Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 18 au 24 mai 2020

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

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Mardi 19 mai – De la Férie

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Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

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Jeudi 21 mai – Ascension

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Vendredi 22 mai – Ste Rita de Cascia, religieuse

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Samedi 23 mai – De la Férie

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Dimanche 24 mai – 7ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

Semaine Laudato Si 2020

Le Pape invite l’Église à célébrer la Semaine Laudato Si’ à l’occasion des 5 ans de l’encyclique. En ces temps difficiles, ils prient pour la paix et la santé de tous, et pour pouvoir continuer à compter sur l’amour qui nous unit.

En savoir+

Dimanche 24 mai 2020 à 20h00
Faisons sonner les cloches pour le climat dans nos églises,
mais aussi les cloches, clochettes et smartphones des membres de notre communauté.

Acclamez le Seigneur – HNDE orchestre virtuel

Cette vidéo a été enregistrée par chacun des chanteurs et instrumentistes depuis son lieu de confinement ! Chacune des vidéos a été ensuite montée pour aboutir au résultat que voici !
Chacun avec son niveau et ses connaissances mais aussi et surtout son coeur et ses talents a contribué à ce bel ouvrage.
Cette vidéo permet de retrouver un peu de la joie que cet orchestre (bien réel cette fois ci) donne chaque année lors des messe célébrées au cours du pèlerinage diocésain à Lourdes.

Hospitalité Notre Dame d’Évreux

Saint Camille de Lellis, prêtre, 25 mai 1550 – 14 juillet 1614

Un passionné du jeu et des malades ! Quel saint que Camille de Lellis, ce géant de près de deux mètres ! Voilà quelqu’un de solide, un très grand saint, qui s’est toutefois très mal conduit jusqu’à

25 ans. Saint Augustin en fait autant, n’est-ce pas ?

Paul III étant pape, Charles-Quint empereur et Henri II roi de France,

Dans la langue latine, Camille désigne un « enfant noble aidant aux sacrifices ».

Camille de Lellis mena d’abord une vie dissolue, qui le conduisit à l’hôpital des incurables de Rome. Il y fut bouleversé à la vue des malades à l’abandon et il se fit infirmier. Des compa­gnons se groupèrent sous sa direction (1582). Ce furent les « Ser­viteurs des malades ». Ordonné prêtre, Camille devait passer sa vie parmi les membres souffrants du Christ.

La musique que je préfère,

c’est celle que font les pauvres malades

lorsque l’un demande qu’on lui refasse son lit,

l’autre qu’on lui rafraîchisse la langue

ou qu’on lui réchauffe les pieds.

Saint Camille de Lellis à ses frères

Fils d’un officier de Charles-Quint qui a pris part au sac de Ro­me (1527), Camille de Lellis naît à Bocchianico, dans les Abruz­zes (royaume de Naples) le 25 mai 1550. Orphelin de mère (Camille naquit d’une mère déjà sexagénaire), à treize ans, et de père, à dix-neuf ans, ce géant, joueur invétéré, s’est ruiné dans les jeux de hasard. Atteint d’une plaie à son pied, il va se faire soigner à l’hôpital romain de Saint-Jacques des Incu­rables où, ne pouvant payer, il reste comme infirmier ; un mois plus tard, il en est chassé pour avoir transformé sa chambre en tripot.

[Il devra sa conversion à cette blessure difficile à soigner et qui d’ailleurs ne guérira jamais. C’est un ulcère qui se rouvre périodiquement. Saint Camille de Lellis sera donc toujours boiteux.]

Dieu prend les grands moyens pour soulever l’âme de Camille

Fin 1569, il s’enrôle dans l’armée vénitienne engagée contre le sultan Sélim II, puis il sert sous don Juan d’Autriche mais la dysenterie l’empêche de participer à la bataille de Lépante (1571). Il embarque sur les galères napolitaines en route vers Tunis.

Libéré du service, il vit plus ou moins bien du jeu. Ayant ren­contré deux franciscains dans les rues de Zermo, il jure de renon­cer à ses désordres mais il oublie vite ses vœux qu’il reprend, sans plus d’effet, lorsqu’il faillit périr dans une tempête. Ayant perdu au jeu son épée, son arquebuse, son manteau et sa chemise, il se fait engager comme manœuvre chez un entrepreneur qui construit le couvent des Capucins de Manfredonia (1575).

