22 et 24 février, bienheureuse Isabelle de France, religieuse clarisse, sœur de Saint Louis (23 février 1270). Fêtée au propre de France le 22 février et que Paris fête le 24 février…

Messes du 30 novembre au 6 décembre 2020

Semaine 49

Lundi 30 novembreS. André, Apôtre

  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mardi 1 décembre – Bienheureux Charles de Foucauld

  • Début de la neuvaine de l’Immaculée Conception
  • Eglise Notre-Dame à 14:00 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mercredi 2 décembre – De la Férie

  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet

Jeudi 3 décembre – S. François Xavier, prêtre

  • Eglise Notre-Dame à 17:30 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions (prière pour les vocations)
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Vendredi 4 décembre – S. Jean de Damas, prêtre et docteur de l’Eglise

  • Eglise Notre-Dame à 17:30 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions (premier vendredi du mois)
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Samedi 5 novembre – De la Férie

  • Messe à l’église Notre-Dame à 09:00
  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet

Dimanche 6 décembre – 2ème dimanche de l’Avent

  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

22 et 24 février, bienheureuse Isabelle de France, religieuse clarisse, sœur de Saint Louis (23 février 1270). Fêtée au propre de France le 22 février et que Paris fête le 24 février…

Bienheureuse Isabelle de France, religieuse clarisse, sœur de Saint Louis (23 février 1270). Fêtée au propre de France le 22 février et que Paris fête le 24 février…

Ce n’est pas une princesse de légende. Nous avons d’elle le portrait vivant qu’a écrit l’une de ses dames d’honneur, Agnès d’Harcourt, qui deviendra par la suite abbesse de Longchamp. Dès son plus jeune âge, cette sœur du roi saint Louis fut attirée par les choses célestes. Elle était gracieuse et belle en sa jeunesse, mais de santé chétive. Près de sa mère, elle tint son rang au palais royal, mais passait beaucoup de temps avec les pauvres. Elle réussit à ne point se laisser marier à Conrad, le fils de l’empereur Frédéric II, malgré les instances du Pape. Après la mort de Blanche de Castille elle résolut de vivre à l’écart du monde et passa le reste de sa vie dans une petite maisonnette, près du couvent de Longchamp qu’elle avait bâti à Paris pour les clarisses et qu’elle consacra à “l’Humilité de Notre-Dame.”

Selon le martyrologe de l’abbaye de Longchamp, Isabelle de France est morte le 23 février 1270, mais sa fête s’est longtemps célébrée le 31 août, dans l’octave de la fête de saint Louis, selon ce qu’avait fixé le pape Léon X dans le bref de béatification (3 janvier 1521). Les diocèses de la région parisienne, après l’avoir fêtée le 25 février, l’on rapportée au 24, tandis que les anciens calendriers franciscains la célébraient le 26 février. Isabelle de France qui était la fille de Louis VIII 1 le Lion et de Blanche de Castille2, naquit en mars 1225,

Isabelle n’avait que vingt mois lorsque mourut son père ? et que son frère devint roi sous le nom de Louis IX4. Sa mère veilla à son éducation, secondée par madame de Buisemont et de maîtres habiles qui lui apprirent les arts et les sciences. Très jeune, Isabelle voulut se consacrer à Dieu et afficha un franc mépris pour tout ce qui pouvait la détourner de ce dessein. Belle et gra­cieuse, sa nature la portait plutôt à l’orgueil et à la violence mais, à force d’exercer la vertu elle devint humble et silencieuse.

Pour la faire parler et manger, sa mère lui promettait que qua­rante sous seraient distribués aux pauvres chaque fois qu’elle mangerait un morceau de viande ou chaque fois qu’elle adresserait la parole au Roi.

Blanche de Castille et saint Louis, pour le bien de l’Etat, voulurent lui faire épouser Conrad, fils et successeur de l’empereur Frédéric II ; le pape Innocent IV qui voyait dans ce mariage un gage de paix pour l’Europe lui écrivit pour l’encourager à ce mariage, mais Isabelle répondit qu’elle désirait la vie religieuse ce dont, dans un deuxième lettre, le Pape la félicita. Dès lors, dans le palais, elle vécut selon les règles du cloître et s’imposa de grandes pénitences. Souvent atteinte de maladies longues et violentes, elle offrait ses souffrances.

