23 juillet – Sainte Brigitte, mère de famille, veuve, fondatrice de l’Ordre du saint Sauveur et co-patronne de l’Europe, (1303-1373).

Messes du 30 novembre au 6 décembre 2020

Semaine 49

Lundi 30 novembreS. André, Apôtre

  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mardi 1 décembre – Bienheureux Charles de Foucauld

  • Début de la neuvaine de l’Immaculée Conception
  • Eglise Notre-Dame à 14:00 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mercredi 2 décembre – De la Férie

  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet

Jeudi 3 décembre – S. François Xavier, prêtre

  • Eglise Notre-Dame à 17:30 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions (prière pour les vocations)
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Vendredi 4 décembre – S. Jean de Damas, prêtre et docteur de l’Eglise

  • Eglise Notre-Dame à 17:30 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions (premier vendredi du mois)
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Samedi 5 novembre – De la Férie

  • Messe à l’église Notre-Dame à 09:00
  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet

Dimanche 6 décembre – 2ème dimanche de l’Avent

  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

23 juillet – Sainte Brigitte, mère de famille, veuve, fondatrice de l’Ordre du saint Sauveur et co-patronne de l’Europe, (1303-1373).

Sainte Brigitte, mère de famille, veuve, fondatrice de l’Ordre du saint Sauveur et co-patronne de l’Europe, (1303-1373).

Brigitte appartenait à l’aristocratie suédoise. Mariée à un homme profondément chrétien, elle lui donna huit enfants. À la mort de son mari, elle commença à recevoir des révélations sur la Passion du Christ, à laquelle elle communiait de tout son être. Comme sainte Catherine de Sienne, sainte Brigitte pria et agit pour la fin du Grand schisme d’Occident et le retour du pape à Rome.

Ses paroles et son œuvre, écrit Jean-Paul II à l’Abbesse générale de l’Ordre du Saint-Sauveur, pourront être d’un grand soutien à ceux qui désirent se consacrer sincèrement à la réalisation de l’invitation du Christ Utunum sint (Jean XVII 21). Le Saint-Père affirmait que L’urgence missionnaire, qui illumina sa vie itinérante du nord au sud du continent européen, fait d’elle un exemple à imiter surtout dans l’œuvre de la nouvelle évangélisation en Europe.

Sainte Brigitte, apparentée par sa mère à la famille royale de Suède, naquit vers 1303, d’une noble famille de Finsta, à Skederid, dans le Roslagen à une cinquantaine de kilomètres au nord de Stockholm. Son père, le chevalier Birger Persson était sénateur du Royaume et lagman (sénéchal) de la province d’Upland, la principale de Suède, pour quoi il rédigea une nouvelle loi qui, au XIV° siècle, fut à la base de la nouvelle loi civile et criminelle commune à tout le Royaume. Cette famille observait les jeûnes, se confessait tous les vendredis, faisait des lectures spirituelles et des pèlerinages.

Boniface VIII étant pape, Andronic

II empereur byzantin

et Philippe IV le Bel roi de France.

Orpheline de mère en 1314, Brigitte fut confiée à un de ses tantes maternelles, femme du sénéchal d’Ostrogothie, qui la maria, lorsqu’elle eut treize ans (1316), à Ulf Guodmarsson, beau jeune homme de dix-huit ans, dont elle eut quatre garçons et quatre filles : Gudmar, Bengt et Ingeborg, moururent en bas âge ; Marta, Karl, Birger, Catherine et Cecilia parvinrent à l’âge adulte. Ulf Guodmarsson fut successivement sénéchal, chevalier et sénateur du Royaume. Jusqu’en 1340, Brigitte s’occupa de l’éducation de ses enfants mêlés à ceux qui vivaient dans la grande propriété d’Ulvasa, leur lisant la Bible et la Vie des Saints. Elle fit construire sur le domaine un bâtiment pour les pauvres et les malades qu’elle soignait elle-même avec ses enfants.

En 1335, Brigitte reçut la charge d’initier aux coutumes suédoises Blanche de Dampierre, fille du comte de Namur que, le roi Magnus Eriksson venait d’épouser et elle exerça à la cour une influence certaine. Elle séjournait souvent au château de Vadstena, sur les bords du lac Vattere, proche d’Alvastra, première abbaye cistercienne de Scandinavie.

