Messes du 1 au 7 juin 2020

Lundi 1 juin – Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église

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Mardi 2 juin – S. Marcellin et S. Pierre, martyrs

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Mercredi 3 juin – S. Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs

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Jeudi 4 juin– De la Férie

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Vendredi 5 juin – S. Boniface, évêque et martyr

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Samedi 6 juin – S. Norbert, évêque

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 7 juin – Sainte Trinité

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Homélie de la Solennité de la Pentecôte du Père Jérôme PAYRE

Homélie Solennité de la Pentecôte – 30-31 mai 2020

“Viens Esprit Saint ! Emplis le coeur de tes fidèles ! Allume en eux le feu de ton Amour”.
Nous appelons l’Esprit Saint. Par son Esprit saint, Jésus renouvelle la vie des disciples de tous les temps à la Pentecôte, anniversaire liturgique de notre confirmation. “L’Église naît du feu de l’Amour et d’un incendie qui éclate à la Pentecôte (François, AG 19/06/2019). Ce Feu de Dieu brûle nos coeurs (prière), l’Eglise (sacrements), ce feu d’amour brûle ste Jeanne d’Arc (Jésus)…

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

Lire l’article

Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Saint Benoît-Joseph Labre, 25 mai 1748 à Amettes – 16 avril 1783 à Rome,

Après avoir vainement essayé de se faire à la vie des Chartreux et à celle des Trappistes, saint Benoît-Joseph Labre choisit, comme expression de la volonté de Dieu à son égard, la vocation de pèlerin. Il parcourut en pauvre et en pèlerin de Dieu les grand-routes de nos pays, portant partout le témoignage de l’humilité la plus grande et de la plus totale abnégation. Il aimait surtout Rome, Lorette et Assise. Souvent, il fut regardé comme un fou, et fut le jouet des enfants et de la populace.

Elle est impressionnante cette vie de Benoît-Joseph, aîné de quinze frères et sœurs, originaire du Pas-de-Calais, refusé par les couvents de chartreux et les trappistes.

Vie de mendicité et d’errance, il va de sanctuaires en pèlerinages. Rome devient son port d’attache et les ruines du Colisée son abri. Quand on l’écoute, ses paroles sont sages et souvent prémonitoires. Les miracles se multiplient sur son passage odorant. Passant ses journées dans les églises, il trouve le moyen de distribuer à d’autres clochards ce qu’on lui donne à manger. Il meurt, à 35 ans, près de l’église Santa Maria ai Monti, le mercredi saint 1783. Il est le patron de tous les vagabonds, des célibataires, des mendiants, des sans-logis, des pèlerins et des personnes inadaptées.

« Notre cœur doit être de feu pour Dieu,

« de chair pour le prochain,

« de bronze pour nous-mêmes ».

Voici l’histoire du vagabond de Dieu

Benoît-Joseph Labre, aîné d’une famille de quinze enfants, naquit le 25 mai 1748, à Amettes, diocèse de Saint-Omer dans le Pas-de-Calais. Nourri de l’esprit de foi au sein d’une famille éminemment chrétienne, il manifesta de bonne heure une grande piété et un extraordinaire attrait pour la mortification. A douze ans, il fut confié à son oncle, curé d’Erin, afin de commencer ses études auprès de lui, en vue du sacerdoce. Une épidémie de typhus emporta son oncle (1766). Après la mort de son oncle, Benoît-Joseph passa chez son oncle maternel, vicaire de Conteville, où il ne fit que grandir dans la mortification et la prière. Son attrait était toujours vers le Saint-Sacrement devant lequel il s’abîmait des heures entières en contemplation. Il y avait longtemps que Benoît-Joseph aspirait à une vie plus parfaite : ” Être prêtre est bien beau, disait-il ; mais j’ai peur de me perdre en sauvant les autres.”

Il finit par vaincre les résistances de ses parents et entra chez les Chartreux, espérant y trouver sa voie définitive.

Il commença alors cette série d’aventures qui manifestèrent à la fois sa constance à chercher la voie de la perfection, et les desseins parti­culiers de la Providence sur lui.

Il frappa d’abord à la porte de la Char­treuse du Val-Sainte-Aldegonde, diocèse de Saint-Omer ; le couvent étant trop pauvre, on ne put le recevoir. Il se présenta alors à la Chartreuse de Neuville (Montreuil-sur-Mer) : il n’y fut pas agréé, faute de savoir le chant et la dialectique. Toutefois, il s’y représenta, muni de recommandations, et fut admis, mais pour être renvoyé peu après. Benoît s’adressa ensuite aux Trappistes de Mortagne, mais ne fut pas accepté faute de santé suffisante.

