Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 18 au 24 mai 2020

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

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Mardi 19 mai – De la Férie

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Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

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Jeudi 21 mai – Ascension

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Vendredi 22 mai – Ste Rita de Cascia, religieuse

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Samedi 23 mai – De la Férie

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Dimanche 24 mai – 7ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

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Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

St Jean de Capistran, frère mineur (24 juin 1385 – † 23 octobre 1456) (O, P, T 28 mars)

Originaire de Capistrano dans le royaume de Naples, en 1385, Jean étudie le droit ce qui lui permet de commencer une carrière juridique. Gouverneur et capitaine de Pérouse, il se marie. Mais la mort de sa femme bien-aimée lui casse ses projets alors qu’il a 29 ans. Il se convertit d’une vie qui avait connu quelques scandales. Il parcourt alors Pérouse, monté à rebours sur un âne, coiffé d’une mitre en carton où se lisaient ses plus gros péchés. Il peut alors entrer chez les franciscains de Pérouse, il a 30 ans. Ses qualités de juriste et son grand souci d’une vie religieuse plus rigoureuse lui valent de rédiger les nouvelles Constitutions de la branche ‘observante’ de l’Ordre franciscain. Sa vie ne fut plus dès lors qu’une prédication ininterrompue à travers l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne et la Hongrie. Il rédige aussi, pour ses frères prêtres, le ‘Miroir des clercs’ qui aura un grand succès. Formé à la prédication par saint Bernardin de Sienne, il devient un grand prédicateur populaire qui prêche la dévotion au nom de Jésus. Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en Bavière, en Saxe, en Silésie et en Pologne. La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l’empire des chrétiens d’Orient sous le regard indifférent des chrétiens d’Occident. Mais voilà qu’ils menacent aussi l’Europe. Jean galvanisa le courage des chrétiens, les Hongrois le suivent. Il accompagne leur armée, dirige la bataille et l’avance turque est stoppée près de Belgrade en 1456. Saint Jean de Capistran mourra le 23 octobre de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps après.


Le rôle de Jean de Capistran au service de la réconciliation des peuples d’Europe autant que sa prédication pour conseiller les chefs militaires et ranimer l’espérance des chevaliers lui ont valu d’être choisi comme saint patron des aumôniers militaires.

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Vers la fin du XVè siècle, l’Eglise traversait une des plus effroyables crises qui l’aient assaillie. Le spectacle donné par un Pape et un anti-pape se disputant la tiare, l’hérésie envahissant l’Europe de toutes parts, avec Wiclef en Angleterre et Jean Huss en Allemagne ; les Turcs franchissant le Bosphore et se ruant à l’assaut de l’Occident, tout cela semblait annon­cer la fin de la chrétienté. Jésus-Christ, qui a promis d’être avec son Eglise jusqu’à la. fin des siècles, lui vint en aide en suscitant des saints admirables.

L’un des plus étonnants fut Jean, né à Capistrano, près d’Aquila dans les Abruzzes, au royaume de Naples, le 24 juin 1385, d’un gentilhomme français [sans doute angevin, mais peut-être savoyard] qui avait suivi en Italie le roi Louis Ier d’Anjou dans la conquête de ce royaume  et d’une capistranaise.

Urbain VI étant pape,

Jean V Paléologue empereur de Byzance,

Venceslas empereur du Saint Empire romain-germanique

et Charles VI le Fol roi de France.

on père étant mort prématurément, ce fut sa vertueuse mère qui veilla sur son éducation. Il fut ensuite envoyé à Pérouse pour y faire ses études de droit. Pendant dix ans, il étudia si brillamment le droit civil et canonique que ses maîtres, le considérant comme le prince des jurisconsultes, recouraient à son jugement dans les questions épineuses.

Ses brillants succès de firent connaître au roi Ladislas qui le nomma gouverneur de Pérouse à vingt-sept ans. Sous son gouvernement, en peu de temps le brigandage disparut. Ies crimes dimi­nuèrent. Rien ne pouvait le faire transiger avec l’injustice : ni les offres d’argent ni le poignard des sicaires.

Tout souriait au jeune gouverneur : un des plus riches seigneurs lui offrait sa fille unique en mariage, quand le, roi Ladislas vint à mourir, et la guerre éclata entre Pérouse et Rimini. Ses concitoyens le députèrent pour négocier la paix. Saisi par trahison, il fut enfermé dans une tour et soumis à la plus dure captivité. En tentant de s’évader il tomba du haut de la tour et se brisa le pied ; cela lui valut un redoublement de rigueur de la part de ses geôliers.

