Site en reconstruction

Site en maintenance et réconstruction

Messes du 8 au 14 juin 2020

Lundi 8 juin – De la Férie

Rencontre pour le catéchisme à l’école
saint Nicolas à 17:00

Mardi 9 juin – S. Ephrem, diacre et docteur de l’Eglise

Messe à l’église de Rugles à 18:30

Mercredi 10 juin – De la Férie

Messe à l’église de Rugles à 18:30

Jeudi 11 juin – St Barnabé, Apôtre

Messe à l’église de Rugles à 18:30

Vendredi 12 juin – De la Férie

<

Samedi 13 juin – S. Antoine de Padoue, prêtre et docteur de l’Église

Messe à l’église de la Madeleine à 9:00

Centre Bethléem de 10:00 à 12:00 – Inscriptions & Ré-inscriptions pour le catéchisme

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 14 juin – Le Saint Sacrement

Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 1 au 7 juin 2020

Lundi 1 juin – Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église

  <

Mardi 2 juin – S. Marcellin et S. Pierre, martyrs

 Messe à l’église de Rugles à 18:30

Eglise de la Madeleine à 20:30 – Groupe de prière du Renouveau

Mercredi 3 juin – S. Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs

  Centre Bethléem à 17:00 – Rencontre des catéchistes

Messe à l’église de Bourth à 18:30

Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Jeudi 4 juin– De la Férie

  Messe à l’église de la Madeleine à 18:30 

Vendredi 5 juin – S. Boniface, évêque et martyr

  Conseil presbytéral à Evreux (9h 30 – 17 h)

Messe à l’église Notre Dame à 18:30 – Suivie de l’adoration du St Sacrement

Samedi 6 juin – S. Norbert, évêque

  Messe à l’église de Bourth à 9:00 – Avec la confrérie de la Sainte Vierge

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 7 juin – Sainte Trinité

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

Lire la suite

Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

Semaine Laudato Si 2020

Le Pape invite l’Église à célébrer la Semaine Laudato Si’ à l’occasion des 5 ans de l’encyclique. En ces temps difficiles, ils prient pour la paix et la santé de tous, et pour pouvoir continuer à compter sur l’amour qui nous unit.

En savoir+

Dimanche 24 mai 2020 à 20h00
Faisons sonner les cloches pour le climat dans nos églises,
mais aussi les cloches, clochettes et smartphones des membres de notre communauté.

Acclamez le Seigneur – HNDE orchestre virtuel

Cette vidéo a été enregistrée par chacun des chanteurs et instrumentistes depuis son lieu de confinement ! Chacune des vidéos a été ensuite montée pour aboutir au résultat que voici !
Chacun avec son niveau et ses connaissances mais aussi et surtout son coeur et ses talents a contribué à ce bel ouvrage.
Cette vidéo permet de retrouver un peu de la joie que cet orchestre (bien réel cette fois ci) donne chaque année lors des messe célébrées au cours du pèlerinage diocésain à Lourdes.

Hospitalité Notre Dame d’Évreux

Confinement : Urgence de la relecture

A la fin de ce temps de confinement, nous nous trouvons dans la situation des disciples d’Emmaüs dans l’Évangile de Luc que nous avons proclamé le 3ème dimanche de Pâques (Luc, chapitre 24, versets 13 à 35).
Le service de la Vie Spirituelle du diocèse nous propose une relecture de ce temps de retraite forcée.

En savoir+

Chrétiens, n’ayons pas peur !

Face à la mort et l’épreuve, il faut plus que jamais annoncer l’Evangile. Des chrétiens engagés dans la mission proposent sept pistes pour déconfiner l’Église catholique.

