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Messes du 22 au 28 juin 2020

Lundi 22 juin – S. Paulin de Nole, évêque,
S. Jean Fisher, évêque et S. Thomas More, martyrs

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Mardi 23 juin – De la Férie

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Mercredi 24 juin – Nativité de Saint Jean Baptiste

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Jeudi 25 juin – De la Férie

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Vendredi 26 juin – De la férie

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Samedi 27 juin – S. Cyrille d’Alexandrie, évêque et docteur de l’Eglise

Parking abbaye St Nicolas à 16:00 – Rencontre des jeunes de 8 à 15 ans

Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 28 juin – 13ème dimanche du Temps Ordinaire

Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 15 au 21 juin 2020

Lundi 15 juin – De la Férie

Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mardi 16 juin – De la Férie

Messe à l’église de Rugles à 18:30

Mercredi 17 juin – De la Férie

Presbytère de Rugles de 10:00 à 12:00 – Inscriptions & Ré-inscriptions pour le catéchisme

Messe à l’église de Rugles à 18:30

Jeudi 18 juin – De la Férie

Messe à l’église de la Madeleine à 9:00

Vendredi 19 juin – Sacré-Cœur de Jésus

Messe à l’église de la Madeleine à 10:30 avec l’école St Nicolas

Samedi 20 juin – Le Cœur immaculé de Marie

Messe à l’église de la Madeleine à 9:00

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 21 juin – 12ème dimanche du Temps Ordinaire

Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Du 8 au 10 juin : Assemblée plénière des évêques de France en visioconférence

Du 8 au 10 juin 2020 se tiendra une Assemblée plénière des évêques de France en visioconférence. Les évêques se réuniront chaque jour de 10h à 12h puis de 15h à 17h.

Les évêques échangeront sur l’actualité de la COVID-19, le confinement et ses suites. Ils poursuivront leur réflexion sur « Paroisses et Territoires ». Ils approfondiront aussi leurs échanges et leur réflexion sur la lutte contre la pédophilie. Leur seront présentées les perspectives financières dont ils débattront.

Cette Assemblée plénière sera aussi l’occasion de votes et d’élections. Elle s’achèvera le mercredi 10 juin par le discours de clôture de Mgr Éric de Moulins-Beaufort (Président de la CEF) à 16h30, retransmis en direct sur KTO…Suite

Assemblée plénière de juin 2020

J’ai testé pour vous. A Rugles, dans l’Eure, la première messe post-confinement à l’église Saint-Germain

Trente-deux fidèles ont fait le déplacement à Rugles (Eure) pour cette première messe d’après-confinement. Comment cela s’est-il passé ? Reportage dans l’église Saint-Germain.

Privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19, les paroissiens de la communauté Saint-Germain ont pu assister, masqués, à la messe de la Pentecôte. Une messe forcément particulière à Rugles (Eure) célébrée par le père Floribert, le samedi 30 mai 2020, en fin de journée.

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Le Réveil

Messes : Consignes (rappel)

Les règles sanitaires à respecter sont : masque obligatoire, distance entre les chaises (sauf pour les familles avec enfants), gel pour se laver les mains en entrant (il y en aura un peu de disponibles pour ceux qui auraient oublié le leur), sens de circulation dans l’église imposé, feuille de chants à télécharger ou à imprimer chez soi)

La lettre de Mgr de Moulins-Beaufort au président de la République

Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France (CEF) et évêque de Reims publie le 3 juin une lettre au président de la République dans laquelle il livre quelques réflexions pour la période post Covid-19.

« Une épidémie a valeur d’avertissement ». Ce mercredi 3 juin, Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France (CEF) et évêque de Reims, publie en son nom Le matin, sème ton grain, un livre d’une soixantaine de pages sous la forme d’une longue lettre. Il s’agit en réalité d’une réponse à l’invitation d’Emmanuel Macron qui avait encouragé les cultes au début du confinement à partager leurs réflexions sur la crise sanitaire.