Le chancelier de Notre-Dame de Paris, qu’elle avait consulté pour savoir œ qui serait plus agréable à Dieu et plus utile au salut de son âme, ou de construire un hôpital ou de fonder pour des vierges chrétiennes un couvent dans lequel elle se retirerait, lui conseilla de bâtir cette maison de Longchamp et d’y passer ses jours dans ln prière et dans la pratique des bonnes œuvres.

Après la mort de sa mère (27 novembre 1252) et le retour de saint Louis, avec l’approbation de son frère, elle quitta le palais pour fonder, à Longchamp dans la forêt de Rouvray (le bois de Boulogne), le monastère de « l’Humilité de Notre-­Dame » qui fut mis sous la règle franciscaine. Saint Louis, entouré de toute sa cour, posa la première pierre de l’abbaye, après que l’évêque de Paris eut planté la Croix. Lorsque commencèrent les travaux, on vit apparaître dans le ciel trois colombes immaculées ; la Reine prit la main de sa belle sœur et lui dit : « Courage, ma sœur, toute l’auguste Trinité se mêle de nos affaires ! » Saint Louis installa lui-même les premières religieuses le 24 juin 1260.

La règle, dite des Urbanistes, fut rédigée par saint Bonaven­ture, le frère Eudes Rigault qui devint plus tard archevêque de Rouen, le frère Guillaume Millençonne, le frère Geoffroy Mar­sais et le frère Guillaume Archambault ; le pape Alexandre IV l’approuva, mais le saint roi Louis IX la trouva si rude qu’il obtint que le pape Urbain IV en adoucit les observances (1263).

Curieusement, Isabelle, retirée dans l’enclos du couvent, ne prit pas l’habit et ne fit pas profession religieuse de peur que ses fréquentes infirmités l’obligeassent à déroger à la règle. Agnès d’Harcourt fut la première abbesse de Longchamp.

Les six dernières années d’Isabelle furent atroces de souffrances mais elle eut la consolation de plusieurs extases et, peu de temps avant de mourir, elle eut la claire révélation de la date de sa mort. Elle écrivit au pape Clément IV pour lui demander sa bénédiction et, pour sa famille, la permission d’assister à ses funérailles et de visiter son tombeau. Au moment de son agonie, elle demanda, comme l’avait fait sa mère, qu’on l’étendît sur de la paille, elle fit ses adieux à ses religieuses : « Adieu, mes chères sœurs .. souvenez-vous, dans vos prières, de votre pauvre Isabelle qui vous a toujours tendrement aimées et qui ne vous oubliera jamais devant Dieu. » Elle reçut les derniers sacrements avant d’expirer doucement. Les religieuses affirment qu’au moment de sa mort, elles entendirent la voix douce et mélodieuse d’un ange qui la conduisait au ciel en disant : « In pace factus est locus ejus. »

Epilogue

Isabelle mourut le 23 février 1270, a []près la mort de saint Louis à Tunis la même année, Charles 1er d’Anjou, roi de Sicile, frère de Louis IX et d’Isabelle, demanda à une dame de compagnie d’Isabelle d’écrire sa vie, en vue de sa canonisation. Agnès d’Harcourt publia ce récit hagiographie, vers 1280, mais Isabelle ne fut béatifiée qu’en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium).

Le corps d’Isabelle, revêtu de l’habit des clarisses, fut inhumé, selon son désir, dans le monastère qu’elle avait fondé. On vint en pèlerinage à son tombeau où l’on enregistra soixante-trois miracles vérifiés dans les formes ordinaires. En 1637, à l’instance de la Mère Marie-Elisabeth Mortier, abbesse de Longchamp, le pape Urbain VIII permit qu’on levât le corps de la bienheureuse Isabelle de France pour le mettre en châsse (4 juin 1637).

Une demoiselle paralytique s’était fait porter par dévotion à l’église ; dès l’ouverture du tombeau, elle fut guérie et se mit à marcher, au grand étonnement de la compagnie et à la joie des religieuses qui firent sonner les cloches et entonnèrent le Te Deum. Une châsse en vermeil où étaient figurées des scènes de la vie de la Vierge Marie, de saint Louis et de la bienheureuse Isabelle de France fut donnée à l’abbaye en 1639 et détruite par la municipalité de Franciade (Saint-Denis) en 1792. L’abbaye de Longchamp fut rasée.

L’église de Saint Louis-en-l’Ile à Paris possède des reliques de la bienheureuse.

