Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 18 au 24 mai 2020

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

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Mardi 19 mai – De la Férie

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Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

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Jeudi 21 mai – Ascension

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Vendredi 22 mai – Ste Rita de Cascia, religieuse

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Samedi 23 mai – De la Férie

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Dimanche 24 mai – 7ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

Semaine Laudato Si 2020

Le Pape invite l’Église à célébrer la Semaine Laudato Si’ à l’occasion des 5 ans de l’encyclique. En ces temps difficiles, ils prient pour la paix et la santé de tous, et pour pouvoir continuer à compter sur l’amour qui nous unit.

En savoir+

Dimanche 24 mai 2020 à 20h00
Faisons sonner les cloches pour le climat dans nos églises,
mais aussi les cloches, clochettes et smartphones des membres de notre communauté.

Acclamez le Seigneur – HNDE orchestre virtuel

Cette vidéo a été enregistrée par chacun des chanteurs et instrumentistes depuis son lieu de confinement ! Chacune des vidéos a été ensuite montée pour aboutir au résultat que voici !
Chacun avec son niveau et ses connaissances mais aussi et surtout son coeur et ses talents a contribué à ce bel ouvrage.
Cette vidéo permet de retrouver un peu de la joie que cet orchestre (bien réel cette fois ci) donne chaque année lors des messe célébrées au cours du pèlerinage diocésain à Lourdes.

Hospitalité Notre Dame d’Évreux

Saint Pascal Baylon, 16 mai 1540 à Terra-Hermosa, 17 mai 1592 à Villa-Réal

Pascal Baylon naquit le 16 mai 1540 à Terra-Hermosa, dans le royaume d’Aragon. Ses parents Martin Baylon et Isabelle Jubera étaient d’humbles cultivateurs et de fervents chrétiens.

Dès ses premières années sa mère qui le menait fréquemment à l’église, lui apprit à adorer Jésus présent dans l’Eucharistie. Un jour qu’il avait disparu de la maison, ses parents le retrouvèrent à l’église, le plus proche possible du tabernacle, si absorbé dans sa prière qu’il ne s’aperçut pas du bruit qui se faisait autour de lui. Cette ardente dévotion à l’Eucharistie devait constituer le trait distinctif de sa piété.

 

Dès que Pascal eut atteint sa septième année, son père le plaça comme berger chez un riche propriétaire, Martinez Garcia, qui fut bon envers lui. Tout en gardant ses moutons, il apprit à lire avec les personnes qu’il rencontrait et s’adonna à la prière et à l’étude des vérités de la religion. Plein de sollicitude pour le troupeau qui lui avait été confié, jamais on ne le vit maltraiter ses brebis. Il veillait également avec soin à ne causer aucun dommage dans les pâturages voisins ; si quelque dégât se produisait, il indemnisait le propriétaire sur son propre salaire. Un jour qu’un propriétaire lui refusa son argent, il l’aida à couper les blés jusqu’à concurrence du dommage causé par ses bêtes.

 

Il avait aussi une dévotion particulière envers la Sainte Vierge.

Quand il le pouvait, il conduisait son troupeau auprès du sanctuai­re de Notre-Dame de la Sierra. Sur sa houlette, il avait sculpté l’image de Notre-Dame, surmontée d’une hostie rayonnante, afin d’avoir toujours sous les yeux le double objet de sa dévotion. A genoux, au milieu des champs, devant sa houlette, il priait avec autant de piété que s’il se fût trouvé à l’église. Tout ce qui se pré­sentait à son regard servait à exciter sa foi. Sans cesse il méditait sur les merveilles de la création, et s’élevait, vers Dieu qu’il contemplait dans toutes ses œuvres. Il eut plusieurs fois des ravis­sements et ne put pas toujours cacher aux yeux des hommes les faveurs dont il était comblé par Dieu.