Pour la troisième fois, il alla frapper à la porte de la Chartreuse de Neuville ; il y fut reçu et remercié après un essai de trois mois.

Enfin, il se dirige vers la Trappe de Sept-Fonds, où il est admis ; mais n’y trouve que peines d’esprit, maladie et certitude de ne pas être appelé à ce genre de vie.

La folle aventure de Benoît-Joseph Labre a commencé le 2 juillet 1770. Le jeune homme a vingt-deux ans et il quitte son monastère pour vivre sa vraie vocation. Le Seigneur l’appelle sur les routes. Il l’appelle au détachement total. Il l’appelle à devenir un vagabond de Dieu.

Déjà tout petit, Benoît-Joseph est en quête d’absolu. Mais il sent que le Seigneur ne l’appelle pas à devenir prêtre. Plus tard, il choisit la vocation de moine et essaie plusieurs monastères. Rien n’y fait, c’est ailleurs que le Seigneur le veut. Et c’est ainsi que la vie d’errance de Benoît-Joseph commence. Son choix est radical et étonnant. Alors que le siècle des Lumières met en avant les savants, les artistes et la vie intellectuelle, le jeune homme choisit l’anonymat et le dénuement.

Désormais c’est “ailleurs” qu’il vivra dans l’errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer. Son monastère sera la route, son seul compagnon de prière sera Dieu seul. En sept ans, il parcourut près de 30.000 kilomètres d’un sanctuaire à l’autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne, vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres les soupes populaires et les humiliations, toujours en oraison et toujours patient.

Convaincu que Dieu l’appelle à se sanctifier sous les guenilles du pauvre en parcourant les routes des pèlerinages, dès ce jour Benoît se résout à vivre en solitaire au milieu du monde. Il va toujours à pied, en prenant les chemins les moins fréquentés, et s’arrêtant dans les lieux qui rappellent quelque souvenir cher à la piété des fidèles. Il est revêtu d’un habit pauvre qu’il ne quitte point ; il porte un chapelet au cou, un autre à la main, un crucifix sur la poitrine, et sur les épaules un sac contenant tout son avoir : le Nouveau Testament, l’Imitation de Jésus­ Christ et le Bréviaire qu’il récite chaque jour. La pluie, le froid, la neige, rien ne l’arrête ; il couche le plus souvent en plein air, évite les hôtelleries, où son recueillement serait troublé par le bruit, les chants et les blas­phèmes des voyageurs. Il vit de la charité, au jour le jour, sans mendier et sans rien se réserver pour le lendemain. S’il reçoit des aumônes abon­dantes, il donne aux pauvres son superflu. Souvent il est le jouet des enfants et de la populace : il supporte tout avec patience et amour.

C’est dans ces conditions que Benoît traverse l’Italie et arrive à Lorette, où sa dévotion rencontre l’incomparable relique de la Santa Casa. Le 18 novembre 1770, il est à Assise, au tombeau du Povero. Enfin, le 3 décembre suivant, il entre à Rome, qui va désormais devenir le centre de sa vie, et où il doit trouver l’épanouissement et le couronnement de sa sainteté. On le voit dans les églises, aux pieds des Madones vénérées ; il prie toujours, et pour gîte il a choisi une excavation du Colisée.

L’année suivante, il commence la longue série de ses pèlerinages à travers l’Europe qu’il va poursuivre pendant six ans. Sa piété le conduit vers la chapelle de Lorette, au tombeau de saint Romuald, au Mont-Gargan témoin d’une apparition de saint Michel, au tombeau de saint Nicolas de Bari, à celui de saint Benoît au mont Cassin, aux reliques de saint Janvier à Naples, au mont Âlverne témoin des stigmates de saint François, à Paray-le-Monial, à Saint-Jacques-de-Compostelle. Telles furent les étapes de l’année 1773.

Les deux années suivantes il visite les sanctuaires de Lorraine, de Franche-Comté et de Suisse. Son dernier grand voyage est Notre-Dame­-des-Ermites à Einsiedeln en 1776. A partir de cette époque il partage son temps entre les églises de Rome et de Lorette qu’il visite onze fois.

