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220 millions de chrétiens violentés ou persécutés, selon l’AED

Publié mardi 27 octobre par la Fondation pontificale «Aide à l’Église en détresse», le rapport intitulé «Persécutés et oubliés?» en référence aux chrétiens opprimés en raison de leur foi entre 2024 et 2026, fait état d’une aggravation de la situation des baptisés dans 55 % des 18 pays étudiés. 413 millions de fidèles vivent dans des pays où de graves violations de la liberté religieuse sont commises. L’Afrique reste l’épicentre de la terreur, tandis que la situation en Asie est grave.

Cecilia Seppia – Cité du Vatican

«Ils nous ont immédiatement demandé de nous convertir et, lorsque nous avons refusé, ils ont commencé à nous frapper. Ils nous ont fouettés. Ils nous ont attaché les jambes et les bras, et mis des chaînes aux chevilles», rapporte Solomon Ako, un jeune chrétien de 33 ans originaire du nord du Nigeria ayant survécu par miracle à son enlèvement lors d’un raid mené par des miliciens extrémistes dans son village près de Zaria. Solomon a décrit à «Aide à l’Église en détresse» (AED) des tortures inhumaines. Pendant des heures, lui et d’autres otages ont été maintenus immergés dans l’eau froide jusqu’au cou, sous la menace constante de mort s’ils ne reniaient pas leur foi. Son histoire n’est malheureusement pas un cas isolé, mais le visage brutal d’une catastrophe mondiale en matière de droits de l’homme, et dont se fait l’écho le nouveau rapport de l’AED, «Persécutés et oubliés?» sur les chrétiens opprimés en raison de leur foi 2024-2026, publié ce 27 octobre.

Les données recueillies par la Fondation pontificale révèlent que, dans plus de la moitié des pays examinés (55 %), l’oppression à l’encontre des chrétiens a nettement augmenté par rapport à la période de 2022-2024. Aucun des États analysés n’affiche d’amélioration, et aujourd’hui, plus de 220 millions de personnes dans le monde sont directement exposées à des persécutions.

«Derrière ces chiffres effroyables se cachent des visages, des personnes, des familles, explique Marta Petrosillo, directrice du Rapport AED. Il m’est souvent arrivé d’interviewer des chrétiens qui ont subi des violences, des discriminations, voire des persécutions, et l’une de leurs premières pensées a justement été de nous demander, à nous, leurs frères dans la foi, de ne pas les oublier. Au cours des 20 années de publication de ce rapport, nous avons veillé à dénoncer, à analyser, mais aussi à faire en sorte que leur drame soit connu dans le monde entier et à empêcher que l’indifférence ne vienne s’ajouter à la persécution».

Le fléau de l’hyper-extrémisme en Afrique

Si l’on compare les analyses de la Fondation à celles du Global Terrorism Index 2026, un constat s’impose, l’Afrique subsaharienne est devenue le principal foyer de la violence islamiste mondiale. Six des dix pays les plus touchés par le terrorisme mondial se trouvent dans cette région, à savoir le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Mali, la Somalie et la République démocratique du Congo. Là, la nature de la violence est dévastatrice et vise un nettoyage ethnique et religieux.

Au Nigeria, en particulier, l’intensification des attaques perpétrées par des miliciens et des éleveurs peuls radicalisés dans la «Middle Belt» a transformé des villages entiers en fosses communes, contribuant au chiffre choquant de plus de 3,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Le rapport fait état d’atrocités effroyables, comme le massacre de la ville de Yelewata, où, en une seule nuit, plus de 200 chrétiens ont été massacrés à coups de machette ou brûlés vifs pendant leur sommeil.

Au Burkina Faso, des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda (tels que le JNIM) contrôlent désormais au moins 40 % du territoire national et, dans cette région, les chrétiens sont systématiquement exécutés – comme 26 hommes égorgés dans le diocèse de Nouna – tandis qu’il est strictement interdit aux survivants de transmettre leur foi à leurs enfants.