 

Tout pauvre qu’il fût, Pascal trouvait cependant moyen de faire l’aumône, prenant pour assister les malheureux sur ce qu’on lui fournissait pour assurer sa subsistance. Son maître, ravi de cette conduite si sage et si sainte, lui exprima souvent son contentement au point que n’ayant pas d’enfant, il voulut adopter Pascal qui refusa de peur que les biens de la terre le détournassent des biens du ciel.

 

A dix-huit ans il dit adieu à ses parents, s’éloigna de son pays et alla se présenter au couvent des Franciscains de Soccolans, construit dans un lieu désert prés de Monforte. Son allure un peu gauche et son ac­coutrement bizarre, mirent en défiance les supérieurs qui lui refu­sèrent l’entrée du couvent. Il reprit alors son métier de berger chez des cultivateurs du voisinage, sans s’éloigner pour ne pas perdre de vue le petit campanile du couvent vers lequel se portaient ses aspirations, suivant par la pensée les offices dont il entendait les sonneries, et s’unissant profondément à la messe. Un jour que la cloche annonçait l’approche de l’élévation, et qu’il était à genoux une hostie lui apparut soutenue par deux anges.

 

Sa piété et sa vie austère lui firent donner le surnom de « saint berger ». 

 

Après six ans de cette vie solitaire, il fut enfin admis par les Frères Mineurs.

 

Sa réputation de sainteté lui ouvrit les portes du couvent. Le 2 février 1564, il reçut l’habit des franciscains. Ses supérieurs, édifiés de l’humble soumission avec laquelle il avait supporté ce temps d’épreuve, voulurent le faire religieux de chœur, mais il voulut rester frère convers, afin de se sanctifier davantage dans l’humilité.

Il accomplissait avec joie les besognes les plus rudes et recherchait les offices les plus humbles du couvent. Repris un jour en public pour le bris d’une assiette, il refusa les consolations de ses frères, en disant  : « Taisez-vous ! C’est le Saint-Esprit qui a parlé par la bouche du Supérieur. »

 

Il portait la vertu d’obéissance jusqu’à l’héroïsme.

 

Il pratiqua la règle franciscaine dans toute sa rigueur, se partageant entre la prière et le travail, sans jamais se plaindre ni critiquer personne. Son amour de la mortification lui faisait ajouter de nouvelles austérités à celles de la règle. S’il lui arrivait de dépasser les limites de la prudence, cet excès était compensé par sa pureté d’intention et le peu d’attache qu’il avait à son propre sentiment; dès que ses supérieurs le rappelaient à la modération, il déférait à leur avis avec la plus humble soumission.

Pascal prononça ses vœux perpétuels le jour de la Purification de la sainte Vierge de l’an 1565. Le père gardien disait n’avoir connu personne qui fût à la fois plus dur et plus doux que lui : plus dur à lui-même et plus doux pour les autres. L’idéal qu’il se proposait était d’avoir « pour Dieu un cœur de fils, pour le prochain un cœur de mère, et pour lui-même un cœur de juge

 

Quand il changeait de couvent, conformément à la coutume de son ordre qui veut ainsi prévenir les attaches secrètes du cœur, on ne l’entendait jamais émettre la moindre plainte. Outre Montforte, Pascal Baylon fut dans les couvents d’Elche, de Jumilla, d’Almanza, de Jativa et de Valence. Il trouvait là une excellente occasion de se regarder comme un étranger sur la terre. En quelque lieu qu’il allât, il était toujours le même, gai, doux, affable et très déférent pour tous. Dans les différents couvents où il passait, Pascal était ordinairement chargé de la porterie et du réfectoire, parce qu’on le savait affable, discret, vigilant, actif et fidèle. Comme portier, il devait distribuer aux pauvres les restes de la table des religieux, et pour que cette aumône fût profitable à leur âme autant qu’à leur corps, il adopta l’usage de prier avec eux avant et après chaque repas.

A l’ombre du cloître, son amour pour la sainte Eucharistie grandit encore. Le plus souvent, quand ses fonctions ne le rete­naient pas ailleurs, on le trouvait à l’église, tout absorbé en Dieu. Le premier, il était debout au milieu de la nuit pour les saintes veilles ; le dernier, il regagnait sa couche pour y prendre un court repos.

