Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 18 au 24 mai 2020

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

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Mardi 19 mai – De la Férie

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Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

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Jeudi 21 mai – Ascension

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Vendredi 22 mai – Ste Rita de Cascia, religieuse

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Samedi 23 mai – De la Férie

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Dimanche 24 mai – 7ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

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Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

Saint Yves, (Erwan-Eozen-Youenn) prêtre et juge : 17 octobre 1253 – 19 mai 1303 à Minihy-Tréguier, 

 

Yves Hélory de Kermartin, ce célèbre avocat des pauvres, des veuves et des orphelins naquit à Minihy-Tréguier en Bretagne, en 1253, et était fils du seigneur de Kermartin et de Azou de Kenkis, près de Tré­guier. Yves est le second des trois filles et deux garçons de la famille.

Innocent IV étant pape, Conrad IV empereur et saint Louis roi de France.

 

 A l’âge de quatorze ans il fut envoyé aux écoles de Paris, où il étu­dia la philosophie, la théologie et le droit canonique ; il étudia le droit civil à Orléans, et revint ensuite en Bretagne.

Son entourage n’est pas sans remarquer ses talents intellectuels, c’est un savant et un lettré, si bien que l’évêque de Rennes le nomma son Official, c’est-à-dire juge ecclésiastiques. Il reçut alors les Ordres sacrés, sauf la prêtrise. Sur les réclamations de son Ordi­naire, qui était l’évêque de Tréguier, Alain de Bruc, il alla exercer dans cette dernière ville la même charge qu’à Rennes.

 

En plus de la charge d’official, l’évêque veut lui confier une paroisse. Il faut donc qu’Yves accepte enfin de recevoir le sacerdoce, ce que son humilité lui avait fait jusque-là refuser.

En 1285, Yves fut ordonné prêtre et nommé curé de Trédrez puis Louannec, où il restera 6 ans. Dé­cidé à bien remplir ses nouveaux devoirs, il se démit de sa charge d’Offi­cial.

 

Yves fut le modèle des pasteurs. Il était d’une humilité si profonde qu’il ne pouvait souffrir la plus petite louange. Il faisait toujours ses visi­tes à pied, et portait des sandales comme les religieux de saint François, dont il avait embrassé le Tiers-Ordre. Etant simple étudiant à Paris, il avait commencé à s’abstenir de viande ; à Orléans, il cessa de boire du vin et entreprit de jeûner tous les vendredis. Ensuite, augmentant de jour en jour ses mortifications il jeûna au pain et à l’eau tous les mercredis, vendredis et samedis de l’année. Son lit n’était qu’un peu de paille sur une claie d’osier ; et sa Bible, ou une pierre, lui servait d’oreiller … Il dis­tribuait aux pauvres les revenus de son bénéfice et de son patrimoine. Il ne pouvait supporter la vue des pauvres nus : visitant un jour un hôpital il y en trouva plusieurs mal vêtus, il leur donna tous ses habits. Un autre jour que le tailleur lui essayait un habit, il aperçut dans la cour un pauvre demi-nu, aussitôt il lui fit donner l’habit neuf et garda le vieux.

Toutes les misères étaient accueillies à Kermartin et souvent, pour les vêtir, Yves donnait sa dernière soutane, ou plutôt son unique, car il n’en avait jamais qu’une. À la nuit tombante, le manoir se transformait en asile de nuit pour les infirmes, les vieillards, les pèlerins. Le saint, aidé de son clerc, les plaçait près du feu, faisait leur lit, les bordait et au besoin graissait les chaussures d’un pèlerin. Rien ne le rebutait. Lui-même donnait dans la chambre du premier étage, sur une méchante litière de paille, quand ce n’était à même le sol, au milieu de ses livres, un gros Digeste posé sous sa tête en guise d’oreiller. Le matin tout ce monde assistait à sa messe, dans sa chapelle toute proche.