Le Covid-19 a provoqué une véritable dissolution religieuse. Travailler, se nourrir, faire du sport et prendre soin de ses proches : voilà les besoins essentiels reconnus par notre société et qui justifient des exceptions au confinement. A contrario, il semble évident que, quand il s’agit de prier, toute prise de risque est irresponsable. Alors que les lieux de culte sont parfois fermés et que les aumôniers bataillent pour rester présents dans les établissements de santé, la situation provoque des questionnements spirituels demeurant sans réponse. Cette situation nous invite à relever deux défis….

Lire la suite

Saint Thomas d’Aquin,

Dominicain, Docteur de l’église, 1225 – 7 mars 1274. (P, O, T 7 mars)

Accordez-moi, Seigneur mon Dieu,

une intelligence qui vous connaisse,

un empressement qui vous cherche,

une sagesse qui vous trouve,

une vie qui vous plaise,

une persévérance qui vous attende avec confiance

et une confiance qui vous possède à la fin.

Saint Thomas d’Aquin

On s’étonne que les ecclésiastiques français ne fassent plus grand cas de saint Thomas d’Aquin dont, pourtant, le deuxième concile du Vatican a recommandé par deux fois l’étude. Cet ignorant mépris est d’autant plus surprenant que saint Thomas d’Aquin qui par sa mère est d’origine normande, vécut treize ans à Paris, qu’il fut canonisé en Avignon, et que la plus grande part de ses reliques sont à Toulouse ?

Thomas d’Aquin, le plus grand théologien de l’Eglise, naquit vers 1225, à Rocca-Secca, dans le royaume de Naples. Thomas d’Aquin était issu d’une vieille famille féodale d’origine normande et germanique : son grand-père (Thomas) avait épousé Françoise de Souabe ; sœur de l’Empereur ; son père, Landolphe, comte d’Aquin, seigneur de Lorette et de Belcastro, sa mère Théodora, comtesse de Teano, descendait des princes normands qui s’étaient taillé un royaume, au sud de l’Italie. Ils habitaient le château-fort qui dominait à pic la petite ville d’Aquino.

Honorius III étant pape, Frédéric II Hauhenstaufen empereur romain germanique et Louis VIII le Lion roi de France, la même année qui vit descendre au tombeau saint François d’Assise, et saint Louis monter sur le trône de France.

Héroïque noviciat

Thomas, dont le parrain fut le pape Honorius III, fut à l’âge de cinq confié au monastère bénédictin du Mont-Cassin dont son oncle, Sunnibald, était l’abbé.

Déjà Thomas était hanté par le problème de la Divinité, demandant sans cesse : « Qu’est-­ce que Dieu ? »

Cette demande fut la passion de toute sa vie, et tout l’intellectualisme de Thomas d’Aquin est déjà là. Aussi, il était peu empressé aux con­versations mondaines, mais plutôt méditatif et taciturne ; toute sa vie, il gardera cette attitude absorbée et distraite. Thomas se fit autant remarquer par sa piété que son intelligence ; l’abbé du Mont-Cassin et son père décidèrent de l’inscrire à l’université de Naples pour étudier les Arts libéraux. C’est à l’université de Naples qu’il s’initia aux écrits d’Aristote et à l’antique droit romain. C’est aussi à Naples qu’il rencontra l’ordre des frères prêcheurs où, contre l’avis de sa famille, il reçut à dix-huit ans l’habit. Sa mère, la comtesse Théodora, ulcérée que son fils entrât dans un ordre mendiant, se plaignit sans succès au prieur du couvent de Naples, au maître général de l’Ordre et au Pape. Elle décida de venir chercher elle-même Thomas mais, lorsqu’elle arriva au couvent de Naples, il s’était enfui au couvent Rome d’où le maître général le fit partir pour Paris. Rattrapé par ses deux frères, entre Sienne et le lac de Bolsenne, près d’Aquapendente, il fut enfermé au château du Mont-Saint-Jean. A partir de septembre 1243, Thomas devint donc le prisonnier de sa mère. De son étroite cellule, il se fit un lieu d’étude : il y lut et apprit entièrement les Saintes Ecritures, le texte du cours de théologie de Pierre Lombard, évêque de Paris, et glorieusement surnommé « le Maître des Sentences », ainsi que les « Sophismes » d’Aristote. Ni ses frères ni sa mère ne réussirent à fléchir sa décision, quant à ses deux sœurs, elles prirent secrètement son parti au point que l’aînée résolut de se faire religieuse à Sainte-Marie de Capoue. Pour perdre sa ré­putation, ses frères firent entrer une vile courtisane dans sa chambre : il prit un tison enflammé et la chassa, puis traça une croix sur le mur et se mit à genoux pour renouveler son vœu de chasteté ; il tomba alors en sommeil et eut l’apparition de deux anges qui ceignirent ses reins en lui disant : « Nous venons à toi de la part de Dieu pour te conférer le don de la virginité perpétuelle qu’il t’accorde dès ce montent. » Il était enfermé depuis deux ans quand les Domini­cains portèrent plainte auprès du pape Innocent IV et de l’Empe­reur qui venaient de se réconcilier : l’empereur Frédéric exigea sa libération. La famille ne voulant pas perdre la face, les deux sœurs prièrent les dominicains de Naples de se rendre nuitam­ment au pied de la tour d’où Thomas descendit dans un panier.

