Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 18 au 24 mai 2020

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

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Mardi 19 mai – De la Férie

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Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

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Jeudi 21 mai – Ascension

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Vendredi 22 mai – Ste Rita de Cascia, religieuse

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Samedi 23 mai – De la Férie

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Dimanche 24 mai – 7ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

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Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

 

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, prêtre, fondateur, né le 31 janvier 1673 à Montfort en Bretagne – † le 28 avril 1716 à Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée

Né à Montfort-sur-Meu, près de Rennes, en 1673, d’une famille nombreuse et pauvre, Louis-Marie Grignion entra au séminaire de Saint-Sulpice, près de Paris, dans la section réservée aux pauvres. Dès le début de son ministère sacerdotal et missionnaire dans l’Ouest, il est entravé dans ses initiatives apostoliques hardies. Il entreprend alors un pèlerinage à pied jusqu’à Rome où Clément XI lui confère le titre de “missionnaire apostolique”, et lui donne le crucifix. Fort de cet appui, il continue sa vie itinérante consacrée aux missions populaires en Bretagne, au Poitou et notamment en Vendée. Il fait réciter le rosaire et prêche “la vraie dévotion à la sainte Vierge”, son “secret” consistant à se donner “tout entier en esclave d’amour à Jésus par Marie”. Amant de la Croix et personnalité hors série, il rencontre incompréhensions et contradictions, même de la part d’évêques, à qui cependant il reste toujours obéissant; mais rien ne saurait arrêter cette âme sacerdotale au cœur “embrasé”, ce “apôtre marial des derniers temps”. Il meurt à 43 ans, le 28 avril 1716, au cours d’une dernière mission. Il est le fondateur de la Congrégation des Missionnaires de la Sagesse – ou Montfortains – et de celle des Filles de la Sagesse. Les Frères de Saint Gabriel se réclament également de lui.

La vie de Saint Louis-Marie est un roman, plein de péripéties.

Toute vertu brillante

Est sujette à périr,

Si l’âme humble et prudente

Ne la sait bien couvrir.

Cachez loin des louanges

Vos vertus dans la paix,

Le Seigneur et les Anges

Les verront à jamais.

Apôtre des pauvres et des malades

Né le 31 janvier 1673, dans la petite ville bretonne de Mont­fort-sur-Meu, près de Rennes, il est baptisé dès le lendemain de sa naissance dans l’église Saint Jean. Il a vécu ses premières années à la Bachelleray en Bédée et au Bois-Marquer en Iffendic.

Sa famille est fervente et donnera plusieurs vocations à l’Eglise : deux de ses sœurs seront moniales et un de ses frères deviendra dominicain. 2ème d’une famille de dix-huit enfants, dont dix seulement survivront. Jeanne Robert, la mère de Louis est une femme d’une grande piété. Elle éveillera la foi de ses enfants. Le père de Louis, Jean-Baptiste Grignion, est un homme peu fortuné, mais de situation honorable : il est avocat au bailliage de Montfort.

A douze ans, Louis rejoint le collège des jésuites de Rennes. Excellent élève, pieux, il ajoute le prénom de Marie au sien lors de sa confirmation : désormais, le voici « Louis-Marie ». Il vit déjà dans une intimité simple et confiante avec la Sainte Vierge. Bien vite, Louis-Marie conçut une dévotion particulière pour son patron, le roi Louis IX, ainsi que le désir de se consacrer, corps et âme, à la Très-Sainte-Vierge.

« Sa bonne Mère » lui permet de découvrir la volonté de Dieu ; la vocation sacerdotale l’appelle, il prononce son « Fiat ». Il poursuit alors dans le même collège des études de philosophie et de théologie.

A vingt ans, grâce à une bienfaitrice, il part pour le séminaire de Paris. Depuis longtemps déjà, il est plein de compassion pour les pauvres et les malades. Il refuse le cheval qu’on lui offre, et prend la route à pied. Sa mère lui donne un habit neuf et son père dix écus, mais en chemin, il distribue tout, et c’est dans un accoutrement de mendiant qu’il arrive à Paris. Louis-Marie est bien décidé à ne posséder que Dieu pour richesse, et à rester libre des attaches matérielles.

