 26 mars et en tant que pape le 7 octobre.

Co-rédemptrice : un terme inopportun

La clarification la plus nette du texte concerne le terme de co-rédemptrice : pour le gardien du dogme, l’utilisation de ce titre est « inopportune », et génère « une confusion et un déséquilibre ». Selon l’Église catholique, seul Jésus est le rédempteur, c’est à dire que seul le fils de Dieu sauve l’humanité, ainsi que l’a rappelé le cardinal Fernández.

Si certains pontifes ont utilisé ce titre « sans trop s’attarder à l’expliquer », comme Jean-Paul II, le DDF cite le cardinal Joseph Ratzinger (futur Benoît XVI) qui s’est exprimé publiquement contre l’utilisation de ce titre comme préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi, et le pape François qui « a clairement exprimé sa position » contre son usage.

Le terme médiatrice, demande quant à lui « une prudence particulière », estime le Saint-Siège. Il peut désigner une « aide, intercession », mais « en aucune façon il n’a pour but d’ajouter une efficacité ou une puissance à l’unique médiation de Jésus-Christ ». La médiation de Marie n’est pas due à « une faiblesse, une incapacité ou un besoin du Christ », insiste la note, affirmant que « ni l’Église ni Marie ne peuvent remplacer, ni perfectionner », l’œuvre rédemptrice de Dieu « qui a été parfaite et n’a pas besoin d’ajouts ».

Tout ce qui précède n’offense ni n’humilie Marie. […] Pour elle, il n’y a pas d’autre gloire que celle de Dieu.

Le DDF émet une autre réserve sur le terme « médiatrice de toutes grâces », citant à nouveau le cardinal Ratzinger qui n’était pas favorable à son utilisation. « Seul Dieu peut donner la grâce », insiste le Vatican. Il invite à éviter toute description qui suggérerait « une sorte d’effusion de la grâce par étapes, comme si la grâce de Dieu descendait par différents intermédiaires » ou encore qui désignerait Marie comme « distributrice de biens ou d’énergies spirituelles, détachés de notre relation personnelle avec Jésus-Christ ».

Rome veut proscrire également les expressions qui envisagent Marie comme « une sorte de ‘paratonnerre’ devant la justice du Seigneur, comme si Marie était une alternative nécessaire à l’insuffisante miséricorde de Dieu ». En juillet 2024, autorisant la promotion des apparitions mariales italiennes dites « de la Rose Mystique de Fontanelle« , le DDF avait déjà mis en garde contre des expressions inadéquates laissant penser que la Vierge Marie serait une « médiatrice paratonnerre ».

La coopération de Marie, une maternité spirituelle

Le document met en avant la « coopération » particulière de Marie au salut de Jésus comme une « maternité spirituelle » envers les êtres humains. La présence de Marie dans la vie quotidienne des fidèles est « bien supérieure à la proximité que peut avoir n’importe quel autre saint », assure-t-il, mais toujours subordonnée à Jésus.

Rome met en garde les catholiques contre toute considération de Marie qui « détourne du Christ, ou qui la place au même niveau que le Fils de Dieu ». La maternité de la « mère des croyants » n’a pas pour but « d’affaiblir » la dévotion à Jésus mais de la « stimuler ». Et de préciser : « Tout ce qui précède n’offense ni n’humilie Marie. […] Pour elle, il n’y a pas d’autre gloire que celle de Dieu ».

Le DDF précise également que, même lorsque des phénomènes réputés surnaturels ont reçu un jugement positif de l’Église, si ceux-ci occasionnent l’usage d’expressions ou de titres erronés, ils ne deviennent pas pour autant objet de foi. Comme pour toute apparition, « les fidèles ne sont pas obligés d’y donner leur assentiment ».

ALETEIA

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Le chapelet n’est pas votre tasse de thé ? Voici six autres façons de prier la Vierge https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/vierge-marie/le-chapelet-nest-pas-votre-tasse-de-the-voici-six-autres-facons-de-prier-la-vierge Wed, 01 Oct 2025 06:57:53 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51974 En octobre, le mois du Rosaire, les fidèles sont invités à réciter le chapelet tous les jours. Si vous n’arrivez pas à le faire, sachez qu’il existe d’autres différentes manières de prier la Vierge Marie.

Il est très profitable d’avoir une dévotion continue pour le Rosaire, ou de prendre la résolution de prier le chapelet tous les jours, que cela devienne ou non notre prière préférée. Le Rosaire n’est cependant pas la seule dévotion mariale. Le chapelet n’est que l’une des nombreuses dévotions mariales.

1 Penser aux objets de dévotion

France

Ce sont des moyens simples et efficaces pour honorer notre sainte Mère. Prenez la médaille miraculeuse, par exemple. Elle a reçu ce nom parce que de nombreux miracles y sont associés et que de nombreuses grâces sont accordées à ceux qui la portent avec foi. Ou bien lescapulaire de dévotion.Généralement composé de deux petits morceaux de tissu, de bois ou de papier plastifié qui peuvent porter des images ou des textes, cette dévotion carmélitaine exhorte les personnes qui le portent à s’engager dans une vie de prière, et notamment dans une vie de prière mariale. De plus, avoir avec soi un chapelet ou une médaille de la Vierge Marie peut nous rappeler que Notre Mère du Ciel se trouve toujours à nos côtés, et qu’Elle nous conduit vers son Fils.

2 L’Angelus

Cette belle prière est récitée dans le monde entier à six heures, à midi et à dix-huit heures. Elle est annoncée par les cloches des églises qui invitent les chrétiens à cesser leur travail pour louer le Seigneur. L’Angélus dure moins d’une minute et peut ponctuer une journée en invitant au recueillement, comme elle le fait depuis des siècles. Pensez à programmer une alarme sur votre téléphone portable. Elle vous rappellera qu’il est temps de prier l’Angelus. Une sonnerie reproduisant le son des cloches d’une église fera très bien l’affaire, non ?

Comment réciter la prière de l’Angélus

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3 Les litanies de Lorette

Moins connues, les litanies de Lorette sont une prière célébrant les différents titres qui ont été attribués à la Vierge Marie au cours des siècles. Elle est caractérisée par la répétition de demandes d’intercession. Le texte invite ceux qui prient à méditer sur le rôle de Marie en tant que Reine des Vierges, Trône de la Sagesse et Mère aimable, parmi les nombreux titres, onze au total, attribués à la sainte Vierge. Chacun des titres énumérés dans la litanie offre matière à méditer sur le rôle de la Vierge Marie dans la vie du Christ, ainsi que dans la sienne.

4 Les processions mariales

Dans un autre registre, avez-vous pensé aux processions mariales ? Cela tombe bien, elles sont organisées dans les paroisses du monde entier pour célébrer les différentes fêtes et apparitions mariales. En France, elles ont lieu notamment le jour de l’Assomption et dans les différents lieux de pèlerinage, comme à Lourdes. Pourquoi ne pas prendre l’initiative d’en proposer une à votre curé avec une belle statue, des fleurs et des enfants chantant des hymnes mariaux ?

Lourdes : la procession mariale bientôt inscrite au patrimoine immatériel de la France ?

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5 Vivre l’année liturgique

VIERGE MARIE A LA FENETRE

Pour les plus endurants, vivre l’année liturgique est une belle façon de tourner son regard vers la Vierge Marie en chaque jour de fête et le samedi, jour traditionnellement consacré à la sainte Mère. Il existe de nombreuses manières d’honorer Marie durant l’année : porter du bleu, avoir un dessert réservé aux jours de fête mariale, etc. Une manière d’enseigner à son cœur à aimer Notre Mère du Ciel d’une manière simple, avec une âme d’enfant.

6 Office de la Vierge Marie

Enfin, pensez au petit office de la Vierge Marie. Semblable à la liturgie des heures, c’est un cycle de prières bibliques récité par les prêtres et religieux de l’Église. Cette dévotion se compose d’une série de psaumes, de prières et de cantiques centrés sur la Bienheureuse Mère et son rôle dans l’Église. Différents textes sont priés tout au long de la journée, et six offices distincts consacrent chaque jour Jésus à travers Marie.

Alors quelle que soit votre spiritualité, que vous aimiez prier le Rosaire ou que vous soyez attachés à d’autres dévotions, vous apprécierez certainement le fait qu’il existe bien des manières d’inviter notre Mère du Ciel dans sa vie de prière.

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ALETEIA

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Prière pour le 15 août 2025 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/paroisse/priere-pour-le-15-aout-2025 Mon, 11 Aug 2025 13:19:19 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=51515 Prière pour le 15 août proposée par la conférence des évêques de France.

Frères et sœurs,

En cette solennité du 15 août, où nous fêtons l’entrée dans la vie divine, corps et âme, de la Vierge Marie, signe de l’infinie dignité de la vie humaine, prions pour toutes les situations où cette vie est négligée, menacée, bafouée : les différents lieux de conflits, d’agressions, d’atteintes à l’intégrité et aux droits comme la guerre en Ukraine, le drame humanitaire au Moyen Orient, en particulier pour les populations palestiniennes à Gaza et les otages israéliens.

Prions pour que dans notre pays, désormais en déclin démographique, la vie à venir soit accueillie, respectée et que les futurs parents soient soutenus et encouragés pour le bien et l’avenir de toute la société.

Prions enfin pour les sénateurs qui auront à examiner le projet de loi sur la fin de vie à la rentrée prochaine. Qu’animés d’une vraie liberté et d’un esprit de sagesse, ils puissent promouvoir un accompagnement de fin de vie jusqu’au bout dans le respect d’une vraie fraternité.

CEF

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Pellevoisin, Pontmain, Le Laus, La Salette, Lourdes. Ces 5 lieux où la Vierge Marie est apparue officiellement en France https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/pellevoisin-pontmain-le-laus-la-salette-lourdes-ces-5-lieux-ou-la-vierge-marie-est-apparue-officiellement-en-france Tue, 15 Oct 2024 14:18:53 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=48526 La France compte 19 lieux d’apparitions mariales, parmi eux cinq sont reconnus officiellement par l’Église catholique.

En savoir +

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Feuille de chants messe du Dimanche 15 août – Assomption de la Vierge Marie https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/paroisse/feuille-de-chants-messe-du-dimanche-15-aout-assomption-de-la-vierge-marie Tue, 10 Aug 2021 14:59:19 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=39793 Béni Sois Tu Seigneur en l’honneur de la Vierge Marie.
Béni Sois-Tu Seigneur !

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Prière pour les vocations https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/diocese/priere-pour-les-vocations-3 Tue, 20 Apr 2021 07:41:54 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=39115

Notre évêque a souhaité souligner l’année Saint Joseph par un temps fort le 13 mai prochain à l’occasion de la Solennité de l’Ascension, un beau temps fort à la Cathédrale de 15h à 17h. 
Vous êtes invités à y participer pour 
• Un temps d’échange et de partage autour de la figure de Saint Joseph avec six ateliers : 

– Saint Joseph et Marie
– Saint Joseph et la confiance
– Saint Joseph et le travail
– Saint Joseph, chef de famille
– Saint Joseph et la prière
– Saint Joseph et le silence. 
• Un temps d’enseignement par notre Evêque 
Temps fort que nous avons bâti , avec la pastorale des jeunes et des familles , qui pourra se vivre sur place ou en visio, pour tenir compte des mesures sanitaires en vigueur ce jour-là  
Dans la joie de pouvoir nous retrouver lorsque nous serons déconfinés, je vous assure de ma prière et vous souhaite un bon temps pascal.
Charles Hector de Souancé
Responsable du service diocésain des vocations

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Année saint Joseph https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/saint-joseph/annee-saint-joseph Mon, 22 Mar 2021 08:29:22 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=38879 8 mai 1621 19 mars jour férié
8 décembre 1870 : Joseph, patron de l’Eglise
13 novembre 1962 : saint Joseph au canon de la messe
Une année saint Joseph, pour aimer ce saint et non pas attendre des miracles, mais lui demander de prier pour nous.
Implorer de saint Joseph la grâce des grâces : notre conversion (Patris Corde)

Carême, chaque année….
Cal Joseph Ratzinger, Benoit XVI
Inauguration du pontificat de François 19 mars 2013


1) Notre attachement à st Joseph est normal, évangélique Jésus est le fils de Joseph !
Conversion : renforcer notre relation au Christ, inauguré au baptême
2) Joseph connait une histoire mouvementée
• Fiancé, Marie enceinte
• Naissance à Bethléem,
• Fuite en Egypte
• Retour à Nazareth (travail, famille, prière)
• Fin discrète, cachée, inconnue
Conversion : notre vie est une histoire asinte, desalut,
Dieu intervient (personnes, événement : pandémie !, rencontres, par son Esprit saint, qui est le Maitre
Aimer notre vie quotidienne, notre Nazareth (travial bien fait, de notre mieux)
3) Joseph est un homme de foi (Patris Corde 2)
Il regarder toujours plus loin que maintenant
La volonté de Dieu, son histoire, son projet, passent aussi à travers la préoccupation de
Joseph. Joseph nous enseigne ainsi qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. Et il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. Parfois, nous voudrions tout contrôler, mais lui regarde toujours plus loin (P C 2)
Fiat de Joseph dans chaque circonstance de sa vie,
Comme Marie à l’Annonciation (Lc 1, 25 mars)
Comme Jésus à Gethsémani
Conversion : « que Ta volonté soit faite », et non la mienne ! se laisser guider (Père spirituel)
4) N’aie pas peur ! ne crains pas !
Avance au large (Lc 5), c’est la parole du ressuscité
Conversion : le Christ n’enlève rien, il donne tout (Benoit XVI 24 avril 2005) Jésus exige tout car Il n’est qu’amour qui se donne (Eucharistie).
Notre témoignage de Jésus trouve sa source dans cet amour.
5) Prendre l’Enfant et sa Mère (Mt 1, 24 ; 2,1.14.21)
Jésus et Marie sont les trésors les plus précieux de notre foi.
Conversion : se demander quelle est la place de notre Dame dans ma vie de prière, quelle est la place des sacrements, rencontre avec le Christ dans ce nouveau confinement !
Aimer l’Enfant et sa Père, l’Eglise et les pauvres, les sacrements et la charité (PC)
Leçon de silence, foi et obéissance ; Leçon de travail, courage ; Leçon de tendresse
Saint Joseph, prie pour nous !

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19 mars : Fête de Saint Joseph https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/saint-joseph/19-mars-fete-de-saint-joseph Fri, 19 Mar 2021 08:13:51 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=38853 ]]> Reliques de Sainte Bernadette https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/reliques-de-sainte-bernadette Mon, 08 Mar 2021 10:35:22 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=38687

Mardi 16 mars de 17h à 17h45 : Temps de prière dans l’église

Mercredi 17 mars de 7h30 à 9h : Prière des Laudes suivie de la messe

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Le Pape décrète une année spéciale dédiée à saint Joseph https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/francois-1er/le-pape-decrete-une-annee-speciale-dediee-a-saint-joseph Wed, 09 Dec 2020 08:20:05 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=38116 Avec la Lettre Apostolique Patris corde (avec un cœur de père), François rappelle le 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle. À cette occasion, une «année spéciale saint Joseph» se tiendra du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021.

Un père aimé, un père dans la tendresse, dans l’obéissance et dans l’accueil, un père au courage créatif, un travailleur, toujours dans l’ombre: ce sont avec ces mots, empreints de tendresse, que le Pape François décrit saint Joseph dans la Lettre apostolique Patris corde, publiée mardi 8 décembre à l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de l’Époux de la Vierge Marie comme Patron de l’Église universelle. C’est en effet par le décret “Quemadmodum Deus”, signé le 8 décembre 1870, que le bienheureux Pie IX a voulu que ce titre soit attribué à saint Joseph. Pour célébrer cet anniversaire, le Souverain pontife décrète une Année spéciale dédiée au père putatif de Jésus.

La pandémie de Covid-19, écrit le Pape, nous fait comprendre l’importance des personnes ordinaires, celles qui, éloignées des projecteurs, font preuve de patience, insufflent l’espérance et veillent à créer une vraie co-responsabilité. À l’image de saint Joseph, «l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée», et qui, pourtant, «joue un rôle inégalé dans l’histoire du salut».

Père aimé, tendre et obéissant

Saint Joseph, en effet, a exprimé concrètement sa paternité en ayant «fait de sa vie une oblation de soi, de son cœur et de toute capacité d’amour mise au service du Messie» (Paul VI, homélie, 19 mars 1966). C’est précisément en raison de son «rôle charnière qui unit l’Ancien et le Nouveau testament» qu’il a «toujours été très aimé par le peuple chrétien». En lui, «Jésus a vu la tendresse de Dieu», «celle qui nous fait accueillir notre faiblesse», parce c’est «à travers, et en dépit de notre faiblesse» que se réalise la plus grande partie des desseins de Dieu. «Seule la tendresse nous sauvera de l’œuvre de l’Accusateur», souligne le Saint-Père, et c’est en rencontrant la miséricorde de Dieu, «notamment dans le Sacrement de la Réconciliation, que nous pouvons faire une expérience de vérité et de tendresse», parce que «Dieu ne nous condamne pas, mais nous accueille, nous embrasse, nous soutient, nous pardonne». Joseph est également père dans l’obéissance à Dieu : avec son “fiat”, il sauve Marie et Jésus et enseigne à son Fils à «faire la volonté du Père». Appelé par Dieu à servir la mission de Jésus, «il coopère dans la plénitude du temps au grand mystère de la Rédemption et il est véritablement ministre du salut».

Un père qui accueille la volonté de Dieu et du prochain

Dans le même temps, Joseph est «père dans l’accueil», parce qu’il reçoit Marie «sans conditions préalables», un geste important encore aujourd’hui, «en ce monde où la violence psychologique, verbale et physique envers la femme est patente». L’Époux de Marie est celui qui, confiant dans le Seigneur, accueille dans sa vie des événements qu’il ne comprend pas, laissant de côté ses raisonnements et se réconciliant avec sa propre histoire. La vie spirituelle de Joseph «n’est pas un chemin qui explique, mais un chemin qui accueille», ce qui ne fait pas de lui un «homme passivement résigné» pour autant.Au contraire: «il est fortement et courageusement engagé», car avec la force pleine d’espérance de l’Esprit-saint, Joseph a su faire aussi place «à cette partie contradictoire, inattendue, décevante de l’existence».

Ce que Dieu dit à notre saint, il semble le répéter à nous aussi: «N’ayez pas peur!», parce que «la foi donne un sens à tout évènement, heureux ou triste», et nous fait prendre conscience que «Dieu peut faire germer des fleurs dans les rochers». Non seulement Joseph ne cherche-t-il pas de raccourcis, «mais il affronte “les yeux ouverts” ce qui lui arrive en en assumant personnellement la responsabilité». Ainsi donc, son accueil «nous invite à accueillir les autres sans exclusion, tels qu’ils sont, avec une prédilection pour les faibles».

Père courageux et créatif, exemple d’amour pour l’Église et les pauvres

Patris corde met en exergue «le courage créatif»de saint Joseph, celui que l’on rencontre dans les difficultés et qui tire de nous des ressources que nous ne pensions même pas avoir. «Le charpentier de Nazareth, explique le Pape, sait transformer un problème en opportunité, faisant toujours confiance à la Providence». Il affronte les problèmes concrets de sa famille, comme le font toutes les autres familles du monde, en particulier celles des migrants. «En ce sens, je crois que saint Joseph est vraiment un patron spécial pour tous ceux qui doivent laisser leur terre à cause des guerres, de la haine, de la persécution et de la misère», écrit encore le Saint-Père. Gardien de Jésus et de Marie, Joseph «ne peut pas ne pas être le gardien de l’Église», de sa maternité et du Corps du Christ: «chaque nécessiteux, chaque pauvre, chaque souffrant, chaque moribond, chaque étranger, chaque prisonnier, chaque malade est “l’Enfant” que Joseph continue de défendre», et de lui, nous apprenons  à «aimer l’Église des pauvres».

Un père qui enseigne la valeur, la dignité et la joie du travail

Honnête charpentier qui a travaillé «pour garantir la subsistance de sa famille», Joseph nous enseigne aussi «la valeur, la dignité et la joie» de «manger le pain, fruit de son travail». Ce trait caractéristique du père putatif de Jésus donne au Pape l’occasion de lancer un appel en faveur du travail, «devenu une urgente question sociale» même dans les pays où l’on vit un certain bien-être. «Il est nécessaire de comprendre, avec une conscience renouvelée, la signification du travail qui donne la dignité» qui «devient participation à l’œuvre même du salut» et «occasion de réalisation, non seulement pour soi-même mais surtout pour ce noyau originel de la société qu’est la famille».

La personne qui travaille, «collabore avec Dieu lui-même et devient un peu créatrice du monde qui nous entoure». De là, l’exhortation du Pape «à redécouvrir la valeur, l’importance et la nécessité du travail pour donner naissance à une nouvelle “normalité” dont personne n’est exclu». Au regard de l’aggravation de la pandémie de Covid-19, François appelle à «revoir nos priorités» afin que nous puissions nous engager à dire: «aucun jeune, aucune personne, aucune famille sans travail!»

Père dans l’ombre, décentré par amour de Marie et Jésus

Prenant appui sur L’ombre du Père, livre de l’écrivain polonaisJan Dobraczyński, le Souverain pontife décrit la paternité de Joseph envers Jésus comme «l’ombre sur la terre du Père Céleste». «On ne naît pas père, on le devient», observe François, «parce qu’on prend soin d’un enfant», en assumant la responsabilité de sa vie. Malheureusement, dans la société contemporaine, «les enfants semblent souvent être orphelins de père», de père capable «d’introduire l’enfant à l’expérience de la vie», sans le retenir ou le posséder, mais bien en le rendant «capable de choix, de liberté, de départs». En ce sens, Joseph est qualifié de «très chaste», ce qui exprime «le contraire de la possession»: il «a su aimer de manière extraordinairement libre» pour mettre au centre de sa vie, Marie et Jésus.

Le bonheur de Joseph est dans «le don de soi»: jamais frustré mais toujours confiant, Joseph reste silencieux, sans se lamenter, mais pose toujours «des gestes concrets de confiance». Sa figure devient d’autant plus exemplaire dans un monde «qui a besoin de pères, et refuse les chefs», «refuse ceux qui confondent autorité avec autoritarisme, service avec servilité, confrontation avec oppression, charité avec assistanat, force avec destruction». Le véritable père est celui qui «renonce à la tentation de vivre la vie des enfants», et en respecte la liberté, parce que la paternité vécue pleinement rend le père «inutile» à partir du moment où «l’enfant est autonome et marche tout seul sur les sentiers de la vie». Être père n’est jamais «un exercice de possession», souligne François, mais «un signe qui renvoie à une paternité plus haute», «au Père céleste».

La prière quotidienne du Pape à saint Joseph

Patris corde, qui se conclut par une prière à saint Joseph, révèle également -à la note 10- une habitude de vie du Pape François: tous les jours en effet, «depuis plus de 40 ans», le Saint-Père récite une prière à l’Époux de Marie «tirée d’un livre français de dévotion des années 1800 de la Congrégation des religieuses de Jésus et Marie». Le Pape explique qu’il s’agit d’une prière «qui exprime dévotion et confiance» à saint Joseph mais qui parle aussi d’un «certain défi», car elle se termine avec ces mots: «Qu’il ne soit pas dit que je t’ai invoqué en vain, et puisque tu peux tout auprès de Jésus et de Marie, montre-moi que ta bonté est aussi grande que ton pouvoir».

Indulgence plénière pour «l’Année saint Joseph»

La Lettre apostolique Patris corde s’accompagne d’un décret de la Pénitencerie apostolique annonçant «l’Année spéciale de saint Joseph» décrétée par le Pape et la concession relative du «don d’indulgences spéciales». Il donne aussi des indications spécifiques pour les journées traditionnellement consacrées à la mémoire de l’Époux de Marie, comme le 19 mars et le 1er mai, ainsi que pour les malades et les personnes âgées, «dans le contexte actuel de l’urgence sanitaire».

La Lettre apostolique Patris corde est en intégralité ici.

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Solennité de l’Immaculée Conception https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/christianisme/catholiques/papaute/francois-1er/solennite-de-limmaculee-conception Tue, 08 Dec 2020 07:09:57 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=38107 Solennité de l’Immaculée Conception
8 décembre 2020
18 h 30 : messe à la Madeleine
(pour ceux qui n’iraient pas à Rugles autour du père Floribert)

Venez confier à Marie conçue sans péché, vos intentions de prière, vos soucis et vos joies, les malades, les personnels de santé et les forces de l’ordre, les vocations, nos familles…
«Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.
Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur coeur à la confiance.
Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies.
Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.
Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.
Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.
Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils oeuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.
Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.
Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.
O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.
Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie. Amen.» (prière du pape François)

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La fête de l’Immaculée Conception https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/vierge-marie/la-fete-de-limmaculee-conception Mon, 07 Dec 2020 16:16:14 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=38097

Le 8 décembre marque la fête de l’Immaculée Conception

La célébration de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie – située dans les premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l’Avent – nous rappelle la destinée unique de cette femme juive, choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne, Marie est indissociable de l’enfant qu’elle a porté, Jésus, en qui s’est totalement manifesté le Dieu vivant. Elle est appelée, depuis le concile d’Éphèse (431), « Mère de Dieu ». Selon la tradition catholique, depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, elle est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance….Suite

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S’il te plaît Marie https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/sil-te-plait-marie Mon, 30 Nov 2020 15:48:00 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=38016 Voici la prière de Mgr Dubost, évêque administrateur du diocèse de Lyon,
pour la neuvaine « S’il te plaît Marie »,
du 30 novembre au 8 décembre


S’il te plaît Marie,
donne-moi tes mots pour témoigner de la grandeur de Dieu au coeur de l’incroyance, cette pandémie du monde moderne.
S’il te plaît Marie,
donne-moi le courage de porter Jésus en mon coeur pour pouvoir le donner au monde.
S’il te plaît Marie,
donne-moi d’accepter de ne pas comprendre et de faire confiance à la fidélité de Dieu.
S’il te plaît Marie,
donne-moi de ne pas chercher à me rassurer et donne-moi de croire que je peux quelque chose contre la maladie simplement en te priant.
S’il te plaît Marie,
donne-moi le courage de soutenir tous ceux qui luttent et font face à la Covid…Oui, éclaire leur coeur et leur intelligence.
S’il te plaît Marie,
donne-moi le coeur du Christ pour recevoir les plus pauvres comme des frères et des partenaires.
S’il te plaît Marie,
donne-moi ton humilité pour accueillir l’Esprit, même s’il me dérange, plutôt que les balivernes qui me confortent.
S’il te plaît Marie,
élargis mon coeur aux dimensions du tien et donne-moi le sens du bien de notre cité, de notre peuple, de notre humanité.
S’il te plaît Marie,
donne-moi de ne pas avoir peur de l’incertitude ou de l’épreuve et d’être certain de la fidélité absolue de Dieu.
S’il te plaît Marie,
prends ton tambourin, chante et fais-moi danser au rythme de notre Dieu.

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Fête de la Toussaint https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/diocese/fete-de-la-toussaint-3 Wed, 28 Oct 2020 10:29:13 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=37646

Accueillons la joie de la Toussaint

Notre société est confrontée à différentes épreuves :

Le virus de la COVID-19

La crise économique,

La violente s’installe…

Les conséquences de ces maux sont douloureuses. Nos frères et sœurs en humanité ont faim et soif d’espérance.

Heureux ceux qui, avec le Christ, font preuve de fraternité !

Le Royaume des cieux est à eux.

+ Christian NOURRICHARD

Évêque d’Évreux

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Centenaire de Sainte Jeanne d’Arc https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/centenaire-de-sainte-jeanne-darc Fri, 09 Oct 2020 14:00:42 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=37527
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Lundi 10 juin – Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/lundi-10-juin-bienheureuse-vierge-marie-mere-de-leglise Mon, 10 Jun 2019 08:39:18 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=30892
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Le drame de Notre-Dame de Paris, un évènement qui touche le monde et notre foi https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/le-drame-de-notre-dame-de-paris-un-evenement-qui-touche-le-monde-et-notre-foi Mon, 22 Apr 2019 07:58:58 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=30403

Tous les chemins du monde mènent à Rome ; toutes les routes de France partent de Notre Dame de Paris… Car Notre-Dame est le cœur de la capitale, le symbole de la France, de ses racines chrétiennes et de son amour marial, mais aussi le témoin presque millénaire de toute son histoire nationale, de sa culture artistique, de son influence civilisatrice en Europe et dans le monde.

Or, ce 15 avril 2019, dans le soir printanier, la cathédrale est en flammes ! Devant une foule sidérée qui s’est spontanément mise en prière, à genoux partout sur les quais, la haute flèche s’écroule soudain dans l’énorme brasier qui consume sa charpente de huit siècles !
Notre-Dame, le plus sacré, le plus bel édifice de Paris, le plus visité d’Europe, vient d’être dévastée par le feu… En ce temps de profonde déchristianisation qui touche l’Occident et particulièrement la France, « fille aînée de l’Eglise », on ne peut pas ne pas voir, dans la  terrible image de la cathédrale en feu au premier jour de la Semaine Sainte, le signe de l’état de décomposition spirituelle du pays qui a renié officiellement sa vocation chrétienne. Comme l’écrit, au lendemain du sinistre, l’archevêque de Paris, Mgr Aupetit, dans son message aux parisiens : « Nous sentons bien que nous n’aurons pas seulement à rebâtir notre cathédrale mais à reconstruire aussi notre Église dont le visage est si blessé ». Déjà, un véritable réveil de prières s’est organisé dans les paroisses du pays, à partir ce point zéro des routes qui part de Notre-Dame de Paris, véritable point cœur catholique de la France. Déjà un élan national dépassant les clivages religieux s’est manifesté autour de la grande Dame blessée et les dons affluent de toutes parts pour son relèvement. Ce grand élan des cœurs permet une réelle espérance et laisse présager un réveil spirituel et marial dont la France a tant besoin afin « que tout reparte ».  Car tout repartira ! Dieu ne se laissera pas vaincre en générosité si nous répondons généreusement à l’appel de Notre Dame ! Le jour même du sinistre, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin et les sacrements tweetait : « Notre-Dame revivra car la Mère de Dieu le veut » ! Notre association Marie de Nazareth va, de son côté,  réfléchir à des moyens concrets de reconstruire aussi notre Église. source

L’équipe de Marie de Nazareth 

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
Marie et le combat d’Apocalypse 12
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Sous l’abri de ta miséricorde https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/sous-labri-de-ta-misericorde Tue, 29 Jan 2019 10:18:35 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=29606

Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve,
Mais de tous les dangers délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse.

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Vendredi 7 décembre : Veillée d’adoration à Notre Dame à 18:30 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/vendredi-7-decembre-veillee-dadoration-a-notre-dame Fri, 07 Dec 2018 08:33:45 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=29001 Premier vendredi du mois

Et préparation à la
Solennité de l’Immaculée Conception

Vendredi 7 décembre 2018
18 h 30 – 19 h 30
Eglise Notre Dame

Adoration du saint Sacrement
et prière mariale

veillée mariale 7 12 2018

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Samedi 8 décembre : Fête de l’Immaculée Conception https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/samedi-8-decembre-la-fete-de-limmaculee-conception Thu, 06 Dec 2018 15:45:34 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=28963 Messe Solennelle à l’église Notre-Dame à 9:00

Marie, patronne principale de la France, priez pour nous !

O Marie, conçue sans péché,
Priez pour nous qui avons recours à vous !

 

Sainte Marie, Mère de Dieu,
tu as donné au monde la vraie lumière, Jésus, ton fils – Fils de Dieu.
Tu t’es abandonnée complètement à l’appel de Dieu et tu es devenue ainsi la source
de la bonté qui jaillit de Lui.
Montre-nous Jésus.
Guide-nous vers Lui.
Enseigne-nous à Le connaître et à L’aimer,
afin que nous puissions, nous aussi, devenir capables d’un amour vrai
et être sources d’eau vive au milieu d’un monde assoiffé.
(Benoît XVI, Dieu est amour, 25 décembre 2005)

Affiche 8 12 2018

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Grande Neuvaine de l’Immaculée Conception https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/grande-neuvaine-de-limmaculee-conception-3 Thu, 29 Nov 2018 07:43:16 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=28905

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Bienheureux fêtés le 9 septembre https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/bienheureux-fetes-le-9-septembre Mon, 10 Sep 2018 06:40:31 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=28187 Bienheureux Jacques-Désiré Laval

Père du Saint-Esprit, ayant évangélisé l’île Maurice (✝ 1864)

Né à Croth dans l’Eure,

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Bienheureux Frédéric Ozanam

fondateur de la société saint Vincent de Paul (✝ 1853)

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Vendredi 29 juin : Saints Pierre et Paul https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/saints-pierre-paul Fri, 29 Jun 2018 11:50:42 +0000 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=27502

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Sous le signe de la grâce ! https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/sous-le-signe-de-la-grace Wed, 02 May 2018 09:30:17 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=26656 Mai est placé dans la piété de l’Église sous le signe de clarté de Marie, éveil de la grâce ou rappel qu’elle est présente en nous aussi. La parole de l’ange à l’Annonciation ne cesse de résonner, comme un appel pour nous à l’entendre et qu’elle traverse et féconde nos terres en friche : « Tu es comblée de grâce, réjouis-toi ! » Il nous faut ouvrir, si nous ne l’avons fait encore, la récente exhortation du pape François « sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel » (La joie et l’allégresse , mars 2018). Elle éclaire de façon particulière ce mois de mai. Laissons-nous gagner par la sainteté que nous contemplons en Marie. Il nous faut prier la mère du Seigneur et désirer une disponibilité à la parole de Dieu semblable à la sienne. « Ce qui importe, écrit le pape François, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui. » Le cap est clair vers la sainteté pour tous. La prière, sur ce chemin, est le souffle qui nous porte. La contemplation de Marie, Mère de Dieu, nous encourage et nous stimule. « La sainteté, écrit encore le pape, c’est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce. » Nous prions Marie « comblée de grâces ». Ces mots, d’une profondeur étonnante, entraînent notre prière et notre vie vers l’infini de Dieu. Bon mois de mai !

P. Jacques Nieuviarts, conseiller éditorial de Prions en Église

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La saga des premiers chrétiens https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/la-saga-des-premiers-chretiens Thu, 29 Mar 2018 07:01:27 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=26328 Qui aurait parié un denier sur l’avenir de ce groupe de juifs religieux d’un genre nouveau qui pleure Jésus crucifié ? Pourtant, trois siècles plus tard, les chrétiens ont converti une bonne partie des habitants de l’Empire romain jusqu’à… l’empereur lui-même ! Qui êtes-vous, Saul de Tarse ? Rumeurs autour de l’empereur Constantin.

Ils sont peut-être une centaine, désorientés, au pied de la Croix, en ce vendredi 7 avril de l’an 30. La famille de Jésus, ses disciples proches et quelques groupes de fidèles – des gens modestes, de nombreuses femmes qui ont suivi ses prêches en Galilée. Certains comme Étienne ou Philippe, parlent grec plutôt qu’araméen, car ils appartiennent à l’une des diasporas juives des grandes cités d’Alexandrie (en Égypte) ou d’Éphèse (en Turquie aujourd’hui) et ne résident en Judée que pour leurs affaires ou pour un pèlerinage au Temple. Pour la foule curieuse du supplice, pour les soldats romains, ces gens-là ne sont que des fauteurs de troubles…

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« Marie Mère de l’Eglise » célébrée le lundi après la Pentecôte https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/marie-mere-de-leglise-celebree-le-lundi-apres-la-pentecote Mon, 05 Mar 2018 16:02:25 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=26212 Conformément à la volonté du Pape, la mémoire de Marie Mère de l’Église est désormais obligatoire pour toute l’Église de rite romain, le lundi après la Pentecôte. La Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements publie ce samedi 3 mars un décret en ce sens, signé le 11 février 2018, date du cent-soixantième anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes.

Selon la volonté du Pape, l’Église de rite romain célèbrera maintenant, chaque année, la mémoire de « la bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Église » le lundi après la Pentecôte. Sa mémoire devra apparaitre dans tous les calendriers et les livres liturgiques pour la célébration de la messe et de la liturgie des heures. La Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements met à disposition des textes liturgiques, en latin, nécessaires à ces célébrations. Leurs traductions, approuvées par les conférences épiscopales, seront publiées après la confirmation du dicastère.

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Le Pape reconnait les martyres de Mgr Pierre Claverie et des moines de Tibhirine https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/le-pape-reconnait-les-martyres-de-mgr-pierre-claverie-des-moines-de-tibhirine Sat, 27 Jan 2018 17:55:49 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=25966 Ce vendredi 26 janvier, le Pape François a autorisé la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer les décrets de béatification des 19 martyrs d’Algérie.

C’est au cours d’une audience avec le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, le 26 janvier, que le Pape François a donné son accord pour la promulgation des décrets de béatification.

L’évêque d’Oran de 1981 à 1996, Mgr Pierre Claverie, six religieuses et onze moines, dont les sept cisterciens de Tibhirine, voient donc leur martyre reconnu par l’Église catholique, 21 ans après leur assassinat. Leur cause de béatification avait, elle, été ouverte en 2006 à Alger.

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Mercredi 26 juillet 2017 : 1er anniversaire de l’assassinat du père Jacques Hamel. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/mercredi-26-juillet-2017-1er-anniversaire-de-lassassinat-du-pere-jacques-hamel Thu, 20 Jul 2017 14:22:35 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=24607

9h – Messe en l’église Saint-Etienne de Saint-Etienne-du-Rouvray présidée par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen (en direct sur RCF Haute-Normandie et KTO Télévisions). Cette messe est dite à l’heure où le père Jacques Hamel l’a célébrée le 26 juillet 2016.

Prière d’intercession au père Jacques Hamel

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Fatima : Comment le 13 juillet 1917 a changé l’Église https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/fatima-comment-le-13-juillet-1917-change-leglise Tue, 11 Jul 2017 14:26:56 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=24564 Le message, délivré par Notre Dame de Fatima ce jour-là, a suscité de nombreuses conversions mais a aussi conduit certains à rejeter la foi.

Cette semaine est marquée par le 100e anniversaire de la plus complexe des sept apparitions de Marie à Fatima survenue en 1917, au Portugal. Le massage qu’elle a délivré ce jour-là a inspiré à certains un parcours de conversion mais a provoqué chez d’autres une forte répulsion face à la foi. Certains ont pu y perdre la raison, d’autres s’y sont ralliés contre leur même raison.

Ce jour-là, en effet, la Sainte Vierge fit un récit effrayant aux trois pastoureaux de Fatima, en les ouvrant à cette occasion à une vision de l’enfer, et en les mettant sévèrement en garde contre le risque d’une nouvelle guerre mondiale et d’une nouvelle ère des martyrs. Mais surtout, le message du 13 juillet 1917, la Vierge Marie a changé le regard de l’Église sur le monde contemporain.

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À Fatima, le pape François lance une mobilisation générale contre «l’indifférence qui gèle le cœur» https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/a-fatima-le-pape-francois-lance-une-mobilisation-generale-contre-lindifference-qui-gele-le-coeur Sat, 13 May 2017 14:14:31 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=24066 En canonisant, samedi matin, deux des trois voyants de Fatima, le pape François a demandé aux chrétiens de ne pas être « myopes » devant les difficultés des autres.

Devant une foule avoisinant un million de personnes, débordant largement du sanctuaire de Fatima au Portugal, le pape François a canonisé le 13 mai 2017, jour du centenaire des premières apparitions de la vierge, deux des trois jeunes bergers qui en furent les témoins, François et Jacinthe Marto, morts très jeunes. Le procès de béatification de la troisième voyante, sœur Lucie, morte en 2005, est en cours.

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Pape François à Fatima : Messe et Canonisations https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/pape-francois-a-fatima-messe-canonisations-publie-le-12-mai-2017 Sat, 13 May 2017 11:58:00 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=24064 Samedi 13 mai à 9h 50,lors de son voyage à Fatima, au Portugal le Pape François célèbre la Messe de Canonisation des bergers Jacinthe et François.

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Marie dans le plan de Dieu https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/marie-dans-le-plan-de-dieu Wed, 03 May 2017 16:29:30 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=24021

En ce mois de mai, interrogeons-nous sur la place de Marie dans la foi catholique. Pourquoi nous tourner vers elle ? Éléments de réponse avec le Père Benoit-Dominique de la Soujeole, dominicain (1).

Qui est Marie pour un catholique ?

Elle est la mère de Dieu, nous dit le concile d’Éphèse en 431. Elle est celle par laquelle et en laquelle le Verbe s’est incarné. Son identité nous dit aussi sa vocation, sa place dans le mystère chrétien. Son fils est vrai Dieu et aussi vrai homme. Voilà pourquoi elle est proche des hommes. Celle qui a donné la vie au Christ premier-né comme disent saint Luc (2, 5) et saint Paul (Co 1, 18), c’est-à-dire premier de la Création rachetée. Elle est aussi celle qui donne la vie aux frères et sœurs de ce premier-né que nous sommes. En effet, le chrétien par son baptême est frère du Christ Fils de Dieu.

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Prière d’intercession au père Jacques Hamel https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/priere-dintercession-au-pere-jacques-hamel Sat, 15 Apr 2017 10:02:18 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=23919 L’enquête diocésaine, première étape du procès en béatification du père Jacques Hamel, a été lancée ce jeudi 13 avril par l’archevêque de Rouen à l’issue de la messe chrismale, selon un communiqué du diocèse.

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Pourquoi y-a-t-il douze apôtres mais seulement quatre évangélistes ? https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/pourquoi-y-a-t-il-douze-apotres-mais-seulement-quatre-evangelistes Mon, 23 Jan 2017 13:10:24 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=23523 Le commandement de Jésus aux apôtres n’était pas d’écrire mais de prêcher l’Évangile. Seuls quelques uns et leurs plus proches collaborateurs ont « fait du zèle ».

Commençons par clarifier le terme « évangile » et quelques autres points importants.

Que signifie « évangile » ?

Le terme « évangile » signifie étymologiquement « bonne nouvelle ». Mais dans le sens qui nous intéresse ici, il se réfère à un genre littéraire du Nouveau Testament, qui vise à stimuler et encourager la foi des communautés chrétiennes, en présentant Jésus comme Messie (le Christ, celui a reçu l’onction divine) et Fils de Dieu (Mc 1, 1 ; Mt 1, 16 ; Jn 20, 30-31) à travers ses paroles et ses actions les plus significatives (Luc 1, 1-4 ; Actes 1, 1-2), en particulier sa Passion, sa mort et sa résurrection.

Combien d’évangiles y a-t-il en tout ?

Pour répondre à cette question, il est important de faire la distinction entre deux types d’évangiles : les évangiles canoniques et les évangiles apocryphes ou extra-canoniques (en dehors du canon).

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Prière à Notre-Dame de Pontmain https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/priere-a-notre-dame-de-pontmain Tue, 17 Jan 2017 09:06:13 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=23492 Notre-Dame de Pontmain,
aide-nous à toujours comprendre les autres et à les aimer profondément en Dieu.

Très douce Vierge Marie, Tu as dans ton Apparition à Pontmain, rappelé l’importance de la prière, fortifié en nos cœurs l’Espérance et apporté la Paix.

Daigne accueillir favorablement aujourd’hui la prière ardente que nous T’adressons pour que s’établisse dans nos cœurs, nos familles, notre Nation et toutes les Nations, la Paix, fruit de la justice, de la vérité, de la charité.

Augmente en nos âmes le désir de vivre pleinement notre foi, sans aucune compromission, dans toutes les circonstances de notre vie. Aide-nous à toujours comprendre les autres et à les aimer profondément en Dieu. Amen.

Notre Dame de Pontmain, priez pour nous !

17 janvier 1871 – Les apparitions de Notre-Dame à Pontmain – Marie nous enseigne…

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Mère Teresa, « une sainte pour tous » https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/mere-teresa-une-sainte-pour-tous Sun, 04 Sep 2016 13:45:23 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22549

Le pape François a canonisé dimanche 4 septembre Mère Teresa devant 120 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre à Rome.

À l’occasion du jubilé des volontaires de la miséricorde, le pape a insisté sur l’engagement désintéressé en faveur des pauvres qui ne doit attendre « aucune reconnaissance ni aucune gratification ».

Voilà donc Mère Teresa « sainte ». Dimanche matin, sur une place Saint-Pierre bien remplie, le pape François a, 19 ans après sa mort, canonisé « la sainte des caniveaux » de Calcutta. Mais pour beaucoup de ceux qui étaient rassemblés pour célébrer l’événement, Mère Teresa était sainte depuis longtemps déjà.

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Messe et Canonisation de Mère Teresa de Calcutta https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/messe-canonisation-de-mere-teresa-de-calcutta Sun, 04 Sep 2016 13:09:45 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22545 Le Pape François préside la Messe et la Canonisation de la Bienheureuse Teresa de Calcutta. Au terme de la célébration, la prière mariale de l’Angélus.
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Comment ne pas désespérer du monde ? https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/comment-ne-pas-desesperer-du-monde Thu, 01 Sep 2016 06:29:38 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22532 Quel été ! Entre joie et horreur. Joie des JMJ et des médaillés olympiques ; horreur des attentats, jusque dans nos églises. Sans parler des crispations autour du burkini et des signes religieux « ostentatoires ». Comment accueillir une rentrée aussi agitée politiquement qu’économiquement ? Comment ne pas désespérer de notre monde ? L’exemple de mère Teresa, qui sera canonisée dimanche, devrait nous y aider. Elle a connu les pires souffrances de la pauvreté, elle s’est battue contre l’indigence des pouvoirs publics et a soulevé des montagnes pour apporter la miséricorde dans une société terriblement inégalitaire. La vie religieuse ne lui a pas apporté que des joies. Elle a connu les affres du doute et de l’aridité spirituelle. Mais elle a toujours cru que les forces, qu’elle puisait dans la prière, ne lui manqueraient pas. Dans un monde déboussolé, c’est sans doute ce qu’il nous faut croire aussi !

Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de Croire

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7 choses à savoir sur Mère Teresa https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/7-choses-a-savoir-sur-mere-teresa Wed, 31 Aug 2016 06:21:56 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22525 À quelques jours de sa canonisation, Aleteia vous révèle quelques secrets sur la religieuse de Calcutta.

1. De son vrai nom Anjezë (Agnès) Gonxha Bojaxhiu, Mère Teresa s’est baptisée ainsi en l’honneur de la petite Thérèse de l’Enfant Jésus.

2. Avant de partager le quotidien des plus miséreux, celle que l’on appelle alors sœur Agnès a vécu pendant de longues années en contact avec la haute société indienne. Pendant vingt ans en effet, elle a enseigné la géographie aux jeunes filles des hautes castes qui fréquentent le collège Sainte-Marie à Calcutta.

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Mère Teresa, la sainte des « ténèbres » https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/mere-teresa-la-sainte-des-tenebres Mon, 22 Aug 2016 15:29:07 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22500 La canonisation de Mère Teresa (1910-1997) à Rome, le 4 septembre 2016, sera un temps fort de l’Année de la Miséricorde. L’occasion de mieux connaître la spiritualité qui a porté cette figure moderne de la Compassion, activiste infatigable de la charité évangélique et mystique. Par Chantal Joly.

Celle qui ne voulait être qu’ « un petit crayon dans la main de Dieu » a réussi à écrire une page marquante de l’histoire caritative. À tel point qu’en 1985, Javier Perez de Cuellar, alors secrétaire général des Nations Unies, déclara qu’elle était « la femme la plus puissante du monde ». Et que le Dalaï-Lama, qui l’admirait, affirma qu’elle était « un bodhisattva, un être accompli ».

Si, de son vivant, les superlatifs concernant l’humble religieuse albanaise, née Agnès Gonxha Bojaxhin, ont atteint des sommets ; son sourire, sa frêle silhouette voûtée et son sari blanc aux liserés bleus continuent d’habiter la mémoire populaire.

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Homélie de la Solennité de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie du Père Julien PALCOUX https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/homelie-de-la-solennite-de-lassomption-de-la-tres-sainte-vierge-marie-du-pere-julien-palcoux Mon, 15 Aug 2016 12:02:43 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22431 +

Solennité de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie

Chers frères et sœurs,

C’est avec un cœur en joie que nous fêtons aujourd’hui l’Assomption de notre Mère la Sainte Vierge Marie dans un contexte plus que critique pour notre pays. Puisse cette belle fête nous permettre de reprendre espoir, confiance et force en Dieu en ces temps perturbés.

Avant de mourir sur la croix, Jésus a confié au « disciple qu’il aimait » sa Mère ; et il a confié son disciple préféré à sa Mère. Et le disciple lui-même écrit : « A partir de ce moment-là, le disciple que Jésus aimait la prit chez lui. » A la suite de St Jean, l’Eglise est demeurée fidèle aux dernières paroles du Christ, prenant aussi chez elle la Mère de Jésus et la faisant aimer, prier par les fidèles. En ce jour où nous fêtons sa glorieuse Assomption, nous ne faisons rien d’autre que d’obéir aux dernières paroles de Jésus nous invitant à prendre soin de sa Mère, à la chérir et à l’honorer. Cette dévotion que nous vouons à Notre-Dame, nous aurons l’occasion de la prolonger cet après-midi par la belle procession dans les rues de la ville où notre prière rejoindra tous ceux qui marcheront avec la Sainte Vierge en ce jour de fête partout en France et partout dans le monde.

Frères et Sœurs, c’est donc avec un esprit filial que nous entrons dans cette belle fête, un esprit qui anime le cœur des fils et filles de Dieu envers leur Mère.

L’Evangile entendu en ce jour, nous redonne à entendre cette question d’Elisabeth à Marie : « Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? ». Cette question qui a été posée par la cousine de Marie il y a 2000 ans, l’Eglise nous donne à la ré-entendre ce matin : « Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?» L’attitude de cœur filiale que nous avons envers Marie nous conduit à nous ouvrir à son attitude maternelle envers nous. Marie ne cesse de venir à nous pour nous protéger, pour nous inviter à redevenir fidèle à Dieu. La première lecture de l’Apocalypse nous montre Marie qui protège son enfant. Cet enfant peut être en premier lieu Jésus, mais aussi l’Eglise que Marie enfante, elle qui a été la première Eglise, ou encore les enfants qui naîtront de cette Eglise, c’est-à-dire nous-mêmes. Quelle que soit la lecture que nous faisons, Marie est la femme qui affronte le Mal et qui combat pour défendre son Nouveau-Né. Marie est la femme qui combat. Et elle est la femme qui gagne le combat. Parce qu’elle est pure de tout péché, sans aucune compromission avec les forces de mort, du mal, avec les forces qui rejettent ou combattent Dieu. Ce combat, il a commencé au début de l’histoire : souvenez-vous Eve et le serpent. Au seuil de l’histoire de l’humanité, la femme et le démon se rencontraient et se défiaient. Il est intéressant de voir que l’Ecriture nous enseigne qu’au terme de l’histoire du salut, nous retrouverons ce combat entre la femme et le serpent, désormais devenu un dragon. Mais, ce combat sera gagné par Marie.

Alors, ces images ne peuvent pas ne pas nous parler. Marie ne cesse de venir à nous dans tous les combats que rencontrent ses enfants, et plus particulièrement en ces temps troublés. Marie ne demeure pas insensible lorsque ses enfants se font tuer ou égorger, lorsque l’Eglise est attaquée. Mais elle nous appelle aussi à nous relever et à ne pas nous coucher ou nous taire par peur. Ce combat que Marie nous invite à mener, il commence par la prière. Il commence par le retour à Dieu. Combien d’enfants de l’Eglise se sont éloignés de la vie de foi, de la pratique et par-là même de l’Eglise ? Les temps difficiles dans lesquels nous entrons sont une invitation à revenir à Dieu, à reprendre le chemin de la prière, le chemin du combat contre le péché, le chemin de la fidélité à la pratique. Ne passons pas à côté ! Ne laissons pas passer cette invitation. De même, il doit être définitivement terminé le temps des divisions, des oppositions idéologiques dans l’Eglise, dans les paroisses qui ont tant abîmé l’unité et sclérosé le dynamisme évangélique de l’Eglise. Ceux qui persistent dans ces oppositions idéologiques, de pouvoir, s’enferment dans des combats d’arrière-garde ; ils n’ont strictement rien compris à la situation actuelle et seraient mêmes responsables d’un affaiblissement de l’Eglise.

L’histoire de notre pays peut nous servir d’exemple. Il n’y a pas si longtemps, la Sainte Vierge apparaissait à des enfants à Pontmain les invitant à prier pour préserver la France de la guerre ; et c’est la prière pure de quelques enfants qui a sauvé la France d’une première guerre. Notre Mère ne cesse de venir à nous, mais ne passons pas à côté de sa venue et ne nous trompons pas de combat.

Invitation aussi à nous remettre sous la protection de la Vierge Marie. Aucune protection n’est aussi forte, aussi puissante que celle de Marie, l’Immaculée Conception. L’occasion nous est donnée aujourd’hui de réactualiser la traditionnelle consécration de notre pays à la Vierge Marie faite par Louis XIII. Le 10 février 1637, le roi Louis XIII plaça son royaume sous la protection de la très sainte Vierge Marie, afin disait-il, qu’il « soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis ; qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés.» Depuis ce temps, la Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie est l’objet d’une dévotion du peuple français. Qu’à travers le renouvellement de cette consécration, nous élargissions notre prière à tous ceux qui ont mission de nous gouverner et qui auront mission de nous gouverner. Présentons aussi au Seigneur par les mains de sa Sainte Mère les forces de l’ordre et leurs familles qui sont chargées d’assurer notre sécurité. Puissions-nous, sous le manteau de la Sainte Vierge, dire avec elle en action de grâce au Seigneur : « Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. » Amen !

]]> Pour Mgr Lebrun, le P. Jacques Hamel « est un martyr » https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/pour-mgr-lebrun-le-p-jacques-hamel-est-martyr Sun, 14 Aug 2016 12:39:30 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22429 L’archevêque de Rouen appelle les fidèles à se recueillir le 15 août sur la tombe du prêtre assassiné. Il détaille la procédure nécessaire pour que son martyre soit reconnu par le pape.

Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, s’est dit prêt, vendredi 12 août, à enclencher une procédure de canonisation du P. Jacques Hamel dans le délai imposé de cinq ans. Dans une interview à l’Agence France-Presse, il est ainsi revenu sur le témoignage porté par ce prêtre assassiné en pleine messe le 26 juillet dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen.

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Lundi 15 août – Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/paroisse/lundi-15-aout-solennite-de-lassomption Tue, 02 Aug 2016 07:00:43 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22287

Messe à l’église de Rugles à 11:00

Messe à l’église Notre-Dame de Verneuil à 11:00

Procession
Départ 15:00 : Eglise de La Madeleine
Arrivée 16:00 : Eglise Notre-Dame, suivie des Vêpres et du Salut du St Sacrement

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Père Jacques Hamel, prêtre depuis 1958. Martyr de l’Église. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/pere-jacques-hamel-pretre-depuis-1958-martyr-de-leglise Wed, 27 Jul 2016 12:20:32 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22298 Une messe sera célébrée à la cathédrale d’Evreux à 18h30 pour le Père Hamel, prêtre du diocèse de Rouen.

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La puissance du Je vous salue Marie https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/la-puissance-du-je-vous-salue-marie Sat, 16 Jul 2016 10:10:51 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=22216 Quand je récite l’Ave Maria, les cieux sourient, les anges se réjouissent, l’univers est dans la jubilation… », disait saint François d’Assise.

Des millions de catholiques récitent quotidiennement la prise du Je vous salue Marie. Parfois à la va-vite, sans penser à ce qu’ils disent. Voici un texte qui pourra nous aider à le faire avec plus de ferveur, en étant davantage conscients de sa profondeur.

Un Je vous salue Marie bien récité comble de joie le cœur de la Sainte Vierge et nous attire de grandes grâces. Plus de grâces que mille dits sans réfléchir.

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20 avril, bienheureuse Odette ( Odile, Ode), moniale au Brabant ( † 1158). https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/20-avril-bienheureuse-odette-odile-ode-moniale-au-brabant-%e2%80%a0-1158 Mon, 18 Apr 2016 09:00:47 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21425 Bienheureuse Odette ( Odile, Ode), moniale au Brabant (  1158).

Née dans une illustre famille du Brabant, en Belgique, ses parents voulurent la marier malgré elle. Traînée devant l’autel, elle répondit au prêtre  » Non, pas du tout  » au moment de déclarer si elle consentait à prendre pour époux le chevalier Simon que ses parents lui destinaient.

Simon le fiancé vient de prononcer son Oui. Le prêtre interroge Odette par trois fois. » Voulez-vous prendre pour époux … » elle ne se contenta pas de dire seulement :  » non, pas du tout « , mais ceci :  » Puisque vous cherchez avec tant de sollicitude à savoir si je suis disposée à accepter ce jeune seigneur pour époux, apprenez que je ne veux accepter ni lui, ni un autre ; mon amour et ma foi sont engagés à Jésus Christ ».

Pour éviter tous les autres prétendants attirés par sa beauté, elle se coupa le nez, entra chez les religieuses de Prémontré, au couvent de Bonne-Espérance à Rivreulles en Belgique, dont elle devint la prieure. C’est là qu’elle meurt, à moins de vingt-cinq ans.

Les reliques de sainte Odette sont conservées dans la chapelle du séminaire de Bonne-Espérance, à Tournai en Belgique. D’origine germanique, le prénom Odette signifie richesse.

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19 avril, sainte Emma, † 1045. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/19-avril-sainte-emma-%e2%80%a0-1045 Mon, 18 Apr 2016 08:30:33 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21422 Sainte Emma, 1045.

Emma est un diminutif d’Emmanuel, qui signifie  » Dieu avec nous « .

Proche de la Cour d’Allemagne, veuve très jeune, Emma Ludger consacra son coeur et sa vie à l’assistance des malheureux et à la fondation de monastères, lieux rayonnants de foi et de culture. Elle en créa ainsi un à Gurk en Autriche et un à Saint-Ludger en Westphalie, qu’elle dédia à son époux inoublié. La généreuse Emma meurt à Brême en 1045 et sera ensevelie en l’abbaye de Werden. Lorsqu’on rouvrira son tombeau plusieurs années après, son corps sera réduit en poussière mais sa main droite, qui avait tant donné, était intacte.

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18 avril, Bienheureuse Marie de l’Incarnation, 1er Février 1566 – 18 avril 1618. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/18-avril-bienheureuse-marie-de-lincarnation-1er-fevrier-1566-18-avril-1618 Mon, 18 Apr 2016 07:53:21 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21419 Bienheureuse Marie de l’Incarnation, 1er Février 1566 – 18 avril 1618.

Barbe Avrillot naquit à Paris, le 1er Février 15661 de Marie Lhuillier et de Nicolas Avrillot, seigneur de Champlâtreux, conseiller-maître ordinaire des comptes de la Chambre de Paris et chancelier de la reine Marguerite de Navarre ; il descendait de Jacques Cœur.

Saint Pie V étant Pape, Maximilien II empereur du saint Empire romain-germanique et Charles IX roi de France.

Elevée dans une famille riche, catholique et royaliste, Barbe reçut une forte éducation chrétienne2 et une bonne instruction. A onze ans, elle fut placée à l’abbaye de Longchamp3 pour y continuer ses études, sous la direction d’une de ses tantes qui y était religieuse et où elle reçut sa première communion à douze ans. Intelligente, vive et gaie, Barbe ressentait de l’attrait pour la vie monastique, mais ses parents qui avaient pour elle d’autres projet, la retirèrent de Longchamp dès 1580. Rentrée dans le monde, elle n’en continua pas moins ses habitudes de piété et conçut le projet d’entrer chez les Augustines de l’Hôtel-Dieu pour servir les malades ; projet que sa mère combattit sévèrement.

Pour obéir à ses parents, elle épousa (24 août 1582) en l’église Saint-Merry, Jean-Pierre Acarie, vicomte de Villemore et conseiller-maître ordinaire des comptes de la Chambre de Paris, parfait honnête homme, à la fois très riche et très pieux. En même temps qu’elle menait une vie brillante dans le monde où on l’appelait la belle Acarie, dans son particulier, épouse heureuse et comblée, elle restait fidèle à sa vie de piété qu’elle partageait avec sa femme de chambre, Andrée Levoix, qui sera la première carmélite française. Affable et gracieuse, épouse modèle d’un excellent mari, encore que d’humeur contrariante, elle en eut trois garçons et deux filles. Maîtresse de maison accomplie, elle se livrait aussi à des œuvres multiples et vraiment remarquables. Le rayonnement de l’Hôtel Acarie4 fut grand et l’influence de la belle Acarie, dépassant le cercle de sa famille et de ses relations, s’étendit à la Cour, au Clergé ; on venait la consulter, attiré par sa prudence et ses lumières surnaturelles ; elle avait « en un degré hautement sublime ce qu’on appelle le discernement des esprits.5» Des hommes éminents la consultaient dans des cas difficiles. Sa vie intérieure était intense.

Jeune, elle avait pris plaisir à la lecture des romans, mais un jour la sentence : « Trop est avare à qui Dieu ne suffit » fut un trait qui la transforma pour ne plus s’effacer, et ce fut le début d’une emprise divine extraordinaire. Les extases se multiplièrent ; elle ne les comprit d’abord pas et souffrit un martyre intérieur, jusqu’à ce qu’elle trouvât enfin (1592) des guides éclairés, comme le capucin Benoît de Canfeld et le chartreux Richard Beaucousin, qui la rassurèrent, voyant en elle l’action de Dieu.

Cette haute oraison, loin de la détourner de son devoir d’état, l’aidait à être une « femme forte », admirable dans les circonstances les plus difficiles. Son mari, ligueur opposé à l’accession au trône du roi protestant Henri IV, fut condamné à l’exil et dépouillé de ses biens (1594)6. Barbe Acarie, par son énergie, sa sagacité, ses labeurs retrouva en partie le patrimoine confisqué7. Non moins héroïque dans les maladies, toujours sereine parce que toujours unie à Dieu, elle étonnait par sa patience et son amour des souffrances. Une jambe brisée par trois fois la laissa toujours infirme, sans ralentir son activité apostolique. On a pu dire que « de son temps, il ne se faisait rien de notable pour la gloire de Dieu qu’on ne lui en parlât ou qu’on en prît son avis.8»

Marie de Médicis se fût volontiers mise en quelque sorte sous sa direction, si Mme Acarie ne se fût dérobée à cet honneur avec autant de soin qu’une autre eût mis à l’obtenir. La marquise de Maignelay et la marquise de Bréauté, toutes deux si célèbres dans la société du temps, devinrent ses amies intimes qui allaient à la rue des Juifs pour la voir et écouter ses avis. Saint François de Sales, M. de Genève, comme on disait, était lors de ses séjours à Paris, l’hôte assidu de l’Hôtel Acarie et, plus tard, saint Vincent de Paul y trouva aussi appui et lumière.

On avait, en 1601, publié la vie de sainte Thérèse d’Avila par le jésuite Francesco de Ribera, traduite par Jean de Brétigny9, qui avait produit beaucoup d’impression parmi les personnes pieuses. Madame Acarie lut l’ouvrage et en fut très frappée, sans avoir seulement la pensée tout d’abord qu’elle put être appelée à contribuer à introduire l’ordre du Carmel réformé en France, mais comme il arrive souvent en pareil cas, ce fut celle qui par sa position dans le monde y semblait le moins destinée que Dieu choisit pour être l’instrument de ses desseins. Madame Acarie, avertie par une vision où sainte Thérèse lui apparut pour lui expliquer la mission qu’elle allait avoir à remplir, commença d’abord par essayer de se dérober. Elle consulta les plus habiles théologiens de l’époque, qui eux aussi lui conseillèrent de « s’ôter cela de l’esprit » les temps n’étant pas favorables pour une fondation de cette nature.

Quelques mois plus tard, elle eut une nouvelle apparition de la sainte qui lui ordonnait de fonder le Carmel en France. Etonnée et troublée, elle parla, comme malgré elle, de ces visions et du projet à deux princesses de la maison d’Orléans-Longueville10, Madame de Longueville11 et Madame d’Estouteville12 qu’elle allait solliciter pour une bonne œuvre. Au lieu du refus auquel elle s’attendait, elle vit à sa grande surprise le projet approuvé et chaleureusement adopté par les deux princesses qui se chargent d’aller elles-mêmes solliciter la permission du Roi, alors que tout semblait la devoir faire refuser.

Confondus de ces faciles débuts, Madame Acarie et ses directeurs y virent une marque incontestable de la volonté divine et se mirent avec ardeur à en réaliser l’exécution. Michel de Marillac, le futur chancelier de France13, lui aussi poussé par une inspiration intérieure, vint de lui-même se mettre à la disposition de ceux qui travaillaient à l’entreprise et devint leur plus utile et plus actif collaborateur.

Plusieurs réunions eurent lieu auxquelles prit part saint François de Sales. La princesse de Longueville, de son côté, obtint du roi, après quelque résistance, l’autorisation de fonder dans le royaume des monastères de carmélites réformées, suivant la règle de sainte Thérèse14. L’emplacement pour le nouveau couvent fut vite trouvé à l’extrémité de la rue Saint-Jacques et l’on se mit de suite, une fois les obstacles levés grâce à l’activité et à la persévérante énergie de Madame Acarie, à construire le monastère qui devrait devenir si célèbre dans l’histoire religieuse de cette époque. Madame Acarie surveillait elle-même avec le plus grand soin la construction des bâtiments, pendant qu’elle réunissait autour d’elle un groupe de personnes pieuses désireuses d’entrer dans l’ordre que l’on établissait et s’appliquait à les former à la vie religieuse, à celle de carmélite en particulier d’après les écrits de sainte Thérèse et les constitution du Carmel.

Elle gardait les aspirantes dans sa demeure, mais voyant vite qu’il était impossible de faire marcher de front la conduite de sa maison et cette espèce de noviciat sans qu’il en résultât des inconvénients, Madame Acarie établit la petite communauté dans une modeste maison, située place Sainte-Geneviève et achetée par Madame de Longueville15. C’est là que se formèrent sous ses yeux les premiers sujets de l’ordre du Carmel en France. Le 3 novembre 1603, Clément VII, à la demande de M. de Santeuil, secrétaire du Roi et envoyé à Rome, accordait la bulle d’institution et rien ne s’opposait plus à la fondation.

Cependant le secours qu’on avait sollicité et espéré d’Espagne n’arrivait pas et les carmes espagnols se refusaient obstinément à envoyer des religieuses formées par sainte Thérèse pour aider à la création du Carmel en France. Eclairée par une des novices de sa petite congrégation, qui s’offrit à aller elle-même en Espagne chercher des carmélites espagnoles, elle fit décider que trois envoyés, dont l’un devait être M. de Bérulle16, iraient en Espagne pour essayer d’en ramener quelques religieuses professes formées par la sainte elle-même et pouvant ainsi transmettre son esprit et ses enseignements. Ces voyageurs d’un nouveau genre partirent en effet peu après, munis de lettres de recommandation du roi Henri IV qui, revenu de sa première impression, désirait très vivement la réussite de l’entreprise comme devant resserrer les liens qu’il voulait rétablir entre les deux pays.

D’abord fort mal reçue, la délégation mena la campagne avec une vivacité toute nationale et, après mille péripéties, finirent par ramener, comme en triomphe, six carmélites espagnoles d’une vertu éprouvée dont deux, la Mère Anne de Jésus et la Mère Anne de Saint-Barthélemy, avaient été formées par sainte Thérèse elle-même[17]. Le 17 octobre 1604, la petite caravane arrivait à Paris où sa venue fut une sorte d’événement. L’œuvre était fondée et lorsque la mère Anne de Jésus entonna le psaume « Laudate Dominum » en entrant dans l’église de ce qui devait être le grand couvent de la rue Saint-Jacques, Madame Acarie dut sentir son cœur se fondre de joie et de reconnaissance, car c’était bien à elle, à son invincible confiance en Dieu, qu’était dû le succès d’une entreprise qui avait semblé si difficile à mener à bien. Pour apprécier à sa valeur l’œuvre de Madame Acarie, il faut lire dans les mémoires du temps le rôle joué par le Carmel dans la vie religieuse et morale du XVIIè siècle.

Tant que Madame Acarie fut retenue dans le monde, elle ne cessa pas de s’occuper et de s’intéresser à ses chères carmélites18 sans cependant s’absorber dans cette unique préoccupation, car elle aida beaucoup Madame de Sainte-Beuve à fonder en France les ursulines destinées à l’éducation des jeunes filles.

Elle continua cependant jusqu’à la fin à diriger avec le plus grand soin la maison de son mari, à le soigner et à supporter, sans jamais se plaindre, les taquineries ou les incartades que, l’âge venant, il lui prodiguait. Ses trois filles furent élevées par cette mère incomparable avec autant de tendresse que de fermeté. Elles se donnèrent l’une après l’autre, sans y être aucunement poussées, à cet ordre du Carmel que leur mère venait d’introduire en France. L’une d’elles fut la célèbre Mère Marguerite du Saint-Sacrement qui tint une si grande place dans l’histoire religieuse d’alors. Des trois fils de Madame Acarie, l’un fut magistrat et se maria, le second se fit prêtre et le troisième après une courte velléité de vie religieuse devint soldat et se maria. Madame Acarie contribua également beaucoup à la fondation de l’Oratoire en décidant M. de Bérulle à tenter l’entreprise et ce fut d’après ses avis qu’il établit cette célèbre congrégation.

Le 17 novembre 1613, M. Acarie mourut, soigné jusqu’au dernier moment par sa femme avec le plus complet dévouement. Bien qu’elle eût près de cinquante ans et que sa santé fût des plus précaires, Madame Acarie, se voyant libre, sollicita humblement la grâce d’être admise dans l’ordre du Carmel comme sœur converse et d’être placée dans un des plus pauvres monastères de l’ordre, qui s’étaient multipliés avec une grande rapidité. La demande fut agréée par les supérieures et la célèbre Madame Acarie, si connue à Paris, à la Cour comme à la ville, alla se cacher comme sœur converse dans l’ordre du Carmel où elle prit le nom de sœur Marie de l’Incarnation19. Pendant cinq années, l’humble sœur converse continua à prodiguer derrière les grilles du cloître les admirables exemples qu’elle avait donnés dans le monde et elle édifia toutes ses compagnes par son humilité, son zèle pour l’accomplissement de la règle et l’ardeur de sa charité, de son amour pour ce Dieu qu’elle avait toujours si fidèlement servi et si ardemment aimé. Transférée au carmel de Pontoise le 7 Décembre 1616, elle ne voulut être que « la dernière et la plus pauvre de toutes ». Ses sœurs admiraient son obéissance et sa charité, tandis que son union à Dieu consommée transparaissait en tout son être.