Après cet héroïque noviciat, Thomas alla poursuivre ses études à Cologne, où enseignait alors un dominicain célèbre le futur saint Albert le Grand. Au premier abord, les éco­liers rhénans furent frappés de la haute stature du nouveau venu et de son mutisme ; ils crurent y voir la marque d’un esprit lourd et lent et le surnommèrent « le bœuf muet de Sicile ». Un d’eux s’offrit même par compassion à lui donner des répétitions, que Thomas accepta. Mais son talent ne tarda pas à percer. Maître Albert prononça un jour cette parole prophétique : « Nous l’appelons bœuf muet ; mais son enseignement de­viendra un tel mugissement qu’il retentira dans le monde entier. »

En 1248, l’étudiant devint professeur. Puis, il fut envoyé à Paris, et y enseigna pendant douze ans.

Son œuvre capitale

Adulte, il donna lui-même une réponse à sa question essentielle : Qu’est-ce que Dieu ? Dans presque tous les livres qu’il composa, qu’il s’agisse de la création du monde, de l’homme, des lois, des vertus ou des sacrements, il traite toujours de Dieu, auteur du salut éternel. Nul ne pourrait lire avec profit les œuvres de saint Thomas d’Aquin, s’il ne veut pas être porté à la vie intérieure, désirant grandir dans la prière, la méditation et la contemplation.

Saint Raymond de Peñafort en Espagne, alors supérieur des dominicains, était animé d’un grand zèle apostolique. Pour aider à la conversion des Maures et des Juifs, il enseignait l’hébreu et l’arabe aux religieux qui se destinaient à cet apostolat. Ce fut sur sa de­mande, et pour aider les missionnaires à réfuter les erreurs des païens instruits, qu’il pria son confrère : Thomas d’écrire un livre exprès pour eux. Le docteur angélique s’exécuta et composa la « Somme contre les Gentils ».

« Somme contre les Gentils », où il démontre aux incrédules qu’ils n’ont aucun motif sérieux de se refuser d’embrasser la foi chrétienne.

Mais son œuvre capitale, c’est sa « Somme Théologique », exposition scientifique du christianisme, qui marque le point culminant qu’aient jamais atteint la pensée humaine et la pensée chrétienne. La doctrine y est expliquée avec une clarté, une force et une méthode qui n’ont jamais été égalées. Chose remarquable, pas une erreur n’a surgi que Thomas n’ait prévue et réfutée dans la « Somme », longtemps avant son apparition.

