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Messes du 11 au 17 mai 2020

Lundi 11 mai – De la Férie

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Mardi 12 mai – S. Nérée et S. Achille, martyrs ; S. Pancrace, martyr

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Mercredi 13 mai – Notre-Dame de Fatima (1917)

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Jeudi 14 mai – S. Matthias, apôtre

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Vendredi 15 mai – De la Férie

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Samedi 16 mai – De la Férie

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Dimanche 17 mai – 6ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Message de soutien aux Sapeurs Pompiers du SDIS 27

Bonjour à vous tous .

Chers Sapeurs Pompiers du SDIS 27

Avant toute chose laissez-moi vous dire mon action de grâce pour tous le service que vous accomplissez en ces jours d’épreuves et de souffrances partagées.

En ces jours d’espérance, aussi, pour vaincre ce satané virus.

En lien avec notre sainte patronne, sainte Barbe , offrir un temps de prière pour vous, vos familles, et aussi vos défunts.

N’hésitez pas à me communiquer des intentions plus personnelles si vous le souhaitez sur E-mail  :   pascal.richer0789@orange.fr

En cette semaine sainte pour tous les croyants catholiques;

Occasion pour eux et pour tous ceux qui ne sont pas hostiles aux message de Jésus-Christ, de savoir à quel point Dieu nous aime et veux notre bonheur.

Les circonstances difficiles de la vie, évidemment celles que nous traversons en ce moment avec la crise sanitaire mondiale du COVID-19, pourraient nous en faire douter.

Mais quand on voit le pris fort que le Christ a mis pour nous sauver de tous mal et de la mort, en allant jusqu’à mourir lui-même pour nous on peut avoir de l’espérance.

Et sa résurrection le matin de Pâques est la signature finale de son amour plus fort que tout, plus fort même que la mort.

Je n’en rajoute pas, mais croyez bien à ma prière d’homme, de chrétien, et de diacre au service du SDIS 27

Pascal RICHER , diacre permanent ,  Aumônier du SDIS 27.

Bonne semaine, dans la joie de la foi en Jésus Ressuscité

Chers paroissiens,
Nous sommes en ce jour dans la joie, dans la belle émotion de la
rencontre entre Jésus et ses Apôtres, entre Jésus et saint Thomas.
Le temps pascal vient fortifier notre foi, notre relation au Seigneur
Jésus.
Oui, le Carême est fini, et notre semaine pascale, l’Octave aussi.
Le Gloria n’est plus chanté à la messe de semaine, pas plus que
allez dans la paix du Christ, alleluia … chanté ce soir avec
assurance par notre diacre Pascal pour la dernière fois avant la
Pentecôte.
Pouvons-nous formuler le désir de nous retrouver pour cette fête de l’Esprit saint, don de Dieu, source vive, Père des Pauvres ? A la grâce de Dieu !
Lui seul sait ce dont nous avons besoin pour vivre de Lui, par Lui et avec Lui…

Centre Bethléem

Chers paroissiens,

Il semble que les jardins n’ont jamais été aussi beaux, car le confinement permet d’entretenir son jardin.Il était temps, même si peu de personnes viennent au centre Bethléem, de lui faire une vraie toilette en attendant que certaines bonnes volontés puissent prendre le relais dans les mois qui viennent.Il reste encore quelques parterres… mais on va y arriver ! Je tiens ce soir à remercier les 2 jeunes qui ont passé plusieurs heures à faire ce travail de nettoyage nécessaire ! Ce n’est pas rien l’accueil en paroisse. Père Jérôme PAYRE

Homélie du Dimanche de la Divine Miséricorde du Père Jérôme PAYRE

Homélie Dimanche de la Miséricorde – 18-19 avril 2020 – A

Les portes se trouvaient étaient verrouillées… Jésus vint, il était au milieu d’eux (Jn 20). Et huit jours plus tard, Jésus est de nouveau là… malgré les portes verrouillées.
Quelle actualité, l’Évangile ! Même dans notre confinement, le Seigneur Ressuscité nous rejoint, est là pour nous. Confinés, ralentis, inquiets… nous sommes rejoints par le Seigneur. “Jésus vient, et il se tint là”, au milieu d’eux. La résurrection de Jésus est victoire sur la mort, sur le péché. Et le Christ ressuscité est maître du temps, (qui peut sembler long en ces jours si incertains), de l’histoire (que nous arrive-t-il en cette période de pandémie ?)….