« Elle tomba malade le 7 février 1618 ; les symptômes de l’apoplexie et de la paralysie se déclarèrent, et elle ne tarda pas à éprouver des convulsions : elle souffrait extrêmement. On lui administra le saint Viatique, mais on crut devoir différer l’Extrême-Onction. Parfois elle semblait perdue dans les abîmes de l’amour divin et paraissait insensible à tout, ne répétant alors que des mots : ‘ Quelle miséricorde, Seigneur ! Quelle bonté à l’égard d’une pauvre créature ! ’ Elle récitait souvent, pendant sa maladie, le vingt-et-unième et le cent unième psaume, qui décrivent d’une manière si sublime et si pathétique les souffrances de Notre Seigneur dans la Passion. La prieure lui ayant demandé de bénir toutes les religieuses, elle leva les mains au ciel en disant : ‘ O Seigneur, je vous supplie de ma pardonner tous les mauvais exemples que j’ai donnés ! Puis, bénissant la communauté, elle dit :  S’il plaît à Dieu tout-puissant de m’admettre au bonheur éternel, je le prierais de vous accorder que les desseins de son Fils s’accomplissent sur chacune de vous. 

Sa dernière heure approchait, ses souffrances devinrent encore plus vives, et étaient sans interruption ; mais sa patience n’en fut point altérée. Le médecin lui faisant observer que ses douleurs devaient être très violentes, ‘ elles le sont, en effet, répondit-elle, mais quand nous comprenons que nous souffrons sous la main de Dieu, cette réflexion allège nos souffrances. ’ Le jeudi saint, 12 avril, on lui apporta le Viatique. Le samedi saint elle se leva encore et entendit la messe. Le jour de Pâques, à trois heures du matin, elle reçut la sainte communion, et mourut le 18 Avril20, pendant que M. du Val, directeur de la maison, lui administrait l’Extrême-Onction. Le médecin faisant observer qu’elle n’était plus, M. du Val s’arrêta, et, avant de réciter le ‘ Subvenite ’, prière pour l’être qui vient de sortir de ce monde, il se tourna vers la communauté et dit : ‘ A l’instant où je parle, la défunte jouit déjà de la vue de Dieu» Elle avait cinquante-deux ans.

Paul V étant Pape, Mathias empereur du saint Empire romain-germanique et Louis XIII le Juste roi de France.

Son corps fut enterré dans un des côtés du cloître du monastère  de Pontoise et y demeura jusqu’en 1643 où il fut transféré dans un mausolée construit à l’intérieur de l’église. En 1792, pour éviter les destructions des révolutionnaires, le corps fut confié à un ami de l’ordre, M. de Monthiers, qui le cacha et qui le rendit, quand les carmélites purent retourner dans leur couvent (23 septembre 1822)21.

Les miracles se multiplièrent à son tombeau. A la demande de son fils aîné, grand vicaire de Rouen, dès 1622 les enquêtes juridiques sont ouvertes Plusieurs fois interrompue, puis reprise, la cause n’aboutit qu’à la fin du XVIIIè siècle, sur les instances de Madame Louise de France. Le 24 août 1791, le pape Pie VI mettait par un décret solennel Madame Acarie au nombre des bienheureux sous le nom de la bienheureuse Marie de l’Incarnation, et le 5 juin de cette même année la cérémonie de la béatification avait lieu dans la basilique de Saint-Pierre.

Marie de l’Incarnation écrivit « une infinité de lettres22» fort peu sont connues ; elle composa un traité sur « la vie intérieure », mais elle le brûla. Ses biographes ont recueilli avec soin les textes qui purent être sauvés  : quelques lettres et un petit traité spirituel, « Les vrays exercices de la bienheureuse Marie de l’Incarnation, composez par elle-mesme. Très propres à toutes âmes qui désirent ensuyvre sa bonne vie »

1 Elle fut baptisée le 2 février 1566 en l’église paroissiale Saint-Merry.

2 Selon les usages du temps, elle reçut la Confirmation à sept ans.

3 Le monastère de Longchamp fut fondé, vers 1255, par la bienheureuse Isabelle de France, sœur du saint roi Louis IX, sur des terres données par lui dans la forêt du Rouvray, aux limites de l’actuel hippodrome parisien, où subsiste encore une reconstruction moderne de l’ancien moulin de Longchamp (aujourd’hui sur la commune de Boulogne-Billancourt). Il fut confié, le 23 juin 1260, à des clarisses venues de Reims, mais qui adoptèrent une régle révisée par les maîtres franciscains de l’Université de Paris, notamment par saint Bonaventure, et approuvée successivement par Alexandre IV et surtout Urbain IV, le 27 juillet 1263, d’où le nom d’urbanistes qui fut donné aux maisons qui la reçurent. La maison de Longchamp était placée, quant à elle, sous le titre de l’Humilité Notre-Dame, ou monastère des Humiliées Notre-Dame.

Jusqu’au XV° siècle il semble qu’on y ait vécu d’une manière fort régulière, mais avec les troubles de la Réforme, la commende, le mode de recrutement, la proximité de la capitale qui multipliait les allées et venues, la discipline s’y relâcha. Une première restauration fut entreprise par le cardinal Jean du Bellay.

4 L’Hôtel Acarie se trouvait rue des Juifs (au n° 11 de l’actuelle rue Ferdinand-Duval), entre la rue des Juifs et la rue des Ecouffes

5 André du Val : « La vie admirable de la servante de Dieu, sœur Marie de l’Incarnation, connue dans le monde sous le nom de Mlle. Acarie (Paris, 1621).

6 Pierre Acarie fut en effet du conseil des Seize, puis de celui des Quarante et s’endetta pour le parti jusqu’à compromettre sa fortune. Nicolas Avrillot, le père de Madame Acarie, s’y ruina presque complètement.

7 Ce fut à la dévote madame Acarie de remettre l’ordre dans les affaires et à réparer les ruines, car son mari et son père furent bannis après le triomphe de la cause royale. Aussi courageuse qu’intelligente, elle se mit à l’œuvre et entreprit de sauver ce qu’elle pourrait du naufrage. Avec une capacité pratique remarquable chez une personne qui semblait absorbée dans la vie mystique, elle réussit vite à remettre l’ordre dans les affaires que son mari laissait si compromises, à payer les créanciers et en un temps relativement court, à éclaircir une situation plus embrouillée que désespérée. La netteté et la décision avec lesquelles tout fut mené frappèrent ses contemporains et attirèrent à Madame Acarie une réputation d’habileté à laquelle elle ne semblait pas destinée. Grâce à la considération qu’elle sut ainsi mériter jusqu’à la Cour, elle put obtenir après dix-huit mois d’éloignement, la permission pour son mari de rentrer à Paris dans sa maison de la rue des Juifs d’où elle n’était sortie que peu de temps. La façon dont Mme Acarie avait su rétablir les affaires de son mari fit même du bruit dans Paris et il fut bientôt à la mode de la connaître. Le roi Henri IV, toujours à l’affut des gens d’esprit, la vit plusieurs fois et s’en montra enchanté.

8 André du Val : « La vie admirable de la servante de Dieu, sœur Marie de l’Incarnation, connue dans le monde sous le nom de Mlle. Acarie (Paris, 1621).

9 Jean de Quintanadoine, sieur de Brétigny, petit-fils de Jean de Quintanaduenas qui, vers 1510, était venu de Séville en Normandie, avait rencontré le Carmel lors d’un voyage à Séville (1582). Il prit part à la fondation des Carmels de Paris, de Pontoise, de Dijon, de Rouen, de Besançon et de Beaune. C’est lui qui, en 1607, conduisit les premières carmélites à Bruxelles où le nonce le nomma supérieur des Carmels belges (Bruxelles, Louvain et Mons). Il mourut à Rouen lez 8 juillet 1634. Son cœur fut donné aux Carmelites de Beaune et son corps inhumé au Carmel de Rouen avec une épitaphe attestant qu’il est « le premier qui ayant traduit d’espagnol en français, les livres de sainte Thérèse, procura que son ordre des religieuses carmélites déchaussées fût établi en France, Bourgogne et Flandre. »

10 La Maison d’Orléans-Longueville descend de Jean, comte de Dunois et de Longueville, dit le bâtard d’Orléans (1402-1468), enfant illégitime que Louis de France, second fils de Charles V et duc d’Orléans (1371-1407), eut avec Mariette d’Enghien. Le comté de Longueville fut érigé en duché en 1505. Depuis le règne d’Henri IV, les ducs de Longueville avaient l’honneur de se couvrir devant le Roi et, comme les princes de maisons souveraines, ils ont l’honneur des fiançailles dans le cabinet du Roi.

11 Catherine de Gonzague, fille de Louis de Gonzague (duc de Nevers et de Rethelois, pair de France et prince de Mantoue, gouverneur de Champagne et de Brie), née à Paris le 21 janvier 1568, épousa (1° mars 1588) Henri I° d’Orléans, duc de Longueville et d’Estouville (gouverneur et lieutenant général en Picardie et Boulonnais, grand chambellan de France et connétable héréditaire de Normandie), mort en 1595. Morte à Paris le 1° décembre 1629, Madame de Longueville fut inhumée au couvent des Carmélites de la rue Chapon.

12 Louise de Bourbon, princesse du Sang, dite Mademoiselle de Soissons, fille du comte de Soissons et de Dreux (prince du Sang et pair de France), née à Paris le 7 février 1603, épousa (30 avril 1617) Henri II d’Orléans, duc de Longueville et d’Estouville (pair de France, prince et comte souverain de Neuchâtel, connétable héréditaire de Normandie, gouvereur et lieutenant général en Normandie), mort en 1663. Morte à Paris le 9 septembre 1629, Madame de Longueville fut inhumée au couvent des Carmélites de la rue Chapon.

13 Michel de Marillac (né à Paris en 1563) appartenait à une famille de haute Auvergne dont plusieurs membres s’étaient illustrés dans des charges royales. Orphelin à dix ans, alors qu’il était au collège de Navarre, il se fit remarquer pour ses exceptionnelles réussites ; il maîtrisait le latin et le grec, l’italien et l’espagnol. A vingt-trois ans, il était reçu conseiller au Parlement (septembre 1586). Catholique fervent, il se rangea dans le parti de la Ligue et figura dans les conseils de quartiers qui contrôlaient Paris à partir de 1589. Trois ans plus tard, son goût de la paix et son légalisme l’amenaient à rédiger et défendre un arrêt (18 novembre 1592) où le Parlement réclamait le respect des lois fondamentales touchant la succession à la Couronne, ce qui revenait à exclure l’élection d’un prince ou le couronnement d’une infante fille d’Elisabeth de Valois, revenait aussi à être partisan de négociations avec le roi de Navarre. Au début de 1594, à Chartres, Marillac put rencontrer Henri IV, et ensuite il travailla secrètement dans Paris à préparer l’ouverture par surprise des portes le 21 mars suivant. En récompense, Marillac fut, dès 1595 nommé, maître des requêtes. Veuf en février 1600, chargé de quatre petits enfants, il se remaria en septembre 1601 avec Marie de Saint-Germain, veuve d’Amelot, président aux enquêtes. Il était déjà réputé pour sa piété et fréquenta bientôt le cercle dévot qui se réunissait dans la maison de Mme Acarie. Ses charges politiques lui permettaient de lever les obstacles à l’expansion des nouveaux ordres issus de la réforme tridentine. Il joua un rôle déterminant dans l’implantation des Ursulines à Paris et surtout, en 1605, des carmelites. En 1611, il se fit remarquer par ses écrits de conciliation après la saisie des œuvres du cardinal Bellarmin d’ordre du Parlement (novembre 1610) et le déchaînement des polémiques gallicanes. Marillac bénéficiait aussi de l’influence de son jeune demi-frère Louis qui, capitaine des gardes de la Reine mère, avait pu l’introduire dans la faveur de la Régente. De la sorte, en 1612, sur recommandation de la Reine et du chancelier Sillery, Michel de Marillac était nommé conseiller d’Etat. Fin lettré, il s’adonna, sa vie durant, à la versification latine et française, s’appliquant à une traduction des Psaumes qu’il fit imprimer en 1625. Distraction et consolation d’un homme pieux, dont le fils aîné René était mort des fièvres pendant le siège de Montauban (1621), dont la fille Valence entra au Carmel et dont le cadet Octavien prit l’habit franciscain. Les liens de Michel de Marillac avec le parti de la Reine mère lui valurent en 1621 une commission d’intendant de justice en Anjou. En 1624 (27 août), la confiance de Richelieu et de Marie de Médicis lui firent donner la chage de surintendant des finances. En juin 1626, le chancelier d’Aligre, compromis par son amitié pour Gaston d’Orléans, étant disgracié, Marillac reçut la garde des sceaux. Des textes émanés des Etats généraux de 1614, des notables de 1617 et 1626, Marillac tira une grande ordonnance à quoi, s’opposa Richelieu. Le Parlement, encouragé par le Cardinal, opposa une vive résistance à l’enregistrement de l’ordonnance, au point qu’il fallut un lit de justice (15 janvier 1629) pour valider ce texte qu’on appela familièrement le code Michau. Marillac voulut s’opposer aux expéditions de 1629 et 1630 en Piémont, le choix d’une guerre immédiate ou à terme avec l’Espagne lui paraissant à la fois scandaleux et catastrophique. Le triomphe de Richelieu dans l’esprit de Louis XIII lors de la journée des dupes (11 novembre 1630) entraîna la disgrâce de Michel de Marillac et de son frère qui étaient, selon Richelieu, « les esprits les plus dangereux pour conduire la trame qu’on avait ourdie contre lui ». Le garde des sceaux fut conduit à Caen, puis à Lisieux et enfin à Châteaudun (février). Il était alors en résidence forcée mais libre. L’évasion de Marie de Médicis du château de Compiegne, le 19 juillet 1631, changea sa situation ; il fut alors enfermé dans le château de Châteaudun. C’est là qu’il apprit la mort de son frère. Il était en train de traduire le Livre de Job lorsqu’il mourut le 7 août 1632.

14 Henri IV signa lettres patentes à Saint-Maur-des-Fossés le 18 juillet 1603.

15 Parmi les premières novices, on voyait la marquise de Bréauté, Louise Séguier, la présidente de Bérulle, mère du fondateur, Mademoiselle de Brissac, fille unique de Charles de Cossé, duc de Brissac et maréchal de France, les trois filles de Madame Acarie, Marie-Sylvie de La Rochefoucauld, sœur du cardinal, Marie Phelipeaux-d’Herbault, Mesdemoiselles de Marillac, de Paconis ; il y avait aussi Madeleine de Fontaines-Marans, qui fut la première professe le 12 novembre 1605, et la première prieure française le 20 avril 1608 du couvent de l’Incarnation du faubourg Saint-Jacques ; elle devint célèbre et eut une énorme influence sous le nom de Mère Madeleine de Saint-Joseph.

16 Jean de Quintanadoine de Brétigny précéda en Espagne le Père de Bérulle négocier l’affaire.

17 Les autres carmélites arrivées d’Espagne étaient Isabelle de Saint-Paul, Isabelle des Anges, Eléonore de Saint-Bernard et Isabelle de la Conception.

18 Le 15 Janvier 1605, un deuxième carmel est érigé à Pontoise dans le monastère préparé par les soins de Madame Acarie, et les fondations se succèdent avec son concours  : Dijon (fin 1605), Amiens (1606), Tours (1607), Rouen (1609), Châlons et Bordeaux (1610), Avignon (1613), Dole (1614), Dieppe (1615), Besançon, Caen, Lyon et Toulouse (1616). En 1618, on comptait en France vingt-sept Carmels, en 1644, cinquante-cinq, et, en 1664, soixante-deux. En 1616, la duchesse de Longueville créait un second carmel à Paris, rue Chapon, et ensuite il s’en fonda un troisième rue de Grenelle.

19 Elle quitta Paris le 12 février 1614 et alla au Carmel de Pontoise d’où elle gagna le monastère d’Amiens où elle fut reçue le 16 février ; elle prit l’habit le 7 avril 1614. Elle prononça ses vœux solennels le 8 avril 1615.

20 Le mercredi de Pâques, 18 Avril 1618.

21 M. de Monthiers obtint quelques ossements pour la chapelle de son château de Nucourt ; un os du bras fut donné à l’église parisienne de Saint-Nicolas des Champs, et un autre à l’église Saint-Merry.

22 André du Val : « La vie admirable de la servante de Dieu, sœur Marie de l’Incarnation, connue dans le monde sous le nom de Mlle. Acarie (Paris, 1621).

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14 avril, saints Maxime, Tiburce et Valérien, deux valeureux Romains, droits dans leur conscience et dans leurs convictions, sont arrêtés et conduits au lieu d’exécution par Maxime, secrétaire du préfet. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/14-avril-saints-maxime-tiburce-valerien-deux-valeureux-romains-droits-dans-leur-conscience-dans-leurs-convictions-sont-arretes-conduits-au-lieu-dexecution-par-maxime-secretaire-du-prefe Thu, 14 Apr 2016 11:01:25 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21363 Saints Maxime, Tiburce et Valérien, deux valeureux Romains, droits dans leur conscience et dans leurs convictions, sont arrêtés et conduits au lieu d’exécution par Maxime, secrétaire du préfet.

 

Emu par leur jeunesse et leur force de conviction, ce dernier demande à être instruit. Les deux frères lui suggèrent de convaincre les bourreaux et de les emmener dans sa maison et de remettre l’exécution au lendemain. Ainsi fut fait. Après une longue nuit d’instruction, Maxime est baptisé. Au moment de la décapitation de Tiburce et Valérien, Maxime vit de nombreux anges venir chercher leurs âmes. Quand il en parla autour de lui, plusieurs le crurent et se convertirent également.

L’affaire ébruitée vaudra à Maxime son arrestation et sa condamnation à être battu avec des fouets plombés jusqu’à ce que mort s’en suive. Cécile, sa jeune épouse, vint pour l’enterrer auprès de Tiburce et Valérien dans un sarcophage sur lequel elle fit sculpter un phénix pour rappeler sa foi en la résurrection «sur la voie Appienne, dans le cimetière de Prétextat». Les biens de nos martyrs sont confisqués et Cécile est arrêtée quelques jours après et par trois fois transpercée.

 

Pensée spirituelle de sainte Cécile à Tiburce et Valérien :

«S’il n’y avait qu’une seule vie, nous aurions raison de craindre de la perdre, mais il y en a une autre qui est meilleure et que nous gagnerons en perdant celle-ci

 

Courte prière d’Urbain au moment du baptême de Valérien :

« Seigneur Jésus-Christ, c’est toi qui sèmes de chastes désirs en nous, reçois les fruits de cette semence. »

 La veille de sa mort, saint Maxime fut visité par son Ange gardien qui lui dit très affectueusement : « Me voici ; c’est moi qui vous conduis par la main jusqu’à présent ; ne craignez rien, je suis près de vous pour vous assister au moment de la consommation du sacrifice de votre vie. Demain, je vous conduirai au ciel. Saint Michel viendra à votre rencontre, entouré d’une légion d’Anges chantant les hymnes de la victoire. Ils accueilleront avec bonheur votre âme et l’introduiront dans la paix du Seigneur et dans la société des bienheureux. »

Ephéméride 14 avril :

En 1895, par la lettre apostolique « Ad Anglos », Sa Sainteté Léon XIII appelle à l’unité avec tous les anglicans séparés de Rome depuis 1531. A cette date, le roi Henri VIII se déclare « chef suprême de l’Eglise et du clergé d’Angleterre » et rompt toute relation diplomatique avec Rome.

En 1896, Léon XIII déclare les ordinations anglicanes « absolument vaines et entièrement nulles ». Les évêques anglicans répondent en affirmant que l’écrit du pape repose sur une « mauvaise information ou une ignorance obstinée ».

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13 avril, saint Martin 1er, 74 ème Pape, de 649 à 656 et martyr. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/13-avril-saint-martin-1er-74-eme-pape-de-649-a-656-martyr Thu, 14 Apr 2016 09:10:12 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21358 Saint Martin 1er, 74 ème Pape, de 649 à 656 et martyr.

Fils de Fabrice, pieux et riche patricien de Toddi (Toscane), Martin « reçut du ciel la beauté et un esprit si vif et si pénétrant, qu’il surpassa bientôt, soit dans les humanités, soit dans la rhétorique et la philosophie, les maîtres qu’on lui donnait pour l’instruire. » Diacre de l’Eglise romaine, Martin fut apocrisiaire (ambassadeur impérial) de la cour romaine à Constantinople.

A cette époque, les rapports entre Rome et Constantinople étaient fortement affectées par les développements du monothélisme et l’hostilité des Eglises orientales envers le patriarcat de Constantinople, exigeaient une parfaite maîtrise des concepts et des rapports de forces en Orient. La doctrine hérétique du monothélisme prétendait qu’il n’y aurait eu dans le Christ qu’une seule volonté, la volonté divine. Mis en avant au début du VIIè siècle par le patriarche Sergius de Constantinople dans l’espoir de ramener à l’unité les monophysites qui affirmait qu’il n’y aurait eu dans le Christ qu’une seule nature. En 642, le clergé romain avait élu pape Théodore, fils d’un patriarche de Jérusalem, rompu aux discussions théologiques orientales et parfaitement hellénophone (qui parle le grec ancien) qui avait une parfaite maîtrise des concepts et des rapports de forces en Orient. A cette époque, le patriarche Pyrrhus venait d’être déposé au profit de Paul, instigateur d’un édit (Typos) par lequel l’empereur Constant II interdisait toute discussion théologique afin de ne pas compromettre l’unité de l’Empire (648).

Les Orientaux, qui supportaient mal la tutelle impériale et surtout celle d’un patriarche sans références apostoliques, n’en continuèrent pas moins leur campagne contre le monothélisme, soit au nom du monophysisme, soit au nom de l’orthodoxie. Maxime le Confesseur était alors le plus ardent propagandiste de l’orthodoxie. Ce noble lié de près à la famille impériale mit brusquement fin à une carrière de haut fonctionnaire pour embrasser l’état monastique peu avant 618. En 632, il résidait déjà à Carthage d’où il dirigeait l’opposition à la théologie impériale, fort de sa position locale et des relations qu’il entretenait avec toute la classe dirigeante. Il obtint en particulier le ralliement de Pyrrhus à l’orthodoxie et l’accompagna à Rome où le patriarche déchu abjura solennellement l’hérésie en 645 ou 646 ; mais, convoqué à Ravenne par l’exarque, il revint à ses convictions premières.

Dès 646, le pape Théodore, fortement aidé par Maxime le Confesseur, reçut le soutien de synodes provinciaux organisés par tous les métropolitains de l’Afrique byzantine. Un an avant le premier raid sarrasin contre la région, cette partie de l’Empire byzantin se déclarait solidaire du patriarche contre le souverain incapable d’assurer sa sécurité. La situation était alors tellement confuse en Italie que personne ne semblait en mesure de s’imposer, ce qui explique en partie l’âpreté des querelles théologiques. En effet, le cartulaire (notaire) Maurice qui avait d’abord suivi l’exarque, se révolta, soulevant les villes et les bourgs fortifiés du Latium, avant d’être pris et tué. Les Lombards étaient suffisamment calmes pour que les troupes byzantines pussent engager une guerre civile.

Cinquante-deux jours après la mort du pape Théodore, Martin fut élu à sa succession (15 juillet 649). Elu par les romains, il fut le premier pape consacré (5 août 649) sans la confirmation de l’Empereur ou de l’exarque de Ravenne qui le représentait. Martin Ier ne fut donc pas reconnu comme pape par la cour de Constantinople.

A peine élu, Martin Ier dénonça le typos de l’Empereur qui mettait sur le même plan l’erreur et la vérité. Du 5 au 31 octobre 649, il réunit un concile au Latran pour défendre la foi catholique sur les deux volontés divines et humaines du Christ, vrai Dieu et vrai homme. Fort des condamnation du concile, Martin Ier entreprit de rallier contre le monothélisme les églises d’Orient et d’Occident.

Arrestation et martyre : le Pape, malade, est arrêté, emmené de force à Constantinople.

L’empereur byzantin n’apprécie guère d’être ainsi désavoué : il fait accuser Martin d’élection illégale et d’hérésie et le 17 juin 653, l’exarque de Ravenne, Calliope, fit arrêter le Pape par la police impériale dans la basilique du Latran. Il fut amené par voie d’eau à Ostie où il fut embarqué pour Constantinople. Au terme d’un voyage au cours duquel, atteint de goutte, il fut laissé sans soin, avec l’interdiction de sa laver et fort peu nourri, Martin Ier fut débarqué sur un grabat, insulté par la populace rassemblée et payée à cet effet (17 septembre 653).

Il fut maltraité durant la longue traversée:  » J’y suis depuis quarante jours et l’on ne m’a pas donné de l’eau pour me laver. Je grelotte de froid, je suis épuisé par la dysenterie, je vomis la nourriture que je dois manger. » Arrivé à Constantinople, il fut gardé au secret durant 93 jours et finalement condamné à mort après un simulacre de jugement (20 décembre 653). On le dépouilla publiquement ses vêtements sacerdotaux en les déchirant.

Après trois mois de la plus rigoureuse détention, il fut transporté par les soldats (car la maladie ne lui laissait plus la force de marcher) dans l’appartement du sacellaire (trésorier militaire) Troïlus où le sénat était réuni, et interrogé par le patrice Bucoléon. Le sacellaire lui commanda de se lever pour répondre à l’interrogatoire ; comme ses porteurs répondirent qu’il ne pouvait se tenir debout à cause de son extrême faiblesse, Troïlus se moqua de cette impuissance, voulut absolument qu’il se levât et qu’il se mît debout au milieu de l’assemblée : deux soldats le soutinrent, et dans cette attitude, il subit l’interrogatoire le plus brutal. Bucoléon adressa le premier la parole à l’héroïque martyr : « Réponds, misérable, quel mal t’a fait l’empereur ? A-t-il confisqué tes biens ? Peux-tu lui reprocher un seul acte de violence ? » Martin Ier ne répondit pas un mot. Le sacellaire reprit alors avec colère : « Tu ne réponds rien ? Tes accusateurs vont entrer. » Ils étaient au nombre de vingt, la plupart soldats, les autres appartenant à la lie du peuple. A leur vue, le Pape dit en souriant : « Sont-ce là les témoins ? Est-ce là votre procédure ? » Puis, comme on les faisait jurer sur le livre des évangiles, il se tourna vers les magistrats en disant : « Je vous supplie, au nom de Dieu, de les dispenser d’un serment sacrilège ; qu’ils disent ce qu’ils voudront. Faites vous-mêmes ce qui vous est ordonné. Mais ne les exposez point à perdre leur âme ! » Le premier des faux témoins, désignant le Pape du doigt, s’écria : « S’il avait cinquante têtes, il mériterait de les perdre toutes pour avoir conspiré en Occident contre l’Empereur, de concert avec Olympius, l’ancien exarque. » A cette accusation formulée d’une manière aussi énergique, Martin I° répondit que jamais il n’avait trahi les intérêts de l’Empereur en matière politique, mais qu’il ne pouvait lui obéir quand la cause de la foi était en péril. « Ne nous parlez point de la foi, reprit le calomniateur, il n’est ici question que du crime de lèse-majesté. Nous sommes tous chrétiens et orthodoxes, les Romains et nous ! » Le Pape répondit : « Plût à Dieu ! Toutefois, au jour terrible du jugement, je rendrai témoignage contre vous au sujet de cette foi ! » Quand on lui demanda pourquoi il ne détourna pas Olympius qui trahissait l’Empereur, il répondit : « Comment aurais-je pu résister à Olympius qui disposait de toutes les forces de l’ltalie ? Est-ce moi qui l’ai fait exarque ? Mais je vous conjure, au nom de Dieu, achevez au plus tôt la mission dont vous êtes chargés. Dieu sait que vous me procurez une belle récompense. »

Après cet interrogatoire, dont le procès-verbal fut rédigé séance tenante, le sacellaire revint près du Pontife, et dans un accès de véritable rage, il osa porter une main sacrilège sur l’oint du Seigneur. Constant assistait à cette scène d’un lieu où il pouvait tout voir sans être vu. Un soldat, sur l’ordre du sacellaire, déchira le manteau du Pape et le dépouilla de ses ornements pontificaux. Réduit à une nudité presque complète, Martin fut chargé de fers et traîné à travers les rues de la ville. Au milieu de ces outrages, le martyr conservait la même tranquillité qu’il eût montrée au milieu d’une assemblée de pieux fidèles.

Condamné à mort, Martin Ier fut enfermé à la prison Diomède ; il écorcha ses pauvres jambes aux degrés du sinistre logis. Malgré la sollicitude de deux femmes qui avaient les clefs de la prison, Martin Ier, transi de froid, perdit l’usage de la parole mais put écrire un mémoire à ses fidèles. Le patriarche de Constantinople obtint que l’Empereur commuât  sa peine en déportation à vie.

En avril 654, Martin Ier fut envoyé clandestinement à Cherson (Sébastopol), en Crimée, où il mourut de faim le 13 avril 656, brisé par une détention cruelle. Le moine byzantin, saint Maxime, le suivra quelques années plus tard dans la même confession de la foi.

Epilogue

Saint Martin sera le dernier pape martyr.

Constant II étant empereur de Byzance et Clovis II roi des Francs. L’Église l’honore avec justice comme un martyr, puisqu’il est mort des misères que lui ont causées sa prison et son exil.

Son corps, transféré à Rome, fut déposé dans l’église des saints Sylvestre et Martin, apôtres des Gaules.

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15 mars – sainte Louise de Marillac, fondatrice des Filles de la Charité : 12 août 1591 – 1660 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/15-mars-sainte-louise-de-marillac-fondatrice-des-filles-de-la-charite-12-aout-1591-1660 Wed, 16 Mar 2016 15:46:01 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21169 Sainte Louise de Marillac, fondatrice des Filles de la Charité : 12 août 1591 – 1660

 

Très tôt orpheline, épouse éprouvée, veuve contemplative et active, mère inquiète et grand-mère sereine, enseignante et soignante, travailleuse sociale et organisatrice de la charité. Mariée à 20 ans, Louise partage son temps entre l’éducation de son fils Michel et des œuvres de charité. La prise en charge de sept jeunes cousins orphelins ruine le ménage. Veuve à 34 ans, la rencontre avec saint Vincent de Paul est déterminante. A partir de ce moment, aucune misère ne lui est indifférente. Ce sera le travail des Filles de la Charité. Elle en écrit le règlement avec Vincent de Paul : Vous aurez chacune pour monastère une maison de malade, pour cellule une chambre de louage, pour cloître les rues de la ville ou les salles des hôpitaux, pour clôture l’obéissance, pour voile la sainte modestie.

Elle meurt le 15 mars 1660, en paix. Elle est la patronne des travailleurs sociaux.

 

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Louise est la nièce du chancelier royal Michel de Marillac (frère de son père) et du maréchal Louis de Marillac, (demi-frère de son père), [arrêtés tous deux et condamnés à mort par Richelieu après la « Journée des Dupes » du 10 novembre 1630] : elle naquit le 12 août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle fut baptisée.

 

Durant de longues années, Louise sera habitée par l’anxiété, la culpabilité. Du fait de sa naissance illégitime, hors mariage, elle est rejetée par sa famille, placée dans des institutions.  Après le remariage de son père (1595), elle fut mise quelques temps en pension chez les dominicaines de Poissy où Louis avait une tante religieuse (1602), puis dans un petit pensionnat où elle s’initia aux travaux ménagers et à la peinture.

 Le remariage de son père fut célébré à l’église parisienne de Saint-Paul avec Antoinette La Camus, veuve de Louis Thiboust : elle était mère de trois garçons et d’une fille ; elle était la tante du fameux Jean-Pierre Camus, futur évêque de Belley et ami de saint François de Sales dont il répandit les œuvres. Du mariage de Louis de Marillac et d’Antoinette La Camus, naquit Innocente (17 décembre 1601).

 

 

 Louise n’a qu’un seul désir, s’enfermer dans un cloître, loin du monde et par la prière et les mortifications vaincre la « justice de Dieu ». Aussi, après la mort de son père (25 juillet 1604, elle a treize ans), elle avait songé à devenir capucine, mais elle fut refusée, à cause de sa « faible santé », par le provincial des Capucins, Honoré de Champigny. Le 6 février 1613, son tuteur lui fit épouser à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, craignant Dieu.

Avec son mariage, les ombres de sa naissance et de sa jeunesse se dissipent. Le jeune couple est porté par la faveur royale. Louise a son heure d’euphorie. Elle s’apprête à jouer un rôle mondain. Les Le Gras reçoivent dans leur Hôtel du Marais et fréquentent la Cour. Cette période de bonheur et d’éclat est illuminée par la naissance du petit Michel.

Un premier orage dissipe bien des illusions : la reine mère est écartée du pouvoir et sa Cour dispersée. De plus, Louise est assaillie d’inquiétudes familiales. Son fils ne se développe pas tout à fait normalement, et ses sept neveux d’une de ses demi-sœurs défunte, devenus orphelins, lui sont à charge ; sa fortune en pâtit gravement. A ces difficultés vient s’ajouter la maladie de son mari. A partir de 1621, ce dernier souffre durement et devient difficile à vivre. C’est aussi pour Louise une rude croix. De semaine en semaine, en l’année 1623, ses tourments s’avivent ; elle sombre dans un état de désolation qui la mène jusqu’au désespoir, doutant même de l’immortalité de l’âme et de l’existence de Dieu.

 

 

Mélancolique, inquiète et scrupuleuse, Louise de Marillac était sans cesse agitée par le doute sur elle-même que Jean-Pierre Camus, son directeur spirituel, même aidé de saint François de Sales qui la visita chez elle, avait beaucoup de mal à apaiser. Son angoisse grandit encore lorsque son mari tomba malade d’un mal que l’on jugeait incurable et dont elle se croyait la cause pour n’être pas entrée en religion. Le jour de la Pentecôte (4 juin 1623), elle était à la messe, à Saint-Nicolas-des-Champs sa paroisse, lorsqu’en un instant, une grâce de l’illumination spirituelle la libère de ses troubles de conscience : Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu’un temps viendrait où je serai en état de faire vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, et que ce serait avec des personnes dont quelques-unes feraient le semblable. Je fus encore assurée que je devais demeurer en repos pour mon directeur, et que Dieu m’en donnerait un qu’il me fit voir alors, ce me semble, et je sentis répugnance de l’accepter. Néanmoins, j’acquiesçai, mais il me sembla que ce n’était pas pour devoir faire encore ce changement. Ma troisième peine me fut ôtée par l’assurance que je sentis en mon esprit que c’était Dieu qui m’enseignait ce que je venais de comprendre. puisqu’il y avait un Dieu, je ne devais pas douter du reste.  Elle perçoit donc un avenir dans une communauté où elle pourra se consacrer à Dieu.

Jean-Pierre Camus était absent, il n’y avait guère d’apparence qu’il revînt de sitôt, il lui conseilla de passer sous la direction de Vincent de Paul, celui-là même que Dieu lui avait fait voir et pour qui elle sentait de la répugnance. Vers la fin de 1624, elle se mit sous la direction de saint Vincent de Paul qui s’était fait longtemps prier pour accepter.

Au delà de l’aspect maladif et tourmenté de Louise, Vincent de Paul découvre peu à peu la richesse enfouie de cette personnalité. Il l’a conduit vers une relation à Dieu plus sereine, et l’oriente vers la rencontre du pauvre à travers l’œuvre des Confréries de la Charité.

Louise se décentre d’elle-même, son regard découvre plus pauvre qu’elle. Elle réalise que Dieu a besoin de Hommes pour perpétuer son oeuvre

 

 

Subjuguée par la charité contagieuse de Vincent de Paul, elle devient rapidement sa collaboratrice dans toutes ses actions charitables. Après la mort de son mari (21 décembre 1625), elle fit vœu de viduité et mena dans le monde une vie toute religieuse où elle conjuguait, avec un règlement très strict, la prière et le secours des pauvres, sans cesser d’être attentive à l’éducation de son fils.

 

Veuve, elle quitte son hôtel du Marais pour habiter rive gauche, sur la paroisse Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle s’installe rue des Fossés-Saint-Victor (actuellement 43 rue du Cardinal Lemoine), tout près du collège des Bons-Enfants que Mme de Gondi venait de donner à Vincent de Paul. Celui-ci l’employait dans les Charités, ces groupements de dames et de filles pour l’assistance des malades dans les paroisses et les visites à domicile.

 

En 1628, lorsque son fils fut entré au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle disposa de davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la chargea de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces. Elle n’eut aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne pouvaient rendre aux malades les services pénibles qu’exigeait leur état, et qu’il fallait songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors.

 

C’est ainsi que naquirent les Filles de la Charité.

En 1633, avec l’assentiment de Monsieur Vincent, devenu son directeur de conscience, elle groupe dans sa maison les premières Servantes des Pauvres – ou Filles de la Charité -, appelée communément Sœurs de Saint Vincent de Paul.

Louise devient la cheville ouvrière des Confréries de charité fondées par Monsieur Vincent au cours de ses missions. Elle crée des petites écoles pour les fillettes pauvres ; elle organise l’accueil et l’éducation des enfants trouvés ; elle développe la visite à domicile pour les malades pauvres ; elle envoie des sœurs auprès des galériens.

Louise de Marillac et Vincent de Paul oeuvrent ensemble pendant 35 ans

 

L’afflux des vocations impose le transfert de la communauté en 1636 au village de la Chapelle, puis en 1641 au faubourg Saint-Denis, et le 15 mars 1660 sur la paroisse Saint-Laurent, dans une maison de la rue du Bac appelée à devenir la maison générale.

 

En février 1660, la santé de Louise décline. Elle  reçoit dans la paix le sacrement des malades et le 15 mars, lundi de la Passion, celle qui a été toute donnée à Dieu pour le service des pauvres, rend son âme à Dieu.

Epilogue

– Jusqu’à sa mort elle gouverna les Filles de la Charité au n° 21 de l’actuelle rue Monge, pour qui elle rédigea trois règlements successifs.

– Grâce à sa grande culture humaniste et religieuse, elle assure des journées de récollection pour les Dames de la Charité. Elle parle bien et on aime l’entendre. Chaque jour davantage, la vie intérieure de Louise devient prière. Avec une conscience vive de l’amour de Dieu, elle porte une « grande tendresse et dévotion » à l’Eucharistie, cette « admirable invention ».

Sa dévotion à l’Esprit-Saint qui a ouvert son âme à la lumière divine en 1623, se renforce d’année en année : Nous devons laisser agir pleinement la grâce que l’Esprit-Saint veut répandre dans notre être pour nous disposer à faire la volonté de Dieu qui doit être notre seul désir.

Louise est animée d’un grand amour pour la Vierge Marie :  Je suis à vous, Sainte Vierge, pour être plus parfaitement à Dieu. Elle lui consacre la Compagnie lors d’un pèlerinage à Chartres en 1644. Elle souhaite que la Conception Immaculée de Marie soit reconnue et célébrée car  elle est l’unique pure créature qui ait toujours été agréable à Dieu.

 

– La cause de Louise de Marillac fut introduite sous Léon XIII (18 juin 1896) et l’héroïcité de ses vertus fut proclamée sous Pie X (1911).

Béatifiée par Benoît XV le 9 mai 1920, elle est canonisée par Pie XI le 11 mars 1934 et Jean XXIII la proclame patronne de tous ceux qui s’adonne aux œuvres sociales chrétiennes, en 1960.

Son corps repose à Paris au 140 rue du Bac, à la chapelle de la Médaille Miraculeuse, où il est exposé à la vénération des fidèles.

 

– Louise de Marillac, de concert avec son sage et zélé directeur, s’adjoignit donc quelques filles dévouées qui se consacrèrent entièrement au service des pauvres et des malades, ainsi qu’à l’instruction chrétienne de l’enfance.

C’était le grain de sénevé qui deviendrait un grand arbre, sous le nom de Compagnie des Filles de la Charité, et qui étendrait ses rameaux sur toutes les misères humaines. Aussi le saint directeur disait-il un jour à Louise de Marillac et à ses filles : Courage, mes filles, si vous êtes fidèles à Dieu, Il vous fera la grâce de faire de grandes choses dont on n’a jamais ouï parler. Ne le voyez-vous pas déjà ? Avait-on jamais entendu dire que des filles allassent servir de pauvres criminels? Avait-on vu des filles se donner au service des pauvres enfants abandonnés? A-t-on jamais ouï dire que des filles se soient données à Dieu pour servir des fous…? Avez-vous jamais ouï dire, écrivait-il un autre jour à Louise de Marillac, que des filles aient été aux armées pour soigner les blessés ?

Toutes ces oeuvres extérieures de charité, inouïes jusqu’alors, ne pouvaient procéder que d’une intense charité intérieure, comme cette charité elle-même ne pouvait naître que d’une foi extraordinairement vive chez Louise de Marillac. C’est là, en effet, ce qui soutenait ses forces corporelles, toujours chancelantes. Aussi le Pape Pie XI déclarait-il, en proclamant les miracles de notre sainte, que les plus grands de tous étaient ceux de sa vie, de ses oeuvres, et de sa postérité, composée aujourd’hui de quarante mille religieuses.
– La fondation de Louise irrigua une capitale d’un demi million d’habitants. Elle eut la charge du vétuste et énorme Hôtel-Dieu, puis dès sa création en 1657, de l’hôpital général de la Salpêtrière, qui reçoit le flot des pauvres que la Fronde (guerre civile de l’époque) a multiplié.

Louise fonda également avec Monsieur Vincent, l’œuvre des Enfants Trouvés en 1638, installée plus tard dans le château de Bicêtre.

 

– Quand elle mourut, le 15 mars 1660, les Filles de la Charité comptaient déjà plusieurs fondations, à Angers, en Pologne, à Madagascar ; mais la fondatrice était constamment restée à Paris, secondant inlassablement saint Vincent de Paul (fêté le 19 juillet) dans toutes ses œuvres charitables.

 

Éphéméride du 15 mars :

En 1850, après deux mois de débats à l’Assemblée, adoption de la loi sur l’enseignement primaire et secondaire, dite loi Falloux, du nom du ministre de l’Instruction publique. Elle accorde la liberté d’enseignement et la création d’écoles « libres », mettant fin au monopole absolu de l’Etat en matière d’éducation. L’Eglise bénéficie de ce statut jusqu’aux lois restrictives de 1881, puis de 1904, supprimant les congrégations enseignantes. L’école libre connaîtra un dernier rebondissement le 24 juin 1984, quand près d’un million et demi de personnes défilent à Paris pour sa sauvegarde. Le président désavouera alors son ministre de l’Education nationale, qui démissionne. Depuis le nombre d’écoles libres ne cesse de progresser.

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Tâchez à vivre contente parmi vos sujets de mécontentement et honorez toujours le non-faire et l’état inconnu du Fils de Dieu. C’est là votre centre et ce qu’il demande de vous pour le présent et pour l’avenir, pour toujours. Si sa divine Majesté ne vous fait connaître, de la manière qui ne peut tromper, qu’il veut quelque autre chose de vous, ne pensez point et n’occupez point votre esprit en cette chose-là (Lettre de saint Vincent de Paul à Louise de Marillac). Au nom de Dieu, Mademoiselle, corrigez cette faute et apprenez une fois pour toutes que les pensées amères procèdent du démon, les douces et aimables de Notre-Seigneur.  (Lettre de saint Vincent de Paul à Louise de Marillac).

Lettre à Saint Vincent de Paul

Le petit chapelet est la dévotion que j’ai demandé la permission à votre charité de faire, il y a trois ans et que je fais en mon particulier. J’ai dans une petite cassette quantité de ces petits chapelets, avec les pensées écrites sur ce sujet, pour laisser à toutes nos sœurs après ma mort, si votre charité le permet ; pas une ne le sait. C’est pour honorer la vie cachée de Notre-Seigneur dans l’état d’emprisonnement aux entrailles de la Sainte Vierge, et la congratuler de son bonheur durant ces neuf mois, et les trois petits grains pour la saluer de ses beaux titres de Fille du Père, Mère du Fils, Epouse du Saint-Esprit. Voilà le principal de cette dévotion que, par la grâce de Dieu, très indigne que je suis, je n’ai point discontinuée, depuis le temps marqué, et que j’espère quitter, aidée de la même grâce de Dieu, si votre charité me l’ordonne. Et ce petit exercice, en mon intention, est pour demander à Dieu, par l’Incarnation de son Fils et les prières de la Sainte Vierge, la pureté nécessaire à la Compagnie des sœurs de la Charité et la fermeté d’icelle Compagnie selon son bon plaisir.       Sainte Louise de Marillac

 

 

Les âmes qui cherchent Dieu le trouvent partout,

mais particulièrement dans les pauvres.

 

Ô mon cher ange, dites à mon divin Sauveur que je l’adore

et que je l’aime de tout mon cœur.

 

O mon cher ange, allez, je vous en conjure, où mon Jésus repose ; dites-lui à ce divin Sauveur que je l’adore et que je l’aime de tout mon cœur. Invitez cet adorable Prisonnier d’amour à venir dans mon cœur,  à y fixer son séjour. Ce cœur est trop petit pour loger un si grand Roi, mais je veux l’agrandir, par l’amour et par la foi.

Amen.

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8 mars, saint Jean de Dieu, religieux. Protecteur des Malades. Patron des Infirmiers. 8 mars 1495 – 8 mars 1550 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/8-mars-saint-jean-de-dieu-religieux-protecteur-des-malades-patron-des-infirmiers-8-mars-1495-8-mars-1550 Tue, 08 Mar 2016 09:44:09 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21118 Saint Jean de Dieu, religieux. Protecteur des Malades. Patron des Infirmiers. 8 mars 1495 – 8 mars 1550

 

Jean Ciudad, fils d’un artisan portugais, exerça divers métiers (gardien de troupeaux, régisseur d’un vaste domaine, soldat de Charles-Quint … ) avant de découvrir sa vocation définitive. Une apparition de l’Enfant Jésus, qui lui donna le nom de Jean de Dieu, provoqua sa conversion et l’orienta vers sa mission providen­tielle, le service des pauvres et des malades. Il avait 43 ans lorsqu’il fonda, en 1537, l’hôpital de Grenade, qu’il dirigea jusqu’à sa mort. Ses disciples se constituèrent en une congrégation, qui fut approuvée en 1583, par Sixte-Quint, et qui se répandit dans le monde entier, sous le nom de Congrégation des Frères de saint Jean de Dieu. Le pape Léon XIII décerna à ce saint le titre de patron de tous les hôpitaux, et son nom est invoqué dans les prières des agonisants.

 

Je suis Jean ; l’enfant que j’ai porté jadis sur mes épaules m’a appelé Jean de Dieu.

 

João Cidade (Jean Ciudad) vint au monde le 8 mars 1495 à Montemor-o-Novo, dans le diocèse d’Évora dans la province portugaise d’Alemtéjo : des artisans André et Thérèse Ciudad. Ses parents l’élevèrent dans des sentiments chrétiens. Jean avait huit ans lorsque ses parents donnèrent l’hospitalité à un prêtre qui se rendait à Madrid ; ce prêtre dit tant de bien des œuvres charitables qui se faisaient en Espagne, que Jean s’enfuit en secret pour le rejoindre. Ses parents le recherchèrent sans succès. Sa mère, tombée malade, dit un soir à son mari : « André, ne le cherche plus, nous ne reverrons pas notre enfant en ce monde ; son ange gardien m’est apparu pour me dire : Ne vous désespérez pas, mais bénissez le Sei­gneur, je suis chargé de le garder et il est en lieu sûr. » Elle ajouta : « Pour moi, je quitte ce monde sans regret ; lorsque je ne serai plus, André, pense à assurer ton salut, consacre-toi à Dieu. »

Vingt jours après la disparition de son fils, Thérèse mourut ; André renonça au monde pour entrer dans un couvent franciscain de Lisbonne.

 

Voilà Jean vagabond, sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d’errance : enfant-volé puis abandonné par un prêtre-escroc, il parcourt l’Espagne. Tour à tour berger, soldat, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire…

 

Jean berger puis militaire

Cependant, Jean avait rejoint le prêtre, mais arrivé à Oropeza (Nouvelle-Castille), il fut incapable d’aller plus loin ; le prêtre le confia au mayoral du comte dont il devint l’un des bergers. Dix ans plus tard, Jean qui avait appris à lire, à écrire et à calculer se vit confier l’administration de la ferme du mayoral ; son maître fut si content de lui qu’il lui proposa d’épouser sa fille. Or, comme Jean avait fait le vœu de se consacrer uniquement à Dieu et que, malgré ses refus, le mayoral revenait à la charge, il prit la fuite pour s’engager dans les armées de Charles Quint.

 

Le comte d’Oropeza levait des troupes pour débloquer Fonta­rabie assiégée par les troupes de François 1er. Pendant cette campagne, sans imiter les mauvais exemples des soudards espagnols, Jean perdit tout de même un peu des pratiques spéciale de la dévotion qu’il avait pour la Sainte Vierge. Alors qu’il était tombé de cheval et laissé sans connaissance sur le bord du chemin où les Français avaient bien des chances de le faire prisonnier, réveillé, il invoqua Marie qui lui apparut pour le ramener sain et sauf dans le camp espagnol. Après avoir été faussement accusé d’avoir volé le butin dont il avait la garde, Jean, sauvé de la pendaison par un officier supérieur, quitta l’armée espagnole. Il passa deux jours à genoux, au bord de la route, à méditer au pied d’un calvaire et se résolut à revenir dans la maison du mayoral qui l’accueillit comme un fils et lui rendit l’administration de ses biens.

 

Jean de nouveau berger et de nouveau soldat

S’avisant que les animaux de la ferme étaient mieux traités que les hommes et que l’on n’hésitait pas à dépenser pour eux tandis que les mendiants étaient renvoyés, Jean pensa que son temps serait mieux employé à soigner les pauvres qu’à engraisser les bêtes, sans pour autant savoir comment s’y prendre. Le mayoral étant revenu à ses anciens projets de mariage, Jean s’enrôla de nouveau dans les armées.

 

 

En 1522 participe à la défense victorieuse de Vienne contre Soliman II (Il ira même jusqu’aux Pays Bas avec sa compagnie). A la suite d’une apparition de la Sainte Vierge, qui lui reprocha de ne plus réciter le Rosaire, Jean abandonna le métier des armes et retourna au Portugal, dans l’intention d’y revoir ses parents. Lorsqu’il apprit qu’ils n’étaient plus de ce monde, il abandonna son pays, repassa en Espagne et se loua en qualité de berger. Tandis que son troupeau paissait, Jean ré­fléchissait sur sa vie passée, sur les angoisses de ses parents. Ces souve­nirs de sa jeunesse l’affectaient tellement qu’il résolut de se dévouer au service des malheureux pour apaiser la colère divine. Il se mit en route pour l’Afrique, dans le dessein de se mettre au service des chrétiens que les musulmans retenaient en esclavage.

A Gibraltar, il rencontra un gentilhomme portugais réduit à la der­nière misère par la confiscation de ses biens : le comte Sylva que Jean III venait d’exiler à Ceuta sur la côte marocaine. Jean se mit gratuitement à son service et se fit manœuvre pour soutenir son nouveau maître, qu’il soigna jusqu’à la mort.

 

Jean libraire

Jean se proposait de ramener à l’Eglise les chrétiens qui avaient apostasié, mais un franciscain de Ceuta lui ordonna de re­tourner en Espagne où Dieu lui communiquerait ses volontés. Jean se fit alors marchand d’images pieuses. Dans une de ses tournées, il rencontra un petit garçon misérable qu’il chargea sur ses épaules ; au repos, le petit garçon se transforma en Enfant Jésus qui lui tendit une grenade entrouverte d’où sortait une croix, et lui dit : « Jean de Dieu, Grenade sera ta croix ! »

Il se fit ensuite colporteur pour vendre des bons livres et de timbres. Il déménagea définitivement à Grenade et ouvrit une petite librairie.

 

Conversion et asile

 

Un sermon de saint Jean d’Avila suscita en lui « un esprit de tendre compassion » envers les laissés pour compte de la société, malades indigents, prostituées, enfants abandonnés.

 

Un jour de 1539, il écoute une prédication du célèbre Jean d’Avila qu’on surnomme l’apôtre de l’Andalousie. Il fut si touché qu’il se mit à sangloter dans l’église et à crier : « Miséricorde ! Miséri­corde ! » C’est la conversion. Bouleversé par ce qu’il vient d’entendre, il parcourt les rues de la ville en criant « Miséricorde ! Miséricorde ! », il arrache ses vêtements, se roule dans la boue. Les enfants le poursuivent en criant « el loco ! el loco ! », « le fou ! le fou ! ». Il est alors enfermé à l’hôpital Royal de Grenade. Il connaît le sort des malades mentaux de l’époque : jeûne, coups fouets, jets d’eau glacée… pour chasser le mal. C’est à ce moment que naît sa vocation. Il décide de passer le reste de sa vie à secourir ceux qu’il a côtoyés à l’hôpital Royal : paralytiques, vagabonds, prostituées, et surtout malades mentaux.

 

Libéré sur les ins­tances de Jean d’Avila, Jean ne songea plus qu’à son dessein de soulager les pauvres, il resta comme infirmier, puis fit un pèle­rinage à Notre-Dame de Guadalupe d’Estramadure : Tandis qu’il priait devant une image de la Vierge, Marie se pencha vers lui pour déposer sur ses bras l’Enfant Jésus avec des langes et des vêtements pour le couvrir.

 

Pour l’encourager, Notre-Seigneur daigna se montrer à lui à plu­sieurs reprises. Un jour entre autres, rencontrant un malade à toute ex­trémité, il le chargea sur son dos, le porta à l’hôpital, le mit dans un lit et lui lava les pieds. Mais, en voulant les baiser, il les vit avec surprise percés comme ceux du Sauveur ; et, jetant les veux sur le malade, il re­connut le Sauveur lui-même qui lui dit : « Jean, je compte tous tes pas ; je prends pour moi tout ce que tu fais aux pauvres. Leurs plaies sont les miennes. » Il com­mença par vendre du bois au marché, distribuant aux malheureux le gain qui lui en revenait. Puis, il loua une maison pour les pauvres malades, pourvut à tous leurs besoins et les soigna avec un grand zèle. Ses jour­nées se passaient à servir ses malades, ou à mendier pour subvenir aux dépenses de ses protégés. La charité le rendait ingénieux : un jour, au milieu de la place publique, il se mit à crier : « Frères, pour l’amour de Dieu, faites-vous du bien à vous-mêmes ! »

 

Au début, il était seul à la tâche, contraint de soigner les malades, de mendier leur nourriture quotidienne et d’aider les mourants à paraître devant Dieu. Les besoins dépassaient toujours ses possibilités, car Jean de Dieu ne savait jamais refuser. Inutile de souligner qu’il rencon­tra bien des incompréhensions.

 

Sa première « maison de Dieu » s’avère très vite trop petite et en fonde donc une deuxième plus grande. Pour subvenir aux besoins de sa « maison de Dieu », inlassablement il quête une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, il quête chaque jour et toujours en criant : « Frères, faites-vous du bien à vous-mêmes en donnant aux pauvres ! » Très vite, les habitants de Grenade le surnomment Jean de Dieu. Cinq compagnons, gagnés par son exemple, le rejoignent.

Sa sollicitude s’étendait à tous les malheureux qu’il rencontrait; il se dépouillait de tout pour les couvrir et leur abandonnait tout ce qu’il avait, confiant en la Providence, qui ne lui manqua jamais.

Cet appel, qu’il répétait vo­lontiers, a fait donner aux religieux de l’Ordre de la Charité, le nom de « Fate bene fratelli ». Le feu prit un jour à l’hôpital : bravant les flam­mes, Jean chargea sur ses épaules tous ses pauvres infirmes, les trans­porta en lieu sûr et échappa miraculeusement à une mort certaine.

 

Jean de Dieu mourut à Grenade, le 8 mars 1550.

 

Epilogue

Treize années au service des pauvres, une alimentation qui ne consistait qu’en des oignons cuits, des jeûnes continuels finirent par faire succomber Jean de Dieu. Sur son lit d’agonie, il demanda qu’on lui lût la Passion, recommanda ses malades et ses protégés à un de ses collaborateurs, se mit à genoux et s’écria : « Jésus, je remets mon esprit entre vos mains. » C’est dans cette position qu’il mourut.

 

Il sera béatifié par Urbain VIII, le 1er septembre 1630, et cano­nisé par Alexandre Vlll, le 16 octobre 1690 ; il a été proclamé patron des hôpitaux par Léon XIII, à quoi Pie Xl ajouta les infirmiers et les malades, le 28 août 1930.

 

Laissant derrière lui une renommée de sainteté qui traverse les frontières. Jean de Dieu portait un habit religieux, mais ne fonda point d’Ordre. C’est seulement six ans après sa mort que prit naissance l’Ins­titut qui porte son nom. Ses compagnons vont très vite se réunir pour fonder l’Ordre Hospitalier des frères de Saint Jean de Dieu, grâce au pape saint Pie V qui, le 1er janvier 1572, approuve la congrégation et lui donne la règle de saint Augustin, et au pape Sixte V qui, le 1er octobre 1586, l’élève au rang d’Ordre religieux.

 

La présence des Frères de saint Jean de Dieu dans tant d’hôpitaux ou de centres psychiatriques a répandu à travers le monde le nom de celui qui donna l’impulsion à leur activité charitable, sans avoir jamais songé lui-même à fonder un ordre religieux.

 

Aujourd’hui, l’Ordre Hospitalier est présent sur les cinq continents, les frères y ont fondés des hôpitaux, des maisons de santé, des centres de réhabilitation, des accueils de nuit, des écoles de formation…

 

« Dieu avant tout et par-dessus tout ce qui est au monde ! »,

« Je suis endetté et captif pour Jésus-Christ seul ! »,

« Mettez votre confiance en Jésus-Christ seul ! »

 

Il reste en moi trois sujets d’affliction :

mon ingratitude envers Dieu,

le dénuement où je laisse les pauvres,

les dettes que j’ai contractées pour les soutenir.

 

 

 

**************

 

 

Toi qui as mis au cœur de saint Jean de Dieu un esprit de tendre compassion, Seigneur, nous te prions : donne-nous de servir nos frères avec charité, et de pouvoir ainsi trouver place en ton Royaume.  

 

 

Arrivée des Frères en France

 

Les historiens s’accordent pour dire qu’il n’était pas dans les intentions de Jean de Dieu de fonder une nouvelle congrégation religieuse. Pourtant, ses intuitions de soignant et le rayonnement de sa vie de foi ont rapidement attiré des compagnons à sa suite. Ainsi, à sa mort en 1550, Jean avait confié la direction de son hôpital à l’un d’entre eux, Antoine Martin. En 1571, la famille de Jean de Dieu compte plusieurs hôpitaux en Espagne : à Grenade, bien sûr, mais aussi, à Madrid, Tolède, Cordoue et Lucena. Erigés officiellement en congrégation religieuse, le 1er janvier 1572, par le Pape Pie V, les Frères continuent leur développement. En 1586, en outre l’Espagne, ils sont implantés en Colombie, au Mexique, au Pérou et en Italie.

C’est de Florence que les premiers Frères partent aux environs de 1601 pour gagner Paris. Ils y ont été appelés par la reine Marie de Médicis qui en Toscane avait été touchée par le témoignage et leur compassion. Ils reçoivent pour mission de la part d’Henri IV, et de l’Evêque de Paris, d’y fonder un couvent-hôpital pour soigner les pauvres malades. Jusqu’à la Révolution – La Charité de Paris.

Grâce à l’hôpital de la Charité construit rue des Saints-Pères dans la première moitié du XVIIe siècle, Paris devient rapidement le centre névralgique de l’Ordre des Frères en France. Cet hôpital de la Charité reçoit plus de 200 malades souffrant de fièvres putrides et malignes, et de maladies chirurgicales. Parmi les médecins qui y exercent leur art, certains connaissent un grand renom : Mareschal, premier chirurgien de Louis XVIII, Desault et surtout Frère Elisée Talachon qui deviendra le chirurgien de Louis XVIII.

 

Si les religieux y exercent des fonctions d’infirmiers, d’apothicaires, de chirurgiens, la Charité de Paris est aussi un lieu où la vie spirituelle est soutenue : les homélies dominicales et la beauté de la liturgie sont appréciées y compris par des membres de la Cour.

Saint Vincent de Paul vient visiter les malades et, « les Filles de la Charité », nom qu’il donne à l’Ordre des Religieuses qu’il fonde pour le soulagement des malades, n’est pas sans rappeler celui des Frères de saint Jean de Dieu, connu dans la France de l’Ancien Régime sous le nom de Frères de la Charité. Molière aussi visite souvent les pauvres malades de la Charité. Il fait même partie de la Confrérie Notre Dame de la Charité, sorte de Tiers-Ordre des Frères de saint Jean de Dieu.

 

A la Charité, les novices sont formés aussi bien à la vie religieuse qu’à la médecine et à la chirurgie, disciplines pour lesquelles les cours durent trois ans.

 

Les 40 Couvents-Hôpitaux Français

Au XVIIe et au XVIIIe siècles, les Frères fondent une quarantaine d’établissements hospitaliers : 34 en France métropolitaine (couvrant à peu près l’ensemble du territoire) et neuf dans les possessions coloniales (au Canada et aux Antilles notamment). Les fondations se font au gré des demandes. Elles émanent du Roi, de l’Armée, des Evêques ou des aristocrates locaux. La Province religieuse ainsi constituée comporte trois types d’établissements :

 

– Des hôpitaux urbains assez importants (60 à 200 lits) comme à Paris et à Grenoble où sont annexées des écoles de chirurgie.
– Des hôpitaux destinés aux militaires, comme à Saintes ou à La Rochelle.

– Et enfin des petits hôpitaux, proches de dispensaires ruraux, d’une dizaine de lits.

 

Dans la France de l’Ancien Régime, les Frères de saint Jean de Dieu se distinguent également en annexant à certains de leurs Hôpitaux (Cadillac, Pontorson ou Château-Thierry etc.) des pensionnats où ils reçoivent et soignent les insensés. Ils fondent deux établissements particulièrement destinés au soulagement des aliénés : à Senlis et surtout à Charenton.
A la révolution, les Frères de Saint Jean de Dieu sont chassés des 36 hôpitaux qu’ils possèdent en métropole et dans les colonies. L’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu disparaît alors de France.

 

Ce n’est que 30 ans plus tard, en 1819, que Paul de Magallon, ancien soldat de l’armée napoléonienne, décide de rétablir l’Ordre hospitalier dans son pays, sous le nom de Frère Jean de Dieu, il se consacrera à cette mission jusqu’à sa mort en 1859 et laissera derrière lui une Province de France restaurée, composée de 6 maisons et de plus de 200 frères. L’état se rendant compte de son incapacité à soigner, à éduquer gracieusement comme le faisait l’Eglise et toutes ses institutions au préalable : il été obligé de faire revenir les religieuse et religieux de leur exil afin que la société revive.

Encore aujourd’hui, une trentaine de frères français de Saint Jean de Dieu oeuvrent au sein de 7 établissements en France et à Madagascar.

 

 

La province Saint-Jean-Baptiste de France

 

L’Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu, présent sur tous les continents, est structuré par un ensemble de provinces, de vice provinces et de délégations générales. Le gouvernement général de l’Ordre est assuré par un supérieur général, élu tous les six ans, assisté de quatre conseillers qui se réunissent régulièrement en définitoire général. Ces derniers ont leur siège à Rome auprès de la Curie générale.

En France, on compte une province, la province Saint-Jean-Baptiste, qui comprend autant de communautés que d’établissements Saint Jean de Dieu, soit sept au total : deux à Marseille, une au Croisic, une à Dinan, deux à Paris et une à Madagascar.
La province de France est reconnue légalement comme congrégation religieuse depuis le 30 mai 1989, avec son siège à Paris, au 258 rue Lecourbe (15e arrondissement). Chaque communauté répond au quotidien à sa vocation religieuse par la prière et à sa mission propre au charisme de saint Jean de Dieu en se consacrant au service des malades et des pauvres.
Comme le prévoient les Statuts ainsi que les Constitutions de l’Ordre hospitalier, le gouvernement de la province Saint-Jean-Baptiste de France est composé d’un supérieur provincial et de quatre conseillers, qui se réunissent régulièrement en définitoire provincial. La province de France a, depuis octobre 2012, confié la gestion des établissements Saint Jean de Dieu de France à la Fondation Saint Jean de Dieu. Les Frères hospitaliers continuent toutefois de gérer directement le dispensaire et le Foyer de vie pour malades psychiatrique en cours de construction à Madagascar.

 

 

En France et dans le monde : l’Ordre hospitalier des frères de Saint Jean de Dieu est une congrégation religieuse qui œuvre dans plus de 300 établissements de santé à travers le monde, dans 51 pays sur les cinq continents, dont 15 pays d’Europe. Ces pays ou aires géographiques sont structurés au niveau de l’Ordre hospitalier par entités juridiques canoniques et civiles appelées provinces, elles-mêmes réunies au sein de l’Ordre sous l’autorité d’un supérieur général. Sa mission est de définir les grandes orientations de la congrégation au niveau mondial, assurant ainsi la pérennité des valeurs et du style du fondateur, tout en respectant les particularités juridiques nationales.
Quelques chiffres :
             –   présent dans 51 pays sur les 5 continents
             –   avec plus de 1200 frères
             –   œuvrant dans 300 œuvres apostoliques
             –   aux côtés de 45 000 collaborateurs laïcs et bénévoles
             –   pour 800 000 personnes soignées par an (plus de 13 millions d’actes de soin)

 

 

Coordonnées des communautés de la province :

Communauté Saint Jean de Dieu
201 rue de Javel
75015 Paris
Tél : 01 71 70 44 65

Communauté Saint Jean de Dieu
6 chemin du Lingorzé
44490 Le Croisic
Tél : 02 40 62 92 63

Communauté Saint Jean de Dieu
72 avenue Claude Monet
13014 Marseille
Tél : 04 95 05 32 90

Communauté Saint Jean de Dieu
ECAR OHSJD

Lot III P29SA – BP 6203 bis
Marohohon – 101 Antananarivo
Madagascar
Tél : 00 261 202 23 19 05

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3 mars, saint Guénolé, moine fondateur de l’abbaye de Landévennec (504) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/3-mars-saint-guenole-moine-fondateur-de-labbaye-de-landevennec-504 Tue, 08 Mar 2016 08:31:52 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21114 Saint Guénolé, moine fondateur de l’abbaye de Landévennec (504)

 

C’était au temps où les Bretons quittaient leur île, devant les envahisseurs Angles et saxons pour gagner l’Armorique. Guénolé, dernier fils de sainte Alba et de saint Fragan, exilés de Grande-Bretagne, est confié à neuf ans, comme ses frères, au moine Budoc qui tient une école monastique, pour être formé dans l’ermitage de celui-ci, situé sur l’île Lavret dans l’archipel de Bréhat. Sa sainteté, son intelligence et ses miracles sont impressionnants.

A 21 ans, à la suite d’une vision de saint Patrick le priant de fonder un nouveau monastère. Guénolé part avec 11 compagnons et se fixe d’abord sur l’îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest à l’embouchure du Faou… mais rien ne pousse. Après trois ans d’effort, les moines s’installent sur la rive opposée de l’Aulne, en un lieu qu’ils appellent Lan Tevennec (Lan veut dire ermitage), Landévennec actuellement (485).

 

Après sa mort, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique. Dans l’abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d’invoquer chaque soir  » leur père saint Guénolé.  » De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer.

 

Un peu d’histoire

En 818 le monastère qui vivait jusqu’alors sous la règle celtique venue d’Irlande, adopte la Règle de St Benoît du Mont-Cassin, au sud de Rome, (v 480- v 547).

 

C’est un autre saint Benoît, Benoît d’Aniane (au bord de l’Aniane dans l’Hérault en 750-821), au service de Pépin le Bref, devenu moine, qui va faire connaître et instaurer dans toute l’Europe la règle de son prédécesseur. A la suite de beaucoup de désordre au sein des monastères, Louis le Pieux, lui demande de réformer toutes les abbayes de l’Empire. En 817, lors du concile d’Aix-la-Chapelle, une seule règle sera instaurée et mise en place par saint Benoît d’Aniane.

La Règle de saint Benoît du Mont-Cassin faite de 73 courts chapitres, (synthèse de son expérience spirituelle et de la tradition monastique antérieure), jusqu’alors inconnue, devient en 817 le texte de référence pour l’ensemble des monastères d’Occident.

 

Durant un siècle le monastère connaîtra « un âge d’or » marqué par une intense activité de copie de manuscrits. C’est l’époque carolingienne

Au milieu du 10è siècle, les moines reviennent et rebâtissent le monastère dont subsistent encore les ruines aujourd’hui.

En 913 le monastère est pillé et incendié par les Vikings, les moines, emportant les reliques de St Guénolé, partent se réfugier dans le nord de la France, à Montreuil-sur-Mer.

 

Du 14è au 16è siècle le monastère subira bien des vicissitudes et sera pillé à plusieurs reprises par les protestants.

Au 17è siècle, Landévennec s’agrège à la Congrégation de St Maur (nouveaux réformateurs de la règle de Saint Benoît, un trop assoupie). Les bâtiments conventuels sont reconstruits et le monastère connaît une brève période de paix.

 

A la révolution que vous savez, la communauté est dissoute, la bibliothèque dispersée, et le monastère vendu comme bien national.

En 1875 ce qui reste du monastère est à nouveau mis en vente : le comte Louis de Chalus, le nouveau propriétaire, entreprend de sauver ce qui peut l’être encore…

 

En 1950, sous l’impulsion du P. Abbé Louis-Félix Colliot, Landévennec est racheté par la communauté bénédictine de Kerbénéat, (Congrégation de Subiaco) près de Landerneau. Une nouvelle page s’ouvre alors pour l’Abbaye : c’est la renaissance de Landévennec…

 

 

Pensée spirituelle :

 

Il n’est pas possible d’accomplir aucune œuvre valable,

si l’orgueil, source de tous les vices, règne en maître.