L’œuvre littéraire de ce génie est si considérable qu’un homme si intelligent qu’il soit aurait de la peine à lire les ouvrages de saint Thomas en aussi peu de temps qu’il mit à les composer. Aux écrits poétiques appartient l’Office du Très Saint Sacrement, véritable chef-d’œuvre liturgique et mystique, où toute la théologie eucharistique est exprimée dans les deux proses « Lauda Sion » et « Pange lingua », sous une forme très simple, et en même temps exacte et pleine de piété. A une science si éminente, il joignait une grande innocence de vie, une vie mortifiée, une profonde humilité et une courtoisie parfaite.

Le génie de l’œuvre de Thomas d’Aquin est d’avoir su réaliser une vaste synthèse entre la pensée traditionnelle des Pères de l’Eglise et les exigences de rationalité de son temps profondément marqué par la redécouverte d’Aristote et de Platon. Il peut ainsi offrir une vision globale ou s’accordent, dans une rigoureuse logique, foi et raison, nature et surnature, théologie et philosophie, scolastique et dialectique, sans altération d’une foi authentique.

La vie de saint Thomas d’Aquin nous invite donc à l’imitation. Comment pourrions-nous mieux le vénérer qu’en nous inspirant de ses exemples et de ses enseignements, afin que, dans ce monde qui se désagrège parce qu’il veut être sa propre fin, chacun de nous contribue, dans la mesure de son pouvoir, à établir en tout, et d’abord en soi-même, le régné de Dieu.

Thomas d’Aquin mourut à Fossanova, le 7 mars 1274, en se ren­dant au Concile de Lyon.

Thomas d’Aquin qui, depuis deux ans, était retourné en Italie, fut invité par le pape Grégoire X à se rendre au deuxième concile de Lyon qui devait s’ouvrir le 1e mai 1274. Le 28 janvier 1274, il quitta Naples à pied, accompagné de deux autres frères prêcheurs. Il passa par Aquin où il était né, et par le château de Maenza où habitait sa nièce. Arrivé aux confins de la Campanie et du Latium, entre Terracina et Rome, pris d’un mal mystérieux, il demanda l’hospitalité à l’abbaye cistercienne de Fossanova où il mourut le 7 mars 1274.

Ce grand docteur, ami de saint Louis, bras droit des Papes, mourut à quarante-neuf ans, le bienheureux Grégoire X étant pape, Rodolphe Ier empereur romain germanique et Philippe III le Hardi roi de France.

Une quarantaine d’années plus tard, Dante dans « La Divine Comédie » rapporte que Thomas d’Aquin aurait été empoisonné par ordre de Charles d’Anjou, roi de Naples, frère de saint Louis…

Histoire d’une canonisation

Le procès de canonisation, commencé à l’initiative de la province dominicaine de Sicile (1317-1318), fut immédiatement soutenu par Jean XXII, qui à peine élu, avait enrichi la bibliothèque pontificale des écrits de Thomas d’Aquin.

Jacques Duèze, né en 1244 à Cahors, mort en 1334 à Avignon, issu d’une famille de la bourgeoisie aisée de Cahors, est élu pape en 1316, sous le nom de Jean XXII. Âgé de 72 ans lors de son élection, il inaugure la série des papes d’Avignon, série dont il assurera le plus long pontificat : il meurt à 90 ans après 18 ans d’exercice.

La première enquête fut menée à Naples où, à partir du 23 juillet 1319. Le pape Jean XXII avait dit que « Thomas d’Aquin avait plus illuminé l’église que tous les autres docteurs et que l’on profite plus en une année avec ses livres qu’en toute une vie avec la doctrine des autres » (Au consistoire, en 1318) ; il avait ajouté : « Nous croyons que Frère Thomas est au ciel, car sa vie fut sainte et sa doctrine est un miracle. »