En 1341, Brigitte et Ulf, fidèles à une tradition familiale vieille de quatre générations, partirent pour un long pèlerinage de pénitence à Cologne, à la Sainte-Baume et à saint Jacques de Compostelle, accompagnés de parents, d’amis et de prêtres dont un cistercien, confesseur de Brigitte. Sur le chemin du retour, Ulf tomba malade à Arras et se retira à l’abbaye d’Alvastra où un de ses fils était moine, et où il mourut, en 1344.

Veuve, Brigitte s’installa dans une dépendance d’Alvastra où commencèrent les révélations qu’elle eut jusqu’à sa mort. Elle reçut les conseils et l’appui de Pierre Olafsson, sous-prieur, puis prieur d’Alvastra, qui était à la fois son directeur spirituel et son secrétaire ; lorsque mourut Maître Matthias, chanoine de la cathédrale de Skenninge, célèbre par sa grande érudition théologique, qui était depuis longtemps son confesseur, il fut remplacé par Pierre de Skenninge ; un autre Pierre Olafsson, aumônier de l’hôpital de Skenninge, conseillait aussi Brigitte.

On peut distinguer quatre cycles de Révélations :

1/ Le cycle suédois (1344-1349) qui s’accompagne de missions à la Cour de Stockholm ainsi qu’auprès de nobles et du clergé. Ce sont des révélations mariales ecclésiales, sur l’institution de l’Ordre du Saint Sauveur, destinées aux sept anges (évêques) de Suède, sur la souveraineté suédoise, sur le déclin de la Chevalerie chrétienne, en faveur de l’indiction d’un second jubilé (année sainte) à Rome, que le prieur d’Alvastra et l’évêque Hemming d’Abo portèrent, de la part de Brigitte, au pape Clément VI à Avignon, comme ils avaient porté aux rois de France et d’Angletterre l’ordre de faire la paix.

2/ Le cycle italo-romain s’ouvre en 1349 où, sous motion divine, sainte Brigitte vient en Italie pour gagner le jubilé de 1350 ; elle a des visions à Milan, puis à Saint-Pierre de Rome le 24 décembre 1349 lors de l’ouverture de la Porte sainte, et, ensuite, en bien d’autres circonstances et lieux romains. Ce sont des avertissements et des menaces avec des promesses de pardon et des appels répétés pour le retour du pape à Rome. A Saint-Paul-hors-les-Murs notamment, devant un crucifix, elle reçoit communication de ses oraisons de la Passion.

3 Le troisième cycle eut lieu de 1364 à 1370 lors des pèlerinages de Brigitte dans divers sanctuaires d’Italie : Assise (saint François), Ortono a Mare (saint Thomas apôtre), Mont Gargan (saint Michel), Bari (saint Nicolas), Bénévent (saint Barthélemy), Naples (avec plusieurs missions auprès de la reine Jeanne), Salerme (saint Matthieu), Amalfi (saint André).

4/ Le quatrième cycle eut lieu pendant son pèlerinage en Terre sainte (1371-1373) : la Passion (au saint Sépulcre), la Nativité (à Béthléem), la vie de la Vierge (dans la grotte de Jérusalem), et des révélations mineures au Cénacle, sur le mont des Oliviers, près du Jourdain ainsi qu’à l’aller et au retour à Chypre. D’autres révélations comprennent des messages pour la cour de Famagouste de l’empereur byzantin.

Toutes ces révélations furent faites à l’état de veille et en extase, avec des visions corporelles et des auditions. Brigitte eut aussi des locutions intérieures. Elle retenait tout jusqu’à ce qu’elle l’ait dicté à un secrétaire qui transcrivait en latin. Alors la sainte ne retenait plus que le sens général des entretiens qu’elle avait eus avec le Seigneur, la Vierge, les anges ou les saints…

Elle fonda à Wastein un monastère, sous la règle du Saint-Sauveur [règle de saint Augustin], qu’elle avait reçue du Seigneur lui-même.

L’ordre des Brigittines existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena.

Epilogue

Étant allée à Rome sur un ordre du ciel, elle y excita puissamment de nombreuses âmes à l’amour de Dieu.

Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants. A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit : ” Jésus s’est abaissé sans avoir eu votre autorisation.

Les papes s’étaient alors réfugiés en Avignon. Elle les harcelait pour qu’ils reviennent à Rome. A partir de cette époque, Brigitte devient leur conseillère.

[Dieu chargera Catherine de Sienne de conclure ce retour. Elle partit pour Avignon, parla à Grégoire XI. A la voix de cette Italienne, dont il comprenait à peine le langage, ce pape français trouva le courage de vaincre ses répugnances et les résistances de son entourage : il reprit le chemin de Rome et y mourut.]