Découragé ?

Voilà que nous avons un nouvel horizon. Le 11 mai serait la fin de cet enfermement. Mais sera-t-il la fin de notre inquiétude ? Inquiétude de la maladie qui, on le sait, ne sera pas éradiquée si vite, inquiétude pour notre travail, celui de nos enfants, inquiétude enfin pour un monde que l’on devine infiniment fragile. À travers ce qui s’exprime, on sent tellement de découragement. Tant d’efforts, d’espoirs, de projets d’avenir sont mis à mal. Non, le monde d’avant ne sera plus. Cette certitude s’infiltre peu à peu dans l’esprit de nos contemporains, tel un poison qui mine le moral et notre espérance. Au siècle des mystiques, le découragement venait de la tentation de croire qu’on était damné. Ce n’est certes plus le cas aujourd’hui. Et nos découragements se nourrissent de bien d’autres choses. Mais la littérature spirituelle chrétienne, qui abonde en récits d’expériences de découragement, propose de sages conseils, propres à nous remettre en selle. Et qui n’ont rien perdu de leur pertinence. D’abord, et je me permets ici de plagier les Exercices spirituels d’Ignace, s’interdire d’écouter l’esprit mauvais, qui attriste, met des obstacles, inquiète par de fausses raisons, et empêche d’aller de l’avant. Ensuite, ne pas s’exhorter au courage qui, selon François de Sales, n’est pas un bon antidote au découragement. Mais plutôt garder confiance, autre nom de la foi. Le monde ne sera plus comme avant ? Non. C’est vrai… Mais s’il était meilleur ?

Sophie de Villeneuve,
rédactrice en chef de Croire

Dimanche de la Divine Miséricorde

Le dimanche après Pâques est le Dimanche de la Miséricorde. C’est Saint Jean Paul II qui institua cette fête en 2000 le jour de la canonisation de Sainte Faustine. Le Christ lui avait dit « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques ».

En savoir +

Messe en direct du dimanche de la Miséricorde, 19 avril, célébrée par Mgr Nourrichard à 10h30 depuis la cathédrale d’Évreux
https://evreux.catholique.fr/…/messe-dimanche-divine-miseri…d

Sainte fête de Pâques

Chers paroissiens,

Au terme de ce triduum pascal si particulier, de ces 3 jours saints, de la célébration de la vigile et de la messe de Pâques, je viens vous retrouver pour vous souhaiter une belle et sainte fête de Pâques.

Il semble difficile de dire joyeuse Pâque….compte-tenu du climat difficile que notre pays, notre Eglise, nos familles traverse.

Cependant, ne nous laissons pas voler la joie de l’Evangile, la joie de la bonne et grande nouvelle : Le Christ est ressuscité d’entre les morts, il est notre espérance !

Je me réjouis d’avoir vu quelques drapeaux Hosanna ! pour les rameaux sur les fenêtres des maisons ou depuis ce matin, quelques Alleluia l sur les vitres et les bords de route.

Cette année, la fête de Pâques aura été visible par bon nombre de personnes….

Nous pourrons garder ces habitudes, lorsque nous sortirons de cette épreuve – que tous nous traversons-, que nous soyons malades ou en bonne santé, soignants, forces de l’ordre, enseignants, parents…

Bénédiction Urbi et Orbi : le Christ apporte au monde « la contagion de l’espérance »

« Comme une nouvelle flamme, la Bonne Nouvelle s’est allumée dans la nuit : la nuit d’un monde déjà aux prises avec des défis du moment et maintenant opprimé par la pandémie [de covid-19], qui met à dure épreuve notre grande famille humaine », a déclaré avec force le pape François ce 12 avril dans son traditionnel message pascal depuis la basilique Saint-Pierre. Il a ensuite donné la bénédiction Urbi et Orbi, « à la ville et au Monde ».

