Benoît XVI se félicite de la place des laïcs et souligne l’importance de l’éducation catholique dans l’Église en France

Messes du 30 novembre au 6 décembre 2020

Semaine 49

Lundi 30 novembreS. André, Apôtre

  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mardi 1 décembre – Bienheureux Charles de Foucauld

  • Début de la neuvaine de l’Immaculée Conception
  • Eglise Notre-Dame à 14:00 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mercredi 2 décembre – De la Férie

  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet

Jeudi 3 décembre – S. François Xavier, prêtre

  • Eglise Notre-Dame à 17:30 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions (prière pour les vocations)
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Vendredi 4 décembre – S. Jean de Damas, prêtre et docteur de l’Eglise

  • Eglise Notre-Dame à 17:30 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions (premier vendredi du mois)
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Samedi 5 novembre – De la Férie

  • Messe à l’église Notre-Dame à 09:00
  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet

Dimanche 6 décembre – 2ème dimanche de l’Avent

  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Benoît XVI se félicite de la place des laïcs et souligne l’importance de l’éducation catholique dans l’Église en France

C’est par un discours très structuré, ce vendredi 30 novembre à 11 heures, que Benoît XVI a choisi de conclure la visite ad limina  des évêques français à Rome, débutée le 20 septembre, qui se conclut ces jours-ci avec les 35 évêques des cinq provinces du Sud-Est.

Le pape se félicite notamment de l’action des laïcs, « visage du monde dans l’Église et en même temps visage de l’Église dans le monde ».
« Vous voulez entendre nos questions, et nous comprenons que ce sont aussi les vôtres. » Par ces mots, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a débuté son adresse à Benoît XVI, ce vendredi 30 novembre à 11 heures dans la salle du Consistoire, au Vatican. Significatives du climat général de cette visite ad limina , elles ont permis au primat des Gaules de rappeler les difficultés propres à l’Église en France : « Dans nos diocèses, la situation n’est pas toujours facile. La charge confiée nous paraît parfois lourde, mais en pensant à la vôtre, nous aurions honte de nous plaindre », a-t-il souri devant le pape, âgé de 86 ans.
Il a poursuivi, lucide : « Il est clair que les effectifs diminuent, celui des baptisés d’abord, mais aussi le nombre des mariages, des vocations sacerdotales et religieuses. Pourtant, dans cette société égarée qui perd le sens des valeurs fondamentales et qui ne sait plus goûter le silence, un véritable réveil spirituel s’opère. »
Le cardinal Barbarin a alors souligné quelques points positifs. Tout d’abord, « les catéchumènes réveillent nos communautés par leurs attentes et nous donnent une grande joie ». Plus largement, a-t-il souligné devant Benoît XVI, « si les gens ne viennent plus dans nos églises, c’est à nous d’aller à leur rencontre », mettant ainsi en œuvre l’appel de Madeleine Delbrêl : « Évangéliser, c’est dire, à des gens qui ne le savent pas, qui est Jésus, ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, de façon que ces gens le sachent et qu’ils sachent que nous en sommes sûrs. » L’archevêque de Lyon a rappelé « la grande attention portée à la formation de nos responsables et de tous les fidèles », la longue tradition d’œcuménisme et de dialogue interreligieux, ainsi que les liens très forts avec la communauté juive.

Un « message d’alerte » à propos des dégâts causés par la crise économique

Avec franchise, évoquant « l’importante présence des musulmans dans nos régions », il a précisé, à l’instar de nombreux intervenants au récent Synode romain sur la nouvelle évangélisation, que « notre dialogue est assez fraternel pour nous permettre de regarder ensemble, avec courage, les  violences et les problèmes de liberté religieuse posés par les mariages mixtes ou les conversions ».
Explicitant les motivations de l’Église dans son opposition au mariage homosexuel, « vrai changement de civilisation. », le cardinal Barbarin a expliqué devant le pape : « Avec les frères des autres églises chrétiennes, avec les juifs et les musulmans, avec des représentants d’autres courants de pensée, en nous fondant sur la raison et le bon sens, nous essayons d’expliquer que ce projet risque d’engendrer un grand trouble dans la société, déjà bien fragile. »
Comme l’avaient fait ses prédécesseurs, les cardinaux français Jean Pierre Ricard, puis André Vingt-Trois, devant le pape, le cardinal Barbarin a également lancé un « message d’alerte » à propos des dégâts causés par la crise économique : « Le taux de pauvreté vire au rouge depuis deux ans : recours à l’aide alimentaire, négligences sur la santé, graves problèmes de logement : les plus pauvres subissent des violences qui ne sont pas nommées comme telles. »
Enfin, concernant les migrants et les réfugiés, et surtout les Roms, l’archevêque de Lyon a constaté : « Nous voyons nos responsables successifs agir de manière incertaine à leur égard, alors que la solution ne peut pas venir d’une seule nation. » Et il a lancé un appel au pape : « Est-il possible, Très Saint Père, que vous encouragiez les gouvernements de l’Europe à se saisir ensemble de cette question pour y apporter une réponse digne et durable ? »