Cependant la nature humaine ne pouvait résister indéfiniment à de pareilles austérités : nourri de la pitance des pauvres, couvert de vermine, les jambes attaquées par des plaies, l’héroïque pénitent finit par accepter l’hospitalité de nuit de l’Hospice Evangélique. Le 15 avril 1783, en sortant de l’hospice, il eut une première défaillance. Le Mercredi-Saint, il se rendit comme d’habitude à l’église Sainte-Marie-des-Monts, y entendit deux messes. Puis, vers sept heures, il se sentit défaillir et tomba, pour ne plus se relever, sur les marches du parvis. C’est là qu’un boucher, son ami, vint le prendre et l’emmener dans sa maison. Il y rendit le dernier soupir, le 16 avril, à huit heures du soir. Il avait trente-cinq ans.

En ce mercredi saint de 1783, le peuple de Rome se lamente. Son saint, le vagabond de Dieu, vient de mourir. Il s’est effondré sur les marches de l’église Sainte-Marie-des-Monts et a rendu l’âme quelques heures plus tard. Il n’avait que trente-cinq ans.

Epilogue

Ce « pauvre qui trouva la joie » va vivre, en marchant (30.000 km), en demeurant des heures à genoux devant le tabernacle, dans l’intimité de la présence de Dieu et le souci des hommes. 

Celui qui vient de mourir arrive de France. Il est venu à Rome un beau jour de 1777 avec, pour seul bagage, une vieille besace trouée. L’hospice Saint-Louis-des-Français l’a d’abord accueilli, mais il a trouvé l’endroit trop confortable. Il a donc choisi pour gîte un trou dans une muraille. Depuis, le peuple de Rome commençait à le connaître et repérait de loin ce mendiant en guenille à l’odeur insupportable. Lui ne possédait rien et ses contentait de mendier le peu qu’il mangeait. Et lorsqu’il recevait quelques piécettes, il s’empressait de les donner à d’autres vagabonds. C’était comme s’il ne voulait rien posséder. Alors, petit à petit, malgré sa crasse et ses haillons, les Romains s’étaient mis à l’aimer et avaient recherché sa compagnie.

Il les attirait irrésistiblement. Lorsqu’il passait des heures en adoration devant le saint sacrement, ils l’accompagnaient. Lorsqu’il faisait son chemin de croix, ils le suivaient.

Partout, son rayonnement et sa foi profonde aimantaient les foules.

Lorsque Rome apprit la nouvelle de son décès, la ville entière cria : « Le Saint est mort ! » Et ceux-là mêmes à qui le genre particulier de sa sainteté avait inspiré de la répugnance, vinrent avec la foule lui baiser les pieds, sur le grabat où s’étaient exhalés sa dernière prière et son dernier soupir.

La tombe de Saint Benoît-Joseph Labre se trouve à gauche du maître autel dans l’église Santa Maria ai Monti, [Ste Marie des Monts à Rome, près du Colisée]. Dieu permit plus de cent miracles par son intercession ; son confesseur, l’abbé Marconi, publie sa biographie (1783) et l’abbé Stuter collationne ses souvenirs en Suisse, en Allemagne et en Franche-Comté (1789). Béatifié par Pie IX en 1860, il est canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1881.

Les miracles se multipliant sur son tombeau, il bénéficiera ainsi d’un culte précoce et populaire, il est un défi au matérialisme d’une société vouée à l’argent.

Il est le saint patron des sans-domicile fixe, des pauvres et des exclus, des pèlerins et des personnes inadaptées.


Béatifié par Pie IX le 20 mai 1860, il est canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1883.

« Benoît Labre est une gloire immense du XVIIIe siècle.

Quelle pierre d’achoppement pour nos titubantes cervelles d’aujourd’hui ! »

Verlaine

« J’aurais toujours la crainte de Dieu devant les yeux

et son amour dans le cœur. »

« Loués soient Jésus et Marie ! »

Saint Benoît-Joseph Labre

” Les couvents l’avaient refusé, mais la route l’accueillit et le mena loin ! “


* * *

La vraie Pauvreté. Dans cette si singulière existence apparaît dans tout son éclat cette pauvreté d’esprit louée par le Fils de Dieu : « Bienheureux les pauvres, car le royaume des cieux leur appartient » Ce n’est pas la richesse qu’il faut blâmer, mais les moyens de l’acquérir et l’usage qu’on en fait. Ce n’est pas un mérite d’être pauvre, mais c’en est un de pratiquer la pauvreté spirituelle.