L’ardeur du séminariste et l’influence de l’abbé Henri-Marie Boudon

De fait, il connaîtra bientôt la pauvreté. Et même, un problème de santé qui le contraint à une hospitalisation prolongée. Louis-Marie finit par guérir. Très affaibli, il est admis au « petit Saint-Sulpice », le séminaire des pauvres, où il restera cinq ans. Ayant la charge de bibliothécaire, il lit avec passion les Pères de l’Eglise ; il retient spécialement tout ce qui concerne la Sainte Vierge. Il accumule dans son « Cahier de notes » la documentation qui lui servira plus tard pour écrire le Traité de la Vraie Dévotion.

Il devint grand lecteur des livres de l’abbé Henri-Marie Boudon (archidiacre d’Evreux, 1624-1702) ; plus particulièrement Dieu seul ou le saint esclavage de l’Admirable Mère de Dieu, qui a sur lui une influence décisive. Il se fait le propagandiste du saint esclavage. Ses condisciples le trouvent excessif, mais il justifie son attitude : il a compris qu’on ne peut aller à Jésus sans passer par Marie. Plus tard il écrira : On n’a pas Dieu pour Père, quand on n’a pas Marie pour Mère . Sa devise devient celle de Boudon « Dieu seul »

Le Père Grignion a puisé beaucoup de ses enseignements dans d’autres livres de Boudon : Les saintes voies de la Croix, Les malheurs du monde et La dévotion à l’immaculée Mère de Dieu. Dans ce dernier ouvrage, Boudon rappelle que « la qualité de dévot de la très sainte Vierge ajoute une obligation très pressante d’aimer le prochain. » Et il en donne la raison : Marie « est une Mère qui a des entrailles toutes de miséricorde. » Boudon traite de l’imitation des vertus de la Sainte Vierge : « Cet amour incomparable de Notre Seigneur Jésus-Christ, que nous devons imiter dans notre bonne Mère et glorieuse maîtresse, nous engage en même temps à imiter l’amour qu’elle a eu pour le prochain, et sa grande miséricorde qu’elle exerce tous les jours. Être chrétien et aimer cordialement le prochain, et même celui qui nous est le plus opposé et qui nous fait le plus de mal, c’est la même chose. C’est ce qui était si commun parmi les fidèles de la primitive Eglise, que les païens disaient hautement, que c’était le propre des chrétiens d’aimer leurs ennemis. »

(On trouvera dans les écrits de Montfort les pensées de Boudon et parfois même ses expressions.) 

Mais voici l’heure de l’ordination le 5 juin 1706, Louis-Marie devient prêtre à 27 ans. Que sera son apostolat ? Louis-Marie se sent tiraillé entre un désir de vie cachée et la volonté d’aller, d’une manière pauvre et simple, faire le catéchisme aux pauvres de la campagne, et inciter les pécheurs à la dévotion envers la sainte Vierge.

Ordonné prêtre on le voit successivement, aumônier à l’hôpital de Poitiers, puis à la Salpetrière de Paris.

A Poitiers Il partage la table des pauvres malades et regroupe les jeunes filles désireuses de servir les pauvres. Parmi elles, Marie-Louise Trichet fille d’un haut magistrat qui, lui, ne l’entend pas de cette oreille. Les réformes de Louis-Marie indisposent la bourgeoisie de la ville qui le congédie de l’hôpital. Quelques années plus tard les jeunes filles de l’hôpital de Poitiers deviendront l’œuvre des «  Filles de la Sagesse ».

Il rêva aussi d’une petite compagnie de prêtres pour les missions populaires : les Missionnaires de la “Compagnie de Marie” qui ne verront le jour qu’après sa mort.

Poussé par son ardente vocation, il part pour Rome, toujours à pied, et se fait donner par le pape Clément XI la charge de missionnaire apostolique, ce qui lui permettra de prêcher dans tous les diocèses, sauf opposition de l’Ordinaire.

Or cette opposition se manifeste un peu partout.

Certes, il conquiert les foules et spécialement les humbles, par son éloquence simple, directe, sa façon énergique de dénoncer le péché, son tendre attachement pour Marie. Mais jamais il ne compose avec le mal, ni même avec cet esprit de compromission qui commence à se manifester à la fin du règne de Louis XIV, et qui empoisonnera le siècle suivant. Ses initiatives hardies servent aussitôt de prétextes aux esprits jaloux et aux libertins pour le charger auprès des Grands de dénonciations calomnieuses.

