Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 18 au 24 mai 2020

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

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Mardi 19 mai – De la Férie

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Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

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Jeudi 21 mai – Ascension

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Vendredi 22 mai – Ste Rita de Cascia, religieuse

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Samedi 23 mai – De la Férie

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Dimanche 24 mai – 7ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

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Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

Sainte Bathilde, reine de France, vers 630- 30 janvier 680,

fondatrice de l’Abbaye de Chelles et de Corbie.

La sainte reine Bathilde, de son vrai nom Balthilde, née auglo-saxonne, dans la première moitié du VIIe siècle, était, dit-on, de sang royal. Le plus complet silence règne sur son origine et sur son enfance.

Tout ce que l’on sait :

Surprise par des pirates, elle rut emmenée en Gaule et vendue à vil prix comme esclave. La Providence voulut qu’elle fût achetée par le maire du palais de Neustrie, allié par sa mère aux rois mérovingiens, Erchinoald (641). Celui-ci touché par sa grâce et sa beauté, la traita avec beaucoup de bonté et en fit son échanson, fonction qui la mettait à l’égal avec les grands officiers de sa maison.

Bathilde, d’un caractère doux, était sage, modeste, prudente et discrète dans ses paroles. Réglée dans toutes ses actions et de mœurs irrépro­chables, elle sut gagner les bonnes grâces de son maître, qui d’abord l’avait employée aux plus vils offices de sa maison. La jeune esclave, dans son humilité, ne dédaignait pas de rendre à ses compagnes les services les plus vulgaires. Erchinoald, devenu veuf et frappé des qualités qu’il remarqua dans cette jeune personne, conçut le dessein de l’épouser. Il s’en ouvrit à Bathilde, qui déclina un pareil honneur ; chrétienne, elle n’aspirait qu’à avoir Jésus pour époux. Aussi effrayée de ce projet, elle se cacha jusqu’à ce que son maître se fut résigné à prendre une autre épouse.

Erchinoald qui gardait pour Bathilde une grande et pieuse affection l’emmena à la cour de Clovis II 1, roi de Neustrie et de Bourgogne.

La Providence la destinait à occuper un rang plus élevé parmi les grands de ce monde.

Le roi Clovis II, fils et succes­seur du roi Dagobert, tomba éperdument amoureux de Bathilde, finit par l’épouser2 en 649 et en eut trois fils : Clothaire3, Childéric4 et Thierry5. [nous ne savons pas comment la jeune esclave abandonna son rêve de virginité perpétuelle.]

Ce Clovis Il était un personnage peu recommandable que les excès de gourmandise et de luxure rendirent fou avant de le conduire au tombeau, Clovis Il mourait à vingt-trois ans après dix-sept ans de règne (657).

Erchinoald disparaît et l’on voit s’élever le maire du palais Ébroin que les chroniqueurs ont attaqué à l’envi ; on a même cherché à rejeter sur Bathilde quelques-uns des méfaits de ce personnage.

Pendant la minorité de son fils Clothaire, Bathilde assura le gouvernement du royaume6, avec des conseillers expérimentés, au premier rang desquels Chrodobert, évêque de Paris, saint Eloi évêque de Noyon et saint Ouen7 évêque de Rouen.

Reine, elle ne fut point au-dessous de sa nouvelle fortune et son influence remplit bientôt tout le palais. Elle avait reçu de Dieu la grâce de la prudence ; elle obéissait au roi, son mari, comme à son maître, elle était pour les grands comme une mère, pour les évêques comme une fille, pour les adolescents comme une nour­rice attentive. N’oubliant pas qu’elle avait mené une vie errante, elle avait une tendre compassion pour les veuves, les pauvres et les orphelins. Aux bonnes œuvres elle joignait la prière, entretenant sous l’habit du siècle l’ardent désir de servir le Seigneur.

Elle combattit efficacement les simoniaques et interdit de recevoir quoi que ce fût pour la collation des ordres sacrés ; elle interdit de vendre des esclaves chrétiens ; elle supprima la capitation, impôt à payer par le chef de famille en raison du nombre des membres qui la composaient, loi impitoyable qui poussait les parents à laisser mourir leurs enfants pour échapper aux charges du fisc.

Le clergé eut à la cour une grande influence.

Clovis II rendit hommage à la fidélité, à la vertu, à la pru­dence de son épouse ; il lui donna un abbé Genesius (Genès) comme ministre de ses largesses. Il résidait au palais comme intendant pour servir les évêques, les pauvres, et s’occupait de l’envoi des nombreux présents que Bathilde offrait sans cesse aux églises et aux monastères ; ce saint homme devint plus tard évêque de Lyon.

La reine Bathilde présida de façon décisive à l’éclosion du monachisme dans son royaume, grâce à la pépinière de moines de l’Abbaye de Luxeuil fondé par saint Colomban, elle eut également un soin particulier de multiplier dans le royaume les églises.