Lire la suite

Homélie du Saint Jour de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie saint jour de Pâques 12 avril 2020

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !
Ce cri, cette salutation pourrait habiter nos paroles en ce jour de joie, en cette fête de Pâques.
Oui, le Christ Jésus, arrêté par trahison, jugé injustement, crucifié est ressuscité.
Si les disciples, les soldats, les chefs des prêtres sont acteurs et donc témoins de la mise à mort de Jésus, personne n’est témoin de sa résurrection. Mais le tombeau est vide !
Comme au Cénacle où les Apôtres sont enfermés (confinés ?) par peur des juifs (Jn 20), le Seigneur ressuscité vient à nous, le Vivant entre dans le Cénacle que sont nos maisons, nos familles, nos communautés, et notre coeur, temple vivant de l’adorable Trinité (ste Thérèse de l’Enfant Jésus).

Homélie de la Vigile Pascale du Père Jérôme PAYRE

Homélie Vigile Pascale 11 avril 2020

Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples. Jésus, désire nous retrouver, nous nourrir, nous sanctifier. C’est bien d’actualité, car nous ne pouvons pas sortir, nous sommes confinés. Jésus, dans sa miséricorde, vient à nous. Nous faisons une expérience
d’enfermement par ce confinement. Peut-être pas d’esclavage, comme en Égypte, ni en prison pour tant de frères chrétiens qui sont, à cette heure, persécutés.
La crise sanitaire que nous traversons (c’est une Pâque) nous a fait lire 9 lectures et psaumes. Pas de feu nouveau ni de liturgie baptismale sinon le renouvellement de nos promesses baptismales.
Nous vivons une nuit de veille en l’honneur du Seigneur. Il passe, c’est la Pâque du Seigneur.

Homélie du Vendredi Saint du Père Jérôme PAYRE

Homélie vendredi saint 10 avril 2020

Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé (Jn 19).
En ce vendredi saint, le silence dans notre pays, nos villes, nos vies, parfois nos coeurs, à cause de cette pandémie, la souffrance et l’inquiétude de beaucoup, le ralentissement de toute activité nous
invitent à nous tourner vers le Seigneur Jésus, source de toute grâce et de tout amour.
Au pied de la croix, ce n’est pas le silence le vendredi saint. La haine, les moqueries, les injures, la souffrance, le désarroi sont présents… et pourtant, que d’amour déployé par Jésus. Jusqu’au bout,
Il nous a aimés… jusqu’au bout, jusqu’à la fin, jusqu’à l’infini…

Recevoir le Pardon de Dieu dans la situation exceptionnelle de pandémie du coronavirus

En ces jours saints, nous parvenons au terme du Carême, temps privilégié de conversion, d’ouverture du cœur pour chacun de nous. Dieu n’a pas d’autre désir que de nous manifester Sa miséricorde. Et pourtant, du fait du confinement pour limiter la propagation du Covid-19, nous ne pourrons pas cette année rencontrer un prêtre pour vivre le sacrement de la réconciliation. Comment, dans ces conditions, goûter le pardon du Seigneur, éprouver la joie de se laisser réconcilier ?

L’Eglise vous propose de vivre un chemin de contrition et de demande de pardon à Dieu avec, pour les fautes graves, « la ferme résolution de recourir le plus tôt possible à la confession sacramentelle », afin de recevoir effectivement le pardon de ses péchés.

Vous trouverez ci-joint une proposition de démarche spirituelle qui est faite par le Service de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle du diocèse de Rennes.

Que ce temps de confinement qui nous est imposé devienne un temps de retour dans la grâce divine librement choisi !

Je vous souhaite de beaux jours saints !

+ Christian NOURRICHARD

Evêque d’Evreux

Vénération de la Sainte Couronne d’épines à Notre-Dame de Paris

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, vénèrera la Sainte Couronne d’épines au coeur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, à quelques jours du 1er anniversaire de l’incendie qui a ravagé l’édifice en 2019. Mgr Michel Aupetit entrera dans la cathédrale Notre-Dame de Paris à 11h30, accompagné de Mgr Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale et de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris. Il vénèrera la Sainte Couronne d’épines, sauvée des flammes de l’incendie. Un temps de méditation suivra : des textes d’auteurs tels que Marie-Noël, Paul Claudel, Charles Peguy ou Mère Teresa seront lus par Mme Judith Chemla et par M.Philippe Torreton avec, en alternance, des pièces de musique interprétées par M. Renaud Capuçon. Un événement diffusé en direct sur BFM TV et sur KTO.