Même scénario au Mali où, selon le rapport, certaines communautés chrétiennes ont été contraintes de se conformer aux prescriptions islamiques en matière d’habillement et de comportement social, tandis que d’autres ont été victimes de meurtres et de déplacements forcés. Au Mozambique, en particulier dans la province de Cabo Delgado, l’objectif déclaré de l’État islamique est l’instauration d’un califat régi par la charia: le bilan fait état de plus de 1 000 chrétiens tués depuis 2017, avec des pratiques incluant des décapitations et l’enlèvement systématique de femmes et d’enfants.

Les violences en Asie

Si l’on tourne notre regard vers l’Asie, les violences changent de forme mais conservent exactement la même férocité, se répartissant entre l’emprise totalitaire des régimes communistes et la montée du nationalisme religieux radical. En Corée du Nord, l’État considère le christianisme comme une influence occidentale néfaste et une menace directe pour le système; la foi doit donc être pratiquée dans une clandestinité si totale que les croyants cachent la Bible même à leurs conjoints. Ceux qui sont découverts s’exposent à la torture, aux travaux forcés ou à l’exécution; on estime que les chrétiens représentent une part significative des quelque 190 000 détenus dans les camps politiques.

En Chine, la persécution a pris la forme d’une «sinisation» forcée de la doctrine (c’est-à-dire ce processus d’assimilation culturelle par lequel des communautés, des minorités ethniques ou des institutions religieuses non chinoises sont poussées ou contraintes à se conformer à la culture, à la langue, à l’identité et, surtout, à l’idéologie politique de la majorité chinoise). Le Parti communiste a renforcé les contrôles numériques avec l’introduction, en septembre 2025, du Code de conduite en ligne pour le personnel religieux, rendant illégale toute diffusion en streaming ou tout contenu religieux non autorisé par l’État. Ceux qui refusent de se plier à ces règles, comme les membres des Églises «clandestines», sont victimes d’arrestations massives, de détentions et de la démolition physique de leurs lieux de culte.

En Inde et au Pakistan, la principale menace réside dans l’hostilité sociale alimentée par l’extrémisme religieux d’inspiration nationaliste. Dans le contexte indien, la rhétorique radicale de l’Hindutva a justifié plus de 700 épisodes de violence antichrétienne rien qu’en 2025, soutenue par de sévères lois étatiques «anti-conversion». Les extrémistes interrompent les liturgies, agressent physiquement les fidèles et vont jusqu’à nier le droit à l’inhumation, contraignant les familles chrétiennes à exhumer les corps de leurs proches. Au Pakistan, la violence se traduit par le drame endémique des enlèvements, des conversions forcées et des mariages contraints de jeunes filles mineures appartenant à des minorités religieuses, souvent entérinés par les tribunaux qui font prévaloir la loi islamique (charia) sur les normes civiles de protection.

La désolation du Moyen-Orient et le cas du Nicaragua

Le Moyen-Orient, berceau du christianisme, continue de faire face à une menace existentielle. En Syrie, après la chute du régime d’Assad en décembre 2024 et l’arrivée au pouvoir d’Ahmed al-Charaa, la population chrétienne, déjà décimée par l’émigration, est confrontée à une nouvelle vague de terreur. Malgré les assurances données par le gouvernement de transition, l’islamisation progressive de l’espace public a ravivé les violences, qui ont culminé avec l’attentat-suicide dévastateur du 22 juin 2025 contre l’église de Mar Elias à Damas. Cet attentat, également condamné par le Pape Léon XIV, a frappé la communauté grecque-orthodoxe dans le quartier mixte de Dweil’a (en périphérie de Damas), faisant 25 morts et plus de 60 blessés.

Enfin, le rapport braque les projecteurs sur l’Amérique latine, où le Nicaragua se distingue par une répression qualifiée de «désastreuse» par les commissions internationales. Le gouvernement de Daniel Ortega s’en est systématiquement pris à l’Église catholique en confisquant les biens des séminaires, en fermant des institutions et en exilant des centaines de membres du clergé, dont le président de la Conférence épiscopale en novembre 2024, allant jusqu’à interdire l’entrée sur le territoire aux personnes en possession de Bibles.

