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23 juillet – Sainte Brigitte, mère de famille, veuve, fondatrice de l’Ordre du saint Sauveur et co-patronne de l’Europe, (1303-1373).

Sainte Brigitte, mère de famille, veuve, fondatrice de l’Ordre du saint Sauveur et co-patronne de l’Europe, (1303-1373).

Brigitte appartenait à l’aristocratie suédoise. Mariée à un homme profondément chrétien, elle lui donna huit enfants. À la mort de son mari, elle commença à recevoir des révélations sur la Passion du Christ, à laquelle elle communiait de tout son être. Comme sainte Catherine de Sienne, sainte Brigitte pria et agit pour la fin du Grand schisme d’Occident et le retour du pape à Rome.

Ses paroles et son œuvre, écrit Jean-Paul II à l’Abbesse générale de l’Ordre du Saint-Sauveur, pourront être d’un grand soutien à ceux qui désirent se consacrer sincèrement à la réalisation de l’invitation du Christ Utunum sint (Jean XVII 21). Le Saint-Père affirmait que L’urgence missionnaire, qui illumina sa vie itinérante du nord au sud du continent européen, fait d’elle un exemple à imiter surtout dans l’œuvre de la nouvelle évangélisation en Europe.

Sainte Brigitte, apparentée par sa mère à la famille royale de Suède, naquit vers 1303, d’une noble famille de Finsta, à Skederid, dans le Roslagen à une cinquantaine de kilomètres au nord de Stockholm. Son père, le chevalier Birger Persson était sénateur du Royaume et lagman (sénéchal) de la province d’Upland, la principale de Suède, pour quoi il rédigea une nouvelle loi qui, au XIV° siècle, fut à la base de la nouvelle loi civile et criminelle commune à tout le Royaume. Cette famille observait les jeûnes, se confessait tous les vendredis, faisait des lectures spirituelles et des pèlerinages.

Boniface VIII étant pape, Andronic

II empereur byzantin

et Philippe IV le Bel roi de France.

Orpheline de mère en 1314, Brigitte fut confiée à un de ses tantes maternelles, femme du sénéchal d’Ostrogothie, qui la maria, lorsqu’elle eut treize ans (1316), à Ulf Guodmarsson, beau jeune homme de dix-huit ans, dont elle eut quatre garçons et quatre filles : Gudmar, Bengt et Ingeborg, moururent en bas âge ; Marta, Karl, Birger, Catherine et Cecilia parvinrent à l’âge adulte. Ulf Guodmarsson fut successivement sénéchal, chevalier et sénateur du Royaume. Jusqu’en 1340, Brigitte s’occupa de l’éducation de ses enfants mêlés à ceux qui vivaient dans la grande propriété d’Ulvasa, leur lisant la Bible et la Vie des Saints. Elle fit construire sur le domaine un bâtiment pour les pauvres et les malades qu’elle soignait elle-même avec ses enfants.

En 1335, Brigitte reçut la charge d’initier aux coutumes suédoises Blanche de Dampierre, fille du comte de Namur que, le roi Magnus Eriksson venait d’épouser et elle exerça à la cour une influence certaine. Elle séjournait souvent au château de Vadstena, sur les bords du lac Vattere, proche d’Alvastra, première abbaye cistercienne de Scandinavie.

En 1341, Brigitte et Ulf, fidèles à une tradition familiale vieille de quatre générations, partirent pour un long pèlerinage de pénitence à Cologne, à la Sainte-Baume et à saint Jacques de Compostelle, accompagnés de parents, d’amis et de prêtres dont un cistercien, confesseur de Brigitte. Sur le chemin du retour, Ulf tomba malade à Arras et se retira à l’abbaye d’Alvastra où un de ses fils était moine, et où il mourut, en 1344.