Cette longue captivité lui procura l’occasion de réfléchir sur la va­nité des biens et des honneurs terrestres. Un jour qu’il s’était endormi, il fut réveillé soudain par une grande clarté : Saint François lui apparut et lui reprocha de résister à la voix de Dieu. Jean répondit : « Il est bien dur de vivre dans un cloître et d’abdiquer pour toujours sa liberté … Ce­pendant, puisque Dieu l’ordonne, j’obéirai. » Certain désormais de la vo­lonté de Dieu, il vendit tous ses biens pour payer sa rançon et recouvrer sa liberté ; et alla de ce pas se présenter au couvent des Franciscains de Bergame. Le Gardien du couvent lui demanda préalablement une oeuvre publique de son renoncement au monde pour éprouver sa vocation. Marc de Bergame lui dit : « Les couvents ne sont point le refuge des vagabonds et de quiconque est fatigué du siècle ; il faut bien d’autres preuves pour entrer dans un ordre religieux ; je ne vous admettrai que quand vous aurez dit un adieu solennel au monde et à toute vanité terrestre. » Sans hésiter Jean retourna à Pé­rouse, parcourut les rues de Pérouse monté à rebours sur un âne, couvert de haillons et coiffé d’une mitre de carton sur laquelle étaient écrits en gros caractères tous les péchés de sa vie ; la populace le considérant comme un insensé, l’accabla de ses moqueries et de ses injures.

« Je rends grâces au Seigneur de m’avoir donné un tel guide ; s’il n’eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n’aurais pu acquérir l’humilité et la patience ».

Après une telle victoire sur son amour-propre, Jean revint au couvent de Bergame et fut admis avec joie le 4 octobre 1416.

Il avait alors trente ans. On lui donna pour maître de novices un simple Frère convers d’une vertu et d’une austérité peu communes, qui ne cessait de le réprimander, de lui imposer pénitences sur pénitences, comme de dîner à genoux, de jeûner au pain et à l’eau. Jean se soumit à cette rude éducation avec l’énergie et l’exactitude d’un vétéran.

Après son ordination sacerdotale, vers 1420, Jean commença sa carrière de missionnaire, sous la direction de saint Bernardin de Sienne. Il évangélisa l’Europe centrale pendant trente-six ans : de nombreux mira­cles accompagnaient ses prédications et laissant après lui des fruits prodigieux de son apostolat ; on l’écoutait comme un Ange venu du Ciel, sa parole soulevait les masses, ses miracles étonnèrent l’Europe entière. 

Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates.

Inquiet des progrès de l’hérésie, le pape Nicolas V l’envoya prêcher en Allemagne (1451). Pendant cinq ans, l’infatigable missionnaire évan­gélisa la Carinthie, la Styrie, l’Autriche, la Bohême, la Moravie, la Silésie, la Bavière, la Saxe, la Thuringe, la Franconie et la Pologne, ramenant à Dieu une multitude de pécheurs, de schismatiques et d’hérétiques.

La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l’empire des chrétiens d’Orient sous le regard indifférent des chrétiens d’Occident.

Quand Frère Jean entra en Hongrie, une formidable armée turque marchait sur Belgrade, menaçant tout l’Occident chrétien. Mahomet II s’était emparé de Constantinople, capitale de l’empire d’Orient, et marchait sur Belgrade. Mais voilà qu’ils menacent aussi l’Europe. Jean consacre toute son ardeur à convaincre les Occidentaux de l’urgence des temps.

Le Pape Callixte III décréta la croisade.

Saint Jean la prêcha en Pannonie et en d’autres provinces, à sa voix les guerriers chrétiens accoururent mais le 4 juillet 1456, le sultan Mahomet Il investit Belgrade.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu’il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, une flèche partie d’en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, le Saint lut ces mots écrits en lettres d’or sur le bois de la flèche : “Par le secours de Jésus, Jean de Capistran remportera la victoire.”

Malgré ses soixante-dix ans, le vaillant moine encourage les assiégés, quitte la ville pour aller chercher du secours. Il revient avec le valeureux Huniade, à la tête d’une flottille de barques légères et rapides, détruit la flotte musul­mane et entre dans Belgrade.