Comme objet de ses bienfaits on cite en premier lieu le monastère de Chelles, dans le territoire de Paris, modeste asile de jeunes filles fondé par sainte Clotilde, Bathilde l’agran­dit. Elle fit des donations considérables aux monastères de Jumièges et de Fontenelle (Saint Wandrille et saint Philibert, fondateurs respectifs des abbayes de Fontenelle et de Jumièges en Normandie, méditèrent la règle de saint Colomban à l’abbaye de Luxeuil) ; Corbie au diocèse d’Amiens, reçut à son tour les bienfaits de Bathilde, qui fit reconstruire l’abbaye et plaça à sa tète le vénérable Théodefroid ; Jouarre, Faremoutier, Logium et Saint Evroul en Normandie, Saint-Laumer-le-Moutier ; elle fut la bienveillante protectrice et généreuse donatrice auprès des monastères colombaniens comme Saint-Pierre Saint-Paul de Luxeuil dans les Vosges fondé en 590, mais biens d’autres abbayes furent comblées de dons et de privilèges. Elle accorda des immunités et des exemptions aux basiliques de Saint-Germain et de Saint-Denis, à celles de Saint-Aignan d’Orléans et de Saint-Martin à Tours.

[Tout au cours des VIIe et VIIIe siècles, le monastère de Luxeuil a joué un rôle majeur au regard du recrutement des cadres de l’église du nord du royaume franc. Par ses relations privilégiées auprès des cours mérovingiennes et grâce à l’intervention de la reine Bathilde, il intervint pour la nomination des évêques et il participe activement aux fondations monastiques dans cette région septentrionale de la Gaule. Le succès du mouvement colombanien dans la société mérovingienne est le résultat de la conjonction du nombre de convertis et des moines irlandais qui, grâce à leur rang au sein de cette société aux mœurs barbares, ont su apporter une structure sociale et cultuelle en rapport avec les croyances païennes de la population locale au sein de communautés monastiques. La plupart de ces monastères fondés par le monachisme colombanien ont posé les bases nécessaires au développement des monastères bénédictins. L’on compte aujourd’hui 88 canonisations de pères abbés, de moines qui ont vécu ou fait leur formation, dans ce monastère]

L’influence de Bathilde parut dans l’exercice des bonnes œuvres en 652 ; pendant que la famine sévissait dans le royaume, elle donna le jour à un enfant. qui reçu le nom de Clotaire ; les années suivantes naissaient Chil­déric en 653, Thierry en 654.

Comme la réputation de science et de vertu de Léger, archidiacre de Poitiers, étant parvenue jusqu’à elle, la reine Bathilde le fit venir au palais qu’il ne quitta que pour devenir évêque d’Autun (663). La politique de la reine Bathilde avait un caractère nettement ecclésiastique et les évêques prenaient une part considérable dans les mesures qu’elle édictait.

C’est à I’influence bienfaisante de la reine régente qu’il faut attribuer l’harmonie et la paix entre l’Austrasie et les royaumes unis de Neustrie et de Bourgogne, la répression des désordres de la simonie dans le clergé.

A l’époque de Bathilde, la réunion du Regnum Francorum (la Neustrie, l’Austrasie et la Bourgogne) était devenue une œuvre fort difficile. Après la mort de Sigebert Il d’Austrasie, frère de Clovis n (658), le maire du palais, Grimoald, fit tondre et exiler en Irlande le fils de Sigebert Il et lui substitua son propre fils. Après la mort de Grimoald (663) Bathilde prit l’Austrasie et imposa comme roi son second fils, Childéric II.

Les aspirations de Bathilde ne furent vraiment satisfaites que le jour où, descendant du trône, elle put se réfugier dans le cloître.

Au maire du palais Erchinoald avait succédé Ebroïn, une brute sanguinaire qui s’en prit à l’orgueilleux prélat de Paris, Sigobrand, qu’il fit assassiner par les grands du royaume, malgré les efforts de la reine pour le sauver. Délivré de ce rival, Ebroïn voulut aussi se débarrasser de la tutelle de la régente qu’il estimait tout en la trouvant encombrante et Bathilde, obligée de se dessaisir du pouvoir, fut conduite au monastère de Chelles (Seine-et-Marne). Ceci dut se passer avant 673.

Bathilde passa dans ce monastère, qu’elle avait royalement agrandi et auquel elle avait donné comme abbesse Bertila, qu’on était allé chercher à l’abbaye de Jouarre, les dernières années de sa vie, soumise en toute simplicité aux autres moniales et se tenant toujours effacée et humble.

Admise dans le célèbre cloître, elle témoigna à toutes les sœurs une tendre affection, se soumit il l’abbesse comme la plus humble des religieuses, suivit avec une fidélité exemplaire les exercices de la communauté. Cédant à son attrait particulier pour les œuvres de miséricorde, elle allait fréquemment au chevet des malades et des infirmes. Elle aurait passé paisiblement ces années de vie monastique dans l’oubli des grandeurs si le sort des royaumes gouvernés par elle n’était venu lui causer de douloureuses inquiétudes. La mort préma­turée de son fils Clotaire III, en 673, vint rompre I’union qui jusque-là, avait régné entre ses enfants. Cette perspective de sanglantes discordes fut une cause d’épreuves auxquelles vint se joindre une grave maladie.