 

Ce qui a rendu saint Yves illustre, c’est l’intégrité avec laquelle il exerça sa fonction d’Official. Il tâchait d’accorder les parties quand il les voyait sur le point d’entrer en procès ; et, lorsqu’elles voulaient plaider, il favorisait toujours ceux qu’il reconnaissait avoir le meilleur droit. De toutes les causes qu’il soutint, soit comme juge, soit comme avocat, il n’y en eut jamais une seule d’injuste. De juge, il devenait quelquefois avocat en faveur des pauvres et des orphelins. On cite le cas de cette vertueuse veuve de Tours, qui avait reçu de deux filous le dépôt d’une valise ren­fermant une grosse somme d’argent, sous condition de ne la rendre qu’en présence des deux déposants. Six jours après, l’un d’eux sut si bien s’y prendre qu’il obtint la remise de la valise. Son complice cita alors la veuve en justice, en exigeant le remboursement intégral de la somme déclarée. Elle allait être condamnée, lorsque Yves représenta, en pleine audience, que la veuve était prête à produire la valise, mais avec la condition sous laquelle on la lui avait confiée, c’est-à-dire la présence des deux dépo­sants. Le juge approuva cette conclusion. Pris dans ses propres filets l’es­croc se troubla et finit par avouer que la valise ne contenait rien autre qu’un peu de ferraille.

 

En 1302, il voulut, avec toute une famille dont il était l’hôte faire un pèlerinage à Saint-Renan, au diocèse de Quimper. Il en revint si exténué qu’il dut s’aliter au retour. Les visiteurs se succédaient à son chevet ; l’évêque et les dignitaires ecclésias­tiques vinrent lui apporter le témoignage de leur affection et de leur admiration. Émus de pitié en le voyant couché sur sa courte­pointe, la tête sur deux livres, chacun essayait de le persuader de mettre au moins un peu de paille sous son pauvre corps. Mais il se prétendait mieux ainsi qu’autrement. Le 15 mai 1303, il voulut encore célébrer la messe dans sa chapelle. Ce ne fut pas sans une peine extrême et les assistants durent le soutenir dans leurs bras à la fin de la messe. Au cours de la messe ses larmes coulaient abondamment, tant il était ému.

Comme on l’aidait à dépouiller les vêtements sacrés, une pénitente, qui avait appris son état, accourut se confesser. Elle était dans un état de grossesse avancée. Toujours compatissant, Yves l’entendit, puis se recoucha pour ne plus se relever. Comme il cherchait à faire disparaître les marques de son austérité et faisait porter son cilice à un ermite du voisinage, l’abbé cistercien de Bégard intercepta la relique et la conserva précieusement. Après une confession générale de toute sa vie, il reçut le viatique et l’extrême-onction. Comme on lui parlait d’un médecin ; « C’est mon seul médecin », dit-il les mains jointes, en montrant son crucifix. À l’aube du dimanche 19 mai il s’endormait paisiblement dans le Seigneur, le visage illuminé, plus rose et plus beau que jamais.

Benoît XI étant pape et Philippe IV le Bel roi de France.

 

Son corps fut porté à la cathédrale de Tréguier. Une foule énorme se pressait sur le passage des prêtres, baisant ses vêtements et s’en disputant les lambeaux, après qu’on l’eut dépouillé pour la toilette funèbre. Le défilé ne cessa guère devant le cercueil jusqu’à l’ensevelissement qui eut lieu sous la cathédrale même dont son précieux corps devenait l’un des plus précieux joyaux. Aussi, rien d’étonnant qu’en 1372, l’évêque de Tréguier lorsqu’il voulut restaurer sa cathédrale, évoquât le souvenir de saint Yves pour inciter ses diocésains à l’aumône. De toutes parts, en effet, les pèlerins accouraient vénérer les reliques du saint thaumaturge.

 

Epilogue

 

Plus encore que, pendant sa vie, se multiplient les miracles par son intercession si bien que les requêtes arrivaient de toutes parts en Avignon (siège de la papauté à cette époque), pour réclamer son élévation sur les autels. Devant les instances du duc Jean III de Bretagne et du roi Philippe VI de Valois, le pape Jean XXII consentit à ouvrir le procès de canonisation dès le 20 février 1330. Pour appuyer la demande de canonisation, on y relève soixante dix neuf miracles de tous genres, dont quatorze résurrections. La canonisation n’était pas tant justification des miracles que de l’héroïsme de ses vertus.

