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16 octobre – Ste Marguerite-Marie Alacoque. (T 17) religieuse visitandine (22 juillet 1647-17 octobre 1690).

Ste Marguerite-Marie Alacoque. (T 17) religieuse visitandine (22 juillet 1647-17 octobre 1690). Dans les années 1673-1675, le Christ révéla la profondeur de son amour pour les hommes à cette jeune religieuse visitandine de Paray-le-Monial. Il lui montra son Cœur et la chargea d’obtenir l’institution d’une fête en son honneur. À travers mille difficultés, Marguerite-Marie consacra sa vie à la réalisation de ce dessein.

En vous oubliant de vous-même, vous le posséderez. En vous abandonnant à lui, il vous possédera. Allez donc, pleine de foi et d’une amoureuse confiance, vous livrer à la merci de sa Providence, pour lui être un fonds qu’il puisse cultiver à son gré et sans résistance de votre part, demeurant dans une humble et paisible adhérence à son bon plaisir.

Née le 22 juillet 1647 dans le Charolais, Marguerite-Marie Ala­coque entra, en 1671, au monastère de la Visitation de Paray-le­-Monial. Elle fut une novice fervente. Elle allait souvent devant le Saint-Sacrement, a noté sa Mère maîtresse, se mettre en sa présence comme une toile d’attente devant le peintre. Et Jésus lui donna tant d’amour pour sa passion que, dit-elle, je ne peux vivre sans souffrir, mais souffrir en silence, sans consolation ni soulagement. C’était l’époque où l’hérésie janséniste refroidissait les cœurs et les écartait d’un Dieu trop terrifiant. Sainte Marguerite-Marie reçut trois révélations qui lui firent comprendre l’importance de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. A travers des difficultés de toutes sortes, l ‘humble religieuse s’employa à répandre cette dévotion, déjà tradi­tionnelle dans l’Église, envers l’humanité du Christ transpercé en signe de son amour pour nous. Elle fut aidée par son directeur spiri­tuel saint Claude La Colombière. Sainte Marguerite-Marie mourut le 17 octobre 1690 et fut inhumée à Paray-le-Monial.

22 juillet 1648 : Naissance de sainte Marguerite-Marie.
20 juin 1671 : Sainte Marguerite-Marie entre au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial.
25 août 1671 : Prise d’habit de sainte Marguerite-Marie.
6 novembre 1672 : Profession religieuse de sainte Marguerite-Marie.
27 décembre 1673 : Première révélation du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie
21 juin 1686 : La fête du Sacré-Cœur est célébrée pour la première fois à la Visitation de Paray.
17 octobre 1690 : Mort de sainte Marguerite-Marie.

1765, Clé­ment XIII autorise le culte liturgique du Sacré-Cœur.

1856, Pie IX l’étend à toute la chrétienté.
18 septembre 1864 : Béatification de sainte Marguerite-Marie par Pie IX

9 juin 1899, Léon XIII institue la fête du Sacré-Cœur.
13 mai 1920 : Canonisation de sainte Marguerite-Marie, en la fête de l’Ascension, par Benoît XV

Pie XI étend son Office à l’Église universelle le 26 juin 1929.

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Avant les apparitions de Paray-le-Monial, il y eut dans l’Eglise bien des âmes dévotes au Sacré-Cœur de Jésus. La liste en serait longue, de­puis saint Anselme au Bec Helouin, saint Jean Eudes à Caen et l’abbé Henri-Marie Boudon à Evreux. Il n’en est pas moins vrai que ces révélations contribuèrent à promouvoir ce culte tel que nous l’avons aujourd’hui.

Marguerite Alacoque, fille de Claude, notaire royal, et de Philiberte Larnyn, naquit le 22 juillet 1647, à Verosvres, au diocèse d’Autun. Innocent X étant pape, Ferdinand III empereur du saint Empire romain-germanique et Louis XIV roi de France.

Elle avait huit ans lorsqu’elle perdit son père ; sa mère la mit alors en pension chez les Clarisses, à Charolles. Intelligente et bien instruite des mystères de la religion, elle fit sa première communion à neuf ans.

L’année suivante, elle fut atteinte d’une maladie mystérieuse qui la cloua sur un lit de douleur pendant quatre ans ; elle n’en guérit qu’en faisant à la Sainte Vierge le vœu de devenir une de ses filles dans l’Ordre de la Visitation. A peine remise de cette épreuve, voici que sa mère devint infirme et en fut réduite à abandonner toute autorité à la famille de son mari. Aussitôt, toute une tribu envahit cette pauvre maison et y exerce une véritable tyrannie. Marguerite ; épiée, soupçonnée et travail­lant durement avec les domestiques, craint même, à un moment donné, de voir sa mère mourir faute de soins dans sa propre maison.