Un soir que l’entrepreneur l’a envoyé faire une course au cou­vent, le père gardien le prend à part et l’entretient de la nécessité de se donner à Dieu ; le lendemain, alors qu’il revient à cheval, songeant à la conversation de la veille, il tombe de sa monture et, dans une intense lumière intérieure, il voit ses péchés avec le juge­ment de Dieu : Ah ! malheureux, misérable que je suis, pourquoi ai-je connu si tard mon Seigneur et mon Dieu ? Comment suis-je resté sourd à tant d’appels ? Que de crimes ! Ne vaudrait-il pas mieux que je ne fusse jamais né ? Pardon, Seigneur, pardon pour ce misérable pécheur : laissez-lui le temps de faire une vraie pénitence. Je ne veux plus rester dans le monde, j’y renonce à jamais.

Admis par les capucins de Manfredonia, il se montra si bien converti qu’on l’envoya faire son noviciat à Trivento. En chemin, un soir, comme il s’apprêtait à traverser une rivière, il entendit une voix lui crier du haut d’une montagne : « Ne va pas plus loin, ne passe pas ! » Il regarda pour voir qui lui parlait, et, n’apercevant personne, il continua d’avancer ; la même voix l’ap­pela trois fois et parvint enfin à l’arrêter ; il revint sur ses pas et s’endormit sous un arbre : le lendemain, il apprit que la rivière était là si profonde qu’il y eût certainement perdu la vie s’il ne se fût arrêté.

Au couvent de Trivento, sa vie fut parfaite mais la plaie de son pied s’étant rouverte et envenimée, il dut retourner à l’hôpital romain de Saint-Jacques des Incurables où il se mit sous la direction de saint Philippe Néri. Guéri, il resta, comme infirmier et devint le maître de maison (économe). Bon gestionnaire, il fit passer les revenus annuels de l’hôpital de cent à quatorze cent quatre-vingt-seize écus bien qu’il exigeât la meilleure marchan­dise et qu’il refusât le blé de mauvaise qualité.

Très vite il envisagea de réformer les soins et, avec le chapelain et quatre infirmiers, de créer une association d’infirmiers (août 1582) mais il échoua devant l’incompréhension des directeurs de l’hôpital ; c’est alors qu’il songea à fonder une congrégation entièrement consacrée au soin des malades. Pour mettre en œuvre son projet, il comprit qu’il lui fallait être prêtre, aussi, tout en continuant son travail d’économe de l’hôpital, alla-t-il suivre les cours du Collège Romain.

Encouragé par saint Philippe Neri, il décide de réaliser ce projet de réunir des hommes décidés comme lui à tout sacrifier pour soigner les malades les plus pauvres. Son confesseur lui conseille, alors qu’il a déjà 32 ans, de devenir prêtre et de commencer â aller étudier la grammaire avec des enfants, au collège romain, où le professeur voit tout de suite en lui quelque chose de spécial. Il appuie Camille de Lellis qui arrive en quelques années à se faire ordonner prêtre.

Ordonné prêtre, il célébra sa première messe dans la chapelle de l’hôpital Saint-Jacques des Incurables, le 10 juin 1584, dont les directeurs le nommèrent chapelain de la Madonnina des Miracles.

Contre l’avis de saint Philippe Néri, il abandonna sa charge d’éco­nome, et, dans sa chapelle, le 8 septembre 1584, il reçut ses pre­miers disciples qui furent employés à l’hôpital du Saint-Esprit : « Parfois, il y a jusqu’à deux cents lits occupés, et c’est à qui vo­mira, toussera, criera, tirera le souffle, rendra l’âme, se démènera frénétiquement tant qu’il faut le lier ; et c’est à qui gémira et qui se lamentera … Se pourvoir de pain, de viande, d’épices, de draps et de couvertures, c’est à quoi l’argent réussit sans grande fatigue. Mais le service est mauvais superlativement, abominable. Pensez si on tient a venir vider les vases de ces gens-là, à six giuli par mois ; on en donnerait dix que ce serait la même chose ».

C’est en 1586 que le pape Sixte Quint reconnaît la Congrégation et autorise le port de la grande Croix rouge sur leur soutane.

[Alors qu’elle est enceinte de Camille, Camilla a cette vision dans laquelle elle voit son fils à la tête d’un groupe d’enfants marqués d’une croix rouge. Plus tard Camille voit le Christ de son crucifix détacher les bras de la croix, les tendre vers lui et lui dire : « Persévère dans ton entreprise. Je serai avec toi ce n’est pas ton œuvre mais la mienne. » Cette Croix est signe de l’arbre de Vie planté au calvaire portant du fruit pour l’aide, la consolation et le salut des mourants.
C’est ce qui donna à Camille l’inspiration de faire apposer sur l’habit de son ordre une croix latine rouge. Elle se porte du côté droit de sorte qu’elle soit toujours visible lorsque le camillien soulève de son bras gauche le malade pour lui administrer des soins.]

