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24 avril saint Fidèle de Sigmaringen, prêtre, martyr, 1577- 24 avril 1622 : « l’avocat des pauvres »

Saint Fidèle de Sigmaringen, prêtre, martyr, 1577- 24 avril 1622 : « l’avocat des pauvres »

Marc Roy fut avocat à Colmar avant d’entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau où il devint le Père Fidèle de Sigmaringen. Religieux plein de charité et prédicateur populaire, il fut désigné par la Congrégation de la Propagation de la foi pour une mission chez les protestants des Grisons (Suisse), mais il ne tarda pas à y être massacré.

Marc Rey, ou Roy, naquit le premier octobre 1577, à Sigmaringen, en Souabe, aujourd’hui partie du Land de Baden-Württemberg, en Allemagne. Grégoire XIII étant pape, Rodolphe II empereur et Henri III roi de France.

Ses parents déposèrent dans son âme une piété profonde qui fut le germe des plus solides vertus. A la mort de son père, il alla étudier à l’Université de Fribourg-en-Brisgau. Par la pratique de la mortification et de la sobriété, ses deux vertus favorites, il sut éviter les écueils où souvent échouent misérablement les jeunes gens. Après avoir franchi tous les grades universitaires, il fit un voyage d’études à travers la France, l’Espagne et l’Italie.

A son retour, il s’établit à Einsisheim (Colmar), en Alsace, et y exerça la profession d’avocat. Un incident lui apprit combien il est difficile d’être avocat et de rester bon chrétien. Un jour, plaidant une cause juste, il défendit si bien le droit de son client que l’avocat de la partie adverse ne put rien lui répondre. Au sortir de l’audience, celui-ci lui reprocha sur un ton irrité d’avoir terminé l’affaire en une seule séance : « Vos preuves sont fortes ; mais les deviez-vous produire si tôt ? Il sied que les parties achètent leur droit un peu cher. » Ce discours fut pour le jeune avocat un coup de foudre. « J’avais cru jusqu’ici, répondit-il, que tous les frais inutiles, les dépenses occasionnées par la seule négligence de l’avocat étaient autant de dettes qu’il contractait avec sa partie ; ni le temps ni l’expérience ne me feront changer d’avis. »

Cette révélation sur les mœurs du barreau fit qu’il abandonna la profession d’avocat, il a 34 ans.

Après quelques jours de retraite, il alla solliciter les Capucins de Fribourg de l’admettre comme religieux. le supérieur, en présence de cet homme de trente-cinq ans, ne consentit à l’admettre qu’après qu’il aurait reçu préalablement les ordres sacrés. Marc Rey se fit ordonner en septembre 1612. le 4 octobre 1613, il faisait profession et prenait le nom de Fidèle, sous lequel il sera désormais connu.

Les supérieurs appliquèrent le Frère Fidèle à la prédication, pour laquelle il avait des dispositions réelles : sa foi, ardente, ses qualités intellectuelles, sa science étendue, son expérience du monde, une taille élevée et une voix vibrante faisaient de lui un des meilleurs prédicateurs de son temps.

Il exerça son ministère surtout dans le Tyrol. C’est à Feldkirch que son zèle reçut sa meilleure récompense, le désordre des mœurs de ce pays était devenu proverbial. Frère Fidèle tonna à toute occasion contre le luxe, l’immoralité, l’injustice, la désobéissance aux lois de l’Eglise, et vainquit toutes les résistances ; à sa voix, Feldkirch se transforma.

En ce temps-là, la réforme protestante s’étendait dans les pays germaniques. Fidèle se lança dans la controverse, par la prédication. Sa parole et son exemple gagnèrent de nombreuses conversions. Même les protestants convaincus étaient séduits par ses paroles et l’appelaient « l’ange de la paix ». Pendant dix ans, il parcourut ainsi l’Allemagne du Sud, l’Autriche et la Suisse. Soucieux de la vie spirituelle des fidèles, il rédigea des « Exercices spirituels » selon l’esprit franciscain.

Le Saint-Siège l’envoya en mission chez les Grisons pour les ramener au catholicisme.

Le pays des Grisons, bien que dépendant de l’Autriche, était toujours en révolte ; l’introduction du protestantisme avait donné de nouvelles forces à l’insurrection. Le Saint entreprit de convertir ces montagnards, et parcourut le pays, prêchant avec une ardeur que ne ralentissaient pas les dangers encourus. Mais les esprits étaient tellement surexcités par les prédicants que tant d’efforts aboutissaient à peu de résultats ; il ne restait qu’à mourir.

Le 23 avril 1622, étant à Grusel, il reçut des habitants de Seewis im Prättigau une invitation à prêcher. Frère Fidèle soupçonna un guet-apens, mais ne voulut pas s’y soustraire. Le lendemain, pendant qu’il était en chaire, une émeute éclata aux portes de l’église, et un coup de mousquet fut tiré sur le prédicateur. II se précipita hors de l’église, mais fut bientôt rejoint par une vingtaine de calvinistes. L’un d’eux le somma d’apostasier. Fidèle répondit : « J’ai été envoyé au milieu de vous pour vous éclairer, non pour embrasser vos erreurs. »

A l’instant, un des forcenés lui asséna un coup de sabre sur la tête et le terrassa ; tous les autres alors achevèrent leur victime. Sa dernière parole fut celle de Jésus sur la croix :

« Pardonnez, ô mon Dieu ! Seigneur Jésus, ayez pitié de moi ! Marie, Mère de Jésus, assistez-moi ! » •

Le 24 avril 1622 Grégoire XV étant pape, Ferdinand II empereur et Louis XIII roi de France.

Vénéré à la Cathédrale de Coire en Suisse

Béatification24 mars1729 par Benoît XIII

Canonisation 29 juin 1746 par Benoît XIV

Attributs : En habit de capucin, avec l’épée, la palme du martyr, la masse d’armes, ou des anges

Citation :

« Ô foi catholique, comme tu es ferme, comme tu es inébranlable,

bien enracinée, bien fondée sur la pierre solide !

Le ciel et la terre disparaîtront, mais tu ne pourras jamais disparaître.

Dès le commencement, le monde entier t’a contredite,

mais tu as triomphé de tous par ta grande puissance.

La victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi.

Elle a fait plier des rois très puissants sous le joug du Christ,

elle a conduit les peuples obéir au Christ. »

saint Fidèle

***

Et moi je vous dis : Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. (j.-c. en Luc.)

– Il y a deux cris dans l’homme : le cri de l’ange et le cri de la bête. Le cri de l’ange, c’est la Prière ; le cri de la bête, c’est le péché. Curé d’Ars.

– Si tu veux la Foi, prie. Si tu veux l’Espérance, prie. Si tu veux la Charité, prie. Si tu veux l’Obéissance, prie. Si tu veux la Chasteté, prie. Ste Angèle de Foligno.

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