1- Louis VIIl le Lion, fils de Philippe II Auguste (1165-1223) et d’Isabelle de Hainaut (1170-1190), devint roi de France le 14 juillet 1223 et fut sacré à Reims le 6 août 1223 ..

2- Blanche de Castille (1188-1252), deuxième fille d’Alphonse VIII, roi de Castille, et d’Eléonore d’Angleterre, fille d’Henri II Plantagenêt et d’Aliénor d’Aquitaine, naquit à Palencia le 3 mars 1888 ; elle fut mariée à Louis, depuis roi de France sous le nom de Louis Vlll, le 23 mai 1200. De cette union naquirent onze enfants dont saint Louis, le comte Robert d’Artois, le comte Alphonse de Poitiers, la bienheureuse Isabelle de France et le roi de Naples, Charles d’Anjou.

3- Louis VIII le lion, avait fait une expédition dans le Midi. Au retour dl! sa chevauchée, le 29 octobre 1226, il tomba malade de dysenterie à Montpensier en Auvergne. Le 3 novembre, il fit appeler les prélats et barons qui l’avaient accompagné et il leur enjoignit de se rendre rapidement vers son fils Louis, de lui jurer la fidélité qui lui serait due et de le faire sacrer. Simultanément il expédiait des lettres à ses sujets pour qu’ils reconnussent le jeune Louis et il demandait à ses fidèles que Blanche de Castille, sa femme, devînt régente. Le roi « mourut, semble-t-il. Dans la nuit du 7 au 8 novembre. L’évêque de Senlis, l’hospitalier frère Guérin, chancelier du royaume, prit les devants, tandis que s’organisait le cortège funèbre qui rapportait le corps du Roi à Paris. Cependant la Reine et ses enfants qui avaient été informés du retour de Louis Vlll s’étaient mis en route pour aller à sa rencontre. Le chancelier rencontra Louis, qui chevauchait en avant de la litière maternelle, et lui apprit la mort du Roi. Les obsèques de Louis VIII furent célébrées à Saint-Denis: il fut enseveli près de son père.

4- Louis IX, fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, né le 25 avril 1214, succède à son père le 8 novembre 1226 (sacré à Reims le 29 novembre 1226) sous la tutelle de sa mère. Déclaré majeur le 25 avril 1236. Marié à Sens, le 27 mai 1234, avec Marguerite de Provence, fille de Raymond-Bérenger IV, comte de Provence, dont naissent onze enfants (trois morts en bas âge).

Actualités de la Paroisse - articles récents

« Opération fromages de Noël 2020″

L’Association Notre-Dame d’Évreux vous propose à nouveau cette année, le délicieux Comté fruité d’été, affinage 15/ 18 mois, de fabrication artisanale dans un des plus hauts villages du Jura, par paquets de 500 g ou de 1 kg, ( 24,50 € le kg), que vous pourrez partager en famille ou entre amis au moment des fêtes de Noël et de fin d’année. Qualité assurée par le producteur.

Cette vente participera au financement de personnes âgées, malades, handicapées ainsi qu’à de jeunes collégiens, lycéens et étudiants qui se mettront à leur service au prochain pèlerinage diocésain à Lourdes, du mardi 20 Juillet au lundi 26 Juillet 2021.

De nouveaux protocoles d’accueil tenant compte du contexte sanitaire sont en cours d’élaboration.

La crise sanitaire implique aussi d’assurer de notre soutien, les lieux d’hébergement « Marie Saint Frai » qui accueillent les Personnes malades ou handicapées à Lourdes.

Nous comptons sur votre aide et votre solidarité sans lesquelles rien n’est possible.

N’hésitez-pas à faire profiter vos familles, voisins, proches, collègues et amis de cette belle action solidaire.

Nous proposons des morceaux d’environ 500 g ou 1 kg qui seront facturés au poids, sur la base de 24,50 euros/kg

Règlement à réception, par chèque à l’ordre de HNDE. Ne pas les rédiger avant la livraison. De coupe artisanale, les morceaux ne font pas exactement 500 g ou 1kg.

Date limite de commande : 01/12/2020 midi – Date de livraison : à partir du 20/12/2020

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Homélie de la messe du 1er dimanche de l’Avent du Père Jérôme PAYRE

Homélie 1er Dimanche de l’Avent – 29 Novembre 2020 B

Il a donné tout pouvoir à ses serviteurs … (Mc 13).
Le temps de l’Avent débute ce dimanche. L’Avent fait grandir notre désir de la venue de Dieu, de son emprise sur le monde (Cf. Christ Roi). Il rappelle que Dieu est le maître du monde. Nous sommes invités à orienter/réorienter notre vie, nos pensées, paroles, actions, vers le vrai visage de Dieu, un père, un ami. Le temps de l’Avent célébre la venue du Rédempteur, dans la mémoire joyeuse que Dieu s’est fait homme, que le Verbe s’est fait chair (Jn 1, 14) en Jésus, à Bethléem.