 

Missionnaire sous un escalier

Revenu de Rome l’été 1706, il entreprend un pèlerinage au Mont-Saint-Michel. Sa dévotion à l’archange saint Michel, qui le guide vers le Mont Tombe, n’est pas pour lui simplement un héritage commun avec tout les chrétiens de France. Elle se raccorde plus profondément à cette affectueuse forme de confiance et de respect qu’il professait pour tous les anges et pour l’ange gardien singulièrement. Ce qui compte aux yeux de Montfort, c’est que saint Michel est le vainqueur de Satan, ce grand ennemi des âmes contre lequel il devra batailler jusqu’à sa mort.

Saint Michel, c’est le patron de la France, ce vaste champ d’apostolat que le Pape lui a confié. Car le Pape, qui avait donné audience au Père de Montfort, lors de son pèlerinage romain, l’avait reçu avec beaucoup de bonté mais il lui avait fermé la route des pays lointains : Vous avez un assez grand champ en France pour exercer votre zèle. N’allez point ailleurs et travaillez toujours avec une parfaite soumission aux évêques dans les diocèses desquels vous serez appelé. Dieu, par ce moyen, donnera bénédiction à vos travaux.

Montfort vient donc s’agenouiller et se recueillir aux pieds de l’Archange. Là sans doute lui est venue l’idée d’établir dans les paroisses, et surtout dans les garnisons, la Confrérie des Soldats de saint Michel.

Finies les tracas­series incessantes que l’esprit jansé­niste omniprésent, lui valait, il peut à présent prêcher à sa guise. Il allait prêchant n’importe où, grim­pant aux besoin sur un arbre. Avant de parler, il prenait son grand crucifix, le montrait à l’assistance avec une telle flamme dans le regard que tout le peuple se prenait à frémir et à crier miséricorde : des auditeurs disposés à rire de ses excentricités étaient au bout de quelques instants subjugué, terrassés, se frappaient la poitrine, fondaient en larmes.

Là encore il déchaîne l’enthousiasme des uns et la colère des autres : “Monsieur de Montfort est fou.” Malgré sa mission reçu du pape, cela n’empêcha pas certains évêques – dont celui d’Avranches – de le repousser et même de lui interdire de célébrer la messe.

On ne pouvait rien lui reprocher sur sa doctrine très solide, ni sur sa piété et son esprit surnaturel. Mais on le trouvait gênant, encombrant, extravagant, bref indésirable. On l’a ainsi moralement obligé d’éva­cuer successivement les diocèses où il avait fait le plus de bien, ceux de Poitiers, de St Malo, d’Avranches. Même à Paris, la Salpetrière, ainsi que ses anciens maîtres de St Sulpice, affectaient de ne plus le con­naître. Toujours persécuté ; jamais révolté, privé de toutes ressources, réduit à mendier, Louis-Marie trouva pendant quelques temps comme seul refuge la soupente d’un escalier dans une vieille maison de la rue du Pot­-de-fer : ce qui n’empêcha pas des âmes sincères de le découvrir dans sa retraite et d’aller recueillir son sublime enseignement.

Quelque temps après, nous le retrouvons chargé d’une mission en Poitou, où il est retourné, sous la bienveillante protection de Madame de Montespan, alors convertie.

Un jour, prêchant sur les occasions du péché, et la virginité de Marie, il persuade ses auditeurs d’apporter sur la place tous les mauvais livres qu’ils détiennent, et d’en faire un vaste bûcher, dans les cendres duquel on plantera une grande croix. Mais pendant cet autodafé, survient un vicaire général, qui arrête brutalement la double cérémonie. Le père Louis-Marie subit sans mur­mure cette humiliation et se borne à demander à ses pénitents de planter dans leur cœur la croix qui ne sera pas plantée au dehors.

Quelques années plus tard, notre apôtre est en Basse­ Bretagne à Ponchâteau. Il entraîne ses auditeurs à entasser des rochers au-dessus desquels on érigera un gigantesque calvaire. La population se met toute entière avec enthousiasme à l’œuvre. Mais à la veille de la bénédiction solennelle du monument accourt un rec­teur, de la part de l’évêque, pour interdire la cérémonie. On a découvert en haut lieu qu’il y a atteinte à la sûreté de l’Etat ! car la guerre de Succession d’Es­pagne est en cours : ce tertre pourrait éveiller l’atten­tion des navires anglais qui croisent prés des côtes de Bretagne et faire croire à un ouvrage militaire ; (à noter que Ponchâteau est à 40 km à vol d’oiseau du rivage le plus proche) ! Ordre est donné de détruire le monument et de raser le monticule. Le père Louis­-Marie tombe alors à genoux et bénit le ciel de cette nouvelle croix qui perce son cœur.