Chemin de croix

Chers paroissiens,
Comme annoncé, je vous adresse le lien pour suivre le chemin de croix avec notre évêque et un texte de chemin de croix…. Belle préparation à La grande fête de Pâques… dans la prière auprès de la croix, en pensant aux malades, aux prisonniers, aux plus faibles de notre société et aussi aux martyrs de notre temps.

Père Jérôme PAYRE

Voici le lien qui vous permettra de suivre le Chemin de Croix, en direct, avec Mgr Nourrichard : https://youtu.be/1vmCpNWVjHY

Homélie de la messe de la Cène du Pape François

« n’ayez pas peur de pardonner », Homélie de la messe de la Cène 9 04 2020

L’Eucharistie, le service, l’onction.
C’est la réalité que nous vivons aujourd’hui dans cette célébration : le Seigneur qui veut demeurer avec nous dans l’Eucharistie. Et nous devenons toujours tabernacles du Seigneur. Nous portons le Seigneur
avec nous, au point que lui-même nous dit que si nous ne mangeons pas son corps, et si nous ne buvons pas son sang, nous n’entrerons pas dans le Royaume des cieux. Mystère que celui du pain et du vin, du Seigneur avec nous, en nous, à l’intérieur de nous.
..

Homélie messe du Jeudi Saint du Père Jérôme PAYRE

Jeudi Saint 2020 – 9 avril 2020

Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi (Jn 13,1).
Avoir part avec le Christ, c’est notre joie et notre désir de chrétien : être du Christ, vivre par et pour le Christ. Le Fils bien-aimé lave les pieds de ses disciples. Tentons de comprendre, en ce jeudi saint, sans fidèle ni lavement des pieds, l’amour infini de Jésus….

Veillez et priez une heure avec le Maitre

Chers paroissiens,
ce soir, un court message pour vous inviter à m’indiquer quelle heure vous souhaitez assurer dans la nuit du jeudi au vendredi saint, ce qu’on appelle l’heure sainte. Evidemment, nous ne pourrons nous relayer à l’église Notre Dame, comme envisagé avant le confinement. je vous propose tout simplement de lire et relire les chapitres 13 à 17 dans l’Evangile de saint Jean.
Je vous redis ma proximité dans la prière et vous remercie pour les nouvelles que vous me donnez, cela nourrit ma prière et de vous retrouver d’une manière limitée certes mais réelle. Belle soirée, dans l’attente de votre retour d’horaire

Père Jérôme PAYRE

perejeromepayre@gmail.com

St Bonaventure, évêque et docteur de l’Église, 1221 – 14 juillet 1274.

Né en Toscane, Giovanni da Fidanza fut guérit par François d’Assise, qui le nomma Buona Ventura. Fils spirituel de saint François d’Assise, ministre général de l’Ordre des Mineurs, Bonaventure de Bagnorea fut aussi un théologien d’une rare profondeur. À l’école de saint Augustin, il scruta et enseigna “l’Itinéraire de l’âme vers Dieu”. Devenu cardinal-évêque d’Ostie, il mourut au concile de Lyon. Saint Bonaventure est Docteur de l’Eglise. Il écrira de nombreux ouvrages mystiques et restera célèbre pour son “Histoire de saint François” et son “Apologie des pauvres”. Il est enterré à Lyon.

 

Jean de Fidanza naquit à Bagnorea (actuel Bagnoregio près de Viterbe) en Toscane, en 1221 de Giovanni da Fidanza et de Maria Ritella. Honorius III étant pape, Frédéric II Hohenstaufen empereur et Philippe-Auguste roi de France.