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Annonces de la semaine

Chers paroissiens,
Nous avons eu la joie de nous retrouver à la messe, pour célébrer la Pentecôte, fête du don de l’Esprit saint. Je vous adresse ce soir l’homélie de notre pape et sa prière conclusive à l’Esprit saint.
Je tiens à vous remercier pour la discipline et la qualité de la prière, malgré les contraintes de masques, de gel, de chants…
Il est possible de reprendre quelques activités… je vous les présente pour les jours qui viennent. Notamment, les (ré) inscriptions du catéchisme.
Évidemment, certains rassemblements ou projets sont repoussés, décalés, voire sérieusement compromis. L’Esprit saint nous est donné pour suivre Jésus et servir l’Eglise, en annonçant la joie de l’Evangile….

Homélie de la Solennité de la Pentecôte du Père Jérôme PAYRE

Homélie Solennité de la Pentecôte – 30-31 mai 2020

“Viens Esprit Saint ! Emplis le coeur de tes fidèles ! Allume en eux le feu de ton Amour”.
Nous appelons l’Esprit Saint. Par son Esprit saint, Jésus renouvelle la vie des disciples de tous les temps à la Pentecôte, anniversaire liturgique de notre confirmation. “L’Église naît du feu de l’Amour et d’un incendie qui éclate à la Pentecôte (François, AG 19/06/2019). Ce Feu de Dieu brûle nos coeurs (prière), l’Eglise (sacrements), ce feu d’amour brûle ste Jeanne d’Arc (Jésus)…

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

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Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Saint Jean-Baptiste de la Salle, fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes.

30 avril 1651 à Reims – 7 avril 1719 à Rouen.

Jean Baptiste de la Salle est un ecclésiastique français et un innovateur dans le domaine de la pédagogie, qui a consacré sa vie à éduquer les enfants pauvres. Il sera canonisé en 1900.

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Jean-Baptiste de La Salle naquit à Reims au Manoir de Saint-Yon, le 30 avril 1651, premier né de sept enfants, de Louis de La Salle, conseiller au présidial de Reims et de Nicole de Moët de Brouillet..

Son père le destine à une carrière juridique, mais Jean se sent la vocation religieuse, il se destine à la prêtrise. Selon l’usage de l’époque, ses parents lui firent recevoir la tonsure à onze ans et occuper une stalle de chanoine à dix-sept le 7 janvier 1667.

Formé à la Sorbonne et au séminaire de Saint Sulpice à Paris, dont la spiritualité le marque profondément, et est ordonné prêtre le 9 avril 1678. En 1680 ses études achevées, il voulut les couronner par le bonnet de docteur en Sorbonne.

De retour dans sa ville natale, on lui confie la fondation d’écoles paroissiales pour enfants pauvres. Dès 1679, il rencontre Adrien Nyel et fonde pour les pauvres une école gratuite et en 1681, il loge chez lui certains instituteurs pauvres. La mort presque simultanée de son père et de sa mère l’obligea, après un an et demi, à rentrer à Reims pour y remplir ses devoirs de chef de famille.

En attendant de prendre une décision ferme sur son avenir, Jean­-Baptiste se lia d’amitié avec un pieux chanoine, nommé Nicolas Roland, directeur des Ecoles du Saint Enfant-Jésus fondées par le P. Barré, Minime. Malheureusement, la mort lui ravit prématurément ce pieux mentor. Toutefois, avant de mourir, en guise de testament, il légua à son ami la charge des écoles charitables du P. Barré et lui fit promettre d’en poursuivre l’épanouissement. Jean-Baptiste accepta généreusement cette mission et se trouva ainsi engagé, sans le savoir, à achever l’œuvre du P. Barré ; il y trouva sa véritable vocation.

Jean-Baptiste de La Salle se mit résolument à l’œuvre, et ne se laissera plus arrêter par aucune des nombreuses difficultés qu’il rencon­trera sur son chemin.

Tout d’abord il fallait nécessairement cohabiter avec ses maîtres improvisés qu’il était obligé d’employer aux écoles, et que son orgueil avait jusque là mis au-dessous de son valet ; lui-même en fera l’aveu. Les diriger de loin et par des intermédiaires, c’était courir à un échec, rien ne pouvant remplacer l’œil et la main du maître. Ce sacrifice, Jean­-Baptiste de La Salle l’accomplit cependant, au grand scandale de toute la haute société de Reims, et surtout de toute sa parenté.

