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À Issy-les-Moulineaux, un nouveau séminaire pour former les prêtres de demain

Un nouveau séminaire universitaire doit ouvrir ses portes en septembre 2026 à Issy-les-Moulineaux. Porté par la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice et l’Institut Catholique de Paris, ce projet entend renouveler en profondeur la formation sacerdotale en France, en associant vie communautaire, exigence académique et double cursus reconnu par l’Église et l’État, dans un contexte marqué à la fois par l’évolution des vocations et un regain d’intérêt spirituel chez les jeunes.

A quelques pas de Paris, c’est un projet qui entend bien redessiner la formation des prêtres en France qui se prépare. À Issy-les-Moulineaux, commune limitrophe au sud-ouest de la capitale, un nouveau séminaire universitaire doit ouvrir ses portes à la rentrée de septembre 2026. Ce projet, fruit d’une « alliance » entre la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice et l’Institut Catholique de Paris (ICP), s’inscrit dans une dynamique nouvelle pour « former les prêtres de demain », ont expliqué Mgr Luc Crépy, père Emmanuel Goulard, père Emmanuel Petit et Anne-Sophie Vivier-Muresan, membres du  comité de pilotage du nouveau séminaire, lors d’une conférence de presse donnée ce mardi 5 mai.

« L’Institut Catholique de Paris et la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice entretiennent des liens anciens qui se sont toutefois distendus au fil du temps », souligne le père Emmanuel Petit, recteur de l’Institut Catholique de Paris, pour qui cette initiative vise précisément à les redynamiser. En réunissant deux modèles de formation longtemps distincts, à savoir le séminaire universitaire de l’ICP tourné vers la formation des futurs enseignants et le séminaire diocésain de Saint-Sulpice davantage centré sur la vie paroissiale, ce nouveau dispositif entend dépasser un « modèle aujourd’hui à bout de souffle », alors que la majorité des jeunes suivent désormais des études supérieures.

(De gauche à droite) Anne-Sophie Vivier-Muresan ; Père Emmanuel Petit ; Mgr Luc Crépy ; Père Emmanuel Goulard

Ce nouveau séminaire « entend conjuguer la pédagogie sulpicienne, reconnue pour la formation humaine, spirituelle et pastorale, avec l’exigence universitaire de la Faculté de Théologie de l’ICP » afin d’assurer une formation intellectuelle et académique solide, précise Mgr Luc Crépy.

Un cadre de formation repensé

La formation des prêtres constitue une question essentielle dans l’histoire de l’Église. Réuni entre 1545 et 1563, le Concile de Trente marque à cet égard un tournant majeur du catholicisme. Rassemblant évêques et théologiens, il vise à réaffirmer l’autorité morale et spirituelle de l’Église catholique face à la progression du protestantisme en Europe. Dans ce contexte, le concile met l’accent sur le rôle pastoral et institue les séminaires afin d’assurer une formation structurée et solide du clergé.

Dans la continuité de cet héritage, selon Mgr Luc Crépy, Évêque de Versailles, ce nouveau séminaire universitaire entend renouveler les modalités de formation des futurs prêtres. Dès la rentrée scolaire 2026, sa mise en place concrète se traduira par un regroupement inédit des deux formations existantes. Les séminaristes actuellement formés au Séminaire des Carmes rejoindront le site d’Issy-les-Moulineaux, tandis que ceux du Séminaire Saint-Sulpice suivront désormais leurs cours à la Faculté de Théologie de l’ICP. Pensée comme une « formation singulière », selon les membres du comité de pilotage, l’un des points forts du projet réside dans la possibilité de suivre un double cursus, à la fois canonique et national. Chaque séminariste pourra ainsi obtenir un baccalauréat canonique délivré par le Saint-Siège, tout en préparant en parallèle une licence et un master de théologie reconnus par l’État, des diplômes « valorisables dans le monde civil ». Ce double parcours, mené simultanément sur cinq ans, marque une évolution significative dans la formation sacerdotale. Depuis 2025, la théologie est en effet accessible sur les plateformes Parcoursup et Monmaster, ce qui confirme, selon les responsables du projet, un regain d’intérêt des jeunes pour les questions religieuses.

Les études supérieures « constituent un lieu d’ouverture, où la diversité des rencontres permet un véritable apprentissage de la synodalité, dans des liens d’amitié et de respect ».

Dans ce cadre, les séminaristes bénéficieront d’un équilibre entre vie communautaire, prière et exigence intellectuelle. Fidèles à la tradition pédagogique de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, ils vivront, installés au cœur d’un parc de huit hectares, dans un environnement propice à l’étude et au discernement, en maisonnées de huit à dix personnes. Ils suivront en parallèle une formation universitaire exigeante à l’Institut Catholique de Paris, au contact d’autres étudiants, religieux et laïcs. « Nous avons cherché un juste milieu entre retrait du monde et immersion. Nous avons donc fait le choix d’un équilibre entre une vie communautaire ancrée à Issy-les-Moulineaux et une insertion dans un univers académique de plus de 10.000 étudiants. Cela va favoriser le dialogue autant pour les étudiants que pour les formateurs avec d’autres élèves et disciplines », affirme le père Emmanuel Petit.

