Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 18 au 24 mai 2020

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

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Mardi 19 mai – De la Férie

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Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

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Jeudi 21 mai – Ascension

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Vendredi 22 mai – Ste Rita de Cascia, religieuse

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Samedi 23 mai – De la Férie

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Dimanche 24 mai – 7ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

Semaine Laudato Si 2020

Le Pape invite l’Église à célébrer la Semaine Laudato Si’ à l’occasion des 5 ans de l’encyclique. En ces temps difficiles, ils prient pour la paix et la santé de tous, et pour pouvoir continuer à compter sur l’amour qui nous unit.

En savoir+

Dimanche 24 mai 2020 à 20h00
Faisons sonner les cloches pour le climat dans nos églises,
mais aussi les cloches, clochettes et smartphones des membres de notre communauté.

Acclamez le Seigneur – HNDE orchestre virtuel

Cette vidéo a été enregistrée par chacun des chanteurs et instrumentistes depuis son lieu de confinement ! Chacune des vidéos a été ensuite montée pour aboutir au résultat que voici !
Chacun avec son niveau et ses connaissances mais aussi et surtout son coeur et ses talents a contribué à ce bel ouvrage.
Cette vidéo permet de retrouver un peu de la joie que cet orchestre (bien réel cette fois ci) donne chaque année lors des messe célébrées au cours du pèlerinage diocésain à Lourdes.

Hospitalité Notre Dame d’Évreux

les seize bienheureuses carmélites de Compiègne, 17 juillet 1794, vierges et Martyres.  

Bse Euphrasie de l’Immaculée Conception [Marie-Claude Cyprienne Brard de Bourth, 1737 – 1794],

Bse Julie-Louise de Jésus [Rose Chrétien de Neuville d’Evreux, 1743 – 1794],

2 des 16 bienheureuses carmélites de Compiègne de notre diocèse d’Evreux.

 

 

Pour fêter dignement l’Etre Suprême (8 juin 1794), Robespierre fait enlever la guillotine de la place de la Révolution pour la faire dresser où s’élevait naguère la Bastille, mais, sous la chaleur torride de cette fin de printemps, l’air ensanglanté suffoque tant les riverains qu’ils obtiennent son déplacement : le 14 juin 1794, la sinistre machine est installée la place du Trône renversé. Là, dans les quarante-trois derniers jours de la Terreur, on exécutera mille trois cent six personnes de toutes conditions dont la chapelle du couvent de Picpus, près des fosses où leurs dépouilles furent jetées, garde les noms inscrits sous la vénérable statue de Notre­ Dame de la Paix qui avait jadis converti Ange de Joyeuse et guéri Louis XIV.

 

 

A la fin du XVlle siècle en 1641, les Carmélites avaient acheté un terrain à Compiègne et construit un couvent sous le vocable de l’Annonciation, où, dans un songe, l’une des leurs, sœur Élisabeth-Baptiste, les avait vues dans la béatitude éternelle, drapées de leur manteau blanc, tenant à la main la palme du martyre.  

 

Le Carmel de Compiègne est issu des monastères d’Amiens et de Paris, eux-mêmes fondés par les carmélites espagnoles, filles de sainte Thérèse d’Avila, arrivées à Paris en 1604.

Ce carmel composé de 6 Carmélites d’Amiens et 2 de Paris et officiellement inauguré en 1648. La famille royale entretient des liens d’amitié avec le Carmel. Ce Carmel est fréquenté par la reine Marie Leczinska, elle y fait de nombreuses visites seule ou avec ses filles. C’est ainsi que sa dernière fille, Madame Louise de France, entrera au Carmel. Lorsqu’elle obtint la permission de Louis XV son père, d’entrer au Carmel, elle voulait entrer dans cette maison ; mais le roi s’y opposa. Elle choisit alors un monastère plus rapproché de Versailles, celui de Saint-Denis dont elle deviendra la prieure; mais elle resta dévouée à celui de Compiègne, et lui pro­cura des sujets. C’est ainsi qu’elle y envoya Madeleine Lidoine et lui paya sa dot [ainsi que Rose Chrétien d’Evreux]. Madame Louise mourra en 1787, elle avait pris le nom de Sœur Thérèse de Saint Augustin et sera déclarée vénérable en 1873. En reconnaissance Madeleine Lidoine voulut prendre le nom de religion de sa bienfaitrice : Sœur Thérèse de Saint-Augustin.

En 1789 elle se trouvait donc à la tête de la communauté de Com­piègne qui comptait seize religieuses de chœur.

