Homélie du 17ème Dimanche du temps ordinaire du Père Julien PALCOUX

Messes du 26 octobre au 2 novembre 2020

Semaine 44

Lundi 26 octobreDe la Férie

Mardi 27 octobre – De la Férie

  • Patronage (Centre Bethléem) à partir de 16:00
  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Mercredi 28 octobre – Saint Simon et Saint Jude, apôtres

Jeudi 29 octobre – De la Férie

  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Vendredi 30 octobre – De la Férie

Samedi 31 octobre – De la Férie

  • Messe à l’église de la Madeleine à 9:00
  • Eglise de la Madeleine à 9:30 – Confession
  • Eglise de Rugle à 17:45 – Confession
  • Messe anticipée à l’église de Rugles à 18:30

Dimanche 1 novembre – Solennité de la Toussaint

  • Messe à l’église de Francheville à 9:15
  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Lundi 2 novembreCommémoration de tous les fidèles défunts

  • Messe à l’église de la Madeleine à 19:00

Homélie du 17ème Dimanche du temps ordinaire du Père Julien PALCOUX

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17ème Dimanche du temps ordinaire

Frères et sœurs,

Comme l’Evangile selon St Marc que nous lisons de manière continue en cette année liturgique B est le plus court des 4 Evangiles, l’Eglise nous propose d’insérer pendant plusieurs dimanches le chapitre VI de l’Evangile selon St Jean qui contient l’enseignement de St Jean sur l’Eucharistie. St Jean ne rapporte pas dans son Evangile l’Institution de l’Eucharistie ; il apporte l’épisode du lavement des pieds, mais il insère tout un chapitre qui constitue une sorte de catéchèse sur l’Eucharistie, sur le Pain de vie.

L’extrait d’Evangile que nous méditons aujourd’hui ouvre le chapitre sur le Pain de Vie. St Jean part de deux considérations bien humaines : les foules ont faim et elles ont vu un miracle, du surnaturel : Jésus a guéri de nombreux malades. Alors elles suivent cet homme surnaturel. Mais comme toujours chez St Jean, on part de considérations humaines pour arriver à des considérations spirituelles. Les foules ont faim et Jésus va les rassasier en les ouvrant à une autre nourriture qui est l’Eucharistie elle-même. Voilà ce que nous dit ce récit de la multiplication des pains placé au début du chapitre sur le Pain de Vie. Il est à ce titre notable que les Evangélistes synoptiques rapportent tous 2 récits de la multiplication des pains, alors que St Jean n’en rapporte qu’un. La visée de St Jean n’est donc pas de présenter tous les miracles de Jésus pour attester sa divinité, mais de montrer que ce miracle de multiplication des pains a pour but de préparer ses disciples au don de l’Eucharistie que Jésus accomplira avant Pâques. Il leur donne à manger pour les préparer à Le manger lui-même sous la forme du pain. Il est à ce propos intéressant de noter que les verbes qui traduisent l’action de Jésus dans ce miracle sont les mêmes que l’on reprend dans la Prière Eucharistique : Il prend les pains, rend grâce, le donne aux disciples qui les donnent à la foule. Cela confirme la visée de ce récit qui est de préparer les disciples de Jésus au don de l’Eucharistie. De même, s’il fallait un autre argument en ce sens, St Jean nous précise que ce miracle a lieu «quelques jours avant la Pâques ». Cette indication n’est pas donnée au hasard ; elle fait allusion au Jeudi Saint, Institution de l’Eucharistie, quelques jours avant la Pâque. Pensons à ce sujet que lorsque nous disons dans la Prière du Notre-Père « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour », nous demandons deux choses : que chacun puisse manger à sa faim mais aussi que chacun puisse recevoir le Pain supersubstantiel , comme dit l’adjectif grec , c’est-à-dire le pain, traduction partielle, quotidien, qui est en fait le Pain de Vie.