Comme le moment de sa mort approchait, Bathilde eut une vision consolante. Devant l’autel de la vierge Marie, il lui sembla voir une échelle dont le sommet atteignait le ciel. Elle-même en gravissait les degrés, accompagnée par les anges du Seigneur. C’était l’indication que ses mérites, sa patience, son humilité allaient recevoir leur récompense. Aux quelques religieuses témoins de cette vision, elle défendit d’en parler avant sa mort.

Cet heureux moment arriva pour elle le 30 janvier 680, au plus tard.

Epilogue

Selon les usages du temps, le corps de Bathilde, revêtu des habits religieux, le visage découvert, fut porté dans l’église abbatiale au chant des psaumes et des cantiques sacrés. On l’enferma dans un sarcophage de pierre, sous le pavé de l’église. Dieu, par des miracles à ce tombeau, fit éclater les mérites de Bathilde ; des malades et des démoniaques y retrouvèrent la santé et la paix.

En 833, devant l’empereur Louis le Débonnaire, il y eut une exhumation et le corps fut retrouvé intact; de nou­veaux miracles se produisirent.

Le pape Nicolas Il béatifia Bathilde au XIe siècle ; la fête principale a été fixée au 30 janvier, qui, selon l’opinion la plus vraisemblable, est l’anniversaire de la mort. Cependant, jus­qu’en 1922, le martyrologe romain mentionnait Bathilde au 26 janvier.

Le corps de la sainte reine Bathilde fut, sous la révolution française, protégé par les habitants de Chelles qui le portèrent dans l’église Saint-André où il est encore. Quelques reliques qui ont été extraites de l’ensemble, sont à Rome, dans la chapelle de Pie IX, à la cathédrale de Meaux, à l’abbaye de Jouarre, à Bray­-sur-Somme et à Mailly ; les reliques de Corbie ont été détruites par les révolutionnaires.

*****

Notes

1- Clovis Il, second fils du roi Dagobert 1e et de Nanthilde, né en 635, fut réclamé comme roi par les Neustrien, tandis que son frère aîné, Sigebert, avait reçu l’Austrasie, avec diverses dépendm1ces en Aquitaine et en Provence. Après la mort de Dagobert (19 janvier 639), Clovis fut, sans difficulté, reconnu comme roi par les grands de Neustrie et de Bourgogne et son royaume fut gouverné par sa mère, assistée du main: du palais de Neustrie (Aega, mort en 642, fut remplacé par Erchinoald, pour la Neustrie, et par Flaochat, pour la Bourgogne). Sa mère étant morte en septembre 642, Clovis Il, tant en Neustrie qu’en Bourgogne, laissa le gouvernement aux maires du palais : lui et son frère Sigebert sont considérés comme les premiers rois fainéants. Il mourut fou à l’âge de vingt-trois ans (657).

2- « Je suis votre esclave et, de gré ou de force, il faudra que je me soumette à votre volonté; dit Bathilde au Roi qui lui répondit. (Ille esclave ne saurait s’asseoir sur un trône des francs, je VOliS déclare libre, et libre aussi de refuser ma main. »

3- Clothaire III (né en 652, mort en 671) devint roi de Neustrie et de Bourgogne à la mort de son père ; son royaume fut gouverné par sa mère puis par le maire du palais, Ébroïn.

4- Childéric II (né après 652, mort en 675) fut proclamé roi d’Austrasie (662) après que les grands eurent renversé le maire du palais, Grimaud, et son fils, Childebert, qu’il avait fait roi, sous Childéric, l’Austrasie fut gouvernée par le duc Gonfaud (maire du palais). Après la déposition de son frère, Thierry III (673), Childéric fut proclamé roi de Neustrie. Ayant réuni tous les royaumes francs, Childéric voulut les gouverner en maître absolu et fit si mal qu’il fut assassiné lors d’un chasse. Childéric Il fut le dernier mérovingien qui essaya de régner.

5- Thierry III fut proclamé roi de Neustrie à la mort de son frère, Clotaire III, mais il fût presque aussitôt déposé par son autre frère, Childéric Il, et enfermé à l’abbaye de Saint-Denis. Il retrouva sa couronne à la mort de son frère. Battu par, à Tertry (687) par Pépin d’Héristal (père de Charles Martel), maire du palais d’Austrasie, il ne régna plus qu’en titre et mourut en 691.

6 Nous possédons de sa main des souscriptions à des diplômes en faveur de Frodohert, abbé de Chelles (658-659) et en faveur de saint Mommelin, évêque de Noyon-Toumai, ct de saint Bertin, abbé de Sithiu (663).

7- Saint Ouen, entré dans l’administration sous Clothaire Il fut sous Dagobert 1°, référendaire, surveillant la rédaction des actes officiels et les scellant du sceau royal dont il avait la garde.

8- Les chroniqueurs anglais, notamment Eddius Stephanus, repro­chent nettement à Bathilde d’avoir fait assassiner Aunemundus ; évêque de Lyon, pour placer sur ce siège épiscopal son collaborateur l’abbé Genesius. Cet épisode cadre si peu avec le reste qu’un sérieux doute est permis quant à son historicité.

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