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Homélie du 6ème Dimanche de Pâques du Père Julien PALCOUX

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6ème Dimanche de Pâques

Frères et sœurs,

Chers enfants,

Votre première communion tombe le jour où l’Eglise médite l’enseignement de Jésus sur l’Amour les uns des autres : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » dit Jésus à ses disciples.

Le sacrement de la Communion est le sacrement de l’Amour par excellence. Rien n’obligeait Jésus à donner son Corps et son Sang sous les espèces du pain et du vin si ce n’est l’Amour infini que Dieu a pour nous et pour vous qui allez communier. La Sainte Hostie que vous allez recevoir tout à l’heure est le résultat de l’Amour de Dieu. En fait, la Communion est la rencontre de deux mouvements d’Amour : Dieu qui se donne à nous sous la forme du Pain et nous qui l’accueillons. Il ne peut y avoir de véritable communion si l’un des deux mouvements manque. Si Dieu ne se donne pas, on peut toujours vouloir le recevoir : s’il n’y a pas de don préalable, il n’y a rien à recevoir ; comme Dieu peut se donner, mais s’il n’y a personne pour le recevoir, le don n’est pas accueilli. L’Eglise garde donc comme un trésor le don de Jésus sous les espèces du Pain et du Vin, mais a pour mission de préparer le cœur de ceux qui souhaitent recevoir ce don. C’est le travail que nous essayons d’accomplir avec les catéchistes ; mais il est vrai que ce travail est plus fécond et plus complet lorsqu’il est soutenu par les parents, attentifs à la fidélité à la messe.

Chers enfants, que vous apporte la Sainte Communion ?

Avec la Communion, on n’a pas seulement « accès » à Dieu, on n’entre pas seulement en rapport, en relation avec Dieu, il s’agit de bien plus que cela. Dieu entre en nous, au plus profond de nous-mêmes et nous entrons nous aussi dans le cœur de Dieu. Et seul Dieu peut faire cela. Je prends un exemple. Vous aimez bien une personne, un ami, une amie. Vous aimez bien être en sa présence, être avec lui ou avec elle. Maintenant, cette personne est en difficulté. Parce que vous l’aimez, vous avez envie de l’aider. Mais vous ne pourrez toujours l’aider que de manière extérieure à elle. Il y a une limite infranchissable qui est que l’autre est une personne autre. Et on ne peut pas vivre de l’intérieur ce que l’autre vit. On peut être proche, accompagner, compatir. Mais on ne peut pas être dans l’autre pour vivre ce que l’autre vit. Eh bien, ce que nous ne pouvons faire, Dieu, et seul Dieu, le peut. Seul Dieu peut nous habiter de l’intérieur et venir vivre avec nous ce que nous vivons. Et au fur et à mesure que nous communions, que Dieu vient habiter en nous, en fait Dieu nous assimile en Lui et nous fait entrer toujours plus profondément en Lui.

La Communion transforme et abolit l’infinie distance entre Dieu et nous pour nous donner accès au cœur de Dieu. Jésus rend compte de la puissance de cette nouvelle relation entre Dieu et nous en disant que désormais, Il ne nous appelle plus « serviteurs », mais « amis ». Et le degré d’union avec Dieu, de communion est tellement grand qu’Il nous dit : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon Nom, Il vous l’accordera. » C’est dire combien la Communion est puissante.

La Communion au Corps du Christ, comme vous le dira le prêtre tout à l’heure, a pour conséquence qu’elle construit, qu’elle réalise et renforce votre adhésion, votre incorporation au Corps du Christ qu’est l’Eglise. Plus les chrétiens communient saintement au Corps du Christ, plus l’Eglise se renforce et se solidifie, et plus les chrétiens deviennent forts de la force de Dieu.

La Communion nous fait encore entrer dans la dynamique de Dieu, dans son mouvement de don. Dans la Communion, Jésus se donne par amour. Tous ceux qui communient, reçoivent en eux cette dynamique de don par amour. Plus vous communiez, plus vous êtes poussés à vous donner par amour aux autres, plus vous êtes poussés à aimer les autres. Communier conduit toujours à se donner ; cela ne peut se réduire à une simple consommation : je communie, j’ai Jésus en moi, et ça s’arrête là. Une telle attitude égocentrée révèle une profonde immaturité de la foi et est préjudiciable à la vitalité de l’Eglise.

Chers enfants, ne bloquez pas ce mouvement de don, encore naturel chez vous, qui résultera de votre communion. Jésus le dit pour vous : « C’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. » Votre communion vous fera porter du fruit autour de vous : pour un certain nombre, vous évangélisez ; au sens d’une première évangélisation : vos copains, vos copines ; au sens d’un approfondissement de la foi : vos familles, vos parents. La Communion va vous fortifier dans ce sens. Continuez ! La Communion va vous pousser aussi à aimer toujours plus, toujours mieux, à aimer comme Dieu, c’est-à-dire en étant capables de vous remettre en cause, de demander pardon, de donner pardon, de redonner une chance à l’autre. La Communion va transformer votre manière d’aimer.

Frères et sœurs, prions le Seigneur pour ces enfants qui vont communier pour la première fois. Demandons pour eux la grâce de la fidélité à la Communion, à la Messe. Prions pour que leurs parents les soutiennent et les encouraget. Prions pour qu’ils portent et pour que nous aussi nous portions des fruits en abondance selon ce que Dieu veut. Amen !

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