Messes du 1 au 7 juin 2020

Lundi 1 juin – Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église

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Mardi 2 juin – S. Marcellin et S. Pierre, martyrs

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Mercredi 3 juin – S. Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs

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Jeudi 4 juin– De la Férie

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Vendredi 5 juin – S. Boniface, évêque et martyr

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Samedi 6 juin – S. Norbert, évêque

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 7 juin – Sainte Trinité

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Homélie de la Solennité de la Pentecôte du Père Jérôme PAYRE

Homélie Solennité de la Pentecôte – 30-31 mai 2020

“Viens Esprit Saint ! Emplis le coeur de tes fidèles ! Allume en eux le feu de ton Amour”.
Nous appelons l’Esprit Saint. Par son Esprit saint, Jésus renouvelle la vie des disciples de tous les temps à la Pentecôte, anniversaire liturgique de notre confirmation. “L’Église naît du feu de l’Amour et d’un incendie qui éclate à la Pentecôte (François, AG 19/06/2019). Ce Feu de Dieu brûle nos coeurs (prière), l’Eglise (sacrements), ce feu d’amour brûle ste Jeanne d’Arc (Jésus)…

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

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Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Sainte Louise de Marillac, fondatrice des Filles de la Charité : 12 août 1591 – 1660

 

Très tôt orpheline, épouse éprouvée, veuve contemplative et active, mère inquiète et grand-mère sereine, enseignante et soignante, travailleuse sociale et organisatrice de la charité. Mariée à 20 ans, Louise partage son temps entre l’éducation de son fils Michel et des œuvres de charité. La prise en charge de sept jeunes cousins orphelins ruine le ménage. Veuve à 34 ans, la rencontre avec saint Vincent de Paul est déterminante. A partir de ce moment, aucune misère ne lui est indifférente. Ce sera le travail des Filles de la Charité. Elle en écrit le règlement avec Vincent de Paul : Vous aurez chacune pour monastère une maison de malade, pour cellule une chambre de louage, pour cloître les rues de la ville ou les salles des hôpitaux, pour clôture l’obéissance, pour voile la sainte modestie.

Elle meurt le 15 mars 1660, en paix. Elle est la patronne des travailleurs sociaux.

 

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Louise est la nièce du chancelier royal Michel de Marillac (frère de son père) et du maréchal Louis de Marillac, (demi-frère de son père), [arrêtés tous deux et condamnés à mort par Richelieu après la “Journée des Dupes” du 10 novembre 1630] : elle naquit le 12 août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle fut baptisée.

 

Durant de longues années, Louise sera habitée par l’anxiété, la culpabilité. Du fait de sa naissance illégitime, hors mariage, elle est rejetée par sa famille, placée dans des institutions.  Après le remariage de son père (1595), elle fut mise quelques temps en pension chez les dominicaines de Poissy où Louis avait une tante religieuse (1602), puis dans un petit pensionnat où elle s’initia aux travaux ménagers et à la peinture.

 Le remariage de son père fut célébré à l’église parisienne de Saint-Paul avec Antoinette La Camus, veuve de Louis Thiboust : elle était mère de trois garçons et d’une fille ; elle était la tante du fameux Jean-Pierre Camus, futur évêque de Belley et ami de saint François de Sales dont il répandit les œuvres. Du mariage de Louis de Marillac et d’Antoinette La Camus, naquit Innocente (17 décembre 1601).

 

 

 Louise n’a qu’un seul désir, s’enfermer dans un cloître, loin du monde et par la prière et les mortifications vaincre la « justice de Dieu ». Aussi, après la mort de son père (25 juillet 1604, elle a treize ans), elle avait songé à devenir capucine, mais elle fut refusée, à cause de sa « faible santé », par le provincial des Capucins, Honoré de Champigny. Le 6 février 1613, son tuteur lui fit épouser à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, craignant Dieu.

Avec son mariage, les ombres de sa naissance et de sa jeunesse se dissipent. Le jeune couple est porté par la faveur royale. Louise a son heure d’euphorie. Elle s’apprête à jouer un rôle mondain. Les Le Gras reçoivent dans leur Hôtel du Marais et fréquentent la Cour. Cette période de bonheur et d’éclat est illuminée par la naissance du petit Michel.