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Décision du Conseil d’État du 29 novembre 2020 : le droit a été rétabli et la raison reconnue

Par sa décision du 29 novembre 2020, le juge des référés du Conseil d’État a retenu le caractère disproportionné de la mesure gouvernementale qui limitait à 30 le nombre de personnes autorisées à assister aux cérémonies religieuses dans les lieux de culte, en relevant qu’il n’y avait pas de justification à cette interdiction absolue et générale « alors qu’aucune autre activité autorisée n’est soumise à une telle limitation fixée indépendamment de la superficie des locaux en cause ».

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Message pastoral pour l’Avent de Monseigneur Christian Nourrichard

Chers amis,

Aujourd’hui, nous entrons dans l’Avent, temps d’attente et d’espérance.

Pendant cette année si particulière marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, nous avons souvent eu l’impression d’attendre : attendre de pouvoir sortir de nos maisons, de retrouver nos proches, de retourner à l’école ou au travail, de reprendre nos activités… Nous avons aussi dû patienter, et patientons encore, pour célébrer les mariages, les baptêmes et pour retourner à la messe sans contraintes. Ainsi, nos vies ont été bouleversées et un sentiment légitime d’inquiétude a pu apparaître.

L’Avent est un temps d’attente profondément différent parce qu’il se vit dans l’espérance. Nous cheminons avec une certitude : la venue de notre Sauveur. Dans la joie, nous attendons la naissance de Jésus-Christ qui s’est fait homme en naissant dans une mangeoire, avec humilité et simplicité.

Aujourd’hui, revivons ce Mystère vécu à Bethléem il y a 2 000 ans !

Vous allez probablement préparer votre crèche, peut-être aurez-vous la chance de le faire avec vos enfants ou petits-enfants. La crèche a ceci de merveilleux qu’elle nous fait toucher du doigt cet événement unique et extraordinaire qui a changé le cours de l’Histoire. Je voudrais donc vous inviter à contempler avec attention chaque élément et chaque personnage. Chacun porte un sens bien particulier ; mais tous se sont mis en chemin avec la même foi car ils savaient que dans la crèche, se trouvait le Messie, l’Essentiel.

Chers amis, je vous souhaite de vivre ce temps de l’Avent à l’image de ceux qui, lors de cette Nuit Sainte, se sont hâtés vers l’Enfant-Jésus, dans la joie, la confiance et l’espérance !

Bel Avent à tous !

+ Christian Nourrichard,
évêque d’Évreux

Message

La Conférence des évêques de France dépose un référé liberté

Dans sa déclaration du jeudi 26 novembre, le Premier ministre a annoncé une jauge de 30 personnes pour les célébrations religieuses dès ce dimanche. Cette jauge n’est ni compréhensible ni acceptable en l’état. En conséquence, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF), réuni hier soir, a décidé de déposer un référé liberté au Conseil d’État dès ce matin, les évêques estimant qu’ils ont le devoir de veiller à la liberté de culte dans notre pays.

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Messes Avent 2020

Chers paroissiens,
Comme annoncé dans le mail précédent, voici la programmation des messes… pour les semaines à venir, dans la limite de 30 au moins pour ce premier dimanche….

Comme nous l’avions programmé et je m’en réjouis, nous pourrons célébrer dimanche à 11 heures la confirmation de 5 paroissiens, qui désirent vivre plus pleinement de l’Esprit saint et donc être disponibles pour étendre le règne du Christ.

Je compte sur votre prière, pour Laura, Anastasia, Hélène, Paul-Alexandre et Merwann.
Ils sont, ainsi que leur famille, parrain ou marraine et les servants d’autel, prioritaires pour participer à la messe, ainsi que les personnes en charge de la préparation de l’église et de l’animation.

C’est pourquoi, en concertation avec le Père Floribert, que je remercie, j’ai décidé de célébrer une messe samedi soir à 18 h 30 et dimanche à 9 h 30 à la Madeleine, pour permettre aux quelques uns d’entre vous qui le désirent vivre de l’Eucharistie. 

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