(Honorius de Bobbio. VIIe siècle).

 

O mes frères bien-aimés,

afin de mériter de posséder là-haut dans le ciel l

a plus paisible tranquillité et la paix la plus tranquille,

ne recherchez pas la paix en ce monde.

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25 février, Bx Robert d’Arbrissel (v. 1047 – v.1117), confesseur, fondateur de l’ordre de Fontevraud. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/25-fevrier-bx-robert-darbrissel-v-1047-v-1117-confesseur-fondateur-de-lordre-de-fontevraud Thu, 25 Feb 2016 10:45:53 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21074 Bx Robert d’Arbrissel (v. 1047 – v.1117), confesseur, fondateur de l’ordre de Fontevraud.

C’est une des figures les plus remarquables de la fin du XIe siècle et du commencement du XIIe siècle. La puissance merveilleuse de sa parole, les innombrables conversions qu’il opéra dans toutes les classes de la société, le nouvel institut monastique dont il fut le père, son influence étonnante et les persécutions qu’il eut à subir, en font un des Saints dont l’action s’est fait le plus sentir dans l’Église.

Parcourant la Bretagne, le Maine et l’Anjou, ce prêtre breton cultivé et austère entraîna à sa suite une foule de disciples qu’il regroupa d’abord dans la forêt de Craon, puis il fonda l’abbaye de Fontevrault, l’une des grandes cités monastiques d’Europe, dans le Val de Loire près de Saumur. Il plaça son Ordre monastique sous le vocable de Notre-Dame du Calvaire. A sa mort, l’Ordre comptait une cinquantaine de maisons.

**********

Robert est né vers 1055-1060 au village de La Bussardière, à coté d’Arbrisse[l, près de La Guerche-de-Bretagne. ]Fils du curé de la paroisse d’Arbrissel, Robert prend la succession de son père. Il se marie.

[]

Après avoir suivi l’enseignement des maîtres qui professaient à Paris, Robert remplit les fonctions d’archidiacre du diocèse de Rennes, son pays d’origine. Il devient un fervent défenseur de la Réforme grégorienne qu’il essaie d’imposer au clergé du diocèse de Rennes. En luttant contre le nicolaïsme et la simonie, bref son zèle pour la réforme du clergé, il souleva contre lui des haines implacables, qui le contraignirent à se retirer à la mort de Sylvestre de La Guerche, l’évêque qui le protégeait.

Ensuite, il part étudier à Paris puis se réfugie à Angers. Il étudie de nouveau et sa volonté d’expier ses fautes passées l’amène à devenir ermite dans la forêt de Craon.

[]Vers 1095, Robert d’Arbrissel fait siens les principes de pauvreté prônés par la réforme du bon pape Grégoire VII et attire les foules par de fougueuses prédications.

Des compagnons le suivirent, ce qui lui permit de fonder l’abbaye de la Roë. Ils y menèrent la vie des chanoines réguliers. Urbain II, lors de son séjour à Angers prêchant « un pèlerinage nationale pour défendre le tombeau du Christ profané par l’Islam » (1096), le fit prêcher en sa présence et lui donna plein pouvoir d’annoncer en tous lieux la parole divine. Ayant consolidé son oeuvre, il devint, revêtu de pouvoirs spéciaux par le Pape, missionnaire apostolique pour toutes les parties du monde, et désormais, le bâton à la main, n’ayant pour richesse que la pauvreté, il parcourt spécialement la France, et renouvelle les merveilles des plus grands apôtres chrétiens dans la plupart de nos provinces.

Deux de ses compagnons de solitude, Bernard de Ponthieu et Vital de Mortain, le suivirent dans ses courses apostoliques avant d’aller fonder, l’un le monastère de Tiron au diocèse de Chartres, l’autre, celui de Savigny au diocèse d’Avranches, destinés à devenir des chefs de congrégation.

Robert parcourut d’abord l’Anjou, la Touraine et le Poitou. Sa prédication soulevait l’enthousiasme des foules ; parmi ceux qui l’avaient entendu, beaucoup abandonnaient leurs familles et s’attachaient à ses pas. Ce cortège se composait d’hommes et de femmes ; on y voyait un grand nombre de pénitents et de pénitentes. Cette foule menait une sorte de vie religieuse, dont les conditions étaient prescrites au jour le jour par Robert. Cette communauté nomade excitait la curiosité publique. Elle finit bientôt par éprouver le besoin de se fixer. Les dames étaient fort nombreuses et quelques frères se fixèrent auprès d’elles et se chargèrent de leur service temporel et religieux. Cela se passait vers 1099.

L’évêque Marbode, et un concile réuni à Poitiers en novembre 1100, somment Robert de soumettre son « troupeau » des deux sexes à une règle. Ce qui l’engage à fonder une abbaye double dans le vallon de Fontevrault, constituée à l’origine d’un simple village de huttes bâti autour d’une source nommée la fontaine d’Evrault (« fons Ebraldi »).

Il s’agit d’un monastère double et non mixte, c’est-à-dire que Robert s’engage à ce qu’à aucun moment il n’y ait de contact entre un moine et une moniale. Il répartit ses adeptes en quatre lieux distincts : le Grand-Moustier avec les contemplatives qui se consacrent à l’office divin, des moniales de chœur, Sainte-Marie Madeleine avec des sœurs converses, des femmes ayant vécu dans le siècle, Saint-Jean-l’Habit pour les moines et Saint-Lazare pour les sœurs qui soigneront les lépreux qui seront, eux, hébergés à l’extérieur.[

]

La première communauté de Fontevrault se composait ainsi d’hommes et de femmes. Le pieux fondateur lui donna une organisation très originale. Avec la recherche du symbolisme évangélique, commune à la plupart de ses contemporains, il vit surtout dans les femmes le sexe auquel appartenait la Vierge Marie. Voulant l’honorer en elles, il leur donna la supériorité sur les religieux ; la soumission des moines à l’abbesse devait rappeler celle que les apôtres témoignaient à Notre-Dame.

Cette pensée et les usages par lesquels il la fit passer dans la pratique donnent à l’ordre de Fontevrault sa physionomie propre. Moines et moniales habitaient des monastères séparés et suivaient dans ses grandes lignes la règle de Saint-Benoît, modifiée et complétée par les prescriptions de Robert d’Arbrissel.

Il confia à deux femmes, les plus fidèles de ses disciples, Hersende de Champagne et Prétronille de Chemillé (qui a 22 ans), qui fut plus tard la première abbesse de Fontevrault, le soin de veiller à la construction et à l’organisation du monastère, pendant qu’il poursuivrait lui-même ses courses apostoliques. Il parcourut ainsi les diocèses de l’ouest et du centre, remuant partout les foules, opérant des conversions extraordinaires et entraînant vers les solitudes des femmes de toutes conditions.

Les évêques, les princes et les rois comptaient avec lui. Il obtint de Philippe Ier le renvoi de Bertrade de Montfort, son épouse illégitime ; ce que personne n’avait pu obtenir. Robert interrompait de temps en temps ses prédications pour revenir à Fontevrault et pour fonder de nouveaux monastères, qu’il peuplait de ses religieuses. Ces fondations recevaient le titre de prieurés et restaient sous l’entière dépendance de Fontevrault, ne formant avec lui qu’une seule congrégation, dont l’abbesse était le chef unique. Partout une communauté d’hommes s’attachait au service des moniales. Il y en eut dans les diocèses de Poitiers, de Bourges, d’Orléans, de Limoges, de Chartres. Les Loges, Chantenois, Lencloître, La Puïe, La Lande, Tuçon en Poitou ; Orsan, dans le Berry ; La Madeleine d’Orléans sur la Loire ; Boubon ; le prieuré de la Gasconnière, le couvent de Cadouin et celui de Haute-Bruyère près de Chartres.

Robert d’Arbrissel mourut, le 24 février 1117.

Epilogue

Pétronille de Chemillé gouvernait depuis bientôt deux ans, de par sa volonté, l’abbaye et l’ordre de Fontevrault. Les soupçons, que le caractère de sa mission et de son oeuvre avait fait naître, tombèrent d’eux-mêmes. Il avait du reste pris ses mesures, en sollicitant l’approbation formelle du Souverain Pontife. Paschal II confirma sa fondation le 25 avril 1106 et le 5 avril des années 1112 et 1117. Calixte II fit mieux encore, puisqu’il alla personnellement consacrer l’église et l’abbaye, en 1159.

Sous le gouvernement de Prétronille et des abbesses qui lui succédèrent, on continua à fonder de nouveaux prieurés. Il y en eut en France et en Angleterre. La domination anglaise sur l’Anjou et les provinces voisines établit des relations étroites entre Fontevrault et les souverains. Henri II, roi d’Angleterre, Éléonore d’Aquitaine et Richard Coeur de Lion, y furent enterrés. Dans la suite, la famille royale de France fournit à cet ordre plusieurs abbesses et un certain nombre de religieuses. Il se recruta longtemps parmi les filles de la plus haute noblesse française. Nul autre monastère ne présente une pareille liste de noms illustres.

Le onzième siècle fut l’âge d’or de Fontevrault. Mais la décadence ne se fit pas attendre. On la voit poindre dans les dernières années du siècle. Elle ne se manifeste point par des désordres scandaleux. On remarque seulement une diminution dans la ferveur religieuse et dans les ressources matérielles. En somme, l’ordre conserve, avec sa renommée, une situation unique. Il connut cependant des heures de détresse pendant le douzième siècle. Elles s’aggravèrent singulièrement plus tard, quand les rois d’Angleterre et de France furent aux prises.

A la suite de la réforme du XVIIe siècle, les prieurés furent distribués en quatre provinces. Les moniales, qui avaient atteint le chiffre de cinq mille au douzième siècle, restèrent encore nombreuses jusqu’à la fin. Il y en avait deux cent trente dans l’abbaye, vers 1670 ; le nombre de moines s’élevait à soixante. Les religieuses étaient encore au nombre de deux cents au moment de leur suppression (1790). Les moines alors ne formaient une communauté véritable qu’à Fontevrault. Ils étaient d’ailleurs isolés et remplissaient les fonctions de confesseurs et de chapelains des divers prieurés.

Robert d’Arbrissel, qui ne connut jamais de culte manifeste, a en revanche été l’objet des interprétations les plus diverses de la part des historiens : défenseur des exploités pour les uns, promoteur de l’émancipation de la femme pour les autres. Son itinéraire spirituel, qui explique l’étrangeté de la fondation de Fontevraud, est sans doute plus complexe : choisissant de soumettre ses frères aux sœurs par sens de la pénitence, il n’en ouvre pas moins des voies nouvelles pour les femmes, sous le patronage de Marie Madeleine.

Ses audaces dérangèrent et bloquèrent sa canonisation. Il est tout de même fêté avec le titre de « bienheureux » le 25 février.

********

[]

Site de 13 ha établi à la frontière angevine du Poitou et de la Touraine, l’abbaye de Fontevraud fut l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe.

Initialement monastère mixte, accueillant femmes et hommes au sein des mêmes bâtiments, puis agrandi en monastère double dans l’esprit de la réforme grégorienne, l’abbaye de Fontevraud va s’attirer la protection des comtes d’Anjou puis de la dynastie des Plantagenêts qui en feront leur nécropole. Après un déclin à partir du XIIIe siècle, l’abbaye est dirigée pendant presque deux siècles par des abbesses issues de la famille royale des Bourbons. La Révolution française porte un coup d’arrêt définitif à l’établissement religieux qui se transforme, sur ordre de Napoléon, en établissement pénitentiaire jusqu’en 1963. Les différentes rénovations des édifices débutent dès le XIXe siècle après le classement de l’abbaye au titre des monuments historiques en 1840 []et se poursuivent jusqu’à nos jours. En 2000, l’abbaye de Fontevraud est classée au patrimoine mondial de l’Unesco avec l’ensemble du site culturel du Val de Loire.

L’ensemble monastique se compose aujourd’hui des deux monastères encore subsistants sur les quatre d’origine. Le plus important est le monastère du Grand-Moûtier, ouvert au public, qui héberge l’église abbatiale, la cuisine romane et la chapelle Saint-Benoît du XIIe siècle, ainsi que le cloître, les bâtiments conventuels, dont la salle capitulaire, et les infirmeries du XVIe siècle. Certains des bâtiments hébergent aujourd’hui des salles de séminaire. Le prieuré Saint-Lazare, dont l’église date du XIIe siècle, a été transformé en résidence hôtelière.

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23 février Saint Polycarpe, évêque de Smyrne et martyr, v 70 – 166 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/23-fevrier-saint-polycarpe-eveque-de-smyrne-martyr-70-166 Tue, 23 Feb 2016 17:52:56 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21069 Saint Polycarpe, évêque de Smyrne et martyr, v 70 – 166.

Polycarpe (dont le nom grec signifie fruit abondant) est regardé par toute l’Eglise comme ayant appartenu au groupe des Pères apostoliques. Il fut un disciple immédiat des apôtres, naquit au temps de Vespasien, vers l’an 70, fut converti à la religion chrétienne dès son enfance, sous le règne de Titus, saint Lin étant pape. Attaché à l’Eglise de Smyrne, il fut un disciple de l’apôtre saint Jean. Son biographe, Pionius, l’a dit originaire des contrées du Levant, puis amené jeune encore à Smyrne par des marchands qui le vendirent à une femme noble, nommée Callisto. Cette généreuse chrétienne l’éleva dans la crainte du Seigneur, lui confia le soin de sa maison. Héritier des biens de Callisto, Polycarpe n’en aurait usé que pour se perfectionner dans la connaissance des Ecritures, s’avancer dans la pratique de la piété, et aurait reçu le diaconat des mains de l’évêque de Smyrne, Bucolus, qui l’attacha à son Eglise. Cependant, des autorités, comme celle de saint Irénée ( Adv. hæresses, 1. V, c. XXXIII), nous apprennent que Polycarpe avec Papias suivit les leçons de Jean, l’apôtre bien-aimé de Jésus.

Durant sa jeunesse, saint Polycarpe avait vu et entendu le saint apôtre Jean qui l’établit évêque de Smyrne. Vers 155, il traita à Rome avec le pape Anicet sur la date et l’objet de la fête de Pâques, mais ne put se mettre d’accord avec lui. Il répondit à l’hérétique Marcion, chassé par son évêque, qui lui demandait s’il le connaissait : Oui, je te connais, tu es le premier-né de Satan.

D’après saint Irénée de Lyon qui fut son disciple, il écrivit plusieurs lettres à des communautés et à des particuliers dont il nous est resté la lettre aux Philippiens où, en citant la première épître de saint Clément de Rome, il recommande l’obéissance envers les prêtres et les diacres. On possède une lettre où saint Ignace d’Antioche l’instruit sur ses devoirs pastoraux et l’exhorte à être un athlète de Dieu, à tenir ferme comme une enclume sous les coups de marteau. Peu après la mort de Polycarpe, la communauté de Smyrne, dans une lettre à l’Eglise de Philomélium en Phrygie, raconte le martyre de son évêque condamné par le proconsul Statius Quadratus : Il y a quatre-vingt­ six ans que je le sers, et il ne m’a jamais fait aucun mal, comment pourrais-je blasphémer mon Roi et mon Sauveur ? il mourut sur le bûcher, probablement le 23 février 166.

Saint Soter étant pape et Marc-Aurèle empereur romain.

Seigneur Dieu tout puissant, Père de Jésus Christ ton enfant bien-aimé, de qui nous avons reçu connaissance de ton nom, Toi, le Dieu des anges, des puissances et de toute la création, ainsi que de la race des justes qui vivent en ta présence, je Te bénis de m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heure afin de me faire prendre part au nombre de tes témoins, et de participer au calice de ton Christ pour la résurrection de la vie éternelle de l’âme et du corps.

*****

Polycarpe qui eut un commerce constant avec les Anges. Comme jeune homme déjà, il avait été accusé de dilapider le bien de sa patronne Calliste. Il avait en effet distribué toutes les réserves à des nécessiteux, et lorsque sa maîtresse, poussée par un délateur, vint examiner la chambre aux provisions, les jarres étaient pleines et les sacs de farine remplis. «Voici, dit le jeune homme qui avait auparavant prié avec ferveur pour qu’un miracle soit accompli en sa faveur, voici, par son Ange, le Seigneur te rend tous tes biens pour que tu puisses les partager de nouveau avec les déshérités. »

Devenu Évêque de Smyrne, Polycarpe fut encore sauvé par l’intervention de son Ange. L’Évêque était descendu pour la nuit dans une auberge, mais, peu après minuit, il fut réveillé par une voix qui lui criait : « Fuis hors de cette maison qui va bientôt tomber en ruine ! » L’Évêque eut beaucoup de peine à réveiller son compagnon et à le convaincre de quitter la chambre. Alors, la voix se fit plus impérieuse. « Sans doute, dit Polycarpe, le Seigneur nous veut sains et saufs ; aussi nous a-t-il envoyé son Ange pour nous avertir du danger qui nous menace. » Pas plutôt sortis, les deux hommes virent la maison s’écrouler dans un fracas épouvantable.

Quand le Seigneur veut récompenser une créature qui le sert fidèlement et qui, par son parfait détachement du monde, et son ardent amour pour Lui et pour son prochain, s’est rendue semblable aux Anges du Paradis, il lui accorde souvent le privilège de voir ces derniers, de jouir de leur compagnie sensible et de bénéficier de leur aide.

Dieu des anges, Dieu des archanges, qui avez détruit le péché, et qui détruirez un jour la mort ; monarque souverain du ciel et de la terre, protecteur des justes et de tous ceux qui marchent en votre présence, je vous bénis, moi qui suis le moindre de vos serviteurs, et je vous rends grâces de ce que vous m’avez jugé digne de souffrir, de recevoir de votre main la couronne du martyre, de pouvoir approcher mes lèvres du calice de la Passion ; je vous rends grâces de tous ces bienfaits par Jésus­-Christ, dans l’unité du Saint-Esprit. Voilà, Seigneur, mon sacrifice presque achevé : avant que le jour finisse, je verrai l’accomplissement de vos promesses. Soyez donc à jamais béni, Seigneur ; que votre nom adorable soit glorifié dans tous les siècles par Jésus-Christ, Pontife éternel et tout-puissant ; et que tout honneur vous soit rendu avec lui et avec le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Amen.

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21 février, saint Pépin de Landen, duc de Brabant (v 580- 21 février 640) considéré comme un saint bien qu’il n’ait été ni moine, ni prêtre, ni évêque, ni ermite. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/21-fevrier-saint-pepin-de-landen-duc-de-brabant-v-580-21-fevrier-640-considere-comme-saint-bien-quil-nait-ete-ni-moine-ni-pretre-ni-eveque-ni-ermite Mon, 22 Feb 2016 14:47:45 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21047 Saint Pépin de Landen, duc de Brabant (v 580- 21 février 640)

considéré comme un saint bien qu’il n’ait été ni moine, ni prêtre, ni évêque, ni ermite.

Pépin de Landen nous montre d’une manière admirable, en sa personne, que la sainteté n’est point incompatible avec les plus hautes dignités de ce monde. Fils de prince, il fut maire du palais sous plusieurs rois de France, et se conduisit, dans cette haute charge, presque égale à la dignité royale elle-même, avec une prudence remarquable.

Souvent les rois ont à se plaindre de leurs sujets, et les sujets ont lieu de murmurer contre les rois : Pépin obligé par ses fonctions à maintenir l’ordre et la justice, agit avec une loyauté si parfaite, que jamais on ne le vit montrer de partialité, ni pour le roi, ni pour le peuple, et qu’il sut réprimer sans faiblesse les excès du peuple comme les excès de son roi.

Quand Pépin mourut, il fut pleuré à l’égal du meilleur des rois. Il laissa la réputation d’un saint, et chacun rappelait avec douceur et reconnaissance qu’il avait toujours été le gardien des lois, le soutien des faibles, l’ennemi des divisions, l’ornement de la cour, l’exemple des grands, le père de la patrie. A cette époque, estimée aujourd’hui barbare, la grâce de Dieu et la droiture naturelle ont fait de Pépin de Landen un ministre comme on en chercherait en vain aujourd’hui.

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On a peu de détails sur les origines de Pépin, appelé de Landen ou le Vieux, pour le distinguer de Pépin d’Héristal, son petit-fils. Son père, Carloman, avait été créé duc ou comte par un roi d’Austrasie ; sa mère appartenait aussi à la première noblesse du royaume. Il naquit vers l’an 580 et il jouissait déjà d’un grand crédit lorsque en 613 Clotaire II réunissait. sous son sceptre les deux royaumes d’Austrasie et de Bourgogne. Il avait épousé Itta ou Iduberge, d’une des premières familles d’Aquitaine, qui lui donna un fils, nommé Grimoald (futur maire du Palais) et deux filles, rangées comme leur mère au nombre des saintes, savoir : Gertrude, abbesse de Nivelle et Begga, mariée à Ansegisel.

Lorsque en 622 Clotaire II envoya son fils Dagobert 1er gouverner l’Austrasie, il le plaça sous la direction de Pépin, qui fut nommé maire du palais. Dans cette œuvre de formation du futur roi de France, Pépin eut pour associé principal Saint Arnould, évêque de Metz, auquel il demandait volontiers conseil pour se sanctifier personnellement et faire fleurir la religion dans les affaires publiques. Fort d’un tel appui, Pépin réussit à former l’esprit et le cœur de Dagobert, grand capitaine comme il le prouva par ses succès contre les Saxons et autres ennemis du dehors ; bon politique comme on le voit par l’ordre et la paix établis dans l’Etat. Pépin travaillait à rendre Dagobert tel que lui, par ses exemples et ses maximes ; il s’appliquait surtout à pénétrer I’âme de ce prince de la crainte de Dieu et de l’amour de la justice.

Lorsque Dagobert fut en possession des Etats que le roi son père lui laissait à sa mort, la sagesse de Pépin sut amener une réconciliation entre le nouveau roi et son frère Caribert, un instant révolté ; mais Dagobert, à qui sa justice, sa douceur, sa libéralité, promettaient un règne heureux se laissa dominer par l’incontinence, l’avarice et toutes les mauvaises passions ; saint Amand fut banni pour lui avoir fait quelques remontrances, saint Arnould, ne pouvant supporter la vue de ces désordres, se démit de son évêché pour aller finir ses jours dans un désert de Lorraine.

Pépin, après avoir beaucoup pleuré devant Dieu sur les désordres du prince, aima mieux s’exposer à une disgrâce que de rester muet ; il reprit le roi très sévèrement et lui repro­cha son ingratitude envers Dieu. Il s’en fallut de peu que Dago­bert, pour lui faire expier cette liberté, ne lui ôtât la vie. Cepen­dant le roi, un instant égaré, ouvrit les yeux, rentra en lui·même et rendit sa confiance à son maire du palais. Pour lui en donner des preuves, il lui mit entre les mains son fil, Sigebert, nouvelle­ment né, trouva bon qu’il le fit baptiser à Orléans par saint Amand, rappelé de l’exil, et lui permit de se retirer en Aquitaine pour faire l’éducation du jeune prince.

En 633, Dagobert donna l’Austrasie à cet enfant et voulut que durant toute la minorité de son fils, Pépin gouvernât le pays. Il lui donna pour ministres d’Etat, Cunibert de Cologne et le duc Adelgise. Pépin cependant conservait la dignité de maire du palais et devait rester habi­tuellement auprès de Dagobert pour l’assister de ses conseils.

Après la mort de Dagobert, Pépin se retira auprès de Sige­bert, qui continua à le regarder comme son maître et son père. Le prince devint sous sa discipline non seulement l’un des plus heureux, mais l’un des plus saints de nos rois. Pépin mourut le 21 février 646. Sa perte fut un deuil général pour toutes les provinces d’Austrasie. Le pieux roi Sigebert surtout considéra cette mort comme la plus sensible épreuve que Dieu pût lui envoyer sur la terre.

Dans l’uniformité d’une vie sainte et dans une conduite toujours égale, Pépin fut le modèle des grands à la cour, dans les provinces, dans les conseils, dans les armées. Il se montra le protecteur des lois, le défenseur de la vérité et de la justice, l’ami de tous les serviteurs de Dieu, la terreur des méchants, le soutien des faibles, le père de la patrie. l’Ame de l’Etat, le conducteur des rois, l’ami de la religion. Non seulement il fut heureux de consacrer au Seigneur sa fille Gertrude, qui devint abbesse de Nivelle, mais il s’intéressa à la fondation des monas­tères : il fit construire un couvent sur le tombeau de sainte Her­melende dont on venait de découvrir le corps.

Le corps de Pépin. d’abord enterré à Landen, en Brabant, fut transféré, plus tard à Nivelle, prés de celui de sa fille Ger­trude. Il fut honoré en Brabant et même en divers endroits de la France d’un culte semblable à celui des bienheureux. On adopta la pratique de porter son corps dans les processions des Rogations. Son nom fut inscrit dans les litanies, avec l’autorisation de l’archevêque de Malines. (Molanus, dans ses additions au martyrologe d’Usuard, lui donne le titre de saint.)

Bx. Pépin de Landen

Sa fille Begga + épousa Ansegisel (fils de St. Arnoul de Metz)

Leur fils Pépin II d’Héristal

Son fils Charles Martel

Son fils Pépin le Bref

Son fils Charlemagne

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22 et 24 février, bienheureuse Isabelle de France, religieuse clarisse, sœur de Saint Louis (23 février 1270). Fêtée au propre de France le 22 février et que Paris fête le 24 février… https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/22-24-fevrier-bienheureuse-isabelle-de-france-religieuse-clarisse-soeur-de-saint-louis-23-fevrier-1270-fetee-au-propre-de-france-le-22-fevrier-paris-fete-le-24-fevrier Mon, 22 Feb 2016 14:43:32 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=21044 Bienheureuse Isabelle de France, religieuse clarisse, sœur de Saint Louis (23 février 1270). Fêtée au propre de France le 22 février et que Paris fête le 24 février…

Ce n’est pas une princesse de légende. Nous avons d’elle le portrait vivant qu’a écrit l’une de ses dames d’honneur, Agnès d’Harcourt, qui deviendra par la suite abbesse de Longchamp. Dès son plus jeune âge, cette sœur du roi saint Louis fut attirée par les choses célestes. Elle était gracieuse et belle en sa jeunesse, mais de santé chétive. Près de sa mère, elle tint son rang au palais royal, mais passait beaucoup de temps avec les pauvres. Elle réussit à ne point se laisser marier à Conrad, le fils de l’empereur Frédéric II, malgré les instances du Pape. Après la mort de Blanche de Castille elle résolut de vivre à l’écart du monde et passa le reste de sa vie dans une petite maisonnette, près du couvent de Longchamp qu’elle avait bâti à Paris pour les clarisses et qu’elle consacra à « l’Humilité de Notre-Dame. »

Selon le martyrologe de l’abbaye de Longchamp, Isabelle de France est morte le 23 février 1270, mais sa fête s’est longtemps célébrée le 31 août, dans l’octave de la fête de saint Louis, selon ce qu’avait fixé le pape Léon X dans le bref de béatification (3 janvier 1521). Les diocèses de la région parisienne, après l’avoir fêtée le 25 février, l’on rapportée au 24, tandis que les anciens calendriers franciscains la célébraient le 26 février. Isabelle de France qui était la fille de Louis VIII 1 le Lion et de Blanche de Castille2, naquit en mars 1225,

Isabelle n’avait que vingt mois lorsque mourut son père ? et que son frère devint roi sous le nom de Louis IX4. Sa mère veilla à son éducation, secondée par madame de Buisemont et de maîtres habiles qui lui apprirent les arts et les sciences. Très jeune, Isabelle voulut se consacrer à Dieu et afficha un franc mépris pour tout ce qui pouvait la détourner de ce dessein. Belle et gra­cieuse, sa nature la portait plutôt à l’orgueil et à la violence mais, à force d’exercer la vertu elle devint humble et silencieuse.

Pour la faire parler et manger, sa mère lui promettait que qua­rante sous seraient distribués aux pauvres chaque fois qu’elle mangerait un morceau de viande ou chaque fois qu’elle adresserait la parole au Roi.

Blanche de Castille et saint Louis, pour le bien de l’Etat, voulurent lui faire épouser Conrad, fils et successeur de l’empereur Frédéric II ; le pape Innocent IV qui voyait dans ce mariage un gage de paix pour l’Europe lui écrivit pour l’encourager à ce mariage, mais Isabelle répondit qu’elle désirait la vie religieuse ce dont, dans un deuxième lettre, le Pape la félicita. Dès lors, dans le palais, elle vécut selon les règles du cloître et s’imposa de grandes pénitences. Souvent atteinte de maladies longues et violentes, elle offrait ses souffrances.

Le chancelier de Notre-Dame de Paris, qu’elle avait consulté pour savoir œ qui serait plus agréable à Dieu et plus utile au salut de son âme, ou de construire un hôpital ou de fonder pour des vierges chrétiennes un couvent dans lequel elle se retirerait, lui conseilla de bâtir cette maison de Longchamp et d’y passer ses jours dans ln prière et dans la pratique des bonnes œuvres.

Après la mort de sa mère (27 novembre 1252) et le retour de saint Louis, avec l’approbation de son frère, elle quitta le palais pour fonder, à Longchamp dans la forêt de Rouvray (le bois de Boulogne), le monastère de « l’Humilité de Notre-­Dame » qui fut mis sous la règle franciscaine. Saint Louis, entouré de toute sa cour, posa la première pierre de l’abbaye, après que l’évêque de Paris eut planté la Croix. Lorsque commencèrent les travaux, on vit apparaître dans le ciel trois colombes immaculées ; la Reine prit la main de sa belle sœur et lui dit : « Courage, ma sœur, toute l’auguste Trinité se mêle de nos affaires ! » Saint Louis installa lui-même les premières religieuses le 24 juin 1260.

La règle, dite des Urbanistes, fut rédigée par saint Bonaven­ture, le frère Eudes Rigault qui devint plus tard archevêque de Rouen, le frère Guillaume Millençonne, le frère Geoffroy Mar­sais et le frère Guillaume Archambault ; le pape Alexandre IV l’approuva, mais le saint roi Louis IX la trouva si rude qu’il obtint que le pape Urbain IV en adoucit les observances (1263).

Curieusement, Isabelle, retirée dans l’enclos du couvent, ne prit pas l’habit et ne fit pas profession religieuse de peur que ses fréquentes infirmités l’obligeassent à déroger à la règle. Agnès d’Harcourt fut la première abbesse de Longchamp.

Les six dernières années d’Isabelle furent atroces de souffrances mais elle eut la consolation de plusieurs extases et, peu de temps avant de mourir, elle eut la claire révélation de la date de sa mort. Elle écrivit au pape Clément IV pour lui demander sa bénédiction et, pour sa famille, la permission d’assister à ses funérailles et de visiter son tombeau. Au moment de son agonie, elle demanda, comme l’avait fait sa mère, qu’on l’étendît sur de la paille, elle fit ses adieux à ses religieuses : « Adieu, mes chères sœurs .. souvenez-vous, dans vos prières, de votre pauvre Isabelle qui vous a toujours tendrement aimées et qui ne vous oubliera jamais devant Dieu. » Elle reçut les derniers sacrements avant d’expirer doucement. Les religieuses affirment qu’au moment de sa mort, elles entendirent la voix douce et mélodieuse d’un ange qui la conduisait au ciel en disant : « In pace factus est locus ejus. »

Epilogue

Isabelle mourut le 23 février 1270, a []près la mort de saint Louis à Tunis la même année, Charles 1er d’Anjou, roi de Sicile, frère de Louis IX et d’Isabelle, demanda à une dame de compagnie d’Isabelle d’écrire sa vie, en vue de sa canonisation. Agnès d’Harcourt publia ce récit hagiographie, vers 1280, mais Isabelle ne fut béatifiée qu’en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium).

Le corps d’Isabelle, revêtu de l’habit des clarisses, fut inhumé, selon son désir, dans le monastère qu’elle avait fondé. On vint en pèlerinage à son tombeau où l’on enregistra soixante-trois miracles vérifiés dans les formes ordinaires. En 1637, à l’instance de la Mère Marie-Elisabeth Mortier, abbesse de Longchamp, le pape Urbain VIII permit qu’on levât le corps de la bienheureuse Isabelle de France pour le mettre en châsse (4 juin 1637).

Une demoiselle paralytique s’était fait porter par dévotion à l’église ; dès l’ouverture du tombeau, elle fut guérie et se mit à marcher, au grand étonnement de la compagnie et à la joie des religieuses qui firent sonner les cloches et entonnèrent le Te Deum. Une châsse en vermeil où étaient figurées des scènes de la vie de la Vierge Marie, de saint Louis et de la bienheureuse Isabelle de France fut donnée à l’abbaye en 1639 et détruite par la municipalité de Franciade (Saint-Denis) en 1792. L’abbaye de Longchamp fut rasée.

L’église de Saint Louis-en-l’Ile à Paris possède des reliques de la bienheureuse.

1- Louis VIIl le Lion, fils de Philippe II Auguste (1165-1223) et d’Isabelle de Hainaut (1170-1190), devint roi de France le 14 juillet 1223 et fut sacré à Reims le 6 août 1223 ..

2- Blanche de Castille (1188-1252), deuxième fille d’Alphonse VIII, roi de Castille, et d’Eléonore d’Angleterre, fille d’Henri II Plantagenêt et d’Aliénor d’Aquitaine, naquit à Palencia le 3 mars 1888 ; elle fut mariée à Louis, depuis roi de France sous le nom de Louis Vlll, le 23 mai 1200. De cette union naquirent onze enfants dont saint Louis, le comte Robert d’Artois, le comte Alphonse de Poitiers, la bienheureuse Isabelle de France et le roi de Naples, Charles d’Anjou.

3- Louis VIII le lion, avait fait une expédition dans le Midi. Au retour dl! sa chevauchée, le 29 octobre 1226, il tomba malade de dysenterie à Montpensier en Auvergne. Le 3 novembre, il fit appeler les prélats et barons qui l’avaient accompagné et il leur enjoignit de se rendre rapidement vers son fils Louis, de lui jurer la fidélité qui lui serait due et de le faire sacrer. Simultanément il expédiait des lettres à ses sujets pour qu’ils reconnussent le jeune Louis et il demandait à ses fidèles que Blanche de Castille, sa femme, devînt régente. Le roi « mourut, semble-t-il. Dans la nuit du 7 au 8 novembre. L’évêque de Senlis, l’hospitalier frère Guérin, chancelier du royaume, prit les devants, tandis que s’organisait le cortège funèbre qui rapportait le corps du Roi à Paris. Cependant la Reine et ses enfants qui avaient été informés du retour de Louis Vlll s’étaient mis en route pour aller à sa rencontre. Le chancelier rencontra Louis, qui chevauchait en avant de la litière maternelle, et lui apprit la mort du Roi. Les obsèques de Louis VIII furent célébrées à Saint-Denis: il fut enseveli près de son père.

4- Louis IX, fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, né le 25 avril 1214, succède à son père le 8 novembre 1226 (sacré à Reims le 29 novembre 1226) sous la tutelle de sa mère. Déclaré majeur le 25 avril 1236. Marié à Sens, le 27 mai 1234, avec Marguerite de Provence, fille de Raymond-Bérenger IV, comte de Provence, dont naissent onze enfants (trois morts en bas âge).

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15 février – Saint Claude La Colombière, Jésuite, confesseur de sainte Marguerite-Marie  (2 février 1641 – 15 février 1682) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/15-fevrier-saint-claude-la-colombiere-jesuite-confesseur-de-sainte-marguerite-marie-2-fevrier-1641-15-fevrier-1682 Sat, 13 Feb 2016 11:40:04 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20970 Saint Claude La Colombière, Jésuite, confesseur de sainte Marguerite-Marie  (2 février 1641 – 15 février 1682)

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naquit le 2 février 1641 à Saint Symphorien d’Ozon dans le Dauphiné. Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrèrent dans la vie religieuse, dont Claude, soit trois prêtres et l’unique fille religieuse visitandine. Un de ses frère, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada auprès de son évêque saint François de Laval.

La famille s’étant déplacée à Vienne (France), Claude y fit ses premières études, qu’il compléta ensuite à Lyon jusqu’aux classes de Rhétorique et de Philosophie.

C’est alors qu’il se sentit appelé à la vie religieuse dans la Compagnie de Jésus ; mais nous ne connaissons pas les motifs de son choix et de sa décision. Par contre, dans ses écrits, il nous a livré cet aveu :  » J’avais une horrible aversion pour la vie que je choisissais « . Cette affirmation se comprend facilement pour qui connaît la vie de Claude, dont la nature, sensible au charme des relations familiales et aux amitiés, était portée vers l’art et la littérature et attirée par tout ce qu’il y avait de plus digne dans la vie de société. Mais il n’était pas homme à se laisser guider par le sentiment.

A 17 ans, il entre au Noviciat de la Compagnie de Jésus, installé à Avignon. C’est là qu’en 1660 il passe du Noviciat au Collège pour terminer ses études de philosophie. Il y émet aussi ses premiers vœux de religion. A la fin des cours, il est nommé professeur de Grammaire et de Littérature; tâche qu’il assumera pendant cinq ans dans ce Collège.

En 1666 il est envoyé à Paris pour étudier la Théologie au Collège de Clermont, tenu par les Jésuites ; il reçoit à la même époque une charge de haute responsabilité. Sa compétence notoire pour les études d’humanités, unie à des dons exquis de prudence et de finesse, amènent les Supérieurs à le choisir comme précepteur des fils de Colbert, Ministre des Finances de Louis XIV.

Ses études terminées et ordonné prêtre, il retourne de nouveau à Lyon : il y est professeur pendant quelque temps, et ensuite se consacre entièrement à la prédication et à la direction de la Congrégation Mariale.

La prédication de La Colombière se distingue surtout par sa solidité et sa profondeur ; il ne se perdait pas en idées vagues, mais s’adressait avec à propos à un auditoire concret. Son inspiration évangélique avait le pouvoir de transmettre à tous sérénité et confiance en Dieu. La publication de ses sermons produisit dans les âmes, comme elle continue à le faire, de grands résultats spirituels ; en effet, si l’on considère l’endroit où ils ont été prononcés et la brièveté de son ministère, ils semblent avoir moins vieilli que les textes d’orateurs plus célèbres.

Le Seigneur le prépare à la mission qu’il lui avait destinée.

En 1674, après quinze ans de vie religieuse, il fit sa dernière période de probation connue sous le nom de « Troisième An », à la  » Maison Saint-Joseph  » de Lyon et au cours du mois traditionnel d’Exercices Spirituels. Les notes spirituelles de cette époque nous permettent de suivre pas à pas les luttes et les triomphes de son caractère, singulièrement sensible aux attraits humains, mais aussi généreux envers Dieu.

Il fait le vœu d’observer toutes les Constitutions et les Règles de la Compagnie. Il ne s’agissait pas là comme but essentiel de se lier à une série d’observances minutieuses, mais de reproduire le vivant idéal apostolique décrit par saint Ignace. Puisque cet idéal lui paraissait magnifique, Claude l’adopta comme un programme de sainteté. Cela répondait à une invitation de Jésus Christ lui-même. La preuve en est qu’il fut ensuite pénétré d’un sentiment de libération et d’extension de son horizon apostolique, comme il en témoigne dans son journal spirituel.

Le 2 février 1675 il fait la Profession solennelle et est nommé Recteur du Collège de Paray-le-Monial, il a 34 ans, où il devient le confesseur du couvent de la Visitation. Certains s’étonnèrent qu’un homme si éminent fut envoyé dans un endroit aussi retiré que Paray. On en trouve l’explication dans le fait que les Supérieurs savaient qu’au Monastère de la Visitation, une humble religieuse, Marguerite Marie Alacoque, à laquelle le Seigneur révélait les trésors de son Cœur, vivait dans une angoissante incertitude ; elle attendait que le Seigneur lui-même accomplisse sa promesse qui l’aurait aidée à réaliser la mission à laquelle il la destinait : manifester au monde les richesses insondables de son amour.

La supérieure des Visitandines, qui avait fort à faire avec cette timide religieuse, confia Marguerite-Marie au père de la Colombière. Le prêtre et la moniale se comprirent tout de suite :  » Je t’enverrai mon fidèle serviteur et parfait ami « , avait dit Jésus à Marguerite-Marie. C’est ainsi que le jeune jésuite devient l’instrument par lequel le Christ va diffuser dans l’Eglise le culte de son Cœur transpercé, révélé à sainte Marguerite-Marie.

Dès que le P. La Colombière fut arrivé à destination, Marguerite Marie, après l’avoir rencontré plusieurs fois, lui manifesta toute son âme et les communications qu’elle croyait recevoir du Seigneur. Le Père, de son côté, l’approuva entièrement et lui suggéra de mettre par écrit tout ce qu’elle éprouvait dans son âme, l’orientant et l’encourageant dans l’accomplissement de la mission reçue. Lorsqu’il fut certain, à la lumière de la grâce divine manifestée dans la prière et le discernement, que le Christ désirait le culte de son Cœur, il s’y livra sans réserve, comme nous en avons le témoignage dans son engagement et ses notes spirituelles. On y voit clairement, que, déjà avant de recevoir les confidences de Marguerite Marie Alacoque, Claude, en suivant les directives de saint Ignace dans les Exercices Spirituels, était arrivé à contempler le Cœur du Christ comme symbole de son amour.

Période anglaise

Après un an et demi de séjour à Paray, en 1676, le P. La Colombière part pour Londres, où il a été nommé prédicateur de la Duchesse d’York. Il s’agissait d’un ministère très délicat, étant donné les événements religieux qui à l’époque agitaient l’Angleterre. Avant la fin d’octobre de la même année, le Père occupait déjà l’appartement qui lui avait été réservé au palais de St. James. En plus des sermons qu’il prononce dans la chapelle et la direction spirituelle, orale et écrite, à laquelle il se livre, Claude peut consacrer du temps à instruire solidement dans la vraie foi plusieurs personnes qui avaient abandonné l’Eglise romaine. Même au cœur des plus grands dangers, il eut la consolation de voir plusieurs conversions, au point d’avouer, après un an : Je pourrais écrire un livre sur la miséricorde dont Dieu m’a rendu témoin depuis que je suis ici.

Un travail si intense et un climat pernicieux eurent raison de sa santé ; des symptômes d’une grave affection pulmonaire commencèrent à se manifester. Cependant Claude continua courageusement son genre de vie.

A la fin de 1678, il fut arrêté a l’improviste sous l’accusation calomnieuse de complot papiste. Après deux jours, on l’enferma dans la sinistre prison de King’s Bench, où il resta trois semaines, en proie à de graves privations, jusqu’à ce qu’un décret royal lui signifiât son expulsion de l’Angleterre. Marguerite-Marie l’a prévenu :  » Notre-Seigneur m’a dit qu’il voulait le sacrifice de votre vie en ce pays.« 

Sa qualité de prédicateur de la duchesse d’York et la protection de Louis XIV, dont il était le sujet, lui permirent d’échapper à la mort, mais il fut condamné au bannissement (1679).

Il passa les deux dernières années de sa vie à Lyon, où il était le directeur spirituel de jeunes jésuites.

Toutes ses souffrances rendirent encore plus précaire son état de santé, qui, avec des hauts et des bas, ne fit qu’empirer à son retour en France. Pendant l’été 1681, déjà très gravement atteint, il fut renvoyé à Paray. Et le 15 février 1682, premier dimanche du Carême, à la soirée, il fut pris d’une nouvelle crise qui mit fin à ses jours.


Epilogue

Le Pape Pie XI béatifia Claude La Colombière le 16 juin 1929 et Jean-Paul II le canonisa le 31 mai 1992.

Son charisme, aux dires de S. Marguerite Marie Alacoque, fut : d’élever les âmes à Dieu, en suivant le chemin de l’amour et de la miséricorde que le Christ nous révèle dans l’Evangile.

Ses écrits expriment une belle harmonie entre la spiritualité de saint Ignace de Loyola et celle de saint François de Sales.

Ses travaux principaux, y compris Réflexions Pieuses, Méditations sur la Passion, Retraite et Lettres Spirituelles, ont été publiés sous le titre, Œuvres du R. P. Claude de la Colombière (Avignon, 1832 ; Paris, 1864).

Il est le saint patron de la paroisse Saint Claude en Val d’Ozon

Ses reliques sont conservées à Paray-le-Monial en la chapelle de La Colombière à proximité du couvent des sœurs de la Visitation.

C’est à Paray-le-Monial que Claude découvre enfin le moyen d’atteindre ce à quoi il aspirait de tout son être : « être à Dieu sans réserve ». Faisant l’anamnèse de ce qu’il y a reçu, il écrit, au terme de la retraite qu’il effectua à Londres quelques semaines après avoir quitté la cité charolaise : « Ce huitième jour, il me semble que j’ai trouvé un grand trésor, si j’en sais faire mon profit : c’est une ferme confiance en Dieu, fondée sur sa bonté infinie, sur l’expérience que j’ai qu’il ne nous manque point dans nos besoins… C’est pourquoi je suis résolu de ne donner point de bornes à ma confiance et de l’étendre à toutes choses. »

L’Offrande au Cœur Sacré de Jésus-Christ scellera cette découverte et l’orientera jusqu’à la fin de sa vie vers le don total en retour à l’amour premier de Dieu : « Il aime et il n’est point aimé… Pour réparation de tant d’outrages et de si cruelles ingratitudes…, je vous offre mon cœur…, je me donne tout entier à vous. » Selon le propre témoignage de Marguerite-Marie : « Cette dévotion du Sacré-Cœur… l’a plus élevé en la gloire que tout ce qu’il avait pu faire au reste pendant tout le cours de sa vie. »

Les dernières années de sa vie seront marquées par les purifications passives, au moyen de la maladie, « une des plus grandes miséricordes que Dieu ait exercées envers moi », écrit Claude dans une de ses dernières lettres à Marguerite-Marie, qui aboutiront à l’offrande de sa volonté propre, à l’oubli de soi et au sacrifice final de sa vie.

L’apôtre du Cœur sacré de Jésus

Si le Père Claude aida Marguerite-Marie par ses précieux conseils, la sainte fut aussi pour lui la messagère de Jésus et lui transmettra les ordres et les désirs du Cœur de Jésus jusqu’au dernier moment de sa vie, et il en tira un grand profit.
De fait, Claude La Colombière fut associé par Jésus lui-même, dès son premier séjour à Paray-le-Monial, à la mission de la religieuse visitandine : « 
Une fois que le Père Claude disait notre messe de communauté, Le Seigneur les combla de grâces ; et, comme elle s’approcha pour le recevoir par la sainte communion, il lui montra son sacré Cœur, comme une ardente fournaise, et deux autres cœurs qui s’y allaient abîmer, lui disant : « C’est ainsi que mon pur amour unit ces trois cœurs pour toujours. »

Après, il lui fit entendre que cette union était toute pour la gloire de son sacré Cœur, dont il voulait qu’elle lui découvrît les trésors, afin qu’il en fît connaître et en publiât le prix et utilité. Et pour cela, il voulait qu’ils fussent comme frère et sœur, également partagé des biens spirituels » (témoignage des contemporaines).

Mettant en pratique immédiatement les demandes de Jésus à Marguerite-Marie, Claude n’hésita pas, convaincu de l’authenticité et de la valeur de cette dévotion, à la recommander aux personnes qu’il accompagnait : « Je l’ai déjà inspirée à bien des gens », écrit-il en février 1677 dans son journal de retraite. En Angleterre, il sera déjà considéré comme « l’apôtre du Cœur de Jésus ». « 

Quand je fus en sa présence, je crus avoir affaire à l’apôtre saint Jean revenu sur terre pour rallumer cet amour au feu du Cœur de Jésus » raconte saint John Wall, franciscain anglais traqué qui trouva réconfort une nuit auprès de lui, avant d’être martyrisé.

Il forma des disciples parmi les novices jésuites dont il eut la charge à Lyon en sa dernière année.
Pour accomplir cette œuvre, le divin Maître utilisera ses qualités spirituelles et littéraires : Claude contribuera davantage au développement du culte du Cœur sacré de Jésus après sa mort par ses écrits que de son vivant par son apostolat. Dieu sait ce qu’il fait.

L’actualité de saint Claude

Claude La Colombière n’a vécu que peu de temps à Paray-le-Monial, environ 23 mois. Mais c’est ici qu’il rendit à Dieu son âme de feu, à la demande expresse du Seigneur.

Et il y est toujours… Mort en 1682 à Paray-le-Monial en réputation de sainteté, Claude La Colombière ne fut béatifié qu’après la canonisation de Marguerite-Marie, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI.

Et il fut enfin canonisé par le pape Jean-Paul II le 31 mai 1992.

Le 5 octobre 1986, le pape Jean-Paul II vint prier à la chapelle La Colombière : « Au cours de mon pèlerinage à Paray-le-Monial, je désire venir prier dans la chapelle où est vénéré le tombeau du bienheureux Claude La Colombière. Il fut « le serviteur fidèle » que, dans son amour providentiel, le Seigneur a donné comme directeur spirituel à sainte Marguerite-Marie Alacoque. C’est ainsi qu’il fut amené, le premier, à diffuser son message. En peu d’années de vie religieuse et de ministère intense, il se révéla un « fils exemplaire » de la Compagnie de Jésus à laquelle, au témoignage de sainte Marguerite-Marie elle-même, le Christ avait confié la charge de répandre le culte de son Cœur divin » (Jean-Paul II, Lettre au Préposé général de la Compagnie de Jésus).

Et le 31 mai 1992, il déclarait : « Puisse la canonisation de Claude La Colombière être pour toute l’Eglise un appel à vivre la consécration au Cœur du Christ, consécration qui est don de soi pour laisser la charité du Christ nous animer, nous pardonner et nous entraîner dans son ardent désir d’ouvrir à tous nos frères les voies de la vérité et de la vie ! » (Homélie lors de la messe de canonisation).

A tout moment, j’attrape ces folles passions qui agitent ce pauvre cœur… Je demande à Dieu qu’il me fasse connaître ce que je dois faire pour son service et pour me purifier ; mais je suis résolu d’attendre avec douceur qu’il lui plaise faire cette merveille, car je suis bien convaincu que cela n’appartient qu’à lui seul.

Acte de confiance en Dieu

Mon Seigneur et mon Dieu, je suis persuadé que vous veillez sur tous ceux qui espèrent en vous, et qu’on ne peut jamais manquer de rien quand on attend tout de vous. C’est ce qui fait que j’ai résolu de vivre désormais sans aucune inquiétude, et de me décharger sur vous de toutes mes peines.

Les créatures peuvent s’armer contre moi, les maladies peuvent m’ôter la force et les moyens de vous servir, je puis même perdre votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance, rien ne pourra ébranler ma confiance.

Que les autres attendent leur bonheur des créatures, de leurs biens, de leurs talents ; qu’ils s’appuient sur l’innocence de leur vie ou sur la rigueur de leurs pénitences, sur le nombre de leurs bonnes œuvres ou sur la ferveur de leurs prières, pour moi, Seigneur, ma confiance, c’est ma confiance même ; cette confiance ne m’a jamais trompé et n’a jamais trompé personne. Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j’espère fermement de l’être, et que c’est de vous, mon Dieu, que je l’espère.

Enfin, je suis sûr, ô mon Dieu, que je ne puis trop espérer en vous, et que je ne puis avoir moins que ce que j’aurai espéré de vous : ainsi j’espère que vous me retiendrez dans les penchants les plus rapides, que vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts, et que vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis ; j’espère que vous m’aimerez toujours et que je vous aimerai aussi sans relâche ; et, pour porter tout d’un coup mon espérance au souverain degré, je vous espère, ô mon Dieu, vous-même de vous-même : j’espère qu’après vous avoir aimé, adoré et servi dans le temps, j’aurai le bonheur de vous voir et de vous posséder dans le royaume éternel. Ainsi soit-il.

Saint Claude la Colombière.

LITANIES DE SAINT CLAUDE DE LA COLOMBIERE (1641-1682), apôtre du Sacré-Cœur

Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ,
ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ,
écoutez-nous
Jésus-Christ,
exaucez-nous
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,
ayez pitié de nous
Esprit Saint, qui êtes Dieu,
ayez pitié de nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous
Sainte Marie,
priez pour nous
Saint Claude de La Colombière, très dévoué à la Mère de Dieu,
priez pour nous

Saint Claude ,
Imitateur de Jésus-Christ,
priez pour nous
Hôte de Jésus-Christ, priez pour nous
Victime de l’amour de Dieu, priez pour nous
Très obéissant à la volonté de Dieu, priez pour nous
Fidèle observateur de la Loi du Très-Haut, priez pour nous
Tout à Dieu et tout au salut du prochain, priez pour nous

Rempli des dons célestes, priez pour nous
Image vivante de perfection, priez pour nous
Miroir de toutes les vertus, priez pour nous
Torrent des consolations divines, priez pour nous
Lis planté dans une terre vierge, priez pour nous
Champ du paradis de l’Eglise, priez pour nous
Sanctuaire des grâces, priez pour nous
Glorieux martyr de la volonté, priez pour nous
Soleil de perfection, priez pour nous
Semence de l’Evangile, priez pour nous
Apôtre du Sacré-Cœur, priez pour nous
Bouclier de la Foi, priez pour nous
Prédicateur de la pénitence, priez pour nous
Joie de vos parents, priez pour nous
Honneur de votre pays, priez pour nous
Flambeau du monde, priez pour nous

Homme d’oraison, priez pour nous
Homme juste et fidèle à Dieu, priez pour nous
Homme enseigné par Dieu, priez pour nous
Homme selon le cœur de Dieu, priez pour nous

Dont la langue a été comme l’organe du Saint-Esprit, priez pour nous
Dont les paroles et les exemples nous conduisent sur le chemin du salut, priez pour nous
Dont la mortification a été continuelle et généreuse , priez pour nous
Dont la vie et les mœurs ont fidèlement imité celles de Jésus-Christ, priez pour nous

Qui vous êtes privé des plaisirs pour l’amour de Dieu, priez pour nous
Qui vous êtes fatigué pour le salut des âmes, priez pour nous
Qui vous êtes détaché de tous les intérêts du monde pour le service du prochain, priez pour nous

Qui avez été prévenu des grâces célestes, priez pour nous
Qui avez puisé dans la source de la Divinité, priez pour nous
Qui avez vécu en la présence de Dieu, priez pour nous
Qui avez employé toute votre éloquence à publier les grandeurs de Dieu, priez pour nous
Qui avez attiré les chrétiens à une véritable conversion, priez pour nous
Qui avez converti les pécheurs à la pénitence, priez pour nous
Qui avez souffert la calomnie et la prison pour la Foi, priez pour nous
Qui avez expiré dans le Sacré Cœur de Jésus-Christ, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, pardonnez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous

V : Priez pour nous, Saint Claude de la Colombière,
R : Afin que nous obtenions de Dieu la grâce de vivre et de mourir en union avec le Sacré-Cœur de Jésus-Christ.

Prions
Saint Claude de la Colombière, obtenez-nous la grâce qu’imitant vos vertus en ce monde, nous obtenions celle d‘adorer éternellement le Sacré-Cœur avec vous dans le Ciel. Par Jésus-Christ Notre Seigneur.
Amen.


Acte de consécration au Cœur de Jésus-Christ

Sacré-Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même,

puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en Vous.

Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à Vous,

faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de Vous.

Enseignez-moi ce que je dois faire

pour parvenir à la pureté de Votre Amour,

duquel Vous m’avez inspiré le désir.

Je sens en moi une grande volonté de vous plaire

et une grande impuissance d’en venir à bout

sans une grande lumière et un secours très particulier

que je ne puis attendre que de Vous.

Faites en moi votre volonté, Seigneur,

je m’y oppose, je le sens bien ; mais je voudrais bien,

ce me semble, ne m’y opposer pas.

C’est à Vous à tout faire, Divin Cœur de Jésus-Christ.

Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification,

si je me fais saint, cela me paraît plus clair que le jour,

mais ce sera pour Vous une grande gloire,

et c’est pour cela seulement

que je veux désirer la perfection.

Amen.

Acte de confiance en Dieu

Je suis si persuadé, mon Dieu, que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous, je suis si persuadé qu’on ne peut manquer de rien, quand on attend tout de vous, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci et de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes.

Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur ; les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de vous servir, je puis même perdre votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher.

Que les uns attendent leur bonheur, soit de leurs richesses soit de leurs talents ; que les autres s’appuient ou sur l’innocence de leur vie ou sur la rigueur de leur pénitence, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leur prière ; pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance-même.

Cette confiance ne trompa jamais personne. Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux parce que j’espère éternellement de l’être et que c’est de vous, ô mon Dieu, que je l’espère.

Je connais, hélas !, et il n’est que trop vrai, combien je suis fragile et changeant ; je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies ; j’ai vu tomber les astres du ciel et les colonnes du firmament ; mais toutes ces chutes ne peuvent m’effrayer ; tant que j’espèrerai, je me crois à couvert de tous les malheurs, et je suis sûr d’espérer toujours parce que j’espère encore de votre libéralité cette invariable espérance. Enfin, je suis intimement convaincu que je ne puis trop espérer en vous et que ce que j’obtiendrai de vous sera toujours au-dessus de ce que j’aurai espéré ; ainsi, j’espère que vous m’arrêterez sur les penchants les plus rapides, que vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts et que vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis.

J’espère que vous m’aimerez toujours, et qu’à mon tour, je vous aimerai sans relâche ; et pour porter tout d’un coup mon espérance aussi loin qu’elle peut aller, je veux espérer vous-même de vous-même, ô mon Créateur, et pour le temps et pour l’éternité. Amen.

Saint Claude La Colombière (sermon 68 sur la confiance)

Acte de confiance en la Miséricorde

Seigneur, voici une âme qui est au monde pour exercer votre admirable miséricorde et pour la faire éclater en présence du ciel et de la terre.

Les autres vous glorifient, en faisant voir quelle est la force de votre grâce, par leur fidélité et par leur constance, combien vous êtes doux et libéral envers ceux qui vous sont fidèles ;

pour moi, je vous glorifierai en faisant connaître combien vous êtes bon envers les pécheurs, et que votre miséricorde est au-dessus de toute malice, que rien n’est capable de l’épuiser, que nulle rechute, quelque honteuse et criminelle qu’elle soit, ne doit porter un pécheur au désespoir du pardon.

Je vous ai gravement offensé, ô mon aimable Rédempteur ; mais ce serait bien encore pis, si je vous faisais cet horrible outrage de penser que vous n’êtes pas assez bon pour me pardonner.

C’est en vain que votre ennemi et le mien me tend tous les jours de nouveaux pièges : il me fera tout perdre plutôt que l’espérance que j’ai en votre miséricorde.

Quand je serai retombé cent fois et que mes crimes seraient cent fois plus horribles qu’ils ne sont, j’espérerais encore en vous.

Saint Claude La Colombière (lettre 96)

Seigneur, donnez-Moi votre Cœur !

Ô mon Dieu, il faut que vous nous donniez un autre cœur, un cœur tendre, un cœur sensible, un cœur qui ne soit, ni de marbre, ni de bronze ; il nous faut donner votre Cœur même. Venez, aimable Cœur de Jésus, venez vous placer au milieu de ma poitrine et allumez-y un amour qui réponde, s’il est possible, aux obligations que j’ai d’aimer Dieu. Aimez Jésus en moi autant que vous m’avez aimé en lui ; faites que je ne vive qu’en lui, que je ne vive que pour lui, afin qu’éternellement je puisse vivre avec lui dans le ciel.

******

Que ne puis-je, mon Dieu, être partout et publier ce que vous attendez de vos serviteurs et amis ! Dieu donc s’étant ouvert à la personne qu’on a sujet de croire être selon son cœur ( Ste Marguerite-Marie ) par les grandes grâces qu’il lui a faites, elle s’en expliqua à moi, et je l’obligeai de mettre par écrit ce qu’elle m’avait dit, que j’ai bien voulu décrire moi-même dans le journal de mes retraites, parce que le bon Dieu veut dans l’exécution de ce dessein se servir de mes faibles soins.

« Etant, dit cette sainte âme, devant le Saint Sacrement, un jour de son octave, je reçus de mon Dieu des grâces excessives de son amour. Touchée du désir d’user de quelque retour et de rendre amour pour amour, il me dit : ‘ Tu ne m’en peux rendre un plus grand, qu’en faisant ce que je t’ai déjà tant de fois demandé. ‘ Et me découvrant son divin Cœur : ‘ Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné, jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plus grande partie que des ingratitudes, par les mépris, irrévérences, sacrilèges et froideurs qu’ils ont pour moi dans ce Sacrement d’amour. Mais, ce qui est encore plus rebutant, c’est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés ! C’est pour cela que je te demande que le premier vendredi d’après l’octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en lui faisant réparation d’honneur par une amende honorable, communiant ce jour-là pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels ; et je te promets que mon Cœur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur. ‘

« – Mais, mon Seigneur, à qui vous adressez-vous ? A une si chétive créature et pauvre pécheur, que son indignité serait même capable d’empêcher l’accomplissement de votre dessein ! Vous avez tant d’âmes généreuses pour exécuter vos desseins. »

« – Eh ! pauvre innocente que tu es, ne sais-tu pas que je me sers des sujets les plus faibles pour confondre les forts, que c’est ordinairement sur les plus petits et pauvres d’esprit sur lesquels je fais voir ma puissance avec plus d’éclat, afin qu’ils ne s’attribuent rien à eux-mêmes ? »

« – Donnez-moi donc, je lui dis, le moyen de faire ce que vous me commandez. »

Pour lors il m’ajouta : « Adresse-toi à mon serviteur Claude La Colombière et lui dis de ma part de faire son possible pour établir cette dévotion et donner ce plaisir à mon divin Cœur ; qu’il ne se décourage point pour les difficultés qu’il y rencontrera, car il n’en manquera pas ; mais il doit savoir que celui-là est tout-puissant qui se défie entièrement de soi-même pour se confier uniquement à moi. »

(Bienheureux Claude La Colombière, Ecrits spirituels , édités par A. Ravier, collection Christus 9, Paris 1962, pp. 165-167).

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4 février – Sainte Jeanne de Valois, reine et veuve, 23 avril 1464 – 4 février 1505 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/4-fevrier-sainte-jeanne-de-valois-reine-veuve-23-avril-1464-4-fevrier-1505 Thu, 04 Feb 2016 19:00:14 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20886 Sainte Jeanne de Valois, reine et veuve, 23 avril 1464 – 4 février 1505

Appelée encore Jeanne de France, Jeanne est la seconde fille (après Anne de Beaujeu) de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Jeanne naquit le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi au château de Pierre II de Brézé, et fut fiancée à son cousin Louis d’Orléans qui a 2 ans, un mois plus tard. Le mariage fut célébré en 1476.

Paul II succédant à Pie II pape, Frédéric III empereur du saint Empire romain germanique et Louis XI son père roi de France.

La vie cahotée de Jeanne de France déroulée, presque entière, en l’apparat des cours – trente-six ans dans le monde, et quatre ou cinq dans une demi-clôture – semblerait n’appartenir qu’à l’histoire ; mais ses souffrances ajoutent à son intérêt et à sa grandeur.

Le XVe siècle, où elle vécut, élégant et tumultueux, moins religieux et moins artiste que le moyen âge, et mois littéraire aussi que la période suivante de Marot, de Ronsard et de la Pléiade, de Montaigne, Rabelais et saint François de Sales, marqua son style, mais agit peu sur son tempérament.

Divers personnages ont, au contraire, tracé et commandé sa route. Son père, le premier, le roi Louis XI. Il se débarrassa de son éducation, n’essaya point d’amoindrir ses infirmités, la frustra de toute tendresse, et par une décision tyrannique, suscita ses malheurs. Quels blâmes, ou quelles louanges, lui prodiguent les historiens, selon qu’ils considèrent les procédés, retors et cruels, de l’homme “ fertile en dangereux détours ”, ou les insignes services du roi. Mais c’est méprise et injustice d’isoler ses défauts, qui l’aidèrent en des passes difficiles.

Jeanne était boiteuse, bossue dès l’âge de 5 ans, mariée malgré elle à douze ans à un prince fut exclue de la cour. Son frère, Charles VIII, était devenu roi à la mort de Louis XI. A la mort de celui-ci en 1498, le mari de Jeanne accède au trône de France sous le nom de Louis XII. Louis XII, qui l’avait en aversion ne la regarda jamais comme son épouse. Dès son avènement, il s’empresse de faire annuler son mariage avec Jeanne, prétextant que celui-ci n’avait jamais été consommé. En vérité il était question pour lui d’affermir sa légitimité au trône en épousant la veuve de son prédécesseur, Anne de Bretagne, ce qui était également un moyen d’annexer le riche duché de Bretagne. Après un procès d’un tribunal ecclésiastique ouvert à la cathédrale Saint-Gatien de Tours le 10 août 1498 et qui invoque un mariage contraint et consanguin, le défaut d’âge lors du mariage et qu’elle était inapte à « recevoir la semence virile », le mariage est finalement cassé le 17 décembre par la bulle papale[ ]d’Alexandre VI Borgia pour non consommation.

[.« Que Dieu soit glorifié, dit alors la Sainte, mes chaînes sont brisées ; c’est Lui qui l’a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l’ai fait jusqu’ici. » Leur union avait duré vingt-deux ans.

Fille de Louis XI, Jeanne a exercé ses responsabilités avec une opiniâtre recherche du bien public.]

Elle était toute laide et contrefaite ; mais, en revanche, le Ciel révéla en elle, dès ses plus tendres années, une âme d’élite. Sa piété envers la sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés : elle avait cinq ans lorsque la Mère de Dieu daigna lui apprendre qu’elle était appelée à fonder en son honneur un Ordre dont le but principal serait l’imitation de ses vertus.

Ses adieux au roi furent touchants : « Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts ; désormais ma vie se passera à prier pour vous et pour la France. »

Jeanne se retira alors à Bourges, en 1500, Jeanne de Valois avait un caractère difficile, facilement tyrannique. Elle lutta contre son tempérament toute sa vie.

Dès lors la prière devint la compagne inséparable de sainte Jeanne. Son ardent amour pour Jésus-Christ lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d’une fois on la vit, à genoux au pied d’une Croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de Jésus-Christ. Quelques herbes mal apprêtées suffisaient à sa nourriture ; elle jeûnait et prolongeait ses veilles, ses prières trois jours au moins par semaine.

Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son cœur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité. Elle n’aurait désiré que Dieu seul pour témoin, car elle ne cherchait que Lui dans la pratique de toutes les vertus.

L’Eucharistie était sa force mystérieuse ; elle ne La recevait jamais que toute baignée de larmes, et c’est au pied du Tabernacle qu’elle trouvait tous les trésors de dévouement qu’elle prodiguait autour d’elle. Elle put en 1502, (fidèle à sa promesse d’enfant d’honorer la Mère de Dieu), avant sa mort sur les conseils de St François de Paule (fondateur de l’ordre des Minimes) et malgré de nombreuses oppositions, fonder l’Ordre des Annonciades.

Européen bien avant l’heure, l’ordre atteindra son apogée juste avant la Révolution, avec 50 monastères, en France, en Allemagne et en Belgique.


Sainte Jeanne mourut le 4 février 1505, à l’âge de quarante ans, Jules II étant pape, Maximilien Ier empereur du saint Empire romain germanique et Louis XII roi de France.

Une clarté extraordinaire parut pendant plus d’une heure dans sa chambre, au moment de sa mort. On trouva son corps couvert d’un rude cilice sur sa chair nue, avec une chaîne de fer sur ses reins ; c’est pas ces instruments terribles de la pénitence chrétienne qu’elle avait remplacé les joyaux de la couronne royale. Son culte établi de temps immémorial fut approuvé par Benoît XIV qui la déclara Bienheureuse le 18 juin 1742, Pie VI étendit son culte à toute la France le vingt avril 1775 et Pie XII la canonisa le 28 mai 1950.

Dès que le bourdon de la cathédrale eut répandu son glas, la ville de Bourges interrompit les réjouissances du carnaval, et Louis XII, qui relevait de grave maladie, s’émut à la pensée que les époux d’avant-hier auraient pu comparaître ensemble devant le Seigneur. Rendons-lui justice : il prescrivit, de sa main, des obsèques grandioses, auxquelles assistèrent deux cardinaux, des évêques, la noblesse du pays, des centaines de pauvres, et une foule innombrable.

Cinquante-sept ans après sa mort, des soldats protestants (refusant le culte des saints) ayant enlevé son corps pour le brûler, il fut trouvé sans corruption ; et l’on rapporte qu’il poussa des gémissements, et que, percé de leurs épées, il répandit du sang avec abondance.

PRIERE 

 » Nous honorons, Ô sainte Princesse, les vertus héroïques dont votre vie a été remplie, et nous glorifions le Seigneur qui vous a admise dans sa gloire. Mais que vos exemples nous sont utiles et encourageants, au milieu des épreuves de cette vie ! Qui plus que vous, a connu les disgrâces du monde ; mais aussi qui les a vues venir avec plus de douceur, et les a supportées avec plus de tranquillité ? Les grâces extérieures vous avaient été refusées, et votre cœur ne les regretta jamais ; car vous saviez que l’Epoux des âmes ne recherche pas dans ses élues les agréments du corps, qui trop souvent seraient un danger pour elles.

Le sceptre que vos saintes mains portèrent un instant leur échappa bientôt, et nul regret ne s’éleva en vous, et votre âme véritablement chrétienne ne vit dans cette disposition de la Providence qu’un motif de reconnaissance pour la délivrance qui lui était accordée La royauté de la terre n’était pas assez pour vous ; le Seigneur vous destinait à celle du ciel. Priez pour nous, servante du Christ dans ses pauvres, et faites-nous l’aumône de votre intercession.

