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Face à Donald Trump, la stratégie discrète de Léon XIV

Premier pape américain de l’histoire, Léon XIV choisit la discrétion face aux provocations et aux tensions politiques incarnées par Donald Trump. Sans renoncer à la clarté morale de l’Église, le pontife privilégie le dialogue, la médiation et la responsabilité des évêques, afin de préserver l’unité ecclésiale et la portée universelle de sa parole.

Discrétion personnelle et délégation: face aux tensions aux États-Unis et à la politique de Donald Trump, Léon XIV, premier pape américain, fait le choix d’une stratégie visant à maintenir une voie de dialogue sans renoncer à une réponse morale.

Le pontife natif de Chicago a hérité d’un paysage fracturé dans son pays natal, où le débat s’enflamme autour de la question migratoire et des violences policières, sur fond de polarisation idéologique jusque dans les rangs de l’Église. Depuis son élection en mai, Léon XIV a pris clairement position contre certaines décisions de l’administration Trump: il a dénoncé le traitement « inhumain » des migrants, appelé à privilégier le dialogue au Venezuela et, début janvier, a regretté le déploiement d' »une diplomatie de la force » pour « affirmer sa propre domination ».

Mais ces dernières semaines, le chef de l’Église catholique privilégie la retenue: il n’a fait aucune référence à une possible intervention américaine en Iran, ni aux convoitises de Donald Trump sur le Groenland, ni à la situation tendue à Minneapolis. Ses prises de position hebdomadaires évitent soigneusement ces sujets tandis que ses déclarations à la presse se font de plus en plus rares. Tout juste est-il sorti de sa réserve dimanche pour dire sa « grande inquiétude » devant la montée des tensions entre Cuba et les États-Unis, appelant à « éviter la violence ».

« Léon est très prudent, il sait que sa voix est universelle, en tant qu’Américain il est un peu l’opposant naturel au Trumpisme », confie à l’AFP une source vaticane sous le couvert de l’anonymat. « Sur les États-Unis, il marche sur des œufs: il comprend que l’Église américaine est aussi visée par l’ICE, les gens ont peur » dans un contexte « hyper-polarisé, où l’Église est aussi prise pour cible à travers les populations auxquelles elle vient en aide, comme les migrants ou la communauté hispanophone », ajoute-t-elle.

Evêques en première ligne

Devant la brutalisation des rapports de force, qui suscite une inquiétude croissante dans les couloirs du Saint-Siège, le Pape préfère s’appuyer sur la hiérarchie catholique américaine plutôt que de monter au front. « Léon estime que la première réaction doit venir des évêques du pays eux-mêmes », rappelle à l’AFP Christopher White, de l’université de Georgetown à Washington DC et auteur du livre Léon XIV : Au cœur du conclave et à l’aube d’une nouvelle papauté.

La semaine dernière, Mgr Paul Coakley, président de la conférence des évêques, a ainsi réagi avec force au « meurtre » de Renee Goode et d’Alex Pretti à Minneapolis, dénonçant « l’incapacité de notre société à respecter la dignité de toute vie humaine ». Il avait également proposé la mise en place d’une « Heure sainte pour la paix », temps de prière visant à encourager la guérison et la réconciliation au sein de la société américaine. « Le climat actuel de peur et de polarisation, qui prospère lorsque la dignité humaine est bafouée, ne répond pas aux normes établies par le Christ dans l’Évangile », a ainsi déclaré l’archevêque après les récents événements survenus à Minneapolis.

Même mécanique sur la scène internationale: dans une déclaration commune, trois cardinaux de premier plan – Blase Cupich (Chicago), Robert McElroy (Washington) et Joseph Tobin (Newark) – ont dénoncé la dérive interventionniste américaine. Un texte qui, selon plusieurs sources vaticanes, a reçu l’aval discret de Léon XIV. Fin décembre, c’est le secrétaire d’État (N.2) du Saint-Siège, le cardinal italien Pietro Parolin, qui a tenté de dissuader Washington de lancer une opération armée au Venezuela lors d’un entretien avec l’ambassadeur américain, en vain, signe des limites de la diplomatie souterraine du Saint-Siège.