Un premier orage dissipe bien des illusions : la reine mère est écartée du pouvoir et sa Cour dispersée. De plus, Louise est assaillie d’inquiétudes familiales. Son fils ne se développe pas tout à fait normalement, et ses sept neveux d’une de ses demi-sœurs défunte, devenus orphelins, lui sont à charge ; sa fortune en pâtit gravement. A ces difficultés vient s’ajouter la maladie de son mari. A partir de 1621, ce dernier souffre durement et devient difficile à vivre. C’est aussi pour Louise une rude croix. De semaine en semaine, en l’année 1623, ses tourments s’avivent ; elle sombre dans un état de désolation qui la mène jusqu’au désespoir, doutant même de l’immortalité de l’âme et de l’existence de Dieu.

 

 

Mélancolique, inquiète et scrupuleuse, Louise de Marillac était sans cesse agitée par le doute sur elle-même que Jean-Pierre Camus, son directeur spirituel, même aidé de saint François de Sales qui la visita chez elle, avait beaucoup de mal à apaiser. Son angoisse grandit encore lorsque son mari tomba malade d’un mal que l’on jugeait incurable et dont elle se croyait la cause pour n’être pas entrée en religion. Le jour de la Pentecôte (4 juin 1623), elle était à la messe, à Saint-Nicolas-des-Champs sa paroisse, lorsqu’en un instant, une grâce de l’illumination spirituelle la libère de ses troubles de conscience : Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu’un temps viendrait où je serai en état de faire vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, et que ce serait avec des personnes dont quelques-unes feraient le semblable. Je fus encore assurée que je devais demeurer en repos pour mon directeur, et que Dieu m’en donnerait un qu’il me fit voir alors, ce me semble, et je sentis répugnance de l’accepter. Néanmoins, j’acquiesçai, mais il me sembla que ce n’était pas pour devoir faire encore ce changement. Ma troisième peine me fut ôtée par l’assurance que je sentis en mon esprit que c’était Dieu qui m’enseignait ce que je venais de comprendre. puisqu’il y avait un Dieu, je ne devais pas douter du reste.  Elle perçoit donc un avenir dans une communauté où elle pourra se consacrer à Dieu.

Jean-Pierre Camus était absent, il n’y avait guère d’apparence qu’il revînt de sitôt, il lui conseilla de passer sous la direction de Vincent de Paul, celui-là même que Dieu lui avait fait voir et pour qui elle sentait de la répugnance. Vers la fin de 1624, elle se mit sous la direction de saint Vincent de Paul qui s’était fait longtemps prier pour accepter.

Au delà de l’aspect maladif et tourmenté de Louise, Vincent de Paul découvre peu à peu la richesse enfouie de cette personnalité. Il l’a conduit vers une relation à Dieu plus sereine, et l’oriente vers la rencontre du pauvre à travers l’œuvre des Confréries de la Charité.

Louise se décentre d’elle-même, son regard découvre plus pauvre qu’elle. Elle réalise que Dieu a besoin de Hommes pour perpétuer son oeuvre

 

 

Subjuguée par la charité contagieuse de Vincent de Paul, elle devient rapidement sa collaboratrice dans toutes ses actions charitables. Après la mort de son mari (21 décembre 1625), elle fit vœu de viduité et mena dans le monde une vie toute religieuse où elle conjuguait, avec un règlement très strict, la prière et le secours des pauvres, sans cesser d’être attentive à l’éducation de son fils.

 

Veuve, elle quitte son hôtel du Marais pour habiter rive gauche, sur la paroisse Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle s’installe rue des Fossés-Saint-Victor (actuellement 43 rue du Cardinal Lemoine), tout près du collège des Bons-Enfants que Mme de Gondi venait de donner à Vincent de Paul. Celui-ci l’employait dans les Charités, ces groupements de dames et de filles pour l’assistance des malades dans les paroisses et les visites à domicile.

 

En 1628, lorsque son fils fut entré au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle disposa de davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la chargea de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces. Elle n’eut aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne pouvaient rendre aux malades les services pénibles qu’exigeait leur état, et qu’il fallait songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors.

 

C’est ainsi que naquirent les Filles de la Charité.

En 1633, avec l’assentiment de Monsieur Vincent, devenu son directeur de conscience, elle groupe dans sa maison les premières Servantes des Pauvres – ou Filles de la Charité -, appelée communément Sœurs de Saint Vincent de Paul.