 

Ouvrez nos yeux sur les périls du monde, afin que nous traversions ses prospérités sans ivresse, et ses revers sans murmure. Souvenez-vous de la France qui vous a produite, et qui a droit à votre patronage. Un jour, la tombe qui recelait votre sainte dépouille fut violée par les impies, et des soupirs s’échappèrent de votre poitrine, au sentiment des malheurs de la patrie. C’était alors le prélude des maux qui depuis se sont appesantis sur la nation française ; mais du moins la cause de la foi trouva, dans ces temps, de généreux défenseurs, et l’hérésie fut contrainte de reculer. Maintenant, le mal est à son comble ; toutes les erreurs dont le germe était renferme dans la prétendue Réforme se sont développées, et menacent d’étouffer ce qui reste de bon grain. Aidez-nous, conservez la précieuse semence de vérité et de vertus qui semble prête à périr. Recommandez-nous à Marie, l’objet de votre tendre dévotion sur la terre, et obtenez-nous des jours meilleurs. »

Lettre à son père, le roi Louis XI,

avant de partir pour la vie religieuse à Bourges

Mon Père, vous savez le désir que j’ai toujours eu dès mon jeune âge de plaire à la bénie Vierge Marie. Et un jour entre les autres que j’étais en grand désir de savoir comment je pourrais lui plaire parfaitement, la priant de tout mon cœur, en entendant la messe, qu’il lui plût de me l’enseigner et de me donner à connaître de quelle vie je devais vivre et aussi les religieuses de la Religion pour, en toutes choses, accomplir et faire son bon plaisir et celui de son Fils Jésus. Alors, je me sentis toute hors de moi-même, comme demi-ravie et m’étais avis que j’étais avec la digne Mère de mon Dieu et que je lui demandais de tout mon cœur l’accomplissement de mon désir.

Et elle me répondait : « Fais écrire tout ce qui est écrit en l’Evangile que j’ai fait en ce monde et fais-en une Règle et trouve moyen de la faire approuver du Siège apostolique. Et sache que pour toi et pour tous ceux et celles qui voudront la garder, c’est être en la grâce de Jésus mon Fils et en la mienne et que c’est la voie sûre d’accomplir les plaisirs de mon Fils et les miens. »


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30 janvier, sainte Bathilde, reine de France, vers 630- 30 janvier 680, fondatrice de l’Abbaye de Chelles et de Corbie. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/30-janvier-sainte-bathilde-reine-de-france-vers-630-30-janvier-680-fondatrice-de-labbaye-de-chelles-de-corbie Sat, 30 Jan 2016 14:12:54 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20842 Sainte Bathilde, reine de France, vers 630- 30 janvier 680,

fondatrice de l’Abbaye de Chelles et de Corbie.

La sainte reine Bathilde, de son vrai nom Balthilde, née auglo-saxonne, dans la première moitié du VIIe siècle, était, dit-on, de sang royal. Le plus complet silence règne sur son origine et sur son enfance.

Tout ce que l’on sait :

Surprise par des pirates, elle rut emmenée en Gaule et vendue à vil prix comme esclave. La Providence voulut qu’elle fût achetée par le maire du palais de Neustrie, allié par sa mère aux rois mérovingiens, Erchinoald (641). Celui-ci touché par sa grâce et sa beauté, la traita avec beaucoup de bonté et en fit son échanson, fonction qui la mettait à l’égal avec les grands officiers de sa maison.

Bathilde, d’un caractère doux, était sage, modeste, prudente et discrète dans ses paroles. Réglée dans toutes ses actions et de mœurs irrépro­chables, elle sut gagner les bonnes grâces de son maître, qui d’abord l’avait employée aux plus vils offices de sa maison. La jeune esclave, dans son humilité, ne dédaignait pas de rendre à ses compagnes les services les plus vulgaires. Erchinoald, devenu veuf et frappé des qualités qu’il remarqua dans cette jeune personne, conçut le dessein de l’épouser. Il s’en ouvrit à Bathilde, qui déclina un pareil honneur ; chrétienne, elle n’aspirait qu’à avoir Jésus pour époux. Aussi effrayée de ce projet, elle se cacha jusqu’à ce que son maître se fut résigné à prendre une autre épouse.

Erchinoald qui gardait pour Bathilde une grande et pieuse affection l’emmena à la cour de Clovis II 1, roi de Neustrie et de Bourgogne.

La Providence la destinait à occuper un rang plus élevé parmi les grands de ce monde.

Le roi Clovis II, fils et succes­seur du roi Dagobert, tomba éperdument amoureux de Bathilde, finit par l’épouser2 en 649 et en eut trois fils : Clothaire3, Childéric4 et Thierry5. [nous ne savons pas comment la jeune esclave abandonna son rêve de virginité perpétuelle.]

Ce Clovis Il était un personnage peu recommandable que les excès de gourmandise et de luxure rendirent fou avant de le conduire au tombeau, Clovis Il mourait à vingt-trois ans après dix-sept ans de règne (657).

Erchinoald disparaît et l’on voit s’élever le maire du palais Ébroin que les chroniqueurs ont attaqué à l’envi ; on a même cherché à rejeter sur Bathilde quelques-uns des méfaits de ce personnage.

Pendant la minorité de son fils Clothaire, Bathilde assura le gouvernement du royaume6, avec des conseillers expérimentés, au premier rang desquels Chrodobert, évêque de Paris, saint Eloi évêque de Noyon et saint Ouen7 évêque de Rouen.

Reine, elle ne fut point au-dessous de sa nouvelle fortune et son influence remplit bientôt tout le palais. Elle avait reçu de Dieu la grâce de la prudence ; elle obéissait au roi, son mari, comme à son maître, elle était pour les grands comme une mère, pour les évêques comme une fille, pour les adolescents comme une nour­rice attentive. N’oubliant pas qu’elle avait mené une vie errante, elle avait une tendre compassion pour les veuves, les pauvres et les orphelins. Aux bonnes œuvres elle joignait la prière, entretenant sous l’habit du siècle l’ardent désir de servir le Seigneur.

Elle combattit efficacement les simoniaques et interdit de recevoir quoi que ce fût pour la collation des ordres sacrés ; elle interdit de vendre des esclaves chrétiens ; elle supprima la capitation, impôt à payer par le chef de famille en raison du nombre des membres qui la composaient, loi impitoyable qui poussait les parents à laisser mourir leurs enfants pour échapper aux charges du fisc.

Le clergé eut à la cour une grande influence.

Clovis II rendit hommage à la fidélité, à la vertu, à la pru­dence de son épouse ; il lui donna un abbé Genesius (Genès) comme ministre de ses largesses. Il résidait au palais comme intendant pour servir les évêques, les pauvres, et s’occupait de l’envoi des nombreux présents que Bathilde offrait sans cesse aux églises et aux monastères ; ce saint homme devint plus tard évêque de Lyon.

La reine Bathilde présida de façon décisive à l’éclosion du monachisme dans son royaume, grâce à la pépinière de moines de l’Abbaye de Luxeuil fondé par saint Colomban, elle eut également un soin particulier de multiplier dans le royaume les églises.

Comme objet de ses bienfaits on cite en premier lieu le monastère de Chelles, dans le territoire de Paris, modeste asile de jeunes filles fondé par sainte Clotilde, Bathilde l’agran­dit. Elle fit des donations considérables aux monastères de Jumièges et de Fontenelle (Saint Wandrille et saint Philibert, fondateurs respectifs des abbayes de Fontenelle et de Jumièges en Normandie, méditèrent la règle de saint Colomban à l’abbaye de Luxeuil) ; Corbie au diocèse d’Amiens, reçut à son tour les bienfaits de Bathilde, qui fit reconstruire l’abbaye et plaça à sa tète le vénérable Théodefroid ; Jouarre, Faremoutier, Logium et Saint Evroul en Normandie, Saint-Laumer-le-Moutier ; elle fut la bienveillante protectrice et généreuse donatrice auprès des monastères colombaniens comme Saint-Pierre Saint-Paul de Luxeuil dans les Vosges fondé en 590, mais biens d’autres abbayes furent comblées de dons et de privilèges. Elle accorda des immunités et des exemptions aux basiliques de Saint-Germain et de Saint-Denis, à celles de Saint-Aignan d’Orléans et de Saint-Martin à Tours.

[Tout au cours des VIIe et VIIIe siècles, le monastère de Luxeuil a joué un rôle majeur au regard du recrutement des cadres de l’église du nord du royaume franc. Par ses relations privilégiées auprès des cours mérovingiennes et grâce à l’intervention de la reine Bathilde, il intervint pour la nomination des évêques et il participe activement aux fondations monastiques dans cette région septentrionale de la Gaule. Le succès du mouvement colombanien dans la société mérovingienne est le résultat de la conjonction du nombre de convertis et des moines irlandais qui, grâce à leur rang au sein de cette société aux mœurs barbares, ont su apporter une structure sociale et cultuelle en rapport avec les croyances païennes de la population locale au sein de communautés monastiques. La plupart de ces monastères fondés par le monachisme colombanien ont posé les bases nécessaires au développement des monastères bénédictins. L’on compte aujourd’hui 88 canonisations de pères abbés, de moines qui ont vécu ou fait leur formation, dans ce monastère]

L’influence de Bathilde parut dans l’exercice des bonnes œuvres en 652 ; pendant que la famine sévissait dans le royaume, elle donna le jour à un enfant. qui reçu le nom de Clotaire ; les années suivantes naissaient Chil­déric en 653, Thierry en 654.

Comme la réputation de science et de vertu de Léger, archidiacre de Poitiers, étant parvenue jusqu’à elle, la reine Bathilde le fit venir au palais qu’il ne quitta que pour devenir évêque d’Autun (663). La politique de la reine Bathilde avait un caractère nettement ecclésiastique et les évêques prenaient une part considérable dans les mesures qu’elle édictait.

C’est à I’influence bienfaisante de la reine régente qu’il faut attribuer l’harmonie et la paix entre l’Austrasie et les royaumes unis de Neustrie et de Bourgogne, la répression des désordres de la simonie dans le clergé.

A l’époque de Bathilde, la réunion du Regnum Francorum (la Neustrie, l’Austrasie et la Bourgogne) était devenue une œuvre fort difficile. Après la mort de Sigebert Il d’Austrasie, frère de Clovis n (658), le maire du palais, Grimoald, fit tondre et exiler en Irlande le fils de Sigebert Il et lui substitua son propre fils. Après la mort de Grimoald (663) Bathilde prit l’Austrasie et imposa comme roi son second fils, Childéric II.

Les aspirations de Bathilde ne furent vraiment satisfaites que le jour où, descendant du trône, elle put se réfugier dans le cloître.

Au maire du palais Erchinoald avait succédé Ebroïn, une brute sanguinaire qui s’en prit à l’orgueilleux prélat de Paris, Sigobrand, qu’il fit assassiner par les grands du royaume, malgré les efforts de la reine pour le sauver. Délivré de ce rival, Ebroïn voulut aussi se débarrasser de la tutelle de la régente qu’il estimait tout en la trouvant encombrante et Bathilde, obligée de se dessaisir du pouvoir, fut conduite au monastère de Chelles (Seine-et-Marne). Ceci dut se passer avant 673.

Bathilde passa dans ce monastère, qu’elle avait royalement agrandi et auquel elle avait donné comme abbesse Bertila, qu’on était allé chercher à l’abbaye de Jouarre, les dernières années de sa vie, soumise en toute simplicité aux autres moniales et se tenant toujours effacée et humble.

Admise dans le célèbre cloître, elle témoigna à toutes les sœurs une tendre affection, se soumit il l’abbesse comme la plus humble des religieuses, suivit avec une fidélité exemplaire les exercices de la communauté. Cédant à son attrait particulier pour les œuvres de miséricorde, elle allait fréquemment au chevet des malades et des infirmes. Elle aurait passé paisiblement ces années de vie monastique dans l’oubli des grandeurs si le sort des royaumes gouvernés par elle n’était venu lui causer de douloureuses inquiétudes. La mort préma­turée de son fils Clotaire III, en 673, vint rompre I’union qui jusque-là, avait régné entre ses enfants. Cette perspective de sanglantes discordes fut une cause d’épreuves auxquelles vint se joindre une grave maladie.

Comme le moment de sa mort approchait, Bathilde eut une vision consolante. Devant l’autel de la vierge Marie, il lui sembla voir une échelle dont le sommet atteignait le ciel. Elle-même en gravissait les degrés, accompagnée par les anges du Seigneur. C’était l’indication que ses mérites, sa patience, son humilité allaient recevoir leur récompense. Aux quelques religieuses témoins de cette vision, elle défendit d’en parler avant sa mort.

Cet heureux moment arriva pour elle le 30 janvier 680, au plus tard.

Epilogue

Selon les usages du temps, le corps de Bathilde, revêtu des habits religieux, le visage découvert, fut porté dans l’église abbatiale au chant des psaumes et des cantiques sacrés. On l’enferma dans un sarcophage de pierre, sous le pavé de l’église. Dieu, par des miracles à ce tombeau, fit éclater les mérites de Bathilde ; des malades et des démoniaques y retrouvèrent la santé et la paix.

En 833, devant l’empereur Louis le Débonnaire, il y eut une exhumation et le corps fut retrouvé intact; de nou­veaux miracles se produisirent.

Le pape Nicolas Il béatifia Bathilde au XIe siècle ; la fête principale a été fixée au 30 janvier, qui, selon l’opinion la plus vraisemblable, est l’anniversaire de la mort. Cependant, jus­qu’en 1922, le martyrologe romain mentionnait Bathilde au 26 janvier.

Le corps de la sainte reine Bathilde fut, sous la révolution française, protégé par les habitants de Chelles qui le portèrent dans l’église Saint-André où il est encore. Quelques reliques qui ont été extraites de l’ensemble, sont à Rome, dans la chapelle de Pie IX, à la cathédrale de Meaux, à l’abbaye de Jouarre, à Bray­-sur-Somme et à Mailly ; les reliques de Corbie ont été détruites par les révolutionnaires.

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Notes

1- Clovis Il, second fils du roi Dagobert 1e et de Nanthilde, né en 635, fut réclamé comme roi par les Neustrien, tandis que son frère aîné, Sigebert, avait reçu l’Austrasie, avec diverses dépendm1ces en Aquitaine et en Provence. Après la mort de Dagobert (19 janvier 639), Clovis fut, sans difficulté, reconnu comme roi par les grands de Neustrie et de Bourgogne et son royaume fut gouverné par sa mère, assistée du main: du palais de Neustrie (Aega, mort en 642, fut remplacé par Erchinoald, pour la Neustrie, et par Flaochat, pour la Bourgogne). Sa mère étant morte en septembre 642, Clovis Il, tant en Neustrie qu’en Bourgogne, laissa le gouvernement aux maires du palais : lui et son frère Sigebert sont considérés comme les premiers rois fainéants. Il mourut fou à l’âge de vingt-trois ans (657).

2- « Je suis votre esclave et, de gré ou de force, il faudra que je me soumette à votre volonté; dit Bathilde au Roi qui lui répondit. (Ille esclave ne saurait s’asseoir sur un trône des francs, je VOliS déclare libre, et libre aussi de refuser ma main. »

3- Clothaire III (né en 652, mort en 671) devint roi de Neustrie et de Bourgogne à la mort de son père ; son royaume fut gouverné par sa mère puis par le maire du palais, Ébroïn.

4- Childéric II (né après 652, mort en 675) fut proclamé roi d’Austrasie (662) après que les grands eurent renversé le maire du palais, Grimaud, et son fils, Childebert, qu’il avait fait roi, sous Childéric, l’Austrasie fut gouvernée par le duc Gonfaud (maire du palais). Après la déposition de son frère, Thierry III (673), Childéric fut proclamé roi de Neustrie. Ayant réuni tous les royaumes francs, Childéric voulut les gouverner en maître absolu et fit si mal qu’il fut assassiné lors d’un chasse. Childéric Il fut le dernier mérovingien qui essaya de régner.

5- Thierry III fut proclamé roi de Neustrie à la mort de son frère, Clotaire III, mais il fût presque aussitôt déposé par son autre frère, Childéric Il, et enfermé à l’abbaye de Saint-Denis. Il retrouva sa couronne à la mort de son frère. Battu par, à Tertry (687) par Pépin d’Héristal (père de Charles Martel), maire du palais d’Austrasie, il ne régna plus qu’en titre et mourut en 691.

6 Nous possédons de sa main des souscriptions à des diplômes en faveur de Frodohert, abbé de Chelles (658-659) et en faveur de saint Mommelin, évêque de Noyon-Toumai, ct de saint Bertin, abbé de Sithiu (663).

7- Saint Ouen, entré dans l’administration sous Clothaire Il fut sous Dagobert 1°, référendaire, surveillant la rédaction des actes officiels et les scellant du sceau royal dont il avait la garde.

8- Les chroniqueurs anglais, notamment Eddius Stephanus, repro­chent nettement à Bathilde d’avoir fait assassiner Aunemundus ; évêque de Lyon, pour placer sur ce siège épiscopal son collaborateur l’abbé Genesius. Cet épisode cadre si peu avec le reste qu’un sérieux doute est permis quant à son historicité.

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29 janvier : saint Gildas, abbé de Bretagne, v 504 – 29 janvier v 570 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/29-janvier-saint-gildas-abbe-de-bretagne-504-29-janvier-570 Tue, 26 Jan 2016 13:21:33 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20806 Saint Gildas, abbé de Bretagne, v 504 – 29 janvier v 570

Ce noble breton voit le jour en Écosse au début du Ve siècle, l’année où les Bretons romanisés battent les Saxons envahisseurs. D’après nombre d’hagiographes, il aurait étudié dans un monastère du pays de Galles, sous la direction d’un disciple de saint Germain l’Auxerrois.

Ordonné prêtre en 518, cet apôtre, surnommé  » le sage « , convertit d’abord ses compatriotes par une éloquence sacrée aussi simple qu’efficace. Avec le même succès, il passe en Irlande (saint Colomban d’ailleurs lui rendra hommage) pour aboutir en Armorique, la petite Bretagne continentale.

L’histoire de Saint-Gildas-de-Rhuys commence vers 536, lorsque le moine breton Gweltas (Gildas) quitte la Grande-Bretagne pour se retirer dans l’île de Houat. La petite île ne suffit bientôt plus pour recevoir tous les disciples de l’ermite dont la renommée grandissait de jour en jour. Le comte Guerech, alors seigneur du pays de Vannes, lui fait don d’un château qu’il possédait dans la presqu’île de Rhuys (qui ferme, au sud, le golfe du Morbihan) et  Gildas le convertit en monastère. Ainsi fut fondée l’abbaye dont il devint le premier abbé.

Abélard, le savant théologien du Moyen Age, en sera l’abbé au XIIe siècle. Troublé par l’effondrement de la civilisation romaine sous les coups successifs des envahisseurs saxons, il écrit :  » De la ruine de la Bretagne  » : ouvrage qui connaîtra un grand succès durant tout le haut Moyen Age.

L’abbatiale de Saint-Gildas de Rhuys abrite sa sépulture.

*****

La presqu’île de Rhuys comptait sous l’Ancien Régime quatre paroisses : Sarzeau, créé vers la fin du Xème siècle, dont Saint-Armel était une simple chapelle et dont Le Tour-du-Parc fut détachée au XIXème siècle, Saint-Goustan créé vers la fin du XIème siècle (qui a formé l’actuelle commune de Saint-Gildas), avec ses trèves de Houat et Hoedic, Arzon et Ilur qui fut annexée à l’Ile-d’Arz en 1615.

L’abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys tombée en ruine et sur la demande de Geoffroy Ier alors duc de Bretagne, elle est reconstruite en 1008 par un moine appelé Félix. A partir de 1506, l’abbaye de Rhuys tombe à nouveau en ruine. En 1649, les Bénédictins de St Maur prennent alors possession des lieux et restaurent l’abbaye qui restera leur résidence jusqu’à la veille de la Révolution. Elle sera reconstruite après 1653. 

L’abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys est revendue comme bien national en 1789. Saint-Gildas-de-Rhuys est édifié en commune en 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Sainct Goustan en l’isle de Ruis (en 1427), Sainct Goustan en l’isle de Ruys (en 1441), Sainct Guedas de Reuys (en 1448).

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26 janvier : Saint Timothée et saint Tite, compagnons de voyage et amis de saint Paul, furent choisis par l’Apôtre pour gouverner, l’un l’Eglise d’Ephèse et l’autre l’Eglise de Crète. Autrefois, le premier était fêté le 24 janvier et le second le 4 janvier. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/26-janvier-saint-timothee-saint-tite-compagnons-de-voyage-amis-de-saint-paul-furent-choisis-par-lapotre-pour-gouverner-lun-leglise-dephese-lautre Tue, 26 Jan 2016 10:13:25 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20798 Saint Timothée et saint Tite, compagnons de voyage et amis de saint Paul, furent choisis par l’Apôtre pour gouverner, l’un l’Eglise d’Ephèse et l’autre l’Eglise de Crète. Autrefois, le premier était fêté le 24 janvier et le second le 4 janvier.

Né à Lystres, en Lycaonie (Asie mineure), d’un père grec païen, Timothée fut, avec sa mère (Eunice) et sa grand-mère (Loïs), juives et croyantes, converti par saint Paul. Sur la recommandation des prophètes de la communauté de Lystres, saint Paul le prit comme compagnon de voyage. Saint Paul lui confia des missions près des communautés (Thessalonique, Macédoine, Corinthe) et l’utilisa comme secrétaire pour rédiger les épîtres. Après avoir partagé sa première captivité, il accompagna saint Paul jusqu’à ce que celui-ci lui demandât de rester à Ephèse dont il fut le premier évêque.

C’est une des gloires du disciple d’avoir reçu deux Épîtres célèbres de son maître. Dans la première, saint Paul adressait à saint Timothée ces conseils touchants : « Que personne ne méprise votre jeunesse ; mais soyez l’exemple des fidèles, dans les discours, dans la manière d’agir, dans la charité, dans la foi, dans la chasteté. Jusqu’à ce que je vienne, appliquez-vous à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. Ne négligez pas la grâce qui est en vous, qui vous a été donnée en vertu d’une prophétie, avec l’imposition des mains des prêtres. Méditez ces choses, soyez-y tout entier, afin que votre avancement soit connu de tous. Veillez sur vous-même et sur votre doctrine, veillez-y sans relâche. En agissant ainsi, vous vous sauverez vous-même et ceux qui vous écoutent ».

Après la mort de saint Paul, saint Timothée, qui avait été préposé par son maître à l’Église d’Éphèse, eut la consolation d’y vivre en l’amitié et la présence du disciple bien-aimé de Jésus, l’Apôtre saint Jean.

La tradition dit qu’il fut massacré à coups de massue et de pierres dans une émeute populaire, pour avoir voulu dissuader le peuple de se mêler aux désordres d’une fête païenne, c’était le 22 janvier de l’an 97, saint Clément Ier étant pape et Nerva empereur romain.

L’Église honore en lui l’un des plus célèbres et des plus saints disciples des Apôtres.

Le corps de saint Timothée fut enterré près de celui de saint Jean, à Ephèse, où il resta jusqu’à ce qu’on le transportât à Constantinople (356).

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Né dans le paganisme, Tite aurait été, selon une ancienne tradition, de parents nobles, de la race royale de Minos, roi de Crète. Cette même tradition ajoute qu’il aurait fait de solides études en lettres profanes quand il aurait entendu une voix mystérieuse lui ordonnant de quitter son pays et de sauver son âme, ajoutant que la science profane des Grecs lui serait peu utile pour son salut. Il aurait attendu un an au bout duquel la même voix lui aurait dit de lire les Ecritures des Hébreux. Son oncle, proconsul de Crète, ayant appris la naissance du Messie d’Israël, l’aurait envoyé à Jérusalem où il aurait connu le Seigneur qui l’aurait compté parmi ses soixante-douze disciples. Témoin de la vie publique de Jésus, de sa Passion, de sa Résurrection et de son Ascension, il aurait été consacré par les Apôtres et adjoint à saint Paul.

Plus probablement, on pense que Tite, né païen, fut converti par saint Paul qui, quatorze ans plus tard, l’ayant rencontré à Antioche, l’emmène jusqu’à Jérusalem où il assiste au fameux « concile » qui rejette la circoncision des païens. A partir de ce moment là, il accompagne saint Paul dans ses voyages et lui sert de messager, singulièrement vers les communautés de Corinthe et d’Ephèse. Après la première captivité de saint Paul, il aborda en Crète avec l’Apôtre qui l’y laissa jusqu’à ce qu’il l’envoie en Dalmatie. Après le martyre de saint Paul, Tite revint en Crète où, disent les byzantins, il mourut dans un âge très avancé (quatre-vingt-quatorze ans). Le corps de saint Tite resta dans la cathédrale de Gortyne jusqu’à ce que la cité fût détruite par les musulmans (823) ; on ne retrouva que la tête de Tite qui fut transportée à Venise où elle est vénérée à Saint-Marc.

Comme la divin Semeur dont nous parle l’Évangile de la Sexagésime, saint Tite, disciple bien-aimé de saint Paul, « endura les fatigues de nombreux et lointains voyages sur terre et sur mer pour aller jeter la semence de la divine parole chez des nations répandues en diverses contrées et parlant différentes langues ».

Aussi l’Église nous déclare-t-elle que « Dieu l’avait orné des vertus d’un apôtre » et qu’il fut l’un « des ouvriers que le Maître de la moisson envoya pour faire la moisson ».

Employé par saint Paul dans des circonstances importantes, il aborda avec lui en Crête et fut désigné par l’Apôtre comme Évêque de cette île. C’est là qu’il reçut de son maître une lettre insérée dans le Nouveau Testament et dont nous trouvons des extraits à l’Épître de certaines Messes.

Aujourd’hui nous y lisons, comme l’avait déjà dit le Christ, que l’Évêque est un « intendant de Dieu » et que « Jésus est le Sauveur qui S’est donné afin de nous racheter ».

Saint Tite mourut à l’âge de 94 ans, vers l’an 105, et son nom est comblé de louanges par saint Jean Chrysostôme et par saint Jérôme.

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24 janvier – saint François de Sales : docteur de l’Eglise et fondateur de l’Ordre de la Visitation, 21 août 1567 – 28 décembre 1622. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/24-janvier-saint-francois-de-sales-docteur-de-leglise-fondateur-de-lordre-de-la-visitation-21-aout-1567-28-decembre-1622 Mon, 25 Jan 2016 09:21:27 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20787 Saint François de Sales : docteur de l’Eglise et fondateur de l’Ordre de la Visitation, 21 août 1567 – 28 décembre 1622.

« Si les mondains vous demandent pourquoi vous communiez si souvent, répondez-leur que deux sortes de gens doivent souvent communier : les parfaits, parce qu’étant bien disposés, ils auraient grand tort de ne point s’approcher de la source et fon­taine de perfection ; et les imparfaits, afin de pouvoir justement prétendre à la perfection ; les forts, afin qu’ils ne deviennent pas faibles ; et les faibles, afin qu’ils deviennent forts ; les malades, afin d’être guéris, et les sains, afin qu’ils ne tombent pas en maladie ; et que vous, comme imparfait, faible et malade, vous avez besoin de souvent communier avec votre perfection, votre force et voire médecin. Dites-leur que ceux qui n’ont pas beaucoup d’affaires mondaines doivent souvent communier, parce qu’ils en ont souvent la commodité, et ceux qui ont beaucoup d’affaires mondaines, parce qu’ils en ont la nécessité. Et que celui qui travaille beaucoup doit aussi manger des viandes solides et souventes fois. Dites-leur que vous recevez le saint Sacrement pour apprendre à le bien recevoir, parce qu’on ne fait guère bien une action à laquelle on ne s’exerce pas souvent. »

Saint François de Sales, « Introduction à la Vie dévote» (chapitre vingt-et-unième de la seconde partie).

Né de François de Boisy et de Françoise de Sionnaz, François reçut à sa naissance le nom de Sales, du lieu de sa naissance au château de Sales, en Savoie, le 21 août 1567, (près de Thorens-Glières, ville du duché de Savoie et aujourd’hui commune du département de Haute-Savoie). Ses parents l’initièrent de bonne heure aux élé­ments du christianisme et le fruit de cette éducation fut chez François l’horreur du vice et du mensonge. Il fit sa première communion à dix ans, et reçut la confirmation le même jour.

Etudes à Paris et en Italie

Après ses humanités il fut envoyé à Paris pour y étudier la rhétori­que et la philosophie chez les jésuites du Collège de Clermont. C’est là qu’à la fin de 1586 il traversa une terrible tentation de désespoir, due à l’incertitude au sujet de sa prédestination ; il en sortit par un acte de total abandon à Dieu qu’il fit devant Notre Dame de Bonne Délivrance à Paris. Pendant les six ans qu’il séjourna à Paris, les égli­ses et les maisons religieuses furent les seuls lieux qu’il fréquenta. Ses multiples études ne lui firent rien retrancher de ses exercices de piété.

Désireux de lui faire embrasser la magistrature, son père l’envoya ensuite à Padoue, pour y suivre les cours de l’Université. François s’y livra avec ardeur à l’étude de la jurisprudence et de la théologie. Sa vertu y fut mise plusieurs fois à l’épreuve ; mais il en sortit victorieux. En septembre 1591, après de brillants examens, il reçut la couronne et le bonnet de docteur, et rentra dans sa famille.

Le marquis de Sales, son père, voulut qu’il allât à Chambéry pour s’y faire recevoir avocat au Sénat de cette ville. François, qui, déjà était résolu à se consacrer à Dieu, refusa la dignité séculière de sénateur que lui offrit le duc de Savoie ; par contre, il accepta le titre de Prévôt, ce qui le constituait dans l’état ecclésiastique et en faisait le second personnage du clergé de Genève, circonstance qui contribua à obtenir le consente­ment du marquis. Le 13 mai 1593, il revêtit l’habit ecclésiastique pré­paré de longue main par sa pieuse mère ; le 18 septembre suivant il re­cevait le diaconat, et un mois après, il était ordonné prêtre.

Vie sacerdotale, mission et conversion du Chablais

Une partie du diocèse de Genève, le Chablais, avait été ravagée par le protestantisme durant les soixante années d’occupation par les Calvi­nistes (Genève était la « Rome » des calvinistes). Après le retour de ce canton à la Savoie, le duc résolut de ramener la population au catholicisme ; dans ce but, il pria l’évêque de Genève, alors réfugié à Annecy, d’y envoyer des missionnaires doués d’un cou­rage à toute épreuve. François s’offrit à remplir cette mission délicate et périlleuse ; et, malgré l’opposition de son père, il partit résolument.

Un an s’écoula sans voir poindre le moindre espoir de succès. Ne pouvant se faire entendre de gens qui ne venaient pas à ses sermons, François composa des brochures où il réfutait les attaques des ministres protestants. Ces écrits, joints à la vie apostolique menée par le zélé missionnaire, ouvrirent les yeux à plusieurs. Bientôt l’élan fut donné, les conversions se multiplièrent ; et de toutes parts la religion catholique reprit la place que l’hérésie lui avait ravie.

Le père et la mère de François en tressaillirent de joie. Le duc de Savoie, présentant le Prévôt au cardinal de Médicis, le fit en ces termes : « Voici l’apôtre du Chablais ; c’est un homme de Dieu que le ciel nous a envoyé. J’ai bien secondé de mon épée une si sainte entreprise ; mais toute la gloire de cette bonne œuvre est due au zélé missionnaire. » Il fit plus : il le fit nommer Coadjuteur de l’évêque de Genève.

Profitant des hostilités ouvertes entre la France et la Savoie, les pro­testants de Genève, espérant reprendre leurs avantages dans le Chablais, offrirent leurs services à Henri IV. Celui-ci accepta leurs offres, mais refusa d’autoriser le libre exercice du culte protestant dans les territoi­res nouvellement conquis ; bien plus il ordonna au gouverneur de main­tenir intact tout ce qui avait été si heureusement réalisé par François de Sales dans le Chablais. En 1602, les Genevois demandèrent à Henri IV de confirmer leur usurpation sur plusieurs enclaves du pays de Gex ! L’évêque de Genève envoya son coadjuteur à Paris défendre la cause des villages catholiques. Henri IV reçut très favorablement le Coadjuteur, et le renvoya à son ministre Villeroi. Au bout de six mois il vit ses négocia­tions aboutir à un insuccès.

A son retour de Paris, François apprit la mort de Granier, son évê­que. Jusqu’alors, bien que Coadjuteur il avait toujours refusé la consé­cration épiscopale, par mo4destie. Quand on le pressait, il répondait : « Tant que Dieu nous laissera Monseigneur notre Evêque, je ne change­rai ni mon rang dans l’Eglise, ni la couleur de mon habit. »

Il fut sacré le 8 décembre 1603, dans l’église de Thorens, où il avait été baptisé. A partir de ce jour François eu le souci d’engager les réformes demandées par le Concile de Trente (1545-1563)

Même après son sacre, François voulut que la plus grande simplicité présidât à sa maison, et ne voulut jamais consentir à acheter un palais épiscopal. « J’ai du bonheur, disait-il, à penser que je n’ai point de de­meure à moi et que le maître de mon hôtel peut me mettre dehors quand il le voudra; c’est un’ trait de conformité avec Jésus-Christ, mon maître, qui n’avait pas où reposer sa tête. Je veux mourir avec la gloire de n’avoir rien à moi. »

Il dut interrompre ses courses apostoliques pour venir au secours du pays de Gex qui, tout en faisant partie de son diocèse, appartenait à la France, et où les protestants prêchaient la haine du catholicisme. Les autorités françaises, auxquelles eut recours le prélat accordèrent tout ce qui était en leur pouvoir. Cette victoire faillit coûter la vie à l’évêque de Genève : les protestants le firent empoisonner. Réduit à l’extrémité, il fut sauvé par un vœu qu’il fit à Notre-Dame de Thonon.

Henri IV estimait beaucoup François de Sales, et disait : « Monsieur de Genève est vraiment le phénix des prélats. Il y a presque toujours chez les autres quelque côté faible : dans l’un c’est la science, dans un autre la piété ; dans d’autres la naissance ; au lieu que Monsieur de Genève réunit tout au plus haut degré, et naissance illustre, et science rare, et piété éminente. » Il chercha à l’attirer en France, afin de lui donner une position plus en rapport avec son mérite. Mais François remercia le roi de sa bienveillance. Il refusa de même la dignité de Coad­juteur de l’évêque de Paris, que lui offrait le cardinal de Retz : « Le dio­cèse de Genève, disait-il, est la portion de la vigne que Dieu m’a appelé à cultiver ; je ne peux y renoncer sans exposer mon salut. On ne se donne pas à l’Eglise pour faire une grande fortune, mais pour défricher le champ assigné par le père de famille. »

Œuvre de la Visitation

Ce fut en exerçant son ministère en France, en prêchant le Carême à Dijon (1603), qu’il rencontra la baronne de Chantal, avec l’aide de laquelle il allait fonder l’œuvre de la Visitation, pour mettre la vie religieuse à la portée des femmes de faible santé. Une des plus belles créa­tions de l’évêque de Genève. A ses premières religieuses il dira : « Nous commencerons avec la pauvreté, parce que notre Congrégation ne pré­tendra s’enrichir que de bonnes œuvres … Les filles de la Visitation par­ieront toujours très humblement de leur petite Congrégation, et lui préféreront toutes les autres quant à l’honneur et l’estime. Néanmoins elles la préféreront aussi à toute autre quant à l’amour, témoignant vo­lontiers, lorsque l’occasion s’en présentera, combien elles vivent agréable­ment en cet état. Ainsi chacun préfère son pays en amour, non en es­time ; ainsi chaque pilote chérit plus le vaisseau dans lequel il vogue que les autres quoique plus riches. » Les Visitandines joignent la clôture à l’enseignement de la jeunesse.

François de Sales est un de nos grands écrivains du « grand siècle ».

Tout le monde connaît le livre intitulé : « Introduction à la Vie dévote » ; cet ouvrage fit en son temps une sensation prodigieuse, et a été traduit dans toutes les langues. Après plus de quatre siècles, ce chef d’œuvre n’a rien perdu de son intérêt, ni de sa vogue. On peut en dire autant de tous les écrits de ce saint évêque, et particulièrement de son « Traité de l’amour de Dieu » ; moins lu aujourd’hui parce que l’éducation est moins sérieuse, ce dernier écrit est peut-être le plus beau livre de philosophie religieuse que le XVIIe siècle nous ait laissé.

Ses écrits sont destinés aux laïcs, et veulent montrer que la sainteté et la perfection chrétienne ne sont pas réservées aux prêtres ou aux religieux ; tout chrétien est appelé par Dieu à la sainteté. « C’est une erreur, bien plus, une hérésie, de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, du ménage des gens mariés. Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite. Et en quoi consiste cette vie parfaite ? Pour parler le langage de notre saint : qu’est-ce donc « être dévot » ? «  C’est tout sim­plement vouloir faire la volonté de Dieu et, de plus, la faire gaîment. »

Saint François de Sales mourut à Lyon le 28 décembre 1622. Selon ses recommandations, ses restes furent transportés en Savoie et furent solennellement ensevelis à Annecy le 29 janvier 1623.

Il est le saint patron de tous les journalistes et des villes savoyardes d’Annecy et de Chambéry.

Béatification et canonisation

Conformément au décret d’Urbain VIII  selon lequel aucun Serviteur de Dieu ne pouvait bénéficier d’un culte tant que le Saint-Siège ne s’était pas prononcé solennellement, en attendant cinquante ans entre le décès et l’introduction d’une cause en béatification, la cause de M. de Genève avait dû attendre ce délai, qui prenait fin en 1662 exactement. Néanmoins, le Clergé de France n’avait pas attendu pour demander l’exaltation de l’évêque savoyard, puisque l’assemblée du Clergé de France écrivit au pape, le 19 août 1625 (trois ans après la mort de l’intéressé) : 

« Accordez donc, Très-Saint-Père, aux prières de notre assemblée et aux vœux unanimes de tous les peuples, l’effet de nos demandes, et puisque Votre juridiction s’étend jusqu’au ciel, ne tardez pas à déclarer la béatification de notre très-cher et très-respectable confrère, afin que ce qui n’a été jusqu’ici l’objet que d’une opinion humaine, mais universelle, et qui paraît bien fondée, acquière par Votre décret le degré de certitude nécessaire pour autoriser notre culte et pour affermir notre confiance ».

À peine nommé sur le siège d’Évreux, Mgr de Maupas fut choisi par les évêques de France et envoyé par le Roi à Rome pour presser le procès de Mgr François de Sales. Il reçut les consignes du roi à Fontainebleau en septembre 1661 et arriva à la Ville éternelle début décembre, accompagné par Mgr Simon Legras, évêque de Soissons. Henri-Marie Boudon, archidiacre et vicaire général d’Evreux, est alors investi par son évêque de la plénitude de son autorité pour gouverner le diocèse durant son séjour à Rome.

Le décret de béatification fut signé le 28 décembre 1661, son dies natalis, trente-neuf ans auparavant, et le 8 janvier 1662 avait enfin lieu la béatification tant attendue de Mgr de Sales. Le Pape voulut que Mgr de Maupas, en qualité de député du clergé de France, célébrât pontificalement la Messe en cette solennité, sur l’autel même de la Confession de la basilique Saint-Pierre, grâce insigne rarement accordée, cet autel étant réservé au Souverain Pontife. Il s’agissait de la première béatification de l’histoire de l’Église.

A son retour triomphale, Mgr de Maupas installa un autel dédié à S. François de Sales en sa cathédrale d’Evreux, il faisait face à la porte de la grande sacristie (aujourd’hui remplacé par l’oratoire à Notre-Dame de Lourdes). Le prélat rapporta de Rome comme relique une chasuble en satin vert et une mule de saint François de Sales. Il en fit don au Séminaire où la chasuble ne servait qu’à la fête de l’évêque de Genève. Trois années après cet évènement, Mgr de Maupas fut également choisi par les évêques de France pour le procès de canonisation.

Bref, ouverture du procès en béatification par le Saint-Siège en 1626, béatifié le 8 janvier 1662 (première béatification de l’histoire de l’Église), canonisé le 19 avril 1665 par Alexandre VII, déclaré Docteur de l’Église en 1877 comme “ Docteur de l’amour

Patronages

N’épargnant rien pour annoncer l’Evangile : ni visites dans son diocèse, ni catéchèses des petits enfants, ni visites aux condamnés, ni voyages apostoliques… [C’est l’époque où l’Église romaine, face au protestantisme et à la doctrine de la prédestination, reprend courage et se lance dans le grand mouvement de la Contre-Réforme], il entreprend d’écrire des lettres personnelles aux gens qu’il ne peut atteindre. Puis il fait appel à l’imprimerie pour éditer des textes qu’il placarde dans les endroits publics et distribue sous les portes. Ces publications périodiques imprimées sont considérées comme le premier « journal » catholique du monde, et c’est pourquoi François de Sales est le patron des journalistes depuis 1923. Furent ainsi publiés les « Méditations », les « Épîtres à Messieurs de Thonon » et les « Controverses ». Et pour toucher les illettrés, il se met à prêcher sur les places, au milieu des marchés.

Il est également le saint patron des sourds-muets parce qu’il a pris sous sa protection pendant 17 ans (jusqu’à sa mort) le sourd-muet Martin, et l’a lui-même patiemment enseigné et catéchisé.

François de Sales a réellement modelé la piété catholique à partir du premier tiers du XVIIe siècle par ses écrits mais aussi en fondant ou encourageant les confréries : 

« Il leur est nécessaire de s’allier les uns aux autres par une sainte et sacré amitié ; car par le moyen de celle-ci ils se motivent, ils s’aident, ils s’invitent mutuellement au bien. »

* * *

Florilège

– Soyez, disait-il, le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l’on prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu’avec cent barils de vinaigre. S’il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur.

– Il faut fleurir là où on est semé.

– Un saint triste est un triste saint.

Qui a Jésus dans son cœur, ne tardera pas à l’avoir en toutes ses actions extérieures…. Qui de l’homme gagne le cœur, gagne l’homme tout entier.

– L’on peut arriver à un chemin de sainteté non seulement dans un monastère, en clôture ou dans la vie religieuse, mais dans tout état de vie, selon le mode propre à cet état de vie.

– On a beau dire, mais le cœur parle au cœur, la langue ne parle qu’aux oreilles.

– Très douce Vierge, donnez-moi toutes vos vertus, surtout l’humilité.

Rendez-vous fort familière avec les anges ; voyez-les souvent invisiblement présents à votre vie, et surtout aimez et révérez celui du diocèse dont vous êtes, ceux des personnes avec lesquelles vous vivez, et spécialement le vôtre ; suppliez-les souvent, louez-les ordinairement, et employez leur aide et secours en toutes vos affaires, soit spirituelles soit temporelles, afin qu’ils coopèrent à vos intentions. Saint François de Sales, « Introduction à la Vie dévote »

Ephéméride du 24 janvier :

En 1861, entrée à l’Académie française du père Henri Lacordaire, religieux qui restaura en 1839, en France, l’ordre des Dominicains, supprimé en 1790. Elu au fauteuil 18, le 2 février 1860, il prononce son discours de réception le 24 janvier suivant, faisant l’éloge d’Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville à qui il succède.

Il termine : « Quand vos suffrages m’ont appelé à l’improviste parmi vous, je n’ai pas cru entendre la simple voix d’un corps littéraire, mais la voix même de mon pays m’appelant à prendre place entre ceux qui sont comme le sénat de sa pensée et la représentation prophétique de son avenir… Je ne pouvais recevoir sur la Terre une plus haute récompense que de succéder à un tel homme pour l’avancement d’une telle cause. »

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10 janvier – Saint Guillaume de Bourges, évêque. 10 janvier 1209 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/10-janvier-saint-guillaume-de-bourges-eveque-10-janvier-1209 Sat, 09 Jan 2016 10:44:28 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20691 Saint Guillaume de Bourges, évêque. 10 janvier 1209

Né dans la première moitié du XIIè siècle au sein de la famille des comtes de Nevers, Guillaume de Donjeon (ou Berruyer) fut élevé par son oncle maternel, archidiacre de Soissons, qui lui apprit à redouter les dangers du monde, à mépriser les richesses et à connaître les saintes joies de l’étude unie à la piété.

D’abord chanoine de Soissons puis de Paris, Guillaume rendit ses bénéfices pour se retirer à l’abbaye de Grandmont au diocèse de Limoges. Alors qu’il pensait trouver la paix monastique, il fut impliqué dans une querelle survenue entre les moines de chœur et les frères convers qui le fit partir pour l’abbaye de Pontigny où il reçut l’habit des cisterciens.

Le moine Guillaume fit tant l’admiration de ses frères qu’ils en firent leur prieur claustral. Il fut ensuite élu abbé de Fontaine-Saint-Jean (au diocèse de Sens), puis abbé de Chalis (au diocèse de Senlis). Ses frères conservèrent de lui le souvenir d’un moine doux et gai, encore que constamment préoccupé de la mortification des sens et des passions. Au demeurant, il exerçait avec talent ses fonctions de gouvernement et enseignait bien.

Or, il advint que mourut Henry de Sully, l’archevêque de Bourges, dont la succession s’avérait si difficile que le chapitre s’en remit à Eudes de Sully, évêque de Paris, pour choisir le nouvel archevêque entre les trois abbés de l’Ordre de Cîteaux.

Eudes de Sully se retira dans la prière puis s’en vint à Notre-Dame-de-Sales où, après écrit le nom de chaque abbé sur un papier différent, les déposa sur l’autel avant que de célébrer la messe. A la fin de la messe, il tira au sort et Guillaume fut désigné comme le nouvel archevêque de Bourges ; Eudes de Sully se rendit à Saint-Etienne de Bourges où l’attendait le chapitre qui proclama son nouvel archevêque (23 novembre 1200).

Effrayé par le poids de sa nouvelle charge, il ne l’accepta, à la demande du légat pontifical, qu’en obéissance à l’abbé de Cîteaux. Il fut sacré en présence des évêques dont il devenait le primat pour la part de l’Aquitaine qui lui revenait.

Archevêque, il continuait de vivre comme un moine, dans une grande austérité, touchant les cœurs par sa grande humilité, sa douceur et sa joie, autant que par ses mortifications et sa grande charité.

Dans l’exercice de sa charge pastorale, il se montrait toujours si ferme sur les principes qu’il s’attira la colère de Philippe II Auguste quand le roi était interdit par Innocent III pour avoir répudié Ingelburge et épousé Agnès de Méranie et que l’archevêque suspendit le culte dans son diocèse. Il connut aussi la haine d’une large partie de son clergé qui ne voulait pas se plier à la discipline. Philippe Auguste lui rendit son amitié et bien des clercs firent pénitence publique.

Guillaume gouverna l’archidiocèse de Bourges pendant dix ans où il fut remarquable dans les missions qu’il prêchait contre des hérétiques de l’espèce manichéenne, et c’est en se préparant à partir pour une nouvelle tournée pastorale qu’il fut saisi par la maladie et dut s’aliter pour la première fois de sa vie (9 janvier 1209). Il dicta son testament, reçut les derniers sacrements et entra en agonie ; il eut encore la force de se lever pour recevoir la Sainte Communion à genoux sur le pavé ; il fit jurer à son chapitre de remettre son cadavre aux cisterciens, puis, au moment d’expirer, exigea qu’on le couchât par terre, sur la cendre, et mourut (10 janvier 1209).

Au moment de sa mort, il vit distinctement les Anges battant des ailes au-dessus de sa tête, et il rendit l’âme en leur tendant les bras. Pendant ses obsèques, la foule aperçut au-dessus de l’église un globe de feu planant dans les airs.

C’était l’an 1209, le 10 janvier, Innocent III étant pape, Baudouin roi latin de Jérusalem et Philippe II Auguste roi de France.

La population prit le deuil et refusa de rendre la dépouille du saint aux moines de Chalis qui s’inclinèrent à partir du moment où le pape Honorius III l’inscrivit au livre des saints (1218) et que son corps fut déposé dans une chasse magnifique derrière le maître-autel de sa cathédrale. Les moines de Chalis eurent un os du bras, et le Collège de Navarre, puisque l’université de Paris l’avait choisi comme patron et protecteur, eut une côte. Pendant les guerres de religion, les calvinistes détruisirent la chasse, mais les reliques furent recueillies et exposées en l’église Saint-Léger-d’Auvergne (au diocèse du Puy) où elles opérèrent de nombreux miracles avant que d’être profanées et détruites pendant la révolution.

Quand on lui demandait un miracle, il disait : « Je ne suis qu’un pauvre pécheur » ; mais il cédait aux larmes des malades et les guérissait par sa bénédiction.

On a conservé de lui quelques belles paroles :

« Tel pasteur, telles brebis, » disait-il souvent.

« J’ai à expier, disait-il encore, et mes propres péchés et ceux de mon peuple ».

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Grande Neuvaine de l’Immaculée Conception https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/grande-neuvaine-de-limmaculee-conception-2 Thu, 26 Nov 2015 17:24:53 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=20388 PRIÈRE (à dire chaque jour de la neuvaine)ANNONCIATION FRA FILIPPO LIPPI

Ô Marie, Vierge Immaculée, par la volonté du Père et par la grâce de l’Esprit Saint, vous avez donné au monde le Sauveur, le Fils du Dieu vivant.

Mère de l’Église et première des consacrés, nous vous les confions tous. Que l’Esprit Saint les façonne à votre image pour qu’ils redisent chaque jour avec vous, le « oui » d’un don joyeux et irrévocable.

Que ce don gratuit d’eux-mêmes au service de l’Eglise et de leurs frères, soit lumière pour les jeunes et leur donne d’entendre avec joie l’appel du Christ, « Lui qui n’enlève rien mais qui donne tout » !

En ce Jubilé de la Miséricorde, notre monde assoiffé et désorienté a plus que jamais besoin de consacrés priants et saints qui manifestent auprès des pauvres et des plus fragiles l’amour infini du Père.

Mère de Miséricorde et de l’Espérance, nous vous prions, avec le Pape François, de faire de nous tous des témoins de Jésus victorieux du mal par la Croix, pour annoncer au monde « la joie de l’Évangile » !

Amen.

Prière du 30 novembre au 8 décembre 2015

1°) Chaque jour une dizaine de chapelet, suivie de 3 fois l’invocation :
« O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous. »

2°) Une communion le jour du 8 décembre ou un jour de l’octave – confession recommandée.

Source : Le Chapelet des Enfants, 5 rue de l’université – 75007 PARIS (France)

Prière diffusée lors des messes du 28 et 29 novembre.

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27 novembre Notre Dame de la Médaille miraculeuse (1830). 28 novembre, sainte Catherine Labouré, 2 mai 1806-31 décembre 1876. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/27-novembre-notre-dame-de-la-medaille-miraculeuse-1830-28-novembre-sainte-catherine-laboure-2-mai-1806-31-decembre-1876 Tue, 24 Nov 2015 15:08:54 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20352 Notre Dame de la Médaille miraculeuse (1830).

Sainte Catherine Labouré, 2 mai 1806-31 décembre 1876.

Née à Fain-les-Moutiers (Dijon), le 2 mai 1806, Catherine labouré, communément appelée Zoé, était le neuvième enfant d’une famille qui devait en compter dix-sept. Elle perdit sa mère à neuf ans ; ce fut Dieu qui pourvut à sa formation religieuse. A quatorze ans, elle commença à jeûner tous les vendredis et samedis. Douée d’une ferme volonté, elle prit toute jeune la direction intérieure de la ferme paternelle et la garda jusqu’à son départ de la maison.

Après un séjour de deux années chez deux de ses frères, près de Paris, elle fit son postulat à Châtillon-sur-Seine, et entra, le 27 avril, au « séminaire» des Filles de la Charité, rue du Bac, à Paris.

Les apparitions

Le ciel est descendu sur la terre… De juillet à décembre 1830 sœur Catherine, jeune « novice » des Filles de la Charité, reçoit l’immense faveur de s’entretenir trois fois avec la Vierge Marie.

Dans les mois qui ont précédé, Catherine a bénéficié d’autres apparitions. Saint Vincent de Paul lui a manifesté son cœur. En prière dans la chapelle, Catherine voit, trois jours de suite, le cœur de saint Vincent de trois couleurs différentes. Il lui apparaît d’abord blanc, couleur de paix ; puis rouge, couleur de feu ; puis noir, signe des malheurs qui vont fondre sur la France et Paris en particulier.

Peu après, Catherine a vu le Christ présent dans l’Eucharistie, au-delà des apparences du pain.

« J’ai vu Notre Seigneur dans le Très Saint Sacrement tout le temps de mon séminaire, excepté toutes les fois où j’ai douté. »


Le 6 juin 1830, fête la Sainte Trinité, le Christ lui est apparu comme un Roi crucifié, dépouillé de tous ses ornements.

Une nuit d’été

Le 18 juillet 1830, en la veille de la fête de saint Vincent qu’elle aime tant, Catherine recourt à celui dont elle a vu le cœur débordant d’amour pour que son grand désir de voir la Sainte Vierge soit enfin exaucé. A 11 heures et demie du soir, elle s’entend appeler par son nom.

Un mystérieux enfant est là, au pied de son lit et l’invite à se lever :

« La Sainte Vierge vous attend »

Catherine s’habille et suit l’enfant « portant des rayons de clarté partout où il passait. »

Arrivée dans la chapelle, Catherine s’arrête près du fauteuil du prêtre placé dans le chœur sous le tableau de sainte Anne (emplacement actuel de la statue de saint Joseph). Elle entend alors « comme le froufrou d’une robe de soie ». Son petit guide dit :

« Voici la Sainte Vierge »

Elle hésite à croire. Mais l’enfant répète d’une voix plus forte :

« Voici la Sainte Vierge. »

Catherine s’élance aux pieds de la Sainte Vierge assise dans un fauteuil et appuie les mains sur les genoux de la Mère de Dieu.

« Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j’éprouvais. La Sainte Vierge m’a dit comment je devais me conduire envers mon confesseur et plusieurs autres choses. »

La Sainte Vierge désigne de la main l’autel où repose le tabernacle et dit :

« Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. »

Catherine reçoit l’annonce d’une mission difficile et la demande de fondation d’une Confrérie d’Enfants de Marie. Cette dernière sera réalisée par le Père Aladel le 2 février 1840.

Puis arrive la « révolution de juillet » des 27-30 juillet 1830 avec la chute de Charles X, dernier Roi de France, et l’arrivée du cousin de la branche des Orléans profitant de l’occasion pour devenir le « roi des Français » : Louis-Philippe et fils du régicide « Philippe-Égalité » qui a voté la mort de Louis XVI.

Un 27 novembre

qui se trouvait le samedi avant le premier dimanche de l’Avent, à 5 heures et demie du soir, après le pont de méditation, dans le grand silence, il m’a semblé entendre du bruit du côté de la tribune, à côté du tableau de saint Joseph, comme le frou-frou d’une robe de soie.

Ayant regardé de ce côté-là, j’ai aperçu la sainte Vierge à la hauteur du tableau de saint Joseph. La sainte Vierge était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore, un voile blanc qui lui descendait jusqu’en bas ; par-dessus le voile j’ai aperçu ses cheveux ; la figure assez découverte ; les pieds appuyés sur une boule, c’est-à-dire une moitié de boule, ses pieds écrasant un serpent ; et puis tenant une boule dans ses mains qui représentait le globe, elle tenait les mains élevées à la hauteur de la poitrine, d’une manière assez aisée ; les yeux élevés vers le ciel ; sa figure était de toute beauté, je ne pourrai la dépeindre.

Et puis, tout à coup, j’ai aperçu des anneaux à ses doigts, revêtus de pierreries variées de splendeur et d’éclat, qui jetaient des rayons plus beaux les uns que les autres. Ces rayons sortaient des pierreries, en s’élargissant de plus en plus vers le bas au point d’en remplir tout le bas si bien qu’ils couvraient presque entièrement les pieds de la Vierge.

A ce moment où j’étais à la contempler, la sainte Vierge baissa les yeux en me regardant. Une voix se fit entendre qui me dit ces paroles : 

« Cette boule que vous voyez représente le monde entier, particulièrement la France, et chaque personne en particulier. »

Ici je ne sais m’exprimer sur ce que j’ai éprouvé et ce que j’ai aperçu, la beauté et l’éclat des rayons si beaux. Catherine entend au même instant une voix qui dit :

« C’est le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent. »

C’est alors que je compris combien il était agréable de prier la sainte Vierge, et combien elle était généreuse envers les personnes qui la prient, que de grâces elle accordait aux personnes aux personnes qui les lui demandent, quelle joie elle éprouve en les accordant.

A ce moment, ou j’étais ou je n’étais pas, je jouissais, je ne sais, il s’est formé un tableau autour de la sainte Vierge, un peu ovale, où il y avait, en haut du tableau, ces paroles écrites en lettres d’or :

« Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

Alors une voix se fit entendre qui me dit : 

« Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle, toutes les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces, en la portant au cou, les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance. »

A l’instant, le tableau me paru se retourner, où j’ai vu le revers de la médaille. Inquiète de savoir ce qu’il fallait mettre du côté du revers de la médaille, un jour, dans la méditation, il m’a semblé entendre une voix qui me disait : « La lettre M et les deux cœurs en disent assez. »

(en haut une croix surmonte l’initiale de Marie, en bas deux cœurs de Jésus et de Marie, l’un couronné d’épines, l’autre transpercé d’un glaive.)

Epilogue

C’est la fin des apparitions. Catherine fait part à son confesseur, le Père Aladel, des requêtes de la Sainte Vierge. Il l’accueille fort mal, un an durant la sœur fut traitée de visionnaire par son directeur qui lui interdit d’y penser. Le choc est rude.

Le 30 janvier 1831, le séminaire s’achève. Catherine prend l’habit. Le lendemain, elle part à l’hospice d’Enghien fondé par la famille d’Orléans 12 rue de Picpus, à Reuilly, à l’Est de Paris, dans un quartier de misère où elle servira les vieillards et les pauvres pendant 46 ans, incognito.

Alors, elle eut une nouvelle appa­rition de la Sainte Vierge, qui se plaignit de ce que la médaille n’avait pas été frappée, et qui termina en disant : « Ma fille, désormais, vous ne me verrez plus ; mais vous-entendrez ma voix pendant vos oraisons. »

Le directeur de la sœur Labouré, après de longues hésitations, il alla confier ses scru­pules à Mgr de Quélen, archevêque de Paris. Le prélat l’encouragea à faire frapper la médaille, ce qui n’engageait en rien l’autorité ecclésiastique, et ne pouvait, en définitive, que contribuer à faire honorer la Sainte Vierge. M. Aladel n’hésita plus et commanda vingt mille médailles. Les premières distributions se firent en juin 1832. Immédiatement se pro­duisirent les effets admirables qui lui valurent bientôt le nom de « Mé­daille Miraculeuse ». En trois ans, il s’en vendit plus de cinq millions.

Dès le premier entretien avec M. Aladel, son directeur, sœur Cathe­rine exigea la promesse formelle de ne jamais la nommer. Elle-même garda inviolablement son secret. L’extraordinaire propagation de la mé­daille frappa l’archevêque de Paris : il ne cachait pas son désir de voir la Voyante ; il lui semblait que sa vue lèverait ou confirmerait ses dou­tes. M. Aladel transmit et appuya le désir de l’archevêque. – « Non, monsieur Aladel, répondit chaque fois la sœur, la Sainte Vierge m’a dit de ne parler qu’à vous. » L’enquête canonique dut se faire sans elle ; et l’archevêque, alors, loin d’insister, comprit avec son intelligence des cho­ses spirituelles, la véritable impossibilité de ce qu’il désirait. Et plus tard, Rome même s’inclina devant l’autorité de la Sainte Vierge.

.Vous êtes ici en un haut lieu de pèlerinage. En cette chapelle, la Vierge est apparue en 1830 à une novice des Filles de la Charité, sainte Catherine Labouré, pour offrir au monde une médaille. Ce simple objet, destiné à tous sans distinction, récapitule, par son riche symbolisme, les mystères de la foi chrétienne. Quand éclate à Paris, en février 1832, une terrible épidémie de choléra, qui va faire plus de 20.000 morts, les Sœurs commencent à distribuer les premières médailles. Les guérisons se multiplient, comme les protections et les conversions. C’est un raz-de-marée. Le peuple de Paris appelle la médaille « miraculeuse ».

Pendant que la Médaille Miraculeuse inondait de ses bienfaits les cinq parties du monde, sœur Catherine se dévouait humblement et obs­curément au service des vieillards de l’hospice de Reuilly. C’est là, dans cette maison que la mort vint la trouver, le 31 décembre 1876. Elle était âgée de soixante-dix ans.

Elle fut canonisée par le Pape Pie XII en 1947.

Un des faits miraculeux, retenu par l’Eglise dans l’Office de cette fête, est celui de la conversion du juif Alphonse Ratisbonne, arrivée 3 Rome, en 1842. Un jeune juif alsacien, riche et instruit, à la veille d’un mariage avec une de ses coreligionnaires, traversait la ville de Rome. Par bienséance et pour plaire à un ami, Alphonse Ratisbonne avait accepté de porter au cou une médaille miraculeuse. Le jeudi, 20 janvier 1842, il entrait par hasard dans la petite église de Saint-André à l’heure de midi. « J’étais depuis un instant dans l’église, raconte le converti, lors­que, tout à coup, je me suis senti saisi d’un trouble inexprimable. J’ai levé les yeux; tout l’édifice avait disparu à mes regards; une seule cha­pelle avait, pour ainsi dire, concentré toute la lumière; et, au milieu de ce rayonnement a paru debout, sur l’autel, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la Vierge. Marie, telle qu’elle est sur ma médaille. Une force irrésistible m’a poussé vers elle. La Vierge m’a fait signe de la main de m’agenouiller, et a semblé me dire : « C’est bien ! » Elle ne m’a point parlé, mais j’ai tout compris. » Alphonse Ratisbonne reçut le baptême le 31 janvier 1842, fut or­donné prêtre au Mans, le 23 septembre 1848, et mourut très pieusement à Jérusalem, le 6 mai 1884.

* * *

Comment faire oraison les jours où l’âme est aride, sèche comme le sable d’un désert ?

Oh moi, c’est bien simple, explique Sœur Catherine, lorsque je vais à la chapelle, je me mets devant le bon Dieu et je lui dis : « Seigneur, me voici ; donnez-moi ce que vous voudrez. »

S’Il me donne quelque chose je suis bien contente et je Le remercie. S’Il ne me donne rien, je Le remercie encore, parce que je n’en mérite pas davantage. Et puis, je Lui dis alors tout ce qui me vient à l’esprit, je Lui raconte mes peines et mes joies et j’écoute. Si vous L’écoutez, Il vous parlera aussi, car avec le bon Dieu, il faut dire et écouter. Il parle toujours quand on va bonnement et simplement.

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25 novembre – Ste Catherine d’Alexandrie, martyre au IVe Siècle https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/25-novembre-ste-catherine-dalexandrie-martyre-au-ive-siecle Tue, 24 Nov 2015 14:51:23 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20349 Ste Catherine d’Alexandrie, martyre au IVe Siècle

Peu de saintes ont été populaires à l’égal de sainte Catherine seule parmi tous les habitants du paradis, on la voit apparaître dans tous les vieux vitraux avec la triple auréole : l’auréole blanche des vierges, la verte des docteurs, et la rouge des martyrs.

Sainte Catherine, dont le culte est universellement répandu en Orient comme en Occident, est la patronne des philosophes et des jeunes filles ; mais aussi de plus de trente corporations : meuniers, charrons, rémouleurs, tourneurs et potiers, cordiers et fileuses, corroyeurs, tanneurs, bourreliers et cordonniers, miroitiers, étameurs et plombiers, drapiers aussi.

Mais elle fut surtout, et elle reste toujours la patronne des jeunes filles : d’abord, parce qu’elle honore leur âge par sa vertu, et aussi parce qu’elle fut la fiancée du Christ qui lui mit au doigt l’anneau nup­tial. C’est aux jeunes filles qu’il fut toujours réservé de poser sur la tête de la Vierge d’Alexandrie la couronne symbolique, et ce privilège dispa­raissait le jour où la jeune fille se mariait. De là l’expression commune de « coiffer sainte Catherine », expression dont le vrai sens s’est un peu déformé de nos jours.

Et cependant, si populaire que soit l’histoire de sainte Catherine, il n’y en a pas de moins connue dans les premiers siècles. Trois traits for­ment la trame de sa vie : l’Anneau qu’après son baptême, la Sainte Vierge lui offrit pour la fiancer au Roi du ciel ; – sa discussion avec les cinquante philosophes qu’elle réduisit au silence ; – et la roue sur la­quelle l’empereur Maximin la fit attacher et qui vola en éclats. Alors, l’empereur lui fit trancher la tête. – Après sa mort, les anges enlevè­rent son corps et le transportèrent sur le mont Sinaï.

****

Il y avait alors à Alexandrie en Egypte une fille de roi, âgée de dix-huit ans, qui s’appelait Catherine. Après la mort de son père, elle s’était retirée, avec une nombreuse domesticité, dans son palais où elle avait appris les sciences et les arts, les poètes et les philosophes.

Catherine est née vers 290.

Belle et intelligente, elle est très orgueilleuse. Elle trouve ses prétendants trop imparfaits pour elle. Jusqu’au jour où l’ermite Ananias lui suggère de choisir Jésus-Christ. Mais ce dernier lui fait dire qu’elle est trop altière et qu’il n’en veut pas. Catherine se rend compte du ridicule de son comportement. Dès lors, elle met son intelligence au service de la foi.

La Passio de sainte Catherine d’Alexandrie rapporte que l’empereur Maximin vint siéger à son tribunal dans la ville d’Alexandrie et ordonna de convoquer ses sujets qui, sous peine de mort, devaient sacrifier aux idoles ; les riches devaient immoler des taureaux et les pauvres devaient immoler des oiseaux. L’Empereur lui-même immola cent trente taureaux. Les chrétiens remplis de crainte n’osaient proclamer leur foi. Durant cette grande fête du paganisme, célébrée en présence de l’empereur Maximin, elle eut l’audace de se présenter devant lui, de lui montrer la vanité des idoles et la vérité de la religion chrétienne.

Quand elle entendit les instruments de musique, les cris des animaux et les pleurs de ceux qui n’osaient s’avouer chrétiens, escortée de quelques serviteurs, Catherine se rendit au temple où se trouvait l’Empereur et, après avoir fait le signe de la Croix, elle entra.

Elle était plus belle que toutes les femmes et, dès qu’il la vit, l’Empereur ordonna qu’on la lui présentât. Aussitôt elle l’admonesta « Pourquoi veux-tu perdre toute cette foule par l’erreur des idoles ? Apprends à connaître le Dieu créateur du monde et son Fils unique Jésus-Christ qui par sa croix a délivré le monde de la géhenne. » Ne sachant que répondre, l’Empereur la pria de le laisser achever le sacrifice et ordonna à ses officiers de la conduire au palais où il l’interrogea : « Qui es-tu ? quel est ton nom ? que veux-tu nous expliquer ? » Catherine répondit : « Comment ne me connais-tu pas ? Je suis de l’illustre descendance du roi Costos et je m’appelle Catherine. J’ai appris les langues, toute la science des philosophes et des poètes, mais j’ai compris que tout cela était vain, je l’ai laissé et j’ai suivi mon Seigneur Jésus-Christ. »

Elle expose sa foi avec tant de finesse que 200 soldats se convertissent en l’écoutant. Ils seront tous massacrés.

La fête terminée, Maximin, étonné du courage et de l’éloquence de la jeune fille, réunit cinquante des plus savants docteurs du paganisme et leur ordonna de discuter avec sainte Catherine. Elle soutint victorieusement la dispute avec les cinquante philosophes alexandrins.

En effet préparée par la prière et le jeûne, elle commença la discussion et fit un discours si profond et si sublime sur la religion de Jésus-Christ comparée au culte des faux dieux, que les cinquante philosophes, éclairés par sa parole en même temps que touchés de la grâce, proclamèrent la vérité de la croyance de sainte Catherine.

Cependant Maximin, malgré sa fureur, plein d’admiration pour la beauté et les hautes qualités de sainte Catherine, espéra la vaincre par l’ambition en lui promettant sa main. Il essuya un refus plein de mépris. Furieux de cet échec, Maximien fit brûler vifs les philosophes, et condamna Catherine à être déchirée par une roue garnie de pointes ; comme sa roue se brisa miraculeusement, Catherine mourut décapitée.

C’était le 25 novembre de l’an 307, saint Marcel Ier étant pape et Maximin empereur.

Son corps fut transporté par la suite par les anges sur le mont Sinaï (collecte), où il repose encore maintenant.

Epilogue

Avant de mourir, elle avait demandé et obtenu deux choses de son divin Époux : que son corps fût respecté après le supplice, et que l’ère des persécutions prit bientôt fin. Un Ange lui avait donné l’assurance que sa prière était exaucée.

Sainte Catherine est représentée avec la roue de son martyre, comme on peut le voir avec la splendide statue qui se trouve dans l’église de Francheville. Elle porte aussi, souvent, l’épée de sa décapitation.

Sainte Gertrude, qui avait une grande dévotion à sainte Catherine, demanda un jour au Seigneur de lui montrer sa gloire céleste. Elle fut exaucée elle vit la vierge d’Alexandrie sur un trône d’or, entourée des sages qu’elle avait attirés à la vraie foi et qui formaient dans le ciel sa couronne la plus brillante.

Les Français ont un motif spécial d’honorer sainte Catherine car c’est elle aussi qui apparut à sainte Jeanne d’Arc, avec saint Michel et sainte Marguerite, pour la conseiller et l’instruire. Jeanne d’Arc, racontera la gloire de Catherine aux fidè­les des derniers jours. Est-il un enfant chrétien de France qui ignore que sainte Catherine fut l’une des saintes dont les « voix » guidaient la Vierge de Domrémy ? « Pourquoi, demandaient les juges du procès de Rouen à la Pucelle, pourquoi regardiez-vous, en allant à la guerre, l’anneau qui portait les noms de Jésus et de Marie ?Par plaisance, et parce qu’ayant cet anneau à la main et au doigt, j’ai touché sainte Ca­therine qui m’apparaissait. Avec quel accent d’émo­tion celle-ci n’a-t-elle point parlé de ses chères Saintes. C’est leur con­seil que je suivais, dit-elle. Or, ce sont ces « Conseils » qui ont sauvé la France moribonde. – Par ailleurs, on sait que ce fut au sanc­tuaire de « Madame Sainte Catherine », à Fierbois, que la libératrice de la France vint, en 1429, chercher l’épée marquée de cinq croix, et mira­culeusement trouvée, sur ses indications, dans ce sanctuaire, comme ses Voix le lui avaient promis.