En 1655, Marguerite atteignait sa dix-huitième année : Notre-Sei­gneur commença alors à se manifester à elle « comme il était en sa flagel­lation, tout défiguré ».  » lui révéla la beauté des trois vertus de Pau­vreté, Chasteté et Obéissance. De crainte de contrister sa mère, Margue­rite hésitait à faire le dernier pas, jusqu’au jour où un religieux, venu prê­cher le jubilé à Verosvres, déclara franchement à la mère qu’elle serait responsable de la vocation de sa fille. Sur ce, Marguerite, par testa­ment, abandonna à sa famille sa dot de dix mille livres, en réservant qua­tre mille pour la communauté où elle entrait. Le lendemain, 20 juin 1671, elle était admise au monastère de la Visitation à Paray-le-Monial en Bourguogne.

A peine entrée au noviciat de la Visitation, Marguerite-Marie, inon­dée de joie, s’écriait : « C’est ici que Dieu me veut ! » La cérémonie de la vêture eut lieu le 25 août suivant.

Dès lors, Notre-Seigneur lui inspira une ardente dévotion pour le Très Saint-Sacrement : la jeune novice passe tous ses instants libres à la chapelle, les mains jointes, et sans faire le plus léger mouvement. Peu à peu, le Sacré-Cœur se révèle à elle. De 1672 à 1675, il lui semble enten­dre une voix qui lui dit : « Voici les blessures que je reçois de mon peu­ple choisi. » Puis, au mois de décembre 1673, Jésus lui dit : « Mon Cœur est si passionné d’amour pour les hommes que, ne pouvant plus conte­nir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les ré­pande par ton moyen. »

En fin de juin 1675, au jour de l’octave du Saint-Sacrement, Notre ­Seigneur lui découvre son Cœur en lui disant : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consu­mer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilè­ges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacre­ment d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible, est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C’est pour cela que je te demande que le premier Vendredi après l’octave du Saint-Sacrement, soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en commu­niant ce jour-là, et en lui faisant une réparation d’honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels. »

Sœur Marguerite-Marie employa toutes ses énergies, pendant les quinze années qu’elle devait encore passer sur cette terre, à remplir cette mission divine ; et c’est avec la certitude que ses efforts seraient couron­nés de succès qu’elle expira le 17 octobre 1690.

Alexandre VIII étant pape, Léopold Ier empereur du saint Empire romain-germanique et Louis XIV roi de France.

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Promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ

faites à sainte Marguerite-Marie

en faveur des personnes dévouées à son divin Cœur.

Je donnerai aux âmes dévouées à mon Cœur toutes les grâces nécessaires dans leur état ;

Je mettrai la paix dans leurs familles ;

Je les consolerai dans toutes leurs peines ;

Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort ;

Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises ;

les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde ;

Les âmes tièdes deviendront ferventes ;

Les âmes ferventes s’élèveront rapidement à une grande perfection ;

Je bénirai les maisons où l’image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée ;

Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis ;

Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur et il n’en sera jamais effacé ;

Je te promets, dans l’excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront neuf premiers vendredis du mois de suite la grâce de la pénitence finale ; ils ne mourront point en sa disgrâce ni sans recevoir les sacrements, mon divin Cœur se rendant leur asile assuré à ce dernier moment.

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Ce divin Cœur est un abîme de bien où les pauvres doivent abîmer leurs nécessités ; un abîme de joie où il faut abîmer toutes nos tristesses ; un abîme d’humiliation pour notre orgueil, un abîme de miséricorde pour les misérables, et un abîme d’amour où il nous faut abîmer toutes nos misères.

Dites dans chacune de vos actions :  » Mon Dieu, je vais faire ou souffrir cela dans le Sacré Cœur de votre divin Fils et selon ses saintes intentions que je vous offre pour réparer tout ce qu’il y a d’impur ou d’imparfait dans les miennes.  » Et ainsi de tout le reste.

Ne nous troublons pas, car les troubles ne servent qu’à augmenter notre mal. L’Esprit de Dieu fait tout en paix. Recourons à Lui avec amour et confiance, et il nous recevra entre les bras de sa miséricorde.

Vous demandez quelque courte prière pour lui témoigner votre amour ; pour moi je n’en connais point d’autre et n’en trouve point de meilleur que ce même amour, car tout parle quand on aime, et même les plus grandes préoccupation sont des preuves de notre amour.

A la vérité, je crois que tout se change en amour, et une âme qui est une fois embrasée de ce feu sacré, n’a plus d’autre exercice ni d’autre emploi que d’aimer en souffrant.

Le Seigneur ne fait sa demeure que dans la paix d’une âme qui aime fortement de se voir anéantie, pour demeurer comme toute perdue dans l’amour à son abjection.

Vous ne trouverez de paix ni de repos que lorsque vous aurez tout sacrifié à Dieu.

Ne nous troublons pas, car les troubles ne servent qu’à augmenter notre mal. L’Esprit de Dieu fait tout en paix. Recourons à Lui avec amour et confiance, et il nous recevra entre les bras de sa miséricorde.

La sainteté d’amour donne à l’âme un désir si ardent d’être unie à Dieu qu’elle n’a de repos ni jour ni nuit … Dieu se faisant voir à l’âme et lui découvrant les trésors dont il l’enrichit et l’ardent amour qu’il a pour elle.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque

T e x t e s   d u   j o u r
H o r a i r e s   d e s   m e s s e s
I N F O