Benoît XVI a attiré l’attention des évêques français sur trois points

Après avoir attentivement écouté ce large tableau, Benoît XVI a d’abord rappelé dans son discours aux évêques le souvenir de son voyage apostolique en 2008, à Lourdes et Paris, qui reste vif et fondateur dans sa mémoire. C’est dans cette perspective (« un ensemble indissociable ») qu’il situe cette visite ad limina  des évêques français, la première depuis huit ans.
À nouveau, Benoît XVI, comme son prédécesseur, et comme il l’avait fait dans ses deux précédents discours, a rappelé à l’Église en France sa « longue lignée de saints, de docteurs, de martyrs et de confesseurs de la foi ».
Avant de préciser les trois points d’attention qu’il soumet à cette Église, Benoît XVI a rappelé l’essentiel de la Bonne Nouvelle : « Dieu, créateur de l’homme, en son fils Jésus, nous fait connaître son amour pour l’humanité. » Et son souci majeur : « L’ignorance pratique religieuse dans laquelle vivent beaucoup d’hommes et de femmes, y compris des fidèles catholiques. ». Le pape précise : « Il s’agit en réalité d’une double ignorance : une méconnaissance de la personne de Jésus-Christ et une ignorance du caractère sublime de ses enseignements, de leur valeur universelle et permanente dans la quête du sens de la vie et du bonheur. »
Situant son propos dans le cadre de l’Année de la foi, ouverte le 11 octobre, et de la nouvelle évangélisation, Benoît XVI a alors attiré l’attention des évêques français sur trois points, le premier d’entre eux étant l’éducation, dans ses diverses déclinaisons.

Les laïcs « protagonistes dans la vie de l’Église et sa mission d’évangélisation »

Parce que, « au-delà du savoir transmis, le témoignage de vie des formateurs doit permettre aux jeunes d’assimiler les valeurs humaines et chrétiennes afin de tendre à la recherche et à l’amour du vrai et du beau », le pape s’est félicité de l’action des instituts catholiques, soulignant notamment « les initiatives prises pour favoriser l’initiation théologique de jeunes étudiants en disciplines profanes ». Il a rappelé « la responsabilité historique » des écoles catholiques, « lieux de transmission du savoir et de formation de la personne, d’accueil inconditionnel et d’apprentissage de la vie en commun ». Plus largement, Benoît XVI estime que « l’éducation aux valeurs chrétiennes donne les clés de la culture de votre pays ».
Autre point appréciable, aux yeux du pape, qui a bien entendu l’insistance des évêques français sur ce point : « Les signes de vitalité et l’engagement des fidèles laïcs dans la société française sont une réalité encourageante. ». Ces laïcs sont « protagonistes dans la vie de l’Église et sa mission d’évangélisation », autrement dit « ils sont le visage du monde dans l’Église et en même temps le visage de l’Église dans le monde ».
Pour autant, « l’Église en Europe et en France ne peut rester indifférente face à la diminution des vocations et des ordinations sacerdotales ». Sur ce plan, a rappelé Benoît XVI, « il est urgent de mobiliser toutes les énergies disponibles, pour que les jeunes puissent écouter la voix du Seigneur ». Familles, communautés sont, sur ce plan en première ligne.

Frédéric Mounier, à Rome  

Journal La Croix

Actualités de la Paroisse - articles récents

« Opération fromages de Noël 2020″

L’Association Notre-Dame d’Évreux vous propose à nouveau cette année, le délicieux Comté fruité d’été, affinage 15/ 18 mois, de fabrication artisanale dans un des plus hauts villages du Jura, par paquets de 500 g ou de 1 kg, ( 24,50 € le kg), que vous pourrez partager en famille ou entre amis au moment des fêtes de Noël et de fin d’année. Qualité assurée par le producteur.

Cette vente participera au financement de personnes âgées, malades, handicapées ainsi qu’à de jeunes collégiens, lycéens et étudiants qui se mettront à leur service au prochain pèlerinage diocésain à Lourdes, du mardi 20 Juillet au lundi 26 Juillet 2021.

De nouveaux protocoles d’accueil tenant compte du contexte sanitaire sont en cours d’élaboration.

