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Homélie de la messe du 1er dimanche de Carême du Père Jérôme PAYRE

Homélie 1er dimanche de Carême 9 mars 2019 Année C

Dans l’Esprit, Jésus fut conduit, à travers le désert, où pendant 40 jours, il fut tenté par le diable. Nous sommes au début du ministère public de Jésus. Il a quitté Nazareth pour recevoir le baptême. Son chemin est tracé. Du désert jusqu’à la Croix, sommet d’un amour à la folie de Jésus pour nous.
Trop souvent, quand on parle du Carême, sont prononcés les mots privation, renoncement, jeûne, faire des efforts, ne plus manger telle ou telle chose… Or ce qui caractérise le Carême, ce ne sont pas les privations, mais c’est de suivre Jésus, modeler nos pensées, nos paroles, nos actions sur le Fils de Dieu. Pour cela, il faut combattre, dans la force de l’Esprit saint.

1) Un lieu, le désert
Le désert est le lieu du silence, de la pauvreté. L’homme va à l’essentiel. Au désert, nous découvrons que nous sommes des créatures, dépendant de Dieu et de son Amour. Le désert est aussi un lieu de mort, car il n’y a pas d’eau.
Chaque année, le carême est une grande retraite dans l’Esprit saint, où nous écoutons Jésus : l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu. Au désert, en carême, nous demandons au Seigneur : quelle parole nous fait vivre ? qu’est-ce qui compte vraiment pour moi, dans la vie : le pouvoir, le sensationnel ? Dans nos journées, où est notre désert ? quelle place je donne vraiment au Seigneur, dans la prière, dans mes choix très concrets, dans mes pensées ?
2) Un temps, 40 jours
40 évoque Moise, Elie, Noé, Jésus. Jésus se manifestera 40 jours à ses disciples après Pâques, pour les former. 40 est le temps de la formation, de l’éducation. L’Esprit saint nous forme, nous transforme, spécialement par la prière, le sacrement du pardon, la sainte Eucharistie. Prions vraiment en ce carême pour laisser le Seigneur agir en nous, nous purifier, nous illuminer.
Jésus, le Fils de Dieu, est venu dans notre monde pour nous relever, pour nous offrir son Amour. Elle est belle cette parole de Jésus entendue mercredi en recevant les cendres : convertis-toi et crois à l’Evangile. Se convertir «signifie suivre Jésus en sorte que son Evangile soit le guide concret de notre vie ; cela signifie laisser Dieu nous transformer, cesser de penser que c’est nous qui sommes les seuls constructeurs de notre existence et que c’est seulement en « perdant » notre vie en lui que nous pouvons la gagner (Benoit XVI, 13 février 2013)
3) Un combat : 2 personnes et nous !
Satan tente Jésus et cherche à le détourner de sa mission. Il l’a fait pour Adam et Eve. Satan déforme la parole de Dieu. Il est le Père du mensonge, le diable – le diviseur ! Satan est l’adversaire, celui qui nous éloigne de Dieu. Le Carême nous invite à discerner, à combattre le Mal.
Car le péché nous rend esclaves, nous détruit et nous prive de la belle liberté des enfants de Dieu. N’attendons pas pour recevoir le pardon ou pour faire le point avec notre père spirituel.
Car le Fils de Dieu a pris sur lui notre péché, a porté les tentations pour nous montrer comment les vaincre. Il est vainqueur. Nous le célébrons dans chaque eucharistie.
L’homme a faim de pain mais surtout de vérité, d’amour. Oui, l’évangélisation est une urgence, spécialement auprès des jeunes, mais aussi des chrétiens pour que nous devenions des saints !
Le véritable pouvoir n’est pas de dominer le monde, mais le service, l’humilité et l’amour manifesté dans le pouvoir de la Croix ! Dieu n’est pas à notre service, Dieu n’est pas un objet à qui l’on impose ses conditions. Il est le Seigneur ! Le Carême nous invite à rechoisir le Seigneur, c’est le combat :
Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible … Quand tu sens la tentation de t’enliser dans ta fragilité, lève les yeux vers le Crucifié et dis-lui : ‘‘Seigneur, je suis un pauvre, mais tu peux réaliser le miracle de me rendre meilleur’’. (François, Exsultate et Gaudete, 15

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