A quatre ans une grave maladie le conduisit aux portes du tombeau. Désespérée, sa mère courut le porter à saint François, en promettant de le consacrer à Dieu dans son Ordre s’il guérissait. Le Saint, touché de compassion, prit l’enfant dans ses bras, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la miséricorde divine le comblerait, et animé d’un esprit prophétique, il s’écria : « 0 buona ventura , 0 la bonne rencontre ! » D’où le nom de Bonaventure qui lui est resté.

 

Quand Bonaventure atteignit sa dix-septième année, il exécuta le vœu de sa mère et entra dans l’Ordre Franciscain. Ses talents naturels déterminèrent ses supérieurs à l’envoyer étudier à l’Université de Paris, où il eut pour maître le célèbre Alexandre de Halès, surnommé le « Doc­teur irréfragable ». Il y rencontra un condisciple appelé à la plus grande célébrité, Thomas d’Aquin, avec lequel il se lia d’une étroite amitié. Cette amitié sembla faire revivre celle de saint Grégoire de Nazianze et de saint Basile.

Bonaventure passa, sans interruption et avec le plus prodigieux suc­cès, des rudiments de la philosophie à ce que la théologie a de plus pro­fond ; et bientôt l’Ecole retentit de ses louanges.

 

Se souvenant qu’il n’avait pas reçu l’onction sacerdotale pour lui seul, mais avant tout pour les âmes, Bonaventure voulut commencer à travailler à la vigne du Père de famille, et obtint d’être chargé d’annoncer la parole de Dieu pendant quelque temps. Ses supérieurs lui confièrent ensuite une chaire dans les écoles de l’Ordre. Puis, à trente-trois ans, il fut appelé à enseigner à la Sorbonne. Il y expliqua le « Maître des sen­tences » avec tant de succès qu’on l’aurait pris pour l’auteur, plutôt que l’interprète.

Un jour, Thomas d’Aquin lui demanda dans quels livres il puisait son admirable doctrine ; Bonaventure, montrant son crucifix, lui répondit : « Voilà l’unique source de ma doctrine ; c’est dans ses plaies que je puise mes lumières. » C’est à juste titre qu’il a été appelé le « Doc­teur séraphique » ; tant ses leçons portaient dans les cœurs le feu de l’amour divin. De si précieuses qualités lui valurent de prêcher devant la cour, avec la confiance et l’ami­tié du saint roi Louis IX. (Pour qui il composera un Office de la Passion)

 

L’Ordre des Frères Mineurs souffrait alors de dissensions intestines assez graves. Pour y porter remède le pape Alexandre IV ordonna la tenue d’un Chapitre général à Rome. Le Général de l’Ordre s’y démit de ses fonctions et reçut mandat de se choisir lui-même son successeur. Son choix porta sur le Frère Bonaventure. Grâce à la sage conduite du nou­veau Général, la tranquillité revint bientôt dans les esprits, ce qui permit à Bonaventure de quitter Rome et de reprendre le chemin de Paris. Ce fut à cette époque qu’il entreprit d’écrire la vie de saint François ; il s’y consacra avec une ardeur incroyable. Thomas d’Aquin, venu un jour lui rendre visite, l’aperçut, la porte entr’ouverte, tout hors de lui-même. Pénétré de respect, il se retira en disant : « Laissons un saint travailler à la vie d’un saint. »

 

Le pape Clément IV, désireux de récompenser son mérite, l’avait nommé archevêque d’York (1265) ; mais l’humble franciscain présenta tant d’objections que le pape consentit à annuler sa nomination.

A la mort de Clément IV, les cardinaux furent plus de deux ans sans pouvoir lui donner un successeur. Ce ne fut que grâce à l’intervention de Bona­venture que Grégoire X fut enfin élu (1271) : Après l’élection il alla reprendre son enseignement à Paris.

Mais, bientôt en 1273, le pape Grégoire X le nomma Cardinal et évê­que d’Albano. Les légats qui lui apportèrent le chapeau de cardinal le rencontrèrent à Florence, au moment où l’humble religieux était occupé à laver la vaisselle avec plusieurs autres frères. Il pria les légats de lui permettre d’achever son travail, et de suspendre à un arbre le chapeau qu’il ne pouvait décemment recevoir de leurs mains.

