Bonne année 2018

Message du Pape François pour la célébration de la Journée Mondiale de la PAIX – 1er janvier 2018  : “Les migrants et les réfugiés : des hommes et des femmes en quête de paix”.

1. Meilleurs vœux de paix

Que la paix soit sur toutes les personnes et toutes les nations de la terre ! Cette paix, que les anges annoncent aux bergers la nuit de Noël, [1] est une aspiration profonde de tout le monde et de tous les peuples, surtout de ceux qui souffrent le plus de son absence. Parmi ceux-ci, que je porte dans mes pensées et dans ma prière, je veux une fois encore rappeler les plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés. Ces derniers, comme l’a affirmé mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, «sont des hommes et des femmes, des enfants, des jeunes et des personnes âgées qui cherchent un endroit où vivre en paix». [2] Pour le trouver, beaucoup d’entre eux sont disposés à risquer leur vie au long d’un voyage qui, dans la plupart des cas, est aussi long que périlleux ; ils sont disposés à subir la fatigue et les souffrances, à affronter des clôtures de barbelés et des murs dressés pour les tenir loin de leur destination. (suite…)

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Dans l’avion, le Pape parle de l’accueil des migrants ou de sécularisation

De retour de Suède, le Pape a répondu aux questions des journalistes qui étaient avec lui à bord de l’avion qui le ramenait vers Rome. Plusieurs thèmes ont été abordés lors de cet exercice traditionnel au terme de chaque voyage apostolique à l’étranger : l’accueil des migrants dans une Europe qui a peur, les causes de la sécularisation, ou encore les motivations du Pape à combattre l’esclavage. 

L’accueil des migrants

Interrogé sur la crainte des pays européens à accueillir des étrangers sur leur sol, le Pape a expliqué qu’ «en théorie, on ne peut pas fermer son cœur à un réfugié», mais il a reconnu que les gouvernements, «qui doivent être très ouverts à les recevoir», avaient le droit de calculer, avec «prudence» et chacun selon ses possibilités, la capacité d’accueil de leur pays, car il ne s’agit pas que d’accueillir ces réfugiés, mais aussi de les intégrer. 
«Il n’est pas humain de fermer les portes et les cœurs, et à la longue, ça se paie politiquement. Tout comme peut se payer politiquement une imprudence dans les calculs, en recevant plus de personnes qu’on ne peut intégrer», a insisté le François. Pour lui, «le plus mauvais conseiller pour les pays qui tendent à fermer les frontières est la peur. Le meilleur conseiller est la prudence». 
Le Pape a distingué «migrants» et «réfugiés». «Les migrants doivent être traités avec certaines règles, parce que migrer est un droit, mais un droit très réglementé». En revanche, le statut de réfugié, «celui qui provient d’une situation de guerre, d’angoisse, de faim, d’une situation terrible», a besoin «de plus de soins, plus de travail».
Enfin, le danger est le même pour les réfugiés et migrants qui ne sont pas intégrés : «ils entrent dans un ghetto». Or «une culture qui ne se développe pas par rapport à une autre culture, c’est dangereux», a estimé François.
Le Pape a salué la tradition d’accueil de la Suède, où se sont réfugiés de nombreux Sud-américains lors des périodes de dictatures et qui a accueilli 245 000 réfugiés entre 2014 et 2015. Évoquant une conversation avec un fonctionnaire suédois qui avouait des difficultés pour organiser l’arrivée des étrangers, le Pape a dit ne pas croire que «la Suède diminue sa capacité d’accueil par égoïsme». (suite…)

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L’Église catholique se mobilise pour l’accueil des migrants et des réfugiés

Lors d’une conférence de presse organisée par la Conférence des évêques de France, mercredi 6 janvier, Mgr Renauld de Dinechin et le P. Lorenzo Prencipe ont rappelé la responsabilité des gouvernements européens et…

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