 

 

La communauté va progressivement  être prise dans la tourmente révolutionnaire.

D’abord le 13 Février 1790 les vœux solennels sont interdits ainsi la novice Sœur Constance ne pourra jamais les prononcer alors qu’elle est entrée au carmel contre l’avis de ses parents. Cette loi les délia de leurs vœux et les autorisa leur sécularisation, les dix-huit carmélites (quinze professes et trois sœurs converses) choisirent la fidélité, restèrent dans leur couvent et, surveillées par deux officiers municipaux, procédèrent à la réélection de leur prieure, madame Lidoine.

Le 4 Août 1790 c’est l’inventaire des biens de la communauté des carmélites de Compiègne.

Le 5 Août on interroge chacune des sœurs pour s’assurer qu’elles sont bien libres d’être religieuses « une épouse bien née reste avec son époux » répond Sr Saint François Xavier. Toutes manifestent leur volonté de rester dans leur couvent.

Le 14 Octobre 1790 la Convention décide d’accorder une pension aux prêtres, religieux et religieuses qui n’ont plus aucun moyen de subsistance ayant été spoliés de tous leurs biens. Ceux qui reçoivent cette pension doivent prononcer le serment « Liberté-égalité » à partir du 14 Août 1790. Le clergé et les carmélites de Compiègne prêtent ce serment à l’Hôtel de Ville le 19 septembre 1790.

Le 11 Janvier 1791 réélection de Mère Lidoine sous la présidence d’officier municipaux.

Le 10 Mars 1791 condamnation par Rome de la constitution civile du clergé.

Le 6 Avril 1792 suppression des congrégations enseignantes et du port de l’habit religieux. Mais les carmélites conservent leur habit n’ayant pas les moyens d’en acheter d’autres.

Le  17 Août 1792 paraît le décret fermant tous les monastères féminins.

Le 12 Septembre 1792 saisie du mobilier du monastère et le 14 Septembre 1792 les carmélites quittent leur monastère et s’établissent en 4 petites communautés puis 3 qui se retrouveront pour la messe quotidienne à St Antoine et continueront la vie carmélitaine en 3 communautés. Ceci est exceptionnelle et montre la vitalité et la sainteté de la communauté et le sens religieux de la prieure. En effet la plupart des communautés se dispersent et n’essaient pas de maintenir la vie commune. C’est ce qui sera en fait reproché aux carmélites et provoquera leur emprisonnement. Cela leur sera reprocher explicitement lors du jugement. Il est évident que des allées et venues entre les 3 logements et la vie commune de plusieurs femmes dans chacun d’eux ne pouvaient passé inaperçu dans une petite ville comme Compiègne. Dans chacun de leur logement les carmélites essaient de continuer à suivre la règle. Elles se rassemblent dans l’église Saint Antoine pendant deux mois autour de leur aumônier jusqu’à ce qu’il parte en exil le 30 Novembre 1792 pour la messe et pour l’office chaque jour.

Elles vont vivre comme cela dans une grande précarité jusqu’à la fermeture de l’église le 25 Novembre 1793.

C’est au début de ce mode de vie qu’à l’instigation de Mère Lidoine elles vont prononcer leur acte d’offrande en Septembre ou en Octobre 1792. à partir de ce jour elles vont le dire chaque jour.

Mère Lidoine dit à ses sœurs «  qu’un jour ayant fait sa méditation (sur les maux qui secouaient l’Eglise) il lui était venu à la pensée de faire un acte de consécration par lequel la communauté s’offrirait en holocauste pour apaise la colère de Dieu et que cette divine paix fut rendue à l’Eglise et à l’Etat » Les sœurs promettent alors de s’unir librement à cet acte. Les deux religieuses les plus âgées vivent un combat à l’annonce de cet acte puis se rallient. Devant la crèche de Noël 1792 ou 1793 mère Lidoine compose un poème où elle offre sa vie et qui reflète bien son état d’esprit. Elle s’offre en sacrifice sanglant tout en demandant à la Vierge Marie d’épargner sa communauté. Elle reste très juste dans sa démarche.

Mère Lidoine prépare maintenant maternellement ses filles à l’acceptation du sacrifice sanglant. Elle va même leur faire porter un bonnet qui laisse la nuque dégagée afin que le bourreau n’ait pas à les toucher pour les préparer à la guillotine. Elles portent maintenant un habit civil mais n’ont pas de rechange.