Ce premier obstacle franchi, ce furent ces mêmes collaborateurs qui se mutinèrent, sous prétexte qu’ils gaspillaient leur jeunesse dans une entreprise qui n’était pas viable : « Que deviendrons-nous, disaient-ils entre eux, si le Père vient à nous quitter, ou si la mort l’enlève ; si chacun de nous avait comme lui un bon canonicat ou un riche patri­moine, nous parlerions aussi éloquemment que lui sur l’abandon à la Providence ». Dès que le saint fondateur connut ces propos, il alla à Paris demander conseil au vénérable P. Barré. Sans hésiter, le rude Minime lui conseilla de résigner son canonicat et de se défaire de son patrimoine. M. de La Salle s’exécuta aussitôt : malgré l’avis de l’archevêque, il résigna son canonicat, non à son frère, mais à un étranger, vendit tous ses biens et en distribua le prix aux affamés.

Par la suite, il ouvre des écoles professionnelles, des écoles du dimanche, des maisons d’éducation pour les enfants des rues. Beaucoup s’opposent à la fondation des frères des Écoles chrétiennes mais Jean-Baptiste de la Salle insiste et va jusqu’au bout de son projet.

Il s’aperçoit alors que ce qui manque le plus aux enfants ce sont des maîtres de valeur. Il recrute donc de jeunes maîtres auxquels il propose une forme de vie consacrée à Dieu qui leur laisserait cependant leur caractère laïque. À leur intention, il rédige une sorte de règle dans cet esprit. Ainsi se forme le noyau du futur Institut des Frères des Écoles chrétiennes, voué à l’instruction et à l’éducation des enfants des milieux populaires. Pour la formation à la fois spirituelle et pédagogique des frères, il crée en 1692 à Vaugirard le premier noviciat et en 1698 achève de mettre au point les règles de la Congrégation.

En 1685, il fonde à Reims un séminaire qui constitue une véritable école normale d’instituteurs, innovation qui n’a pas alors d’équivalent, en dehors de la formation assurée à leurs religieux par les Jésuites pour l’enseignement des milieux plus aisés. En 1688, appelés à Paris par le curé de Saint-Sulpice, il ouvre les premières écoles à Paris, la première au 12 rue Princesse dans le VIe arrondissement, où il vient s’installer et y transférèrent le centre de la Congrégation naissante.

Les succès des nouveaux instituteurs soulevèrent une violente tempête de la part de la corporation des maîtres d’école qui crurent leur gagne-pain compromis. Mettant en pratique le conseil de l’Evangile : « Quand on vous persécute dans une ville, fuyez dans une autre », Jean­-Baptiste de La Salle transporta son noviciat de Vaugirard au faubourg Saint-Antoine. L’autorité religieuse se mit bientôt de la partie : il arriva qu’un grand-vicaire de l’archevêque fut chargé de nommer un autre supérieur à la place de M. de La Salle ; et on vit même le curé de Saint­-Sulpice refuser de verser à la communauté, tant qu’il la gouvernerait, la pension qu’il s’était engagé à lui payer, sous prétexte que l’école paroissiale ne pouvait admettre d’autre autorité que celle du curé. Cette doctrine trouva de l’écho jusque chez les disciples du fondateur: à Mende, les Frères se déclarèrent indépendants et trouvèrent un appui auprès de l’évêque et des magistrats.

Appelé à Rouen en 1705 par l’archevêque Mgr Colbert, il ouvre un pensionnat à Saint-Yon[1 ]et y fait venir, en 1714, le noviciat de Paris. Là encore, la. contradiction suivit M. de La Salle, sans le décou­rager jamais. Ses Frères y eurent à essuyer les pires outrages et à endurer le froid et la faim. Et, pour finir, l’archevêque de Rouen privait le saint prêtre déjà sur son lit de mort, de tout pouvoir spirituel.

M. Bourdoise disait alors : « Quand tout le monde se soulève contre vous en quelque affaire de Dieu, allez hardiment, c’est une marque que vous réussirez ». C’est la conduite tenue par Jean-Baptiste de La Salle ; et c’est dans ces conjonctures que son Institut grandit et se développa au point de devenir ce grand arbre, à l’ombre duquel se reposent les oiseaux du ciel.