 

En 1274 fut convoqué le Ile Concile général de Lyon, pour l’union des Grecs et des Latins. Le pape ordonna à Bonaventure de s’y rendre. Le saint cardinal, par son labeur opiniâtre et sa science ne tarda pas à se montrer l’âme du concile, préparant les matières à traiter, démolissant les objections et les subtilités des ambassadeurs grecs. Nonobstant son état de santé déplorable, il fit le discours d’ouverture, et eut encore la consolation d’assister à la quatrième session, au cours de laquelle les Grecs abjurèrent solennellement le schisme.

Ce fut la fin. Il ne restait plus à Bonaventure qu’à aller recevoir la juste récompense due au bon serviteur. La mort le surprit en quelque sorte les armes à la main, le 15 juillet 1274. Il n’avait que cinquante-trois ans.

 

En apprenant cette mort le. pape Grégoire X s’écria : « Cecidit co­lumna christianitatis ! Une colonne de la chrétienté s’est écroulée ! »

Ses funérailles furent un triomphe, et, avec le Pape, y prit part l’assemblée tout entière. L’oraison funèbre fut faite par le cardinal Pierre de Tarantaise, le futur Innocent V, qui commença par ces paroles de David : Doleo super te, frater mi, Ionatha 

 

Epilogue

Selon son secrétaire, Pérégrin de Bologne, il aurait été empoisonné. Il est inhumé dans l’église franciscaine de Lyon aujourd’hui nommée église Saint Bonaventure. Son oraison funèbre fut prononcée par son ami, le dominicain Pierre de Tarantaise, futur Innovent V, sur le thème “Elle est tombée la colonne de l’Église”.

Quand, en 1434, ses restes sont transférés dans une nouvelle église dédiée à François d’Assise, le tombeau est ouvert. Sa tête aurait alors été trouvée dans un parfait état de conservation, ce qui favorise grandement la cause de sa canonisation.

Sixte IV, pape franciscain, canonisant saint Bonaventure le 14 avril 1482, ordonna que sa fête, dans la basilique des Saints-Apôtres à Rome (desservie par les Franciscains conventuels), serait considérée comme une solennité du Sacré Palais Apostolique. Plus tard on dédia au Saint une église et un couvent sur le Palatin.

En 1562 ses restes furent brûlés par des Calvinistes fanatiques. Seule sa tête a été sauvée.

 

Sixte Quint le proclame docteur de l’Eglise en 1587.

Grégoire X étant pape, Rodolphe Ier empereur d’Allemagne et Philippe III roi de France.

 

« Saint Bonaventure est unique par sa sainteté, par l’éminence de son savoir et de son éloquence, par sa conduite tout à fait remarquable, par son cœur plein de charité, par l’attrait de son commerce : bienveillant, affable, pieux, charitable, riche en vertus, aimé de Dieu et des hommes… Le Seigneur l’avait comblé de mérites si aimables que quiconque le voyait se sentait aussitôt le cœur saisi d’amour ». C’est ainsi que termine son rapport sur lui l’auteur des actes du Concile de Lyon.

 

 

Il est souvent représenté en évêque ou en costume franciscain : robe brune avec une ceinture de corde à trois nœuds, mais avec la chapeau de cardinal, parfois recevant un chapelet de la sainte Vierge Marie

 

* * *

 

Hommes savants, sans l’amour de Notre-Seigneur, votre science n’est que vanité.

 

 

Pour la recherche spirituelle, la nature ne peut rien et la méthode peu de choses. Il faut accorder peu à la recherche et beaucoup à l’action. Peu à la langue et le plus possible à la joie intérieure. Peu aux discours et aux livres et tout au don de Dieu, c’est-à-dire au Saint-Esprit. Peu ou rien à la créature et tout à l’Etre créateur : Père, Fils et Saint-Esprit.

 

C’est cette faveur secrète que nul ne connaît s’il ne la reçoit et que nul ne reçoit s’il ne la désire, et que nul ne désire si ce n’est celui qui est enflammé jusqu’au fond des entrailles par le feu du Saint-Esprit, que Jésus-Christ a porté sur cette terre.

 

 

Qu’est-ce qu’un Docteur de l’Église ?