Veuve, Brigitte s’installa dans une dépendance d’Alvastra où commencèrent les révélations qu’elle eut jusqu’à sa mort. Elle reçut les conseils et l’appui de Pierre Olafsson, sous-prieur, puis prieur d’Alvastra, qui était à la fois son directeur spirituel et son secrétaire ; lorsque mourut Maître Matthias, chanoine de la cathédrale de Skenninge, célèbre par sa grande érudition théologique, qui était depuis longtemps son confesseur, il fut remplacé par Pierre de Skenninge ; un autre Pierre Olafsson, aumônier de l’hôpital de Skenninge, conseillait aussi Brigitte.

On peut distinguer quatre cycles de Révélations :

1/ Le cycle suédois (1344-1349) qui s’accompagne de missions à la Cour de Stockholm ainsi qu’auprès de nobles et du clergé. Ce sont des révélations mariales ecclésiales, sur l’institution de l’Ordre du Saint Sauveur, destinées aux sept anges (évêques) de Suède, sur la souveraineté suédoise, sur le déclin de la Chevalerie chrétienne, en faveur de l’indiction d’un second jubilé (année sainte) à Rome, que le prieur d’Alvastra et l’évêque Hemming d’Abo portèrent, de la part de Brigitte, au pape Clément VI à Avignon, comme ils avaient porté aux rois de France et d’Angletterre l’ordre de faire la paix.

2/ Le cycle italo-romain s’ouvre en 1349 où, sous motion divine, sainte Brigitte vient en Italie pour gagner le jubilé de 1350 ; elle a des visions à Milan, puis à Saint-Pierre de Rome le 24 décembre 1349 lors de l’ouverture de la Porte sainte, et, ensuite, en bien d’autres circonstances et lieux romains. Ce sont des avertissements et des menaces avec des promesses de pardon et des appels répétés pour le retour du pape à Rome. A Saint-Paul-hors-les-Murs notamment, devant un crucifix, elle reçoit communication de ses oraisons de la Passion.

3 Le troisième cycle eut lieu de 1364 à 1370 lors des pèlerinages de Brigitte dans divers sanctuaires d’Italie : Assise (saint François), Ortono a Mare (saint Thomas apôtre), Mont Gargan (saint Michel), Bari (saint Nicolas), Bénévent (saint Barthélemy), Naples (avec plusieurs missions auprès de la reine Jeanne), Salerme (saint Matthieu), Amalfi (saint André).

4/ Le quatrième cycle eut lieu pendant son pèlerinage en Terre sainte (1371-1373) : la Passion (au saint Sépulcre), la Nativité (à Béthléem), la vie de la Vierge (dans la grotte de Jérusalem), et des révélations mineures au Cénacle, sur le mont des Oliviers, près du Jourdain ainsi qu’à l’aller et au retour à Chypre. D’autres révélations comprennent des messages pour la cour de Famagouste de l’empereur byzantin.

Toutes ces révélations furent faites à l’état de veille et en extase, avec des visions corporelles et des auditions. Brigitte eut aussi des locutions intérieures. Elle retenait tout jusqu’à ce qu’elle l’ait dicté à un secrétaire qui transcrivait en latin. Alors la sainte ne retenait plus que le sens général des entretiens qu’elle avait eus avec le Seigneur, la Vierge, les anges ou les saints…

Elle fonda à Wastein un monastère, sous la règle du Saint-Sauveur [règle de saint Augustin], qu’elle avait reçue du Seigneur lui-même.

L’ordre des Brigittines existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena.

Epilogue

Étant allée à Rome sur un ordre du ciel, elle y excita puissamment de nombreuses âmes à l’amour de Dieu.

Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants. A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit : ” Jésus s’est abaissé sans avoir eu votre autorisation.

Les papes s’étaient alors réfugiés en Avignon. Elle les harcelait pour qu’ils reviennent à Rome. A partir de cette époque, Brigitte devient leur conseillère.