Dans cette lecture eucharistique que nous faisons de ce passage d’Evangile, nous voyons que Jésus fait volontairement participer ses disciples au miracle qu’Il accomplit. Jésus aurait pu opérer tout seul ; Il ne procède pas ainsi. Il rend ses disciples participants de son action et sollicite également la participation de la foule. Il veut que ses disciples se préoccupent de ce problème : « Il dit à Philippe : ‘Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ?’ » Puis, c’est un autre disciple, André, qui va trouver le jeune garçon avec 5 pains et 2 poissons. Autrement dit, Jésus rend tout le monde participant du miracle qu’Il va accomplir. Tout le monde y a sa place et tout le monde a quelque chose à faire. Ces remarques nous montrent la pédagogie du Salut de Dieu. Bien sûr, Dieu peut nous sauver sans nous : sa toute-puissance le Lui permet. Mais, Il nous sauve en rendant acteur de notre salut et de celui de nos frères et sœurs. « Aide –toi et le Ciel t’aidera ! », vous connaissez tous ce proverbe. Dieu ne fait jamais les choses à notre place ; Il nous aide, Il les fait, mais à condition que nous collaborions et que nous participions, aussi petit cela soit-il.

Derrière la collaboration des disciples que Jésus suscite, il y a aussi l’image de l’Eglise à qui Jésus demande d’accueillir les préoccupations des hommes de ce monde, mais aussi à qui Il donne la mission de répondre et de donner ce Pain de Vie. Les disciples participent au miracle, ramassent le surplus et le conservent, image de l’Eglise qui donne sans compter et administre le sacrement de l’Eucharistie.

Pour accomplir cette multiplication des pains, Jésus part de 5 pains et de 2 poissons apporté par un jeune garçon. Qu’est-ce que cela à vue humaine quand Philippe déclare que « le salaire de deux cents journées de travail ne suffiront pas pour que chacun ait un petit morceau de pain ! » ? Dieu transforme ce que nous lui apportons. Ce qu’Il nous demande, c’est de mettre le peu que nous avons. Ce qui implique d’être profondément humble, en vérité avec soi, de ne pas croire que nous pouvons tout, de reconnaître qu’en comptant sur nos seules forces ou ressources, nous n’y arriverons pas. Une offrande pauvre, humble, permet à Dieu de féconder par sa toute-puissance ce que nous apportons. Si nous sommes pleins de nous, Dieu ne pourra rien faire ; si nous n’apportons rien, Dieu ne pourra rien faire.

A partir de cela, nous pouvons réfléchir non seulement sur notre vie chrétienne : qu’est-ce que j’offre à Dieu pour lui permettre d’agir ? Qu’est-ce que je donne ?, mais nous pouvons aussi réfléchir sur notre manière de vivre l’offertoire pendant la messe. Qu’est-ce que j’offre spirituellement de ma vie, de ma semaine au cours de cette messe ? Si je n’offre rien, il ne faut pas attendre que Dieu me rendre quelque chose en échange. La fécondité de notre participation à la messe, de notre communion, dépend aussi de ce que nous donnons à Dieu. Et la manière dont nous vivons l’offertoire est à l’image de la manière dont nous offrons notre vie à Dieu.

Profitons des dimanches qui viennent pour méditer sur le don du Pain de Vie que Jésus fait à son Eglise. L’Institution de l’Eucharistie n’est pas un aspect secondaire de la vie, de l’œuvre de Jésus et par conséquent de la vie de l’Eglise. Il est dommage qu’aujourd’hui en certains endroits de l’Eglise, on se ferme au don de l’Eucharistie, présence réelle et corporelle de Jésus, en la mettant au même niveau que la Parole, qui n’est qu’une présence spirituelle de Jésus. Bien sûr, il ne faut pas opposer Parole de Dieu et Eucharistie, mais l’Eucharistie dépasse et accomplit la Parole. C’est la raison pour laquelle la liturgie de la Parole dans la messe précède et prépare la liturgie eucharistique. Prions pour tous les chrétiens qui n’ont pas découvert la profondeur du Pain de Vie, nourriture de Dieu pour nous, et prions pour que chacun de nous découvre ce qu’il peut apporter à Dieu comme pain et poisson pour qu’Il le transforme. Amen !

Actualités de la Paroisse - articles récents

Assemblée plénière de novembre 2020

Du 03 au 08 novembre 2020 et comme chaque année, les évêques de France se retrouvent à Lourdes pour leur session automnale de travail et de réflexion commune concernant l’Église en France.

Les conditions sanitaires ont contraint les évêques à annuler l’Assemblée d’avril 2020. Mais si la session à distance organisée du 8 au 10 juin a permis de poursuivre des travaux communs, elle a aussi montré les limites de ce mode de réunion.