 

Déjà les contemporains unirent Thomas et Bonaventure dans un même sentiment de vive admiration. Après leur mort, leur culte est encore également uni, et Dante, dans son Paradis, met ses plus beaux chants sur les lèvres de l’Aquinate et sur celles de Jean Fidanza de Bagnoreggio, appelé par la suite Bona Ventura.

Et pourtant, ces deux éminents docteurs, qui ont entre eux tant de points de contact, diffèrent profondément l’un de l’autre par ailleurs. Thomas demeura toute sa vie l’homme de l’enseignement scolastique et de la paisible spéculation ; tandis que Bonaventure accuse une force plus vive de sentiment, et se livre avec succès à l’action et au gouvernement des peuples.

 

La place occupée par cet humble fils de saint François, parmi les docteurs de l’Église, est celle d’un astre lumineux de suprême grandeur. Tout l’édifice de la théologie scolastique atteint en effet son sommet en saint Thomas et en saint Bonaventure, après lesquels l’École ne fera guère autre chose que suivre, expliquer et défendre leurs positions. Après ce hardi mouvement ascensionnel sur les cimes les plus inaccessibles de la métaphysique chrétienne et de la théologie révélée, les disciples du Docteur angélique et du Docteur séraphique consacreront une bonne partie de leurs énergies à maintenir le dépôt sacré à eux confié.

L’Église a donné ce titre de Docteur aux saints qui se sont distingués dans l’Église de Dieu par leur enseignement et par leurs écrits. Pour l’obtenir, il ne suffit pas que le personnage en question possède l’érudition théorique, mais il faut aussi qu’il enseigne la science pratique de la vie ; il doit être un « Doctor vitae = un docteur de la vie »

L’Église pense aussi que les docteurs reçoivent au ciel, comme les vierges, une marque spéciale de gloire. Elle les honore à la messe par le Credo

Que nous apprend donc le Docteur ? Deux choses : à enseigner et à écouter. De même qu’il y a un sacerdoce général, de même l’on peut parler pour tous les fidèles de la mission d’enseigner. Sans doute les évêques seuls appartiennent à l’Église enseignante ; prêtres et laïcs font partie de l’Église enseignée. Cependant le laïc a souvent l’occasion et même le devoir d’enseigner : la mère est la catéchiste naturelle de ses enfants, et pourtant l’on voit rarement cette importante mission bien remplie par la mère. Il y a aussi un noble service à rendre à ses amis, qui consiste à les instruire par la parole ou par la plume. Aujourd’hui surtout beaucoup de laïcs doivent suppléer au manque de prêtres comme maîtres et comme guides dans les cercles et associations liturgiques.

D’autre part, au devoir d’enseigner chez le docteur de l’Église correspond chez le fidèle le devoir d’écouter avec docilité et bonne volonté. Voyons si nous avons à un degré suffisant le souci de faire progresser notre instruction religieuse. Allons-nous écouter les prédicateurs ? Lisons-nous des livres de spiritualité capables de nous instruire ? Connaissons-nous la Sainte Écriture ? Le chrétien cultivé devrait lire aussi quelques ouvrages des Pères et des Docteurs de l’Église.

 

 

L’itinéraire de l’âme vers Dieu

Le Christ est le chemin et la porte, l’échelle et le véhicule ; il est le propitiatoire posé sur l’arche de Dieu et le mystère caché depuis le commencement.

Celui qui tourne résolument et pleinement ses yeux vers le Christ en le regardant suspendu à la croix, avec foi, espérance et charité, dévotion, admiration, exultation, reconnaissance, louange et jubilation, celui-là célèbre la Paque avec lui, c’est-à-dire qu’il se met en route pour traverser la mer Rouge grâce au bâton de la croix. Quittant l’Égypte, il entre au désert pour y goûter la manne cachée et reposer avec le Christ au tombeau, comme mort extérieurement mais expérimentant dans la mesure où le permet l’état de voyageur ce qui a été dit sur la croix au larron compagnon du Christ : « Aujourd’hui avec moi tu seras dans le paradis. »

En cette traversée, si l’on veut être parfait, il importe de laisser là toute spéculation intellectuelle. Toute la pointe du désir doit être transportée et transformée en Dieu. Voilà le secret des secrets, que « personne ne connaît sauf celui qui le reçoit », que nul ne reçoit sauf celui qui le désire, et que nul ne désire, sinon celui qui au plus profond est enflammé par l’Esprit Saint que le Christ a envoyé sur la terre. Et c’est pourquoi l’Apôtre dit que cette mystérieuse sagesse est révélée par l’Esprit Saint.