Les cantiques populaires sont sa méthode. Les préceptes de la vie chrétienne sont mis en vers et appli­qués sur un air populaire très connu. Il compose ainsi 200 cantiques, en tout 23.000 vers. Certains d’entre eux sont encore à l’honneur dans les recueils de cantiques actuels.

Vive Jésus vive sa Croix…,

Par l’Ave Maria…,

O l’auguste Sacrement…,

Je mets ma confiance…,

Bénissons à jamais le Seigneur dans ses bienfaits… etc.

Saint Louis-Marie est le grand missionnaire de la Bretagne et de la Vendée. A la fin de chaque mission, il plante une grande croix, symbole de ce qu’il est venu porter dans le vil­lage. Il donne de la force à la foi des Bretons et des Vendéens ; c’est sans nul doute grâce à son apostolat qu’un siècle plus tard il s’est trouvé tant d’homme à se battre pour Dieu et pour le Roi.

Rappelons que les Montfortains ont reconstruit sous la Restauration ce calvaire, qui y demeure célèbre.

Saint-Louis-Marie est mort épuisé en pleine mission à Saint Laurent-sur-Sèvres (sa 200è mission) le 28 avril 1716, il ne sait pas dans son humilité à quel point sa prédication aura été efficace et combien son enseignement restera solidement planté au cœur des paroisses visitées. Il n’avait que 43 ans. Mais il avait eu le temps de fonder trois congrégations. Les Pères et Frères de la Compagnie de Marie (les Montfortains), les Frères de Saint Gabriel et les Filles de la Sagesse. Il nous a laissé plusieurs écrits, notam­ment : le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge (découvert miraculeusement plus de 100 ans après sa mort, en 1842, la première impression se fera en 1843), ainsi que le Secret de Marie, qui nous entraînent très haut dans la dévotion mariale, et par là à l’amour de Dieu.

Béatifié le 22 janvier 1888 par Léon XIII, la sainteté du Père de Montfort a été proclamée par Pie XII, le 20 juillet 1947.

Marie médiatrice :

” C’est elle qui a donné l’être et la vie à l’Auteur de toute grâce, et, à cause de cela, elle est appelée la Mère de la grâce, Mater graciae. “

” Comme, dans l’ordre naturel, il faut qu’un enfant ait un père et une mère, dans l’ordre de la grâce, il faut qu’un enfant ait Dieu pour père et Marie pour mère ; et, s’il se glorifie d’avoir Dieu pour père, n’ayant point la tendresse d’un vrai enfant pour Marie, c’est un trompeur qui n’a que le démon pour père…”

” Dieu la choisit pour la trésorière, l’économe et la dispensatrice de toutes ses grâces ; en sorte que toutes ses grâces et tous ses dons passent par ses mains ; et, selon le pouvoir qu’elle en a reçu, comme elle veut, quand elle veut et autant qu’elle veut, les grâces du Père éternel, les vertus de Jésus-Christ et les dons du Saint-Esprit. “

” Puisque Marie a formé le Chef des prédestinés, qui est Jésus-Christ, c’est à elle aussi de former les membres de ce Chef, qui sont les vrais chrétiens : car une mère ne forme pas le chef sans les membres, ni les membres sans le chef. Quiconque donc veut être membre de Jésus-Christ, plein de grâce et de vérité, doit être formé en Marie par le moyen de la grâce de Jésus-Christ, qui réside en elle en plénitude, pour être communiquée en plénitude aux vrais membres de Jésus-Christ et à ses vrais enfants. “

Marie dispensatrice de toutes grâces :

Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle Epouse, ses dons ineffables, et il l’a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu’il possède : en sorte qu’elle distribue à qui elle veut, autant qu’elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tos ses dons et toutes ses grâces, et il ne se donne aucun des dons céleste aux hommes qu’il ne passe par ses mains virginales.

Car telle est la volonté de Dieu, qui a voulu que nous ayons tout (par) Marie ; car ainsi sera enrichie, élevée et honorée du Très-Haut celle qui s’est appauvrie, humiliée et cachée jusqu’au fond du néant par sa profonde humilité, pendant toute sa vie. Voilà les sentiments de l’Eglise et des saints Pères.

“Allons, mes bons amis,
Allons en paradis
Quoiqu’on gagne en ces lieux,
Le Paradis vaut mieux”…

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