Pendant quelques temps aussi, il remplit l’office de quêteur. Sa première visite, en arrivant dans un village, était pour l’hôte divin du tabernacle. Et quand, le soir, il rentrait au monastère, épuisé de fatigue, pour se dédommager de n’avoir pu passer auprès de son bien-aimé tout le temps de ses courses, il consacrait une partie de la nuit à l’adoration du Très Saint-Sacrement.

Le général de son ordre, Christophe de Cheffontaines (de Saint-Pol-de-Léon) étant à Paris, il fut député vers lui pour les affaires de sa province.

C’était le moment où les Protestants dévastaient la plupart des provinces de France, massacrant les prêtres, pillant et incendiant les couvents et les églises. Porter un message religieux était une entreprise qui pouvait coûter la vie. Pleinement conscient du danger, Pascal accepta la mission, heureux d’exposer sa vie pour l’obéissance.

Il par­tit pour la France, sans se laisser effrayer par les dangers qu’il aurait à affronter de la part des huguenots, maîtres de presque toutes les villes qu’il lui fallait traverser. Maintes fois il fut exposé à la fureur des hérétiques qui le poursuivirent à coups de pierres et de bâton. C’est en une de ces occasions qu’il reçut à l’épaule une blessure dont il souffrit tout le reste de sa vie. Deux fois il fut arrêté comme espion et menacé de mort. Mais Dieu le délivra de tout danger.

Etant près d’Orléans, il se vit environné d’une troupe de gens qui lui demandèrent s’il croyait que le corps de Jésus-Christ était dans le sacrement de l’Eucharistie. Sur la réponse qu’il leur fit, ils voulurent entrer en controverse avec lui, pour se donner le plaisir de l’embarrasser par leurs subtilités. Mais quoiqu’il n’eût de la science théologique qu’autant qu’il avait plu à Dieu de lui en communiquer par infusion, et qu’il ne sût point d’autre langue que celle de son pays, il les confondit de telle sorte qu’ils ne purent lui répliquer qu’à coups de pierres. Il en fut quitte pour quelques bles­sures dont une à la bouche qui lui donna l’air d’un éternel sourire. Etant heureusement sorti de leurs mains, il passa devant la porte d’un château où il demanda par aumône un morceau de pain, comme il avait coutume de faire lorsqu’il était pressé par la faim. Le maître du lieu était un gentilhomme huguenot, grand ennemi des catholiques, et il était à table lorsqu’on lui dit qu’il y avait à la porte une espèce de moine en fort mauvais équipage qui demandait l’aumône. Il le fit entrer, et après avoir longtemps considéré son habit déchiré, et son visage basané, il jura que c’était un espion espagnol, et il l’aurait tué si sa femme, qui en eut compassion, ne l’eût fait secrètement mettre à la porte, mais sans songer à lui donner un morceau de pain. Une pauvre femme catholique du village voisin lui fit cette charité ; lorsque après avoir repris ses forces, il se croyait en quelque sûreté, il pensa être sacrifié de nouveau à la fureur de la populace que son habit avait attirée. Un de la bande le saisit, sans s’expliquer sur ce qu’il voulait faire, et le jeta dans une étable qu’il ferma à la clef. Pascal se prépara toute la nuit à mourir le lendemain; mais au lieu de la mort qu’il attendait, celui qui l’avait renfermé vint lui apporter l’aumône, et le fit sortir deux heures après le soleil levé.