Louise devient la cheville ouvrière des Confréries de charité fondées par Monsieur Vincent au cours de ses missions. Elle crée des petites écoles pour les fillettes pauvres ; elle organise l’accueil et l’éducation des enfants trouvés ; elle développe la visite à domicile pour les malades pauvres ; elle envoie des sœurs auprès des galériens.

Louise de Marillac et Vincent de Paul oeuvrent ensemble pendant 35 ans

 

L’afflux des vocations impose le transfert de la communauté en 1636 au village de la Chapelle, puis en 1641 au faubourg Saint-Denis, et le 15 mars 1660 sur la paroisse Saint-Laurent, dans une maison de la rue du Bac appelée à devenir la maison générale.

 

En février 1660, la santé de Louise décline. Elle  reçoit dans la paix le sacrement des malades et le 15 mars, lundi de la Passion, celle qui a été toute donnée à Dieu pour le service des pauvres, rend son âme à Dieu.

Epilogue

– Jusqu’à sa mort elle gouverna les Filles de la Charité au n° 21 de l’actuelle rue Monge, pour qui elle rédigea trois règlements successifs.

– Grâce à sa grande culture humaniste et religieuse, elle assure des journées de récollection pour les Dames de la Charité. Elle parle bien et on aime l’entendre. Chaque jour davantage, la vie intérieure de Louise devient prière. Avec une conscience vive de l’amour de Dieu, elle porte une « grande tendresse et dévotion » à l’Eucharistie, cette « admirable invention ».

Sa dévotion à l’Esprit-Saint qui a ouvert son âme à la lumière divine en 1623, se renforce d’année en année : Nous devons laisser agir pleinement la grâce que l’Esprit-Saint veut répandre dans notre être pour nous disposer à faire la volonté de Dieu qui doit être notre seul désir.

Louise est animée d’un grand amour pour la Vierge Marie :  Je suis à vous, Sainte Vierge, pour être plus parfaitement à Dieu. Elle lui consacre la Compagnie lors d’un pèlerinage à Chartres en 1644. Elle souhaite que la Conception Immaculée de Marie soit reconnue et célébrée car  elle est l’unique pure créature qui ait toujours été agréable à Dieu.

 

– La cause de Louise de Marillac fut introduite sous Léon XIII (18 juin 1896) et l’héroïcité de ses vertus fut proclamée sous Pie X (1911).

Béatifiée par Benoît XV le 9 mai 1920, elle est canonisée par Pie XI le 11 mars 1934 et Jean XXIII la proclame patronne de tous ceux qui s’adonne aux œuvres sociales chrétiennes, en 1960.

Son corps repose à Paris au 140 rue du Bac, à la chapelle de la Médaille Miraculeuse, où il est exposé à la vénération des fidèles.

 

– Louise de Marillac, de concert avec son sage et zélé directeur, s’adjoignit donc quelques filles dévouées qui se consacrèrent entièrement au service des pauvres et des malades, ainsi qu’à l’instruction chrétienne de l’enfance.

C’était le grain de sénevé qui deviendrait un grand arbre, sous le nom de Compagnie des Filles de la Charité, et qui étendrait ses rameaux sur toutes les misères humaines. Aussi le saint directeur disait-il un jour à Louise de Marillac et à ses filles : Courage, mes filles, si vous êtes fidèles à Dieu, Il vous fera la grâce de faire de grandes choses dont on n’a jamais ouï parler. Ne le voyez-vous pas déjà ? Avait-on jamais entendu dire que des filles allassent servir de pauvres criminels? Avait-on vu des filles se donner au service des pauvres enfants abandonnés? A-t-on jamais ouï dire que des filles se soient données à Dieu pour servir des fous…? Avez-vous jamais ouï dire, écrivait-il un autre jour à Louise de Marillac, que des filles aient été aux armées pour soigner les blessés ?

Toutes ces oeuvres extérieures de charité, inouïes jusqu’alors, ne pouvaient procéder que d’une intense charité intérieure, comme cette charité elle-même ne pouvait naître que d’une foi extraordinairement vive chez Louise de Marillac. C’est là, en effet, ce qui soutenait ses forces corporelles, toujours chancelantes. Aussi le Pape Pie XI déclarait-il, en proclamant les miracles de notre sainte, que les plus grands de tous étaient ceux de sa vie, de ses oeuvres, et de sa postérité, composée aujourd’hui de quarante mille religieuses.
– La fondation de Louise irrigua une capitale d’un demi million d’habitants. Elle eut la charge du vétuste et énorme Hôtel-Dieu, puis dès sa création en 1657, de l’hôpital général de la Salpêtrière, qui reçoit le flot des pauvres que la Fronde (guerre civile de l’époque) a multiplié.