Si tu cherches comment cela se produit, interroge la grâce et non le savoir, ton aspiration profonde et non pas ton intellect, le gémissement de ta prière et non ta passion pour la lecture ; interroge l’Époux et non le professeur, Dieu et non l’homme, l’obscurité et non la clarté ; non point ce qui luit mais le feu qui embrase tout l’être et le transporte en Dieu avec une onction sublime et un élan plein d’ardeur. Ce feu est en réalité Dieu lui-même dont « la fournaise est à Jérusalem. » C’est le Christ qui l’a allumé dans la ferveur brûlante de sa Passion. Et seul peut le percevoir celui qui dit avec Job : « Mon âme a choisi le gibet, et mes os, la mort. » Celui qui aime cette mort de la croix peut voir Dieu ; car elle ne laisse aucun doute, cette parole de vérité : « L’homme ne peut me voir et vivre. »

Mourons donc, entrons dans l’obscurité, imposons silence à nos soucis, à nos convoitises et à notre imagination. Passons avec le Christ crucifié de ce monde au Père. Et quand le Père se sera manifesté, disons avec Philippe : « Cela nous suffit » ; écoutons avec Paul : « Ma grâce te suffit » ; exultons en disant avec David : « Ma chair et mon cœur peuvent défaillir : le roc de mon cœur et mon héritage, c’est Dieu pour toujours. Béni soit le Seigneur pour l’éternité, et que tout le peuple réponde : Amen, amen ! »

St Bonaventure

 

 

Transpercez mon âme, très doux Seigneur Jésus, dans tout ce qu’elle a de plus profond et de plus intime ; transpercez-la du dard tout suave et tout salutaire de votre amour, de ce dard de la véritable et pure charité, de cette charité très sainte qu’a eue votre apôtre saint Jean ; en sorte que mon âme languisse et se fonde sans cesse d’amour et de désir pour vous seul. Qu’elle soupire après vous et se sente défaillir à la pensée de vos tabernacles ; qu’elle n’aspire qu’à sa délivrance et à son union avec vous. Faites que mon âme ait faim de vous qui êtes le pain des anges, aliment des âmes saintes, notre pain quotidien supersubstantiel ayant en lui toute douceur et toute suavité délectable.

ô vous que le désir des anges est de contempler, puisse mon cœur être toujours affamé et toujours se nourrir de vous, mon âme être remplie jusque dans ses profondeurs de la suavité de vos délices. Que mon cœur ait toujours soif de vous, source de vie, source de sagesse et de science, source d’éternelle lumière, torrent de délices, abondance de la maison de Dieu. Qu’il n’aspire jamais qu’à vous, ne cherche et ne trouve que vous ; qu’il tende vers vous et parvienne jusqu’à vous ; qu’il ne pense qu’à vous, ne parle que de vous, et qu’il accomplisse toutes choses pour l’honneur et la gloire de votre nom, avec humilité et discernement, avec amour et plaisir, avec facilité et affection, avec persévérance jusqu’à la fin. Soyez toujours mon seul espoir et toute ma confiance, mes richesses et mes délices, mon plaisir et ma joie, mon repos et ma tranquillité, ma paix et ma suavité, mon parfum et ma douceur, ma nourriture et ma force, mon refuge et mon secours, ma sagesse et mon partage, mon bien et mon trésor. Qu’en vous seul, mon esprit et mon cœur soient à jamais fixés, affermis et inébranlablement enracinés. Amen.

 

 

Accorde-nous, Dieu tout-puissant, tandis que nous célé­brons l’anniversaire de saint Bonaventure, de mettre à profit les richesses de son enseignement, et de prendre en exemple sa brûlante charité.

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