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Homélie de la messe de la Solennité des Rameaux du Père Julien PALCOUX

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Solennité des Rameaux

Frères et sœurs,

 

            Nous aussi, nous qui sommes entrés en procession avec nos rameaux à la main, nous aussi, nous faisons partie de cette foule qui suit Jésus ; de cette foule qui l’acclame comme notre Sauveur : « Hosannah ! Beni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! » avons-nous chanté. Nous aussi, nous faisons partie de cette foule ou de ses disciples qui s’endormiront et ne seront pas là pour être avec Jésus au pire moment ! Dans cette foule de Jérusalem, nous nous retrouvons tous !

            Je souhaiterais réfléchir avec vous sur cette procession que nous avons faite au début de la messe. Nous nous sommes mis en route comme les foules qui acclamaient le Seigneur. Nous nous sommes mis à marcher derrière Jésus. Et si nous marchons derrière Jésus, c’est bien parce qu’en fait, Il est venu nous chercher pour nous conduire à Dieu. Fêter les Rameaux, ce n’est pas seulement venir à l’église chercher un petit brin de rameau béni qui vous protègera toute l’année ! Non, fêter les Rameaux, c’est nous mettre à la suite de Jésus qui vient nous chercher pour nous conduire à Dieu, pour nous sauver. C’est ce que nous avons chanté : « Hosannah, Hosannah, Hosannah Filio David ! » c’est-à-dire : « Viens nous sauver, sauve-nous donc, Fils de David ! »

            En fêtant les Rameaux, nous nous préparons à fêter notre libération : nous commémorons notre libération d’Egypte et nous marchons vers la libération définitive que Jésus nous a acquise au prix de son sang.

            Mais fêter les Rameaux, c’est entrer dans un combat. La libération du péché est un combat. Notre marche à la suite de Jésus est lourde, difficile. Parce que parfois, nous mettons Dieu de côté ; parfois, nous nous endormons ! On devrait aller à la messe, et puis, il faut qu’on dorme ; qu’on se repose ; on a autre chose à faire ;  parfois, il faudrait dire qu’on est chrétien, qu’on va à l’église…et puis, finalement, nous sommes comme Pierre : « Non, je n’en suis pas ! » Nos intérêts, notre image passent avant. Nous sentons dans cette longue procession qu’est notre vie, nous sentons la lourdeur de notre monde, la lourdeur de l’esprit du monde ; la facilité du péché, du mensonge ; la facilité de devenir nous-mêmes sans Dieu ; de vouloir être comme Dieu (libre, heureux), mais sans Lui. En fait, nous sommes habités par ces deux mouvements : un mouvement qui nous tire vers Dieu, vers la sainteté, vers le Bien et un mouvement qui nous tire vers l’esprit du monde. Ces deux mouvements se rencontrent et s’opposent dans notre cœur au sens biblique du terme. Le cœur, c’est le centre de l’homme, là où s’unissent l’intelligence, la volonté et le sentiment. C’est le lieu où l’esprit devient corps et le corps esprit. Et notre cœur a besoin d’être libéré, unifié, conduit à Dieu, comme la liturgie nous le fait vivre à la messe. « Elevons notre cœur ! Nous le tournons vers le Seigneur ! » chantons-nous avant la préface…

            Frères et sœurs, fêter les Rameaux, c’est marcher à la suite de Jésus ; c’est laisser notre cœur s’élever jusqu’à Dieu en acceptant d’abandonner tout ce qui  nous attire vers le bas ; c’est donc entrer et soutenir un combat. Jésus l’a vécu pour nous. C’est ce que nous allons revivre tout au long de cette Semaine Sainte ! Laisser Jésus nous conduire à Dieu, c’est aussi accepter de prendre à sa suite le chemin de l’humilité, le chemin de l’abaissement. Puisse cette Semaine Sainte nous faire entrer plus profondément dans le mystère de notre libération et de notre recréation. Amen !

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