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Des femmes au service de l’autel autour de Léon XIV : une révolution ? 

L’association Magdala a annoncé avoir reçu de la Conférence des évêques de France une réponse positive à sa lettre ouverte du 1er août demandant que des femmes et des filles puissent servir la messe à l’autel autour du pape. Historiquement, d’où vient cette tradition que les servants soient des hommes ? 

Lors des trois messes qu’il donnera en France, pendant sa visite du 25 au 28 septembre 2026, le pape pourra être entouré de femmes ; la Conférence des évêques de France (CEF) ayant répondu positivement à la demande de l’association catholique féministe Magdala. Léon XIV a déjà célébré la messe, accompagné de jeunes filles au service de l’autel, dans une paroisse d’Ostie (Italie), le 15 février dernier. Il y était en visite pastorale, en tant qu’évêque de Rome – le premier titre du pape –, à la rencontre des réalités de son diocèse.

Pour ce qui est des célébrations à l’occasion de voyages officiels, le pape tient compte des habitudes de l’Eglise catholique dans le pays où il se rend. Les exemples où des femmes ont servi la messe sont très rares et, sous réserve d’une étude exhaustive, hors de France : l’image habituelle de ces cérémonies est que le pape est entouré d’hommes.

De futurs clercs acolytes à des garçons servants de messe

Si, dans l’organisation de la liturgie de la messe, l’Église catholique définit les fonctions des personnes qui y interviennent, comme celles de lecteur et d’acolyte – le premier lit les lectures de la messe (hormis le chant du psaume et l’Évangile), le second sert d’assistant autour de l’autel ou pour d’autres gestes (procession d’entrée et de sortie, usage de l’encens) –, elle ne précise pas leur genre. Mais, historiquement, il s’agissait d’hommes se préparant à devenir prêtres.

Actuellement, ces fonctions demeurent des étapes marquées dans le parcours d’un séminariste avant qu’il ne soit ordonné diacre, puis prêtre. On imagine aisément trouver des futurs clercs autour d’un évêque, mais comment honorer ces fonctions de lecteur et d’acolyte en paroisse, à la campagne ? Elles étaient tenues par des hommes. Faire appel à de jeunes garçons, enfants ou adolescents, n’est donc pas une habitude immémoriale de l’Église.

Le développement d’un maillage de paroisses, de la célébration quotidienne de la messe, ainsi qu’un souci catéchétique de formation des enfants et des jeunes dans l’élan du concile de Trente, au XVIe siècle, contribuent à cette évolution.

Le nouveau rite de la messe institué par Saint Paul VI après le concile Vatican II ne dit rien du genre des acolytes ni des lecteurs. Il prévoit que des laïcs puissent assurer ces fonctions en l’absence de clercs ou futurs clercs ayant reçu cette mission.

En août 1972, Paul VI fait un pas de plus dans la même direction : ces fonctions d’acolyte et de lecteur cessent d’être des «ordres mineurs» précédant l’ordination pour être ouvertes aux laïcs qui peuvent désormais être «institués» lecteur ou acolyte, mais cela demeure réservé aux hommes… En 2010, le pape François ouvre cette fonction aux femmes.

Pas de filles servantes de messe ?

En France cependant, cette formalisation des fonctions de lecteur et d’acolyte ne s’est pas répandue, ni après 1972 ni depuis 2010 : les lectures de la messe ont été assurées par des femmes comme des hommes. Quant au service de l’autel, c’est une fonction qui, dans plusieurs paroisses, n’a plus été formalisée : le prêtre lui-même, le sacristain ou la sacristine l’assurait.

Un redéploiement du service d’enfants à l’autel se fait en lien avec le développement de la catéchèse et le souci des vocations. En 2004, un document officiel du Vatican incite ainsi : «Il est tout à fait louable que se maintienne la coutume insigne que soient présents des enfants ou des jeunes – dénommés habituellement « servants d’autel » ou « enfants de chœur » – qui servent à l’autel comme acolytes, et reçoivent, selon leurs capacités, une catéchèse utile, adaptée à leur service.» Il précise que ce service peut nourrir des vocations de prêtres mais il n’en n’exclut aucunement les filles : «Les filles ou les femmes peuvent être admises à ce service de l’autel, au jugement de l’Évêque diocésain.»

Dans la pratique, l’Église de France ne s’est pas risquée à légiférer en la matière : la possibilité ouverte signifie aussi qu’on peut ne pas faire appel à elles… C’est ainsi que s’est fixé le paysage actuel : selon les paroisses, les servants sont tous des garçons ou constituent des groupes mixtes.

La présence, lors des messes célébrées en France par le pape Léon, de filles ou femmes comme acolytes autour de l’autel est une vraie nouveauté sans être une révolution. L’image produite par une célébration n’est jamais anodine : c’est une image de l’Église. Qui en décide ? L’organisation de la liturgie est validée par les services du Vatican sous l’autorité du pape Léon XIV. C’est donc à bon droit qu’on peut dire que, lors des messes du 25 au 28 septembre en France, le pape Léon veut donner cette image de l’Église.


Le Pèlerin

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Messes du 31 août au 6 septembre 2026

Semaine 35

Lundi 31 août – de la férie

  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Mardi 1 septembre – de la férie

  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30 – Suivie Relecture EAP

Mercredi 2 septembre – de la férie

  • Messe à l’église de Pullay à 18:00

Jeudi 3 septembre – S. Grégoire le Grand, pape et docteur de l’Eglise

  • Messe à l’église de St Germain de Rugles à 18:00
  • Messe à l’Ehpad de Rugles à 15:00
  • Eglise de la Madeleine à 16:00 – Chapelet de la confrérie
  • Eglise de la Madeleine à 17:30 – Adoration
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30
  • Centre Bethléem de 19:15 à 21:15 – Réunion des catéchistes
  • Centre Bethléem de 9:30 à 12:00 – Inscriptions catéchisme, aumônerie et/ou patronage
  • Eglise de Chaise-Dieu du Theil à 11:00 – Baptêmes
  • Eglise de La Madeleine à 15:00 – Mariage de Alban Lefebure et de Camille Hauville
  • Eglise de Bourth à 16:00 – Mariage de Steven Mignon et de Morgane Cohin
  • Messe patronale à l’église de Bâlines à 18:00
  • Messe à l’église de Bourth à 9:15
  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Messes du 24 au 30 août 2026

Semaine 34

Lundi 24 août – Saint Barthélémy, apôtre

  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Mardi 25 août – S. Louis. S. Joseph de Calasanz, prêtre.

  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Mercredi 26 août – de la férie

  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Jeudi 27 août – Ste Monique

  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30
  • Eglise de la Madeleine à 16:00 – Chapelet de la confrérie
  • Eglise de la Madeleine à 17:30 – Adoration
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30
  • Centre Bethléem de 9:30 à 12:00 – Inscriptions catéchisme, aumônerie et/ou patronage
  • Forum des Associations à Rugles (place de l’église) de 14:00 à 17:00 – Inscriptions catéchisme, aumônerie et/ou patronage
  • Eglise des Barils à 11:00 – Baptêmes
  • Eglise de Bourth à 15:00 – Baptême
  • Messe à l’église de St Victor sur Avre à 18:00
  • Messe patronale à l’église de St Antonin de Sommaire à 9:15
  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00