À cela, Anne-Sophie Vivier-Muresan, doyenne de la Faculté de Théologie de l’ICP, ajoute que les études supérieures « constituent un lieu d’ouverture, où la diversité des rencontres permet un véritable apprentissage de la synodalité, dans des liens d’amitié et de respect ». Environ une trentaine de séminaristes sont attendus à la rentrée, selon le père Emmanuel Goulard, recteur du Séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux.

Un séminaire au coeur des défis de l’Église en France

Au-delà de son organisation, ce nouveau séminaire répond à des enjeux majeurs pour l’Église en France dans un contexte contrasté. Alors que la pratique religieuse recule et que le nombre de séminaristes et de formateurs diminue, l’afflux de catéchumènes et la soif spirituelle croissante des jeunes dessinent une réalité plus nuancée. Pour Mgr Luc Crépy, Évêque de Versailles, il s’agit d’une « nouvelle espérance », qui appelle une réponse adaptée en matière de formation. Car, rappelle-t-il, la « formation des prêtres est un souci constant de la vie d’un diocèse et plus largement des évêques ».

Dans cette perspective, le projet entend former des pasteurs capables de répondre aux attentes contemporaines, en « conjuguant enracinement et modernité ». L’ambition, explique Mgr Luc Crépy, est de faire émerger une maison de formation « plus cohérente et forte, au service de l’Église en France », avec la conviction de « former des prêtres solides dans leur vie intérieure, capables d’intelligence de la foi, de discernement et de mission dans le monde contemporain ». « Cette formation intégrale, à la fois humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale, doit permettre aux futurs prêtres de se préparer concrètement à leur mission », précise l’évêque de Versailles.

Mgr Luc Crépy lors de la conférence de presse mardi 5 mai 2026.

Dans un monde traversé par de nouveaux défis, tels que les « risques d’instrumentalisation religieuse, l’IA ou encore le rapport au savoir », la mission intellectuelle est une dimension constitutive de la vie de l’Église, complète Anne-Sophie Vivier-Muresan.

Les séminaires au schéma traditionnel ont éclaté, il faut savoir s’adapter et former différemment.

Au cœur de ce projet, le nouveau séminaire entend s’adapter aux parcours et aux réalités de chacun. Mgr Luc Crépy et le père Emmanuel Goulard soulignent la liberté offerte à chaque candidat, « qui sont protagonistes de leur formation ». Il ne s’agit pas d’imposer un parcours uniforme, mais d’accompagner chaque vocation de manière ajustée, expliquent-ils. Le père Emmanuel Petit affirme : « Les séminaires au schéma traditionnel ont éclaté, il faut savoir s’adapter et former différemment. »

Cette volonté d’ouverture se traduit concrètement par une attention portée à la diversité des profils. Dans la lignée d’initiatives déjà existantes, comme celle du séminaire d’Orléans qui accueille depuis vingt ans des séminaristes issus de formations professionnelles, le projet parisien prévoit notamment la mise en place d’un tutorat pour accompagner ceux qui rencontreraient des difficultés dans l’enseignement supérieur. « Il reste important d’être ouvert à tous », insiste Mgr Luc Crépy. « C’est un défi qui ne nous fait pas peur d’avoir à accompagner des étudiants avec des profils différents », abonde Anne-Sophie Vivier-Muresan. De fait, si les prêtres doivent obligatoirement suivre une formation au séminaire, l’obtention des diplômes d’État n’est pas requise pour être ordonné.

Au-delà des aspects académiques, cette formation vise une croissance humaine et spirituelle profonde. Reprenant les mots du pape Léon XIV, Mgr Luc Crépy rappelle les attentes portées sur les futurs prêtres. « Vous êtes appelés à aimer d’une manière spécifique, délicate et difficile et, plus encore, à vous laisser aimer dans la liberté. Une manière qui fera de vous, outre de bons prêtres, des citoyens honnêtes, disponibles, des artisans de paix et d’amitié sociale. »

À terme, le site d’Issy-les-Moulineaux ambitionne de devenir un véritable pôle de formation « aux portes de Paris », en accueillant d’autres « réalités éducatives et universitaires ». Des travaux de rénovation intérieure, prévus entre le printemps 2027 et septembre 2029, accompagneront cette dynamique en modernisant les espaces et en développant de nouvelles infrastructures, afin d’inscrire durablement ce projet au service de l’Église et des générations à venir.

À Savoir :

Une journée portes ouvertes sera organisée le 6 juin 2026 au Séminaire Saint-Sulpice situé à Issy-les-Moulineaux.

ALETEIA

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  • Messe à l’église de La Madeleine à 18:30

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  • Eglise de la Madeleine à 16:00 – Chapelet de la confrérie
  • Eglise de la Madeleine à 17:30 – Adoration
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30
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  • Messe à l’église de St Germain de Rugles à 9:15
  • Messe à l’église de La Madeleine à 11:00 – Baptêmes