Aidé du noble hongrois Jean Hunyade, il enrôla 70.000 Chrétiens. Ces soldats improvisés n’avaient pour combattre que des fourches et des fléaux.

Mahomet, furieux, fait donner l’assaut à la place par toutes ses troupes, et est repoussé. Mais chaque jour la résistance faiblit. Après onze jours de combat, les remparts sont en ruines, le vaillant Huniade lui-même avoue son impuissance à continuer une lutte aussi inégale. Le vieux moine alors choisit quatre mille des plus braves, les exhorte, et leur fait promettre de marcher avec lui en invoquant le nom de Jésus. Le lendemain, au plus fort de la mêlée, Frère Jean, son étendard à la main, s’élance à la tête de ses braves en criant : « Victoire ! Jésus ! Victoire ! ». [C’était le mot d’ordre de victoire que Jean de Capistran avait hérité de Bernardin de Sienne son maître] et enfonce les lignes des infidèles et les poursuit jusque dans leur camp. Le front ennemi enfoncé, les hordes de Mahomet Il lâ­chent pied les unes après les autres : lui-même est blessé et sur le point d’être fait prisonnier. La victoire est complète.

Saint Jean, dont « le Seigneur était la force », « obtint par eux la victoire après un rude combat » et assura ainsi le triomphe de la Croix sur le Croissant le 6 août 1456. Le soir même, 160.000 Turcs gisaient sur le sol ou s’étaient enfuis, tandis que Mahomet II, lui-même blessé, renonçait à ses projets contre l’Europe chrétienne.

L’annonce de cette victoire étant parvenue à Rome au huitième des ides d’août, le pape Callixte III consacra à perpétuité la mémoire de ce jour par l’institution de la solennité de la Transfiguration de notre Seigneur.

Le succès enflait si peu le cœur de notre Saint, qu’étant nonce du Pape et vénéré de l’Europe, on le vit balayer les cellules de son monastère et laver la vaisselle.

Le héros de cette journée, épuisé par tant de fa­tigues ne survécut que trois mois à ce haut fait d’armes : il mourut le 23 octobre 1456 au couvent d’Ujlak fondé par lui à la frontière bosniaque, sur la rive du Danube, alors dans le royaume de Hongrie.

 

Epilogue

Son corps fut dérobé par les Turcs et est perdu.

On le représente en franciscain avec une croix rouge sur la poitrine.

Calixte III étant pape,

Frédéric III empereur du Saint Empire romain-germanique

et Charles VII le Victorieux roi de France.

Le pape Alexandre VIII inscrivit Jean au nombre des Saints en l’année mil six cent quatre-vingt-dix.

Léon XIII, deux siècles après sa canonisation, étendit à toute l’Église l’Office et la Messe de sa Fête.

Quelques traits de sa vie.

Partout où il allait, il était reçu en procession solennelle par le peuple et le clergé. Les plus grandes églises ne pouvaient contenir la foule des auditeurs. C’est pourquoi il était obligé de prêcher en plein air, sur une estrade. A Meissen, il prêcha du haut d’un toit. Partout, des foules immenses se pressaient à ses sermons. Il avait parfois, autour de lui, vingt ou trente mille hommes. A Erfurt, il eut, une fois, 60.000 auditeurs. Un jour, à Vienne, 100.000 personnes attendaient le commencement de son sermon. Le peuple l’écoutait en pleurant et en gémissant, bien qu’il ne comprît pas son langage. Il prêchait en latin ; un de ses compagnons donnait ensuite la traduction en allemand. Bien que le sermon eût duré deux ou trois heures, le peuple restait encore autant de temps, en plein air ou dans les rues, malgré la neige et le froid, jusqu’à ce que l’interprète eût achevé la traduction.

Rien que d’avoir pu voir de loin le « saint » était une consolation pour le peuple simple et croyant. Il n’était pas rare de voir les auditeurs grimper aux arbres du voisinage et s’asseoir sur les branches. Souvent, les branches rompaient sous le poids. Cependant, on n’a jamais entendu dire qu’il y avait eu des accidents.

* * *

Je crois que ceux qui prient font plus pour le monde que ceux qui combattent ;

et que si le monde va de mal en pis,

c’est parce qu’il y a plus de batailles que de prières.

Donoso Cortès.

Les gens d’armes batailleront, et Dieu baillera la victoire.

sainte Jeanne d’Arc.

 

 

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