Les nouveaux religieux n’ayant pas de chapelle, ils obtinrent le couvent de la Madeleine et les logis adjacents (1586). Approuvé par les papes, Camille de Lellis fut le premier préfet général de son ordre, charge qu’il abandonna en 1607. Après que Grégoire XIV eut promulgué la bulle qui érigeait l’Ordre des Clercs réguliers, Ministres des infirmes sous la règle de Saint-Augustin (21 septembre 1591), qui, en plus des trois vœux ordinaires, font celui de soigner les pestiférés au péril de leur vie.

Le 8 septembre 1591, fête de la Nativité de la Sainte Vierge, en l’église du couvent de la Madeleine, les vingt-cinq premières professions purent être faites où chaque camillien disait à Dieu : « Je vous promets de servir les pauvres malades, vos fils et mes frères, tout le temps de ma vie, avec le plus de charité possible ».

Les malades le voient, nuit et jour, inlassable à leur service, s’acquittant des plus serviles besognes. Mais c’est surtout aux heures où une épidémie, suivie de la famine, éprouve Rome, et où la peste exerce à Nole ses ravages, que brille sa charité. Il supporte courageusement cinq maladies. Il les appelle des miséricordes du Seigneur.

Quand enfin la maladie s’empare de Camille de Lellis, ça ne l’empêche pas de se traîner d’un lit à l’autre pour secourir les moribonds. Il répète ces paroles de saint François d’Assise :

Le bonheur que j’espère est si grand, que toutes les peines et toutes les souffrances deviennent pour moi un sujet de joie.

Atteint de graves infirmités, épuisé par de nombreux voyages, Camille de Lellis mourut à Rome à 65 ans, au couvent Sainte Marie Madeleine, le 14 juillet 1614, un heure après le commencement de la nuit. Quand le cardinal Ginnasio lui porta le viatique, il dit :

Je reconnais, Seigneur, que je suis le plus grand des pécheurs et que je ne mérite pas de recevoir la faveur que vous daignez me faire ; mais sauvez-moi par votre infinie miséricorde. Je mets toute ma confiance dans les mérites de votre précieux sang.

Grégoire XV étant pape, Matthias empereur d’Allemagne et Louis XIII roi de France.

Rappelez vous que les malades sont la pupille et le cœur de Dieu

et que ce qui est fait à ces pauvres est fait à Dieu.

Epilogue

Camille était attiré par l’hôpital, où il se sentait chez lui. Son arrivée à l’hôpital était attendue par les malades comme un moment de grâce. A un prêtre qui lui demandait si tout se passait bien à l’hôpital, il répondit : Et comment ne pourrais-je pas me trouver bien à l’hôpital, m’y trouvant au Paradis terrestre avec l’espoir et le gage d’avoir le Paradis céleste ?

Il était habituellement de nature sombre et mélancolique ; mais lorsqu’il entrait dans un hôpital le ciel s’éclaircissait pour lui, et il semblait que toute obscurité et tristesse lui passait et non seulement lui-même mais tout l’hôpital semblait devenir joyeux. Il avait l’habitude de dire à ses religieux :

Le bon soldat meurt au combat,

le bon marin en mer

et le bon serviteur des malades à l’hôpital.

Son tombeau se trouve à Rome dans l’église de Sainte-Marie Madeleine (sous un autel latéral du côté de l’Épître).

On conserve dans un reliquaire son pied qui porte encore l’empreinte profonde de l’ulcère dont il a été question. Or ce pied est bien conservé et sans aucune corruption.

A sa mort, les Serviteurs des malades étaient au nombre de 250 religieux prêtres et frères répartis en 5 provinces. Ils avaient quinze maisons et huit hôpitaux : Milan, Bologne, Gênes, Florence, Ferrare, etc. jusqu’en Hongrie. Connus sous le nom de Camilliens, il se sont répandus au cours des siècles par milliers.

Benoît XIV béatifia le 2 février 1742 et canonisa le 29 juin 1746 Camille de Lellis.

Un décret de la congrégation des Rites (15 décembre 1762), signé par Clément XIIl le 18 juillet, étend sa fête à toute l’Eglise.

Avec saint Jean de Dieu, Léon XIll le proclame Protecteur des malades et des hôpitaux le 22 juin 1886.

Le 28 août 1930, le pape Pie XI nomma saint Camille de Lellis, en même temps que saint Jean de Dieu, copatron principal des infirmiers et des associations d’infirmiers.

En 1910 à Rome est consacrée la basilique San Camillo de Lellis qui héberge depuis 1965 le titre cardinalice San Camillo de Lellis agli Orti Sallustiani.