Aussi, est-il primordial que les évêques de France puissent se retrouver physiquement à Lourdes en novembre afin d’y vivre concrètement la collégialité constitutive de leur ministère.

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Tout est lié, troisième numéro

Découvrez le troisième numéro de « Tout est lié », le webzine de la Conférence des évêques de France consacré à l’écologie intégrale.

« Cultiver la Terre et nourrir les hommes », c’est le thème de ce numéro. C’est également le thème sur lequel travailleront les évêques et leurs invités diocésains durant l’Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes en novembre 2020.

Toute la rédaction du webzine sera mobilisée pour rendre compte de ce qui ce vit durant cette assemblée synodale et enrichir ce numéro.

Homélie du 29ème Dimanche TO du Père Jérôme PAYRE

Homélie 29ème Dimanche TO – 17 et 18 octobre 2020 – A

“Me voici, envoie-moi ! “
Cette parole d’Isaïe résonne dans toute l’Église en cette journée de prière pour les missions. Quel est le fondement de la mission ? Dieu envoie son Fils pour nous sauver. Quand nous rencontrons l’amour du Père, manifesté en Jésus, nous disons : Me Voici, envoie-moi !” C’est une prière facile.
1 – Jésus est envoyé
Il attire à Lui. Après les chefs des prêtres, les pharisiens et avant les sadducéens, ce sont les hérodiens, favorables à la présence romaine, qui viennent à Jésus. Jésus attire à lui tous les hommes, même ceux qui lui veulent du mal, qui cherchent à le perdre, qui veulent le “prendre au piège” (Mt 22). Ils commencent par flatter le Seigneur : “tu es vrai !” Jésus est envoyé pour “enseigner le chemin de Dieu en vérité”. Bien plus qu’un chemin, qu’un exemple, un modèle, Jésus est le Chemin. C’est Lui qui nous porte par sa mort sur la Croix. `
“Me voici, envoie-moi”. C’est le cri du Verbe de Dieu à son Père, pour nous sauver. Être missionnaire, c’est continuer la vie de Jésus, c’est aimer Jésus au point de vivre comme lui. En ce dimanche des missions, renouvelons notre foi en Jésus Sauveur, dans la puissance de l’Esprit Saint, Paraclet.
2 – Dieu ou César
“Tu ne te laisses influencer par personne”. C’est un compliment. Les saints, avons-nous vu, sont des « influencers » de Dieu.
Regardons nos influences, celles que nous exerçons sur les autres et celles dont nous sommes esclaves (regard des autres, pensées, médias, lectures, relations…). Regardons ce qui nous empêche d’approcher Jésus, le Fils de Dieu : personnes ou activités, faiblesse ou péché.
Les hérodiens expliquent la liberté de Jésus : ” ce n’est pas seulement l’apparence que tu considères des gens”. (Mt 22). Le prophète Samuel, envoyé à Bethléem, choisit comme roi David, le plus jeune, le petit berger. Dieu ne regarde pas les apparences, mais le coeur.
Pour nous aider à discerner, st Augustin, après la chute de Rome, écrit La Cité de Dieu. Deuxamours ont bâti deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, c’est la cité terrestre et l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité céleste. L’une se glorifie en elle-même, l’autre glorifie le Seigneur… l’un en ses maîtres aime sa propre force, l’autre dit à Dieu : je t’aime, tu es ma force” : Quelle actualité !
Le grand Benoît XVI dénonce 3 difficultés de la mission : le refus d’éduquer ou d’approfondir la foi de l’Église, la fracture entre le mode de vie et la proclamation de sa foi, la privatisation de la foi sans qu’elle puisse “influencer”, illuminer, la culture, les loisirs…
Être missionnaire de l’Évangile, c’est demander la grâce de la liberté intérieure, pour être vrai, vivre l’Évangile, parfois jusqu’au martyre ! Y-a-t-il un âge pour être missionnaire, pour rayonner de Jésus ? pour entrer au noviciat, au séminaire ? pour devenir saint ? Non ! Pensons au tout jeune bx Carlo Acutis. Il faut un coeur rempli d’amour pour Jésus et son Église. Et du courage !
3 – Retrouver la joie de la rencontre avec Jésus
Mettons notre joie et notre honneur à venir à Jésus pour l’aimer, l’adorer, le servir comme il le mérite, lui le Fils de Dieu. Pendant quelques semaines, nous n’avons pu rencontrer Jésus dans l’Eucharistie, à cause du confinement. Certains ont encore peur de venir adorer Jésus, louer le Seigneur, célébrer le Sauveur, se nourrir du Pain de Vie ! Il est là, Il nous attend dans le sommet de l’Amour pour nous renouveler, nous attacher à lui, nous faire vivre de lui et nous envoyer témoigner, rayonner de la joie de l’Évangile. Seigneur, tu ne m’as pas créé pour être confiné, mais pour être envoyé ; tu ne m’as pas créé pour avoir peur des autres, mais pour les aimer ! Aide-moi,
Seigneur, à trouver ma place dans ton Église, me voici, envoie-moi !
Ou simplement, “fais que je rapproche de toi ceux qui s’approchent de moi” (prière Katorin)