Aux prêtres et aux religieux relâchés elle rappelle que payer ses dettes est un devoir rigoureux ; et que les droits, des créanciers priment ceux des pauvres ; que la pureté est une vertu indispensable aux minis­tres des autels.

Brigitte et sa fille, venue la rejoindre [futur sainte Catherine], vécurent quatorze ans à Rome et firent ensuite un long pèlerinage aux Lieux Saints. Brigitte y vécut les principales scè­nes de la vie du Sauveur, et les décrivit dans le recueil de ses Révélations.

Elle fit ensuite le pèlerinage de Jérusalem et revint à Rome, où elle fut prise d’une fièvre qui persista et la fit souffrir pendant une année entière. Elle partit pour le ciel, comblée de mérites, après avoir annoncé le jour de sa mort.

Elle rendit le dernier soupir en prononçant avec amour les dernières paroles de Jésus expirant : « Mon Père, je remets mon âme entre Vos mains. »

C’était le 23 juillet 1373,

Grégoire XI étant pape,

Jean V empereur byzantin

et Charles V roi de France.

On transporta son corps au monastère de Wastein en Suède.

Illustrée par des miracles, elle a été mise au nombre des Saints par Boniface IX, le 8 octobre 1391, date de son ancienne fête.

*****

Prière de sainte Brigitte

Mon Seigneur Jésus-Christ, nul n’est assez pécheur pour que vous ne l’exauciez pas quand il vous prie de l’aider à se convertir.

Dieu de vérité, qui avez écouté la prière du larron, embrasez mon cœur. Marie, conçue sans péché, obtenez-moi la grâce par celle de votre maternité. Anges créés sans corps, au nom de votre félicité lorsque vous fûtes confirmés en sainteté, priez pour moi.

Patriarches, prophètes, innombrable phalange de la race d’Adam, qui avez prédit l’heure de votre libération par le Messie, obtenez-moi le pardon de mes fautes et l’amour de Dieu.

Apôtres, évangélistes, vous tous que l’Esprit Saint a remplis de sa force au Cénacle, obtenez que cet Esprit recherche mon cœur pour en chasser, par son souffle, toute faiblesse.

Martyrs et confesseurs, âmes délivrées du purgatoire, au nom de votre Joie quand, pour la première fois, vous vîtes l’humanité du Christ, mettez en moi l’amour que chacun de vous, durant sa vie, portait au Maître.

Trinité sainte, une similitude grossière, celle de la poudre, bruyante, puis­sante, active, lorsqu’elle s’enflamme, donne à mon intelligence une imparfaite image de votre divinité, une en trois personnes. Manifestez-moi votre vertu.

Mon cher Seigneur Jésus, le mouvement des planètes dans les cieux vous offre d’admirables harmonies, et les êtres animés que renferment les mondes devraient rendre honneur à votre humanité rédemptrice. Moi, je suis une âme rachetée par votre mort. Quel sera maintenant mon secours ? J’ai agi contre votre com­mandement ; j’ai mérité l’enfer; dans mes bonnes actions, j’ai connu la vanité, la satisfaction coupable de moi-même. Si votre mort n’eût effacé le péché d’Adam, je n’aurais pu entrer au ciel. De même, il m’est. impossible, sans votre aide, d’échapper à l’enfer.

Arrachez l’orgueil de mon cœur. Que ma cupidité des biens terrestres s’efface devant l’intelligence de votre service. L’amour tout humain que je porte à mon mari, à mes enfants, à mes amis, à mes parents, convertissez-le en un amour surnaturel pour les âmes.

Actualités de la Paroisse - articles récents

« Opération fromages de Noël 2020″

L’Association Notre-Dame d’Évreux vous propose à nouveau cette année, le délicieux Comté fruité d’été, affinage 15/ 18 mois, de fabrication artisanale dans un des plus hauts villages du Jura, par paquets de 500 g ou de 1 kg, ( 24,50 € le kg), que vous pourrez partager en famille ou entre amis au moment des fêtes de Noël et de fin d’année. Qualité assurée par le producteur.

Cette vente participera au financement de personnes âgées, malades, handicapées ainsi qu’à de jeunes collégiens, lycéens et étudiants qui se mettront à leur service au prochain pèlerinage diocésain à Lourdes, du mardi 20 Juillet au lundi 26 Juillet 2021.

De nouveaux protocoles d’accueil tenant compte du contexte sanitaire sont en cours d’élaboration.