* * *

– Quiconque m’aura confessé devant les hommes, le Fils de l’homme aussi le confessera devant les anges de Dieu. (Jésus-Christ en Luc.)

– Je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse, à la­quelle tous vos ennemis ne pourront ni répondre, ni résister. (Ibid.)

*****

C’est sainte Catherine,

La fille d’un grand roi …

Où est le temps où nous chantions cela, avec les enfants, sur les routes du Gers ? Nous ne savions pas, en ce temps-là, que cet illustre roi inconnu s’appelait Costos, et que, de Chypre où il régnait, il avait été appelé à Alexandrie, comme conseiller auprès de l’em­pereur Maxence. A Alexandrie, il fallait absolument « philosopher » dans la haute société. A dix-huit ans, Catherine en avait donc déjà pris une bonne dose.

C’est à Alexandrie, après la mort de son père, que Catherine fait scandale. Comme qui dirait un jour de quatorze juillet, elle refuse d’encenser avec les encen­soirs, et va trouver directement l’empereur, sans diplomatie aucune, pour lui dire, en plein temple, ce qu’elle pense de sa mascarade politico-religieuse. Alors tout s’enchaîne avec une rigueur trop belle pour être vraie. Conversion des cinquante philosophes, qui lui. sont opposés dans une « joute oratoire». Conversion de l’impératrice, d’un officier et de deux cents soldats. Catherine se rit de toutes les menaces, sort indemne du supplice de la roue, et pour venir à bout de celte « forte tête», on doit la couper. Sans compter un épisode, d’un goût douteux, où l’on voit l’empereur, à mille lieues de la philosophie, tenter de sauver Cathe­rine pour l’épouser, ce qu’elle refuse, car le Christ en personne, paraît-il, lui a déjà passé depuis longtemps son anneau d’or au doigt.

Sainte Catherine, ou le mariage idéal, dont nous avons tous rêvé certains jours, entre philosophie et re1igion. C’est cela, le « mariage mystique » de sainte Catherine. Ce mariage a-t-il jamais existé ? Ou duré plus que durent les roses ? Je n’en sais rien. Mais si sainte Catherine n’existait pas, il faudrait l’inventer, justement comme une « fin », à proposer à Messieurs les Philosophes : au terme de leurs investigations, dé­poser gentiment leurs instruments de recherche, aux pieds de la religion, de Mademoiselle Catherine d’Alexandrie … Avoir construit cette Passion de toutes pièces, car son authenticité ne résiste pas à l’impitoya­ble critique historique, c’est bien une folie de ces pre­miers chrétiens … Ils croyaient cela possible, que cette jeune fille convertisse des rhéteurs. Comme si Jésus avait jamais converti le moindre Docteur de la Loi (sauf Nicodème, ou Joseph d’Arimathie : mais est-ce le Docteur de la Loi, en eux, qui a été converti ? N’est-­ce pas plutôt le brave homme, qui n’avait pas été complètement étouffé par le Docteur de la Loi ?)

Je sais bien que philosophie unie à religion, cela doit donner en principe théologie. Mais on ne sait jamais, en théologie, ce qui est sacrifié, la philosophie ou la religion … Il semble que chacune n ‘y trouve pas tout son compte. Saint Thomas d’Aquin, c’est bien beau. L’Eglise montre ainsi qu’il y a autre chose que la foi du charbonnier. Mais resterait à savoir combien de charbonniers, et combien de théologiens se trou­vent en enfer, et comparer. Comparer aussi l’épaisseur de certains « Essais», et la minceur de l’Evangile, dont une ligne m’apprend plus que des chapitres superposés. On a l’impression, en théologie, d’un corps composé jamais parfaitement homogène, d’une vinai­grette, où l’huile de la foi ne demande qu’à se séparer du reste, pour retourner à sa belle irréductibilité.

Sainte Catherine avait sans doute bien battu le tout, pour en faire une sauce liée, à laquelle n’ont pu résister les « cinquante ». Mais avec une certaine ma­lice, les premiers chrétiens ont fait de sainte Catherine une fille très belle, ce qui serait peut-être son principal argument, et le plus convaincant …

Alors, qui a raison ? Guillaume l’Anglais, qui appela « sainte Catherine de la Couture » le Prieuré qu’il avait fondé en 1212, au Val des Ecoliers, pour les jeunes chanoines désireux de téter le lait de la bonne doctrine à l’Université de Paris ? Les avocats, qui l’ont prise aussi pour patronne ? Les jeunes filles prolongées, qui coiffent sainte Catherine avec philo­sophie ? Ou Jeanne d’Arc, qui a toujours cru entendre, et suivi fidèlement, les « voix » de Catherine et de Marguerite ?

Que ce soit justement Catherine, que le Seigneur a donnée à Jeanne d’Arc pour l’aider dans son combat contre de fameux théologiens, voilà qui éclaircit tout. La Passion authentique de Catherine, c’est celle de Jeanne d’Arc, que nous avons la chance de connaître dans tous ses détails. Jeanne d’Arc, voilà la Catherine des temps modernes, et de tous les temps.

Il suffirait donc, pour être à la fois femme, sainte, et philosophe à la manière de Catherine, non pas d’être fille de roi, mais de ne savoir qu’Ave et Pater Noster. Et sans doute Catherine avait-elle malgré tout la sim­plicité d’une bergère … Dans la balance où nous avions posé au début philosophie et religion, sans arriver à en faire un équilibre stable, c’est la foi qui l’emporte, la foi pure et simple, et nous nous en réjouissons. Cela valait bien d’appeler une montagne de 2.602 mè­tres : le Djebel Katherin. Et pourquoi n’irions-nous pas, comme au moyen-âge, en pèlerinage au monas­tère Sainte Catherine du Sinaï, pour y demander une foi vierge ? Gilbert Corot

Science et éloquence

Curieux qui vous repaissez d’une spéculation stérile et oisive, sachez que cette vive lumière qui vous charme dans la science ne lui est pas donnée seulement pour ré­jouir votre vue, mais pour conduire vos pas et régler vos volontés. Esprits vains qui faites trophée de votre doctrine avec tant de pompe pour attirer des louanges, sachez que ce talent glorieux ne vous a pas été confié pour vous faire valoir vous-mêmes, mais pour faire triompher la vérité.

Ames lâches et intéressées qui n’employez la science que pour gagner les biens de la terre, méditez sérieusement qu’un trésor si divin n’est pas fait pour cet indigne trafic ; et que s’il entre dans le commerce, c’est d’une manière plus haute et pour une fin plus sublime, c’est-à-dire pour négocier le salut des âmes.

C’est ainsi que la glorieuse sainte Catherine, que nous honorons, a usé de ce don du ciel. Elle a contemplé au­ dedans la lumière de la science, non pour contenter son esprit, mais pour diriger ses affections ; elle l’a répandue au dehors au milieu des philosophes et des grands du monde, non pour établir sa réputation, mais pour faire triompher l’évangile ; enfin elle l’a fait profiter et l’a mise dans le commerce, non pour acquérir des biens temporels, mais pour gagner des âmes à Jésus-Christ.

Bossuet : panégyrique de sainte Catherine, 1660.

J’ai étudié les langues, exploré toute la science des philosophes et des poètes.

Mais j’ai compris : ce ne pourrait être que vanités.

sainte Catherine

 

Éphéméride du 25 novembre :

En 1804, déjouant son entourage, Napoléon quitte Fontainebleau pour aller à la rencontre du pape Pie VII (1742-1823) qui arrivait de Rome. La rencontre se fit à la Croix de Saint-Hérem. Ils feront route commune jusqu’au château de Fontainebleau. Dernière marque de révérence au pape qui venait, contre l’avis de sa Curie romaine, pour le couronner empereur des Français. La cérémonie aura lieu à Notre-Dame le 2 décembre. Napoléon se couronnera lui-même. Cinq ans plus tard, il fait arrêter Pie VII et le garde prisonnier plus de cinq ans. Il avait déjà, le 19 février 1798, arrêté le pape Pie VI qui en était mort. 

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24 novembre – St André Dung-Lac, prêtre et ses compagnons, martyrs au Vietnam, † 1845-1862 https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/24-novembre-st-andre-dung-lac-pretre-tommaso-thien-emanuele-phung-laics-girolamo-hermosilla-valentino-berrio-ochoa-o-p-autres-eveques-jean-teophane-venard-pretre-mission-etrangeres Tue, 24 Nov 2015 14:37:31 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20344 St André Dung-Lac, prêtre Tommaso Thien et Emanuele Phung, laïcs – Girolamo Hermosilla, Valentino Berrio Ochoa, O.P. et six autres évêques – Jean-Téophane Vénard, prêtre Mission étrangères de Paris et 105 compagnons, martyrs dans diverses régions du Viet Nam : le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine, entre 1745 et 1862

La persécution déclenchée par le roi Tu-Duc dans diverses régions du Vietnam : dans le Tonkin central fut particulièrement cruelle, mais également dans les régions de l’Annam et la Cochinchine. Ce sont des milliers de martyrs qui témoignèrent de leur foi et parmi eux de très nombreux pères dominicains. Ils ont été béatifiés pour les uns en 1906, pour d’autres en 1951. Ils furent canonisés en 1988.

Parmi eux, huit évêques, un grand nombre de prêtres et une foule considérable de laïcs chrétiens des deux sexes, de toute condition, de tout âge, qui ont tous préféré souffrir l’exil, la prison, les tortures et enfin les derniers supplices plutôt que de fouler aux pieds la croix et faillir à la foi chrétienne.

L’œuvre de l’évangélisation, entreprise dès le début, du XVIème siècle, puis établie dans les deux premiers Vicariats Apostoliques du Nord (Dâng-Ngoâi) et du Sud (Dâng-Trong) en 1659, a connu au cours des siècles un admirable développement. A l’heure actuelle, les Diocèses sont au nombre de 25 (10 au Nord, 6 au Centre et 9 au Sud). Les catholiques sont environ 6 millions (presque 10% de la population). La hiérarchie catholique vietnamienne a été érigée par le Pape Jean XXIII le 24 novembre 1960.

Ce résultat est dû aussi au fait que, dès les premières années de l’évangélisation, la semence de la Foi a été mêlée sur la terre vietnamienne au sang abondamment versé des Martyrs, tant du clergé missionnaire que du clergé local et du peuple chrétien du Viêt-Nam. Tous ont supporté ensemble les fatigues de l’œuvre apostolique et ont d’un même cœur affronté aussi la mort pour rendre témoignage à la vérité évangélique. L’histoire religieuse de l’Eglise du Viêt-Nam enregistre qu’il y a eu en tout 53 Décrets, signés par les Seigneurs TRINH et NGUYEN et par les Empereurs qui, pendant trois siècles XVIIème, XVIIIème, XIXème : exactement 261 ans, ont promulgué contre les chrétiens des persécutions l’une plus violente que l’autre. On compte environ 130.000 victimes tombées un peu partout sur le territoire du Viêt-Nam.

Au cours des siècles, ces Martyrs de la Foi ont été ensevelis d’une manière anonyme, mais leur mémoire est restée toujours vivante dans l’esprit de la communauté catholique.

Dès le début du XXe siècle, dans cette foule de héros, 117 personnes – dont les épreuves sont apparues les plus cruelles – ont été choisies et élevées aux honneurs des autels par le Saint-Siège en 4 séries de Béatifications :

en 1900, par le Pape Léon XIII, 64 personnes

en 1906, par le Pape S. Pie X, 8 personnes

en 1909, par le Pape S. Pie X, 20 personnes

en 1951, par le Pape Pie XII, 25 personnes

116 furent canonisés par Jean-Paul II, le 19 juin 1988.

Ces Bienheureux peuvent être classés comme suit :

96 Viêtnamiens : 37 Prêtres (dont 11 Dominicains), 59 Laïcs (parmi eux 1 Séminariste, 16 Catéchistes, 10 du Tiers Ordre Dominicain et 1 femme).

11 Espagnols : tous de l’Ordre des Frères Prêcheurs (Dominicains) : 6 Evêques et 5 Prêtres.

10 Français : tous de la Société des Missions Etrangères de Paris : 2 Evêques et 8 Prêtres.

Parmi eux Jean-Théophane Vénard, fils d’un maître d’école, naquit à Saint-Loup-sur-Thouet1, le 21 novembre 1829. Il fit ses études classiques au collège de Doué-la-Fontaine2, puis sa philosophie au petit séminaire de Montmorillon. Il entra au grand séminaire de Poitiers en 1848, reçut le sous-diaconat en décembre 1850 et demanda aussitôt après à entrer au séminaire des Missions Etrangères de Paris, où il arriva le 3 mars 1851. Sa vocation missionnaire remontait à l’enfance : il la trouva, à l’âge de neuf ans en lisant la Notice sur la vie et la mort de Jean-Charles Cornay.3

A Paris, Théophane fut dirigé par M. Barran, qui lui enseigna la voie d’enfance spirituelle. Ordonné prêtre le 5 juin 1852, le jeune missionnaire s’embarqua le 19 septembre suivant, à destination de la Chine, car là Propagande avait demandé à la Société des Missions Etrangères de prendre la charge d’un nouveau territoire. Ce projet ayant été ajourné, Théophane, après un an et demi d’attente à Hong-Kong, fut envoyé au Tonkin, où il arriva en juillet 1854.

Après avoir étudié la langue dans deux chrétientés, il fut chassé par la persécution et se réfugia à But-Dong, où il tomba dangereusement malade. En 1857, on lui confia la direction d’un district, et malgré une santé toujours chancelante, il traduisit la Concordance des Evangiles de l’abbé Migne, les Actes des Apôtres, les Epîtres et l’Apocalypse. Les persécutions le contraignirent à une vie clandestine et incroyablement pénible dans d’obscures cachettes. Son évêque l’avait nommé supérieur du séminaire, mais la persécution ne lui permit pas d’exercer ces fonctions. Dénoncé, il fut arrêté à Ke-Beo, le 30 novembre 1860, enfermé dans une cage et conduit à Hanoï où il fut décapité le 2 février 1861.

Dès 1864, l’abbé Eusèbe Vénard, frère du martyr, publiait un ouvrage intitulé : Vie et correspondance de J. Théophane Vénard, qui a connu 14 éditions. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus lut cet ouvrage, en fut très touchée et vécut dès lors dans une véritable intimité spirituelle avec le jeune martyr.

Jean-Théophane Vénard écrivait admirablement. Ses lettres si belles, manifestant la paix de son âme, et, d’autre part, la vénération que lui a manifestée sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus en ont fait le martyr le plus populaire de la Société des Missions Etrangères.

1 Saint-Loup-sur-Thouet est dans département Deux-Sèvres qui appartient au diocèse de Poitiers.

2 Doué-la-Fontaine est dans le Maine-et-Loire.

3 Jean-Charles Cornay, né à Loudun, le 27 février 1809, entra en l830 aux Missions Etrangères. N’étant encore que diacre, il fut envoyé en 1831 au Setchoan, en Chine. Pour s’y rendre, il prit la route du Tonkin, mais ses guides chinois moururent à Hanoï et il resta dans cette mission. Ordonné prêtre le 20 avril 1834, il exerça son ministère dans les provinces du nord-ouest, spécialement dans celle de Son-Tay. Arrêté le 20 juin 1837 et emprisonné dans la citadelle de Son-Tay, après de nombreux interrogatoires, il fut d’abord condamne à 110 coups de verges parce qu’il refusait de fouler la croix aux pieds. Le tribunal le condamna enfin à mort par désarticulation des membres et décapitation. Le 20 septembre 1837, il se rendit au lieu de son exécution en chantant le Salve Regina. Devant un tel courage, le bourreau le décapita d’abord et ne lui désarticula les membres qu’ensuite. Béatifié en l900, il fut canonisé par Jean-Paul II le 19 juin 1988.

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4 novembre ou le dimanche qui suit, on célèbre en Guadeloupe Notre-Dame-de-Guadeloupe d’Estramadure, Nuestra Señora de Guadalupe. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/4-novembre-ou-le-dimanche-qui-suit-celebre-en-guadeloupe-notre-dame-de-guadeloupe-destramadure-nuestra-senora-de-guadalupe Fri, 30 Oct 2015 16:18:47 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20139 Notre-Dame-de-Guadeloupe d’Estramadure, Nuestra Señora de Guadalupe.

Le 4 novembre 1493, Christophe Colomb baptisa l’île qu’il venait de découvrir du nom de Notre-Dame-de-Guadeloupe, en référence à la Vierge que l’on vénérait sous ce vocable en Estramadure.

Notre-Dame-de-Guadeloupe d’Estramadure était une ancienne statue de la Vierge noire qui portait l’Enfant Jésus sur le bras gauche et un sceptre de cristal dans la main droite. Les traditions espagnoles voudraient que cette statue, envoyée à saint Léandre, évêque de Séville, par le saint pape Grégoire le Grand (595), fût sculptée par saint Luc et que les Romains l’eussent portée en procession, lors de la peste de 590 qui s’acheva lorsque saint Michel archange, rengainant son épée, apparut au sommet du mausolée d’Adrien, tandis que dans le ciel, les chœurs angéliques chantaient le Regina Cœli.

Vers 715, alors que les bandes de Maures musulmans ravageaient le pays, des prêtres enlevèrent de Séville cette statue de la Vierge à l’Enfant pour l’enterrer pieusement près du rio de Guadalupe, dans la sierra de las Villuercas, où elle resta ignorée jusqu’au XIVè siècle. En 1323, alors que le pays subissait une dure domination musulmane, la Vierge Marie apparut au vacquero Gil qui gardait ses bœufs près du rio, pour lui révéler la présence de la statue enfouie, lui demander de la déterrer et de lui faire bâtir un sanctuaire.

Notre-Dame-de-Guadeloupe d’Estramadure devint dès lors un des symboles privilégiés de la reconquête et le roi Alphonse XI qui lui avait recommandé ses armes avant la bataille de Salado, lui fit bâtir une riche basilique et y installa un prieuré séculier (1341) qui fut confié aux hiéronymites par Jean Ier (1389). Les hiéronimites résultent d’un mouvement érémitique qui, au milieu du XIV° siècle, s’est développé en Castille où se créèrent des fraternités voulant imiter le mode de vie instauré par saint Jérôme à Bethléem (début du V° siècle).

Il était bien naturel que Christophe Colomb, voulant honorer la Vierge songea à mettre ses découvertes sous la protection de Notre-Dame-de-Guadeloupe d’Estramadure, ce que feront aussi les conquistadores, singulièrement Pizarre et Cortèz, natifs de l’Estramadure.

Or, après que la Vierge eut apparu à Juan Diégo (1531), au Mexique où on lui donna aussi le nom de Notre-Dame-de-Guadeloupe, la renommée de ce nouveau pèlerinage fut si grande qu’elle éclipsa, dans le nouveau monde, Notre-Dame-de-Guadeloupe d’Estramadure, au point que les Français, devenus maîtres de l’île découverte et baptisée par Christophe Colomb, crurent que son patronage revenait à l’apparition mexicaine, ce que croyaient encore, au XIXè siècle, les premiers évêques de la Guadeloupe. Leur successeur, Mgr Genoud, meilleur historien, reconnut l’erreur et prescrivit, dans toutes les paroisses de son diocèse, l’intronisation solennelle de l’image de Notre-Dame-de-Guadeloupe d’Estramadure, ce que, pour sa part, il fit dans sa cathédrale. Mgr. Gay, successeur de Mgr. Genoud, demanda que Rome donnât un bref pour entériner les décisions de son prédécesseur et concéder un office particulier ; la Gadeloupe dut attendre le 9 septembre 1959 où Jean XXII : Dans la plénitude de notre pouvoir apostolique nous établissons à perpétuité, nous constituons et déclarons la Bienheureuse Vierge Marie sous le vocable Notre-Dame-de-Guadeloupe d’Estramadure, patronne principale auprès de Dieu, du diocèse de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre et titulaire de l’Eglise cathédrale sans qu’il soit possible d’invoquer un empêchement contraire.

La Guadeloupe fut érigée en diocèse le 27 septembre 1850, le titre officiel est, depuis le 19 juillet 1951, la Basse-Terre (Imae Telluris) ; qui comprend les îles de Marie-Galante (où Christophe Colomb fit célébrer la première messe sur la terre du Nouveau Monde), la Désirade, les Saintes, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Si Pointe-à-Pitre est la capitale économique, Basse-Terre en est le chef-lieu du département créé en 1946.

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4 novembre – Saint Charles Borromée, archevêque de Milan (2 octobre 1538, 4 novembre 1584). https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/4-octobre-saint-charles-borromee-archeveque-de-milan-2-octobre-1538-4-novembre-1584 Fri, 30 Oct 2015 15:43:19 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20133 Saint Charles Borromée, archevêque de Milan (2 octobre 1538, 4 novembre 1584).

Né à Milan en 1538, S. Charles Borromée fut un des hommes d’Église les plus éminents du XVIe siècle. Cardinal à 21 ans et secrétaire d’État de son oncle le pape Pie IV.

Fils cadet d’une noble famille italienne, il avait tout pour se laisser entraîner dans une vie facile et fastueuse. Neveu d’un pape, nommé cardinal, il est submergé de charges honorifiques très lucratives : son revenu annuel était de 52.000 écus. Il reçoit les revenus du diocèse de Milan, des abbayes de Mozzo, Folina, Nonatella, Colle et de quelques autres légations : Bologne, Spolète, Ravenne, etc … Il reste laïc, grand amateur de chasse et de musique de chambre. Mais la conscience de son devoir est telle qu’il s’impose dans la vie mondaine et brillante de Rome, par sa rigueur et son travail.

Il eut sur le concile de Trente une influence décisive, et sut obtenir de son oncle, le pape Pie IV, la réforme de l’Église, universellement réclamée. De toute son énergie il s’appliqua à la mettre en œuvre au lendemain de la crise protestante. Devenu archevêque de Milan, il érigea le premier de tous les séminaires. Il déploya un zèle extraordinaire et renouvela pour ainsi dire les méthodes pastorales. Il tint des synodes et des conciles, établit des séminaires et des communautés de prêtres, réforma les monas­tères, fonda des asiles pour les pauvres et les orphelins. La création des séminaires diocésains devait se révéler singulièrement féconde pour l’Église. S. Charles Borromée mourut le à l’âge de quarante-six ans le 4 novembre 1584. Il réalisa le modèle de l’évêque proposé par le Concile de Trente.

 » Pour éclairer, la chandelle doit se consumer, « 

dit-il à ceux qui lui prêchent le repos.


« 
Charles Borromée vécut dans une période difficile pour le christianisme, une époque sombre parsemée d’épreuves pour la communauté chrétienne, pleine de divisions et de convulsions doctrinales, d’affaiblissement de la pureté de la foi et des mœurs, de mauvais exemples de la part du clergé. Mais il ne se contenta pas de se lamenter ou de condamner. Pour changer les autres, il commença par réformer sa propre vie…

Il était conscient qu’une réforme crédible devait partir des pasteurs et pour y parvenir il eut recours à la centralité de l’Eucharistie, à la spiritualité de la croix, à la fréquence des sacrements et à l’écoute de la Parole, à la fidélité envers le Pape, toujours prompt à obéir à ses indications comme garantie d’une communion ecclésiale, authentique et complète. 

C’est de l’Eucharistie, cœur de toute communauté, qu’il faut tirer la force d’éduquer et de combattre pour la charité. Toute action charitable et apostolique trouve force et fécondité dans cette source » Benoît XVI

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Sa jeunesse

La famille Borromée occupait un rang très honorable dans la no­blesse lombarde et était alliée aux plus grandes familles du nord de la péninsule. Son chef avait le titre de comte et possédait le fief d’Arona, sur le lac Majeur. Au seizième siècle, elle était représentée par Gilbert, homme de noble caractère et surtout de grande piété. Il avait épousé Marguerite de Médicis, dont le frère devint le futur pape Pie IV. Charles naquit au sein de l’opulence et des grandeurs le 2 oc­tobre 1538 sur la rocca (roc ou château fort) Borromeo d’Arona, près du lac Majeur ; un frère et une sœur, Frédéric et Isabelle, l’avaient précédé en ce monde.

Paul III étant pape,

Charles-Quint empereur

et François Ier roi de France

Il devait être l’un des plus illustres pontifes de l’Église dans tous les temps.

L’enfant, était doux et sérieux. L’appel de Dieu se manifesta de très bonne heure et un peu par la force des choses. Selon les coutumes du temps, le droit d’aînesse établissait Frédéric héritier des biens et des titres de Gilbert. Il ne restait à Charles qu’à chercher fortune, ou à em­brasser l’état ecclésiastique. C’est à cette dernière solution qu’on s’ar­rêta ; il fut tonsuré à huit ans. Cette cérémonie faisait de lui un clerc et le rendait apte à recevoir les dignités ecclésiastiques ; cinq ans après, son oncle lui cédait une abbaye.

Son esprit lent et positif ne le disposait guère aux études littéraires. A vingt et un ans, il put cependant être proclamé docteur en droit canon et en droit civil, in utroque jure, à l’Université de Pavie. Mais ses goûts personnels le portaient plus vers la musique, l’architecture, les échecs, la chasse, que vers la théo­logie.

A Rome

Le 26 décembre 1559, survint un événement qui allait donner à sa vie une nouvelle orientation. Ce jour-là, son oncle, le cardinal Ange de Médicis, était élu pape sous le nom de Pie IV : dès le 6 janvier, il appelait son neveu à Rome, et le 31 suivant, il le nommait cardinal des Saints-Guy-et-Modeste. Le 8 fé­vrier, Charles était légat de Bologne, de la Romagne et des Marches, et administrateur de l’Eglise de Milan, en attendant qu’il eût l’âge d’en de­venir archevêque.

Restait à achever le concile de Trente, ouvert en 1545. Pie IV y réussit en 1562-1563, grâce au dévouement de son neveu, qui assuma l’écrasante besogne de la correspondance avec les agents du Saint-Siège, nonces et légats du concile. Plutôt simple exécutant que conseiller, selon un ambassadeur vénitien, il travaillait même la nuit, rédigeait de brefs rapports sur les nouvelles qui lui arrivaient de partout, répondait à toute la correspondance pontificale et s’occupait des affaires courantes.

En novembre 1562, quand mourut Frédéric, son frère aîné, on se demanda si le Charles quitterait les Ordres pour perpétuer la famille, mais, le 17 juillet 1563 il fut ordonné prêtre et, en décembre, il reçut la consécration épiscopale. Charles était alors âgé de vingt-cinq ans. Dès ce jour, il commence à s’éloigner du monde et à retrancher de sa vie les divertissements. Sans la défense expresse du pape Pie IV, il aurait quitté Rome pour s’installer dans son diocèse.

 

A Milan

Après que Charles Borromée avait rendu à Rome les services que l’on attendait de lui, fort du concile de Trente qui imposait la résidence aux évêques, il voulut s’installer à Milan où il entra solennellement 23 septembre 1565, après avoir, comme légat, effectué un voyage au centre et au nord de l’Italie. Il dut revenir à Rome près de son oncle mourant et, le conclave ayant élu Pie V, il rentra à Milan en avril 1566, pour se livrer exclusivement à ses devoirs d’archevêque. Saint Pie V lui témoigna d’autant plus d’estime et de confiance qu’il était fort lié à Séraphin Grindelli, chanoine régulier du Latran et son aumônier.

Le cardinal de Milan, passa désormais le reste de sa vie dans son vaste archidiocèse, à l’exception de brefs séjours romains. Charles Borromée, à la tête de quinze suffragants, avec juridiction sur des terres vénitiennes, génoises, novaraises et aussi suisses, puisqu’il avait été nommé, en mars 1560, protecteur de la nation helvétique, avec juridiction spirituelle sur plusieurs cantons ; il n’obtint un nonce que sous Grégoire XIII. Charles Borromée visita la Suisse (notamment les trois vallées ou trois lignes du Tessin en 1567, les cantons allemands en 1570, 1581, 1583), s’enquérant des abus, rédigeant des ordonnances, entretenant une lourde correspondance, se bataillant contre des magistrats et des fonctionnaires civils souvent revêches, tandis qu’il restait courtois, souple et habile. En général, il se montra fin connaisseur et manieur d’hommes, sa vertu perfectionnait ses dons naturels. Il lui arrivait cependant de se raidir, par exemple contre l’usage invétéré de suspendre dans les églises des écussons et trophées en mémoire de hauts faits militaires, allant jusqu’à lancer l’interdit contre des paroisses récalcitrantes, mais un ordre exprès de Rome l’obligea à désarmer. Il réussit à maintenir catholique une partie de la Suisse allemande, il favorisa les capucins à Altdorf en 1581 et les jésuites, dont les collèges de Lucerne et de Fribourg sont en partie le fruit de son zèle.

Si la richesse avait alors gâté dans la chrétienté une partie du haut clergé, la pauvreté avait avili le bas clergé, victime d’un recrutement inconsidéré, de l’abandon où le laissaient ses supérieurs et de l’ignorance. L’Eglise avait pâti, et pâtissait encore, en ce temps-là, des empiétements parfois scandaleux du civil sur l’ecclésiastique dans les territoires espagnols, et même dans les Etats pontificaux. Les évêques avaient trop pris l’habitude de vivre hors de leur diocèse, et le clergé volontiers flattait le pouvoir civil pour en tirer des avantages matériels. Aussi, d’importantes réformes s’imposaient dans les rangs du clergé et dans les monastères ; mais elles n’étaient pas désirées. Aussi ceux qui ne voulaient pas se laisser réformer, allèrent jusqu’à attenter à la vie de l’arche­vêque ; ce n’est que par miracle qu’il échappa à l’attentat dont il fut l’objet. Saint Charles reçut un jour d’un ennemi, un coup d’arquebuse, pendant qu’il présidait la prière dans sa chapelle particulière ; par une protection providentielle, la balle ne fit que lui effleurer la peau, et le Saint continua la prière sans trouble. Son œuvre à Milan fit époque ; il institua des séminaires, fit ré­diger le Catéchisme du Concile de Trente, appela de nombreux religieux pour remplacer les curés empêchés, administrer les séminaires, ou prê­cher.

Il soigne lui-même les pestiférés quand la peste ravage Milan en 1556. Il demande à tous les religieux de se convertir en infirmiers et six mois durant, l’archevêque fut l’unique providence des pauvres et des mourants. Il pourvut à tous les besoins temporels et spirituels, s’occupa d’hygiène, soutint les courages et excita les dévouements, portant lui-même les sacrements aux mourants.

Véritable médiateur, il implorait jour et nuit le pardon divin en d’humbles prières devant le trône de la grâce. Ayant ordonné une procession publique d’expiation, il y parut la corde au cou, les pieds nus et ensanglantés, une croix sur les épaules, s’offrant en victime expiatoire pour son peuple afin de détourner de lui la justice divine. Lorsque la maladie cessa, après avoir fait dix-sept mille victimes, on put dire que la ville de Milan devait à son archevêque l’existence des survi­vants et le salut éternel des morts.

Ce grand seigneur vivait comme un anachorète. Après avoir donné presque toute sa fortune aux pauvres, il voulut ne posséder qu’une sou­tane usée, n’avoir qu’une paillasse pour lit et ne faire qu’un repas par jour, souvent avec un peu de pain et de l’eau. Mais surtout, il était doux et humble : jamais il ne lui échappait un mot d’amertume. Il rece­vait les injures et les persécutions avec une paix et une tranquillité que rien n’était capable d’altérer.

Les années passent et malgré le poids des années, il n’arrête pas de se donner jusqu’à l’épuisement, ne voulant pas s’interrompre pour se soigner, disant : « Les pauvres doivent gagner leur pain de chaque jour. »

Dans une lettre d’Arona, datée du 1er novembre, il disait que la fièvre le dévorait et qu’il allait cesser ses visites pastorales pour regagner Milan afin de recevoir son beau-frère le comte Annibal d’Altaemps et lui faire fête quatre ou cinq jours. Il venait d’inaugurer un séminaire (30 octobre) et de consoler les gens de Locarno où la peste avait fait passer la population de 4800 à 700 habitants.

S’étant retiré au Sacro Monte de Varallo pour méditer sur la Passion de Notre Seigneur, Saint Charles, affaibli par les mortifications, tomba malade. Ramené en litière et atteint d’une forte fièvre jusqu’à Milan et y arriva le 2 novembre 1584 au soir. Le lendemain, il reçut les derniers sacre­ments et expira la nuit suivante couché sur un sac et sur la cendre, tenant en ses mains le crucifix. En mourant, il prononça ces paroles : « Seigneur, voici que je viens ; je viendrai bientôt. »

Regardez mon âme comme vous étant toute confiée, ô mon très tendre Gardien ; et au sortir de la prison de mon corps, daignez la remettre entre les mains de son Créateur et Rédempteur, afin qu’avec vous et avec tous les saints du ciel, elle puisse jouir de sa présence, l’aimer parfaitement et le posséder pleinement pendant toute l’éternité. Amen.

Epilogue

Il n’était âgé que de quarante-six ans.

Son tombeau est dans la célèbre cathédrale de Milan, construite en marbre blanc.

Grégoire XIII étant pape,

Rodolphe II empereur

et Henri III roi de France.

Le 4 novembre 1601, à Milan, au lieu de chanter le service accoutumé pour son anniversaire, on organisa, sur le conseil de Baronius, une grandiose manifestation de vénération publique. En 1602, et les années suivantes, ce témoignage fut de plus en plus éclatant. Béatifié en 1602, le 1er novembre 1610 le pape Paul V canonisa Charles Borromée qui obtint vite un culte populaire : son origine patricienne, sa dignité cardinalice, son génie réformateur, les œuvres de son zèle pastoral pour le clergé et le peuple, sa charité pour les pauvres, son dévouement lors de la peste le redirent rapidement cher au peuple chrétien, notamment aux Pays-Bas espagnols où l’imagerie anversoise vulgarisa l’homme de prière ou le consolateur des pestiférés. Son influence fut très grande en France.

Le 4 novembre est une fête de 3ème classe dans l’église universelle mais de 1ère classe dans les paroisses dont il est le saint patron.

En 1910 le pape Saint Pie X publia l’encyclique Editae Saepe, célébrant la mémoire de Saint Charles.Saint

Saint Charles Borromée est le saint patron des séminaristes et des directeurs spirituels. 

On le représente en archevêque, une corde au cou, bénissant des malades.

Son blason portait : Humilitas.

Au physique, il était de belle taille, avec de vastes yeux bleus, un nez aquilin puissant, le teint pâle sous des cheveux bruns ; jusqu’en 1574, il porta une barbe courte, rousse, négligée ; puis, ayant ordonné au clergé de se raser, il donna l’exemple.

Charles Borromée créa des sanctuaires devenus célèbres, des séminaires, des collèges laïcs, un refuge pour repenties, un mont-de-piété. Il avait revu soigneusement les premiers statuts du mont-de-piété de Rome, vers 1565, en qualité de protecteur de l’ordre franciscain. Il fit adopter des sages mesures de contrôle contre la fraude ou les malversations : il fut le bienfaiteur de l’institution. Il organisa des confraternités comme celles du Saint-Sacrement, du Saint-Rosaire. Il mit beaucoup d’ardeur à promouvoir l’œuvre catéchétique du saint prêtre Castellino da Castello. Lui-même commentait volontiers l’Evangile : par les moyens les plus simples, il en tirait des applications très variées pour ses auditeurs et, par son exemple, il sut réveiller chez son clergé le goût de l’éloquence sacrée. Avec un grand dévouement, il visita les peuples de son diocèse et des diocèses suffragants ; comme les vivres étaient chers, il avait stipulé que l’entretien de sa suite ne serait pas à la charge de la mense épiscopale. Au total, le cardinal vit plus de mille paroisses, convoqua onze synodes diocésains et six conciles provinciaux. Lors de la terrible peste de 1576-1577, compliquée d’une famine, Charles Borromée vendit sa principauté napolitaine d’Oria pour soulager la misère publique.

 

Successeur de Saint Ambroise, vous fûtes l’héritier de son zèle pour la maison de Dieu. Votre action fut puissante aussi dans l’Eglise, et vos deux noms, à plus de mille ans d’intervalle, s’unissent dans une commune gloire. Puissent de même s’unir au pied du trône de Dieu vos prières au profit de nos temps amoindris ; puisse votre crédit au Ciel nous obtenir des chefs dignes de continuer, de reprendre au besoin, votre oeuvre sur terre ! Elle éclata de vos jours en pleine évidence, cette parole des Saints Livres : « tel le chef de la cité, tels sont les habitants », et cette autre encore : « j’enivrerai de grâce les âmes sacerdotales et mon peuple sera rempli de mes biens, dit le Seigneur ».

Dom Guéranger

* * *

Les ministres du Seigneur doivent être la lumière du monde et le sel de la terre, par leur doctrine et leurs exemples.

Mais il faut aussi de la part des fidèles le désir d’être instruits des vérités de la foi, et le cou­rage d’en pratiquer les préceptes. Faute de cet accord, la mission de l’Eglise reste sans succès.

Ange saint qui adorez toujours la face du Père éternel, comme vous la voyez toujours ; puisque sa bonté suprême vous a commis le soin de mon âme, secourez-la sans cesse par sa grâce, éclairez-la dans ses ténèbres, consolez-la dans ses peines, échauffez-la dans ses froideurs, défendez-la dans ses tentations, gouvernez-la dans toute la suite de sa vie.

Daignez prier avec moi ; et parce que mes prières sont froides et languissantes, embrasez-les du feu dont vous brûlez, et portez-les jusqu’au trône de Dieu pour les lui offrir.

Faites par votre intercession que mon âme soit humble dans la prospérité et courageuse dans l’adversité ; qu’elle s’anime dans la ferveur de sa foi et par la joie de son espérance, et que, ne travaillant dans cet exil qu’à avancer vers sa céleste patrie, elle aspire de plus en plus, par les gémissements d’un ardent amour pour Jésus son Sauveur, à l’adorer éternellement, et à jouir enfin avec vous, dans la compagnie de tous les saints Anges, de cette gloire ineffable qu’il possède dans tous les siècles. Ainsi soit-il.

Saint Charles Borromée

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3 novembre – Saint Martin de Porres, frère dominicain, naquit le 9 décembre 1579 à Lima, † 3 novembre 1639. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/3-novembre-saint-martin-de-porres-frere-dominicain-naquit-le-9-decembre-1579-a-lima-%e2%80%a0-3-novembre-1639 Fri, 30 Oct 2015 15:26:46 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20129 Saint Martin de Porres, frère dominicain, naquit le 9 décembre 1579 à Lima, † 3 novembre 1639.

Fils d’une ancienne esclave noire péruvienne et d’un noble espagnol castillan qui ne voulut pas le reconnaître, il supportera, toute sa vie, les humiliations et le mépris que lui attiraient sa naissance illégitime et le racisme dû à la couleur de sa peau. Dès son adolescence, il partageait son pain avec plus pauvre que lui dans les rues de Lima au Pérou.

Le jeune Martin, âgé alors de douze ans, décida d’apprendre le métier de barbier. Les barbiers à cette époque apprenaient aussi à soigner les blessures et faisaient fonction de médecin voire de chirurgien.

Martin fut un apprenti attentif et dévoué. Les malades venaient de préférence vers lui tant sa douceur et ses compétences étaient déjà grandes. De plus, Martin ne faisait pas payer les plus pauvres, et se dépensait sans compter pour tous les gens qui le sollicitaient.

Martin travaillait beaucoup. Il avait une profonde piété : il se levait avant jour pour s’arrêter à l’église afin de servir la Messe, et après son travail, il s’enfermait dans sa chambre pour prier, les yeux fixés sur le crucifix, et lire des ouvrages pieux.

Frère Dominicain

À l’âge de seize ans, Martin quitta son emploi de barbier pour entrer dans l’Ordre des Dominicains, au monastère du Saint-Rosaire de Lima. Il demanda à y être admis à la plus humble place, celle de membre du Tiers Ordre, ou donado. Ces personnes effectuaient les tâches les plus difficiles et les plus ordinaires. Martin balaya le cloître et les couloirs, nettoya les toilettes, prépara la nourriture, lava le linge, et remplit aussi les fonctions de barbier du monastère.

Il effectuait toutes ces tâches avec joie et humilité ; il fut aussi attaché aux soins des malades à l’infirmerie, tâche dont il s’acquittait avec dévouement et grande réussite. Certaines guérisons miraculeuses lui furent attribuées par ses frères qui lui reconnaissaient le don de thaumaturgie. Il était patient, sourd aux rebuffades : un patient l’avait traité rudement il répondit : « Je dois prendre un meilleur soin de celui-ci, car il me connaît mieux que les autres ».

En dehors de son service auprès des malades, Martin priait beaucoup, passant de longues heures devant le Saint Sacrement, s’arrêtant pour de courtes et profondes oraisons devant toutes les images pieuses du monastère, consacrant une grande partie de ses heures de repos à la vénération de la Vierge, ne manquant jamais de sonner lui-même l’Angélus.

Il effectuait de longues pénitences, priant pour les âmes du Purgatoire, se faisant fouetter de verges par les autres moines en signe d’humilité. Il portait le Cilice et jeûnait souvent. Il allait jusqu’au bout de son vœu de pauvreté : à sa sœur qui voulait lui offrir un second habit afin qu’il puisse changer et laver le sien, il répondit : « Quand je lave mon habit, ma tunique me suffit pendant le temps où il sèche ; et quand je lave ma tunique, c’est mon habit que je porte. Ça serait vraiment du superflu que d’avoir deux habits à mon usage ».

Au bout de neuf ans, ses supérieurs lui demandèrent de faire Profession. Il prononça donc ses vœux solennels de pauvreté, chasteté, obéissance, tout en continuant à exercer ses modestes fonctions au sein du monastère, dans la plus parfaite obéissance. Un témoignage dira de lui que Martin « obéissait et révérait les prélats tant religieux que diocésains, ainsi que tous ceux qui étaient investis d’une dignité ecclésiastique ou civile, comme s’il vénérait en eux Dieu, Son Autorité et Sa Puissance déléguées » tandis qu’un de ses frères observera qu’il « accomplissait son vœu d’obéissance avec une volonté prompte, joyeuse, et virile ».

Un jour qu’il apprend que son couvent est couvert de dettes, il supplie le prieur de le vendre comme esclave puisqu’il est le fils d’une ancienne esclave : « pour être utile au moins à quelque chose dans la communauté. »

Frère Martin, lui dit son prieur, vous ne faîtes rien de bonC’est malheureusement vrai, révérendissime Père. Malgré tout, permettez-moi de vous offrir tout de même une sélection de nos meilleurs fruits et spécialités locales. – Volontiers ! Somme toute, vous n’êtes point si mauvais, reconnut le prieur.

Ses journées se passent à recevoir, écouter et aider les pauvres. Ses nuits se passent en prière. Bientôt, malgré ses ruses de sioux, tous les frères savent qu’il ne faut pas s’étonner des extases de frère Martin à qui le Seigneur donne tant de grâces mystiques.

Il mourut en 1584 et fut canonisé en 1962.

Missionnaire auprès des enfants

Frère Martin avait l’habitude, malgré ses multiples occupations, de réunir quelques jeunes ouvriers du monastère pour les instruire et leur parler de l’Évangile.

À l’extérieur du couvent, dans la ville de Lima beaucoup d’orphelins vagabondaient, sans famille et sans éducation. Martin travailla avec ardeur à la fondation de l’orphelinat de la Sainte Croix qui avait pour vocation de recueillir ces enfants et de les éduquer. Il prenait à cœur le choix des maîtres, et des autres employés afin que les études offertes soient fructueuses et que les enfants puissent ensuite s’établir dans la vie avec une solide formation chrétienne. Pour financer ses entreprises, Martin n’hésitait pas à solliciter les grands personnages de la ville, et ceux-ci étaient généreux tant sa foi et sa force étaient grandes.

Martin avait l’habitude, à la fin du repas, de passer de table en table pour récupérer tout ce qui avait pu être laissé et de sortir immédiatement le distribuer aux pauvres qui l’attendaient. Sa confiance en la Providence était telle qu’il avait coutume de dire : « Puisse Dieu, en son infinie miséricorde, multiplier cette nourriture », et les pauvres ne manquaient jamais d’être tous servis.

Alors que l’archevêque de Mexico, monseigneur Felician da Vega se rendait à Lima, il fut atteint d’une pneumonie pendant le voyage. Il connaissait déjà Martin, et demanda à être soigné par lui. Quand il fut guéri de son mal, il demanda au Provincial des Dominicains d’emmener Martin avec lui. Ce qui fut accepté.

Mais le voyage n’était prévu que plusieurs mois plus tard, et à l’automne de 1639, frère Martin fut atteint d’une forte fièvre. Il annonça alors à ses frères que ce serait là sa dernière maladie, et il s’éteignit le 3 novembre dans la sérénité. L’archevêque Felician da Vega, qui était présent, dit alors à la communauté : « Mes Frères, apprenons du Frère Martin comment mourir. C’est la leçon la plus difficile et la plus importante ».

Epilogue

À l’annonce de sa mort, de nombreuses personnes de la ville de Lima se précipitèrent à son chevet pour l’honorer et essayer de prendre des reliques auxquelles on attribuait de nombreuses vertus miraculeuses.

En plus des miracles qui lui ont été attribués de son vivant et après sa mort, Martin possédait plusieurs dons qui surprenaient les autres frères du monastère. Par exemple le don de bilocation. Frère Martin désirait aller évangéliser la Chine et le Japon comme beaucoup de dominicains l’avaient fait. Il n’eut jamais l’occasion de réaliser ce vœu. Toutefois, des témoins ont rapporté avoir vu Martin dans ces deux pays, catéchisant des enfants.

De même qu’un chrétien, prisonnier des Turcs, après avoir été libéré, vint au monastère du Saint-Rosaire de Lima pour dire aux frères que Martin était venu le visiter dans sa prison à plusieurs reprises et qu’il lui avait apporté, à lui et à ses compagnons, réconfort et nourriture.

Ses biographes racontent aussi qu’une nuit, Martin alla assister un Indien qui se mourait à l’hôpital de Lima, et qui n’était pas baptisé. Il fit venir l’aumônier de l’hôpital qui baptisa le mourant, qui s’éteignit ainsi en paix. Frère Martin regagna ensuite le couvent alors que les portes étaient restées verrouillées.

Saint Martin de Porrès est souvent représenté en compagnie d’un chien, de souris ou d’autres animaux.

Il avait l’habitude de soigner et de guérir miraculeusement les chiens errants blessés ou malades, et aussi de donner à manger à tous les animaux du monastère, dans la même gamelle où dindes, souris et chats mangeaient ensemble sous son regard.

Il parlait aux animaux. Par exemple, il demanda aux souris qui souillaient les linges et grignotaient les réserves alimentaires d’aller s’installer dehors, dans le jardin, et indiqua qu’il pourvoirait à leur subsistance. Ses frères virent alors de nombreuses souris sortir de leurs trous et se rassembler dans le jardin où frère Martin leur apporta régulièrement à manger.

Martin de Porrès a été béatifié le 29 octobre 1837 par le Pape Grégoire XVI.

Il a été canonisé le 16 mai 1962 par le Pape Jean XXIII.

Le Pape Jean XXIII a déclaré dans son homélie de canonisation :

« Saint Martin, toujours obéissant et inspiré par son divin Maître, a vécu parmi ses frères avec ce profond amour qui vient de la Foi pure et de l’humilité du cœur. Il aima les hommes parce qu’il les voyait comme des enfants de Dieu, et comme ses propres frères et sœurs. Telle fut son humilité qu’il les aima plus qu’il ne s’aimait lui-même, et qu’il les considérait comme étant meilleurs et plus vertueux que lui-même… Il excusait les fautes des autres. Il pardonna les insultes les plus amères, convaincu qu’il était qu’il méritait de plus sévères châtiments à cause de ses propres péchés. Il essaya de toutes ses forces de sauver les coupables ; il consola amoureusement les malades ; il fournit des remèdes, de la nourriture, des vêtements aux pauvres ; il aida tant qu’il fut possible les ouvriers agricoles et les Nègres, sans oublier les mulâtres, qui en ce temps étaient considérés ni plus ni moins que comme des esclaves… »

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24 octobre – St Antoine-Marie Claret, évêque. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/24-octobre-st-antoine-marie-claret-eveque Wed, 21 Oct 2015 09:53:36 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20065 St Antoine-Marie Claret, évêque.

Né en Catalogne le 23 décembre 1807, † le 24 octobre 1870 à l’abbaye cistercienne de Fontfroide dans l’Aude.

Il fut d’abord un prédicateur populaire et il fonda un Institut missionnaire. Puis après s’être consacré à l’apostolat dans l’île de Cuba comme archevêque de Santiago, il devint conseiller de la reine d’Espagne. Il est le fondateur de deux congrégations, l’une de prêtres (appelés clarétains), l’autre de religieuses, toutes deux consacrées à Marie Immaculée.

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Catalan, originaire des environs de Barcelone. Il fut d’abord apprenti-tisserand, profession familiale. Puis il fut typographe, juste le temps d’aimer la diffusion de la Parole de Dieu par la presse. Il trouva sa voie à 22 ans en entrant au séminaire de Vicq. Prêtre, il parcourt la Catalogne, chapelet en main, distribuant des brochures édifiantes qu’il avait lui-même imprimées. Mais ces horizons étaient encore trop étriqués à ses yeux. En 1849, il fonde une nouvelle congrégation à vocation missionnaire : « les Fils de Marie Immaculée » qu’on appelle les Clarétins. En 1850, le Pape le nomme archevêque de Santiago de Cuba, et cela ne le déconcerte pas. Il demeure un missionnaire et, six années durant, il parcourut la grande île, prê­chant, confirmant, fustigeant les vices et les exactions. Il y développe la dévotion à la sainte Eucharistie et au Rosaire. Il y exerce un intense apostolat, homme de feu brûlé par l’amour du Christ. Là encore il imprime et distribue images et brochures, prend la défense des esclaves, condamne les exactions des grands propriétaires. Ce qui lui attire bien des ennemis. Il échappe alors à quinze tentatives d’assassinat. En 1857, après 6 années d’un tel ministère, la reine Isabelle l’appelle en Espagne comme conseiller et confesseur. En 1868, la révolution éclate. Saint Antoine-Marie suit la reine, réfugiée à Paris. Les Claretains sont expulsés de leurs six maisons et fondent en France celle de Prades. Il prend part activement au concile du Vatican en 1869 et 1870 en défenseur intrépide de l’infaillibilité pontificale. Au retour, il se retirera au monastère cistercien de Fontfroide où il meurt.

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Cinquième des onze enfants du tisserand Jean Claret et de Joséphine Clara, Antoine naquit le 23 décembre 1807, à Sallent, dans le diocèse de Vich, en Catalogne, non loin du site grandiose de Montserrat, dédié à la Vierge Marie. Il sera baptisé le jour de Noël au milieu de la joie familiale. En catalan, Antoni Maria Claret i Clarà et en espagnol, Antonio María Claret y Clarà.

En même temps qu’il s’initiait au métier de tisserand, il étudiait le latin avec le curé de sa paroisse qui lui donna une solide formation religieuse et une tendre dévotion à la Sainte Vierge ; à dix-sept ans, son père l’envoya se perfectionner dans une entreprise de Barcelone où, aux cours du soir, il apprit, sans abandonner le latin, le français et l’imprimerie.

Mais tout bascule lorsqu’il entend le prédicateur prononcer cette phrase au cours d’une homélie :

« Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à perdre son âme ? »

Cette pensée le pénètre et germe en son esprit ; il fait part de son désir d’être prêtre à son père qui s’incline devant la volonté de Dieu.

Après cette terrible crise spirituelle où il fut au bord du suicide, il avait songé à se faire chartreux mais, sur les conseils de son directeur de conscience, il choisit d’entrer au séminaire de Vich le 29 septembre 1829, il a 21 ans. Tonsuré le 2 février 1832, minoré le 21 décembre 1833, il reçut le sous-diaconat le 24 mai 1834, fut ordonné diacre le 20 décembre 1834 et prêtre le 13 juin 1835. Il acheva ses études de théologie en exerçant le ministère de vicaire puis d’économe de sa ville natale.

Désireux de partir en mission, il se rendit à Rome pour se mettre à la disposition de la Congrégation de la Propagande. Le cardinal préfet étant absent, Antoine suivit les Exercices de saint Ignace chez les Jésuites qui lui proposèrent d’entrer dans leur compagnie. Il commença son noviciat (2 novembre 1839) qu’une plaie à la jambe l’obligea à quitter (3 mars 1840). Le Révérend Père Général lui dira : « Père Claret, retournez en Espagne. C’est la volonté de Dieu ! »

« Il vaut mieux, se dit-il, qu’on abuse de moi plutôt que de laisser sans secours de véritables nécessiteux ».

Revenu en Espagne, il fut curé de Viladrau où, à peine arrivé, pour le 15 août, il prêcha une mission qui eut tant de succès qu’on le demanda ailleurs et l’évêque le déchargea de sa cure pour qu’il se consacrât aux missions intérieures (mai 1843) ; il prêcha et confessa dans toute la Catalogne et soutint ses prédications par plus de cent cinquante livres et brochures. Le Père Claret inaugura ainsi, sous les auspices de la sainte Vierge, l’œuvre des « Missions dans les paroisses ». Son apostolat est particulièrement efficace grâce à son intense dévotion à la sainte Vierge qu’il ne cesse de propager. Partout où il passe, il établit l’Archiconfrérie du saint Cœur de Marie et recommande la récitation du chapelet en famille. C’est par l’intercession de la Mère de Dieu qu’il réalise les plus surprenantes conversions. Sa vie étant menacée, l’évêque l’envoya aux îles Canaries (février 1848 à mars 1849) où il continua son ministère missionnaire

Il fonda une imprimerie et une librairie religieuses et consacra tout l’argent qu’on lui offrait à la presse catholique. « Il nous faut des livres !… Beaucoup de bons livres !… répète-t-il souvent et lui-même en compose plus de 120 (livres et brochures). Mais le chef d’œuvre que réalise le Père Claret en Catalogne, le 16 juillet 1849, est la fondation avec cinq autres prêtres au séminaire de Vich, de la Congrégation des Fils du Cœur Immaculé de Marie, Missionnaires Clarétains, pour perpétuer l’œuvre entreprise.

En août 1849, à sa grande surprise, il est nommé « Archevêque de l’île de Cuba » [dont le siège était vacant depuis quatorze ans], par le Nonce du Pape et suivant le désir de la Reine d’Espagne.

Le 6 octobre 1850, le Père Claret reçoit la consécration épiscopale dans la cathédrale de Vich ; pour marquer sa reconnaissance à la sainte Vierge, il ajoute à son nom Antoine celui de Marie. Il s’embarqua, le 28 décembre 1850, à Barcelone et le 16 février 1851, Mgr Claret arrive à l’île de Cuba où il est accueilli triomphalement. Il entreprend de visiter tous les villageois de son immense diocèse sans oublier les hôpitaux et les prisons.

« Seigneur, donnez-moi des âmes… le reste m’est indifférent ! »

Il s’efforça d’abord d’instruire le peu de prêtres de son diocèse (vingt-cinq pour quarante paroisses) et de leur assurer un revenu suffisant ; il fit venir des religieux ; il visita son diocèse et y prêcha pendant deux ans où il distribua 97 217 livres et brochures, 83 500 images, 20 665 chapelets et 8 397 médailles ; en six ans, il visita trois fois et demi son diocèse où il prononça 11 000 sermons, régularisa 30 000 mariages et confirma 300 000 personnes. Il prédit un tremblement de terre, une épidémie de choléra et même la perte de Cuba par l’Espagne ; il fonda une maison de bienfaisance pour les enfants et les vieillards pauvres où il attacha un centre d’expérimentation agricole ; il créa 53 paroisses et ordonna 36 prêtres. Son esprit de charité le porte à lutter de toutes ses forces contre les inégalités entre les Blancs et les gens de couleur mais les esclavagistes lui reprochaient d’être révolutionnaire, les autonomistes d’être espagnol et les pouvoirs publics lui reprochaient d’être trop indépendant : il n’y eut pas moins de quinze attentats contre lui et l’on pensa que le dernier, un coup de couteau qui le blessa à la joue, lui serait fatal (1° février 1856).

Toutes ses souffrances ne sont pas vaines ; au bout de quelques années, le changement des mœurs est tellement surprenant dans l’île, qu’en toute vérité Cuba peut être appelée : « La Perle des Antilles ».

Cependant l’œuvre la plus remarquable qu’il réalise à Cuba, le 25 août 1855, c’est la fondation de « l’Institut des Religieuses de Marie Immaculée Missionnaires Clarétaines » pour l’instruction et l’éducation des jeunes filles, dont la Supérieure sera Marie-Antoinette Paris qu’il a connu à Tarragone en 1850 pendant un de ses voyages apostoliques.

Retour en Espagne

Après un séjour de six ans à Cuba, en 1857, Monseigneur Claret est prié, par le Nonce du Pape, de se rendre à Madrid pour remplacer l’Archevêque de Tolède comme conseiller spirituel et confesseur de Sa Majesté la reine Isabelle II qui gouverne l’Espagne. Il fut nommé archevêque titulaire (in partibus) de Trajanopolis sans pour autant cesser d’assurer de Madrid l’administration de Cuba. C’est la consternation dans tout le pays.

Arrivé à Madrid, il accomplit sa nouvelle tâche avec zèle et discrétion et recommence ses activités missionnaires dans la capitale.

Confesseur de la Reine, il eut assez d’influence pour faire nommer de bons évêques, pour organiser un centre d’études ecclésiastiques à l’Escurial et pour imposer la morale à la cour. Voyageant avec la Reine à travers l’Espagne, il continua de prêcher et ne manqua pas de s’attirer la haine des nombreux ennemis du régime, on colporte des calomnies, on essaie à nouveau d’attenter à sa vie. Il parcourt l’Espagne pendant huit ans à la suite de la Reine.

Parfois, tandis qu’il célèbre la sainte messe au palais royal de Madrid, on le voit en extase, rayonnant d’une lumière éclatante et qui remplit d’admiration toutes les personnes de la Cour. Une nuit de Noël, la sainte Vierge lui apparaît et lui pose l’Enfant-Jésus dans les bras. « Ah! qu’il était beau l’Enfant-Jésus ! » disait-il en se souvenant de cette grâce.

Pendant ce temps, la congrégation des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie (Claretins), se développait lentement : elle avait reçu l’approbation civile (9 juillet 1859) et ses constitutions avaient été approuvées par Rome (decretum laudis du 21 novembre 1860) et définitivement reconnues le 27 février 1866 ; l’approbation perpétuelle, donnée le 11 février 1870, fut confirmée le 2 mai 1870. D’abord établie au séminaire de Vich, puis installée dans l’ancien couvent des Carmes, la congrégation, dirigée depuis 1858 par le P. Xifré, fonde à Barcelone (1860) et dans d’autres villes espagnoles avant d’ouvrir des maisons à l’étranger : en France (1869), au Chili (1870), à Cuba (1880), en Italie (1884), au Mexique (1884), au Brésil (1895), au Portugal (1898), en Argentine (1901), aux Etats-Unis (1902), en Uruguay (1908), en Colombie (1909), au Pérou (1909), en Autriche (1911), en Angleterre (1912), en Bolivie (1919), au Vénézuéla (1923), à Saint-Domingue (1923), au Panama (1923), en Allemagne (1924), en Afrique portugaise (1927), en Chine (1933), à Porto-Rico (1946), aux Philippines (1947), en Belgique (1949). 

Le 18 septembre 1868, la république est proclamée.

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Les Claretains sont expulsés de leurs six maisons et fondent en France celle de Prades.

La reine Isabelle II se réfugie précipitamment en France et Monseigneur Claret accompagne la famille royale vers l’exil. Il quitte définitivement l’Espagne le 30 septembre 1868

A Paris, la reine et sa famille s’installent dans un château, tandis que son confesseur fixe sa résidence au collège Saint-Louis, rue de Monceau. Très souvent, il se rend à l’église Notre-Dame des Victoires, siège de l’Archiconfrérie du saint Cœur de Marie. C’est pendant ce séjour que la reine d’Espagne, Isabelle II, offrit à l’église Notre-Dame des Victoires les deux tables en bronze portant les cierges, situées devant l’autel de la Vierge.

Six mois plus tard, Mgr Claret se rend à Rome pour participer activement à tous les travaux du Concile « Vatican I ». Il intervient spécialement pour la définition de « l’Infaillibilité » du Souverain Pontife. Mais au mois de mai 1870, la chaleur accablante le conduit à un commencement de congestion cérébrale ; sur le conseil des médecins, il décide de retourner le 23 juillet 1870 en France et choisit Prades, près de Perpignan pour sa convalescence. Il retrouve là ses chers Missionnaires expulsés d’Espagne par la révolution. Mais le 3 octobre, les révolutionnaires sont là ! Il repart incognito pour une destination inconnue. La Providence le conduit à l’Abbaye Cistercienne de Fontfroide du XIème siècle, près de Narbonne.

Il parut pour la dernière fois en public à la distribution des prix au petit séminaire où il fit un discours en Catalan le 27 juillet 1870. L’ambassadeur d’Espagne demanda son internement mais le gouvernement français fit en sorte que l’évêque de Perpignan l’avertît et, lorsqu’on vint l’arrêter le 6 août 1870, il était réfugié chez les Cisterciens de Fontfroide.

Mais une deuxième congestion cérébrale remet sa vie en danger ;

« Mon Jésus ! répète-t-il, je veux mourir avec vous ! »

Le 24 octobre 1870, Mgr Claret meurt comme il l’a toujours désiré :

« Pauvre, sans dettes et sans péchés ».

Epilogue

Sitôt la révolution d’Espagne terminée, on transporte le corps à Vich, où il fonda la Congrégation des Missionnaires.

Soixante ans plus tard, le 25 février 1934, le pape Pie XI l’inscrit au nombre des « Bienheureux ». Le 7 mai 1950, le Pape Pie XII le proclame Saint. Aujourd’hui tous les admirateurs du Saint Archevêque peuvent contempler son corps, enfermé dans une châsse en argent, à Vich, dans l’église qui porte son nom.

Sa fête fut inscrite au calendrier Romain par le Pape Jean XXIII en 1960

Toute sa vie avait été marquée d’une grande piété envers le Saint Sacrement, le Cœur immaculé de Marie et le saint Rosaire : aussi avait-il travaillé sans cesse à propager cette triple dévotion.

Au concile du Vatican, il se fit l’ardent défenseur de l’infaillibilité du Pontife Romain. Il propagea admirablement la dévotion envers le très Saint Sacrement et envers le cœur immaculé de Marie et son Rosaire.

O Dieu, qui avez élevé le bienheureux Antoine-Marie, votre Confesseur et Evêque, par les vertus apostoliques, et qui avez institué par lui dans votre Eglise de nouvelles familles de clercs et de vierges : faites que, dirigés par son enseignement et soutenus par ses mérites, nous puissions travailler sans cesse à chercher le salut des âmes.

 

C’est le propre des grands cœurs de vouloir servir sans récompense,

combattre sans solde ni ravitaillement assuré…

Avancez toujours, aspirez au parfait…

 

Homélie du pape Pie XII lors de la canonisation

« Lorsque Nous évoquons la vie de saint Antoine-Marie Claret, dit Pie XII dans l’homélie de la canonisation, Nous ne savons ce qu’il faut le plus admirer : l’innocence de son âme que, dès sa plus tendre enfance, des soins attentifs et sa prudence conservèrent intacte, tel un lis entre les épines ; ou l’ardeur de sa charité qui le faisait tendre au soulagement de toutes les misères ; ou enfin son zèle apostolique qui le fit contribuer si fortement, par une activité de jour et de nuit, par des prières instantes pour le salut des âmes, par de nombreux voyages, par des discours enflammés d’amour pour Dieu, à la réforme des mœurs privées et publiques selon l’esprit de l’Evangile.

Lorsque, jeune homme, il exerçait le métier de tisserand pour obéir à la volonté de son père, il donna à ses compagnons de travail de tels exemples de vertu chrétienne, qu’il excitait l’admiration de tous ; et dès qu’il pouvait cesser le travail et se reposer, il gagnait une église où il passait ses meilleures heures en prières et en contemplation devant l’autel du Saint Sacrement ou l’image de la Vierge. Car il était dans les vues de la Providence qu’avant même d’être élevé à un état de vie supérieure, il donnerait aux travailleurs des exemples admirables et imitables d’honneur et de sainteté.

Après quelques années, surmontant bien des obstacles, il put enfin réaliser, le cœur rempli de gratitude pour Dieu, ce qu’il avait toujours souhaité et se consacrer totalement à Dieu. Admis au séminaire diocésain, il se donna avec joie et courage à l’étude, obéissant avec soin au règlement, et s’efforça partout de développer en son âme les dons naturels pour reproduire par ses paroles et ses actes la vivante image de Jésus-Christ. Aussi est-ce comme un infatigable soldat qu’ayant achevé ses études et devenu prêtre, il se lança tout heureux dans le champ de l’apostolat, comptant moins sur les moyens humains que sur la puissance divine ; et, dès le début de son ministère sacerdotal, il obtint d’admirables fruits de salut. En s’acquittant de ce ministère, il prit toujours un soin particulier à rechercher ce qui lui paraissait répondre le mieux aux besoins de son époque. C’est ainsi que voyant une ignorance assez générale des préceptes divins et la tiédeur d’un grand nombre vis-à-vis de la religion être cause d’un affaiblissement de la piété chrétienne, d’une désertion des églises et de la ruine lamentable des mœurs, il forma avec opportunité le projet d’entreprendre des courses missionnaires pour organiser dans diverses villes et villages des prédications de plusieurs jours. Pendant qu’il prêchait, son visage rayonnait de la charité dont brillait son âme : les paroles qui sortaient de ses lèvres, ou plutôt de son cœur, étaient telles que les assistants étaient souvent émus jusqu’aux larmes et, qui plus est, inclinés à tendre d’un cœur sincère vers une vie meilleure et plus sainte.

Aussi lui arrivait-il d’obtenir plus que de salutaires améliorations, le renouvellement des mœurs, qu’il confirmait efficacement en accomplissant au nom de Dieu d’extraordinaires miracles. Comme sa réputation de sainteté se répandait chaque jour davantage, il fut jugé digne d’être promu archevêque et de se voir confier l’île de Cuba. Bien qu’il y rencontrât de graves difficultés et des obstacles sans cesse renaissants, il ne se laissa pas décourager par les travaux les plus durs, ni les périls de tous genres ; ce qu’en bon soldat du Christ il avait fait en Espagne, cet excellent, cet intrépide pasteur s’efforça de le réaliser dans l’île.

Rappelé ensuite dans sa patrie, et choisi comme confesseur de la Reine et son conseiller, il n’eut pas d’autres préoccupations que la recherche de ce qui était le plus utile au salut de son auguste pénitente : la défense des droits de l’Eglise et le développement de tout ce qui pouvait concourir à l’expansion de la religion catholique.

L’œuvre si utile qu’il avait déjà commencée depuis longtemps, à savoir la fondation d’un groupe de missionnaires consacrés au Cœur Immaculé de la Vierge Marie fut achevée et si bien affermie et dotée de Règles très sages qu’elle se propagea peu à peu avec succès en Espagne, dans presque toutes les nations d’Europe et jusqu’aux Amériques, ainsi qu’en Afrique et en Asie.

Tels sont, vénérables frères et chers fils, les principaux traits de la physionomie de ce saint et le très bref résumé de ses œuvres. On voit clairement combien saint Antoine-Marie Claret s’est signalé par sa sublime vertu et par tout ce qu’il accomplit pour le salut de son prochain. Si les ouvriers, les prêtres, les évêques et tout le peuple chrétien tournent leurs regards vers lui, ils auront certes tous des raisons d’être frappés par ses exemples lumineux et d’être entraînés, chacun selon son état, à l’acquisition de la perfection chrétienne, seule source d’où pourront sortir les remèdes que réclame la situation troublée actuelle et d’où pourront naître des temps meilleurs.

Puisse le nouveau saint nous obtenir cela du Divin Rédempteur et de sa Mère Immaculée. Et que ce soit le fruit béni de cette solennelle célébration. Amen.

Éphéméride du 24 octobre :

En 1260, l’actuelle cathédrale de Chartres est consacrée en présence de saint Louis par l’évêque Pierre de Mincy. La construction avait débuté immédiatement après l’incendie du 10 juin 1194, qui avait ravagé la précédente, elle-même détruite par le feu en 1020. Les guerres de religion et la Révolution épargnèrent cet édifice classé au patrimoine mondial en 1979. Cent cinquante-deux verrières originales subsistent sur les cent quatre-vingt-six du XIIIè siècle. Le « bleu de Chartres » est universellement chanté. Son plus haut clocher s’élève à 115 m. La cathédrale abrite un labyrinthe de 261,55 m et le voile de la Vierge Marie. Henri IV est le seul roi de France à être consacré dans cette cathédrale.

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23 octobre – St Jean de Capistran, frère mineur (24 juin 1385 – † 23 octobre 1456) (O, P, T 28 mars) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/23-octobre-st-jean-de-capistran-frere-mineur-24-juin-1385-%e2%80%a0-23-octobre-1456-o-p-28-mars Wed, 21 Oct 2015 09:43:29 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20060 St Jean de Capistran, frère mineur (24 juin 1385 – † 23 octobre 1456) (O, P, T 28 mars)

Originaire de Capistrano dans le royaume de Naples, en 1385, Jean étudie le droit ce qui lui permet de commencer une carrière juridique. Gouverneur et capitaine de Pérouse, il se marie. Mais la mort de sa femme bien-aimée lui casse ses projets alors qu’il a 29 ans. Il se convertit d’une vie qui avait connu quelques scandales. Il parcourt alors Pérouse, monté à rebours sur un âne, coiffé d’une mitre en carton où se lisaient ses plus gros péchés. Il peut alors entrer chez les franciscains de Pérouse, il a 30 ans. Ses qualités de juriste et son grand souci d’une vie religieuse plus rigoureuse lui valent de rédiger les nouvelles Constitutions de la branche ‘observante’ de l’Ordre franciscain. Sa vie ne fut plus dès lors qu’une prédication ininterrompue à travers l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne et la Hongrie. Il rédige aussi, pour ses frères prêtres, le ‘Miroir des clercs’ qui aura un grand succès. Formé à la prédication par saint Bernardin de Sienne, il devient un grand prédicateur populaire qui prêche la dévotion au nom de Jésus. Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en Bavière, en Saxe, en Silésie et en Pologne. La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l’empire des chrétiens d’Orient sous le regard indifférent des chrétiens d’Occident. Mais voilà qu’ils menacent aussi l’Europe. Jean galvanisa le courage des chrétiens, les Hongrois le suivent. Il accompagne leur armée, dirige la bataille et l’avance turque est stoppée près de Belgrade en 1456. Saint Jean de Capistran mourra le 23 octobre de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps après.