Louise fonda également avec Monsieur Vincent, l’œuvre des Enfants Trouvés en 1638, installée plus tard dans le château de Bicêtre.

 

– Quand elle mourut, le 15 mars 1660, les Filles de la Charité comptaient déjà plusieurs fondations, à Angers, en Pologne, à Madagascar ; mais la fondatrice était constamment restée à Paris, secondant inlassablement saint Vincent de Paul (fêté le 19 juillet) dans toutes ses œuvres charitables.

 

Éphéméride du 15 mars :

En 1850, après deux mois de débats à l’Assemblée, adoption de la loi sur l’enseignement primaire et secondaire, dite loi Falloux, du nom du ministre de l’Instruction publique. Elle accorde la liberté d’enseignement et la création d’écoles « libres », mettant fin au monopole absolu de l’Etat en matière d’éducation. L’Eglise bénéficie de ce statut jusqu’aux lois restrictives de 1881, puis de 1904, supprimant les congrégations enseignantes. L’école libre connaîtra un dernier rebondissement le 24 juin 1984, quand près d’un million et demi de personnes défilent à Paris pour sa sauvegarde. Le président désavouera alors son ministre de l’Education nationale, qui démissionne. Depuis le nombre d’écoles libres ne cesse de progresser.

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Tâchez à vivre contente parmi vos sujets de mécontentement et honorez toujours le non-faire et l’état inconnu du Fils de Dieu. C’est là votre centre et ce qu’il demande de vous pour le présent et pour l’avenir, pour toujours. Si sa divine Majesté ne vous fait connaître, de la manière qui ne peut tromper, qu’il veut quelque autre chose de vous, ne pensez point et n’occupez point votre esprit en cette chose-là (Lettre de saint Vincent de Paul à Louise de Marillac). Au nom de Dieu, Mademoiselle, corrigez cette faute et apprenez une fois pour toutes que les pensées amères procèdent du démon, les douces et aimables de Notre-Seigneur.  (Lettre de saint Vincent de Paul à Louise de Marillac).

Lettre à Saint Vincent de Paul

Le petit chapelet est la dévotion que j’ai demandé la permission à votre charité de faire, il y a trois ans et que je fais en mon particulier. J’ai dans une petite cassette quantité de ces petits chapelets, avec les pensées écrites sur ce sujet, pour laisser à toutes nos sœurs après ma mort, si votre charité le permet ; pas une ne le sait. C’est pour honorer la vie cachée de Notre-Seigneur dans l’état d’emprisonnement aux entrailles de la Sainte Vierge, et la congratuler de son bonheur durant ces neuf mois, et les trois petits grains pour la saluer de ses beaux titres de Fille du Père, Mère du Fils, Epouse du Saint-Esprit. Voilà le principal de cette dévotion que, par la grâce de Dieu, très indigne que je suis, je n’ai point discontinuée, depuis le temps marqué, et que j’espère quitter, aidée de la même grâce de Dieu, si votre charité me l’ordonne. Et ce petit exercice, en mon intention, est pour demander à Dieu, par l’Incarnation de son Fils et les prières de la Sainte Vierge, la pureté nécessaire à la Compagnie des sœurs de la Charité et la fermeté d’icelle Compagnie selon son bon plaisir.       Sainte Louise de Marillac

 

 

Les âmes qui cherchent Dieu le trouvent partout,

mais particulièrement dans les pauvres.

 

Ô mon cher ange, dites à mon divin Sauveur que je l’adore

et que je l’aime de tout mon cœur.

 

O mon cher ange, allez, je vous en conjure, où mon Jésus repose ; dites-lui à ce divin Sauveur que je l’adore et que je l’aime de tout mon cœur. Invitez cet adorable Prisonnier d’amour à venir dans mon cœur,  à y fixer son séjour. Ce cœur est trop petit pour loger un si grand Roi, mais je veux l’agrandir, par l’amour et par la foi.

Amen.

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