La crise sanitaire implique aussi d’assurer de notre soutien, les lieux d’hébergement « Marie Saint Frai » qui accueillent les Personnes malades ou handicapées à Lourdes.

Nous comptons sur votre aide et votre solidarité sans lesquelles rien n’est possible.

N’hésitez-pas à faire profiter vos familles, voisins, proches, collègues et amis de cette belle action solidaire.

Nous proposons des morceaux d’environ 500 g ou 1 kg qui seront facturés au poids, sur la base de 24,50 euros/kg

Règlement à réception, par chèque à l’ordre de HNDE. Ne pas les rédiger avant la livraison. De coupe artisanale, les morceaux ne font pas exactement 500 g ou 1kg.

Date limite de commande : 01/12/2020 midi – Date de livraison : à partir du 20/12/2020

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Homélie de la messe du 1er dimanche de l’Avent du Père Jérôme PAYRE

Homélie 1er Dimanche de l’Avent – 29 Novembre 2020 B

Il a donné tout pouvoir à ses serviteurs … (Mc 13).
Le temps de l’Avent débute ce dimanche. L’Avent fait grandir notre désir de la venue de Dieu, de son emprise sur le monde (Cf. Christ Roi). Il rappelle que Dieu est le maître du monde. Nous sommes invités à orienter/réorienter notre vie, nos pensées, paroles, actions, vers le vrai visage de Dieu, un père, un ami. Le temps de l’Avent célébre la venue du Rédempteur, dans la mémoire joyeuse que Dieu s’est fait homme, que le Verbe s’est fait chair (Jn 1, 14) en Jésus, à Bethléem.

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Décision du Conseil d’État du 29 novembre 2020 : le droit a été rétabli et la raison reconnue

Par sa décision du 29 novembre 2020, le juge des référés du Conseil d’État a retenu le caractère disproportionné de la mesure gouvernementale qui limitait à 30 le nombre de personnes autorisées à assister aux cérémonies religieuses dans les lieux de culte, en relevant qu’il n’y avait pas de justification à cette interdiction absolue et générale « alors qu’aucune autre activité autorisée n’est soumise à une telle limitation fixée indépendamment de la superficie des locaux en cause ».

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Message pastoral pour l’Avent de Monseigneur Christian Nourrichard

Chers amis,

Aujourd’hui, nous entrons dans l’Avent, temps d’attente et d’espérance.

Pendant cette année si particulière marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, nous avons souvent eu l’impression d’attendre : attendre de pouvoir sortir de nos maisons, de retrouver nos proches, de retourner à l’école ou au travail, de reprendre nos activités… Nous avons aussi dû patienter, et patientons encore, pour célébrer les mariages, les baptêmes et pour retourner à la messe sans contraintes. Ainsi, nos vies ont été bouleversées et un sentiment légitime d’inquiétude a pu apparaître.

L’Avent est un temps d’attente profondément différent parce qu’il se vit dans l’espérance. Nous cheminons avec une certitude : la venue de notre Sauveur. Dans la joie, nous attendons la naissance de Jésus-Christ qui s’est fait homme en naissant dans une mangeoire, avec humilité et simplicité.

Aujourd’hui, revivons ce Mystère vécu à Bethléem il y a 2 000 ans !

Vous allez probablement préparer votre crèche, peut-être aurez-vous la chance de le faire avec vos enfants ou petits-enfants. La crèche a ceci de merveilleux qu’elle nous fait toucher du doigt cet événement unique et extraordinaire qui a changé le cours de l’Histoire. Je voudrais donc vous inviter à contempler avec attention chaque élément et chaque personnage. Chacun porte un sens bien particulier ; mais tous se sont mis en chemin avec la même foi car ils savaient que dans la crèche, se trouvait le Messie, l’Essentiel.

Chers amis, je vous souhaite de vivre ce temps de l’Avent à l’image de ceux qui, lors de cette Nuit Sainte, se sont hâtés vers l’Enfant-Jésus, dans la joie, la confiance et l’espérance !

Bel Avent à tous !

+ Christian Nourrichard,
évêque d’Évreux

Message

La Conférence des évêques de France dépose un référé liberté

Dans sa déclaration du jeudi 26 novembre, le Premier ministre a annoncé une jauge de 30 personnes pour les célébrations religieuses dès ce dimanche. Cette jauge n’est ni compréhensible ni acceptable en l’état. En conséquence, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF), réuni hier soir, a décidé de déposer un référé liberté au Conseil d’État dès ce matin, les évêques estimant qu’ils ont le devoir de veiller à la liberté de culte dans notre pays.

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