Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 18 au 24 mai 2020

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

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Mardi 19 mai – De la Férie

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Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

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Jeudi 21 mai – Ascension

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Vendredi 22 mai – Ste Rita de Cascia, religieuse

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Samedi 23 mai – De la Férie

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Dimanche 24 mai – 7ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

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Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

Semaine Laudato Si 2020

Le Pape invite l’Église à célébrer la Semaine Laudato Si’ à l’occasion des 5 ans de l’encyclique. En ces temps difficiles, ils prient pour la paix et la santé de tous, et pour pouvoir continuer à compter sur l’amour qui nous unit.

En savoir+

Dimanche 24 mai 2020 à 20h00
Faisons sonner les cloches pour le climat dans nos églises,
mais aussi les cloches, clochettes et smartphones des membres de notre communauté.

Acclamez le Seigneur – HNDE orchestre virtuel

Cette vidéo a été enregistrée par chacun des chanteurs et instrumentistes depuis son lieu de confinement ! Chacune des vidéos a été ensuite montée pour aboutir au résultat que voici !
Chacun avec son niveau et ses connaissances mais aussi et surtout son coeur et ses talents a contribué à ce bel ouvrage.
Cette vidéo permet de retrouver un peu de la joie que cet orchestre (bien réel cette fois ci) donne chaque année lors des messe célébrées au cours du pèlerinage diocésain à Lourdes.

Hospitalité Notre Dame d’Évreux

Saint Remi, archevêque de Reims, apôtre des Francs : v 437 – 13 janvier 533.

Un historien protestant, l’anglais Gibbon, a écrit que les évêques avaient fait la France, comme les abeilles font leur ruche. Un de ceux qui ont le plus contribué à l’enfantement de la nation franque à la foi chrétienne est incontestablement saint Remi. Sa qualité d’Apôtre de la nation française, un épiscopat de longueur prodigieuse et lié aux plus importants événements, une réputation de savoir, d’éloquence et de sain­teté, tous ces avantages réunis dans la personne de saint Remi offraient aux écrivains de cette époque le plus riche fonds pour l’histoire de cette vie. Il est regrettable que cette histoire n’ait pas été écrite, ou qu’elle ne l’ait été que plus tard.

Remi naquit à Cerny, dans le Laonnais, vers 437. Son père, Emile, et sa mère, sainte Célinie, étaient de nobles et fervents chrétiens. Ils eu­rent soin d’assurer à leur fils l’éducation la plus complète, en l’envoyant. aux meilleures écoles du temps. Remi eut deux frères plus âgés que lui, son frère Principius deviendra évêque de Soissons et l’autre, père de saint Loup, successeur de son oncle à Soissons. Après avoir étudié les sciences humai­nes, Remi s’était retiré à Laon et y passait les années de son adolescence dans la retraite et la piété.

Election de l’évêque

Il était âgé de vingt-deux ans quand l’évêque de Reims Bennadius vint à mou­rir. Le peuple, qui avait remarqué ce jeune homme à la fois si distingué et si vertueux, le réclama pour évêque. Malgré sa jeunesse et ses refus, les évêques de la région, réunis, lui imposèrent la consécration épisco­pale. Le nouvel évêque se montra plein de zèle et de charité, libéral et pénétré de l’esprit de Dieu. Sa parole miséricordieuse coulait comme un rayon de miel ; et son peuple ne se lassait point de l’entendre. Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont, rendait hommage à son talent d’écri­vain. Grégoire de Tours ajoutait : « Il était surtout remarquable par sa sainteté. »

Il fonde les diocèses de Thérouanne, Laon et Arras.

Acte fondateur de la France : chrétienne.

Ce qui a le plus contribué à la célébrité dont jouit le nom de saint Remi, ce sont ses relations avec le roi Clovis, chef païen belliqueux, le fondateur de la monar­chie française.

Quand il advint que Clovis monta sur un trône des Francs, Remi ne manqua pas de lui écrire promptement pour le féliciter et aussi pour lui adresser ses conseils :

– L’important, c’est que la justice de Dieu ne chancelle point chez nous.

– Vous devez vous servir de conseillers capables d’orner votre réputation.

– Vous devrez avoir de la déférence pour nos prêtres et recourir toujours à leurs conseils : si l’harmonie règne entre Vous et eux, notre pays en profitera.

– Secourez les affligés, ayez soin des veuves, nourrissez les orphelins.

– Que tous vous aiment et vous craignent.

Après la victoire de Tolbiac, miraculeusement remportée sur les Alamans, la reine Clotilde manda secrètement l’évêque de Reims pour achever l’instruction religieuse de son époux, commencée par saint Vaast. Clovis n’a que 15 ans quand il devient chef des Francs

Si, dans les premiers siècles, les évêques ont joué un rôle fondamental dans l’histoire de la chrétienté et de l’Europe, à côté d’eux, le rôle civilisateur des femmes est à remarquer.