Le rôle de Jean de Capistran au service de la réconciliation des peuples d’Europe autant que sa prédication pour conseiller les chefs militaires et ranimer l’espérance des chevaliers lui ont valu d’être choisi comme saint patron des aumôniers militaires.

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Vers la fin du XVè siècle, l’Eglise traversait une des plus effroyables crises qui l’aient assaillie. Le spectacle donné par un Pape et un anti-pape se disputant la tiare, l’hérésie envahissant l’Europe de toutes parts, avec Wiclef en Angleterre et Jean Huss en Allemagne ; les Turcs franchissant le Bosphore et se ruant à l’assaut de l’Occident, tout cela semblait annon­cer la fin de la chrétienté. Jésus-Christ, qui a promis d’être avec son Eglise jusqu’à la. fin des siècles, lui vint en aide en suscitant des saints admirables.

L’un des plus étonnants fut Jean, né à Capistrano, près d’Aquila dans les Abruzzes, au royaume de Naples, le 24 juin 1385, d’un gentilhomme français [sans doute angevin, mais peut-être savoyard] qui avait suivi en Italie le roi Louis Ier d’Anjou dans la conquête de ce royaume  et d’une capistranaise.

Urbain VI étant pape,

Jean V Paléologue empereur de Byzance,

Venceslas empereur du Saint Empire romain-germanique

et Charles VI le Fol roi de France.

on père étant mort prématurément, ce fut sa vertueuse mère qui veilla sur son éducation. Il fut ensuite envoyé à Pérouse pour y faire ses études de droit. Pendant dix ans, il étudia si brillamment le droit civil et canonique que ses maîtres, le considérant comme le prince des jurisconsultes, recouraient à son jugement dans les questions épineuses.

Ses brillants succès de firent connaître au roi Ladislas qui le nomma gouverneur de Pérouse à vingt-sept ans. Sous son gouvernement, en peu de temps le brigandage disparut. Ies crimes dimi­nuèrent. Rien ne pouvait le faire transiger avec l’injustice : ni les offres d’argent ni le poignard des sicaires.

Tout souriait au jeune gouverneur : un des plus riches seigneurs lui offrait sa fille unique en mariage, quand le, roi Ladislas vint à mourir, et la guerre éclata entre Pérouse et Rimini. Ses concitoyens le députèrent pour négocier la paix. Saisi par trahison, il fut enfermé dans une tour et soumis à la plus dure captivité. En tentant de s’évader il tomba du haut de la tour et se brisa le pied ; cela lui valut un redoublement de rigueur de la part de ses geôliers.

Cette longue captivité lui procura l’occasion de réfléchir sur la va­nité des biens et des honneurs terrestres. Un jour qu’il s’était endormi, il fut réveillé soudain par une grande clarté : Saint François lui apparut et lui reprocha de résister à la voix de Dieu. Jean répondit : « Il est bien dur de vivre dans un cloître et d’abdiquer pour toujours sa liberté … Ce­pendant, puisque Dieu l’ordonne, j’obéirai. » Certain désormais de la vo­lonté de Dieu, il vendit tous ses biens pour payer sa rançon et recouvrer sa liberté ; et alla de ce pas se présenter au couvent des Franciscains de Bergame. Le Gardien du couvent lui demanda préalablement une oeuvre publique de son renoncement au monde pour éprouver sa vocation. Marc de Bergame lui dit : « Les couvents ne sont point le refuge des vagabonds et de quiconque est fatigué du siècle ; il faut bien d’autres preuves pour entrer dans un ordre religieux ; je ne vous admettrai que quand vous aurez dit un adieu solennel au monde et à toute vanité terrestre. » Sans hésiter Jean retourna à Pé­rouse, parcourut les rues de Pérouse monté à rebours sur un âne, couvert de haillons et coiffé d’une mitre de carton sur laquelle étaient écrits en gros caractères tous les péchés de sa vie ; la populace le considérant comme un insensé, l’accabla de ses moqueries et de ses injures.

« Je rends grâces au Seigneur de m’avoir donné un tel guide ; s’il n’eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n’aurais pu acquérir l’humilité et la patience ».

Après une telle victoire sur son amour-propre, Jean revint au couvent de Bergame et fut admis avec joie le 4 octobre 1416.

Il avait alors trente ans. On lui donna pour maître de novices un simple Frère convers d’une vertu et d’une austérité peu communes, qui ne cessait de le réprimander, de lui imposer pénitences sur pénitences, comme de dîner à genoux, de jeûner au pain et à l’eau. Jean se soumit à cette rude éducation avec l’énergie et l’exactitude d’un vétéran.

Après son ordination sacerdotale, vers 1420, Jean commença sa carrière de missionnaire, sous la direction de saint Bernardin de Sienne. Il évangélisa l’Europe centrale pendant trente-six ans : de nombreux mira­cles accompagnaient ses prédications et laissant après lui des fruits prodigieux de son apostolat ; on l’écoutait comme un Ange venu du Ciel, sa parole soulevait les masses, ses miracles étonnèrent l’Europe entière. 

Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates.

Inquiet des progrès de l’hérésie, le pape Nicolas V l’envoya prêcher en Allemagne (1451). Pendant cinq ans, l’infatigable missionnaire évan­gélisa la Carinthie, la Styrie, l’Autriche, la Bohême, la Moravie, la Silésie, la Bavière, la Saxe, la Thuringe, la Franconie et la Pologne, ramenant à Dieu une multitude de pécheurs, de schismatiques et d’hérétiques.

La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l’empire des chrétiens d’Orient sous le regard indifférent des chrétiens d’Occident.

Quand Frère Jean entra en Hongrie, une formidable armée turque marchait sur Belgrade, menaçant tout l’Occident chrétien. Mahomet II s’était emparé de Constantinople, capitale de l’empire d’Orient, et marchait sur Belgrade. Mais voilà qu’ils menacent aussi l’Europe. Jean consacre toute son ardeur à convaincre les Occidentaux de l’urgence des temps.

Le Pape Callixte III décréta la croisade.

Saint Jean la prêcha en Pannonie et en d’autres provinces, à sa voix les guerriers chrétiens accoururent mais le 4 juillet 1456, le sultan Mahomet Il investit Belgrade.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu’il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, une flèche partie d’en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, le Saint lut ces mots écrits en lettres d’or sur le bois de la flèche : « Par le secours de Jésus, Jean de Capistran remportera la victoire. »

Malgré ses soixante-dix ans, le vaillant moine encourage les assiégés, quitte la ville pour aller chercher du secours. Il revient avec le valeureux Huniade, à la tête d’une flottille de barques légères et rapides, détruit la flotte musul­mane et entre dans Belgrade.

Aidé du noble hongrois Jean Hunyade, il enrôla 70.000 Chrétiens. Ces soldats improvisés n’avaient pour combattre que des fourches et des fléaux.

Mahomet, furieux, fait donner l’assaut à la place par toutes ses troupes, et est repoussé. Mais chaque jour la résistance faiblit. Après onze jours de combat, les remparts sont en ruines, le vaillant Huniade lui-même avoue son impuissance à continuer une lutte aussi inégale. Le vieux moine alors choisit quatre mille des plus braves, les exhorte, et leur fait promettre de marcher avec lui en invoquant le nom de Jésus. Le lendemain, au plus fort de la mêlée, Frère Jean, son étendard à la main, s’élance à la tête de ses braves en criant : « Victoire ! Jésus ! Victoire ! ». [C’était le mot d’ordre de victoire que Jean de Capistran avait hérité de Bernardin de Sienne son maître] et enfonce les lignes des infidèles et les poursuit jusque dans leur camp. Le front ennemi enfoncé, les hordes de Mahomet Il lâ­chent pied les unes après les autres : lui-même est blessé et sur le point d’être fait prisonnier. La victoire est complète.

Saint Jean, dont « le Seigneur était la force », « obtint par eux la victoire après un rude combat » et assura ainsi le triomphe de la Croix sur le Croissant le 6 août 1456. Le soir même, 160.000 Turcs gisaient sur le sol ou s’étaient enfuis, tandis que Mahomet II, lui-même blessé, renonçait à ses projets contre l’Europe chrétienne.

L’annonce de cette victoire étant parvenue à Rome au huitième des ides d’août, le pape Callixte III consacra à perpétuité la mémoire de ce jour par l’institution de la solennité de la Transfiguration de notre Seigneur.

Le succès enflait si peu le cœur de notre Saint, qu’étant nonce du Pape et vénéré de l’Europe, on le vit balayer les cellules de son monastère et laver la vaisselle.

Le héros de cette journée, épuisé par tant de fa­tigues ne survécut que trois mois à ce haut fait d’armes : il mourut le 23 octobre 1456 au couvent d’Ujlak fondé par lui à la frontière bosniaque, sur la rive du Danube, alors dans le royaume de Hongrie.

 

Epilogue

Son corps fut dérobé par les Turcs et est perdu.

On le représente en franciscain avec une croix rouge sur la poitrine.

Calixte III étant pape,

Frédéric III empereur du Saint Empire romain-germanique

et Charles VII le Victorieux roi de France.

Le pape Alexandre VIII inscrivit Jean au nombre des Saints en l’année mil six cent quatre-vingt-dix.

Léon XIII, deux siècles après sa canonisation, étendit à toute l’Église l’Office et la Messe de sa Fête.

Quelques traits de sa vie.

Partout où il allait, il était reçu en procession solennelle par le peuple et le clergé. Les plus grandes églises ne pouvaient contenir la foule des auditeurs. C’est pourquoi il était obligé de prêcher en plein air, sur une estrade. A Meissen, il prêcha du haut d’un toit. Partout, des foules immenses se pressaient à ses sermons. Il avait parfois, autour de lui, vingt ou trente mille hommes. A Erfurt, il eut, une fois, 60.000 auditeurs. Un jour, à Vienne, 100.000 personnes attendaient le commencement de son sermon. Le peuple l’écoutait en pleurant et en gémissant, bien qu’il ne comprît pas son langage. Il prêchait en latin ; un de ses compagnons donnait ensuite la traduction en allemand. Bien que le sermon eût duré deux ou trois heures, le peuple restait encore autant de temps, en plein air ou dans les rues, malgré la neige et le froid, jusqu’à ce que l’interprète eût achevé la traduction.

Rien que d’avoir pu voir de loin le « saint » était une consolation pour le peuple simple et croyant. Il n’était pas rare de voir les auditeurs grimper aux arbres du voisinage et s’asseoir sur les branches. Souvent, les branches rompaient sous le poids. Cependant, on n’a jamais entendu dire qu’il y avait eu des accidents.

* * *

Je crois que ceux qui prient font plus pour le monde que ceux qui combattent ;

et que si le monde va de mal en pis,

c’est parce qu’il y a plus de batailles que de prières.

Donoso Cortès.

Les gens d’armes batailleront, et Dieu baillera la victoire.

sainte Jeanne d’Arc.

 

 

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22 octobre – Saint Mellon, de Cardiff, 1er évêque de Rouen, 22 octobre 311. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/22-octobre-saint-mellon-de-cardiff-1er-eveque-de-rouen-22-octobre-311 Wed, 21 Oct 2015 09:33:13 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20054 Saint Mellon, de Cardiff, 1er évêque de Rouen, 22 octobre 311.

 

Ayant fait un voyage à Rome, il y fut converti et baptisé par le Pape saint Étienne, ce souverain pontife l’envoya prêcher la Foi dans les Gaules vers l’an 257 et le plaça sur le siège de la ville de Rouen en 260 : cinquante ans d’épiscopat ! On lui attribue la fondation de la cathédrale, et celle de plusieurs autres églises. Ses travaux et ses miracles gagnèrent à Jésus-Christ un grand nombre d’âmes.

Il mourut en paix au commencement du quatrième siècle, puisque Avicien, son successeur immédiat, assista au concile d’Arles qui se tint en 314. Il fut enterré dans l’église de Saint-Gervais, hors des murs de la ville de Rouen. La crainte des Normands fit transporter ses reliques à Pontoise en 880…

*****

 

Saint Mellon vint au monde à Cardiff, dans la Grande-Bretagne. Il donna dès sa jeunesse de si belles marques de son adresse et de son courage, qu’il s’acquit aisément les bonnes grâces de son prince et de tous les grands du royaume. Lorsqu’il fut question d’envoyer de jeunes seigneurs pour présenter le tribut à l’empereur, il fut choisi, pour une mission si importante. Etant à Rome, où il ne pensait qu’à augmenter sa fortune, il y trouva des chrétiens qui le menèrent à saint Etienne, pape, en un temps où il faisait une exhortation aux fidèles. Il n’y alla que par curiosité, parce qu’il était encore idolâtre ; mais la grâce de Jésus Christ opéra si fortement dans son cœur à mesure que les paroles du pontife entraient dans ses oreilles, que, dès que l’exhortation fut finie, il demanda le saint baptême.

Il fut donc fait catéchumène, et, peu de temps après, il reçut le sacrement de la régénération spirituelle. Ensuite, comme il donna d’illustres témoignages de sa foi et de son zèle pour la religion chrétienne, saint Etienne le promut au sacerdoce.

 

Enfin, Dieu le choisit lui-même d’une manière extraordinaire et miraculeuse pour évêque de Rouen. Un jour qu’il célébrait les divins mystères, un ange lui apparut au côté droit de l’autel, et, lui présentant un bâton pastoral, il lui déclara que Dieu le destinait pour porter l’Evangile dans la ville de Rouen. Le Pape vit lui-même cet esprit céleste, et, ne pouvant douter du choix que la divine Sagesse faisait de son prêtre, il l’ordonna évêque et renvoya en mission dans la Neustrie, [Normandie depuis la traité de Saint Clair sur Epte, entre le viking Rollon et le roi de France].

 

Son voyage fut signalé par plusieurs miracles. En passant par Auxerre, il rencontra un pauvre charpentier, nommé Lupille, qui s’était fendu le pied d’un coup de hache ; il en eut pitié, et le touchant seulement de son bâton pastoral, il lui rendit une parfaite santé. Ce miracle fut cause de la conversion de cet artisan et de plusieurs autres personnes qui en furent témoins. On lui présenta ensuite des aveugles et des paralytiques qu’il guérit par ses prières et par l’invocation du nom de Jésus Christ; et quelques-uns de ceux qu’il favorisa de cette grâce embrassèrent le christianisme avec tant de courage, qu’ils scellèrent de leur sang la foi qu’ils avaient dans le cœur.

 

Lorsque notre Saint fut près de Rouen, le démon tâcha, par de grandes menaces, de l’empêcher d’y entrer ; mais il se moqua de sa fureur, et, l’ayant chassé par le signe tout­ puissant de la croix, il se rendit dans cette ville, dont le Fils de Dieu et son vicaire l’avaient établi le prince et le pasteur. Il y délivra d’abord un possédé, nommé Théodore, fils de Basin, l’un des plus nobles du pays, que ni les cordes ni les chaînes ne pouvaient retenir; il rétablit en santé plusieurs malades, et, comme il prêchait devant une foule, extraordinaire de monde, un jeune homme nommé Précordius, qui était monté sur un toit pour l’entendre plus commodément, en étant tombé par malheur, et s’étant tué par cette chute, il lui rendit aussitôt la vie. Ce prodige servit à la conversion de plusieurs milliers de personnes, et le ressuscité même, qui reçut le baptême et fut ensuite ordonné prêtre, devint un grand prédicateur de l’Evangile et avança beaucoup le royaume de Jésus Christ par la force de sa parole et par la sainteté de ses exemples. Notre Saint choisit, depuis, le lieu où il avait fait ce miracle pour bâtir une église en l’honneur de la très sainte Trinité et de la sainte Vierge, et l’on croit que c’est celle qui, après plusieurs augmentations et embellissements, est devenue la cathédrale.

 

De là, il passa à un faubourg où l’idole Roth, qui a donné le nom de Rotitomagus à cette ville, rendait de faux oracles et était adorée du peuple, avec celles de Diane et de Vénus. Il y trouva un sacrificateur, nommé Sélidion, qui, par une superstition abominable, lui offrait de l’encens et des victimes. « Pourquoi », lui dit-il, « abuses-tu ainsi le monde ? Ne sais-tu pas que cette idole n’est pas le vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre ; Celui dont la puissance nous a formés, dont la sagesse nous gouverne et dont la bonté nous prépare une vie bienheureuse et immortelle si nous sommes fidèles a son service ? » Ensuite, pour convaincre tous les assistants de l’impiété de leur culte, il commanda au démon de sortir de la statue sous la figure qui lui était propre. Ce commandement saisit d’horreur ce malheureux esprit : il jeta de grands cris par la bouche de l’idole, et, néanmoins, étant forcé d’obéir, il en sortit ensuite sous la forme d’un vilain singe et se mit en cet état sur l’autel. Alors Mellon, adressant encore la parole à ce prêtre, lui dit: « Regarde, malheureux, regarde ton Dieu ; vois combien il a bonne mine pour mériter des sacrifices et pour être appelé une divinité ! » Ce reproche le couvrit de honte, et, à l’heure même, sortant du temple, il alla se pendre et finir ainsi sa vie sacrilège. Cependant, le Saint commanda au démon de renverser lui-même ses autels et de se précipiter dans les enfers: ce qu’il fit avec de grands hurlements. Un événement si miraculeux convertit presque tout le peuple; et il y eut peu des assistants qui ne demandassent le baptême.

 

Enfin, après avoir administré près de cinquante ans sa charge pastorale, voulant se disposer à la mort, il se retira à un village fort solitaire nommé Héricourt, à neuf lieues de la ville, pour ne plus s’occuper que de la contemplation des biens éternels. Au bout de quelque temps, il reçut par la bouche d’un ange l’heureuse nouvelle que son départ était proche ; et, étant tombé malade, après avoir exhorté et consolé son clergé et son peuple, qui venaient souvent le visiter, il rendit son esprit à Dieu, pour être couronné de sa gloire, le 22 octobre 311 ; il était déjà octogénaire.

 

Culte et reliques

Gravure de C. Chastillon (vers 1560-1616), détail © Musées de Pontoise

 

L’abbaye bénédictine Saint-Mellon serait issue d’une abbaye fondée vers 780 par un comte du Vexin près de sa résidence. Un siècle plus tard, lors des invasions vikings, le transfert depuis Rouen des reliques de saint Mellon, premier évêque de la capitale normande, expliquerait la dédicace du monastère.

 

Son corps fut inhumé au lieu où est à présent l’église Saint-Gervais ; et l’on voit encore son mausolée, avec un autel ; mais, en 880, la crainte des Vikings le fit transporter à Pontoise, où, l’an 1296, on a bâti une église collégiale en son honneur, et ses saints ossements furent alors levés de terre et mis dans une châsse précieuse par Guillaume de Flavacourt, archevêque de Rouen, et Hugues, évêque de Bethléem. Ils y ont été conservés précieusement jusqu’à la première Révolution. A cette triste époque, les reliques ont été dépouillées de leur reliquaire et déposées secrètement dans le grenier d’un curé assermenté. Quand la Terreur a recommencé, le pauvre curé a eu peur que la présence de ces reliques, si on venait à les découvrir, ne devint un texte d’accusation capitale contre lui ; il chargea son bedeau d’aller les enterrer dans un coin du cimetière de la paroisse Saint-Maclou. Après la tempête, le même curé reprit l’administration de la seule église qui fut restée debout, celle de Saint-Maclou. Quant aux reliques, elles ont été perdues sans retour. Le cimetière qui les avait reçues a été transféré en dehors de la ville ; tous les corps, après un certain temps, ont été exhumés et probablement ces saintes reliques auront été confondues avec eux. On a perdu, de cette manière, le corps de saint Mellon, celui de saint Gauthier, abbé d’un couvent de Pontoise, et des parties notables du corps de saint Maclou. L’église de Saint-Maclou ne possède plus que des fragments peu importants de tous ces précieux dépôts.

 

Sur le bord du grand chemin qui conduit d’Yvetot à Cany, entre Gréaume et l’église, on voit une fontaine célèbre dans le pays sous le nom de Fontaine de Saint Mellon. Elle est placée à l’ombre de haut peupliers et cachée sous une voûte de maçonnerie ornée de bas reliefs très mutilés. Ces sculptures, déjà usées en 1780, représentaient quelques-unes des actions mémorables de la vie du saint évêque. C’est à cette source mystérieuse et vénérable, encore appelée le Petit-Saint-Mellon, que le Saint a baptisé lors de l’évangélisation de la vallée de la Durdent, suivant la tradition.

Cette source vénérée attirait chaque jour à Héricourt de nombreux pèlerins ; mais c’est surtout à la Pentecôte, fête baptismale, que l’on venait y plonger les enfants malades. Là, tout est plein du souvenir de saint Mellon, et quelques-uns donnent le nom de jardin de ce Saint à la colline du Pyval, au pied de laquelle coule la fontaine et dont le terrassement aplati affecte la forme d’un amphithéâtre.

L’église de Saint-Denis ou Saint-Mellon d’Héricourt possède des reliques de saint Mellon. Sa chasse est descendue solennellement les lundis de la Pentecôte, et portée processionnellement à la fontaine.

 

 

Nous avons réalisé cette biographie essentiellement grâce à la Vies des saints : Les Petits Bollandistes, tome 12

 

 

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Eclairez Seigneur les ténèbres de notre âme,

vous qui, par la prédication de saint Mellon,

avez conduit un peuple incrédule à la lumière de l’évangile.

 

 

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21 octobre – Sainte Céline, mère de saint Remi de Reims (5ème s.) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/21-octobre-sainte-celine-mere-de-saint-remi-de-reims-5eme-s Wed, 21 Oct 2015 09:26:23 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=20050 Sainte Céline, mère de saint Remi de Reims (5ème s.)

En ce jour, nous fêtons deux Céline. Elles vécurent au même siècle. L’une est épouse et mère, l’autre vierge.

La première Céline est née dans le laonnois au Ve siècle et eut trois enfants dont l’un, Principius (mort v. 511), devint le douzième évêque de Soissons. Elle avait épousé, très jeune, Émile, le comte de Laon. Elle lui portait une grande affection et, par son caractère aimable et modeste, ils vécurent dans une grande union de cœur et de foi chrétienne. Ils prirent grand soin de l’éducation de leurs enfants qui devinrent tous trois prêtres. Le dernier nous est le plus connu, Remi, né sur le tard, dont ils donnèrent le soin aux clercs de l’église Sainte-Marie de Laon. Il devint saint Remi, l’archevêque de Reims. Un ermite, Montanus qui habitait au milieu des bois de La Fère, prédit à Céline, après un triple avertissement reçu en songe, qu’elle enfanterait un garçon d’un rare mérite : Le Seigneur a daigné regarder la terre du haut du ciel, afin que toutes les nations du monde publient les merveilles de sa puissance et que les rois tiennent à honneur de le servir : Céline sera mère d’un fils qu’on nommera Remi ; je l’emploierai pour la délivrance de mon peuple. Et, dix mois plus tard, Remi vint au monde à Laon.

Comme sainte Sylvie, mère du pape saint Grégoire, et bien d’autres saintes mères, sainte Céline est surtout connue à cause de son fils, le grand saint Remi, évêque de Reims, qui baptisa le roi Clovis en 496 avec 3000 de ses soldats. Céline meurt à un âge avancé vers 464.

A Reims, on commémore sainte Céline le 22 octobre.

La deuxième Céline est une jeune fille promise à un fiancé. La noble Céline, admirant la vertu de sainte Geneviève, de passage à Meaux où elle habitait, lui demanda de prendre l’habit des vierges. Son fiancé, furieux, voulut s’opposer à ce projet. Geneviève et Céline, dit-on, se réfugièrent dans l’église dont le baptistère se referma miraculeusement sur elles et Céline put garder toute sa vie la virginité et se dévouer aux bonnes œuvres. Sainte Geneviève ne manqua pas de guérir une de ses servantes malade et qui depuis deux ans ne pouvait plus marcher.

Si l’on ignore la date de la mort de sainte Céline, on peut situer sa rencontre avec sainte Geneviève entre 465 et 480. Elle fut ensevelie près de Meaux. Un prieuré bénédictin élevé sur son tombeau dura jusqu’à la Révolution où ses reliques, apportées à la cathédrale de Meaux, furent mélangées avec celles d’autres saints et enfouies dans le cimetière.

Ses reliques sont encore dans la cathédrale de Meaux et son culte est resté localisé dans le diocèse de Meaux. Il est possible qu’elle ait été vénérée ailleurs (à Troyes), mais on l’a confondue avec la mère de saint Remi, vénérée le même jour, bien que l’une soit vierge et l’autre veuve.

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16 octobre – Ste Marguerite-Marie Alacoque. (T 17) religieuse visitandine (22 juillet 1647-17 octobre 1690). https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/16-octobre-ste-marguerite-marie-alacoque-t-17-religieuse-visitandine-22-juillet-1647-17-octobre-1690 Sat, 17 Oct 2015 13:53:10 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19999 Ste Marguerite-Marie Alacoque. (T 17) religieuse visitandine (22 juillet 1647-17 octobre 1690). Dans les années 1673-1675, le Christ révéla la profondeur de son amour pour les hommes à cette jeune religieuse visitandine de Paray-le-Monial. Il lui montra son Cœur et la chargea d’obtenir l’institution d’une fête en son honneur. À travers mille difficultés, Marguerite-Marie consacra sa vie à la réalisation de ce dessein.

En vous oubliant de vous-même, vous le posséderez. En vous abandonnant à lui, il vous possédera. Allez donc, pleine de foi et d’une amoureuse confiance, vous livrer à la merci de sa Providence, pour lui être un fonds qu’il puisse cultiver à son gré et sans résistance de votre part, demeurant dans une humble et paisible adhérence à son bon plaisir.

Née le 22 juillet 1647 dans le Charolais, Marguerite-Marie Ala­coque entra, en 1671, au monastère de la Visitation de Paray-le­-Monial. Elle fut une novice fervente. Elle allait souvent devant le Saint-Sacrement, a noté sa Mère maîtresse, se mettre en sa présence comme une toile d’attente devant le peintre. Et Jésus lui donna tant d’amour pour sa passion que, dit-elle, je ne peux vivre sans souffrir, mais souffrir en silence, sans consolation ni soulagement. C’était l’époque où l’hérésie janséniste refroidissait les cœurs et les écartait d’un Dieu trop terrifiant. Sainte Marguerite-Marie reçut trois révélations qui lui firent comprendre l’importance de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. A travers des difficultés de toutes sortes, l ‘humble religieuse s’employa à répandre cette dévotion, déjà tradi­tionnelle dans l’Église, envers l’humanité du Christ transpercé en signe de son amour pour nous. Elle fut aidée par son directeur spiri­tuel saint Claude La Colombière. Sainte Marguerite-Marie mourut le 17 octobre 1690 et fut inhumée à Paray-le-Monial.

22 juillet 1648 : Naissance de sainte Marguerite-Marie.
20 juin 1671 : Sainte Marguerite-Marie entre au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial.
25 août 1671 : Prise d’habit de sainte Marguerite-Marie.
6 novembre 1672 : Profession religieuse de sainte Marguerite-Marie.
27 décembre 1673 : Première révélation du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie
21 juin 1686 : La fête du Sacré-Cœur est célébrée pour la première fois à la Visitation de Paray.
17 octobre 1690 : Mort de sainte Marguerite-Marie.

1765, Clé­ment XIII autorise le culte liturgique du Sacré-Cœur.

1856, Pie IX l’étend à toute la chrétienté.
18 septembre 1864 : Béatification de sainte Marguerite-Marie par Pie IX

9 juin 1899, Léon XIII institue la fête du Sacré-Cœur.
13 mai 1920 : Canonisation de sainte Marguerite-Marie, en la fête de l’Ascension, par Benoît XV

Pie XI étend son Office à l’Église universelle le 26 juin 1929.

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Avant les apparitions de Paray-le-Monial, il y eut dans l’Eglise bien des âmes dévotes au Sacré-Cœur de Jésus. La liste en serait longue, de­puis saint Anselme au Bec Helouin, saint Jean Eudes à Caen et l’abbé Henri-Marie Boudon à Evreux. Il n’en est pas moins vrai que ces révélations contribuèrent à promouvoir ce culte tel que nous l’avons aujourd’hui.

Marguerite Alacoque, fille de Claude, notaire royal, et de Philiberte Larnyn, naquit le 22 juillet 1647, à Verosvres, au diocèse d’Autun. Innocent X étant pape, Ferdinand III empereur du saint Empire romain-germanique et Louis XIV roi de France.

Elle avait huit ans lorsqu’elle perdit son père ; sa mère la mit alors en pension chez les Clarisses, à Charolles. Intelligente et bien instruite des mystères de la religion, elle fit sa première communion à neuf ans.

L’année suivante, elle fut atteinte d’une maladie mystérieuse qui la cloua sur un lit de douleur pendant quatre ans ; elle n’en guérit qu’en faisant à la Sainte Vierge le vœu de devenir une de ses filles dans l’Ordre de la Visitation. A peine remise de cette épreuve, voici que sa mère devint infirme et en fut réduite à abandonner toute autorité à la famille de son mari. Aussitôt, toute une tribu envahit cette pauvre maison et y exerce une véritable tyrannie. Marguerite ; épiée, soupçonnée et travail­lant durement avec les domestiques, craint même, à un moment donné, de voir sa mère mourir faute de soins dans sa propre maison.

En 1655, Marguerite atteignait sa dix-huitième année : Notre-Sei­gneur commença alors à se manifester à elle « comme il était en sa flagel­lation, tout défiguré ».  » lui révéla la beauté des trois vertus de Pau­vreté, Chasteté et Obéissance. De crainte de contrister sa mère, Margue­rite hésitait à faire le dernier pas, jusqu’au jour où un religieux, venu prê­cher le jubilé à Verosvres, déclara franchement à la mère qu’elle serait responsable de la vocation de sa fille. Sur ce, Marguerite, par testa­ment, abandonna à sa famille sa dot de dix mille livres, en réservant qua­tre mille pour la communauté où elle entrait. Le lendemain, 20 juin 1671, elle était admise au monastère de la Visitation à Paray-le-Monial en Bourguogne.

A peine entrée au noviciat de la Visitation, Marguerite-Marie, inon­dée de joie, s’écriait : « C’est ici que Dieu me veut ! » La cérémonie de la vêture eut lieu le 25 août suivant.

Dès lors, Notre-Seigneur lui inspira une ardente dévotion pour le Très Saint-Sacrement : la jeune novice passe tous ses instants libres à la chapelle, les mains jointes, et sans faire le plus léger mouvement. Peu à peu, le Sacré-Cœur se révèle à elle. De 1672 à 1675, il lui semble enten­dre une voix qui lui dit : « Voici les blessures que je reçois de mon peu­ple choisi. » Puis, au mois de décembre 1673, Jésus lui dit : « Mon Cœur est si passionné d’amour pour les hommes que, ne pouvant plus conte­nir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les ré­pande par ton moyen. »

En fin de juin 1675, au jour de l’octave du Saint-Sacrement, Notre ­Seigneur lui découvre son Cœur en lui disant : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consu­mer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilè­ges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacre­ment d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible, est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C’est pour cela que je te demande que le premier Vendredi après l’octave du Saint-Sacrement, soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en commu­niant ce jour-là, et en lui faisant une réparation d’honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels. »

Sœur Marguerite-Marie employa toutes ses énergies, pendant les quinze années qu’elle devait encore passer sur cette terre, à remplir cette mission divine ; et c’est avec la certitude que ses efforts seraient couron­nés de succès qu’elle expira le 17 octobre 1690.

Alexandre VIII étant pape, Léopold Ier empereur du saint Empire romain-germanique et Louis XIV roi de France.

***

Promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ

faites à sainte Marguerite-Marie

en faveur des personnes dévouées à son divin Cœur.

Je donnerai aux âmes dévouées à mon Cœur toutes les grâces nécessaires dans leur état ;

Je mettrai la paix dans leurs familles ;

Je les consolerai dans toutes leurs peines ;

Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort ;

Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises ;

les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde ;

Les âmes tièdes deviendront ferventes ;

Les âmes ferventes s’élèveront rapidement à une grande perfection ;

Je bénirai les maisons où l’image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée ;

Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis ;

Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur et il n’en sera jamais effacé ;

Je te promets, dans l’excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront neuf premiers vendredis du mois de suite la grâce de la pénitence finale ; ils ne mourront point en sa disgrâce ni sans recevoir les sacrements, mon divin Cœur se rendant leur asile assuré à ce dernier moment.

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Ce divin Cœur est un abîme de bien où les pauvres doivent abîmer leurs nécessités ; un abîme de joie où il faut abîmer toutes nos tristesses ; un abîme d’humiliation pour notre orgueil, un abîme de miséricorde pour les misérables, et un abîme d’amour où il nous faut abîmer toutes nos misères.

Dites dans chacune de vos actions :  » Mon Dieu, je vais faire ou souffrir cela dans le Sacré Cœur de votre divin Fils et selon ses saintes intentions que je vous offre pour réparer tout ce qu’il y a d’impur ou d’imparfait dans les miennes.  » Et ainsi de tout le reste.

Ne nous troublons pas, car les troubles ne servent qu’à augmenter notre mal. L’Esprit de Dieu fait tout en paix. Recourons à Lui avec amour et confiance, et il nous recevra entre les bras de sa miséricorde.

Vous demandez quelque courte prière pour lui témoigner votre amour ; pour moi je n’en connais point d’autre et n’en trouve point de meilleur que ce même amour, car tout parle quand on aime, et même les plus grandes préoccupation sont des preuves de notre amour.

A la vérité, je crois que tout se change en amour, et une âme qui est une fois embrasée de ce feu sacré, n’a plus d’autre exercice ni d’autre emploi que d’aimer en souffrant.

Le Seigneur ne fait sa demeure que dans la paix d’une âme qui aime fortement de se voir anéantie, pour demeurer comme toute perdue dans l’amour à son abjection.

Vous ne trouverez de paix ni de repos que lorsque vous aurez tout sacrifié à Dieu.

Ne nous troublons pas, car les troubles ne servent qu’à augmenter notre mal. L’Esprit de Dieu fait tout en paix. Recourons à Lui avec amour et confiance, et il nous recevra entre les bras de sa miséricorde.

La sainteté d’amour donne à l’âme un désir si ardent d’être unie à Dieu qu’elle n’a de repos ni jour ni nuit … Dieu se faisant voir à l’âme et lui découvrant les trésors dont il l’enrichit et l’ardent amour qu’il a pour elle.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque

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16 octobre – Dédicace de la basilique du Mont Saint-Michel https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/16-octobre-dedicace-de-la-basilique-du-mont-saint-michel Sat, 17 Oct 2015 13:46:25 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19996 Dédicace de la basilique du Mont Saint-Michel

Dès les premières années du huitième siècle, Dieu accorda à notre pays un nouveau témoignage de sa prédilection. Il daigna nous donner pour protecteur et pour patron, saint Michel, le glorieux archange, qui, à la tête des anges fidèles, a chassé du Ciel Lucifer et ses mauvais anges.

Saint Aubert était évêque d’Avranches lorsque, vers 708, l’Archange Saint Michel lui apparut, un 16 octobre, pour lui donner de bâtir sur le Mont tombe une église en son honneur. Ce rocher escarpé s’élevait, aride et solitaire, dans une baie formée par la réunion des côtes de la Normandie et de la Bretagne.

Le Prince de la Milice Céleste dit à l’évêque : Je suis Michel, l’archange qui assiste en la présence de Dieu ; je suis résolu d’habiter dans ce pays, de le prendre sous ma protection et d’en avoir soi.

Saint Aubert, voulant s’assurer de la vérité de cette vision, n’obéit pas aussitôt ; l’archange saint Michel se montra une seconde fois à l’évêque, et bien qu’il se fît plus sévère et plus pressant, il n’eut pas davantage de succès ; à la troisième apparition, après avoir fait de nouveau reproches et réitéré les ordres du ciel, l’archange appuya fortement le doigt sur le front de saint Aubert et y laissa une empreinte qui se voit encore sur le crâne du saint conservé dans l’église Saint-Gervais d’Avranches.

Saint Aubert connaissait désormais avec assurance la volonté du Seigneur ; il se rendit donc sur le rocher que l’archange lui avait indiqué où des signes célestes marquèrent le lieu choisi pour la construction de l’église. Une source jaillit pour fournir l’eau qui manquait à cette solitude aride.  Ce rocher, que les flots de l’océan séparent de la terre ferme, porta, depuis la dédicace de l’église, le nom de Mont Saint-Michel.

A dater de ce jour mémorable de la dédicace, le 16 octobre 709, les pèlerins accoururent de toutes parts. Charlemagne y vint l’année de son couronnement pour garder le royaume sous la protection du puissant archange.

Les Bénédictins y installèrent l’abbaye dite de Saint-Michel-du-Péril-de-la-Mer en 966.

Deux fois par jour, à la marée basse, la mer se retire pour permettre aux fidèles de venir de la côte sans le secours des bateaux. L’église, le cloître, la salle des Chevaliers, le réfectoire des Moines, l’escalier de cent quatre-vingts marches qui conduit jusqu’au sommet du rocher, excitent l’enthousiasme de tous les pèlerins qui ne peuvent se lasser d’admirer les merveilles de l’architecture chrétienne réunies sur cet îlot.

Si, d’un côté, les impies de notre temps ont osé mettre en honneur le prince des ténèbres, dont ils se sont faits les fils et les imitateurs, les fidèles se sont, de leur côté, attachés à relever la vénération et la confiance que l’Eglise Catholique a toujours placées en l’Archange saint Michel, le premier vainqueur de l’esprit maudit (Pie IX – 1868 ).

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14 octobre – St Calliste 1er, (ou Calixte ou Calliste), pape et martyr. Son nom signifie en grec « le plus beau » (kallistos). https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/14-octobre-st-calliste-1er-ou-calixte-ou-calliste-pape-martyr-son-nom-signifie-en-grec-le-beau-kallistos Mon, 12 Oct 2015 13:58:46 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19945 St Calliste 1er, (ou Calixte ou Calliste), pape et martyr.

Son nom signifie en grec « le plus beau » (kallistos).

Ce pape avait établi sur la via Appia le cimetière qui porte son nom, au temps où il était archidiacre de l’Eglise romaine. Devenu pape en 217, il se montra ferme dans la défense de la foi face aux spéculations de certains théologiens. Il devait périr dans une émeute au Transtévère en 222, où son souvenir est conservé.

Calixte occupa le siège de Pierre pendant cinq ans. Sa mort arriva sous l’empereur Sévère.

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La principale source biographique de saint Callixte, le livre IX des Philosophoumena, attribuées à saint Hippolyte, est un pamphlet, une caricature qui le présente comme homme industrieux pour le mal et plein de ressources pour l’erreur, qui guettait le trône épiscopal.

Les origines de ce pape sont fort modestes : il appartenait à la fa­mille d’un riche affranchi, nommé Carpophore, et était chrétien comme son maître. A cause de son habileté dans les affaires, Carpophore lui avait confié l’administration d’une banque dans le quartier de la piscine publique (les futurs thermes de Caracalla).

Des chrétiens lui remirent leur économies qu’il dilapida avant de fuir pour s’embarquer à Porto. Rejoint par Carpophore, Callixte se jeta à l’eau, mais repêché, il fut condamné à tourner la meule. Carpophore, poursuivi par les créanciers de Callixte, l’envoya récupérer de l’argent déposé chez des Juifs. Les Juifs traînèrent Callixte comme chrétien et perturbateur de l’ordre public devant le préfet Fuscien (185-189) ; Carpophore protesta que Calliste n’était pas chrétien, mais seulement banqueroutier. Callixte fut flagellé et envoyé comme forçat aux mines de Sardaigne.

Rendu à la liberté, grâce à l’amnistie obtenue par Marcia, maîtresse de l’empereur Commode, chrétienne de cœur et connaissant Callixte.

Le pape Victor lui donna une pension mensuelle et l’envoya à Antium où, pendant une dizaine d’années, Calliste se cultiva sur les saintes écritures.

Le successeur de Victor, Zéphyrin, fit rentrer Calliste à Rome, affranchi il l’inscrivit dans son clergé et le nomma archidiacre, chargé de gérer le cimetière.

Callixte organisa un nouveau cimetière via Appia, sans pour autant fermer les catacombes de Priscille sur la via Salaria.

Son administration fut très sage : il profita de la paix pour restaurer la propriété ecclésiastique, réparer, agrandir et em­bellir le cimetière de la voie Appia qui, depuis, a été appelé le « Cime­tière de Callixte ».

A la mort du pape Zéphirin (217), d’un vœu unanime, le clergé et le peuple choisirent Callixte pour lui succéder. Elu pape, il défendit la pureté de la foi, réconcilia avec bienveillance les fidèles qui avaient failli dans la persécution. Il maintint fermement contre Tertullien le droit de l’Eglise de pardonner tous les péchés, même l’impudicité ; il se prononça contre la jurisprudence ro­maine, en faveur de la légitimité des mariages entre nobles ou libres, et pauvres ou esclaves et accepta le remariage des veufs.

Financier, un homme d’action, d’administration et de gouvernement, plutôt que théologien, Callixte était l’opposé d’Hippolyte, prêtre de brillante doctrine. Pour Hippolyte, un des prêtres de Rome les plus cultivés et les plus intelligents, il s’agit d’« un ambitieux, un cupide, un taré ». La violence du ton laisse entrevoir que Calixte est sans aucun doute un personnage qui ne laisse pas indifférent. Mais il faut se méfier de la verve d’Hippolyte, dont l’objectivité est plus que douteuse. Lui-même était candidat à la succession de Zéphyrin mais s’est vu préférer Calixte en 217, sous le règne de l’empereur Caracalla.[]

Lorsque Callixte fut élu à la succession de Zéphyrin, Hippolyte rallia une partie du clergé romain et fit opposition jusqu’en 235. Pour parer les accusations d’Hippolyte qui l’accusait de montrer le Père comme souffrant avec le Fils, Callixte condamna Sabellius, père du monarchianisme où l’on distinguait mal les personnes de la Trinité. Sans condamner Hippolyte à proprement parler, Callixte s’éleva contre ses théories qui semblaient subordonner le Logos, le Christ, à Dieu : elles lui paraissaient suspectes de dithéisme, c’est-à-dire d’introduire une dualité entre la nature divine du Père et celle du Fils. De son mieux, avec une terminologie encore incertaine, Callixte proclamait la foi traditionnelle.

Selon Hippolyte, Callixte était d’un laxisme écœurant, pardonnant sur tout pour grossir son parti ; il accueillait les transfuges des sectes, admettait dans son clergé les bigames (les remariés), laissait des clercs prendre femme, reconnaissait (contre la loi civile) les mariages entre hommes de vile condition et femmes nobles. Autant d’accusations dont nous n’avons pas de preuves.

De nombreuses conversions s’opérèrent sous le pontificat de saint Calixte. La persécution ayant éclaté, il se réfugia, avec dix de ses prêtres, dans la maison de Pontien. Sa maison fut bientôt enveloppée par des soldats qui reçurent la défense d’y laisser rentrer aucune espèce de vivres. Pendant quatre jours, le pape saint Calixte fut privé de toute nourriture ; mais le jeûne et la prière lui donnaient des forces nouvelles. Le préfet, redoublant de cruauté, donna l’ordre de frapper chaque matin le prisonnier à coups de bâton, et de tuer quiconque essayerait de pénétrer pendant la nuit dans sa maison. Une nuit, le prêtre martyr Calépode, auquel saint Calixte avait fait donner une sépulture honorable, apparut au pontife et lui dit : « Père, prenez courage, l’heure de la récompense approche ; votre couronne sera proportionnée à vos souffrances ». Parmi les soldats qui veillaient à la garde du prisonnier, il y avait un certain Privatus, qui souffrait beaucoup d’un ulcère ; il demanda sa guérison à saint Calixte, qui lui dit : « Si vous croyez de tout cœur en Jésus-Christ et recevez le baptême au Nom de la sainte Trinité, vous serez guéri. »

« Je crois, reprit le soldat, je veux être baptisé, et je suis sûr que Dieu me guérira ».

Aussitôt après l’administration du baptême, l’ulcère disparut sans laisser de trace.

« Oui, s’écrie le nouveau Chrétien, le Dieu de saint Calixte est le seul vrai Dieu ; les idoles seront jetées aux flammes, et le Christ régnera éternellement ! »

Le préfet eut connaissance de cette conversion et fit fouetter Privatus jusqu’à la mort. Par son ordre, saint Calixte, une grosse pierre au cou, fut jeté, de la fenêtre d’une maison, dans un puits, que l’on combla aussitôt ; mais, dix-sept jours après, le 14 octobre, le prêtre Astérius, qui fut martyr lui-même une semaine plus tard, fit enlever le corps du pontife et l’ensevelit avec honneur près du martyr Calépode, dans une catacombe de la voie Aurélienne.

C’était l’an 222, Alexandre-Sévère étant empereur. Les chrétiens le portèrent au plus près, via Aurelia, au cimetière de Calépode, le iuxta Callistum où le pape Jules I° (337-352) éleva la basilique Sainte-Marie au Transtévère. Son corps aurait été porté en France à Cysoing (Nord) au IXe siècle. Avant 900, un abbé de Cysoing le donna à Notre-Dame de Reims. (nous attendons de votre part toutes informations complémentaires)

Epilogue

– Callixte, 16è pape, occupa le Saint-Siège cinq ans un mois et douze jours, de 217 à 222.

– Il construisit la basilique de Sainte-Marie du Transtévère. Une des plus anciennes églises de Rome, située dans le quartier du Trastevere. D’abord baptisée titulus Callixti car construite sous le pape Callixte avec l’accord de l’empereur Sévère Alexandre, elle fut probablement le premier lieu de culte chrétien officiellement ouvert au public.[] Elle est reconstruite sous Jules Ier (337-358) puis sous le pontificat d’Innocent II (1130-1143) où elle fut décorée des mosaïques actuelles.

– On lui attribue la législation du Jeûne des Quatre ­Temps, qui était de tradition apostolique, en inaugurant une nouvelle coutume : désormais, trois fois par an, le samedi qui précède les moissons, les vendanges et le commencement de la cueillette des olives, on observe un jeûne afin d’attirer la bénédiction du ciel.

– Ce fut un financier expérimenté, phénomène finalement assez rare à la tête de l’Église romaine, et qui donne à cette dernière une prospérité inégalée jusqu’alors. C’est sous son règne que l’on commença à bâtir des temples chrétiens, qui furent détruits dans les persécutions suivantes. Il fit creuser le cimetière souterrain de la voie Appienne qui renferme tant de précieux souvenirs, entre autres le tombeau de sainte Cécile, la crypte de plusieurs papes, des peintures qui attestent la conformité de la Foi primitive de l’Église avec sa Foi actuelle.

4 expériences

Les Catacombes de Rome (Catacombe di San Callisto) sont très impressionnantes, plus de 20 kilomètres de galeries souterraines.

Quand on va dans des catacombes, on ne s’attend pas à voir des fresques antiques des ouvrages d’art au milieu des galeries… et bien à Rome, il faut s’y attendre !!! Les fresques sont merveilleusement bien conservées. On y retrouve aussi les sépultures des 16 premiers papes. Elles ont été découvertes en 1819 et sont considérées comme le plus grand ensemble funéraire chrétien. Bien que seulement une petite partie puisse être visitée, c’est une expérience unique. En plus de marcher à travers les sombres couloirs, on voit le beau tombeau de Sainte-Cécile (qui a été décapitée ici même), et de nombreux tableaux paléochrétiens.

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LES LITANIES DES MARTYRS ET DES SAINTS

DES CATACOMBES DE SAINT-CALLIXTE


Le but des litanies est de tourner nos supplications vers le Christ et ses amis, les martyrs et les Saints. Cette prière litanique unit ainsi dans une communion de louange et de supplication les membres de l’Eglise itinérante et ceux qui déjà contemplent le visage de Dieu. Cette communion a son moment le plus fort lors de l’Eucharistie, quand le ciel et la terre, les anges, les Saints et tous les fidèles en chemin s’unissent dans une même louange par le Christ Seigneur, dans l’unité de l’Esprit Saint, à la gloire de Dieu le Père.

Nous vous rendons grâce, Père tout-puissant, de nous avoir donné des frères qui ont témoigné de leur amour pour vous par une vie Sainte et souvent jusqu’à l’effusion de leur sang. Que leur exemple illumine et soutienne notre route jusqu’au jour où nous rejoindrons la Jérusalem céleste. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

Seigneur, prends pitié……………. Seigneur, prends pitié.
Ô Christ, prends pitié…………….. Ô Christ, prends pitié.
Seigneur, prends pitié……………. Seigneur, prends pitié.

Sainte Marie, Mère de Dieu et Reine des martyrs . . . . . . . . . . . Priez pour nous.
Saint Joseph,  » homme juste « , époux de la Mère de Dieu et gardien de Jésus.
Saints Pierre et Paul, martyrs du Christ, colonnes et fondateurs de l’Eglise de Rome.

PAPES MARTYRS

Saint Callixte Ier, pape et martyr, gardien des frères dans la foi ici inhumés.
Saint Pontien, pape et martyr, condamné au travail dans les mines.
Saint Fabien, pape et martyr, organisateur de l’Eglise de Rome.
Saint Corneille, pape et martyr,  » modèle d’humilité, de patience et de bonté « .
Saint Sixte II, pape et martyr, tué pour le Christ sur le site de ces catacombes.
Saint Eusèbe, pape et martyr, miséricordieux envers les « lapsi » (2) qui avaient besoin de pardon.

DIACRES MARTYRS

Saints diacres : Janvier, Magnus, Vincent, Etienne, Felicissimo et Agapit, compagnons du pape Sixte II dans le martyre.

FIDELES MARTYRS

Saint Tarcisius, adolescent plein d’idéal et défenseur intrépide de l’eucharistie.
Sainte Cécile, jeune fille courageuse qui fit au Christ le don de sa virginité.
Sainte Sotère, noble romaine tuée pour sa fidélité à l’Evangile.
Saint Policame, gloire et joyau de la Sainte Eglise.
Saints Calocère et Parthène, fidèles au Christ jusqu’à donner leur vie pour lui.
Saints Marc et Marcellin, frères de sang inséparables dans le martyre.
Saints Céréal, Salluste et leurs 21 compagnons, défenseurs de la foi contre l’hérésie novatienne.
Saints martyrs de la Grèce : Marie, Néon, Hippolyte, Adria, Pauline, Marthe, Valérie, Eusèbe et Marcel, dons de l’Eglise d’Orient à Saint-Callixte.
Saints et Saintes martyrs, inhumés dans les catacombes de Saint-Callixte.

SAINTS PAPES

Saint Antéros, pape, qui as vécu tout ton bref pontificat en prison.
Saint Lucius I
er, pape, contraint à l’exil parce que Vicaire du Christ.
Saint Etienne I
er, pape, gardien de la pureté de la foi.
Saint Denys, pape, père plein d’amour pour les frères en difficulté.
Saint Félix Ier, pape, plein de zèle pour l’œuvre de l’évangélisation.
Saint Eutychien, pape, apôtre de l’orthodoxie.
Saint Gaïus, pape, ami des pauvres.
Saint Miltiade, pape, défenseur de la foi contre l’hérésie donatiste.
Saint Marc, pape, pasteur de l’Eglise de Rome et promoteur de son calendrier liturgique.
Saint Damase I
er, pape,  » Saint chantre des martyrs « .
Vous tous, les papes, qui gardez l’autel du Christ.

SAINTS EVÊQUES

Saints évêques Optat et Numidien, évangélisateurs de la terre d’Arique.
Saints évêques Urbain, Laudiceé, Policarpe et Mannon, continuateurs de la mission des Apôtres.
Vous tous, Saints évêques, inhumés dans les catacombes de Saint-Callixte.

SAINTS FIDELES

Saints prêtres, qui avez vécu et êtes morts  » dans la paix durable « .
Jeunes et enfants, qui avez voulu conserver votre pureté pour le Christ.
Vous aussi, pécheurs, convertis à la bonté du Père, lavés dans le sang du Christ et sanctifiés par l’Esprit Saint.
Vous toutes, âmes Saintes, dont le corps repose dans le cimetière de Saint-Callixte.

SAINTS ET SAINTES EN PELERINAGE AUX CATACOMBES

Saintes Brigitte et Catherine de Suède.
Saints Charles Borromée et Philippe Néri.
Saint Jean Bosco et le bienheureux Michel Rua.
Saintes Marie Mazzarello et Thérèse de l’Enfant Jésus.
Vous tous, Saints pèlerins des catacombes de Saint-Callixte et admirateurs de la foi des premiers chrétiens.

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde …… pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde ……
aidez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde …… ayez pitié de nous.

PRIONS

Ô Dieu notre Père, vous avez fécondé le sol des catacombes de Saint-Callixte par le sang des martyrs et vous l’avez béni par la présence de tant de Saints. Que leur brillant exemple et leur courageux témoignage nous conservent dans la foi, afin que nous puissions recueillir et déjà goûter avec joie aux fruits de leur sacrifice. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

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9 octobre, Saint Denis, 1er évêque de Paris, ses compagnons le prêtre Rustique et le diacre Eleuthère, martyrs au 1e siècle. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/9-octobre-saint-denis-1er-eveque-de-paris-ses-compagnons-le-pretre-rustique-le-diacre-eleuthere-martyrs-au-1e-siecle Sun, 11 Oct 2015 07:12:22 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19934 Saint Denis, 1er évêque de Paris, ses compagnons le prêtre Rustique et le diacre Eleuthère, martyrs au 1e siècle.

Premier évêque de Paris, Denis avec ses compagnons, subit le martyre sur la colline consacrée à Mercure, qui portera le souvenir de leurs supplices : Montmartre, le mont des martyrs.

Envoyé pour l’évangélisation de Lutèce par le pape Clément, Denis déploie un zèle extraordinaire dans cette cité. La persécution ne tarde pas à se déchaîner.

Le Patron de Paris et du département de la Seine-Saint Denis, meurt martyr vers 96 et est enseveli là où s’élève aujourd’hui la basilique de Saint Denis.

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Saint Denis, Évêque de Paris, au Ier siècle, serait peut-être bien cet illustre Athénien converti par l’Apôtre des nations saint Paul : Denis l’Aréopagite [toutes informations à ce sujet seront les biens venues]. Denis, Athénien et membre de l’Aréopage, était un personnage versé en toutes sortes de sciences. On rapporte qu’étant encore imbu des erreurs du paganisme, il remarqua que le soleil s’éclipsa, contrairement aux lois ordinaires, le jour où notre Seigneur fut crucifié, et qu’il s’écria : « Ou c’est le Dieu de la nature qui souffre, ou c’est la destruction de la machine du monde qui s’annonce. » Lorsque saint Paul, venu à Athènes et conduit à l’Aréopage, eut expliqué la doctrine qu’il prêchait, affirmant que le Seigneur Jésus-Christ était ressuscité et que tous les morts reviendraient à la vie, Denis crut en Jésus-Christ et, avec lui, beaucoup d’autres. Il sacrifia la gloire, la fortune, l’amitié, tout dans ce monde, pour prêcher l’Évangile. Formé à l’école du grand Apôtre, doué d’une rare intelligence, il devait par sa science, ses écrits, ses vertus, qui lui ont fait donner le nom d’homme céleste et divin, devenir l’une des premières gloires du Christianisme naissant.

Après avoir gouverné quelque temps l’Église d’Athènes en qualité d’Évêque, il prit avec lui le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, traversa la mer et vint à Rome, où il se présenta au pape saint Clément pour évangéliser les peuples qu’il lui assignerait.

Le saint Pape l’envoya, avec un groupe de prédicateurs apostoliques, à la conquête spirituelle des Gaules. Confiant à quelques-uns de ses disciples plusieurs parties de cette vaste contrée, il s’avança jusqu’à Paris, qui alors s’appelait encore Lutèce. Il y entra du côté de la porte Saint-Jacques, avec ses deux premiers compagnons, et parla si éloquemment des mystères du Christianisme, qu’il convertit dès l’abord une foule de païens ; plusieurs chapelles furent construites, l’Évangile faisait des progrès rapides, quand le démon suscita une terrible persécution contre ce nouveau culte, qui menaçait de tout envahir.

Saint Denis, très âgé, donna l’exemple de la fermeté dans les supplices, et son courage fortifia celui de sa Chrétienté au berceau ; ni la prison, ni les fouets, ni le feu, n’ébranlèrent sa constance. Attaché à une croix, il y prêcha le grand mystère de la Rédemption du monde ; enfin, après avoir eu le bonheur de célébrer le saint Sacrifice de la Messe dans sa prison, devant ses compagnons de supplices, consolé par l’apparition du Sauveur, il eut la tête tranchée, avec une foule de Chrétiens, sur le haut lieu du Mont-des-Martyrs, maintenant Montmartre.

Ils souffrirent sous Domitien, l’an du Seigneur 96.

Epilogue

– L’hymne ancien de la fête de ce saint évêque dit : « On livre au tourment le saint vieillard. On lui fait souffrir la flagellation, la prison et les chaînes. Mais il triomphe des entraves, du lit de fer et de l’ardeur du feu. Par la prière, il surmonte la férocité des bêtes, il éteint le feu, il souffre les tourments. Après avoir été percé de clous, et attaché au gibet, il est reconduit en prison. »

Dieu permit qu’après l’exécution son corps se levât de lui-même, pour porter sa tête entre ses mains, à deux lieues de là au nord de Paris, au lieu appelé Saint-Denis, en souvenir de ce fait mémorable. Une céphalophorie, du grec képhalê (tête) et phorein (porter), est un épisode où un personnage décapité se relève et prend sa tête entre les mains avant de se mettre en marche. Le personnage lui-même s’appelle céphalophore.

Sainte Geneviève fera élever sur sa tombe une basilique et un monastère.

Par la volonté de l’empereur Napoléon, les demoiselles de la Légion d’honneur ont remplacé les moines dans le cloître de l’abbaye.

– Le nom de saint Denis apparaît vers 520 dans « la Vie de sainte Geneviève » qui témoigne de la dévotion de la sainte envers l’évêque martyr, son père dans la foi. Elle obtint du clergé parisien l’érection d’une église sur sa tombe au  » vicus Catulliacus  » situé à huit kilomètres au nord de la Seine, l’actuelle basilique Saint Denys, rue Catullienne. Elle se rendait également et souvent dans une église de la Cité dont il était le titulaire. Un demi-siècle plus tard, le martyrologe hieronymien mentionne la déposition de saint Denis et de ses compagnons au 9 octobre et le poète saint Venance Fortunat atteste la diffusion de son culte jusqu’à Bordeaux.

Vers 495, sainte Geneviève fit construire une basilique sur son tombeau, près de la basilique où reposait le premier évêque de Paris, [les rois de France se feront enterrer à ses côtés], une abbaye fut fondée au VIIè siècle et elle devint prestigieuse grâce aux largesses royales depuis Dagobert et servit de sépul­ture aux rois de France.

Elle contribua au rayonnement de son saint patron en le dotant d’une merveilleuse légende. A partir de 835, Hilduin, abbé du monastère, se mit en effet à propager en Occident un récit selon lequel Denis de Paris ne ferait qu’un même personnage avec Denys l’Aréopagite, converti par saint Paul. Ce Denys l’Aréopagite serait lui-même l’auteur des célèbres ouvrages de théologie attribués à Denys le Mystique. L’obscur et courageux fondateur de l’Église de Paris devenait, ainsi et pour des siècles, un grand de la sainteté.

– Denis a composé des ouvrages admirables et vraiment célestes sur les Noms divins, la Hiérarchie céleste et ecclésiastique, la Théologie mystique, et quelques autres écrits.

– On le représente en général portant sa tête décapitée, signe que la tête du Christ ne peut être séparée de son corps, l’Église.

– Le 15 août 1534, trois étudiants, compagnons de chambrée au collège Sainte Barbe : Pierre Favre le savoyard, Ignace de Loyola l’aragonais, François Xavier le navarrais, [français à cette époque], et six autres étudiants se rendent à Montmartre, dans la crypte du martyrium de saint Denis. Ils y prononcent des vœux religieux et de chasteté, promettant de se rendre en pèlerinage à Jérusalem puis à Rome.

Ce « vœu de Montmartre », reçu par le seul prêtre du groupe, Pierre Favre, est à l’origine de la création de la Compagnie de Jésus en 1540.

– Saint-Denis est le nom ou partie du nom d’une soixantaine de communes française dont la plus grosse est Saint-Denis de l’Ile de la Réunion (anciennement l’Ile Bourbon)

– Le 9 octobre 1958, le pape Pie XII s’éteint à 82 ans. Romain de naissance, Eugenio Pacelli poursuit une carrière diplomatique exceptionnelle.  Nonce apostolique en Allemagne de 1917 à 1930, secrétaire d’Etat de Pie XI, dont il rédige les grandes encycliques contre le nazisme et le communisme, il lui succède en mars 1939.

Son comportement pendant la Seconde Guerre mondiale impressionne tellement le grand rabbin de Rome qu’il se convertit avec sa famille dès 1945 et prend comme prénom celui du pape : Eugenio Zolli.

– La Basilique Saint-Denis, située près de Paris, était en travaux depuis le 9 mai 2013. Ses trois portails recouverts d’un voile noir de crasse ne sont plus qu’un sinistre souvenir : après trois ans de travaux, la façade de la basilique de Saint-Denis, chef-d’œuvre de l’art gothique et nécropole des rois de France, a retrouvé son éclat.  » J’ai éprouvé du bonheur en redécouvrant la façade de notre basilique cathédrale dans toute sa splendeur. Quand le soleil est là et qu’il donne sur la façade, c’est vraiment une merveille « , s’enthousiasme l’évêque de Saint-Denis, Mgr Pascal Delannoy. La Vierge sage du portail central et les bas-reliefs des voussures ont été débarrassés de leur épaisse couche de suie, relique du passé très fortement industriel de la ville de Seine-Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris.

Un travail de fourmi auquel s’est attelée durant trente-six mois une équipe d’une quinzaine de tailleurs de pierre, maçons, sculpteurs mais aussi des restauratrices pour nettoyer, remplacer les pierres érodées ou les parties brisées, remettre en couleurs les inscriptions ou refaire les dorures. Le coût des travaux s’élève à 3,2 millions d’euros. « Par chance, la pierre n’était pas en mauvais état et ne souffrait d’aucune pathologie »,

Dans la première moitié du XIXe siècle, Debret, architecte à la tête du troisième chantier de restauration de la basilique, a profondément remanié l’édifice, tant à l’intérieur où reposaient dans la crypte quarante-deux rois de France, qu’à l’extérieur en redessinant la façade occidentale, mentionne Dominique Cerclet. Ces travaux seront par la suite critiqués par Eugène Viollet-le-Duc, qui reprendra le chantier jusqu’en 1879. Mais grâce à Debret, les personnages décapités durant la Révolution ont retrouvé leur tête et les rois Clovis, Dagobert, Pépin le Bref, Charlemagne, Hugues Capet, Robert le Pieux, Louis VI et Louis VII ont fait leur apparition en haut de la façade.

On le voit portant sa tête entre ses mains, sur le tympan au-dessus du portail nord. En 1122, Suger devient abbé de Saint-Denis et imagine à la fin de sa vie la façade actuelle avec sa rose, une première sur un bâtiment gothique religieux, où sera installée une horloge médiévale. Depuis, la basilique n’a cessé d’évoluer. Beaucoup plus lumineuse, plus attrayante, c’est une splendeur !

La façade avec son horloge redonnera bientôt l’heure. La façade restaurée fut inaugurée vendredi 18 septembre dernier.

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Mon Seigneur, Saint Denys, trésor de Sapience.

M’âme et mon corps commande en vostre providence.

Mon corps veuillez garder de toute pestilence.

M’âme emplir de vertus, meurs et de science.

 

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2 octobre – Bx Antoine Chevrier. Fondateur de l’Œuvre du Prado († 1879) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/2-octobre-bx-antoine-chevrier-fondateur-de-loeuvre-du-prado-%e2%80%a0-1879 Tue, 06 Oct 2015 13:43:21 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19900 Bx Antoine Chevrier. Fondateur de l’Œuvre du Prado († 1879)

Vicaire dans une paroisse pauvre de Lyon, il choisit l’humilité et l’extrême dénuement pour se mettre au service des pauvres. En 1860, il loue un ancien dancing, « le Prado » et c’est là qu’il va catéchiser les enfants de la misère. Mais il veut aller plus loin. Il fonde avec quelques prêtres et quelques sœurs la « Société du Prado » pour vivre en pauvres parmi les pauvres, vivant ainsi l’idéal évangélique dans toutes ses exigences.

Il a été béatifié par le pape Jean-Paul II, à Lyon, en 1986.

Les saints sont les hommes le plus puissants de la terre ; ils attirent tout à eux, parce qu’ils ont la charité, la lumière de Dieu, la fécondité de l’Esprit Saint. Ils ont la richesse de Dieu qu’ils distribuent à tous les hommes; ce sont les économes du bon Dieu sur la terre.


Et il faut, mes chers enfants, que vous deveniez des saints; il faut que vous deveniez des lumières pour conduire les hommes dans le bon chemin, du feu pour réchauffer les froids et les glacés, des images vivantes de Dieu sur la terre pour servir de modèles à tous les chrétiens.

prière du père Antoine Chevrier devant l’enfant Jésus.

Ô Jésus qui avez poussé l’amour de la pauvreté jusqu’à vouloir naître dans une étable, n’ayant pour berceau qu’une misérable crèche et qu’un peu de paille pour couchette, accordez-moi la grâce d’aimer la pauvreté et de mépriser tous les biens de la terre pour ne plus m’attacher qu’aux biens impérissables du ciel. Faites que je comprenne bien cette parole de votre Evangile : « Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le Royaume des Cieux est à eux ! »

Ô Marie ! Ô la plus pauvre des servantes du Seigneur, priez pour moi afin que mon cœur se détache des biens de la terre et qu’étant bien vide de toutes les choses de ce monde, il puisse s’enrichir des trésors de la grâce et se remplir de toutes les vertus.

Permettez-moi de m’agenouiller au pied de la crèche pour y adorer l’Enfant Jésus. Laissez-moi contempler ce petit Enfant, ce Jésus des petits et des pauvres, ce Trésor de ceux qui n’ont point, ce Pain délicieux des misérables qui sentent leur indigence, ce Pasteur des brebis perdues qui vient leur ouvrir le bercail de sa miséricorde.

Et vous, bienheureux Saint Joseph qui préparez avec amour le berceau de l’Enfant Jésus dans cette pauvre étable, aidez-moi à préparer mon cœur qui est destiné à être la demeure du divin Enfant et que je supplée ainsi par ma ferveur et mon amour à mon dénuement et à ma pauvreté.

Puissé-je, à l’exemple des bergers, être toujours prêt à venir dans cette étable bénie pour y reconnaître et y adorer Celui que les anges adorent et contemplent dans le Ciel. Puissé-je aussi, à l’exemple des rois mages, être fidèle à la grâce de Dieu, surmonter avec courage les difficultés qui s’opposent à mon union avec Lui et apporter comme eux au divin Enfant les présents de mon esprit par la foi, de mon cœur par l’amour, de mon corps par l’obéissance.

Et vous, Saint Enfant Jésus, que j’aime à vous voir, à vous contempler dans ce pauvre lieu ! Comme vous avez bien fait de naître dans cette étable ! Là, votre accès est facile, tout le monde a le droit de venir vous visiter et vous le voulez ainsi pour recevoir tout le monde. Si vous naissez ainsi pauvre, c’est pour m’apprendre que le premier pas dans la vie parfaite est la pauvreté. Je l’embrasse donc avec joie et amour. Cette belle pauvreté, je veux en faire ma vertu chérie. Ce sera la première de mes vertus. Puisque c’est par elle que vous venez à moi, c’est aussi par elle que je veux aller à vous.

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2 octobre – Les Saints Anges gardiens https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/2-octobre-les-saints-anges-gardiens Fri, 02 Oct 2015 09:31:07 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19818 Les Saints Anges gardiens. (O, T) La vocation des anges est avant tout de contempler la splendeur de la face de Dieu et de chanter sa louange. Mais, selon l’Écriture, le Seigneur leur a confié aussi la mission d’assurer près des hommes une présence fraternelle.

« Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie. » (saint Basile). L’existence et la fonction propre des anges gardiens doivent être fermement tenues comme un dogme de foi.

Les anges ont pour première mission d’adorer la divinité ; aussi l’Église nous fait-elle demander à Dieu, dans la préface, de per­mettre que nous mêlions nos voix aux leurs pour le louer. Mais, comme l’indique leur nom, ils sont aussi les messagers de Dieu, chargés de veiller sur nous et d’exécuter ses commandements. C’est pour ce motif qu’on les appelle anges gardiens. Nos pays, nos familles, les diocèses, les églises, les communautés religieuses, ont leur ange gardien ; tout baptisé a le sien. L’Église applique à chacun de nous ce qui est écrit du peuple de Dieu dans l’ancienne Loi : « Voici que j’envoie mon ange devant toi pour te garder dans le chemin et te conduire au lieu que je t’ai préparé. » Notre ange gardien a pour mission de nous protéger et de nous défendre, de nous mettre à l’abri des pièges du démon et des ennemis de nos âmes, de nous aider et nous soutenir aux heures difficiles, pour que nous puissions parvenir à la vie éternelle. Ce compagnon fidèle mérite notre reconnaissance et la vénération qui convient à un saint qui jouit de la vision de Dieu dans le ciel.

Ange saint, qui veilles sur ma pauvre âme et sur ma misérable vie, ne me quitte pas – je suis pécheur – et ne m’abandonne pas à cause de mes souillures. Dirige-moi en exerçant ton pouvoir sur mon corps périssable. Prends ma main blessée et impuissante, conduis-moi sur le chemin du salut. (Prière du IVè siècle)

La fête des saints Anges gardiens s’est détachée de celle de S. Mi­chel, avec laquelle elle s’était longtemps confondue. Célébrée par les Espagnols au XVIe siècle, elle fut étendue à l’Église universelle par Clément X en 1670, et fixée par lui au 2 octobre.