 

Le vieux précepteur d’Yves, alors nonagénaire, sa sœur aînée ses condisciples, ses serviteurs, ses concitoyens, tous ceux qui lui devaient une faveur s’empressèrent de venir déposer. Le 4 juin 1331, l’enquête était terminée et les procès-verbaux en étaient remis à Jean XXII ; mais le soin de les publier était réservé à l’un de ses successeurs. Le pape mourut en effet sur les entrefaites et la cause resta en suspens. Clément VI, originaire de Limoges dont la vicomté dépendait pour lors de la couronne ducale de Bretagne, saisit avec empressement l’occasion d’exalter la mémoire de saint Yves en l’élevant au rang des saints, le 19 mai 1347 à Avignon. Il fixa sa fête pour l’Eglise universelle à cette même date.

Cet événement venait sanctionner la dévotion populaire et lui donner une nouvelle impulsion. Le duc de Bretagne et plusieurs évêques se disputaient des reliques insignes ; le roi de France, Philippe VI, lui élevait une chapelle à Paris à l’angle de la rue Saint-Jacques et de la rue des Noyers, dont son fils, le futur Jean le Bon, posa la première pierre et que ses successeurs, Charles V et Charles VI, se plurent à embellir. Ce quartier de la place Maubert, où il vécut lors de ses études parisiennes, était à cette époque le quartier des bretons.

 

La renommée d’Yves Hélory de Kermartin est mondiale : le 19 mai 1947, le VIe centenaire de sa canonisation (19 mai 1347) attirait à Tréguier, où la basilique–cathédrale garde son tombeau et ses reliques, cent mille pèlerins de toute nation et de toute langue, deux cardinaux, le nonce apostolique, de nombreux archevêques et évêques, des centaines de prêtres, les représentants officiels du gouvernement français et de plusieurs gouvernements étrangers, les délégués des universités, des barreaux de France, de Belgique, de Hollande, du Luxembourg, d’Angleterre, des Etats–Unis…

 

Cet invraisemblable triomphe, suite et prélude à beaucoup d’autres, est la preuve de l’extraordinaire survie de Saint–Yves. Depuis plus de 600 ans, sa mémoire est en bénédiction. Pourquoi cet humble prêtre breton a-t-il laissé après lui un tel rayonnement ?

” Juge intègre, avocat des pauvres, des veuves et des orphelins, providence de tous les nécessiteux, Yves Hélori fut aussi le modèle des pasteurs : prédicateur infatigable, il parcourut les campagnes, bouleversant les foules par le feu de sa parole et le rayonnement de sa vie. A sa mort, le 19 mai 1303, son tombeau ne tarda pas à devenir un véritable centre de pèlerinage… Il n’est guère de paroisse en Bretagne où le culte de saint Yves ne soit rappelé par une statue ou un vitrail. “

 

Mais la dévotion à saint Yves n’était pas le fait des seuls grands. L’affluence des pèlerins continuait d’être telle en 1463 que le duc de Bretagne dut accorder aux Anglais, avec qui il était en guerre, une sauvegarde de quinze jours pour assister aux pardons de Tréguier.

 

Les marins implanteront son culte jusque dans le Nouveau Monde. Le cardinal Alain de Coetivy obtenait, le 20 avril 1455, l’érection de la chapelle et de l’hospice de Saint- Yves-des-Bretons à Rome, destiné aux pèlerins de cette province. Le culte de saint Yves grandit presque de jour en jour jusqu’au XVII siècle, popularisé par l’image et la statuaire. Le XVIII siècle vit une baisse notable de ce culte, comme de la piété en général, et la Révolution profana son tombeau à Tréguier ; mais par la suite, le culte reprit et le tombeau fut restauré dans cette même cathédrale de Tréguier. La chapelle de Paris, abandonnée, finit par être démolie en 1823. Mais après la Révolution, la dévotion populaire reprit et n’a fait que grandir depuis. 