Lorsqu’il se fut acquitté de sa mission auprès de son général, Pascal retourna en Espagne. En chemin, il vit venir à lui un cava­lier qui, sans le saluer, lui mit la pointe de la lance contre la poi­trine, et lui demanda : « Où est Dieu ? » Pascal, sans s’effrayer, mais aussi sans avoir le temps de réfléchir, lui répondit : « Dans le ciel » le cavalier retira aussitôt sa lance, et partit sans rien dire de plus. Pascal, d’abord étonné de cette conduite, la comprit en réfléchissant davantage : le soldat l’avait épargné, parce qu’il s’était contenté de dire que Dieu est dans le ciel; s’il avait ajouté qu’il est aussi dans l’Eucharistie, il l’aurait percé de sa lance. Pascal crut alors que Dieu l’avait jugé indigne de la couronne du martyre.

On ne l’entendit jamais parler des dangers qu’il avait courus ; il se contentait de répondre en peu de mots aux questions qu’on lui posait, en supprimant avec soin tout ce qui aurait pu lui attirer quelques louanges.

 

Il passa les dernières années de sa vie au couvent Notre-Dame ­du-Rosaire de Villa-Réal, près de Valence. Un jour, au cours du saint sacrifice de la messe, Dieu lui révéla sa mort prochaine dont il conçut une vive joie. Quelques jours après, il tomba gravement malade. Transporté à l’infirmerie, il y reçut les derniers sacre­ments avec une tendre piété, et il s’endormit doucement dans le Seigneur en prononçant le nom de Jésus.

C’était le dimanche de la Pentecôte, 17 mai 1592, au moment de l’élévation de la sainte hostie dans la chapelle du couvent. 

Epilogue

Dans ses communications avec Dieu, cet homme sans lettres avait acquis une très haute science des choses spirituelles et des mystères de la foi, au point de composer des livres sur ces matières élevées et d’être consulté par de savants docteurs.

En qualité de portier du couvent, le Frère Pascal était chargé de distribuer les aumônes aux pauvres. Sa charité le portait à ne jamais refuser personne. Accusé de manquer de discrétion en temps de disette, il répondit : S’il se présente douze pauvres et si je ne donne qu’à dix, qu’arriverait-il si Notre-Seigneur était l’un de ces deux pauvres que j’aurais renvoyés ?

 

Comme tous les saints, Pascal voulait que son âme fût maîtresse de ses passions, et pour cela il matait sévèrement son corps : il jeûnait ; le peu de sommeil qu’il s’accordait, il le prenait sur la terre nue, ou sur quelques planches.

 

De nombreux miracles, accomplis à son sépulcre, y attirèrent de grands concours de peuple.

Le 29 octobre 1618, le pape Paul V le déclara bienheureux et permit au royaume de Valence de célébrer son office.

En 1621, Grégoire XV accorda cette même faveur à tous les religieux de l’ordre de Saint-François.

Le 16 octobre 1690, Alexandre VIII l’inscrivit au catalogue des saints.

 

Pendant la messe des funérailles, le défunt, qui avait les yeux clos, les rouvrit à deux reprises, à la grande admiration de toute l’assistance : une première fois au moment de l’élévation de l’hostie, puis une seconde fois à l’élévation du calice. Cette dévotion posthume à la sainte Eucharistie a valu à saint Pascal Baylon l’honneur d’être proclamé le 28 novembre 1897, par Léon XIII, saint Patron des Congrès et Œuvres Eucharistiques.

 

Le 13 août 1936, sa tombe fut profanée par les communistes espagnols qui brûlèrent sa dépouille incorrompue.

Les ossements calcinés furent recueillis et déposés dans une nouvelle châsse le 3 juin 1952.

***

Dieu s’approche des simples, se révèle aux humbles, donne l’intelligence aux petits, et cache sa grâce aux curieux et aux orgueilleux. Imitation de Jésus-Christ.

 

Ce qu’il y eut d’admirable, Seigneur, en votre serviteur saint Pascal Baylon, c’est qu’il eut pour votre Corps et votre Sang un respect, un amour, une faim et une soif incomparables. Puissions­-nous, Seigneur, désirer comme lui votre Eucharistie, et nous en retirer comblés et ivres de joie. Nous vous le demandons par Jésus-Christ, votre fils unique, notre Seigneur et notre Dieu, qui vit et règne avec vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. – Amen.

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