En présence du roi Robert de Naples [Robert 1e d’Anjou, dit le Sage (né vers 1275, mort à Naples le 19 janvier 1343), fut duc d’Anjou, comte de Provence et roi de Naples. Troisième fils de Charles Il le Boiteux auquel il succéda (1309), il fut le défenseur des intérêts pontificaux], de sa mère et de sa femme, les cérémonies de la canonisation de saint Thomas d’Aquin, en même temps que celle de saint Louis d’Anjou, commencèrent le jeudi 14 juillet. Dans le palais pontifical Jean XXII fit le panégyrique de saint Thomas d’Aquin : « Ce glorieux docteur est celui qui, après les apôtres et les premiers docteurs, illumina le plus l’Eglise … Il y avait dans la Somme Théologique autant de miracles que d’articles … » et fut suivi par sept orateurs le dominicain Pierre Cantier [menait toute l’affaire, en l’absence du procureur, malade, Jean de Naples], le roi Robert de Naples, le patriarche d’Antioche qui était dominicain, l’archevêque de Capoue, un évêque dont le nom n’est pas donné, l’archevêque d’Arles et l’évêque de Lodève qui était franciscain.

Le lundi suivant (18 juillet), à Notre-Dame des Doms, Jean XXII lut la bulle de canonisation où, après avoir résumé la vie de saint Thomas d’Aquin et exalté ses vertus éminentes, il énuméra les principaux miracles constatés. Le Pape célébra la messe où il prêcha, puis il retint à sa table le roi Robert et dix-sept cardinaux. Le roi Robert avait fait annoncer que ce jour serait célébré comme la fête de Noël.

Pèlerinage des reliques

La réputation de sainteté dont jouissait Thomas d’Aquin explique que les moines Cisterciens de Fossanova où il était mort voulurent tant garder son corps, malgré bien des revendications.

Elie de Toulouse, devenu maître général des Dominicains, monta une opération pour s’emparer du corps qui fut déposé au couvent des Dominicains de Fondi.

L’abbé de Fossanova en appela au Pape qui fit comparaître Elie de Toulouse. Après avoir représenté au Pape que Thomas d’Aquin était le frère des Dominicains, Elie s’en remit à sa décision. Urbain V* donna le corps de Thomas d’Aquin aux Dominicains pour qu’ils le portassent en France, leur laissant le soin de décider entre Paris et Toulouse ; le lendemain, comme Elie de Toulouse venait le remercier, Urbain V luit dit : « Il me semble préférable pour vous éviter tout ennui que je détermine moi­-même le lieu. Je décide donc et je veux que le corps de saint Thomas repose dans votre église conventuelle de Toulouse. » La translation du corps de saint Thomas d’Aquin fut faite dans l’église des Dominicains de Toulouse le 28 janvier. [Très curieusement alors que la fête de saint Thomas d’Aquin était autrefois célébrée au jour anniversaire de sa mort, le 7 mars, la réforme du calendrier qui a ordinairement mis la fête des saints au jour de leur mort, fixa celle de saint Thomas d’Aquin au jour de la translation de ses reliques]. Après avoir été sauvées des profanations protestantes, les reliques de saint Thomas furent sauvées des destructions de la révolution française, et transportées à Saint-Sernin de Toulouse où elles sont toujours, sauf son bras droit qui est à Rome.

*Guillaume Grimoard est né en 1310 à Grizac en Lozère et mort en 1370 à Avignon. Il devint le sixième pape à Avignon sous le nom d’Urbain V. Ses missions diplomatiques l’ont rendu très proche de l’Italie ; proximité qui entraîna une tentative avortée de retour de la papauté vers Rome. Urbain V est le seul des pontifes avignonnais à avoir été porté sur les autels avec le titre de bienheureux. Béatifié en 1870, sous Pie IX, il est fêté par l’Église catholique le 19 décembre.

L’Église, le comparant aux Esprits bienheureux, tant à cause de son innocence que de son génie, lui décerna-t-elle le titre de « Docteur Angélique », « Lumière du monde ».