 

Iconographie

 

Avocats et hommes de loi, le prirent tout naturellement pour patron, aussi on le représente souvent habillé en juge, tenant à la main un parchemin ou un étui contenant des écrits et des documents juridiques. Il est parfois représenté rendant la justice.

 

Fête de la Bretagne à la Saint-Yves : la « famille, école de sainteté » était à l’honneur cette année.

 

De nos jours un pardon important a lieu tous les ans à Tréguier. La Fête de la Saint-Yves a inspiré la création de la Bretagne, autrefois appelée « Fest’Yves / Gouel Erwan » ou encore « Fête de la Bretagne à la Saint-Yves ».

 

St Yves est le saint patron de la Bretagne (avec Sainte Anne) où le prénom Yves est un des plus populaire. Le 19 mai en Bretagne c’est quelque chose comme une fête nationale, à l’instar des Irlandais, qui ont fixé leur fête nationale au 17 mars, fête de Saint Patrick.

Les prêtres Bretons, le considérant comme leur patron, accourent le 19 mai, car à la grande procession, de tradition, ce sont des prêtres qui portent la relique de Saint Yves.

 

C’est une cérémonie traditionnelle depuis le 29 octobre 1347, à la suite de la canonisation de saint Yves le 19 mai. Mgr Richard du Poirier, évêque de Tréguier, recevait une bulle rédigée en Avignon par le pape Clément VI, autorisant « la célébration solennelle de la translation des reliques du bienheureux Yves Hélory.

 

Dimanche 17 mai dernier, à Tréguier, le pardon de Saint-Yves a une nouvelle fois rassemblé des milliers de fidèles, réuni dans la ferveur. Sous la présidence de Monseigneur Laurent Le Boulc’h, évêque de Coutances et Avranches, en présence d’évêques et de pères abbés de Bretagne et de toute la province ecclésiastique de Rennes. A 8h30, la messe fut célébrée en breton par M. l’abbé Yann Talbot

Et à 10h30 le Grand-messe fut présidée par M. l’abbé Jean-Claude Caro, ancien curé de l’église St-Yves de St-Brieuc.

Cette année, le thème du pardon étant la famille, Mgr Le Boulc’h a souligné dans son homélie que les enfants ne choisissent pas leurs parents. Mais aussi que les parents rêvent parfois d’une destinée pour leurs enfants, « alors qu’il faut les accueillir tels qu’ils sont. La famille est le premier creuset de l’amour », la famille du sang, la famille du cœur, ou « celle de la fraternité » comme celle qu’a créée saint Yves ici.

La foule était très nombreuse tant dans la cathédrale qu’en extérieur pour suivre la grand-messe pontificale qui célèbre le saint patron des avocats. Tous, fidèles, avocats, juristes, prêtres… sont ensuite partis en procession, organisée autour de différentes bannières. Les binious et bombardes, précédant les nombreux hommes d’église. Au son des cantiques et prières, les pèlerins ont accompagné la relique du chef de Saint-Yves à sa paroisse natale à Minihy-Tréguier.

 

*****

 

Saint Yves, tant que vous avez vécu parmi nous, vous avez été l’Avocat des pauvres, le défenseur des veuves et des orphelins, la Providence de tous les nécessiteux.

Ecoutez aujourd’hui notre prière ! Obtenez-nous d’aimer la justice comme vous l’avez aimée !

Faites que nous sachions défendre nos droits sans porter préjudice aux autres, en cherchant avant tout la réconciliation et la paix.

Suscitez des défenseurs qui plaident la cause de l’opprimé pour que justice soit rendue dans l’amour.

Donnez-nous un cœur de pauvre, capable de résister à l’attrait des richesses, Vous, le modèle des prêtres, qui parcouriez nos campagnes, bouleversant les foules par le feu de votre parole et le rayonnement de votre vie, obtenez à notre pays les prêtres dont il a besoin !

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