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Dernier village entièrement chrétien de Palestine, Taybeh vit entre lumière et tourments : menacée par les violences, la communauté s’efforce pourtant de préserver sa foi, sa terre et l’espérance des générations futures. Reportage.
Le soleil a cogné sur Taybeh tout le mois d’octobre. Le soir venu, il enveloppe d’une lumière presque surnaturelle les milliers d’oliviers qui couvrent la colline où s’accroche le village. Tout semble si calme dans cette commune de 1250 habitants située à l’est de Ramallah. On comprend pourquoi le Christ est venu s’y réfugier avec ses disciples juste avant sa Passion : l’Évangile mentionne Taybeh qui s’appelait alors Ephraïm (Jn 11,54). Elle aurait été rebaptisée bien plus tard « Taybeh », qui signifie « bon » ou « gentil » en arabe. Aujourd’hui, Taybeh est le dernier village entièrement chrétien de Palestine.
La récolte des olives, « or vert » de milliers de Palestiniens, a commencé en septembre . Cette période, autrefois animée, est devenue une épreuve pour de nombreuses familles d’agriculteurs des territoires occupés. En cause, une intensification inédite des violences menées par les colons sur les cueilleurs. Les Nations unies indiquent ainsi que depuis le début de la récolte, plus de 70 communautés palestiniennes ont été visées par des attaques de colons, totalisant plus d’une centaine d’incidents. Plusieurs milliers d’oliviers ont été vandalisés ou détruits. Les restrictions d’accès se sont également durcies : plus de 25.000 dunams, soit environ 2.500 hectares de terres agricoles, sont désormais inaccessibles aux paysans palestiniens durant la récolte à cause des ordres militaires. Cette accumulation de violences et de restrictions a gravement perturbé la récolte d’olives, compromettant en 2025 les revenus de dizaines de milliers de familles pour qui l’huile d’olive est vitale.

Dans ce contexte difficile, Taybeh n’échappe pas aux tensions. Ici vivent ensemble catholiques latins (un peu plus de 500 personnes), melkites (environ 200 personnes) et orthodoxes (environ 500 personnes). « La collecte d’olives est devenue très compliquée pour nous. La situation de harcèlement des colons a nettement empiré depuis les attaques du 7 octobre », témoigne sur place à Aleteia le père Bashar, prêtre de la paroisse latine, qui précise que ces derniers « n’attaquent pas parce que nous sommes chrétiens, mais parce que nous sommes Palestiniens ». Taybeh possède 18.000 dunams, soit environ 1.800 hectares. Aujourd’hui, 70% sont interdits d’accès par les colons, explique le père Bashar. »40% des habitants vivent de cette culture, mais les attaques et la sécheresse ont rendu la saison catastrophique : la récolte s’est achevée un mois plus tôt que d’habitude.
Taybeh est entouré par plusieurs colonies ou avant-postes israéliens, notamment Ofra, Rimonim, Kohav HaShahar et Neve David. Situé partiellement en zone C, sous contrôle israélien, le village se trouve dans une situation où les autorités palestiniennes n’ont pas le pouvoir d’autoriser la construction ou l’aménagement de ses terres, et où l’accès aux oliveraies peut être limité ou interdit. La protection des terres et la récolte sont devenues ardues : les habitants comptent souvent sur des volontaires ou des forces de sécurité pour travailler leurs champs. Cette année, pour soutenir les paysans de Taybeh, plusieurs délégations diplomatiques ont assuré la récolte dans un objectif dissuasif, parmi lesquelles le consulat français. Outre l’occupation pure et simple des terrains, les colons font régulièrement usage de la force sous l’œil parfois complice des forces israéliennes. À coups de bâton, de pierre, ou même de couteaux, ils s’en prennent physiquement aux habitants de Taybeh lors des récoltes.

Et la violence dépasse le périmètre des oliveraies. Voitures brûlées, tags fanatiques retrouvés sur des murs… Les intimidations sont fréquentes. Dans la nuit du 18 au 19 novembre, plusieurs voitures ont été endommagées. Les colons ont brisé les vitres, arraché les rétroviseurs, et sont allés jusqu’à saccager l’entrée d’un immeuble. En juillet 2025, un incendie criminel avait atteint les murs de l’ancienne église Saint Georges. Jusqu’ici, aucune habitation n’a été brûlée, mais c’est un risque que n’exclut pas le père Bashar. « C’est arrivé dans d’autres villages à l’est de Ramallah, cinq à six personnes en sont mortes ces derniers mois ».
Déjà tourmenté par les colons, le village fait aussi face à l’invasion de ses terrains par des bédouins eux-mêmes expulsés. Ils sont, selon le père Bashar, entre 300 et 400 à occuper des terrains appartenant aux familles de Taybeh pour y faire paître leurs troupeaux. Ce climat délétère entraîne le départ de nombreuses familles. Depuis le 7 octobre, douze ont quitté Taybeh. Aujourd’hui, les paroisses font leur maximum pour encourager les habitants à rester.

« Mon rôle est d’aider mes fidèles à appliquer l’enseignement du Christ, qui nous a enseigné à pardonner à ceux qui nous font du mal. Au lieu de faire des murs, nous chrétiens devons faire des ponts », confie ainsi Abuna Jack, prêtre de la paroisse melkite catholique. Son église au dôme bleu, située juste en face de la vieille église Saint Georges, offre un large point de vue sur le village. « Je suis contre l’émigration. Nous devons lutter pour rester ici. Si nous partons, nous sommes des traîtres, car nous sommes des témoins du Christ ici. Même s’il faut aller jusqu’à donner notre sang », assène le prêtre, qui voit dans le plan de paix proposé par Donald Trump une « lumière au bout du tunnel ».
Avec le patriarcat latin, le père Bashar a créé des emplois, dont cinq grâce à la radio Nabd El-Haya, diffusée en arabe, anglais et français. Pour les enfants, des académies de football, de musique et de danse palestinienne ont été mises en place. Ceux de Taybeh sont scolarisés à l’école du Patriarcat latin, qui accueille aussi les enfants des villages musulmans autour. Ici aussi, l’avenir est sujet d’inquiétude. « Quelques familles ne peuvent plus accéder à l’école en raison de la multiplication des checkpoints et des attaques de colons. Sans compter celles qui s’en vont, aux États-Unis ou au Guatemala où nous avons une grande diaspora » explique le directeur de l’école Hanna Fawadleh. « Nous faisons notre possible pour autoriser un avenir à ces jeunes en Palestine. Plus nous serons attaqués, plus nous nous accrocherons ». Depuis le début de la guerre à Gaza, quatre psychologues prennent en charge les enfants au lieu d’un seul, au cours de travaux de groupe et de sessions personnelles.
Autre volet de cette action contre l’émigration : la création de logements. Le Patriarcat latin de Jérusalem et la paroisse de Taybeh ont acquis un terrain afin d’y développer un programme de cinq logements destiné aux jeunes familles. Quinze appartements supplémentaires devraient voir le jour dans un second temps. Un travail de longue haleine que le père Bashar fait tout sourire, malgré la fatigue. « Nous devons mettre l’espérance dans le cœur du peuple de Taybeh. L’Eglise est là où il y a la guerre et la peine : elle est un signe de lumière et d’espérance. »
« Bref » , pourrait-on dire, Taybeh n’a pas dit son dernier mot. On y prie, on y chante, on y apprend, et on y boit même de la bière grâce à la brasserie familiale qui fait la fierté du coin. Taybeh est un village d’irréductibles chrétiens palestiniens qui résiste encore et toujours à la violence, sans potion magique certes, mais avec le courage de la foi.

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