Le saint fondateur termina sa longue et laborieuse carrière à Rouen, le Vendredi-Saint 7 avril, 1719, à l’âge de 68 ans.

Il est inhumé dans une chapelle de l’église Saint Sever. En 1734, son corps est ramené à Saint-Yon dans la chapelle de son pensionnat, puis en 1835 dans celle de l’École normale de Rouen. Ses restes sont ensuite placés, en 1888, à l’occasion de sa béatification, dans la chapelle du Pensionnat Jean-Baptiste de La Salle toujours à Rouen. Cependant, à la suite des persécutions anticléricales du début du XXe siècle[][], les restes sont déplacés à Lembeek en Belgique le 29 juin 1906 puis à Rome le 25 janvier 1937, où ils sont toujours conservés par la Maison-Mère de l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes.

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Epilogue

Son procès de béatification commença en 1835 et, le 8 mai 1840, il fut déclaré vénérable. Il a été proclamé bienheureux le 19 février 1888[ ]et canonisé le 24 mai 1900 par Léon XIII[]. Sa fête est fixée au 7 avril.

En 1937 ses reliques ont été transférées à Rome.

Le 15 mai 1950, le pape Pie XII fit de lui le « patron de tous les éducateurs chrétiens ».

Deux innovations sont à noter : la leçon n’est pas donnée individuellement mais dans une classe et l’on apprend à lire en français et non en latin. Ces nouveautés ont bouleversé la pédagogie en France.

Il est le premier à avoir mis en place des centres de formation pour les professeurs, des écoles d’apprentissage pour les délinquants, des écoles techniques, et des écoles secondaires pour les langues modernes, les arts et les sciences.

 
Son oeuvre s’est répandue très rapidement en France, et après sa mort, à travers tout le monde. Jean-Baptiste de La Salle a montré comment enseigner et s’occuper des jeunes, comment faire face au manque et à la faiblesse avec compassion, comment soutenir, affirmer et guérir.

Aujourd’hui, des écoles lasalliennes existent dans 80 pays autour du monde.

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Pour faire une école qui soit utile au Christianisme, il faudrait avoir des maîtres qui travaillassent à cet emploi en parfaits chrétiens, et non en mercenaires, regardant cet office comme un chétif métier, inventé pour avoir du pain … S’employer à former de tels maîtres, c’est une œuvre sans doute plus utile à l’Eglise et plus méritoire que de prêcher toute sa vie dans les chaires les plus considérables des meilleures villes du Royaume. Adrien Bourdoise, fondateur du séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet au 17e siècle.

Pour une transfiguration intérieure

Quoique la fin que s’est proposée le Fils de Dieu en venant en ce monde ait été d’y souffrir pour nous, il a cependant voulu faire paraître, pendant peu de temps et comme en passant, quelques rayons de sa gloire à trois de ses Apôtres. Il les mena, pour ce sujet dans un lieu écarté, sur une haute montagne (cf. Mc 9, 1), où d’abord il s’appliqua à la prière ; et, pendant qu’il priait, il fut transfiguré en leur présence : son visage devint alors brillant comme le soleil, et ses habits parurent tout écla­tants de lumière et blancs comme la neige. Saint Pierre qui était présent à ce mystère, rendant témoignage de ce qu’il avait vu, dit : Nous avons été nous-mêmes les spectateurs de la majesté de Jésus Christ ; car il reçut de Dieu le Père un témoignage d’honneur et de gloire lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne ; Moïse même et Elie s’y trouvèrent et se joignirent à lui, pour lui faire honneur. Jésus Christ alors ne fut transfiguré que parce que, possédant toujours la gloire au-dedans de lui-même, ce changement qui paraissait en lui ne pouvait être qu’à l’extérieur. Il n’en est pas de même à notre égard; car il est nécessaire que ce chan­gement qui se doit faire en nous, soit dans J’intérieur, et que nous soyons tout à fait transformés par la lumière et la plénitude de la grâce et par la possession de l’Esprit de Dieu.

St Jean Baptiste de la Salle

Contact rapide

Paroisse Sainte Marie du Pays de Verneuil

Communauté de Saint-Germain de Rugles 

Communauté de Verneuil sur Avre 

Communauté des Six Clochers – Bienheureuse Euphrasie Brard 

Centre paroissial BETHLEEM