« Réputation »

Si Léon XIV a reçu, deux semaines après son élection, le vice-président JD Vance, il n’a jamais rencontré Donald Trump: les deux compatriotes apparaissent aux antipodes, tant sur le fond – immigration, usage de la force, multilatéralisme – que sur la forme.

Le président américain a certes invité le Vatican au nouveau « Conseil de la paix » sur Gaza, mais Rome temporise, expliquant « réfléchir » à la réponse à apporter, signe de sa prudence de plus en plus assumée. Pour Léon XIV, l’enjeu est aussi d’éviter que ses paroles ne soient lues à travers un prisme partisan alors qu’il apparaît, pour beaucoup, comme l’incarnation de valeurs morales, mais aussi comme une voix américaine.

Pour le Vatican, il s’agit plus généralement « d’empêcher que les historiens n’écrivent dans cinq, dix ou vingt ans que l’Église américaine a été liée au Trumpisme », explique l’historien italien Massimo Faggioli, professeur au Trinity College de Dublin et auteur du livre « De Dieu à Trump. Crise catholique et politique américaine« . « Le risque est une désintégration, voire un effondrement, de la réputation et du rôle historique de l’Église américaine, car, jusqu’à présent, elle a participé au processus démocratique des États-Unis ces deux derniers siècles. »

ALETEIA

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Semaine 22

Lundi 1 juin – S. Justin, martyr

  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Mardi 2 juin – S. Marcellin et S. Pierre, martyrs

  • Centre Bethléem de 16:30 à 18:30 – Patronage
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Mercredi 3 juin – S. Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs

  • Messe à l’église de Bourth à 10:00 – Enfants du KT
  • Messe à l’église de Pullay à 18:00

Jeudi 4 juin – de la férie

  • Messe à l’église de St Germain de Rugles à 18:00
  • Messe à l’Ehpad de Rugles à 15:00
  • Eglise de la Madeleine à 16:00 – Chapelet de la confrérie
  • Eglise de la Madeleine à 17:30 – Adoration
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30 – Aumônerie 6ème
  • Eglise Notre-Dame à 9:15 – Laudes
  • Messe à l’église Notre-Dame à 9:30
  • Eglise de La Madeleine à 11:00 – Baptêmes
  • Messe à l’église de St Antonin de Sommaire à 18:00
  • Messe à l’église de Bourth à 9:15
  • Messe à l’église de La Madeleine à 11:00 – Première communion – Baptêmes
  • Eglise de la Madeleine à 16:00 – Départ procession vers l’église Notre-Dame,

Messes du 18 au 24 mai 2026

Semaine 20

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Mardi 19 mai – de la férie

  • Centre Bethléem de 16:30 à 18:30 – Patronage
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

  • Centre Bethléem et presbytère de Rugles de 10:00 à 11:00 – Catéchisme
  • Messe à l’église de Mandres à 18:00
  • Centre Bethléem à 20:00 – Préparation baptême

Jeudi 21 mai – S. Christophe Magallanès, prêtre, et ses compagnons, martyrs

  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet de Montligeon
  • Messe à l’église de Bois-Arnault à 18:00
  • Eglise de la Madeleine à 16:00 – Chapelet de la confrérie
  • Eglise de la Madeleine à 17:30 – Adoration
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30
  • Eglise de la Madeleine à 18:30 – Aumônerie 5ème 4ème
  • Eglise Notre-Dame à 9:15 – Laudes
  • Messe à l’église Notre-Dame à 9:30
  • Presbytère de Rugles à 10:00 – Aumônerie 6ème
  • Eglise de Bois-Arnault à 11:00 – Baptême
  • Eglise de St Germain de Rugles à 15:15 – Mariage de 0phélie Pottier et de Benjamin Pinel
  • Eglise de la Madeleine à 16:30 – Baptêmes
  • Messe à l’église de Courteilles à 18:00
  • Messe à l’église de St Germain de Rugles à 9:15
  • Centre Bethléem à 9;30 – Préparation première communion
  • Messe à l’église de La Madeleine à 11:00 – Enfants du caté – Baptêmes