Assassinat de Monsieur Samuel Paty, l’enseignant de Conflans-Sainte-Honorine : réactions de l’Église catholique

Le vendredi 16 octobre, un professeur d’histoire et de géographie a été sauvagement assassiné à proximité du collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines. La Conférence des évêques de France exprime sa profonde tristesse face à l’assassinat de M. Samuel Paty. Les catholiques prient pour lui et sa famille. La fraternité est une urgence.

CEF

Messes du 19 au 25 octobre 2020

Semaine 43

Lundi 19 octobreS. Jean de Brébeuf et S. Isaac Jogues, prêtres, et leurs compagnons, martyrs,

Mardi 20 octobre – De la Férie

  • Patronage (Centre Bethléem) à partir de 16:00
  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Mercredi 21 octobre – De la Férie

Jeudi 22 octobre – S. Jean-Paul II, pape

  • Eglise Notre-Dame à 16;30 – Chapelet pour les âmes du purgatoire
  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Vendredi 23 octobre – S. Jean de Capistran, prêtre

  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Samedi 24 octobre – S. Antoine-Marie Claret, évêque

  • Messe à l’église Notre-Dame à 9:00
  • Eglise de Bois-Arnault à 17:45 – Confession
  • Messe anticipée à l’église de Bois-Arnault à 18:30

Dimanche 25 octobre – 30ème dimanche du Temps Ordinaire

  • Messe à l’église de Francheville à 9:15
  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Du 11 au 18 octobre : Semaine Missionnaire Mondiale

« Me voici, envoie-moi ! »

Priez avec les catholiques du monde entier !

Prière de la Semaine Missionnaire Mondiale 2020 

Dieu notre Père, donne-nous l’audace des prophètes.
Sans regarder en arrière, avec confiance, nous voulons répondre avec joie :
“Me voici, envoie-moi !”
Ouvre nos oreilles et nos cœurs à ta Parole.
Seigneur Jésus, aujourd’hui encore tu nous appelles personnellement :
“Viens, suis-moi !”
Nous te confions tous les missionnaires,
que l’Esprit de Pentecôte continue de les fortifier,
que tous unis par un même baptême,
nous soyons les témoins vivants de ta miséricorde.
Amen.

Semaine Missionnaire Mondiale

Formation et information autour du dialogue chrétiens-musulmans 31 octobre 2020

Matinée de formation et d’information.
Que vous soyez favorable ou réticent, venez découvrir, approfondir ou comprendre les enjeux du dialogue entre chrétiens et musulmans !

En présence de Mgr Nourrichard et du Père Vincent Feroldi, directeur du Service National des Relations avec les Musulmans  (SNRM) de la Conférence des Évêques de France

Samedi 31 octobre 2020

Espace Nétreville 9h00-12h30

Programme

Pour télécharger l’affiche , ►cliquer ici

Pour télécharger le tract , ►cliquer ici

►de 9h à 12h30

  • Conférence et débat du Père Vincent Feroldi
    ” Fondements théologiques du dialogue entre musulmans et chrétiens “
    ” Richesses et freins du dialogue interreligieux “

►de 14h à 17h30 REPORTÉ à une date ultérieure.

Plus d’infos en cliquant ici.