La crise sanitaire implique aussi d’assurer de notre soutien, les lieux d’hébergement « Marie Saint Frai » qui accueillent les Personnes malades ou handicapées à Lourdes.

Nous comptons sur votre aide et votre solidarité sans lesquelles rien n’est possible.

N’hésitez-pas à faire profiter vos familles, voisins, proches, collègues et amis de cette belle action solidaire.

Nous proposons des morceaux d’environ 500 g ou 1 kg qui seront facturés au poids, sur la base de 24,50 euros/kg

Règlement à réception, par chèque à l’ordre de HNDE. Ne pas les rédiger avant la livraison. De coupe artisanale, les morceaux ne font pas exactement 500 g ou 1kg.

Date limite de commande : 01/12/2020 midi – Date de livraison : à partir du 20/12/2020

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Homélie de la messe du 1er dimanche de l’Avent du Père Jérôme PAYRE

Homélie 1er Dimanche de l’Avent – 29 Novembre 2020 B

Il a donné tout pouvoir à ses serviteurs … (Mc 13).
Le temps de l’Avent débute ce dimanche. L’Avent fait grandir notre désir de la venue de Dieu, de son emprise sur le monde (Cf. Christ Roi). Il rappelle que Dieu est le maître du monde. Nous sommes invités à orienter/réorienter notre vie, nos pensées, paroles, actions, vers le vrai visage de Dieu, un père, un ami. Le temps de l’Avent célébre la venue du Rédempteur, dans la mémoire joyeuse que Dieu s’est fait homme, que le Verbe s’est fait chair (Jn 1, 14) en Jésus, à Bethléem.

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Décision du Conseil d’État du 29 novembre 2020 : le droit a été rétabli et la raison reconnue

Par sa décision du 29 novembre 2020, le juge des référés du Conseil d’État a retenu le caractère disproportionné de la mesure gouvernementale qui limitait à 30 le nombre de personnes autorisées à assister aux cérémonies religieuses dans les lieux de culte, en relevant qu’il n’y avait pas de justification à cette interdiction absolue et générale « alors qu’aucune autre activité autorisée n’est soumise à une telle limitation fixée indépendamment de la superficie des locaux en cause ».

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Message pastoral pour l’Avent de Monseigneur Christian Nourrichard

Chers amis,

Aujourd’hui, nous entrons dans l’Avent, temps d’attente et d’espérance.

Pendant cette année si particulière marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, nous avons souvent eu l’impression d’attendre : attendre de pouvoir sortir de nos maisons, de retrouver nos proches, de retourner à l’école ou au travail, de reprendre nos activités… Nous avons aussi dû patienter, et patientons encore, pour célébrer les mariages, les baptêmes et pour retourner à la messe sans contraintes. Ainsi, nos vies ont été bouleversées et un sentiment légitime d’inquiétude a pu apparaître.

L’Avent est un temps d’attente profondément différent parce qu’il se vit dans l’espérance. Nous cheminons avec une certitude : la venue de notre Sauveur. Dans la joie, nous attendons la naissance de Jésus-Christ qui s’est fait homme en naissant dans une mangeoire, avec humilité et simplicité.

Aujourd’hui, revivons ce Mystère vécu à Bethléem il y a 2 000 ans !

Vous allez probablement préparer votre crèche, peut-être aurez-vous la chance de le faire avec vos enfants ou petits-enfants. La crèche a ceci de merveilleux qu’elle nous fait toucher du doigt cet événement unique et extraordinaire qui a changé le cours de l’Histoire. Je voudrais donc vous inviter à contempler avec attention chaque élément et chaque personnage. Chacun porte un sens bien particulier ; mais tous se sont mis en chemin avec la même foi car ils savaient que dans la crèche, se trouvait le Messie, l’Essentiel.

Chers amis, je vous souhaite de vivre ce temps de l’Avent à l’image de ceux qui, lors de cette Nuit Sainte, se sont hâtés vers l’Enfant-Jésus, dans la joie, la confiance et l’espérance !

Bel Avent à tous !

+ Christian Nourrichard,
évêque d’Évreux

Message

La Conférence des évêques de France dépose un référé liberté

Dans sa déclaration du jeudi 26 novembre, le Premier ministre a annoncé une jauge de 30 personnes pour les célébrations religieuses dès ce dimanche. Cette jauge n’est ni compréhensible ni acceptable en l’état. En conséquence, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF), réuni hier soir, a décidé de déposer un référé liberté au Conseil d’État dès ce matin, les évêques estimant qu’ils ont le devoir de veiller à la liberté de culte dans notre pays.

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