Aujourd’hui la Famille Camillienne à sa maison provinciale à l’hôpital Saint Camille de Bry-sur-Marne, créé en 1936 grâce aux dons et legs de généreux donateurs. Religieux et laïcs visitent les malades, donnent des soins, les prêtres les accompagnent par les sacrements. [Tél : 01 48 81 03 47]

Mais les Camilliens dirigent également des maisons de retraite un peu partout en France.

Saint Camille de Lellis est représenté en habit noir avec une croix rouge.

*****

Glorieux saint Camille, patron spécial des pauvres malades, vous qui, pendant quarante ans, vous êtes consacré avec une charité vraiment héroïque au soulagement de leurs maux spirituels et corporels, venez plus libéralement encore à leur secours, maintenant que vous êtes bienheureux au ciel et que l’Église les a confiés à votre puissante protection.

Obtenez-leur de Dieu la guérison des maux dont ils souffrent, ou la patience et la résignation chrétienne afin qu’ils se sanctifient et soient fortifiés à l’heure du trépas.

En même temps, obtenez-nous la grâce de vivre et de mourir, à votre exemple, dans la pratique de la charité divine. Ainsi soit-il. Un Pater, un Ave Maria et un Gloria.

La vie de Camille de Lellis par son ami S. Cicatelli

Je dois commencer par la charité comme étant la racine de toutes les vertus et un charisme plus familier à Camille que tous les autres. Je dirai donc qu’il a été embrasé par l’ardeur de cette vertu non seulement envers Dieu, mais aussi envers son prochain et spécialement envers les mala­des. C’est au point qu’il lui suffisait de les apercevoir pour sentir son cœur se fondre de tendresse et oublier entière­ment tous les plaisirs, les agréments et les attachements terrestres. Il paraissait, lorsqu’il servait n’importe quel malade, comme s’absorber et se consumer dans son extrê­me ferveur. Il aurait volontiers pris sur lui leur accable­ment ou n’importe lequel de leurs maux pour soulager leurs douleurs ou guérir leurs maladies.

Il voyait en eux la personne du Christ avec une telle vivacité d’imagination que souvent, en servant leur nour­riture, il les considérait comme étant ses christs, au point qu’il implorait d’eux la grâce et le pardon de ses péchés. Il se tenait devant eux avec autant de respect que s’il avait été réellement et personnellement en présence du Sei­gneur. Dans ses entretiens, il introduisait le thème de la charité plus fréquemment et avec plus de ferveur qu’au­cun autre, et il aurait voulu pouvoir la faire entrer dans le cœur de tous les hommes.

Pour enflammer chez ses religieux l’amour de cette vertu primordiale, il avait l’habitude de leur répéter ces paroles très douces du Christ: J’étais malade, et vous m’avez visité. Il semblait vraiment avoir ces paroles gravées dans son cœur, tant il les prononçait et les répétait.

La charité de Camille était si vive et si largement ouverte qu’il étreignait dans sa bonté et sa bienveillance non seule­ment les malades et les moribonds, mais d’une façon générale tous les pauvres et les malheureux. Enfin il y avait dans son cœur une si grande tendresse pour les indigents qu’il avait coutume de dire : Puisque les pauvres passent inaperçus dans le monde, il faut que des hommes se dépen­sent à les découvrir et à les faire sortir de terre, pour leur faire du bien et leur montrer de la miséricorde.

Partager son pain avec l’affamé, voilà le jeûne qui plaît à Dieu.

Ouvre ton cœur au pauvre : c’est ton frère. Et si tu cries le Seigneur répondra ;

à tes appels, il dira : Me voici !

Ouvre ton cœur au pauvre: c’est ton frère.

Et quand le Fils de l’homme viendra, il te dira :

J’avais faim et tu m’as donné à manger.

Tu as donné, Seigneur, à saint Camille la grâce d’une étonnante charité envers les malades ; répands encore en nous ton esprit d’amour, et quand nous t’aurons servi dans nos frères, nous pourrons, à l’heure de quitter ce monde, nous en aller vers toi en toute paix.

Prière pour les Malades de Saint Camille de Lellis :

Nous Te prions, Seigneur, Toi qui es le gardien, le maître du corps et le créateur de l’âme, Toi qui as conçu l’homme dans son unité, Toi qui es l’ordonnateur, le guide et le sauveur de tout le genre humain, Toi qui es le réconciliateur et le modérateur, par amour de l’homme, prends pitié, Seigneur : « Aide tous les souffrants et accorde-leur la guérison, commande aux maladies, redresse ceux qui sont accablés par la souffrance » ; Honneur et gloire à ton Saint Nom, par Jésus-Christ, ton Fils unique par qui l’honneur et la puissance Te reviennent dans le Saint-Esprit, maintenant et dans les siècles des siècles. Amen.

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