Le 21 Juin il y a une perquisition du comité de surveillance de Compiègne qui a reçu une dénonciation comme quoi les carmélites vivent bien toujours en communauté. Lors des perquisitions on s’aperçoit que les carmélites ont essayé de continuer leur vie religieuse malgré l’interdiction et que leur sympathie monarchiste est évidente bien qu’elle soit parfois confondue avec leur culte au Sacré Cœur et à l’Enfant Jésus (voir Ste Thérèse de l’Enfant Jésus ou l’Enfant Jésus de Prague dont les carmélites avait une statuette du même genre).

Le 23 Juin 1794 elles sont arrêtées et conduites dans l’ancien couvent de la Visitation transformé en prison. Dans la pièce voisine il y a une communauté de bénédictines anglaises de Cambrai emprisonnées là depuis Octobre 1793 toujours en habit religieux.

 

 

Le 25 Juin le dossier des carmélites est transmis à Paris au comité de sûreté général qui donne alors l’ordre le 12 Juillet de les traduire devant le tribunal révolutionnaire de Paris.

Ainsi contrairement aux autres prisonniers exécutés par fournée de 45 à 50 place de la Nation depuis le 12 Juin ; elles ne font pas partie de ces prisonniers accusés en bloc de comploter dans les prisons où ils étaient depuis de longs mois sous des motifs divers et exécutés en fait pour faire de la place à ceux qui étaient arrêtés sur ordre de Robespierre qui sentant son pouvoir fragilisé faisait arrêter tous les opposants potentiels ou simplement suspectés.

Le 12 Juillet les Carmélites sont expédiées en charrettes à Paris. Ce jour là elles faisaient la lessive de leurs habits civils, ayant revêtu de nouveau leur habit religieux. C’est dans leur habit religieux qu’elles partent donc à Paris. Les bénédictines auront alors à revêtir les habits civils des carmélites quand elles les auront fait sécher. Elles le feront le 16 Juillet en la fête de Notre Dame du mont Carmel !

Sur tout le parcours, ces saintes femmes furent lâchement abreuvées d’in­sultes et de brutalités provoquées par leurs conducteurs. En arrivant à la Conciergerie, l’une d’elles sœur Charlotte de la Résurrection, âgée de soixante-dix-sept ans, et infirme, ne pouvant descendre de la charrette, fut jetée sur le sol. On dut la relever ; elle remercia : « Je vous remercie de ne m’avoir pas tuée, car j’aurais manqué au bonheur du martyre que j’attends. » Elle exprime sa reconnaissance à son bourreau le remerciant de ne l’avoir tuée ce qui l’aurait privée de la gloire du martyre qu’elle veut partager avec ses sœurs.

 

Elle a donc bien évolué depuis la proposition d’offrande de Mère Lidoine. Un grand chemin spirituel a été parcouru. Toutes les sœurs sont à l’unisson de leur prieure. Les sœurs ne se font pas d’illusion sur leur sort. Elles sont prêtes à offrir leur vie.

L’acte d’accusation de Fouquet-Tinville (qui portait sur lui une médaille de la Vierge) est rédigé le jour de la fête de Notre Dame du Mont Carmel que les sœurs célèbrent en chantant  « la Marseillaise » composée par sœur Julie !

Mais tout en continuant de s’offrir Mère Lidoine cherche à épargner ses sœurs.

Durant le procès, le 17 Juillet au matin elle essaie de sauver les unes et les autres en particulier les tourières.

« Si donc il vous faut une victime, la voici : c’est moi seule que vous devez frapper. Mes sœurs sont innocentes. Elles n’ont rien fait ni pu faire que par mes ordres. »

Et à propos des tourières  « leur condition de femmes gagées les obligeait à faire ce qui leur était commandé » mais les dites tourières à plusieurs reprises ont manifesté leur désir de ne pas quitter les sœurs qui ne les payaient certainement plus depuis longtemps !

Le cousin de Sœur Euphrasie, Mulot de la Ménardière  a été arrêté avec elles et est jugé avec elle. Il est accusé d’avoir correspondu avec les sœurs et d’être un prêtre réfractaire alors que sa femme est en prison à Chantilly.

Il sera exécuté avec les sœurs !

A l’annonce du verdict Thérèse Soiron perd connaissance. La tourière est confuse  de cette faiblesse.

Madame Pelras demande au juge ce qu’il entend par son accusation de fanatisme. Celui-ci répond qu’il s’agit de leur attachement à la religion ce qui prouve que les carmélites sont bien condamné par haine de la foi et qu’elles sont bien martyres comme le dit immédiatement Mme Pelras à ses sœurs.