Mais Clovis ne pouvait prudemment se faire chrétien et laisser ses Francs dans leur paganisme. Il les harangua et les invita à l’imiter. Ses compagnons, en grand nombre, répondirent par acclamation qu’ils étaient prêts à embrasser la religion prêchée par Remi. Quand l’évêque jugea Clovis et ses guerriers suffisamment instruits, il prépara la cérémonie du baptême.

Le matin de Noël 496, la foule assiège l’église de Reims, attendant le roi. Le temple est merveilleusement décoré de tapisseries et de guir­landes ; des fleurs jonchent le sol. Voici des jeunes filles en voiles blancs chantant des cantiques ; les leudes avec leurs riches costumes suivent sur leurs chars brillants. Enfin Clovis paraît, ayant à ses côtés Clotilde, radieuse. Sur le seuil, l’évêque prend Clovis par la main et l’introduit dans l’église, au milieu des acclamations. Frappé de tant de splendeur, le royal catéchumène de­mande si c’est là le paradis qu’il lui a promis. « Non, dit l’évêque ; ce n’en est que le vestibule. » On arrive ensuite au baptistère.

L’évêque demande alors le saint Chrême. Mais le prêtre qui le por­tait ne peut pénétrer dans l’église, à cause de la foule. D’après la tradi­tion, soudain une colombe paraît, portant dans son bec une ampoule rem­plie d’une huile qui répand une odeur délicieuse. On en conclut que le chrême miraculeux avait été apporté du ciel, pour le sacre de Clovis. De là est venue la pratique de nos rois d’aller se faire sacrer à Reims.

Cette fiole, appelée dans l’histoire la “sainte Ampoule”, qui servit par la suite à l’onction des rois de France durant leur sacre, exista jusqu’en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l’onction du baptême, saint Remi avait conféré au roi Clovis l’onction royale. Le baptême de Clovis est un des événements-clefs de l’histoire catholique et à partir d’Henri Ier en 1027, tous les rois de France seront sacrés à Reims (sauf Louis VI, Henri IV et Louis XVIII).

Au moment de verser l’eau sur le front de Clovis, l’évêque lui dit : « Baisse la tête, fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. »

Puis, ce sont les deux sœurs du roi, Lantilde et Alboflède, l’une arienne, l’autre païenne, mais toutes deux catéchumènes, ainsi que trois mille guerriers, et un grand nombre de leurs femmes et de leurs enfants qui seront baptisés.

« Apprenez, mon fils, que le Royaume des Francs est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise Romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ. Ce Royaume sera un jour grand entre tous les Royaumes et il embrassera toutes les limites de l’Empire Romain et il soumettra tous les peuples à son sceptre Il durera jusqu’à la fin des temps ! Il sera victorieux et prospère tant qu’il sera fidèle à la foi Romaine. Mais il sera rudement châtié toutes les fois où il sera infidèle à sa vocation ». Allocution de saint Remi lors du Baptême de Clovis.

« Secourez les malheureux, protégez les veuves, nourrissez les orphelins… Que votre tribunal reste ouvert à tous et que personne n’en sorte triste ! Toutes les richesses de vos ancêtres, vous les emploierez à la libération des captifs et au rachat des esclaves. Admis en votre palais, que nul ne s’y sente étranger ! Plaisantez avec les jeunes, délibérez avec les vieillards ! Lettre de saint Remi au roi Clovis – 482

A partir de ce jour Clovis se montrera reconnaissant envers l’évêque de Reims en toutes circonstances et saint Remi restera jusqu’à sa mort, l’un des conseillers écoutés du roi et sera l’un des artisans, en Gaule, du retour à la vérité catholique des Burgondes après le bataille de Dijon et des Wisigoths à Vouillé, deux populations contaminées par l’arianisme.

L’empereur de Constantinople, Anastase, ayant envoyé une couronne d’or au roi des France, celui-ci, sur le conseil de Remi, en fit hommage au Pape.

Doux envers tous, Remi savait parler ferme quand il le fallait. Le nouvel évêque de Tongres avait ordonné, de son propre chef, plusieurs clercs du diocèse de Reims. « C’est vraiment un beau début pour votre épiscopat, lui mande Remi, de blesser mes droits avant que je sache que vous fussiez évêque. Votre Sainteté eût pu commencer par apprendre les canons. »

Il y avait soixante-quatorze ans que Remi était évêque quand Dieu lui envoya une suprême épreuve : la cécité. Ayant recouvré la vue par miracle, il célébra une dernière fois le saint Sacrifice, et s’éteignit doucement, le 13 janvier 533, âgé de quatre-vingt-seize ans, et fut déposé au tombeau le 15 janvier.