Grande version.

La croyance aux Anges Gardiens est affirmée dans l’Ancien Testa­ment. L’Ecriture, en effet, montre en nombre de circonstances les Anges étroitement liés aux événements de la vie humaine. Ainsi, ils sont mêlés à l’histoire d’Abraham : deux d’entre eux font sortir son neveu Loth de Sodome; un autre console Agar en lui prédisant la fortune de son fils Ismaël; un autre arrête le bras d’Abraham levé sur Isaac. Et, depuis lors, Dieu les fait intervenir à travers tous les fastes de l’histoire de son peu­ple. Que cette protection s’étende à tous les hommes, c’est bien ce qui semble ressortir de l’ensemble de tous ces faits.

Bien plus, l’Ecriture fait allusion aux anges protecteurs d’une cité, d’une nation. Daniel parle de saint Michel, « dont la puissance couvre la descendance d’Israël. » Dieu lui-même avait promis un ange spécial à son peuple, quand il lui disait: « Voici que j’envoie un Ange devant toi pour te garder dans le chemin, et pour te faire arriver au lieu que je t’ai pré­paré. »

La croyance aux Anges est rappelée aussi à la naissance de l’Eglise.

Dès l’âge apostolique, elle enseigne clairement que chaque homme reçoit de Dieu le bienfait d’un Ange gardien. Elle s’appuie sur la parole même de Jésus-Christ, qui, mettant en garde ses disciples contre le malheur de scandaliser « un de ces petits qui croient en lui », leur dit: « Je vous dis que leurs Anges voient toujours la face de mon Père qui est dans les cieux. » – Elle était déjà Ferme, la foi des premiers chrétiens sur ce sujet. Lorsque Pierre, miraculeusement délivré de prison, s’en alla frap­per, la nuit, à la porte de Jean-Marc, les amis, réunis dans la maison, re­connaissant le son de sa voix, mais ne pouvant croire à sa présence, di­saient : « C’est son Ange ! » – Telle a été aussi la doctrine de tous les Pères de l’Eglise. « Combien grande est la dignité des âmes, s’écriait saint Jérôme, puisque chacune, dès son entrée en ce monde possède un Ange délégué à sa garde ! »

La Vie des Saints relate un très grand nombre de saints personnages honorés de la présence des saints anges. Outre son ange gardien, Dieu en donna à sainte Françoise Romaine un second qui l’accompagnait visi­blement. S’il arrivait que le démon empruntât la figure d’un ange de lumière pour la tromper, ce fidèle gardien ne manquait point de lui dé­couvrir l’artifice de son ennemi. S’il lui échappait une action, ou une pa­role répréhensible, cet esprit céleste se dérobait à ses yeux.

Marchez toujours avec retenue et modestie, nous dit saint Ber­nard, comme persuadés que vous êtes en présence de votre Ange ; en quelque lieu que vous soyez, portez-lui un profond respect ; ne faites pas devant lui ce que vous ne feriez point devant moi. Quoi ! pour ne pas le voir, doutez-vous qu’il vous accompagne et qu’il soit auprès de vous ? Que serait-ce si vous l’entendiez, si vous le touchiez, si vous le flairiez. Il y a eu des philosophes qui, pour mettre un frein aux passions et aux légèretés de leurs disciples, leur disaient qu’ils devraient toujours s’ima­giner être devant quelque personne d’un mérite et d’une gravité extraor­dinaires. Vous n’avez pas besoin en cela d’une imagination creuse : votre Ange vous voit sans cesse, il vous considère à tous moments, il a l’œil ouvert sur toutes vos actions, et vous ne sauriez faire un pas dont il ne soit le témoin oculaire et irrécusable. »

* * *

Homélie sur le psaume XL

Il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. Quel n’est pas le respect que cette parole doit susciter en toi, la ferveur qu’elle doit faire naître, la confiance qu’elle doit inspirer ! Le respect à cause de leur présence, la ferveur à cause de leur bienveillance, la confiance à cause de leur vigilance. Ils sont donc là, à tes côtés, non seulement avec toi mais pour toi. Ils sont présents pour te protéger, pour te secourir. Et même si c’est Dieu qui leur en a donné l’ordre, on ne peut pour autant manquer de reconnaissance à leur égard, en raison de la si grande charité avec laquelle ils obéissent et du besoin si grand que nous avons de leur aide. Saint Bernard

Rendez-vous fort familiers avec les anges ; voyez-les invisiblement présents à votre vie, et surtout aimez et révérez celui du diocèse dont vous êtes, ceux des personnes avec lesquelles vous vivez, et spécialement le vôtre ; suppliez-les souvent, louez-les ordinairement, et employez leur aide et secours en toutes vos affaires, soit spirituelles, soit temporelles, afin qu’ils coopèrent à vos intentions. Saint François de Sales

Historique de cette fête

Sans doute est-il bon de rappeler ici que l’Ange Gardien est une vérité de foi fondée sur l’Ecriture. Dans ses versets 11 et 12, le psaume XC que nous aimons lire à la prière du soir, nous apprend que le Seigneur a prescrit pour nous à ses anges de nous garder dans tous nos chemins et de nous porter sur leurs mains pour que nos pieds ne heurtent quelque pierre. Dans l’évangile selon saint Matthieu, Jésus parle des anges des petits enfants qui voient sans cesse la face de Dieu dans le ciel (XVIII 10). L’apôtre Paul, dans l’épître aux Hébreux, affirme que les anges destinés à servir sont envoyés en mission à cause de ceux qui doivent hériter du salut (I 14) ; c’est ainsi que les Actes des Apôtres présentent la délivrance de saint Pierre (XII 16).

Les Pères de l’Eglise parlent de l’Ange Gardien, aide et protecteur de chaque fidèle. Déjà, au deuxième siècle, le Pasteur d’Hermas enseigne que tout homme à son Ange Gardien qui l’inspire et le conseille pour pratiquer la justice et fuir le mal. Au troisième siècle, la croyance à l’Ange Gardien est si ancrée dans l’esprit chrétien qu’Origène lui consacre de nombreux passages. Saint Hilaire de Poitiers, dans son commentaire de l’évangile selon saint Matthieu, montre l’Ange Gardien présidant aux prières des fidèles et les offrant à Dieu par le Christ Sauveur ; saint Grégoire de Nazianze, dans ses poèmes, présente l’Ange Gardien comme un guide qu’il demande au Christ pour être à l’abri des dangers et le conduire à la fin bienheureuse ; saint Grégoire de Nysse, dans son commentaire du Cantique des cantiques, voit dans l’Ange Gardien comme un bouclier qui entoure et protège la tour ; saint Cyrille d’Alexandrie, dans son traité contre Julien, l’Ange Gardien est le précepteur qui nous enseigne le culte et l’adoration. On peut regretter que saint Augustin n’ait pas consacré un ouvrage aux Anges Gardiens, mais on trouvera à travers ces œuvres de nombreuses indications : il souligne qu’ils nous sont envoyés pour veiller sans cesse sur nous pendant notre pèlerinage terrestre et qu’ils offrent nos prières à Dieu à qui, à la fin de notre vie, ils restitueront notre âme. C’est une grande dignité pour les âmes, écrit saint Jérôme dans son commentaire de l’évangile selon saint Matthieu, que chacune, depuis le jour de sa naissance, ait un ange préposé à sa garde.

Les Pères sont partagés à propos de l’attribution de l’Ange Gardien et il faudra attendre le douzième siècle pour que l’Eglise se rallie à la doctrine résumée par Honorius d’Autun : chaque âme, au moment où elle est introduite dans le corps, est confiée à un ange qui l’exite toujours au bien et rapporte ses actions à Dieu. Encore que saint Jérôme, dans son commentaire de Jérémie, a confirmé l’opinion de saint Basile qui enseignait, dans son commentaire des Psaumes, que l’Ange Gardien fuit le pécheur comme l’abeille la fumée, l’Eglise, à partir du treizième siècle, se rangeant, sous saint Albert le Grand et saint Thomas d’Aquin, à l’opinion de saint Pierre Damien, enseigne que l’Ange Gardien ne déserte pas l’âme pécheresse.

En 1411, la ville espagnole de Valence, délivrée du joug des musulmans, fit composer un office propre en l’honneur de son ange gardien ; l’exemple fut bientôt imité. En 1590, Sixte Quint accorda un tel office au Portugal dont la fête de l’ange gardien était célébrée depuis 1513. Il existai un tel office à Rodez que Léon X approuva en 1518. Depuis le XV° siècle, le lundi était un jour de dévotion à l’ange gardien, mais il fallut attendre le XVII° siècle pour que la fête devint universelle. A la requête de Ferdinand II, Paul V, en 1608, institua la fête des Saints Anges Gardiens, obligatoire dans le Saint-Empire Romain Germanique et facultative ailleurs. En 1667, Clément IX la ramena du 2 octobre au premier dimanche de septembre et l’enrichit d’un octave. Ce n’est que le 13 septembre 1670 que Clément X remettait la fête des Saints Anges Gardiens au 2 octobre et la rendait obligatoire pour l’Eglise Universelle, comme rite double, en attendant que Léon XIII l’éleva au rite double majeur, en 1883.

*****

Ange de Dieu, qui êtes mon gardien,
à qui la Bonté Divine m’a confié,
éclairez-moi, gardez-moi,

dirigez-moi et gouvernez-moi.
Amen

Pie VI (20 septembre 1796)

O saint Ange de Dieu à qui j’ai été donné en garde par une miséricordieuse providence, je vous remercie pour tant de secours dont vous avez environné ma vie temporelle, et la vie bien plus précieuse de mon âme. Je vous rends grâces de ce que vous m’assistez si fidèlement, me protégez si constamment, me défendez si puissamment contre les attaques de l’ange des ténèbres. Bénie soit l’heure depuis laquelle vous travaillez à mon salut ; que le Cœur de Jésus rempli d’amour pour ses enfants, vous en récompense. O mon ange tutélaire, que j’ai de regret de mes résistances à vos inspirations, de mon peu de respect pour votre sainte présence, de tant de fautes par lesquelles je vous ai contristé, vous mon meilleur, mon plus fidèle ami. Pardonnez-moi ; ne cessez pas de m’éclairer, de me guider, de me reprendre. Ne m’abandonnez pas un seul instant, jusqu’à celui qui sera le dernier de ma vie ; et qu’alors mon âme, portée sur vos ailes, trouve miséricorde auprès de son juge, et la paix éternelle parmi les élus. Amen. Sainte Gertrude

Quelle douceur de penser à ce grand nombre d’anges qui sont tous au service des hommes ! Quelque part donc que j’aille, en quelque lieu que je sois, j’ai des millions de ces soldats célestes qui veillent à ma défense.

Ô mon âme ! Pourquoi te troubles-tu ? Pourquoi toutes ces inquiétudes ? Ne vois-tu pas que tout le Ciel combat pour ton salut ? Tu penses quelquefois être bien seule et bien délaissée, bien dépourvue de secours humains, mais ne songes-tu pas que tu as des armées terribles, composées d’une multitude innombrable de soldats invisibles qui t’accompagnent et te défendent ?

Pendant que nous dormons, il y a plus d’yeux ouverts à notre garde qu’il n’ y a d’étoiles au firmament. L’on nous dit que de tous les côtés les créatures de la terre s’élèvent contre nous, mais il y a plus d’anges du Paradis qui nous soutiennent qu’il n’y a d’atomes aux rayons du soleil et de gouttes d’eau dans l’océan. Abbé Henri-Marie Boudon (1624-1702), Grand-Archidiacre d’Évreux.

O saint Anges Gardiens de mes bons parents, de mes chers amis, de mes bienfaiteurs et de mes serviteurs affectionnés et fidèles, je vous conjure de les toujours entourer de votre protection céleste en les abritant avec vigilance sous vos chastes ailes, afin qu’ils y soient bien préservés de tout péché et de toute affliction. Obtenez pour eux la santé de l’âme et du corps, je vous en supplie, secourables anges. Amen. Saint François de Sales

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1 octobre – Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face (1873-1897), religieuse carmélite, patronne des missions, patronne secondaire de la France, docteur de l’Église https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/1-octobre-ste-therese-de-lenfant-jesus-de-la-sainte-face-1873-1897-religieuse-carmelite-patronne-des-missions-patronne-secondaire-de-la-france-docteur-de-leglise Fri, 02 Oct 2015 09:19:25 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19815 Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face (1873-1897), religieuse carmélite, patronne des missions, patronne secondaire de la France, docteur de l’Église.

Etre un petit enfant devant Dieu.

Thérèse Martin naquit à Alençon en 1873. Dès l’âge de 15 ans, elle alla demander au pape Léon XIII l’autorisation d’entrer au car­mel. Ayant été vivement frappée par une parole de l’Écriture : Si quelqu’un est vraiment petit, qu’il vienne à moi, elle voulut en faire l’idéal de sa vie Thérèse Martin devenue, au carmel de Lisieux, Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, a réalisé dans sa courte vie le programme que lui traçait son nom de religieuse. Malgré de cruelles épreuves de famille et à travers toutes les difficultés de la vie de communauté, sainte Thérèse s’aban­donna avec une entière confiance au Père des cieux, et elle dirigea dans cette « petite voie de l’enfance spirituelle » les novices, dont elle avait reçu la charge. Sa plus grande souffrance était de constater combien l’amour de Dieu était méconnu ; aussi s’offrit-elle en victime pour le salut du monde. Elle mourut à 24 ans, le 30 septembre 1897, promettant de faire descendre sur terre les grâces comme une pluie de roses. Sur l’ordre de sa supérieure, elle avait écrit un récit de sa vie, Histoire d’une âme. Cet ouvrage se répandit en peu de temps dans le monde entier.

En la canonisant en 1925, le pape Pie XI a proclamé patronne des missions la carmélite qui, de son cloître, avait donné toute sa vie pour le salut du monde. Enfin, en 1997, le bienheureux Jean-Paul II l’a procla­mée docteur de l’Eglise.

Ô admirable sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, qui, dans votre courte existence, avez été un miroir d’angélique pureté, d’amour fort et de si généreux abandon à Dieu; maintenant que vous jouissez de la récompense de vos vertus, jetez un regard de bienveillance sur moi, qui me confie en vous.
Obtenez-moi la grâce de conserver toujours, à votre exemple, la pureté de l’âme et du corps, et d’abhorrer d’une volonté sincère tout ce qui pourrait offenser, même légèrement, une vertu si sublime, qui vous a rendue si chère à votre divin Époux.

Daignez, chère Sainte, nous faire expérimenter en tous nos besoins la puissance de votre intercession. Obtenez-nous force et consolation, dans toutes les amertumes de cette misérable vie, et tout particulièrement à notre dernière heure, afin que nous puissions participer avec vous à l’éternelle félicité du paradis. Ainsi soit-il.

Grande version

Marie-Françoise-Thérèse Martin naquit à Alençon dans l’Orne, le 2 janvier 1873, de Louis Martin et de Zélie Guérin, tous les deux fervents chrétiens. Dès sa plus tendre enfance, Thérèse, poussée par une inspiration divine, soupira après la vie religieuse et promit à Dieu de ne lamais rien lui refu­ser de tout ce qu’il semblerait désirer d’elle. Et elle tint parole.

Je puis donc, malgré ma petitesse, aspirer à la sainteté. Me grandir, c’est impossible, mais je veux chercher le moyen d’aller au ciel par une petite voie bien droite, bien courte et toute nouvelle. Et j’ai lu : Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. Alors, je suis venue.

Orpheline de mère à cinq ans, elle se confia tout entière à la divine Providence, sous la garde de son père bien-aimé et de ses deux sœurs aînées. Sous leur direction, elle progressa à pas de géant dans la voie de la sainteté. A neuf ans, elle fut confiée aux religieuses Bénédictines à Lisieux, pour y faire son éducation : elle fit là de grands progrès dans la connaissance des choses divines. Une grave et mystérieuse maladie lui survint dans sa dixième année et lui causa de cuisantes douleurs ; elle en fut miraculeusement délivrée par la Sainte Vierge, qui lui apparut après une neuvaine à Notre-Dame des Victoires. Elle employa alors trois mois à se préparer à sa première communion, qu’elle fit pieusement le 8 mai 1883.

Déjà dégoûtée du monde et de toutes ses joies, Thérèse était portée par son amour pour Notre-Seigneur et son Eglise vers l’ordre du Car­mel, où elle espérait pouvoir, par son abnégation, ses sacrifices, mériter pour les prêtres, les missionnaires et l’Eglise tout entière, et ainsi gagner à Jésus des âmes sans nombre, promesse qu’elle renouvela jusqu’entre les bras de la mort. A cause de son âge, Thérèse rencontra beaucoup d’obs­tacles à son entrée au Carmel ; mais son incroyable force de volonté en triompha et à quinze ans, allant intrépidement jusqu’à Rome se jeter aux pieds du pape Léon XIII, elle obtient d’entrer au Carmel de Lisieux, le 9 avril 1888.

Au jour de sa profession, elle reçut le nom de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus. Dieu lui ménagea les plus abondantes grâces, et fit germer dans son âme les fleurs de toutes les vertus et surtout les fleurs de l’amour de Dieu et du prochain. – Ayant lu dans l’Evangile ce conseil : « Si. quelqu’un est petit, qu’il vienne à moi ! » afin de plaire davantage à Dieu, elle voulut être petite d’esprit et se donner à lui avec une con­fiance toute filiale. Cette voie d’enfance spirituelle, conforme à l’ensei­gnement de l’Evangile, elle l’enseigna aux autres, spécialement aux novi­ces, dont elle avait la direction. Ce fut ainsi que Jésus se servit d’elle pour ouvrir à un monde enflé d’orgueil et assoiffé de vanités, le chemin de la simplicité évangélique.

Jésus, son époux, embrasa son cœur d’un violent désir de souffrir, tant dans son âme que dans son corps. Douloureusement affectée à la vue de l’indifférence générale en présence de l’amour de Dieu, le jour de sa profession religieuse, Thérèse s’offrit en victime à l’Amour Miséri­cordieux, s’écriant : « Mon Dieu, donnez-moi le martyre du cœur ou celui du corps. Ah ! plutôt, donnez-les moi tous les deux ! »

Au milieu des souffrances de sa dernière maladie, cette âme apos­tolique disait :

« Savez-vous ce qui me donne des forces ? Eh bien ! je marche pour un missionnaire. Je pense que là-bas, bien loin, l’un d’eux est peut-être épuisé dans ses courses apostoliques, et pour-diminuer ses fatigues, j’offre les miennes au bon Dieu. »

C’est ce même amour des âmes qui lui faisait dire: « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre. Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses … La seule chose que je désire, c’est la volonté de Dieu, et j’avoue que si dans le Ciel, je ne pouvais plus travailler pour sa gloire, j’aimerais mieux l’exil que la Patrie. »

Ce sont pratiquement les derniers mots de la sainte. Thérèse n’a pas 24 ans quand la tuberculose l’emporte le 30 septembre 1897. Son tombeau devint aussitôt glorieux, et le cen­tre d’un des plus renommés pèlerinages de l’univers.

Epilogue

Dix ans après sa mort, Pie X dira d’elle : « C’est la plus grande sainte des temps modernes ». Il l’appelle « l’étoile de mon pontificat »,

Par un privilège ex­traordinaire, la petite Carmélite était canonisée le 17 mai 1925, vingt­ huit ans seulement après sa mort ; et le 14 décembre 1927 le pape Pie XI proclamait « Patronne des Missions » [à l’égal de saint François-Xavier] la carmélite qui de son cloître avait donné toute sa vie pour le salut du monde. Pie XI dira d’elle : « sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus a été faite une parole de Dieu ».

Pie XII la nomme, en 1944, patronne de la France au même titre que sainte Jeanne d’Arc.

Enfin, en 1997, Jean-Paul II l’a procla­mée docteur de l’Eglise.

***

Dernière lettre de sainte Thérèse à l’abbé Bellière1

J.M.J.T.

Carmel de Lisieux 10 Août 1897

Jésus +

Mon cher petit Frère,

Je suis maintenant toute prête à partir, j’ai reçu mon passeport pour le Ciel et c’est mon père chéri qui m’a obtenu cette grâce, le 29 il m’a donné la garantie que j’irais bientôt le rejoindre; le lendemain, le médecin étonné des progrès que la maladie avait faits en deux jours, dit à notre bonne Mère qu’il était temps de combler mes désirs en me faisant recevoir l’Extrême-Onction. J’ai donc eu ce bonheur le 30, et aussi celui de voir quitter pour moi le tabernacle, Jésus-Hostie que j’ai reçu comme Viatique de mon long voyage !… Ce Pain du Ciel m’a fortifiée, voyez, mon pèlerinage semble ne pouvoir s’achever. Bien loin de m’en plaindre je me réjouis que le bon Dieu me permette de souffrir encore pour son amour, ah ! qu’il est doux de s’abandonner entre ses bras, sans craintes ni désirs.

Je vous avoue, mon petit frère, que nous ne comprenons pas le Ciel de la même manière3. Il vous semble que participant à la justice, à la sainteté de Dieu, je ne pourrai comme sur la terre excuser vos fautes. Oubliez-vous donc que je participerai aussi à la miséricorde infinie du Seigneur ? Je crois que les Bienheureux ont une grande compassion de nos misères, ils se souviennent qu’étant comme nous fragiles et mortels, ils ont commis les mêmes fautes, soutenu les mêmes combats et leur tendresse fraternelle devient plus grande encore qu’elle ne l’était sur la terre, c’est pour cela qu’ils ne cessent de nous protéger et de prier pour nous.

Maintenant, mon cher petit frère, il faut que je vous parle de l’héritage que vous recueillerez après ma mort. Voici la part que notre Mère vous donnera : – 1° Le reliquaire que j’ai reçu le jour de ma prise d’habit et qui depuis ne m’a jamais quittée – 2° Un petit Crucifix qui m’est incomparablement plus cher que le grand car ce n’est plus le premier qui m’avait été donné que j’ai maintenant. Au Carmel, on change quelquefois les objets de piété, c’est un bon moyen pour empêcher que l’on s’y attache. Je reviens au petit Crucifix. Il n’est pas beau, la figure du Christ a presque disparu, vous n’en serez pas surpris quand vous saurez que depuis l’âge de 13 ans ce souvenir d’une de mes sœurs4 m’a suivie partout. C’est surtout pendant mon voyage en Italie que ce Crucifix m’est devenu précieux, je l’ai fait toucher à toutes les reliques insignes que j’avais le bonheur de vénérer, dire le nombre me serait impossible ; de plus il a été béni par le St Père. Depuis que je suis malade je tiens presque toujours dans mes mains notre cher petit Crucifix ; en le regardant je pense avec joie qu’après avoir reçu mes baisers, il ira réclamer ceux de mon petit frère.  Voici donc en quoi consiste votre héritage ; de plus, notre Mère vous donnera la dernière image que j’ai peinte5 – Je vais finir, mon cher petit frère, par où j’aurais dû commencer en vous remerciant du grand plaisir que vous m’avez fait en m’envoyant votre photographie.

A Dieu, cher petit frère, qu’Il nous fasse la grâce de l’aimer et de lui sauver des âmes. C’est le vœu que forme

Votre indigne petite sœur
Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face.

(C’est par choix que je suis devenue votre sœur)

Je vous félicite de votre nouvelle dignité ; le 25, jour où je fête mon cher petit père, j’aurai le bonheur de fêter aussi mon frère Louis de France6.

1 – L’abbé Maurice-Marie-Louis Bellière, (1874-1907), encore séminariste, était le premier frère spirituel de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Né et mort à Caen. Orphelin de mère à sa naissance, il est recueilli à Langrune par sa tante maternelle. Son père, remarié, vit à Paris où il mourra le 10 août 1897. Elève du petit séminaire de Villiers (Calvados), Maurice pense à l’armée jusqu’à dix-huit ans. Conversion (1892). Il entre au séminaire de philosophie de Sommervieu (octobre 1894) et il demande une sœur spirituelle au Carmel de Lisieux (octobre 1896), Mère Agnès désigne Thérèse, avec qui il a une correspondance régulière à partir d’octobre 1896, et fréquente durant l’été 1897. Embarqué, le 29 septembre 1897, pour le noviciat des Pères Blancs à Alger (Thérèse meurt le 30) il sera ordonné prêtre à Carthage, le 29 juin 1901. Nommé au Nyassa en 1902, il revient après trois difficiles années. Soigné à Marseille puis en Belgique, il rentre dans son diocèse en 1906.

2 – Le 29 juillet, troisième anniversaire de la mort de M. Martin.

3 – Le 5 août, il lui écrit : Chère petite Sœur, en vérité, je suis prêt à tout ce que le Maître voudra de moi – d’autant plus que je crois pleinement à votre parole et à vos projets pour l’autre vie. Quoi que vous en disiez, chère petite, les oignons crus étaient un mets délicieux dont je ne me rassasiais pas. Sans doute Jésus est le Trésor, mais je le trouvais en vous, et Il devenait plus abordable – c’est encore par vous que désormais il viendra jusqu’à moi, n’est-ce pas ? C’est vous dire que du Ciel comme d’ici, j’attends tout de vous – et ma confiance sera assez puissante pour attendre au besoin une action directe et manifeste de cette âme amie que Jésus fit sœur de la mienne, dans une union la plus étroite. Ma chère et bien chère petite sœur, je vous connais assez pour savoir que ma misère ne devait jamais ici-bas arrêter votre tendresse – mais, au ciel, participant à la Divinité, vous en acquérez les prérogatives de justice, de sainteté et toute tache doit devenir objet d’horreur pour vous – Voilà pourquoi je craignais – mais, comme j’espère que vous demeurerez l’Enfant gâtée, vous ferez ce que vous aurez voulu sur la terre pour moi et je crois et j’espère – j’attends de vous aussi cette confiance amoureuse qui me fait défaut encore et que je désire ardemment, estimant qu’avec elle on est heureux pleinement ici-bas et on ne trouve pas l’exil trop long. Que vous êtes bonne, petite Sœur, dans cette simplicité et cette ouverture qui me charment en me confondant. Je suis si peu habitué à trouver cela parmi les hommes que je suis comme étonné quelquefois mais grandement réjoui. Voulez-vous me dire aussi comment vous êtes devenue ma sœur, par choix ou par le sort.

4 – Léonie.

5 – Au verso de la dernière image qu’elle a peinte (mai-juin 1897), elle a écrit pour l’abbé : Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit … je l’aime ! car il n’est qu’amour et miséricorde. Dernier souvenir d’une âme sœur de la vôtre.

6 – Nom pris par l’abbé dans le Tiers-Ordre de Saint-François.

*****

Lorsque je suis charitable, c’est Jésus seul qui agit en moi.

Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd’hui

pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus.

Mon Saint Ange gardien, couvre-moi de ton aile

Eclaire de tes feux la route que je suis

Viens diriger mes pas… aide-moi, je t’appelle

Rien que pour aujourd’hui.

Seigneur, je veux te voir, sans voile, sans nuage,

Mais encore exilée, loin de toi, je languis

Qu’il ne me soit caché ton aimable visage

Rien que pour aujourd’hui.

Je volerai bientôt, pour dire tes louanges

Quand le jour sans couchant sur mon âme aura lui

Alors je chanterai sur la lyre des Anges

L’Eternel Aujourd’hui.

*****

Ephéméride du 1er octobre :

En 1684, Pierre Corneille meurt à l’âge de 78 ans. Si l’on connaît bien l’auteur de trente-deux tragédies, on sait moins qu’il fut un croyant convaincu. Elève des jésuites, il garda de sa formation une dévotion profonde à la Vierge Marie. Avec sa femme et sa fille, il fait partie de la Confrérie du Rosaire. Souvent, il se rend à l’église Saint-Roch et affirme que nous « avons tous l’obligation d’employer à la gloire de Dieu du moins une partie des talents que nous en avons reçus ». 

Ma vocation, enfin, je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

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Octobre, mois du Rosaire https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/actualites/octobre-mois-du-rosaire Thu, 01 Oct 2015 10:26:16 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?p=19806 Nous entrons dans le mois d’octobre qui est un des plus beaux mois de l’année, le mois du Rosaire, mais aussi un mois extrêmement riche dans le domaine de la liturgie… Nous fêtons aujourd’hui sainte Thérèse dont les parents Louis et Zélie vont être canonisés dans 17 jours pendant le Synode sur la famille sur le thème « La vocation et la mission de la famille dans l’Eglise et le monde contemporain ».
  • le 2, les saints Anges gardiens,
  • le 4, saint François d’Assise,
  • le 7, Notre-Dame du Rosaire,
  • le 11, saint Jean XXIII et l’entrée de la semaine mondiale Missionnaire,
  • le 15, sainte Thérèse d’Avila dont nous fêtons le 5e centenaire de sa naissance,
  • le 16, sainte Marguerite Marie Alacoque, le Sacré-Cœur de Paray-le-Monial, l’élection de Jean-Paul II pape, l’anniversaire des apparitions de Notre-Dame des Roses,
  • le 18, canonisation des époux Martin
  • le 23, saint Jean-Paul II
  • le 25, fin de la 2e partie du synode sur la famille
  • et le 28, les apôtres saint Simon et saint Jude…

source Etoile Notre-Dame    Prier avec le rosaire

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30 septembre – St Jérôme (vers 340 à Stridon – 420 à Bethléem)- père et docteur de l’Église. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/30-septembre-st-jerome-vers-340-a-stridon-420-a-bethleem-pere-docteur-de-leglise Tue, 29 Sep 2015 13:33:53 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19795 St Jérôme (vers 340 à Stridon – 420 à Bethléem)- père et docteur de l’Église.

Je suis à la fois, disait Jérôme, philosophe, rhéteur, grammairien, dialecticien, expert en hébreu, grec et latin ; il fut aussi un polémiste redoutable, parfois injuste, tel ce jour où il invectiva saint Augustin, son cadet d’à peine cinq ans : Ecoute mon conseil, jeune homme : ne viens pas, dans l’arêne des Ecritures, provoquer un vieillard ! Tu troubles mon silence. Tu fais la roue avec ta science.

Quel caractère ! Pour Jérôme, toute occasion est bonne pour fustiger le clergé, les veuves romaines, le préfet de la ville, et même le futur pape. Bref, tout ce qui est politiquement correct lui est insupportable.

« Hierônumos en grec (celui dont le nom est sacré) ; Hieronymus, en latin, fils d’Eusèbe, je naquis à Stridon [de parents riches et illustres], ville maintenant détruite par les Goths, mais qui se situait alors sur les confins de la Dalmatie et de la Pannonie (Hongrie) », écrit-il, en 392, à la dernière page du De viris illustribus, ajoutant : « Je suis né chrétien, de parents chrétiens. Dès le berceau, je fus nourri du lait catholique. » Il dit encore de lui-même : « Je suis à la fois philosophe, rhéteur, grammairien, dialecticien, expert en hébreu, grec et latin. » 

Enfant unique pendant treize ans, Jérôme fut terriblement gâté par les siens jusqu’à ce que naquissent sa sœur et son frère. Il étudia à Milan, puis à Rome où il suivit les cours du célèbre grammairien Aelius Donatus. Elève doué mais difficile et facétieux, Jérôme respira les parfums de cette ville puissante, maîtresse du monde, alors gouvernée par Julien l’Apostat. Admirateur de Cicéron, il déclamait les grands plaidoyers les exordes sonores qui lui servirent lors d’un stage auprès des tribunaux. Il se lia avec Bonose et Rufin, deux compagnons d’étude. Avec soin et à grands frais, il acquit des livres et, peut-être, goûta-t-il de furtifs amours au milieu des danses des jeunes filles romaines.

Cependant, confia-t-il dans son commentaire d’Ezéchiel (XI 5) « Quand j’étais à Rome, jeune étudiant ès-arts libéraux, j’avais accoutumé, le dimanche, avec d’autres de même âge et de même résolution, de visiter les tombeaux des apôtres et des martyrs. Souvent nous entrions dans ces cryptes creusées dans les profondeurs de la terre où l’on avance entre des morts ensevelis à droite et à gauche le long des parois. Tout est si obscur que la parole du Prophète est presque réalisée : qu’ils descendent vivants dans les enfers ! Ici et là, une clarté venue d’en haut tempère l’horreur des ténèbres : moins une fenêtre qu’un trou foré, croirait-on, par la clarté qui tombe. Puis, pas à pas, on revient, et dans la nuit noire qui vous entoure, le vers de Virgile est obsédant : Tout suscite l’horreur et le silence même. »

Jérôme est un étudiant romain plein d’allant. Il demande le baptême à 19 ans, qu’il reçoit du pape Libère, et son tempérament entier ne conçoit d’autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment ? A la recherche de sa vocation, il se met à voyager. Un séjour à Trèves l’avait mis en rapport avec les moines ; il en retrouve à Aquilée puis passe tout deux années dans le désert de Chalcis en Syrie où il se livre à des mortifications extrêmement rudes : un petit stage d’érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Écritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d’action. Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l’hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l’exégèse d’Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Naziance. Mais toujours indécis sur ce qu’il doit devenir, il retourne à Rome.

Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase 1er. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs : un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui. Il fut chargé par le pape de traduire et de commenter la Bible en latin. La traduction de la Bible en latin, plus personne ne comprenant parfaitement le grec et l’hébreu. Travail colossal. Jérôme s’y attellera sans relâche depuis Bethléem. Sa traduction fait toujours loi. Il a la gloire unique d’avoir laissé à l’Eglise cette version célèbre, cette traduction reçut le nom de Vulgate. Il a la gloire unique d’avoir laissé à l’Eglise cette version célèbre. On dit de lui : « Il travaillait vite et bien, il produisait comme il respirait. »

De la Terre sainte, il ne peut s’empêcher d’écrire des lettres virulentes à l’aristocratie romaine. Quelques grandes matrones de l’Aventin le suivent en Palestine. C’est lui qui fait ajouter la doxologie « Gloria Patri…» à la fin de la récitation de chaque psaume.

A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d’ennemis. Ses ‘dames’ le suivent jusqu’à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère. Il a trouvé le lieu de sa vocation où il passa les trente-cinq dernières années de sa vie., sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s’immiscer dans toutes les querelles de l’époque. Il passe, dans l’histoire, pour l’un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. On le plaint d’avoir été irascible et vindicatif. On l’admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu.

Il mourut le 30 septembre 420 à Bethléem et son corps repose maintenant à Sainte Marie Majeure où se trouvent les reliques de la Crèche.

Son grand savoir, ses commentaires sur la Sainte Ecriture et la vigueur avec laquelle il a combattu toutes les hérésies de son temps lui ont valu le titre de docteur de l’Église.

C’est le Patron des exégètes et des traducteurs.

Iconographie

Souvent représenté en ermite, rédigeant la traduction de la Bible, parfois coiffé d’un chapeau de cardinal, dignité à laquelle il ne fut jamais élevé. Il est parfois accompagné d’un lion, le saint lui ayant retiré une épine de la patte. Parfois avec un livre à la main.

Éphéméride du 30 septembre :

En 1454, Gutenberg (1395-1468), imprime à Mayence, dans le Saint Empire romain germanique, son premier livre : la Bible en deux volumes. L’Ancien Testament occupe le premier volume et une partie du second, qui contient aussi l’ensemble du Nouveau Testament. Criblé de dettes, s’il l’imprime en premier, c’est parce qu’il pense que c’est le seul livre qui se vendra. Elle est le premier grand livre imprimé en caractères mobiles dans le monde occidental. Elle reproduit le texte de la Vulgate traduite par saint Jérôme. Imprimée à cent quatre-vingts exemplaires, en partie sur parchemin et sur du papier italien, elle fut vendue par souscription, surtout aux monastères. Il en reste aujourd’hui quarante-huit exemplaires. En France, la Bibliothèque nationale de France en possède trois exemplaires. 

***

Seigneur, préservez ma bouche des paroles vaines et des conversations mondaines.

*****

« Les Apôtres et les Docteurs sont appelés sel, dit saint Jérôme en expliquant l’Évangile, parce que leur doctrine est le condiment de tout le genre humain. “Que si le sel perd sa vertu, avec quoi le salera-t-on ? ” Si le Docteur s’égare, par quel autre Docteur sera-t-il redressé ? “Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes”.

« La comparaison est tirée de l’agriculture. En effet, si le sel est nécessaire pour assaisonner les aliments et empêcher les viandes de se corrompre, il n’a point d’autre utilité. Du moins, nous lisons dans les écrits qu’il y eut des villes où la vengeance des vainqueurs fit répandre du sel, afin qu’il ne sortît plus du sol aucune végétation.

« “Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur un chandelier, afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.” C’est la hardiesse de la prédication que Jésus enseigne : Il veut que Ses Apôtres, au lieu de se cacher par crainte, et de ressembler à une lampe sous un boisseau, se produisent avec entière liberté et prêchent sur les toits ce qu’ils ont ouï dans le secret » .

Priez-vous ?

Vous parlez au Seigneur.

Lisez-vous l’Ecriture sainte ?

C’est Lui qui vous parle.

Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ.

On ne naît pas chrétien. On le devient.

Ce qui a de la valeur, c’est d’être chrétien et non de le paraître.

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25 septembre – St Nicolas de Flue, (T) ermite, † 21 mars 1487 à Ranft (Unterwalden – Suisse), patron principal de la Confé­dération helvétique (1447-1487). https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/25-septembre-st-nicolas-de-flue-t-ermite-%e2%80%a0-21-mars-1487-a-ranft-unterwalden-suisse-patron-principal-de-la-confederation-helvetique-1447-1487 Fri, 25 Sep 2015 11:51:12 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19745 St Nicolas de Flue, (T) ermite, † 21 mars 1487 à Ranft (Unterwalden – Suisse), patron principal de la Confé­dération helvétique (1447-1487).

Nicolas naquit en Suisse le 21 mars 1417. Il épousa Dorothée Wiss, qui lui donna cinq filles et cinq fils. Ma­gistrat, il donna toute sa vie l’exemple des vertus familiales, civiques et militaires.

Mais ce bon père de famille, cet homme d’un grand civisme, se retire dans un lieu solitaire pour prier chaque fois qu’il le peut. A cinquante ans, n’y tenant plus, il se laisse happer par la contemplation. En 1467, avec le consentement de son épouse [permission accordée qui devrait mériter à Dorothée aussi la reconnaissance de l’Église pour l’héroïcité de ses vertus], il décida de quitter sa famille pour s’enfoncer dans la solitude, et se fixa dans une vallée sauvage (Sachseln au canton d’Unterwalden). Il y vécut dans le jeûne le plus absolu, nourri seulement de la sainte Eucharistie.

Les visions mystiques deviennent de plus en plus nombreuses. Son jeûne est absolu, scrupuleusement vérifié par des espions de l’évêque du lieu. Il ne sortit qu’une seule fois de sa cellule, quand menaçait la guerre civile, pour mettre la paix entre les adversaires par une brève exhortation.

Curieusement, plus il s’isole, plus il influence la politique de son pays. On vient lui demander conseil, il dicte ses recommandations, toujours en faveur de la paix et de la concorde. Et c’est ainsi que par ses conseils et ses recomman­dations, le saint ermite sauva sa patrie en 1471, lors de l’invasion de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui voulait l’annexer, ainsi qu’en 1481, quand il rédigea en une nuit une constitution qui empê­cha le canton d’Unterwald de quitter les autres cantons, au risque de la désagrégation de la Confédération : ce qui lui mérita le titre de Père de la Patrie.

Il mourut en 1487 et fut canonisé le 15 mai 1947 par Pie XII, qui le déclara patron principal de la Suisse catholique.

En Suisse, le 25 septembre c’est une Solennité, célébrée le 21 mars dans l’Église universelle.

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Ayez soin de maintenir la paix

et la concorde parmi vous

car vous savez combien cela est agréable

à Celui de qui proviennent toutes choses.

Quand on vit selon Dieu,

on conserve toujours la paix

qui ne peut jamais être troublée en Lui.

Protégez les veuves

et les orphelins

comme vous avez fait jusqu’ici.

S’il vous arrive du bien dans le monde,

remerciez-en Dieu

afin qu’Il vous en accorde la continuation dans le Ciel.

Réprimez les vices publics,

exercez toujours la justice.

Gravez profondément dans vos cœurs

le souvenir de la Passion de Jésus-Christ

et vous en ressentirez

de grandes consolations

dans les moments d’adversité.



Seigneur Dieu, enlevez-moi tout ce qui m’éloigne de vous.

Seigneur Dieu, donnez-moi tout ce qui me rapproche de vous.

Prenez-moi à moi et donnez-moi tout à vous

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26 septembre – SS. Côme et Damien (T 27 / 09), sont des martyrs médecins de Cyr, près d’Alep en Syrie vers 285. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/26-septembre-ss-come-damien-t-27-09-sont-des-martyrs-medecins-de-cyr-pres-dalep-en-syrie-vers-285 Fri, 25 Sep 2015 11:47:44 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19742 SS. Côme et Damien (T 27 / 09), sont des martyrs médecins de Cyr, près d’Alep en Syrie vers 285.

Dès le 4e siècle, les miracles fleurissaient tellement sur leurs tombes que la légende les présenta comme des médecins qui soignaient gratuitement. Aussi leur culte ne devait-il pas tarder à se répandre à travers le bassin méditerranéen, des églises leurs sont dédiées à Edesse, Jérusalem, Rome, en Egypte, Cappadoce et à Cyr en Syrie, où ils furent martyrisés sous Dioclétien.

Côme et Damien étaient deux frères, originaires d’Égée, en Arabie, au dé­but du II siècle.

Frères par le sang mais surtout par leur Foi en Jésus et par leur martyre commun subi pour sa cause. Ils exerçaient tous deux la médecine et soignaient avec le même dévouement et le même désintéressement les âmes et les corps.

Dénoncés auprès du préfet Lysias, ils subirent les supplices les plus affreux, puis furent jetés enchaînés dans la mer, lapidés et exposés aux flammes d’un brasier.

Après plusieurs tourments, ils moururent vers 285, et leurs corps furent transportés à Rome, dans l’ancien temple de Romulus, transformé en une église qui leur fut dédiée. Leurs noms sont inscrits au Canon de la Messe après quelques martyrs romains.

Étaient-ils médecins ? C’est possible. En tout cas, on les a vite considérés comme tels, en particulier à Rome où le culte de S. Côme et de S. Damien s’est introduit au Ve siècle. Le jeudi de la 3e semaine de Carême, où la station se tient dans leur basilique du forum, la messe composée en leur honneur est toute remplie de la double idée de guérison et de salut ; elle évoque bien deux martyrs et deux médecins, guérisseurs à la fois des corps et des âmes. Les noms des deux saints sont au canon de la messe, après ceux des martyrs romains.

Les miracles obtenus par l’intercession des saints Côme et Damien ont continué après leur mort, et en si grand nombre que leur culte s’est répandu très rapidement dans tout l’empire romain ; on trouve en Orient et à Rome, des basiliques, des oratoires, de hôpitaux qui portent leurs noms.

La plus grande partie de leurs restes furent rapportés à Rome et déposés dans l’ancien temple de Romulus, transformé en une église qui leur fut dédiée. Les crânes des deux frères, qui étaient restés en Orient, ont été rapportés à Brageac (Cantal) par Guy et Raoul de Scorailles, seigneurs voisins, à leur retour de croisade. Conservés à l’origine dans un somptueux reliquaire émaillé, les « chefs » des saints Côme et Damien sont aujourd’hui conservés dans une châsse, qui fait partie du trésor de Brageac. Le jour de leur fête, ces reliques sont mises dans des bustes-reliquaires en bois polychrome.

***

Deux jumeaux, Côme et Damien, médecins, devinrent chrétiens et, par le seul mérite de leurs vertus et l’intervention de leurs prières, ils chassaient les infirmités des malades. Après divers supplices ils sont réunis au ciel et font de nombreux miracles pour leurs compatriotes. Si un malade vient à leur tombeau et y prie avec foi, aussitôt il obtient un remède à ses maux. On dit qu’ils apparaissent en rêve aux malades et leur donnant une ordonnance ; ceux-ci l’exécutent et s’en vont guéris. Saint Grégoire de Tours

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« Dieu, notre guérisseur et notre médecin éternel, vous avez fait Côme et Damien inébranlables dans la foi, invincibles en courage, pour porter remède par leurs blessures aux blessures humaines; faites que par eux soit guérie notre infirmité et que, par eux encore, la gué­rison soit sans rechute. » (Liturgie espagnole)

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24 septembre : Notre-Dame de la Merci https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/24-septembre-notre-dame-de-la-merci Fri, 25 Sep 2015 11:42:41 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19739 Notre-Dame de la Merci

D’abord connu sous le nom d’Ordre de Ste Eulalie pour la rançon des captifs, l’Ordre de Notre-Dame de la Merci fut créé au XIIIè siècle ; il s’était fixé comme but le rachat des chrétiens prisonniers des musulmans. Au XVè siècle, on attribuait sa fondation à S. Pierre Nolasque et à S. Raymond de Pegnafort, à qui la Sainte Vierge apparut.

Elle lui inspira de fonder l’Ordre de la Merci ou de la Rédemption ou du Rachat des captifs. Dans le nom Notre-Dame-de-la-Merci, le mot ‘merci’ traduit le mot espagnol ‘merced’ qui signifie ‘grâce’ ou le mot latin ‘merces’ qui signifie ‘rançon’. Quant à la fête de Notre-Dame-de-la-Merci, on affirme qu’elle fut primitivement instituée pour remercier la Vierge d’avoir rendu la liberté aux prisonniers qui lui criaient merci.

Ce nom Notre-Dame-de-la-Merci mérite un moment d’attention. Il remonte au XIIIè siècle. À cette époque, en Espagne, parmi les soldats chrétiens, qui tentaient de chasser les Maures de leur pays, plusieurs avaient été faits prisonniers et conduits en Afrique du Nord. Une rançon était exigée pour leur libération. Un grand nombre de ces prisonniers étaient très pauvres. Ils ne pouvaient donc espérer être un jour libérés. C’est alors que la Vierge Marie apparut à saint Pierre Nolasque pour leur venir en aide, prenant l’œuvre sous sa protection.

Au milieu de la nuit du 1er août 1218, alors que l’Eglise célébrait la fête de Saint-Pierre-aux-Liens, la vierge Marie, accompagnée d’anges et de saints, apparut à saint Pierre Nolasque et lui dit : Mon fils, je suis la Mère du Fils de Dieu qui, pour le salut et la liberté du genre humain, répandit tout son sang en souffrant la mort cruelle de la Croix ; je viens ici chercher des hommes qui veuillent, à l’exemple de mon Fils, donner leur vie pour le salut et la liberté de leurs frères captifs. C’est un sacrifice qui lui sera très agréable. Je désire donc que l’on fonde en mon honneur un Ordre dont les religieux, avec une foi vive et une vraie charité, rachètent les esclaves chrétiens de la puissance et de la tyrannie des Turcs, se donnant même en gage, s’il est nécessaire, pour ceux qu’ils ne pourront racheter autrement. Telle est, mon fils, ma volonté ; car, lorsque dans l’oraison tu me priais avec des larmes de porter remède à leurs souffrances, je présentais tes vœux à mon Fils qui, pour ta consolation et pour l’établissement de cet Ordre sous mon nom, m’a envoyée du ciel vers toi. Saint Pierre Nolasque répondit : Je crois d’une foi vive que vous êtes la Mère du Dieu vivant et que vous êtes venue en ce monde pour le soulagement des pauvres chrétiens qui souffrent dans une barbare servitude. Mais que suis-je, moi, pour accomplir une œuvre si difficile au milieu des ennemis de votre divin Fils et pour tirer ses enfants de leurs cruelles mains ? Et Notre-Dame de lui répondre : Me crains rien, Pierre, je t’assisterai dans toute cette affaire et, pour que tu aies foi en ma parole, tu verras bientôt l’exécution de ce que je t’ai annoncé et mes fils et mes filles de cet Ordre se glorifieront de porter des habits blancs comme ceux dont tu me vois revêtue. En disant cela, la Vierge disparut.

Pierre Nolasque passa en prière le reste de la nuit puis rejoignit Raymond de Penyafort qui lui dit : J’ai eu cette nuit la même vision que vous : j’ai été aussi favorisé de la visite de la Reine des anges et j’ai entendu de sa bouche l’ordre qu’elle me donnait de travailler de toutes mes forces à l’établissement de cette religion et d’encourager dans mes sermons les catholiques fidèles à venir en aide à une œuvre de charité si parfaite. C’est pour remercier Dieu et la très sainte Vierge que j’étais venu si matin à la cathédrale. Le roi Jacques Ier d’Aragon entra alors dans la cathédrale et leur dit : La glorieuse Reine des anges m’est apparue cette nuit, avec une beauté et une majesté incomparables, m’ordonnant d’instituer, pour la rédemption des captifs, un Ordre qui porterait le nom de Sainte-Marie de la Merci ou de la Miséricorde ; et, comme je connais en toi, Pierre Nolasque, un grand désir de racheter les esclaves, c’est toi que je charge de l’exécution de cette œuvre. Pour toi, Raymond, dont je sais la vertu et la science, tu seras le soutien de l’Ordre par tes prédications.

La fête du 24 septembre commémore cette apparition : célébrée d’abord par l’Ordre, elle fut étendue à l’Église universelle en 1696.

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– Issu de la noble famille des Nolasco, apparenté par sa mère aux comtes de Toulouse et aux rois d’Aragon, Pierre Nolasque, né vers 1189 au mas des Saintes-Puelles, dans l’ancien diocèse de Saint-Papoul, après avoir renoncé au mariage pour se consacrer à Dieu, rejoint les armées de Simon de Montfort. A la bataille de Muret où le roi Pierre d’Aragon est tué, son fils, Jacques, âgé de six ans, est fait prisonnier ; Simon de Monfort le met sous la garde de Pierre Nolasque puis les envoie tous deux en Espagne. Loin de la cour, Pierre Nolasque enseigne son royal élève et lui montre l’exemple de sa piété et de sa charité.

– Né près de Barcelone, au le château familial de Villafranca de Penades (vers 1175), Raymond de Penyafort, parent des comtes de Barcelone et des rois d’Aragon, étudie à l’école cathédrale de Barcelone où il enseigne la rhétorique et la logique ; il étudie le droit à Bologne où, reçu docteur, il enseigne (1216). L’évêque de Barcelone le recrute pour le séminaire de son diocèse (1219). A Viterbe, saint Dominique leur donne quelques uns de ses frères. A Barcelone, chanoine de la cathédrale, prévôt du chapitre, archidiacre, grand vicaire et official (1220), il donne grande solennité à l’Ascension et travaille au soin des pauvres. Le Vendredi Saint 1222, il quitte le clergé séculier pour les Dominicains, sans perdre son influence sur l’évêque de Barcelone. A cette époque, il écrit la Summa de pænitentia, premier ouvrage du genre, qui rassemble les cas de conscience à l’usage des confesseurs. Lorsque Pierre Nolasque fonde l’Ordre de la Merci (1223), dans la cathédrale de Barcelone, en présence de l’évêque et de Jacques Ier d’Aragon, il donne l’habit aux premiers mercédaires dont il rédige la règle pour quoi il obtient l’approbation de Grégoire IX (1235). En 1229, le cardinal de Sainte-Sabine, envoyé comme légat en Espagne pour prêcher la croisade contre les Maures et mettre en application les décrets du quatrième concile du Latran, s’adjoint Raymond de Penyafort qui fait si bien qu’on le charge de prêcher dans les provinces d’Arles et de Narbonne. En 1230, Grégoire IX en fait son confesseur et son chapelain ; nommé pénitencier, il instaure l’Inquisition en Aragon, révise les décrétales et en fait établir la nouvelle collection promulguée par la bulle Rex pacificus (5 septembre 1234). Il refuse l’archevêché de Tarragone et rentre en Aragon pour absoudre Jacques Ier qui a malmené l’évêque élu de Saragosse ; il quitte Barcelone pour rejoindre, à Bologne, le chapitre général de son Ordre qui l’élit maître général (1238). Il fait établir de nouvelles constitutions dominicaines, en usage jusqu’en 1924. Il demande à saint Thomas d’Aquin de rédiger la Somme contre les gentils. Il se démet de sa charge (1240) et retourne au couvent de Barcelone d’où il partit souvent pour prêcher et pour conseiller Jacques Ier. Pour former les missionnaires, il fonde des écoles de langues, comme l’école arabe de Tunis (1245) et l’école d’hébreu de Murcie (1266). Entre les rois d’Aragon et de Castille, il meurt à Barcelone le 6 janvier 1275 ; l’archevêque de Tarragone demande, dès 1297, sa canonisation qui ne sera faite par Clément VIII que le 29 avril 1601.

– Jacques Ier d’Aragon, dit le Conquérant, fils de Pierre II, né à Montpellier en 1206, est fait prisonnier à la bataille de Muret où mourut son père (1213) et remis par Simon de Montfort à Pierre Nolasque qui l’élève. Allié au roi de Castille dont il épouse la fille, Eléonore (1221), il conquiert une partie du royaume musulman de Valence (1225) qu’il prendra tout entier (1253). Il conquiert les Baléares (1229-1235). Au profit du comte Thibault de Champagne, il renonce au royaume de Navarre que lui a laissé Sanche VII. Au traité de Corbeil (1256), saint Louis renonce en sa faveur aux comtés de Barcelone et de Roussillon et à la seigneurie de Montpellier. En 1262, il partage ses Etats entre ses deux fils : Pierre obtient l’Aragon, la Catalogne et Valence ; Jacques obtient Majorque, le Roussillon, la Cerdagne et Montpellier. Il meurt en 1276.

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23 septembre – Saint Pio de Pietrelcina, (Padre Pio), religieux capucin, prêtre https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/23-septembre-saint-pio-de-pietrelcina-padre-pio-religieux-capucin-pretre Mon, 21 Sep 2015 13:33:41 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19722 Saint Pio de Pietrelcina, (Padre Pio), religieux capucin, prêtre

Le futur Padre Pio, né Francesco Forgione le 25 mai 1887 à Pietrelcina dans la province de Bénévent, en Campanie, en Italie.

A 16 ans, il entre chez les capucins. Ses études sont souvent interrompues à cause de sa faible santé. Il est ordonné prêtre, presque mourant, le 10 août 1910. En 1916, il est déplacé à San Giovanni Rotondo, dans la province de Foggia dans les Pouilles, où il restera jusqu ‘à sa mort. Durant cinquante ans, il portera les stigmates (blessures de la crucifixion du Christ) qu’il considère comme humiliants et qui le font beaucoup souffrir. Il vit intensément la célébration de l’Eucharistie. Absorbé par le mystère, son visage est tantôt marqué de douleurs, tantôt transfiguré.

Très fi­dèle à la vie conventuelle et fraternelle, il passe aussi des heures au confessionnal, où se révèlent ses charismes extraordinaires, notamment de lecture dans les consciences. Des foules viennent à lui alors qu’il est plongé dans la souffrance, voire la nuit de la foi. Il a même la douleur d’être incompris et parfois persécuté par ses supérieurs, auxquels il garde cependant toute sa confiance et son obéissance.

A son souci pri­mordial et constant du salut des âmes, il joint une charité concrète en créant à San Giovanni le grand hôpital de la Casa Sollievo della Sofferenza (la maison du soulagement de la souffrance), inauguré en 1956. Avec son encouragement, ses fils spirituels organisent des groupes de prières. A tous ceux qui viennent vers lui, il communique les moyens simples de la vie chrétienne : l’Eucharistie, la confession, la prière, l’attachement filial à Marie.

A la fin de sa vie, il livre ces paroles comme testament. Aimez la Madone et faites-la aimer ; récitez toujours le Rosaire.

Il meurt le 23 septembre 1968 à San Giovanni Rotondo, ville se trouvant au pied du célèbre sanctuaire dédié à saint Michel Archange : le Monte Gargano ; sanctuaire où il aimait envoyer ses pénitents en pèlerinage de réparation.

Jean Paul II, qui l’a rencontré personnellement, a eu la joie de le béatifier le 2 mai 1999 et de le canoniser trois ans plus tard, le 16 juin 2002 sous le nom de Saint Pio de Pietrelcina.

Il avait pris le nom de Pie (en italien Pio), en hommage au pape Pie V, quand il rejoignit l’ordre des frères mineurs capucins.

Il fut connu pour être le premier prêtre et l’un des rares hommes à qui la tradition attribue des stigmates.

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Lettre du 20 avril 1915, adressée à Raffaelina Cerase :

O Raffaelina, comme il est consolant de savoir que nous sommes toujours sous la garde d’un ange céleste qui ne nous abandonne même pas (chose admirable) dans l’action par laquelle nous déplaisons à Dieu… Prenez la belle habitude de toujours penser à lui. Que, à côté de nous, il y a un esprit céleste qui, du berceau à la tombe, ne nous quitte pas un instant, qui nous guide, qui nous protège comme un ami, comme un frère, qui doit aussi nous consoler toujours, spécialement dans les heures qui sont, pour nous, les plus tristes. Sachez, O Raffaelina, que ce bon Ange prie pour vous : il offre à Dieu toutes les bonnes oeuvres que vous faites, vos désirs saints et purs. Dans les heures où il vous semble être seule et abandonnée, ne vous plaignez pas de ne pas avoir une âme amie à qui vous puissiez vous ouvrir et à qui vous puissiez confier vos peines ; par charité, n’oubliez pas cet invisible compagnon, toujours présent pour vous écouter, toujours prêt à vous consoler. O délicieuse intimité ! O heureuse compagnie …


Souvenez-vous que nous sommes avec Dieu quand notre âme est en état de grâce, et loin de lui quand nous sommes en état de péché grave ; mais son ange – notre ange gardien – ne nous abandonne jamais… C’est notre ami le plus sûr et le plus sincère quand nous n’avons pas le tort de l’attrister par notre mauvaise conduite.

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23 septembre : saint Lin, premier successeur de Saint Pierre. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/23-septembre-saint-lin-premier-successeur-de-saint-pierre Mon, 21 Sep 2015 13:28:30 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19719 Saint Lin, premier successeur de Saint Pierre.

Pour tout ce qui regarde saint Lin, faute de documents certains, on est bien forcé de s’en remettre aux traditions qui s’accordent toutes à dire qu’il était fils d’Herculanus, homme noble et fort considérable de la ville toscane de Volterra. Toutes disent aussi qu’après s’être converti à Rome où saint Pierre prêchait l’Evangile, il quitta son père et renonça à tous ses biens pour pratiquer plus parfaitement la doctrine de Notre-Seigneur Jésus Christ. Peu de temps après sa conversion, il donna de si grandes preuves de son zêle, de son érudition et de sa prudence, que le saint apôtre Pierre l’ordonna pour l’employer à la prédication de la parole de Dieu et à l’administration des sacrements.

Certains affirment qu’il fut ensuite envoyé dans les Gaules pour y porter le flambeau de la foi, et une tradition veut que Besançon (qui le fête au 26 novembre) eut le bonheur de le recevoir et de l’avoir pour premier évêque. Il y aurait logé chez le tribun Onasius, que ses exhortations convertirent ; Lin aurait fait de cette maison en une petite église consacrée en l’honneur de la résurrection du Sauveur, de la sainte Vierge et de saint Etienne, premier martyr. Le nombre des fidèles, dit-on, s’augmentait de jour en jour, quand les païens firent une fête solennelle en l’honneur de leurs dieux où ils devaient leur offrir beaucoup de sacrifices ; saint Lin qui voulait les détourner de ce culte, se transporta sur la place, il leur dit : « Que faites-vous,mes chers enfants ? Quelle marque de divinité voyez-vous dans ces simulacres que vous adorez ? Ce ne sont que des statues qui n’ont ni esprit ni sentiment, et qui ne représentent que des hommes dont l’incontinence et l’impiété ont été toutes publiques. Ces idoles de pierre et de cuivre ne méritent nullement vos respects, c’est à Dieu seul, créateur du ciel et de la terre, que vous devez offir des victimes. Quittez donc ce culte sacrilège et acquiescez aux vérités que je vous prêche. » Ce fut comme un coup de tonnerre qui jeta par terre l’une des colonnes du temple et mit en poudre l’idole qu’elle soutenait. Un si grand prodige qui aurait dû les yeux à ces peuples, les endurcit davantage : se jetant tumultueusement sur leur apôtre, ils le chassèrent sur l’heure de la ville. Voilà quelle est la tradition de Besançon qui honore saint Lin comme son premier évêque.

Lorsqu’il fut retourné à Rome (vers 56, pense-t-on) saint Pierre se servit utilement de Lin pour la conduite de l’Eglise ; à la demande de saint Pierre, il aurait défendu aux femmes d’entrer dans l’église sans avoir la tête couverte d’un voile, ce que saint Pierre avait aussi défendu ; saint Paul jugeait cela si nécessaire pour l’édification des fidèles, qu’il en fit une loi expresse, comme on le voit dans le onzième chapitre de sa première épître aux Corinthiens (versets 13 à 15). L’apôtre saint Paul fait mention de lui au quatrième chapitre de sa seconde épître à Timothée, et il le met entre les premiers et les principaux chrétiens de la ville de Rome. Il s’acquitta avec tant de gloire de toutes ses fonctions, qu’après le martyre du prince des apôtres (67) il fut jugé digne de lui succéder, donnant d’excellents témoignages de son zèle et de sa vigilance pastorale. Le Bréviaire romain disait que la foi et 1a sainteté de saint Lin fut si grande, qu’il ressuscita et chassa les démons des corps de plusieurs énergumènes. Enfin, après avoir gouverné l’Eglise pendant onze an, trois mois et douze jours, il fut à son tour martyrisé. On dit que son corps aurait été enterré au Vatican, près de celui de saint Pierre, le 9 des calendes d’octobre (23 septembre) . En 1630, quand le pape Urbain VIII fit achever les travaux de la Confession de saint Pierre, on découvrit une tombe sur laquelle on crut pouvoir lire : Linus.

On représente saint Lin délivrant des possédés et ressuscitant un rnort : on rapporte en effet qu’il délivra du démon la fille du consul Saturninus.

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22 septembre – St Maurice et ses compagnons martyrs Exupère et Candide, et de nombreux sol­dats, † v. 302 à Agaune. Saint Patron de l’église de Juignettes. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/22-septembre-st-maurice-ses-compagnons-martyrs-exupere-candide-de-nombreux-soldats-%e2%80%a0-v-302-a-agaune-saint-patron-de-leglise-de-juignettes Mon, 21 Sep 2015 13:24:15 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19716 St Maurice et ses compagnons martyrs Exupère et Candide, et de nombreux sol­dats, † v. 302 à Agaune. Saint Patron de l’église de Juignettes.

Dès que le légat de Dioclétien (244-313), Maximien-Hercule (250-310) devint empereur d’Occident (286), il décida d’y exterminer les chrétiens. Pour cela il fit venir la légion « Thébaïde » (de Thèbes en Égypte), la légion qui s’y trouvait cantonnée.

Maximien n’aurait pu tomber plus mal car les six mille soldats qui la composaient étaient chrétiens. Alors qu’ils se trouvaient en Suisse, à Agaune (aujourd’hui Saint-Maurice-en-Valais), cette troupe thébaine, composée de 6 000 soldats encouragée par le décurion Maurice qui la commande, refuse d’obéir aux ordres et refu­sèrent d’offrir un sacrifice aux faux dieux.

Refus de sacrifier aux dieux et refus d’abattre les chrétiens du lieu ils rétorquent à Maximien :

Empereur, nous sommes tes soldats, mais aussi les serviteurs de Dieu. A toi, nous devons le service militaire, à Lui une conscience pure. Nous sommes prêts à porter les mains contre n’importe quel ennemi, mais nous estimons que c’est un crime que de les ensanglanter en massacrant des innocents. Nous avons d’abord prêté serment envers Dieu, ensuite nous avons prêté serment envers le souverain. Sois persuadé que le second n’a plus aucune valeur pour nous si nous avons rompu avec le premier. Saint Maurice

Un dixième de la légion est décapité pour impressionner. Rien n’y fait. Tous y passeront. Jamais on n’avait vu un pareil carnage en dehors des batailles. Cette horreur scandalisera même les païens.

Un siècle et demi plus tard, l’évêque de Lyon, Eucher, rédigea le récit de leur martyre d’après des traditions orales. C’est à lui qu’on doit de connaître les noms de Maurice et de ses compagnons. Le mo­nastère bâti sur leur tombeau (515) a conservé une grande célébrité. La basilique de Saint­ Maurice-en-Valais, construite sur la sépulture des saints martyrs, de­vint le centre d’un pèlerinage très fréquenté et d’une abbaye célèbre. C’est désormais une abbaye de chanoines réguliers.

 Maurice et ses compagnons prennent le nom de Martyrs d’Agaune ou Martyrs de la légion thébaine. On prie saint Maurice contre la goutte, les rhumatismes et les douleurs articulaires.

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19 septembre – Notre-Dame de La Salette. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/19-septembre-notre-dame-de-la-salette Sat, 19 Sep 2015 15:22:59 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19685 Notre-Dame de La Salette.

Cette fête commémore la célèbre apparition de la très sainte Vierge Marie à deux enfants : Mélanie Calvat et Maximin Giraud, le 19 septembre 1846, à La Salette, petite commune de l’Isère. La Sainte Vierge vint pleurer sur les péchés des hommes, leur annoncer les châtiments qui les frapperaient s’ils ne se convertissaient pas. Elle insista tout spécialement sur la sanctification du dimanche, le respect du nom de Dieu et l’abstinence du carême. Cette messe propre fut accordée en 1943.

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19 septembre – Saint Janvier, évêque de Bénévent (Italie) et martyr : 270 à Naples – † 19 septembre 305. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/19-septembre-saint-janvier-eveque-de-benevent-italie-martyr-270-a-naples-%e2%80%a0-19-septembre-305 Sat, 19 Sep 2015 15:16:45 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19682 Saint Janvier, évêque de Bénévent (Italie) et martyr : 270 à Naples – † 19 septembre 305.

À Pouzzoles, en Campanie, dit le Martyrologe Romain, la fête des saints Martyrs Janvier, évêque de Bénévent, Festus son diacre, Didier son lecteur, Socius diacre de l’église de Misène, Procule, diacre de Pouzzoles, Eutychius et Acutius qui, après avoir été enchaînés et mis en prison, furent décapités sous l’empereur Dioclétien (en l’an 305).

Originaire de Naples, saint Janvier devint évêque de Bénévent, en Italie du Sud. Emprisonné durant la persécution de Dioclétien, au début du IVème siècle, il subit diverses tortures et fut finalement décapité à Pouzzoles, en même temps que plusieurs autres martyrs. Saint Marcel Ier étant pape et Dioclétien empereur.

 

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Dans la liste épiscopale de Bénévent, saint Janvier est mentionné comme martyr en 305 ; selon une lettre d’Uranius, saint Janvier serait apparu avec saint Martin de Tours pour réconforter saint Paulin de Nole agonisant (431) ; dans la catacombe de Naples, une peinture du V° siècle représente saint Janvier nimbé, entre deux cierges ; saint Janvier est incrit au calendrier de Carthage, au Ve siècle ; on trouve une passion de saint Janvier dans les Acta Bononiensia qui ne sont pas antérieurs au VIe siècle, et dans les Acta Vaticana qui sont probablement du IX° siècle.

Encore que plusieurs villes italiennes s’en disputent l’honneur, saint Janvier est sans doute né à Naples vers 270. Son père, haut magistrat napolitain qui le destinait à sa succession, cédant, dit-on, aux demandes instantes de l’évêque, lui permit d’embrasser la cléricature. Le jeune homme aurait été ordonné prêtre en 302 et, la même année, élu évêque de Bénévent. Au début de la persécution de Dioclétien, le proconsul Draconce fit arrêter deux diacres, Sosius et Procule, et deux gentilshommes, Eutyche et Acuce, mais il fut rappelé à Rome avant que de les avoir livrés au bourreau ; Timothée, le nouveau proconsul, réussit à faire arrêter saint Janvier et le fit comparaître devant son tribunal, à Nole : Offre de l’encens aux idoles ou renonce à la vie. – Je ne puis immoler des victimes au démon, moi qui ai l’honneur de sacrifier tous les jours au vrai Dieu.

Condamné à mort, saint Janvier sortit indemne de la fournaise où on l’avait précipité ; sa chair fut labourée avec des ongles de fer et il fut jeté en prison où le rejoignirent le diacre Festus et le lecteur Desiderus. Les sept condamnés furent conduits à Pouzzoles pour être donnés aux bêtes. Courage, mes frères, dit l’évêque à ses compagnons, combattons généreusement contre le démon et contre son ministre Timothée. Notre Seigneur m’a envoyé ici afin que le pasteur ne soit pas séparé de son troupeau, ni le troupeau de son pasteur. Que les promesses et les menaces ne fassent aucune impression sur vos cœurs. Gardons une fidélité inviolable à notre divin Maître. En plaçant toute notre confiance en Dieu, nous triompherons de la malice de nos adversaires. Finalement saint Janvier fut décapité (19 septembre 305).

Une pieuse femme d’Antignano recueillit avec une éponge du sang de l’évêque martyr et le conserva chez elle jusqu’à ce que le corps passât devant chez elle pour être déposé à Naples ; lorsqu’elle mit l’ampoule près du corps, le sang desséché se liquéfia et, depuis, le miracle se reproduit régulièrement.

Au commencement du IX° siècle, Sicon, prince de Bénévent, assiégea Naples et, victorieux, laissa la vie sauve aux habitants que parce qu’ils acceptèrent de lui donner le corps de saint Janvier. Sans quitter Bénévent, le corps de saint Janvier changea d’église en 1129 puis fut secrètement déposé sous le maître-autel de l’abbaye de Monte-Vergine où on ne le découvrit qu’en 1480. Le roi Ferdinand de Naples obtint du pape Alexandre VI la permission de ramener saint Janvier dans la cathédrale de Naples où il rentra solennellement le 13 janvier 1497.

Epilogue

Le corps de saint Janvier fut porté à Naples et enseveli avec honneur dans l’église où l’on conserve encore son sang dans une ampoule de verre.

Lorsqu’on place l’ampoule près du chef de ce saint Martyr, le sang se liquéfie et bouillonne comme s’il venait d’être répandu.