Les carmélites vont donc mourir en étant convaincues qu’elles meurent martyres.

Mère Lidoine achète alors du chocolat pour soutenir ses sœurs. Elles n’ont rien mangé de la journée et il est déjà 17h.

Entre la Conciergerie les sœurs dans les charrettes auraient chanté vêpres, complies, l’office des morts, le Misere et le Save Regina. Elles auraient chanté tout le trajet qui durait presque 2 heures.

 

Il y a ce jour là 40 condamnés. La foule habituellement vociférante (payée pour cela) reste silencieuse, impressionnée par les sœurs en habit psalmodiant. Elles ne portent en fait certainement que la robe, le manteau de chœur (les témoins parlent de 16 femmes vêtues de blanc) et le petit bonnet afin d’être prête à être guillotinée.

Une femme s’exclame : « Les bonnes âmes ! Qu’on regarde si elles n’ont pas l’air d’anges ! Oh ! Par ma foi, si ces femmes-là ne vont pas tout droit en Paradis, il est bon de croire que c’est qu’il n’y en a pas !

Madame Brard donne son bréviaire à une spectatrice, Thérèse Binard émue par la piété des sœurs.

 

Arrivée à l’échafaud Mère Lidoine entonne le Te Deum.

Comme Madame Elisabeth de France, sœur du roi. Mère Lidoine va exhorter ses compagnes et obtient de mourir la dernière. Elle va célébrer avec ses sœurs le rituel habituel de la préparation à la mort au Carmel. Elles chantent le Veni Creator et renouvellent leurs vœux. Mais pour sœur Constance qui n’a pas eu le droit, en raison des événements, de faire profession c’est sa profession religieuse, elle n’était que novice. Elle meurt la première en demandant à la prieure la permission de mourir puis elle entonne le psaume Laudate Dominum omnes gentes. Les sœurs vont mourir en chantant ce psaume 116, psaume chanté lors des fondations des carmels, depuis que le chantait Thérèse d’Avila, avec la symbolique de fonder au Ciel une nouvelle communauté.

L’une d’elle s’écrie : « Mon Dieu, trop heureuse, si ce léger sacrifice peut apaiser votre colère, et diminuer le nombre des victimes ! »

 

Les sœurs meurent bien en offrant leur vie afin que la Terreur cesse. Elle cessera 10 jours plus tard avec la chute de Robespierre et son exécution.

 

Sœur Piedcourt quant à elle regardant les bourreaux :

Les pauvres malheureux ! Il faut les plaindre, car ils sont aveuglés et ne savent pas ce qu’ils font. Pourrions nous leur en vouloir, eux qui nous ouvrent les portes du Ciel ?

Face à eux elle dit d’une voix claire :

Mes amis je vous pardonne ! Je vous pardonne de tout le cœur dont je désire que Dieu me pardonne. »

 

Les chants des religieuses gravissant l’échafaud ont fortement impressionné la foule qui assistait à cette exécution Avant de monter à l’échafaud les sœurs embrasse une petite statuette d’argile présentée par Mère Lidoine. Sœur Pelras aide les sœurs à monter. Mère Lidoine mourra la dernière au moment de monter à l’échafaud elle donne la statuette d’argile à une femme pieuse qui dans l’assistance s’est approchée.

 

 

 

Mère Thérèse de Saint Augustin (Madeleine Claudine Lidoine, 1752, Paris, St Sulpice, 41 ans) prieure

Sœur de Jésus crucifié (Marie-Anne Piedcourt, 1715, Paris, 79 ans)

Sœur Charlotte de la Résurrection (Anne Marie Madeleine Françoise Thouret, 1715, Mouy dans l’Oise, 79 ans)

Sœur Euphrasie de l’immaculée conception (Marie Claude Cyprienne Brard 12 mai 1736 à Bourth, diocèse d’Evreux, 57 ans)

Sœur Julie-Louise de Jésus (Rose Chrétien de Neuville, 30 décembre 1741 à Evreux, 53 ans)

Sœur Thérèse du Cœur de Marie (Marie-Antoinette Hanisset, 1742, de Reims ,52 ans)

Sœur sainte Marthe (Marie Dufour, 1741, Bannes dans la Sarthe, 51 ans) converse

Sœur Catherine (Marie-Anne Soiron, 1742, Compiègne, 52 ans) tourière

Sœur Thérèse (Thérèse Soiron, 1748, Compiègne, 43 ans) tourière

Sœur Marie du Saint Esprit (Angélique Roussel, 1742, Fresne-Mazancourt dans la Somme, 52 ans) converse