 

Epilogue

Saint Thomas compte parmi les plus grands savants et les plus grands théologiens de tous les temps. En 1250, à 25 ans, ordonné prêtre, disciple d’Albert le Grand, Thomas d’Aquin devient très vite un maître en théologie. Malgré son humilité, ses succès sont si éclatants qu’on le sollicite pour trancher les questions épineuses. Les rois, les papes et les juges consultent ce jeune homme si brillant. Il ne cesse d’écrire, d’étudier, d’enseigner. Il répond à toutes les objections de son temps face à la foi dans ses ouvrages tels que la Somme théologique, composée de 612 questions et 3 000 articles.

Il parvient à une synthèse harmonieuse entre la foi chrétienne et la philosophie. Il prend en compte toutes les critiques sur la révélation et démontre que la foi ne peut jamais être contraire à la raison ou à la science.

La Somme Théologique est devenue dans les siècles suivants et est restée jusqu’à nos jours un livre classique. Au concile de Trente, la Somme était ouverte sur l’autel à côté de la Sainte Écriture.

Cette analyse rigoureuse, ce respect de l’adversaire, vont de pair avec une charité exemplaire, une authentique vie mystique et une humilité exemplaire.

Malgré toute sa science, déjà fort admirée de son temps, il était modeste, d’une simplicité enfantine et d’une grande bonté de cœur. Il était doux en paroles et charitable dans ses actions. Il croyait tous les hommes aussi innocents que lui. Si quelqu’un avait péché par faiblesse, il pleurait le péché d’autrui comme si c’était le sien. La bonté de son cœur se reflétait sur son visage ; aussi personne ne le regardait sans être consolé. Il avait une compassion merveilleuse pour les pauvres et les nécessiteux. Tout ce qu’il pouvait donner en fait de linge ou d’autres objets, il le donnait volontiers. Il ne gardait pour lui rien de superflu afin de pouvoir subvenir aux besoins d’autrui.

Son compagnon ordinaire, qui fut aussi son confesseur, attesta après sa mort : « Je l’ai toujours connu aussi pur qu’un enfant de cinq ans. Jamais un mouvement charnel ne l’a souillé et il n’a jamais consenti à un péché mortel. »

Ce qui est remarquable, c’est la tendre dévotion de saint Thomas pour sainte Agnès. Il portait constamment sur lui les reliques de cette sainte, vierge et martyre.

Il est le patron des écoles catholiques et des théologiens.

On le représente en dominicain, avec un soleil ou une étoile sur la poitrine (symbole de l’illumination divine).

 

Florilège

  • Tu as bien parlé de moi, Thomas ;

  • quelle récompense désires-tu re­cevoir ?

  • – Seigneur, point d’autre que vous-même !

Nous n’offensons Dieu que dans la mesure où nous agissons contre notre propre bien.

Seigneur, donne à ma conscience la clarté sans inquiétude ni doute,

à ma volonté la décision sans angoisse ni étroitesse.

La colombe symbolise par ses propriétés les sept dons du Saint-Esprit.

Voici comment :

– La colombe vit le long des eaux : dès qu’elle aperçoit un vautour, elle plonge et lui échappe.

Par le don de sagesse, les saints habitent le long des eaux de la divine Ecriture et échappent ainsi aux incursions du démon.

– La colombe choisit les meilleurs grains.

Par le don de science, les saints choisissent les pensées saines comme aliments.

– La colombe nourrit les petits des autre animaux.

Par le don de conseil, les saints nourrissent de leur doctrine et de leur exemple les hommes qui furent jadis les petits du démon, c’est-à-dire ses imitateurs.

– La colombe ne déchire point du bec.

Par le don d’intelligence, les saints évitent de pervertir les bonnes doctrines, en les déchirant, à la manière des hérétiques.

– La colombe n’a pas de fiel.

Le don de piété permet aux saints d’échapper à la colère déraisonnable.

