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18 mars, saint Cyrille de Jérusalem évêque et docteur de l’Église, v. 313 – 386. (p, o, t)

Saint Cyrille de Jérusalem évêque et docteur de l’Église, v. 313 – 386. (p, o, t)

Merveille étrange et paradoxale ! Nous ne sommes pas vraiment morts, nous n’avons pas été vraiment ensevelis, nous sommes ressuscités sans avoir été vraiment crucifiés. La souffrance et la mort sont en image ; le salut, en vérité. Le Christ a été réellement crucifié, il est réellement mort, il a été réellement enseveli ; il est réellement ressuscité. Et tout cela nous a été donné par grâce, afin que, rendus participants à l’imitation de ses souffrances, nous possédions véritablement le salut. Excessif amour des hommes ! Le Christ a eu ses mains très pures, ses pieds, percés par les clous, et il a souffert. Et c’est à moi, sans que j’ai souffert ou peiné, qu’il donne le salut en me communicant le fruit de ses souffrances. Saint Cyrille

Le ministère pastoral de Cyrille connut de multiples tribulations liées à la défense de la foi définie à Nicée. Par trois fois, l’évêque de Jérusalem fut contraint, pour cette raison, de prendre le chemin de l’exil et, la troisième fois, ce fut pour onze années (367-378). Cyrille subit l’épreuve avec courage, en vrai témoin de la divinité de Jésus.

Cyrille naquit à Jérusalem, vers l’an 313, de parents chrétiens. De bonne heure, il entendit l’appel de Dieu à la vie parfaite et se voua à lui dans la vie monastique. Les Saints Livres en main, il parcourut le théâtre où s’est déroulée l’histoire du peuple de Dieu et où s’est écoulée la vie de Notre-Seigneur ; grâce à ce travail, plus tard ses discours ne seront qu’un tissu de textes de l’Ecriture Sainte.

Il fut ordonné prêtre vers 343, et investi de la fonction d’ensei­gner la doctrine catholique aux adultes venus du paganisme à la vraie foi. Ce sont ces « Catéchèses » qui ont illustré son nom. Elles sont au nombre de vingt-quatre ; nous les avons telles que la sténographie de ses audi­teurs les a reproduites, car Cyrille ne les écrivit pas. Elles sont un des mo­numents les plus précieux de l’antiquité chrétienne pour l’histoire et la topographie de Jérusalem.

Votre baptême, disait-il, est une configuration aux souffrances du Christ. Quel excès d’amour pour les hommes ! Dans ses mains et ses pieds, le Christ a souffert les blessures des clous meurtriers, il a en­duré la douleur la plus vive et, à moi, sans que je souffre, sans que je peine, par la seule participation à sa passion, il fait don du salut. Et, parlant de la communion, dans laquelle s’achève le mystère de la Nuit sacrée, il ajoute : Dans la figure du pain t’est donné le corps du Christ, et dans la figure du vin t’est donné son sang, pour que tu deviennes concorporel et consanguin du Christ : ainsi nous devenons « porte-Christ » : ainsi, selon le bienheureux Pierre, nous devenons participants de la nature divine.

A cette époque, l’Eglise était déchirée par les luttes soulevées par les Ariens, hérétiques qui niaient la divinité de Jésus-Christ. Ce ne fut que tardivement que Cyrille fut mêlé à ces discussions. Saint Athanase, patriarche d’Alexandrie, le « marteau de l’arianisme », lui révéla toute la per­versité d’Arius et de ses complices. Dès ce jour, Cyrille combattit à ses côtés pour la même cause.

A la mort de Maxime, évêque de Jérusalem (350), Cyrille lui fut donné pour successeur. 

Saint Cyrille devint évêque de Jérusalem

Nommé évêque de Jérusalem vers 350, il vécut sa charge au mi­lieu des troubles schismatiques consécutifs aux erreurs d’Arius, et fut même exilé à trois reprises.

C’était l’époque où la Jérusalem chré­tienne brillait de tout l’éclat de sa brève splendeur, dans la jeu­nesse de ses basiliques et la ferveur populaire des processions qui se déroulaient au long de l’année, de Sion, « la mère de toutes les Eglises » (Liturgie de saint Jacques), au Calvaire, et du Mont des Oliviers à l’Anastasis, la basilique de la Résurrection.