Sœur Thérèse de Saint Ignace (Marie Gabrielle Trézel, 1743, de Compiègne,  51 ans)

Mère Henriette de Jésus (Marie Françoise Gabrielle de Croissy, 1745, Paris, St. Roch, 49 ans)

ancienne prieure, maîtresse des novices

Sœur Saint Louis (Marie-Anne Brideau, 1751, de Belfort, 41 ans) sous prieure

Sœur Marie Henriette de la Providence (Anne Pelras, 1760 Cajarc dans le Lot, 34 ans)

Sœur Saint François Xavier (Juliette Vérolot, 1764, Lignières dans l’Aube, 30 ans) converse

Sœur Constance de Jésus (Marie-Geneviève Meunier, 1765, de St. Denis , 28 ans) (novice)

 

 

Epilogue

 

Après avoir fait le “vœu de martyre”, en faisant offrande de leur vie pour obtenir la fin des massacres et la paix pour l’Eglise et l’Etat, elles furent jugées sous l’accusation de « machiner contre la République » dans leur carmel. Elles sont guillotinées le 29 messidor an II (17 juillet 1794) sur la place du Trône-Renversé (l’ancienne place du Trône dénommée ainsi depuis 1792 – actuellement place de la Nation).

Leurs corps, après être dévêtus, et leurs têtes sont jetés de nuit dans la fosse commune n° 2 de l’actuel cimetière de Picpus (toujours visible), une des deux fosses communes, près de la place de la nation avec 3000 autres suppliciés par Guillotine, pour la période de juin et juillet 1792 uniquement !

 

 

En 1896 s’ouvre le procès de béatification, qui aboutit le 27 mai 1906 avec le pape saint Pie X, alors qu’à nouveau les biens de l’Église sont saisis par l’État, et les congrégations religieuses expulsées de France.

 

 

 Leur histoire a paru suffisamment riche de sens à des artistes de ce siècle pour qu’ils y trouvent la matière de plusieurs œuvres qui ont toutes été des événements marquants de la vie culturelle jusqu’à ces dernières années.

La nouvelle de Gertrud von le Fort, intitulée La dernière à l’échafaud, donne à Georges Bernanos le désir de voir réaliser un film dont il écrit le scénario. Il meurt en 1948 avant d’en voir la réalisation. A vrai dire, la vérité historique, n’a pas été le souci majeur de Gertrud von le Fort, et encore moins des auteurs qui se recommandèrent de sa nouvelle, puisque le personnage central de leurs œuvres, Blanche de la Force, est inventé de toutes pièces.

Le Dialogue des Carmélites de Bernanos, porté à l’écran en 1960 par le R. P. Bruckberger et Philippe Agostini, est cependant une œuvre admirable, comme une sorte de testament spirituel de l’auteur, où il a entrelacé, autour de sainte Agonie, de la grâce et du salut, bien des thèmes qui lui furent chers : l’enfance, l’humilité, la peur, l’honneur et la France. Deux comédiennes célèbres interprétaient les rôles principaux : Jeanne Moreau et Madeleine Renaud.

 

Une version pour la scène est dirigée en 1961 par Marcelle Tassencourt.

Auparavant un opéra en trois actes de Francis Poulenc avait été créé en italien à la Scala de Milan et en français à l’Opéra de Paris (1957).

Plus près de nous, en 1987, une version intégrale était présentée pour la première fois dans une mise en scène de Gildas Bourdet, à Lille d’abord où le metteur en scène dirigeait un théâtre national décentralisé, puis à Paris au Théâtre de la Porte Saint-Martin sous l’égide de la Comédie Française.

 

 

Composé par sœur Julie-Louise-de-Jésus

le jour de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel,

à la Conciergerie, le 16 juillet 1792

sur l’air de la Marseillaise

 

Livrons nos cœurs à l’allégresse,
Le jour de gloire est arrivé
Loin de nous toute faiblesse
Voyant l’étendard arrivé (bis)
Préparons nous à la victoire
Marchons tous en vrai conquérant
Sous le drapeau d’un Dieu mourant
Courons, volons tous à la gloire
Ranimons notre ardeur
Nos corps sont au Seigneur
Montons, montons à l’échafaud
Et rendons-le vainqueur.