[Dieu chargera Catherine de Sienne de conclure ce retour. Elle partit pour Avignon, parla à Grégoire XI. A la voix de cette Italienne, dont il comprenait à peine le langage, ce pape français trouva le courage de vaincre ses répugnances et les résistances de son entourage : il reprit le chemin de Rome et y mourut.]

Aux prêtres et aux religieux relâchés elle rappelle que payer ses dettes est un devoir rigoureux ; et que les droits, des créanciers priment ceux des pauvres ; que la pureté est une vertu indispensable aux minis­tres des autels.

Brigitte et sa fille, venue la rejoindre [futur sainte Catherine], vécurent quatorze ans à Rome et firent ensuite un long pèlerinage aux Lieux Saints. Brigitte y vécut les principales scè­nes de la vie du Sauveur, et les décrivit dans le recueil de ses Révélations.

Elle fit ensuite le pèlerinage de Jérusalem et revint à Rome, où elle fut prise d’une fièvre qui persista et la fit souffrir pendant une année entière. Elle partit pour le ciel, comblée de mérites, après avoir annoncé le jour de sa mort.

Elle rendit le dernier soupir en prononçant avec amour les dernières paroles de Jésus expirant : « Mon Père, je remets mon âme entre Vos mains. »

C’était le 23 juillet 1373,

Grégoire XI étant pape,

Jean V empereur byzantin

et Charles V roi de France.

On transporta son corps au monastère de Wastein en Suède.

Illustrée par des miracles, elle a été mise au nombre des Saints par Boniface IX, le 8 octobre 1391, date de son ancienne fête.

*****

Prière de sainte Brigitte

Mon Seigneur Jésus-Christ, nul n’est assez pécheur pour que vous ne l’exauciez pas quand il vous prie de l’aider à se convertir.

Dieu de vérité, qui avez écouté la prière du larron, embrasez mon cœur. Marie, conçue sans péché, obtenez-moi la grâce par celle de votre maternité. Anges créés sans corps, au nom de votre félicité lorsque vous fûtes confirmés en sainteté, priez pour moi.

Patriarches, prophètes, innombrable phalange de la race d’Adam, qui avez prédit l’heure de votre libération par le Messie, obtenez-moi le pardon de mes fautes et l’amour de Dieu.

Apôtres, évangélistes, vous tous que l’Esprit Saint a remplis de sa force au Cénacle, obtenez que cet Esprit recherche mon cœur pour en chasser, par son souffle, toute faiblesse.

Martyrs et confesseurs, âmes délivrées du purgatoire, au nom de votre Joie quand, pour la première fois, vous vîtes l’humanité du Christ, mettez en moi l’amour que chacun de vous, durant sa vie, portait au Maître.

Trinité sainte, une similitude grossière, celle de la poudre, bruyante, puis­sante, active, lorsqu’elle s’enflamme, donne à mon intelligence une imparfaite image de votre divinité, une en trois personnes. Manifestez-moi votre vertu.

Mon cher Seigneur Jésus, le mouvement des planètes dans les cieux vous offre d’admirables harmonies, et les êtres animés que renferment les mondes devraient rendre honneur à votre humanité rédemptrice. Moi, je suis une âme rachetée par votre mort. Quel sera maintenant mon secours ? J’ai agi contre votre com­mandement ; j’ai mérité l’enfer; dans mes bonnes actions, j’ai connu la vanité, la satisfaction coupable de moi-même. Si votre mort n’eût effacé le péché d’Adam, je n’aurais pu entrer au ciel. De même, il m’est. impossible, sans votre aide, d’échapper à l’enfer.

Arrachez l’orgueil de mon cœur. Que ma cupidité des biens terrestres s’efface devant l’intelligence de votre service. L’amour tout humain que je porte à mon mari, à mes enfants, à mes amis, à mes parents, convertissez-le en un amour surnaturel pour les âmes.

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Messes du 27 mai au 2 juin 2024

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Lundi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Vendredi 31 mai – La Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie

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