Comme l’esprit se perd dans le luxe, il se forme dans la frugalité.

Néanmoins, est-il pauvre, celui à qui il ne manque rien, qui ne désire point le bien d’autrui, qui est riche en Dieu ? L’homme véritablement pauvre est celui qui, ayant beaucoup, désire encore davantage. Nous naissons encore plus pauvres que nous ne continuons de 1’être. Les oiseaux vivent sans biens : les animaux n’ont point de revenus, et trouvent tous les jours leur nourriture. Comme donc en un voyage, moins on est chargé, et plus on est à son aise ; de même, durant le cours de nos jours, la­ pauvreté nous soulage de beaucoup de soins, et nous ne haletons pas sous le faix des richesses. Tertullien.

“Pour aimer Dieu”

Pour aimer Dieu convenablement il faut trois cœurs en un seul.

Le premier doit être tout de feu envers Dieu et nous faire penser continuellement à Dieu, parler habituellement de Dieu, agir constamment pour Dieu, et surtout supporter avec patience le mal qu’il lui plaît de nous envoyer pendant toute la durée de notre vie.

Le second doit être tout de chair envers le prochain et nous porter à l’aider dans ses besoins temporels par les aumônes, et plus encore dans ses besoins spirituels par l’instruction, le conseil, l’exemple et la prière ; il doit surtout s’attendrir pour les pécheurs, et plus particulièrement pour les ennemis, et demander au Seigneur de les éclairer pour les amener à la pénitence ; il doit aussi être plein d’une pieuse compassion pour les âmes du purgatoire, afin que Jésus et Marie daignent les introduire au lieu du repos.

Le troisième doit être tout de bronze pour soi-même et faire abhorrer toute sorte de sensualité, résister sans relâche à l’amour de soi, abjurer la volonté propre, châtier le corps par le jeûne et l’abstinence, et dompter toutes les inclinations de la nature corrompue : car plus vous haïrez et plus vous maltraiterez votre chair, plus grande sera votre récompense dans l’autre vie. St Benoît-Joseph

* Les Labriens : Relevée, en France la nuit de Noël 1981 par fr.Benoît-Joseph Weytens († 29 mai 2009) ; la Fraternité « labriennne » en France, se compose aujourd’hui de deux communautés, l’une de frères (Prieuré  Stella Maris  à Chaignes), l’autre de sœurs (Prieuré du Magnificat à Vernon).

Certains, “Consacrés”, prononcent des vœux religieux, après plusieurs années de formation, et vivent constamment en communauté, sous la Règle de St Benoît ; d’autres, “Donnés”, rattachés à l’une des communautés, continuent à demeurer dans leurs conditions d’existence préalables et renouvellent chaque année leur engagement.

Nous vivons de la Parole de Dieu, du Christ Eucharistie, de son Adoration au Saint Sacrement, de notre participation à la louange de l’Eglise par la psalmodie de l’Office Divin, et du pain partagé de la tendresse humaine, faisant nôtre la parole de St Benoît-Joseph : « l’Eucharistie et le prochain, c’est tout Un ». Notre Fraternité a été reconnue Association Publique de Fidèles par Mgr Nourrichard le 17 novembre 2008.

Adresse : Prieuré Stella Maris – 8 Chemin du Val du Puits 27120 Chaignes Site Internet : http://www.fraterstbenoitlabre.com/ Tel : 02.32.36.34.46 – contact

Éphéméride du 16 avril :

En 858, Gozlin, qui était abbé de Saint-Germain-des-Prés, est fait prisonnier. Relâché contre une forte rançon, il devint abbé de Saint-Denis. Evêque de Paris depuis 883, il organise, avec son neveu Ebles, abbé de Saint-Denis, la défense de la ville et repousse les Vikings pour un temps.

En 886, Gozlin meurt de la peste qui sévit dans la cité pendant le siège des Scandinaves.

A Aix-la-Chapelle, ils avaient profané le tombeau de Charlemagne et s’étaient acharnés sur les reliques sacrées. Depuis 845, Paris dut subir six attaques.

Une rue de Paris lui est dédiée depuis 1864, près de son ancienne abbaye, entre la rue des Ciseaux et la rue de Rennes.

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