Ce n’est pas une parodie mais une formidable confirmation de leur foi ! C’est étrange, dans leur prison puis dans leur charrette qui les emmène de la conciergerie à la place du trône renversé elles ont côtoyé Jean-Frédéric Edelmann, musicien célèbre à cette époque, pourtant acquis aux idéaux de la révolution et lui aussi condamné à être décapité.

Or les dernières recherches sur l’origine de la musique de la Marseillaise convergent vers lui. Il a composé de nombreuses œuvres pour clavecin et piano forte dont en particulier l’oratorio Esther joué à l’opéra de Paris en 1781. D’après des témoignages, un passage de la musique de cet oratorio Esther d’Edelmann serait la musique de notre Marseillaise. Contrairement à ce qui est avancé partout Ignace Playel n’a pas pu aider Rouget pour la musique car il était à Londres depuis un an et n’est revenu qu’en Mai 1792 à Strasbourg. Les carmélites de Compiègne ont été assassinées vers 8 heures du soir le 17 juillet et Jean-Frédéric Edelmann était du même convoi.

 

Restauration

 

Le monastère sera aliéné comme bien national et vendu en 1795. Il n’en reste rien aujourd’hui, l’emplacement étant occupé par l’École d’État-major et le Théâtre Impérial où une plaque rappelle depuis 1994 la destination première de ces lieux.

En 1835, il y eut un essai de restauration du Carmel de Compiègne sous l’impulsion de la Mère Camille de Soyecourt (du carmel de la rue de Vaugirard à Paris, actuellement à Créteil) et de l’Abbé Auger, curé de la paroisse Saint-Antoine. La Reine Marie-Amélie lui donna son appui. Mais cet essai fut sans lendemain et la Révolution de 1848 dispersa les sœurs qui regagnèrent leurs carmels d’origine.

 

1867-1992

Enfin le 18 janvier 1867 quelques religieuses du Carmel de Troyes, con-duites par Mère Marie-Thérèse de l’Enfant-Jésus (Marie Daignez), s’installent officiellement mais provisoirement dans une très pauvre masure, rue Saint-Lazare, à la périphérie de la ville et à proximité de la forêt. La construction du monastère dura seize ans, de 1872 à l’inauguration de la chapelle en 1888.

Un grand afflux de postulantes permit à Mère Marie des Anges (Olympe Anner), de fonder le carmel de Beauvais, dans le quartier de Notre-Dame du Thil (1892).

Le souvenir des Martyres et le désir de faire revivre la vie carmélitaine sur leur trace avait soutenu la fondation naissante. En 1894, la célébration du Centenaire de leur mort trouva un large écho dans les carmels de France et l’opinion publique. A Lisieux, Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus travailla avec enthousiasme à la confection d’un oriflamme destiné à la décoration de la chapelle du carmel de Compiègne pour les fêtes du centenaire. En 1896 s’ouvrait le procès de béatification qui aboutit le 27 mai 1906.

Les lois d’expulsion du début du siècle obligèrent la communauté à se préparer un refuge à Statte en Belgique, qui en 1906 devint une véritable fondation sous la conduite de Mère Marie de Saint-Joseph (Célina Wattecamps). Au cours du XXe siècle plusieurs sœurs provenant du carmel de Compiègne furent à l’origine d’autres fondations : Betafo, à Madagascar, l’actuel carmel de Tananarive ; Saint-Sever dans les Landes ; Mangalore et Shembaganur (Inde).

 

depuis 1992

En cent ans le bâtiment a vieilli, le mode de vie et de travail a changé. Les travaux de rénovation ou de réhabilitation, outre leur coût élevé, auraient interrompu la vie communautaire. Il a donc fallu se décider à vendre le monastère et à construire à Jonquières (10 km à l’ouest de Compiègne). C’est là que la communauté poursuit sa veille contemplative pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Dans la crypte de l’église sont conservés les souvenirs recueillis des Carmélites Martyres. Ainsi est symboliquement manifestée la continuité de la louange et du témoignage au cœur de l’Eglise. Ce Mémorial se compose de la crypte proprement dite et d’une salle du souvenir où sont exposés des objets qui ont soutenu leur vie de prière, ainsi que des manuscrits. Il fut inauguré pour le deuxième centenaire de leur mort, au début du colloque qui eut lieu à Compiègne les 7 et 8 mai 1994. Les célébrations du centenaire donnèrent lieu à de nombreuses manifestations à Compiègne et dans les diocèses d’origine des Carmélites martyres et relancèrent le processus de leur canonisation.

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