Le mardi 7 mai de cette année, une croix lumi­neuse apparut dans le ciel ; elle s’étendait du Calvaire au mont des Oli­viers. Son éclat dépassait celui du soleil. Tout le peuple y vit une appro­bation du ciel en faveur de la véracité de la foi catholique.

L’épiscopat de Cyrille fut traversé par des luttes continuelles. L’ar­chevêque de Césarée voulut étendre sa juridiction sur le siège de Jéru­salem, et par là même y introduire l’arianisme. Pour y réussir, Acace accusa Cyrille d’avoir corrompu la foi apostolique sur la génération du Verbe divin, en prêchant la consubstantialité du Fils avec le Père. Un conciliabule composé de ses partisans condamna l’évêque de Jérusalem comme hérétique. L’empereur de Constantinople, partisan avéré de l’aria­nisme, approuva la sentence et fit chasser Cyrille de son siège (358). Mais, en ayant appelé à un tribunal supérieur, Cyrille fut justifié et réta­bli sur son siège par un concile réuni à Séleucie ; tandis qu’Acace était déposé (359). L’année suivante, les Ariens réunirent un nouveau conci­liabule à Constantinople, rétablirent Acace et prononcèrent de nouveau la déchéance de Cyrille ; avec l’appui de l’empereur Constance, ils exilè­rent Cyrille une seconde fois. Ce second exil fut de courte durée : l’em­pereur Constance étant mort peu après, Julien l’Apostat, son successeur, permit à tous les évêques exilés de rentrer dans leurs diocèses.

Reconstruction du temple de Jérusalem

Pour infliger un démenti au Christ, l’empereur Julien l’Apostat en­treprit de relever le Temple de Jérusalem. Les Juifs accoururent de toutes parts à cette nouvelle, triomphants et arrogants. Jamais travail n’avait marché avec plus de rapidité et d’enthousiasme : il n’y avait arrêt ni jour ni nuit. Pour marquer leur joie, des Juifs se servaient de pelles d’argent; des femmes donnaient leurs bijoux pour contribuer aux frais de l’entre­prise, et portaient les décombres dans leurs robes les plus précieuses. C’est au milieu de ce fanatisme effréné que dut vivre l’évêque de Jéru­salem ; quand, un jour, d’effroyables tourbillons de flammes s’élancèrent du sol, brûlèrent les ouvriers et rendirent le chantier inaccessible. Ces étranges événements se reproduisirent chaque fois qu’on voulut repren­dre les travaux; il fallut se résigner à les abandonner.

Quatre ans après, il s’éleva une nouvelle tempête : l’empereur Va­lens ordonna l’expulsion de tous les évêques réintégrés par Julien l’Apos­tat. Pour la troisième fois, Cyrille dut prendre le chemin de l’exil ; de sorte que pendant onze ans, l’Eglise de Jérusalem fut livrée à des intrus. Quand, en 378, il put remonter sur son siège, Cyrille y trouva une situa­tion déplorable ; il employa les dernières années de son épiscopat à répa­rer les ruines causées par l’hérésie, et à ramener les esprits à la pureté de la vraie foi, par ses prédications et ses doctes écrits.

Il demeure parmi les témoins majeurs de l’enseignement pastoral des Pères de l’Église.

Il participa au concile de Constanti­nople en 381, et mourut en 386.

Seigneur, tu as permis que ton Église pénètre davantage les mystères du salut par l’enseignement de saint Cyrille, évê­que de Jérusalem ; accorde-nous, par son intercession, de si bien connaître ton Fils que nous vivions plus intensément de sa vie.

* * *

Ecoutez bien ça, mes enfants : celui qui va au-devant de la croix marche à l’opposé des croix ; il les rencontre peut-être, mais il est con­tent de les rencontrer ; il les aime, il les porte avec courage. Elles l’unis­sent à Notre-Seigneur ; elles lui aident à traverser la vie, comme un pont aide à passer l’eau. Saint Jean-Marie Vianney.

Seigneur, nous imprimons souvent sur nos corps le signe de votre croix : gravez-la dans notre cœur, afin que nous ne craignons point de souffrir pour vous.

Pratique :

Les temples de Dieu doivent être entretenus d’une manière qui explicite la piété de ceux qui s’y rassemble ; mais on doit entretenir avec encore plus de soin les pauvres, qui sont les temples vivants du Saint Esprit.

T e x t e s   d u   j o u r
H o r a i r e s   d e s   m e s s e s
I N F O