Un silence complice

L’aspect le plus inquiétant qui ressort du dossier de l’AED n’est pas seulement la diversité et l’omniprésence des violences, mais aussi le mur de silence et l’indifférence avec lesquels ces informations sont accueillies, voire ignorées, en Occident. Comme l’a également dénoncé l’Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies, Mgr Ettore Balestrero, «l’hostilité antichrétienne est trop souvent minimisée ou ignorée par les médias internationaux». Lorsqu’un attentat ravage une église au Nigeria ou en Syrie, la tendance quasi automatique des chancelleries occidentales et des grands réseaux d’information est de «séculariser» le martyre et de présenter la violence exclusivement sous l’angle des conflits ethniques, des conflits liés aux ressources en eau et aux terres (comme dans le cas de l’affrontement entre agriculteurs et éleveurs peuls), ou de l’instabilité géopolitique post-régime.

On occulte, presque avec embarras, le seul élément que les victimes et les bourreaux mettent clairement en avant: la foi en Christ et la spécificité du martyre religieux. Ce récit déformé nous empêche de comprendre que, dans le reste du monde, les chrétiens constituent une minorité pauvre, vulnérable, privée de droits et de protection. Mais pour ceux qui souffrent sur le terrain, savoir qu’on ne les oublie pas est la seule bouée de sauvetage, comme l’a rappelé Solomon Ako lui-même, resté fidèle malgré les chaînes, dans la boue de sa captivité: «Chaque nuit, quand nos ravisseurs dormaient, nous priions. Nous priions en sachant que nous n’étions pas seuls, que Dieu était avec nous et qu’il y avait des gens qui ne nous abandonneraient jamais. C’est cela qui nous a donné la force de résister à l’époque, et c’est cela qui continue de nous donner de la force aujourd’hui».

VATICAN NEWS

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Messes du 26 octobre au 1 novembre 2026

Semaine 43

Lundi 26 octobre – de la férie

  • Eglise de Bourth de 9:00 à 10:00 – Ménage
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30
  • Centre Bethléem de 8:00 à 17:00 – Patronage
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Mercredi 28 octobre – Saint Simon et Saint Jude, apôtres

  • Messe à l’église de Bourth à 18:00

Jeudi 29 octobre – de la férie

  • Messe à l’église de Juignettes à 18:00
  • Eglise de la Madeleine à 16:00 – Chapelet de la confrérie
  • Eglise de la Madeleine à 17:30 – Adoration
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30
  • Eglise de La Madeleine à 14:00 – Baptême
  • Messe de Toussaint à l’église de St Germain de Rugles à 18:00
  • Messe de Toussaint à l’église de Bourth à 9:15
  • Messe de Toussaint à l’église de la Madeleine à 11:00

Messes du 2 au 8 novembre 2026

Semaine 44

Lundi 2 novembre – Commémoration de tous les fidèles défunts,

  • Messe des fidèles défunts à l’église de St Germain de Rugles à 10:00
  • Eglise de la Madeleine à 17:30 – Chapelet de Montligeon
  • Messe des fidèles défunts à l’église de la Madeleine à 18:30
  • Centre Bethléem de 16:30 à 18:30 – Patronage
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30

Mercredi 4 novembre – S. Charles Borromée, évêque

  • Centre Bethléem et Presbytère de Rugles de 10:00 à 11:00 – Catéchisme
  • Messe à l’église de Pullay à 18:00

Jeudi 5 novembre – de la férie

  • Messe à l’église des Bottereaux à 18:00
  • Messe à l’Ehpad de Rugles à 15:00
  • Eglise de la Madeleine à 16:00 – Chapelet de la confrérie
  • Eglise de la Madeleine à 17:30 – Adoration
  • Messe à l’église de la Madeleine à 18:30 – Aumônerie 5è, 4è, 3è
  • Presbytère de Rugles de 9:30 à 12:00 – Aumônerie 6ème et 5ème
  • Messe à l’église de Cintray à 18:00
  • Messe patronale à l’église de Ambenay à 9:15
  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00