Boniface II étant pape, Justinien empereur de Byzance et Clotaire Ier roi des Francs.

Le 18 octobre 1049, le pape saint Léon IX fit la translation de son corps dans l’abbaye bénédictine, qui, dès lors,·prit le nom de Saint-Remi.

Au propre du diocèse de Reims, il est fêté le 1er octobre, jour de la “translation” des reliques pour y être vénéré par les rémois à l’emplacement où s’élèvera l’actuelle basilique (attesté dès 585 – installation d’un monastère vers 750-760)

Iconographie

Remi est toujours représenté baptisant Clovis. Une colombe apporte le saint chrême.


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Testament de Remi

« Que le présent testament que j’ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé, partout, envers et contre tous, par mes très chers fils, les rois de France, par moi consacrés au Seigneur à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.

Qu’en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l’inviolabilité de sa durée. […] Mais par égard seulement pour cette race royale qu’avec tous me frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j’ai choisie délibérément pour régner jusqu’à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l’honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles. Par égard pour cette race que j’ai baptisée, que j’ai reçue dans mes bras, ruisselante des eaux du baptême : cette race que j’ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j’ai ointe de l’onction des rois, par le Saint-Chrême du même Saint-Esprit ; j’ai ordonné ce qui suit :


I – Si un jour cette race royale que j’ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses églises, les détruisait, les dévastait :

Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims. Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules.

Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l’indulgence ! Place à la menace !

S’il est rebelle à tout, qu’il soit séparé du corps de l’Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l’Esprit-Saint ; parce qu’il a persécuté l’indigent, le pauvre, au cœur contrit ; parce qu’il ne s’est point souvenu de la miséricorde ; parce qu’il a aimé la malédiction, elle lui arrivera, et n’a point voulu de la bénédiction, elle s’éloignera.


Et tout ce que l’Eglise à l’habitude de chanter de Judas le traître et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.

Parce que le Seigneur a dit : “Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c’est à Moi que vous l’avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c’est à Moi que vous ne l’avez pas fait.”


Qu’à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté ! Qu’un autre reçoive sa royauté !


Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu’un autre occupe leur siège.


II- Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.


Qu’aux bénédictions de l’Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s’ajoute la plénitude des bénédictions divines.


Que de cette race sortent des rois et des empereurs qui, confirmés dans la Vérité et la Justice pour le présent et pour l’avenir, suivant la volonté du Seigneur, pour l’extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s’asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur.
Ainsi soit-il. »


Nota : Le testament de saint Remi fut également signé par six autres évêques et d’autres prêtres. Trois de ces évêques sont réputés pour leur sainteté : Saint Vedast, évêque d’Arras, Saint Médard, évêque de Noyon, et Saint Loup, évêque de Soissons.

Dieu éternel et tout puissant, par un effet de votre bonté, vous avez voulu que la France naquît dans les eaux du baptême que saint Remi administra à son premier roi. Par l’intercession du même saint Remi, nous demandons humblement votre grâce afin de ne jamais nous écarter de votre service. Ramenez la France, la fille aînée de votre Eglise, à la fidélité aux promesses de son baptême, sous la protection de la Vierge Marie, de saint Michel archange et de tous les saints français. Amen.

* * *

La maison de Dieu se fonde par la Foi, s’édifie par l’Espérance et s’achève par la Charité. Saint Augustin.

Prière à saint Remi

Dieu éternel et tout puissant, par un effet de votre bonté, vous avez voulu que la France naquît dans les eaux du baptême que saint Remi administra à son premier roi. Par l’intercession du même saint Remi, nous demandons humblement votre grâce afin de ne jamais nous écarter de votre service. Ramenez la France, la fille aînée de votre Eglise, à la fidélité aux promesses de son baptême, sous la protection de la Vierge Marie, de saint Michel archange et de tous les saints français.

Saint Remi, intercédez pour nous, afin que, par votre puissant patronage, les grâces divines inspirent nos prières, guident nos actions, consolent nos peines, guérissent nos maux et sanctifient notre vie. Nous vous supplions, au nom de l’amour que vous avez pour la France, de conserver dans nos cœurs l’amour de Jésus-Christ et de son Eglise. Aidez-nous à être vos dignes enfants, fidèle à vos enseignements. Suscitez parmi nous des saints qui nous rendent la foi des anciens jours. Nous implorons votre protection pour nos corps et nos âmes. A votre exemple, ne refusant ni la vie ni la mort, nous promettons, pour votre honneur et notre salut, de nous efforcer à vivre et à mourir en véritables chrétiens. Amen.

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