– La colombe fait son nid dans les trous des rochers.

Par le don de force, les saints font leur nid dans les plaies de la mort du Christ, qui est un rocher solide, car ils y mettent leur refuge et leur espoir.

– La colombe a comme chant des gémissements.

Par le don de crainte, les saints trouvent leur joie dans des gémissements pour les péchés.

Saint Thomas d’Aquin.

 

Prière que saint Thomas récitait chaque jour devant l’image du Christ

Accordez-moi, Dieu miséricordieux, de désirer ardemment ce qui vous plaît, de le rechercher prudemment, de le reconnaître véritablement et de l’accomplir parfaitement, à la louange et à la gloire de votre nom.

Mettez de l’ordre en ma vie, accordez-moi de savoir ce que vous voulez que je fasse, donnez-moi de l’accomplir comme il faut et comme il est utile au salut de mon âme.

Que j’aille vers vous, Seigneur, par un chemin sûr, droit, agréable et menant au terme, qui ne s’égare pas entre les prospérités et les adversités, tellement que je vous rende grâces dans les prospérités, et que je garde la patience dans les adversités, ne me laissant ni exalter par les premières, ni déprimer par les secondes.

Que rien ne me réjouisse ni me m’attriste, hors ce qui me mène à vous ou m’en écarte. Que je ne désire plaire ou ne craigne de déplaire à personne, si ce n’est à vous. Que tout ce qui passe devienne vil à mes yeux à cause de vous, Seigneur, et que tout ce qui vous touche me soit cher, mais vous, mon Dieu, plus que tout le reste.

Que toute joie me dégoûte qui est sans vous, et que je ne désire rien en dehors de vous. Que tout travail, Seigneur, me soit plaisant qui est pour vous, et tout repos ennuyeux qui est sans vous. Donnez-moi souvent de diriger mon cœur vers vous, et, dans mes défaillances, de les peser avec douleur, avec un ferme propos de m’amender.

Rendez-moi, Seigneur Dieu, obéissant sans contradiction, pauvre sans défection, chaste sans corruption, patient sans protestation, humble sans fiction, joyeux sans dissipation, sérieux sans abattement, retenu sans rigidité, actif sans légèreté, animé de votre crainte sans désespoir, véridique sans duplicité, faisant le bien sans présomption, reprenant le prochain sans hauteur, l’édifiant de parole et d’exemple sans simulation.

Donnez-moi, Seigneur Dieu, un cœur vigilant que nulle curieuse pensée ne détourne de vous, un cœur noble que nulle indigne affection n’abaisse, un cœur droit que nulle intention perverse ne dévie, un cœur ferme que nulle épreuve ne brise, un cœur libre que nulle violente affection ne subjugue.

Accordez-moi, Seigneur mon Dieu, une intelligence qui vous connaisse, un empressement qui vous cherche, une sagesse qui vous trouve, une vie qui vous plaise, une persévérance qui vous attende avec confiance, et une confiance qui vous embrasse à la fin.

Accordez-moi d’être affligé de vos peines par la pénitence, d’user en chemin de vos bienfaits par la grâce, de jouir de vos joies surtout dans la patrie par la gloire. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Amen.

Éphéméride du 28 janvier : 

En 1077, à Canossa dans les Apennins, l’empereur Henri IV, après avoir fait pénitence pendant trois jours devant la porte de la forteresse enneigée, s’agenouille devant le pape Grégoire VII pour que soit levée son excommunication. Humilié et vengeur, Henri IV fera élire l’antipape Clément III qui le sacre empereur à Rome en 1084, alors qu’il avait été excommunié à nouveau dès 1080.

Contact rapide

Paroisse Sainte Marie du Pays de Verneuil

Communauté de Saint-Germain de Rugles 

Communauté de Verneuil sur Avre 

Communauté des Six Clochers – Bienheureuse Euphrasie Brard 

Centre paroissial BETHLEEM