Ce miracle, connu sous le nom de Miracle de saint Janvier, se renouvelle de nos jours encore. Son corps fut transféré à Naples vers 420. Il est devenu patron de cette ville, où se renouvelle trois fois par an le prodige de la liquéfaction de son sang. Le phénomène n’a pas encore reçu d’explication naturelle.

Le sang contenu dans deux ampoules de verre où il est coagulé sous la forme d’une masse d’un rouge sombre, augmente de volume et de poids, se liquéfiant il devient d’un rouge vif, tandis que sa surface se couvre de bulles, ce qui fait dire qu’il entre en ébullition. Ce prodige a lieu à trois époques de l’année ; durant les fêtes de mai, qui durent neuf jours, à partir du 1er dimanche du mois ; en septembre, durant huit jours, du 19 au 26, et en décembre, un jour, le 16.

L’histoire des reliques de saint Janvier est encore plus extraordinaire que celle de sa vie. Par saint Janvier, Naples fut délivrée de la peste, l’an 1497 et l’an 1529 ; un enfant fut ressuscité par le contact de l’image du glorieux martyr ; la cité napolitaine fut plusieurs fois préservée de l’éruption du Vésuve.

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18 sept – St Joseph de Cupertino : confesseur, religieux capucin : 17 juin 1603 à Cupertino – 18 septembre à Osimo. (t) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/18-sept-st-joseph-de-cupertino-confesseur-religieux-capucin-17-juin-1603-a-cupertino-18-septembre-a-osimo-t Sat, 19 Sep 2015 15:09:59 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19679 St Joseph de Cupertino : confesseur, religieux capucin : 17 juin 1603 à Cupertino – 18 septembre à Osimo. (t)

S. Joseph de Cupertino est un des saints les plus extraordinaires de l’Ordre de S. François. Né en 1603 à Cupertino, dans l’ancien royaume de Naples, fils d’un pauvre menuisier, Joseph Desa fut, après bien des difficultés, (il semblait dénué du minimum de qualités intel­lectuelles nécessaires pour devenir religieux), fut cependant accepté chez les franciscains conventuels comme frère convers et reçut même le sacerdoce.

Les grâces mystiques extraordinaires qu’il recevait de Dieu, son don des miracles et ses lévitations, le firent prendre par les autorités ecclésiastiques pour un dangereux illuminé. Il paraît tellement niais, gardant sa bouche ouverte quand on lui parle, que ses copains l’appellent « Boccaperta » ! Il n’est bon qu’à nettoyer les écuries, ce petit Joseph qui était né dans un coin d’étable des Pouilles. Il veut devenir religieux, mais franciscains et capucins le renvoient. Finalement, une communauté religieuse le reçoit. Il accepta avec une hu­milité et une patience admirables tous les reproches, toutes les accu­sations, et même l’isolement complet auquel on le condamna. En vrai fils de saint François, il prenait part avec joie aux souffrances du Christ Il devient même prêtre parce que l’évêque, interrogeant les plus brillants, pensa que le reste des candidats au sacerdoce étaient aussi instruits que les premiers interrogés ! Joseph est donc admis sans avoir même été entendu ! Prêtre, il met deux heures à célébrer la messe. C’est que les lois de la gravitation ne tiennent pas pour lui. Il s’envole dans les airs et va baiser les pieds de Jésus ou de Marie sur les tableaux qui dominent l’autel. Il était animé d’un immense amour de Dieu et du prochain, d’une patience inaltérable au milieu des tracas de toutes sortes. Il mourut à Osimo, en Italie centrale, le 18 septembre 1663.

Il est, depuis, le patron des candidats aux examens ainsi que le patron des aviateurs et des cosmonautes.

Je suis content partout, car je trouve Dieu partout.

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  La vie de Joseph de Cupertino est assurément l’une des plus extraordinaires et des plus déroutantes de l’hagiographie, mais que son procès de canonisation se soit déroulé sous les yeux des Lumières, suffit à garantir que l’Eglise s’est posé toutes les questions qu’on était en droit d’attendre en pareil cas.

Le père de Joseph Désa, un menuisier de grande vertu, avait si peu d’entendement dans les affaires que sa femme, pour se protéger des agents de justice, dut se cacher dans une étable où elle accoucha (17 juin 1603). L’enfant fut baptisé à Notre-Dame-des-Neiges de Cupertino (diocèse de Nardo), petite ville du royaume de Naples, entre Brindes et Otrante, où il vécut toute son enfance sous la conduite énergique de sa mère, Françoise Zanara. Si, comme le disent les actes de sa canonisation, dès sa plus tendre enfance, à l’âge de cinq ans, il donna de tels signes de sainteté que, pour être déjà vénéré comme un homme parfait, l’âge seul lui manquait, il n’en n’était pas moins extrêmement maladroit, manuellement et intellectuellement. Atteint d’une étrange maladie, il attribua sa guérison à la Sainte Vierge et, résolu à consacrer sa vie à Dieu, il s’imposa de grandes mortifications.

A dix-sept ans, comme deux de ses oncles étaient franciscains conventuels, il se présenta dans leur Ordre où il fut refusé pour insuffisance intellectuelle. Les Capucins l’acceptèrent comme frère convers mais, en extase continuelle, il se montra si malhabile dans les travaux qu’ils le congédièrent pour manque d’esprit, d’aptitude et de santé. Sa mère qui était fort humiliée et ne voulait plus s’occuper de lui, réussit à fléchir son frère, Jean Donato, qui était franciscain conventuel et l’on reçut Joseph, sous l’habit du Tiers-Ordre, au couvent de Grottella où il fut chargé de s’occuper de la mule. Or, Joseph, toujours joyeux, fit preuve de tant d’obéissance et d’humilité, de tant de piété et de pénitence, que ses supérieurs décidèrent de le recevoir comme clerc.

Au mois de juin 1625, à Altamura, il reçut l’habit de l’Ordre. Il arriva péniblement à lire et à mal écrire mais jamais à apprendre. Le 3 janvier 1627, l’évêque de Narto, Jérôme de Franchis, qui lui faisait passer l’examen d’admission aux ordres, ouvrit la Bible au hasard et lui fit expliquer le passage Beatus venter qui te portavit (heureux le sein qui t’a porté) ; à la surprise générale, Joseph fit un superbe commentaire et l’évêque, le jour même, lui conféra les ordres mineurs puis le sous-diaconat (27 février) et le diaconat (20 mars). L’année suvante, l’examen pour le sacerdoce, fait par le sévère évêque de Castro, Jean-Baptiste Deti, se passa à Bogiardo. Joseph était accompagné de jeunes moines savants dont les premiers firent si vive impression sur l’évêque qu’il admit indistinctement tous les candidats ; Joseph fut admis au sacerdoce qu’il reçut le 4 mars 1628, et devint ainsi le patron des candidats aux examens.

Lors d’un voyage qu’il fit sur l’ordre de ses supérieurs pour visiter les couvents du royaume de Naples, il se fit un peu trop remarquer par un vicaire général qui le dénonça à l’inquisition napolitaine. Déclaré innocent du crime d’imposture dont on l’accusait, il venait de célébrer la messe à Saint-Grégoire-l’Arménien, il fut ravi en extase. Les inquisiteurs l’envoyèrent à Rome, près du général de son Ordre qui, après avoir montré beaucoup de méfiance, fut si persuadé de sa sainteté qu’il voulut le présenter au pape Urbain VIII. Lorsque Joseph se prosterna pour baiser le pied du Pape, considérant qu’il était devant le vicaire du Christ, il entra en extase et fut transporté jusqu’au plafond de la salle d’audience ; Urbain VIII se tourna vers le père général et lui dit : Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, nous voulons servir de témoin à son procès de canonisation pour déposer du prodige dont nous venons d’être témoin.

Joseph eut fort voulu qu’on le renvoyât dans son couvent de Grottella, mais on l’envoya au couvent d’Assise où il eut fort à souffrir du dédain du gardien (supérieur). Il perdit alors toutes les consolations divines qu’ils connaissaient depuis l’enfance et fut assailli de terribles tentations. Averti, le général de l’Ordre le fit revenir à Rome où il retrouva plus abondamment les consolations divines. Pour avoir assisté à une extase de Joseph, Jean-Frédéric, duc de Brunswick et de Hanovre, abjura le protestantisme. Au prince Casimir de Pologne, second fils de Sigismond III, qu’Innocent X avait fait cardinal et qui lui demandait s’il devait recevoir les ordres, Joseph répondit : Ne le faites pas, vous seriez obligé de rentrer dans le monde ; Dieu ne tardera pas à vous faire connaître sa volonté ; en effet, le frère aîné du prince mourut et Casimir fut élu roi de Pologne. De retour au couvent d’Assise où les esprits avaient changé, il fut reçu triomphalement par les religieux et les notables de la ville ; lorsqu’il entra dans l’église, voyant une image de la Vierge de Grottella, il s’écria : O ma Mère, vous m’avez accompagné jusqu’ici ! puis, en extase, il s’éleva jusqu’à l’image.

En 1653, on parvint à prévenir contre Joseph Innocent X qui chargea l’inquisiteur de Pérouse, Vincent-Marie Pellegrini de le tenir enfermé au couvent des capucins de Petra-Rubea, puis dans celui de Fossombre. Au matin du 7 janvier 1655, alors que les sacristains cherchaient les ornements sacerdotaux pour qu’il célébrât la messe, il leur commanda de prendre les ornements noirs car le Pape venait de mourir. Le nouveau pape, Alexandre VII Chigi le fit libérer et conduire au couvent d’Osimo, dans la Marche d’Ancône, où il mourut, un peu avant minuit, le mardi 18 septembre 1663.

Il fut béatifié par Benoît XIV, en 1753, et canonisé par Clément XIII, le 16 juillet 1767.

***

Prière pour les examens

O bienheureux Joseph de Cupertino, qui aimez à vous montrer favorable envers vos dévoués serviteurs, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail, ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement.

Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que par l’obéissance et la puissante protection de votre père spirituel vous en êtes sorti heureusement.

Faites de même à mon égard. Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité. Je vous le demande pour l’amour de Jésus, de Marie et de saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous je me confie, très saint Patron des examens, et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé.

Ô Saint Joseph de Cupertino, accordez-moi l’assurance dans mes réponses à l’examen, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité.»

O Dieu, qui avez voulu attirer toute chose à votre Fils unique, Jésus-Christ, faites que, par les mérites et à l’exemple de votre séraphique confesseur Joseph de Cupertino, nous élevant au-dessus de toutes les cupidités terrestres, nous méritions d’arriver à celui qui, avec vous et le Saint-Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles. – Amen.

]]> 17 septembre – St Robert Bellarmin – évêque puis cardinal jésuite, docteur de l’Église, 4 octobre 1542 à Monte-Pulciano – † 17 septembre 1621 à Rome. (t 13 /05) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/17-septembre-st-robert-bellarmin-eveque-puis-cardinal-jesuite-docteur-de-leglise-4-octobre-1542-a-monte-pulciano-%e2%80%a0-17-septembre-1621-a-rome-t-13-05 Sat, 19 Sep 2015 15:04:48 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19676 St Robert Bellarmin – évêque puis cardinal jésuite, docteur de l’Église, 4 octobre 1542 à Monte-Pulciano – † 17 septembre 1621 à Rome. (t 13 /05)

Le jésuite Bellarmin (1542-1621), Toscan d’origine, enseigna à Louvain, puis à Rome, où il écrivit ses Controverses et forma le jeune Louis de Gonzague. Nommé cardinal­ archevêque de Bénévent, le professeur se révéla parfaitement doué pour l’action pastorale. Mais il dut revenir à Rome comme conseiller du Pape.

*****

Roberto Francesco Romolo Bellarmino, francisé en Robert Bellarmin, naquit en Toscane, à Monte-Pulciano, en le 4 octobre 1542, le jour de la fête du poverello d’Assise pour lequel il eut toute sa vie une grande dévotion. Il devait d’ailleurs mourir le jour où l’Église célèbre l’impression des stigmates de saint François, le 17 septembre. Il était le neveu du pape Marcel II.

Après s’être demandé s’il ne deviendrait pas médecin, il entra dans la Compagnie de Jésus à l’âge de 18 ans. Il étudia en diverses villes et notamment à Louvain, où il devint professeur et y reçut tous les ordres. Il y resta pendant sept années (1569-1576), prêchant avec grand succès à l’église Saint Michel. Il y prêcha avec tant de succès, que les protestants venaient d’Angleterre et de Hollande pour l’entendre.

Après sept ans de séjour dans les Pays-Bas, il retourna en Italie.

Les troubles excités en Flandre par l’invasion du prince d’Orange, Guillaume le Taciturne, avaient été pour Bellarmin l’occasion de grandes souffrances et de grands dangers. Sa santé, toujours chétive, s’affaiblit tellement que, la dernière année de son séjour dans l’Athènes brabançonne, il dut renoncer à la prédication et se borner au travail de l’enseignement. Mais, comme ses forces ne cessaient de décliner, en 1576, le P. Everard Mercurian, quatrième général de la Compagnie de Jésus, le rappela en Italie.

Des demandes vinrent de divers côtés : à Paris, on offrait au P. Robert les chaires les plus considérables, à Milan, saint Charles Borromée le désirait pour prédicateur de sa cathédrale. Le P. Mercurian avait d’autres vues ; il se proposait de créer au Collège romain une chaire de controverse, dont les leçons s’adresseraient surtout aux jeunes gens du Collège germanique et du Collège anglais. Grégoire XIII bénit ce projet, et Bellarmin fut désigné pour occuper la chaire. A la fin d’octobre s’ouvrit le célèbre cours, d’où sortit le principal ouvrage du grand controversiste : Disputationes de controversiis christiniæ fidei adversus hujus temporis hæreticos. Ouvrage dans lequel saint Robert Bellarmin réfute point par point, en plusieurs
volumes, les différentes professions de foi protestantes. Cet ouvrage eut un très grand succès et connut vingt éditions de son vivant. Par ses livres de controverses, il porta des coups terribles à l’hérésie protestante. Théodore de Bèze,  un des leaders protestants de l’époque, dira :  » C’est le livre qui nous a perdu !  » C’est à son influence intellectuelle qu’une bonne partie de l’Europe de l’Ouest doit de n’avoir pas  » basculé  » dans la Réforme protestante.

Dès le début, le nouveau professeur se fit admirer par sa méthode claire et compréhensive, son érudition, la franchise et la dignité de sa polémique. Aussi l’enseignement d’abord, puis la publication de ce cours de controverses, eurent, chez les protestants comme chez les catholiques, un immense retentissement. Bellarmin se trouva dès lors au premier rang parmi les champions de l’Eglise romaine, mais il eut surtout la joie d’être l’instrument de nombreuses et insignes conversions.

C’est à cette circonstance qu’il devint le directeur spirituel d’un novice qui sera saint Louis de Gonzague et de saint Jean Berchmans.

Il ne fut pas seulement un habile théologien, un excellent prédicateur et le plus célèbre controversiste de son temps. Les cardinaux le regardaient comme un vrai Père de l’Eglise. Âme d’une innocence angélique, religieux d’une humilité et d’une obéissance sans égale, il fut dans l’Épiscopat le modèle des pasteurs par sa vigilance et par sa charité envers les pauvres.

En 1597, Saint Robert Bellarmin  publie le Grand et le Petit Catéchisme qui connurent aussi un grand succès : quatre cents éditions et traductions  en soixante langues il répandait dans tous les pays du monde la connaissance de la doctrine chrétienne. L’exposé de la position catholique clair et logique, devint le modèle des exposés doctrinaux de la foi catholique pendant plusieurs siècles.

Il participa activement au procès de Giordano Bruno et à la controverse autour des théories de Galilée.

Sixte V le donna ensuite, en qualité de théologien, au légat qu’il envoya en France l’an 1590.

Après le meurtre du roi Henri III, accompli le 2 août 1589, Sixte-Quint résolut d’envoyer en France le cardinal camerlingue Henri Gaétani, avec le titre de légat apostolique et la mission d’étudier l’état des esprits, de protéger aux mieux les intérêts du catholicisme et de faire autant que possible œuvre de paix, tout en conservant vis-à-vis des paris une entière indépendance. Comme le légat pouvait se trouver en face de questions juridiques et théologiques des plus graves, le pape voulut qu’il fût accompagné de savants prélats et que Bellarmin leur fût adjoint en qualité de théologien. Gaétani et ses auxiliaires partirent de Rome au commencement d’octobre et arrivèrent à Paris le 20 janvier 1590 ; ils y restèrent jusqu’à la fin d’août. Les incidents du voyage, le séjour à Paris dans l’inaction et les souffrances d’un siège rigoureux, puis la très grave maladie dont il fut atteint au retour, ont été racontés par Bellarmin lui-même dans son autobiographie.

Clément VIII le fit cardinal neuf ans après, et archevêque de Capoue le 21 avril 1602. Paul V ayant voulu le retenir auprès de lui, Bellarmin se démit de son archevêché, et se dévoua aux affaires de la cour de Rome jusqu’en 1621. Il mourut la même année (le 17 septembre), au noviciat des Jésuites à Saint André du Quirinal, où il s’était retiré dès le commencement de sa maladie. Grégoire XV alla visiter le cardinal mourant qui lui adressa ces paroles : Domine, non sum dignus ut intres sub tectum meum ; paroles qui marquent jusqu’à quel point le cardinal Bellarmin portait son respect pour le vicaire de Jésus-Christ.

L’héroïcité de ses vertus fut proclamée par Benoît XV (1918) ; il fut béatifié (1923) et canonisé le 29 juin 1930 par Pie XI qui, le 17 septembre 1931, le déclara docteur de l’Église universelle.

Epilogue

Son tombeau se trouve à Rome dans l’église Saint Ignace (dans la nef latérale de droite, à côté du tombeau de saint Louis de Gonzague).

Saint Robert Bellarmin était de petite taille, il lui fallait un escabeau pour prêcher en chaire. Robert Bellarmin était un surdoué. Mais tandis que tant d’hommes intelligents sont tentés de suffisance ou d’orgueil, lui a reçu son intelligence comme un don de Dieu, humblement demandé et accueilli dans la prière.  » J’ai prié et l’intelligence m’a été donnée. « 

Saint Robert Bellarmin a vécu dans l’intimité de huit papes successifs, avec la réputation d’un don étonnant de prescience à leur sujet.

A un ami qui demandait à Saint Robert Bellarmin :  » Vous avez prédit la mort du Pape Sixte, celle du Pape Clément et maintenant celle du Pape Paul. Comment faites-vous ? « , Saint Robert Bellarmin  répondit en riant : « Eh bien ! je vais vous le dire ; tous les papes croient, et d’autres le croient pour eux, qu’ils régneront tant d’années ; j’en enlève un tiers, et je donne ce chiffre. »

*****

Si tu as la sagesse, comprends que tu as été créé pour la gloire de Dieu et ton salut éternel…

Événements heureux ou malheureux, richesse ou pauvreté, santé ou maladie, honneurs ou outrages, vie ou mort, le sage ne doit ni les chercher ni les fuir.

Ces choses ne sont désirables que si elles contribuent à la gloire de Dieu et à notre félicité éternelle.

Elles sont mauvaises et elles sont à fuir si elles constituent un obstacle.

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16 septembre – SS. Corneille et Cyprien https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/16-septembre-ss-corneille-cyprien Sat, 19 Sep 2015 14:50:48 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19673 SS. Corneille et Cyprien

Ces deux saints étaient primitivement fêtés le 14 septembre, mais en raison de l’importance prise par la fête de l’Exaltation de la Ste Croix, le pape Clément VI (1342-1352) déplaça leur fête au 16 (le 15 étant le jour octave de la fête de la Nativité de la Ste Vierge). Corneille fut martyrisé en 253, Cyprien en 258.

 Saint Corneille.

Élu pape en 251, saint Corneille, romain d’origine, eut à lutter contre le schisme de Novatien pour sauvegarder l’unité de l’Eglise. Il s’était attiré le respect et l’amitié de Cyprien L’empereur l’envoya en exil à Civita-Vecchia (à 60 kilomètres au nord de Rome, sur le littoral), où il mourut en juin 253. A la nou­velle de son exil, saint Cyprien, son ami, lui avait écrit : Prions l’un pour l’autre chacun de notre côté, et, si Dieu fait à l’un de nous la grâce de mourir bientôt et de précéder l’autre, que notre amitié continue auprès du Seigneur.

Après la mort du pape Fabien (20 janvier 250) qui fut une des premières victimes de la persécution de Dèce, la vacance du siège apostolique se prolongea pendant quinze mois au bout desquels, en mars 251, le clergé et les fidèles de Rome (environ trente mille personnes) purent enfin se réunir pour élire pape le prêtre romain Corneille, fils de Castinus. [sous les empereurs Gallus et Volusien]. Saint Cyprien écrivit à un autre évêque, à propos du pape Corneille : Il a passé par toutes les fonctions de l’Eglise, il a bien servi le Seigneur dans les divers emplois qui lui ont été confiés, en sorte qu’il n’est monté au faîte sublime du sacerdoce qu’en gravissant tous les degrés ecclésiastiques. Malheureusement, une partie de la communauté romaine refusa l’élection de Corneille au profit du savant Novatien, prêtre ordonné par le pape Fabien, qui refusait énergiquement de réconcilier les lapsi1 que Corneille absolvait pourvu qu’ils reconnussent leur faute et fissent pénitence ; ce schisme s’étendit à toute l’Italie, à la Gaule et à l’Afrique où Cyprien de Carthage soutenait vigoureusement Corneille. A l’automne 251, Corneille réunit un synode où siégèrent soixante évêques, qui excommunia Novatien[2], mesure qui, grâce à Fabius d’Antioche et à Denys d’Alexandrie, fut adoptée en Orient. Ces évènement n’empêchèrent pas le pape Corneille d’organiser le clergé de Rome et les institutions caritatives.

A la fin de l’année de 251, alors que les frontières de l’Empire étaient gravement menacées par les Goths et les Sassanides, une terrible peste secoua plusieurs provinces. Les païens accusant les Chrétiens d’avoir provoqué la colère des dieux, l’empereur Gallus (251-253) rouvrit la persécution. Dès le début de la persécution, Corneille fut arrêté et, solidement défendu par les nombreux fidèles qui l’accompagnèrent jusqu’au tribunal, il ne fut condamné qu’à l’exil à Centum Cellæ (Civita-Vecchia) où il mourut, probablement en juin 253 ; son corps fut transporté à Rome et enterré dans la crypte de Lucine, proche de la catacombe Saint-Callixte, sur la voie Apienne, le 14 septembre 253.

C’est à lui que l’on doit le transfert des corps des Apôtres saint Pierre et saint Paul, respectueusement dans les lieux où ils avaient été martyrisés.

Saint Cyprien, ancien rhéteur (avocat) converti, devenu évêque de Carthage, fut un des grands pontifes africains du IIIe siècle. Il fut décapité le 14 septembre 258.

Saint Cyprien est fêté en même temps que le pape Corneille parce qu’il entretenait avec lui une grande amitié : Si l’un fait à l’un de nous la grâce de mourir bientôt, lui avait-il écrit, que notre amitié se continue auprès du Seigneur.

Né à Carthage, entre 200 et 210, de riches parents berbères païens, Thascius Cæcilius Cyprianus fut d’abord rhéteur, puis, vers 246, gagné au christianisme par le prêtre Cæcilianus et le théologien Tertullien, il fut baptisé. Devenu évêque de Carthage, vers 248, son activité pastorale fut interrompue par la persécution de Dèce (250) qui l’obligea à se tenir caché près de Carthage. Après la persécution, comme saint Cyprien avait repoussé la prétention des confesseurs qui demandaient une réconciliation immédiate pour les lapsi, un parti de mécontents se forma sous la direction du diacre Felicissimus. Cinq prêtres qui s’étaient opposés à l’épiscopat de Cyprien, donnèrent leur adhésion et l’un d’eux Novat2 se rendit bientôt après à Rome et y soutint le schisme de Novatien. Au printemps de 251, saint Cyprien put retourner à Carthage. Dans un synode, il chassa de l’Église les chefs des opposants et décida que les sacrificati et les thurificati3 même s’ils se convertissaient, devraient faire une sévère pénitence ; cependant si une nouvelle persécution éclatait, ils pourraient, même avant l’expiration de la durée de leur pénitence, recevoir l’Eucharistie pour avoir la force de lutter.

« Il serait superflu, dit saint Jérôme, de parler de son génie, puisque ses œuvres sont plus brillantes que le soleil ».

A la mort de Dèce, un calme relatif revient, mais la peste éclate. Saint Cyprien organise héroïquement les secours aux malades au chevet des malades.

Mais Valérien (200-260) ordonne une autre persécution. Cyprien est exilé en Libye. Un an après, on le fait revenir et on le condamne à mort. Il retire son manteau et sa dalmatique et attend en chemise de lin que le bourreau soit prêt. Il fait remettre vingt-cinq pièces d’or à son bourreau tremblant, il se bande les yeux lui-même. Il est alors décapité.

Le 14 septembre au matin, une grande foule se rassembla au Champ de Sextus, sur l’ordre du proconsul Galère Maxime. Ce proconsul ordonna que Cyprien lui fût présenté le jour même quand il siégerait au Portique des exécutions.

Lorsque l’évêque Cyprien fut amené, le proconsul lui demanda : « C’est toi qui es Thascius Cyprien ? – C’est moi. »

Le proconsul :

« C’est toi qui prétends être le chef d’hommes aux doctrines sacrilèges ? – C’est moi.

Les très saints empereurs ont ordonné que tu sacrifies aux dieux. – Je ne le ferai pas. »

Galère Maxime lui dit : « Réfléchis. »

Cyprien répondit : « Fais ce qu’on t’a commandé. Dans une affaire aussi juste, il n’y a pas à réfléchir. »

Le proconsul, après avoir délibéré avec son conseil, se décida enfin à prononcer sa sentence. Il parla ainsi : « Tu as longtemps vécu dans une doctrine sacrilège et tu as rassemblé beaucoup de gens autour de toi pour un complot criminel ; tu t’es dressé en ennemi des dieux de Rome et de leurs rites sacrés ; nos religieux et saints souverains, Valérien et Gallien, nos Augustes, et Valérien, notre très noble César, n’ont pu te ramener à la pratique de leur culte. Et c’est pourquoi, parce que tu as été convaincu d’être l’auteur et le propagateur de crimes infâmes, tu serviras de leçon à ceux que tu as associés à ton forfait ; l’ordre public sera consacré par ton sang. »

Après ce discours, il lut sa décision sur une tablette : « Nous ordonnons que Tascius Cyprien soit châtié par le glaive. » Cyprien dit : « Je rends grâce à Dieu. »

Il convient que ce soit dans la ville où il est à la tête de l’Eglise qu’un évêque confesse le Seigneur et qu’ainsi le rayonnement de sa confession rejaillisse sur tout le peuple.

Dieu écoute non la voix, mais le cœur.

1 – Les lapsi étaient des chrétiens qui s’étaient rendus coupables d’apostasie pendant les persécutions.

2 – Novatien qui avait réuni autour de lui un puissant parti, les purs (ou katharoi), se fit consacrer évêque et devint le premier antipape de l’histoire de l’Eglise. Novatien, dit Socrate, écrivit à toutes les Eglises qu’il ne fallait pas admettre aux saints mystères ceux qui avaient sacrifié mais les exhorter à la pénitence en laissant à Dieu le soin de leur pardonner car seul il peut remettre les péchés. Certains évêques, comme Marcianus d’Arle, entrèrent en communion avec Novatien, et d’autres, comme Fabius d’Antioche restèrent hésitants, tandis que la plupart, comme saint Cyprien de Carthage restaient unis au Pape. L’Eglise novatienne, outre qu’elle excluait pour toujours les apostats et les coupables de péché mortel de la communauté chrétienne, tenaient pour invalides les baptêmes donnés hors de ses rangs et s’imposait un stricte règle ascétique ; comme, en Orient, ils se rencontrèrent avec les montanistes, ils poussèrent plus loin leur rigorisme en déclarant illicites les secondes noces et refusant l’absolution aux coupables de fornication et d’adultère. En Occident, ils furent assez puissants pour que l’évêque Réticius d’Autun rédigeât contre eux un gros volume (315), pour qu’Innocent Ie écrivît à leur sujet à l’évêque Victrice de Rouen, pour que l’évêque Pacien de Barcelone dût s’en défendre, pour que saint Ambroise consacrât son traité De pænitentiæ à réfuter leurs doctrines. Constantin offrit aux Novatiens des conditions faciles de réconciliation puis tenta d’exterminer ceux qui restaient, mais, à la faveur des persécutions de Julien l’Apostat, ils purent se reconstituer. Il fallut attendre le V° siècle pour les voir disparaître d’Occident et le VIIIè siècle pour n’en plus entendre parler en Orient.

3 – Lapsi qui avaient offert des sacrifices aux divinités païennes (sacrificati) ou qui avaient brûlé l’encens à leurs autels (thurificati).

L’hérésie des Novatiens

L’un et l’autre furent en butte à la même hérésie, celle des Novatiens. Le savant Novatien était fort célèbre dans l’Eglise de Rome, au temps du pape Fabien qui l’avait ordonné prêtre. Pendant la persécution de Dèce, après que le pape Fabien eut été martyrisé (20 janvier 250), on resta quatorze mois sans pouvoir réunir le collège électoral et Novatien participait activement au gouvernement de l’Eglise, mais les électeurs lui préférèrent Corneille. Rigoriste à l’extrême, Novatien reprochant au pape Corneille d’admettre à l’absolution et à la communion des chrétiens qui s’étaient rendus coupables d’apostasie pendant les persécutions, les lapsi, réunit autour de lui un puissant parti, se fit consacrer évêque et devint le premier antipape de l’histoire de l’Eglise. Peut-être fut-il lui aussi éloigné de Rome pendant la persécution de Gallus ; nul ne sait plus rien de certain sur lui, encore que Socrate dit qu’il fut martyrisé sous Valérien, mais ses fidèles tentèrent de poursuivre son œuvre.

Bien que rapidement excommunié par un synode romain réuni sous le pape Corneille, Novatien, dit Socrate, écrivit à toutes les Eglises qu’il ne fallait pas admettre aux saints mystères ceux qui avaient sacrifié mais les exhorter à la pénitence en laissant à Dieu le soin de leur pardonner car seul il peut remettre les péchés. Certains évêques, comme Marcianus d’Arle, entrèrent en communion avec Novatien, et d’autres, comme Fabius d’Antioche restèrent hésitants, tandis que la plupart, comme saint Cyprien de Carthage restaient unis au Pape. Les fidèles de l’Eglise novatienne qui se nommaient eux-mêmes les purs, outre qu’ils excluaient pour toujours les apostats et les coupables de péché mortel de la communauté chrétienne, tenaient pour invalides les baptêmes donnés hors de leurs rangs et s’imposaient un stricte règle ascétique ; comme, en Orient, ils se rencontrèrent avec les montanistes, ils poussèrent plus loin leur rigorisme en déclarant illicites les secondes noces et refusant l’absolution aux coupables de fornication et d’adultère. Ils furent assez puissants en Occident pour que l’évêque Réticius d’Autun rédigeât contre eux un grand volume (315), pour que le pape Innocent Ie écrivît à leur sujet à l’évêque Victrice de Rouen, pour que l’évêque Pacien de Barcelone dût s’en défendre, pour que saint Ambroise consacrât son traité De pænitentiæ à réfuter leurs doctrines. Constantin offrit aux Novatiens des conditions faciles de réconciliation puis tenta d’exterminer ceux qui restaient, mais, à la faveur des persécutions de Julien l’Apostat, ils purent se reconstituer. Il fallut attendre le Ve siècle pour les voir disparaître d’Occident et le VIIIe siècle pour n’en plus entendre parler en Orient.

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10 septembre – St Aubert, évêque. Evêque d’Avranches († 725) https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/10-septembre-st-aubert-eveque-eveque-davranches-%e2%80%a0-725 Fri, 11 Sep 2015 07:54:10 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19624 St Aubert, évêque. Evêque d’Avranches († 725)

Il fut, en 708, poussé par l’inspiration de Dieu, à l’origine de l’abbaye et de l’église du Mont Saint Michel en Normandie, à l’instar de celui du Monte Gargano en Italie. Il y fonda un chapitre de 12 chanoines vivant en commun, chargé de servir Dieu en chantant sa louange jour et nuit. Les moines bénédictins n’y sont installés qu’en 966 par Mainard, disciple de Guillaume de Volpiano, avec le soutien du duc de Normandie.

Aubert, originaire de Genêts, était évêque d’Avranches lorsque l’archange saint Michel lui même est venu lui faire en songe la demande de fonder un lieu de culte sur le Mont Tombe. Ce n’était pas un lieu commode que cette pointe rocheuse à peine rattachée au continent, couverte de broussailles et seulement habitée, outre les bêtes sauvages, par quelques ermites. Aubert, une fois réveillé, préféra penser que ce rêve venait du Malin…

Et quand, quelques nuits plus tard, le rêve se répéta, l’évêque Aubert, campant sur ses positions, redoubla de prières et de jeûnes pour faire disparaître cette idée désastreuse….

L’Archange alors se fâcha : il apparut une troisième fois à Aubert, lui réitérant sa demande, en la lui enfonçant dans le crâne, au sens propre puisque, une fois réveillé, l’évêque portait sur son os pariétal cette marque en creux que l’on peut encore constater sur cette relique à l’Eglise Saint-Gervais d’Avranches.

Aubert comprit alors qu’il fallait s’exécuter. Il entreprit aussitôt de faire bâtir un petit sanctuaire dédié à saint Michel. Des événements providentiels le guidèrent dans sa tâche : un rond de rosée, un matin de septembre, lui indiqua la forme de l’oratoire, un taureau attaché en montra l’emplacement. Une source fut trouvée, un puits creusé. Il fallut encore arracher une pierre cultuelle païenne. Puis Aubert envoya des moines chercher au sanctuaire du Mont-Gargano en Italie, dédié à saint Michel, des reliques du lieu. Puis, le 16 octobre 709, l’évêque fit la dédicace de l’église et y installa un chapitre de douze chanoines. Le Mont Saint-Michel était né.

*****

Saint Aubert naquit d’une famille considérable, probablement dans l’Avranchis, soit à Genêts, soit, plutôt, à Huisnes alors appelée Itius.

Après avoir distribué son patrimoine aux pauvres et aux établissements religieux, il reçut les ordres sacrés et fut bientôt élu douzième évêque d’Avranches connu après la mort de Ragentrammus (770)[1].

Dès la fin de l’époque préhistorique, ce qui deviendra Avranches était habité par des populations groupées que remplaça le peuple gaulois des Ambibares, signalé par César et que Pline l’Ancien nomme les Abricantes.

Ville gallo-romaine détruite par les invasions barbares, on ne peut dire assurément quelque chose d’Avranches pendant le haut Moyen-Age, encore qu’une charte de Dagobert fonde l’église Saint-Gervais (637). On suppose que le christianisme avait pénétré l’Avranchin vers la fin du IV° siècle où saint Léonce semble être le premier évêque et l’organisateur de l’Eglise d’Avranches, petit diocèse qui s’étendait sur l’Avranchin et le Mortanais.

Prélat pieux et ami de la solitude, Aubert avait coutume de se retirer sur le Mont-Tombe, depuis devenu le Mont-Saint-Michel, alors entouré par la forêt de Scissy, où, comme l’on sait, lui apparut l’Archange. Saint Aubert mourut en 725 et comme il avait demandé que son corps fut enseveli au Mont-Saint-Michel, il fut inhumé dans l’église et y resta jusqu’à ce que les révolutionnaires le dispersassent ; seule reste la tête qui est gardée dans l’église Saint-Gervais d’Avranches. Eginhard[2] attribua la fondation du château d’Avranches à Charlemagne dont Le roman en vers de la conquête de la Bretagne dit qu’il visita la ville.  Détruite par les Normands et reconstruite, la ville, aux confins de la Normandie et de la Bretagne, est mêlée aux luttes nombreuses et confuses qui opposent les deux pays.

L’école épiscopale d’Avranches eut une très grande réputation dans le seconde moitié du XIe siècle où enseignait le futur archevêque de Cantorbéry, Bx Lanfranc[3], et étudiaient Jean de Bayeux[4], saint Anselme[5] et Robert de Tombelaine[6].  Henri II Plantagenet séjourna souvent à Avranches et c’est devant le portail de la cathédrale qu’il fit amende honorable pour le meurtre de saint Thomas Becket (1172).  Saint Louis ayant acheté la vicomté d’Avranches y refit les fortifications de la ville et du château.

La guerre de Cent ans fut terrible à Avranches dont l’évêque, Jean de Saint-Avit (1391 + 1442), nommé juge de Jeanne d’Arc à Rouen, fut accusé de trahison pour avoir pris sa défense et mourut après dix ans de captivité dans un cachot.

Restant résolument catholique sous l’influence de l’évêque, Robert Cénalis (1532 + 1560)[7], avec Pontorson, Granville, Cherbourg et le Mont-Saint-Michel, alors que toute la Normandie était aux mains du calviniste Montgommery,

Avranches fut prise par surprise et pillée (7 avril 1562) ; Montgommery ne put s’y maintenir longtemps et la ville devint, sous l’autorité de l’évêque, François de Péricard (1588 + 1639)[8], une place forte de la Ligue qui ne reconnut l’autorité d’Henri IV qu’après deux mois de siège d’artillerie mené par le duc de Montpensier.

Centre du soulèvement des nu-pieds contre le cardinal de Richelieu, Avranches fut terriblement châtiée par Gassion (1639).

[1] Les évêques d’Avranches connus furent, avant saint Aubert : saint Léonce (vers 400), Népus (vers 511), saint Perpétue (533-541), Gilles ou Egidius (549), saint Pair (552-565), saint Sénier (565-570), saint Sever (570), Léodowald (vers 578), Childoald (630), Fégasse (660) et Ragentrammus.

[2] Né de parents nobles de la région du Main, vers 770 ou 775, Eginhard fut élévé à l’école du monastère de Fulda puis fut admis à l’école du palais et devint un des plus beaux esprits de l’académie palatine. Homme de confiance et biographe de Charlemagne, il fut le secrétaire particulier de Louis le Pieux et le conseiller de Lothaire (817). Politique, théologien, hagiographe et artiste, Eginhard était un laïc qui fut marié à Imma dont la légende fit une fille de Charlemagne ; il fut successivement abbé laïc de Saint-Pierre au Mont-Blandin, de Saint-Bavon à Gand, de Saint-Cloud près de Paris, de Saint-Jean à Pavie, de Saint-Wandrille en Normandie, de Michelstadt et Mülheim sur le Main. Il fit transférer les reliques des saints Marcellin et Pierre dans son abbaye de Mulheim (qui s’appela plus tard Seligenstadt), s’y fit moine (830) et y mourut (840).

[3] Né à Pavie dans le premier quart du XI° siècle au sein d’une noble famille, Lanfranc fit d’abord des études de droit et exerça la profession d’avocat ; chassé de Pavie après une révolte durement réprimé par Conrad II, il se réfugie en France où il enseigne les lettres et la dialectique à Tours puis à Avranches. Il se fit ensuite moine au Bec (1045) où il devint prieur et écolâtre. Nommé archevêque de Cantorbéry, il fut sacré le 29 août 1070. Il mourut le 28 mai 1089.

[4] Apparenté aux ducs de Normandie, Jean naquit à Bayeux (première moitié du XI° siècle) et fit ses études à l’école épiscopale d’Avranches. Elu évêque d’Avranches (1060), il rédigea un traité de liturgie, le De officiis ecclesiasticis dont il fit hommage à l’archevêque de Rouen, Maurille auquel il succéda (1068). Métropolitain, il continua fermement d’établir la réforme grégorienne qu’il avait entreprise à Avranches, encore que son caractère abrupt compromit les résultats des conciles qu’il réunit en 1072 et en 1074. Des incidents tournant à l’émeute qui le desservirent auprès du duc de Normandie, et des ennuis de santé l’obligèrent à se démettre (1078). Il mourut le 9 septembre 1079.

[5] Voir au 21 avril.

[6] Né vers 1010, Robert fit ses vœux monastiques au Mont-Saint-Michel peu avant 1030. Après avoir été un des premiers et les plus brillants élèves de l’école d’Avranches, il professa au Mont-Saint-Michel agité par une rivalité entre les moines originaires du Bocage et ceux de Haute-Normandie. En 1057 lors de l’élection du nouvel abbé, Renouf, un « Bocain », accusé de simonie par ses adversaires, Robert qui lui était hostile, quitta le monastère avec quelques disciples pour s’installer sur le rocher de Tombelaine, un îlot situé non loin du Mont. Dix ans plus tard, l’évêque de Bayeux, Eudes de Contenville, lui offrit direction du monastère de Saint-Vigor qu’il entendait restaurer dans les faubourgs de Bayeux. Or comme l’évêque, entré en conflit avec son demi-frère, le duc-roi Guillaume, fut mis en prison (1082), Robert quitta précipitamment son monastère dont les moines se dispersèrent. Il se rendit en Italie et se mit au service de Grégoire VII et ne retourna sans soute pas au Mont-Saint-Michel.  Il mourut vers 1090. On a de lui un commentaire du deuxième livre du Cantique des cantiques.

[7] Robert Cénalis, né à Paris en 1483, docteur de la Sorbonne en 1513, chanoine de Soissons, trésorier de la Sainte-Chapelle de Paris et confesseur de François I°, fut successivement évêque de Vence (1522-1530), de Riez (1530-1532) et d’Avranches (1532-1560). Il lutta avec succès contre la peste qui ravageait l’Avranchin (1532-1533), réorganisa avec sagesse son diocèse (statuts de 1533 et de 1550) et fut un apologiste savant et talentueux contre les calvinistes. Il mourut à Paris le 27 avril 1560. On lui doit une Histoire de France, une Histoire sainte et une Hiérarchie de Normandie.

[8] Après les désordres de la Ligue où il anima la résistance au pouvoir d’Henri IV, François de Péricard, la paix revenue, s’occupa avec diligence de la vie religieuse de son diocèse : il établit à Avranches les Capucins et les Bénédictines, réforma les bréviaires, missels et rituels diocésains à quoi, en 1635, il substitua le missel et le bréviaire romains.

Alors q’au milieu de la nuit, Aubert

Répandait ses humbles et ferventes prières,

Selon sa coutume, en la présence du Roi des Cieux,

Tout à coup, Michel descend du séjour bienheureux.

Il ordonne au Pontife de bâtir un temple

En son honneur et à la gloire des neuf chœurs des Anges,

Sur le Mont qui, depuis longtemps,

Porte le nom de mont Tombe.

Aubert ne se presse point ; il hésite à exécuter cet ordre.

Mais Michel lui apparaît de nouveau

Lui reproche sévèrement ses lenteurs,

Et le presse d’entreprendre le travail.

Le Pontife se met à l’œuvre ;

Il gravit le sommet du Mont ;

Il trace les fondements du temple saint

Qui doit s’élever à cet endroit.

L’édifice à peine construit,

L’Evêque y appelle des religieux

Qui devront consacrer leur vie

A célébrer dignement les louanges du Seigneur.

Puis il emprunte aux tombeaux des saints martyrs

Les cendres et les ossements que l’on y vénère,

Et il enrichit le nouveau temple

De ces précieuses dépouilles.

A ce sanctuaire le Français

Aime à venir chercher le secours dans le danger ;

Il y court dans l’allégresse

Pour accomplir ses vœux et rendre grâce à Dieu.

Gloire éternelle au Père, souverain de l’univers ;

Gloire éternelle au Fils, l’égal du Père ;

Gloire pareille à l’Amour divin du Père et du Fils

Pendant l’éternité. Amen.

Hymne aux vêpres.

Propre du diocèse de Coutances et d’Avranches.

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3 septembre, saint Grégoire le Grand, pape, père et docteur de l’Eglise, 540 – 12 mars 604. https://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/saints/3-septembre-saint-gregoire-le-grand-pape-pere-docteur-de-leglise-540-12-mars-604 Tue, 01 Sep 2015 13:11:42 +0000 http://www.paroisse-verneuil-sur-avre.com/?page_id=19544 Saint Grégoire le Grand, pape, père et docteur de l’Eglise, 540 – 12 mars 604.

« L’homme a été crée pour contempler son Créateur,

pour chercher toujours sa face

et habiter dans la solennité son amour . »

Cette phrase de saint Grégoire le Grand éclaire toute sa vie. C’est dans ce but qu’à l’âge de trente-cinq ans l’héritier des sénateurs romains renonçait aux hautes charges civiles qu’il remplissait pour se donner à la vie monastique dans sa demeure du Coelius (575). Il y connut cinq années de paix et de joie intime. Mais le Seigneur avait d’autres desseins sur lui. Le pape Pélage Il en fit son diacre et l’envoya en mission à Constanti­nople (580-585). A la mort de Pélage, Grégoire lui succéda comme « serviteur des serviteurs de Dieu ». II reçut l’ordination épiscopale à Saint-Pierre le 3 septembre 590. Jusqu’à sa mort (12 mars 604), le pape Grégoire le Grand allait accomplir une œuvre considérable. Pasteur d’un peuple accablé de maux, il doit le nourrir de pain aussi bien que de la parole de Dieu. Face à un monde nouveau, il entre en contact avec les Barbares : il envoie des missionnaires en Angleterre. Cela représente une vaste correspondance, des Commentaires de l’Écriture, des Homélies écrites avec soin pour être lues par un clerc, car Grégoire est habituellement si affaibli par la maladie qu’il ne peut guère se faire entendre du peuple. Telle fut la vie du «  consul de Dieu », comme l’appelle son épitaphe dans la basilique vaticane. La postérité a entouré l’œuvre de Grégoire d’une telle vénération que le recueil de prières liturgiques qu’il avait composé, le sacra­mentaire grégorien, est pratiquement resté jusqu’à nos jours le Missel romain.

*****

Issu de la noble famille des Anicii, Grégoire, que nous connaissons sous le nom de saint Grégoire-le-Grand, dont le nom grec signifie esprit vif, éveillé à la vérité, est le fils de la pieuse Sylvie (sainte) et du sénateur Gordien, administrateur de l’Urbs l’un des sept arrondissements de Rome, qui compte parmi ses ancêtres le pape Félix III (mort en 492).

Saint Grégoire naît à Rome vers l’an 540, Vigile étant pape, Justinien Ier empereur romain et Clotaire Ier roi des Francs.

[Au terme de l’Antiquité et à l’aurore du Moyen Age, saint Grégoire le Grand, à la fois issu du patriciat romain et du monachisme bénédictin, s’efforce, en réglementant le présent, de transmettre au futur les enseignements du passé et l’héritage de la tradition. Au début de son pontificat les structures de l’empire romain, bouleversées par les invasions, lombardes, gothes, puis normandes, s’écroulent, tandis que renaît l’hérésie donatiste et que l’arianisme règne encore sur la plupart des barbares ; la discipline monastique s’est généralement relâchée et le clergé, souvent démoralisé, conduit des fidèles catastrophés par les invasions barbares : « Ballotté par les vagues des affaires, je sens la tempête gronder, au-dessus de ma tête. Avec le psaume je soupire : Dans l’abîme des eaux, je suis plongé et les flots me submergent. »]

Après de solides études classiques, latines et grecques, maître ès lettres, dialecticien et rhétoricien, il est nommé, à 33 ans, en 573, préfet de la cité : Dans notre pays, écrit-il alors, tout est livré au caprice des barbares : villes ruinées, citadelles renversées, provinces dépeuplées. En nos campagnes, plus de cultivateurs. Tous les jours, les idolâtres exercent leurs sévices par l’assassinat de chrétiens. Il signe, avec d’autres nobles romains, un engagement de fidélité au siège apostolique écrit par l’évêque Laurent II de Milan. Saint Grégoire occupa quelque temps la première magistrature de Rome.

Mais bientôt la cité qui avait vu cet opulent patricien traverser ses rues en habits de soie, étincelants de pierreries, le vit avec bien plus d’admiration, couvert d’un grossier vêtement, servir les mendiants, mendiant lui-même, dans son palais devenu monastère et hôpital.

Deux ans plus tard, à la mort de son père, devenu un des plus riches propriétaires fonciers de Rome, Grégoire s’installe dans la maison paternelle, le Clivus Scauri, démissionne de ses charges et, sous la conduite du moine Valentino, forme une communauté religieuse : Ce furent, dira-t-il plus tard, les cinq années les plus heureuses de ma vie. En plus de ce monastère sous le vocable de saint André, il fonde six autres monastères dans les domaines familiaux de Sicile.

Sorti de son monastère dès l’élection de Pélage II (579), il est ordonné diacre à trente-cinq ans, puis il est nommé apocrisiaire, c’est-à-dire représentant extraordinaire du Pape à Constantinople, près de l’Empereur (Tibère II, puis Maurice) pour que celui-ci veuille bien envoyer des troupes pour protéger Rome et l’Italie des barbares. Ayant échoué, il est relevé de ses fonctions au printemps 586 et devient abbé au monastère romain Saint-André du Mont Cælius qu’il remet en ordre ; c’est pour ses moines qu’il commente le Livre de Job dont il tire d’opportunes leçons sur le mystère de la souffrance.

Après trois ans d’abbatiat, Pélage II l’appelle auprès de lui et lui confie l’organisation de son secrétariat. Cependant Grégoire veut partir évangéliser ce qui deviendra l’Angleterre ; il arrache au pape la permission de partir, mais, au dernier moment Pélage II se ravise et le rappelle près de lui.

Alors que, succédant à une terrible inondation qui a ruiné les greniers à blé, la peste sévit à Rome depuis six mois, le pape Pélage II est emporté par l’épidémie au début de février 590 ; le clergé, le sénat et le peuple romain, désignent Grégoire comme pape. Grégoire essaye de résister de tout son pouvoir contre cette élection et écrit à l’empereur Maurice de ne pas la ratifier, mais le préfet de Rome intercepte la lettre et lui substitue le rapport officiel de l’élection.

Cependant la peste multipliait ses ravages et les habitants mouraient par milliers ; encore quelques jours et la ville serait complètement déserte. En attendant la réponse de l’Empereur, Grégoire ému du triste sort de ses concitoyens, prend en main l’administration du siège vacant et consacra sa fortune à leur venir en aide et les inclina à trouver leur espérance dans la prière à la Mère de Dieu.

Il invite les fidèles à conjurer le fléau par un grand acte de pénitence.

« Il faut, bien-aimés frères, disait-il, craindre au moins les fléaux de Dieu quand nous les subissons, puisque nous n’avons pas su les prévenir. Vous voyez que tout le peuple est frappé du glaive de sa colère ; la mort n’attend pas la maladie et enlève le pécheur avant qu’il songe à faire pénitence. Considérez en quel état il paraît devant le Juge terrible ! Ce n’est pas une partie des habitants qui périt, tout tombe à la fois : les maisons demeurent vides et les pères voient mourir leurs enfants ! Rappelons donc le souvenir de nos fautes et expions-les par nos larmes. Que personne ne désespère pour l’énormité de ses crimes : les Ninivites effacèrent les leurs par une pénitence de trois jours, et le larron, à l’heure même de la mort. Celui qui nous avertit de l’invoquer montre bien qu’il veut pardonner à ceux qui l’invoquent. »

Du haut de l’ambon de Saint-Jean du Latran, il s’écrie :

 Frères bien-aimés, la mort frappe à coups redoublés … Nous à qui elle laisse encore le temps de pleurer, livrons-nous à la pénitence ! Puis il traça l’ordre et la manière dont devrait se faire la solennelle supplication : Le clergé partira de l’église des saints martyrs Côme et Damien, avec les prêtres de la sixième région ; les abbés et les moines partiront de l’église des saints Gervais et Protais  avec les prêtres de la quatrième région ; les abbesses et leurs communautés partiront de l’église des saints Pierre et Marcellin avec les prêtres de la première région ; les enfants réunis dans l’église des saints Jean et Paul en sortiront avec les prêtres de la deuxième région ; les laïques assemblés dans l’église de saint Etienne, premier martyr, en sortiront avec les prêtres de la septième région ; les veuves partiront de l’église de sainte Euphémie avec les prêtres de la cinquième région ; enfin les femmes mariées partiront de l’église de saint Clément avec les prêtres de la troisième région.

Dans cet ordre connu depuis sous le nom de Litanie septiforme, selon le témoignage de saint Grégoire de Tours, pendant trois jours, à partir de neuf heures, de chacune de ces églises nous sortirons en récitant des prières et en versant des larmes : nous nous rejoindrons tous à la basilique de la Sainte Vierge Marie, et nous continuerons là nos prières et nos supplications.

Grégoire fait vénérer l’image de la Mère de Dieu, attribuée à saint Luc, puis, les jours suivants, pieds nus et couvert d’un sac, la porte en procession dans les rues de Rome, vers la basilique Saint-Pierre.

Lui-même, tenant entre ses mains l’image miraculeuse de la Mère de Dieu peinte par saint Luc, traversa toute la ville nu-pieds lentement et pieusement, de la basilique de Sainte-Marie-Majeure à celle de Saint-Pierre ; ceux qui le suivaient portaient aussi des vêtements de pénitence. Pendant ce parcours quatre-vingts personnes tombèrent foudroyées par le terrible fléau.

Or, à peine la foule a-t-elle commencé ses chants et ses prières, que les miasmes se dissipent et que l’air corrompu se purifie. On arrive à l’entrée du pont (maintenant le Pont-aux-Anges) qui relie la ville avec le quartier du Vatican, en face de l’imposant mausolée de l’empereur Adrien. Et à ce moment, au-dessus de la sainte image, un concert de voix célestes retentit. On entend les Anges chanter : Regina cœli laetare, alleluia ! Quia quem meruisti portare, alleluia ! Resurrexit sicut dixit, alleluia ! « Reine du ciel, réjouissez-vous, alléluia, car Celui que vous avez mérité de porter, alléluia, est ressuscité comme il l’avait dit, alléluia ! » Puis les voix se taisent.

Tombant à genoux, et levant les yeux au ciel, saint Grégoire inspiré s’écria : Ora pro nobis Deum alleluia ! « Priez Dieu pour nous, alléluia ! » répéta la foule avec autant de ferveur que d’enthousiasme.

La procession se termina par un cantique d’action de grâce. L’antienne pascale de Marie se trouvait ainsi composée.

En même temps, l’archange saint Michel apparut, environné d’une éclatante lumière, sur la cime du mausolée d’Hadrien. L’archange tenait à la main une épée sanglante et la remettait dans le fourreau pour annoncer que le courroux céleste était apaisé par les supplications et que Rome allait être délivrée de l’horrible épidémie. En effet, dès lors la peste ne fit plus aucune victime et l’Eglise s’est enrichie d’une hymne à la Sainte Vierge, le Regina cæli, qu’elle chante toujours au temps de Pâques. Depuis, le mausolée d’Hadrien est appelé le château Saint-Ange.

Pendant de longues heures les Romains laissèrent éclater leur reconnaissance et leur amour. en action de grâce saint Grégoire décréta que la procession qui avait sauvé Rome serait renouvelée tous les ans, le jour de saint Marc, le 25 avril. Cette procession reçut le nom de Litanies majeures (pour la distinguer des Litanies mineures que l’on chante aux Rogations, et qui avaient été établies en France par saint Mamert, évêque de Vienne, dès l’an 469).

L’image miraculeuse de la Vierge fut recueillie avec un pieux respect ; elle est, de nos jours, confiée à la garde des religieux de la basilique de l’Ara-Cœli.

En mémoire de ce prodige, le pape Boniface III, successeur de saint Grégoire-le-Grand, érigea une chapelle dédiée à saint Michel au sommet du mausolée d’Hadrien.

Le mausolée reçut à cette occasion le nom de Château-Saint-Ange.

Décidé par l’empereur Hadrien en 125 pour être son mausolée.

Le château, une rotonde massive en travertin, est surmonté d’un quadrige de bronze mené par l’empereur Hadrien figuré en soleil et d’un bosquet d’arbres funéraires. Les cendres d’Hadrien y sont déposées en 139. Caracalla est le dernier empereur à s’y faire ensevelir.

Très vite, le bâtiment est détourné de ses fins funéraires pour devenir militaire. Il est intégré à la muraille aurélienne en 403, en tant que bastion avancé. Quand le Goth Vitigès attaque Rome en 537, les soldats défendant le castellum se servent des statues de bronze qui le décorent comme projectiles. En 547, Totila inclut l’édifice dans une structure fortifiée protégeant la rive droite. Le quartier prend ainsi le nom de Borgo.

Au Moyen-Age, outre son rôle de prison, il devint la forteresse protégeant le Vatican. Le château Saint-Ange connaît de multiples transformations : adaptations militaires (meurtrières, rampe d’accès …) ou aménagements pour l’habitation des Papes. Il servira notamment de refuge au pape Clément VII durant le siège et le terrible sac de Rome par l’Empereur Charles Quint en 1527. Par la suite, le Château Saint-Ange est transformé en palais par le pape Paul III. On y plaça plus tard une statue de marbre blanc représentant l’Archange dans l’attitude où l’avait vu saint Grégoire. Au siècle dernier, Benoît XIV substitua à la statue de marbre celle de bronze doré qui domine aujourd’hui le château Saint-Ange, et qui rappelle toujours à la ville de Rome l’acte merveilleux de la miséricorde de Dieu par l’entremise de saint Michel. Depuis 1925, il est devenu un musée national et abrite une collection de peintures et d’armures.

Le très beau Pont Saint-Ange, lieu du miracle, est jalonné des statues de s. Pierre et s. Paul ainsi que de 10 statues d’anges de l’école du Bernin (de son vrai nom Gian Lorenzo Bernini) portant les instruments de la passion du Christ. Les statues de l’ange à l’inscription de la croix et celle de la couronne d’épines, réalisées par Le Bernin lui même, ont été prises par le Pape Clément IX qui refusait de les laisser s’abîmer dehors. Elles sont aujourd’hui placées dans l’église San Andrea della Fratte, des copies restant sur le pont.

Réélu triomphalement, Grégoire écrit de nouveau à l’empereur Maurice de ne pas ratifier l’élection et il s’enfuit dans une caverne quand arrive la réponse favorable au premier rapport du préfet de Rome. La foule le cherche pendant trois jours puis, guidée par une colonne de lumière, le trouve et le ramène à Rome où il est sacré le 3 septembre 590. Me voilà maintenant en plein milieu du monde, beaucoup plus que je ne l’étais comme laïc. J’ai perdu toute joie profonde : extérieurement c’est une promotion ; intérieurement, quelle chute ! Ballotté par les vagues des affaires, j’entends la tempête qui gronde au-dessus de ma tête. Une fois remplie ma tâche journalière, j’essaie de faire mon examen de conscience. Impossible : des soucis tumultueux et vains m’accablent encore.

Dernier pape de l’Antiquité ou premier pape du Moyen-Age, le soixante-troisième successeur de Pierre conduit pendant près de quatorze ans l’Eglise d’une main de fer. Dans des conjonctures particulièrement difficiles pour l’Eglise et pour l’Italie, tout le pontificat de Grégoire est un long effort de redressement et de réorganisation. Il administre avec sagesse le vaste Patrimoine de Saint-Pierre. Dans les églises suburbicaires où le pape exerce l’autorité propre de métropolitain, il contrôle de près l’élection des évêques et leur administration (ainsi à Naples et en Sicile). Il réussit à résorber progressivement le schisme qui, après la condamnation des Trois Chapitres, avait séparé de Rome les évêques dépendant du métropolitain d’Aquilée. Les Lombards envahissent et dévastent l’Italie et menacent Rome (592) ; suppléant à l’inaction de l’exarque de Ravenne, Grégoire négocie et obtient une trêve qui sera renouvelée en 598 et en 603.

Se considérant comme le sujet du basileus de Constantinople, il maintient cependant l’indépendance de l’Eglise vis-à-vis du pouvoir civil et revendique les droits du successeur de saint Pierre. Il intervient à plusieurs reprises dans des questions relatives aux patriarcats d’Antioche et d’Alexandrie, ou même et Constantinople, et refuse avec intransigeance au patriarche de Constantinople le droit de se nomme patriarche œcuménique ; il voit dans ce titre un acte d’orgueil qui porterait atteinte à la dignité et aux droits des autres patriarches ; lui-même ne veut pas le porter et se contente du titre de servus servorum Dei (serviteur des serviteurs de Dieu), porté déjà par des évêques.

Prématurément atteint d’arthrose et de gastralgie, saint Grégoire le Grand, à partir de soixante ans, devient un véritable malade chronique : « Voilà presque deux ans que je suis grabataire, tourmenté par d’affreuses douleurs de goutte ; à peine puis-je me lever les jours de fête, pour célébrer la messe… Mon supplice permanent : mourir chaque jour, alors que je ne puis pourtant cesser de vivre. »

Ce Consul de Dieu meurt épuisé et souffrant, à Rome le 12 mars 604, il a 64 ans, après treize ans de pontificat ; il sera enterré dans la basilique Saint-Pierre.

– Phocas étant empereur de Byzance et Clotaire II roi des Francs.

Epilogue

Tout le pontificat de Grégoire le Grand est un long effort de redressement et de réorganisation. « Je suis à mon poste secoué par les flots de ce monde qui sont si violents que je suis absolument incapable de conduire au port ce navire vétuste et pourri, que le dessein caché de Dieu m’a donné à gouverner. Au milieu de tout cela, troublé moi-même, je suis contraint tantôt de faire front et de tenir le gouvernail, tantôt, le navire penché sur le côté, d’esquiver en virant les menaces des flots. Je gémis parce que je sens que, par ma négligence, la sentine des vices va croissant et que, dans la tempête terrible que nous traversons, les planches pourries ont des craquements de naufrage.

C’est à bon droit que cet illustre Pape est appelé le Grand ; il fut, en effet, grand par sa naissance : fils de sénateur, neveu d’une Sainte, la vierge Tarsille, arrière petit-fils du pape Félix III (mort en 492) ; grand par sa science et par sa sainteté ; grand par les merveilles qu’il opéra ; grand par les dignités de Cardinal, de Légat, de Pape, où la Providence et son mérite l’élevèrent graduellement, grand par la dignité des charges qu’il exerça et les mérites qu’il y déploya.

 

– L’évangélisation de l’Angleterre

L’un des faits remarquables de son pontificat, après l’apparition de l’Archange Saint Michel, c’est l’évangélisation de ce peuple anglais dont il eût voulu lui-même être l’apôtre. Passant un jour sur le marché de Rome, il vit de jeunes enfants d’une ravissante beauté que l’on exposait en vente. Apprenant qu’ils étaient Angles, c’est-à-dire du pays païen d’Angleterre, qui n’avait pas encore reçu la Foi il s’écrie : « Non angli, sed angeli » (ce ne sont pas des angles, ce sont des anges) : « dites plutôt des Anges, s’écria-t-il, s’ils n’étaient pas sous l’empire du démon ».

Il se rendit aussitôt au palais du Pape et obtint d’aller prêcher l’Évangile à ce peuple ; mais les murmures de Rome forcèrent le Pape à le retenir.

Le saint Pape Grégoire le Grand avait toute sa vie rêvé de s’en aller porter l’Evangile en Angleterre mais, attaché au service du Pape Pélage, il ne put y aller. Aussi monté sur le trône pontifical en 590, il choisit, pour cette mission, Augustin, prieur du monastère Saint-André du Mont Coelius, l’une des sept collines de Rome, dont on ne sait rien avant son départ pour l’Angleterre. Augustin était prieur du monastère de Saint-André.

Comme l’affirment Tertullien et Origène, la Grande-Bretagne avait jadis été christianisée, mais les invasions saxones avaient repoussé les chrétiens (Bretons) en Cornouailles et dans le Pays de Galles sans que l’on pût espérer la conversion des envahis­seurs, jusqu’à ce que le jeune roi du Kent, Ethelbert, chef de la confédération des royaumes saxons, épousât une princesse catholique, Berthe, fille de Caribert 1e Roi de Paris.

Au printemps 596, à la tête d’une quarantaine de moines missionnaires, Augustin [futur saint Augustin de Cantorbéry] s’en alla au monastère de Lérins pour étudier la langue et les mœurs des Saxons. Les descriptions furent si horribles que les missionnaires renvoyèrent leur chef à Rome pour qu’il obtînt du Pape d’être déchargé de cette mission.

Grégoire le Grand, pendant le temps où il retint Augustin près de lui, souffla le chaud et le froid, maniant tour à tour les mena­ces et les encouragements jusqu’à ce qu’il acceptât la mission. On lui conféra la dignité abbatiale et, dûment nanti de lettres pour les évêques, les princes et la reine Brunehaut, il partit en Gaule.

L’évêque d’Arles qui était alors le légat pontifical pour la Gaule, accueillit Augustin et ses moines, et leur fournit des pro­fesseurs enthousiastes de saxon. Ils remontèrent le Rhône, passè­rent à Autun, longèrent la Loire, passèrent à Orléans, à Tours, et s’embarquèrent à l’embouchure de la Loire pour débarquer à l’île de Thanet (proche de Ramsgate), au printemps 597.

Devant Augustin, mitré et crossé, les missionnaires en procession entrèrent dans le Kent en chantant les litanies. Ainsi arrivé devant le roi Ethelbert, à Cantorbéry capitale de son royaume, Augustin fit son premier sermon, écouté avec bienveillance ; il n’obtint pas encore la conversion du Roi mais l’autorisation de prêcher et de construire sous la protection de la Reine un monastère, qui plus tard deviendra son siège épiscopal. Les résultats ne se firent guère attendre puisque, dès la Pentecôte 597, on inaugura la cathédrale de Cantorbéry (capitale du Royaume) où le Roi lui-même s’installa parmi les fidèles enthousiasmés par les pompes et les chants de la liturgie romaine.

L’exemple de sa vie, joint à sa prédication et à ses miracles, amena à la vraie Foi le roi lui-même et saint Augustin baptisa un jour de Noël plus de dix mille Anglais.

L’Eglise du Kent étant constituée, selon les ordres du Pape, Augustin s’en retourna en Arles où l’évêque lui donna la consécration épiscopale. Au comble de la joie, le Pape envoya vers l’Angleterre courrier sur courrier, et conçut un vaste plan d’organisation ecclésiastique qu’on mit quelques siècles à réaliser.

Notre Saint mourut le 26 mai 604 (ou 605 ?) et fut enterré dans le monastère de Saint-Pierre, qui fut désormais le lieu de sépulture des évêques de Cantorbéry.

– Le chant « Grégorien »

C’est principalement à lui que revient l’honneur d’avoir recueilli et publié les belles et sobres formules de la prière liturgique et ces harmonieuses mélodies auxquelles son nom, chant « grégorien », reste attaché pour toujours.

« Le chant grégorien, dit saint Pie X, possède au plus haut degré les qualités propres de la liturgie qui sont surtout la sainteté et l’excellence des formes d’où surgit spontanément un autre caractère qui est l’universalité.

« Par conséquent le chant grégorien est le chant propre de l’Église romaine, le seul chant qu’elle a hérité des anciens Pères, qu’elle a jalousement gardé le long des siècles dans ses manuscrits liturgiques, qu’elle propose directement comme sien aux fidèles, et que, dans certaines parties de la liturgie, elle prescrit exclusivement.

« Pour ces raisons le chant grégorien fut toujours considéré comme le suprême modèle de la musique sacrée. »

Ce premier pape sorti du cloître, introduit dans l’Eglise plusieurs usages conventuels et améliore la liturgie romaine : c’est à lui que l’on doit la manière de chanter, à la messe, le Kyrie et l’introduction, en dehors du temps pascal, de l’Alléluia, ainsi que la récitation du Pater noster, avant la fraction de l’hostie. Dans le sacramentaire, ancêtre du missel, le pontife conjugue le temporal (fêtes capitales de l’histoire du salut) et le sanctoral (commémoration des saints).

Pour régler le chant liturgique, il publie un antiphonaire (du grec anti, en face de et phonê, voix), livre liturgique qui rassemble les textes littéraires et musicaux des antiennes. Il y rassemble des mélodies admirables qui, sans permettre l’exhibitionnisme du chant, lui font au contraire dérouler un fastueux tapis de prières. Bref cette codification du chant liturgique portera son nom « chant grégorien ».

Pour conserver et développer un si riche patrimoine de musique sacrée, Grégoire le Grand fonde et organise deux Scholæ cantorum (écoles de chant), l’une près de Saint-Pierre et l’autre près de Saint Jean-de-Latran, où il se rend volontiers, pour écouter et encourager les pueri cantores (petits chanteurs), en même temps qu’il félicite les clercs spécialisés dans l’importante fonction de chantres.

– Iconographie

On le représente écoutant une colombe qui lui parle à l’oreille : symbole de sa science inspirée. Il est regardé comme le patron des chantres.

« Il est fou, le voyageur qui, apercevant sur sa route de gracieuses prairies, oublie le but de son voyage. »

 

« Dieu tout-puissant, ne laisse pas le péché nous abattre, ne laisse pas l’orgueil nous élever. »

« Soyez certains que vous aurez un pasteur qui plaira à Dieu, si vous-mêmes vous plaisez à Dieu par vos actions. »

« Pour moi, je considère la vertu de patience comme plus grande que les signes et les miracles. » 

Hymne

Apôtre des Anglais, maintenant compagnon des Anges,

Grégoire, secourez les nations qui ont reçu la foi.

Vous avez méprisé l’opulence des richesses et toute la gloire du monde,

pour suivre pauvre le Roi Jésus dans sa pauvreté.

Un malheureux naufragé se présente à vous :

c’est un Ange qui, sous ces traits, vous demande l’aumône ;

vous lui faites une double offrande,

à laquelle vous ajoutez encore un vase d’argent.

Peu après, le Christ vous place à la tête de son Église ;

imitateur de Pierre, vous montez sur son trône.

O Pontife excellent, gloire et lumière de l’Église !

n’abandonnez pas aux périls ceux que vous avez instruits par tant d’enseignements.

Vos lèvres distillent un miel qui est doux au cœur ;

votre éloquence surpasse l’odeur des plus délicieux parfums.

Vous dévoilez d’une manière admirable

les énigmes mystiques de la sainte Écriture ;

la Vérité elle-même vous révèle les plus hauts mystères.

Vous possédez le rang et la gloire des Apôtres ;

dénouez les liens de nos péchés ;

restituez-nous au royaume des cieux.

Gloire au Père incréé ; honneur au Fils unique ;

majesté souveraine à l’Esprit égal aux deux autres. Amen.

Saint Pierre Damien.

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