21 avril saint Anselme, moine du Bec Hellouin, archevêque de Canterbury et 11è docteur de l’église [6 mai 1033 – 21 avril 1109 ]

Messes du 30 novembre au 6 décembre 2020

Semaine 49

Lundi 30 novembreS. André, Apôtre

  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mardi 1 décembre – Bienheureux Charles de Foucauld

  • Début de la neuvaine de l’Immaculée Conception
  • Eglise Notre-Dame à 14:00 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mercredi 2 décembre – De la Férie

  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet

Jeudi 3 décembre – S. François Xavier, prêtre

  • Eglise Notre-Dame à 17:30 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions (prière pour les vocations)
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Vendredi 4 décembre – S. Jean de Damas, prêtre et docteur de l’Eglise

  • Eglise Notre-Dame à 17:30 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions (premier vendredi du mois)
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Samedi 5 novembre – De la Férie

  • Messe à l’église Notre-Dame à 09:00
  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet

Dimanche 6 décembre – 2ème dimanche de l’Avent

  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

21 avril saint Anselme, moine du Bec Hellouin, archevêque de Canterbury et 11è docteur de l’église [6 mai 1033 – 21 avril 1109 ]

Saint Anselme, moine du Bec Hellouin,

archevêque de Canterbury et 11è docteur de l’église [6 mai 1033 – 21 avril 1109 ]

Prieur et abbé, il fit de l’abbaye du Bec un centre de véritable réforme pour la Normandie la France et l’Angleterre. De cette abbaye, il exerça une influence durable sur les papes, les rois, les puissances civiles et des Ordres entiers. Devenu primat d’Angleterre, il mena un combat héroïque pour les droits et la liberté de l’Église. Il y perdit ses biens et ses dignités et connut même l’exil. Il se rendit à Rome auprès du pape Urbain Il qu’il soutint au concile de Bari contre les erreurs des Grecs. Ses écrits témoignent de la hauteur de son esprit ainsi que de sa sainteté ; ils lui méritèrent le nom de père de la scolastique.

Saint Anselme est un des vrais réformateurs de l’Église. La vraie réforme commence par soi-même. Saint Anselme se mit le premier à l’école sévère de la mortification. Il était ensuite apte et autorisé à corriger les autres.

Allons, courage ! Fuyons un peu nos occupations, dérobons-nous un moment au tumulte de nos pensées. Rejetons maintenant nos lourds soucis  et laissons de côté nos tracas. Donnons un petit instant à Dieu et reposons-nous un peu en lui. 

Entrons dans la chambre de notre esprit, bannissons-en tout, sauf Dieu ou ce qui peut nous aider à le chercher. Fermons la porte et mettons-nous à sa recherche.

À présent, parle, mon cœur, ouvrons-nous tout entier et disons à Dieu :  Je cherche votre visage ;  c’est votre visage, Seigneur, que je cherche un extrait du Désir de Dieu Avent : Allons, courage ! Saint Anselme du Bec

La fondation de l’Abbaye bénédictine du Bec, (à cette époque dans la diocèse de Rouen) dans la Normandie du XIème siècle, revêt un caractère singulier. Alors que la plupart des monastères fondés à cette époque sont le fruit de dotations des ducs et seigneurs normands, s’inscrivant dans le mouvement de progrès moral qui marqua le règne de Guillaume le Conquérant, c’est à l’initiative personnelle d’un simple chevalier, presque illettré, Herluin, que l’Abbaye, appelée à un si grand rayonnement dans les siècles qui suivirent, va voir le jour.

Herluin naquit à Brionne vers 995. De famille noble mais orphelin très tôt, il fut initié au maniement des armes à la cour du comte de Brionne, Gilbert de Brionne, son suzerain. Il s’y distingua par sa loyauté, mais vers l’âge de 37 ans, nous rapporte son biographe Gilbert Crespin il sentit la grâce de Dieu touchée son cœur, il se détacha progressivement des habitudes mondaines et commença à mener une vie de renoncement. Après trois années de cette vie il demanda à son suzerain de lui rendre sa liberté pour réaliser pleinement ses aspirations à une vie de retraite. Possédant une portion du territoire de Bonneville, sur le plateau septentrional de la vallée du Bec, Herluin s’y retira en 1034 et y construisit un premier établissement, fort modeste, où il partageait son temps partagée entre le travail et la prière. Très vite attirés par son renom de sainteté, plusieurs compagnons se joignirent à lui, et, en 1035, l’évêque de Lisieux pouvait consacrer une première chapelle en l’honneur de Notre-Dame et donner à Herluin la tonsure, l’habit monastique, le sacerdoce et la qualité d’abbé de moines selon la règle de saint Benoît. De ce premier établissement, il ne reste rien.

Le manque d’eau obligea Herluin et ses compagnons à redescendre, vers 1039, dans la vallée, au confluent du Bec et de la Risle, à Pont-Authou, où une seconde église fut consacrée en 1041 par l’archevêque de Rouen.

Ils demeurèrent près de vingt ans en ce lieu fort marécageux.

Pour seconder Herluin parti à la recherche des finances nécessaires, et pour faire face à la querelle des moines, dit-on, en son absence, la Providence lui envoya deux Italiens, le bienheureux Lanfranc de Pavie et saint Anselme d’Aoste, dont les mérites et la science ont fait la gloire de l’abbaye du Bec et, il faut le dire, éclipsé celle du fondateur. Lanfranc devenu prieur de l’Abbaye fonda en 1045, l’école du Bec, il y enseignait aux jeunes religieux et aux oblats les arts libéraux, c’est-à-dire le trivium [ grammaire, rhétorique, dialectique ] et le quadrivium [ arithmétique, géométrie, musique et astronomie ]. On accourait de partout pour suivre son enseignement et l’école devint vite célèbre dans toute l’Europe. Quelques figures notables la fréquenteront, tels Yves de Chartres ou le futur pape Alexandre II [ 1061-1073].

Mais c’est surtout avec l’arrivée d’Anselme que cette institution se développera. Anselme naquit le 6 mai 1033 [ l’année de la consécration de la première chapelle construite par Herluin], de famille noble et fortunée. Il est aussi parfois nommé Anselme d’Aoste, ou Anselme du Bec ou Anselme de Canterbury selon qu’on veut insister sur son origine valdôtaine ou sur sa longue présence en France (1059-1093) ou en Angleterre. De fait, Aoste faisait partie intégrante du domaine de la Maison de Savoie constitué en 1032, maintenant faisant partie du Piémont. Sa mère lui apprit à aimer Dieu de bonne heure. A quinze ans, à la mort de sa mère, il frappa à la porte d’un monastère ; mais craignant le courroux de son père (mondain et intraitable, qui le contraignait à mener une vie mondaine), les religieux repoussèrent le postulant. Sa mère étant morte, « le vaisseau de son cœur perdit, avec elle, son ancre, et se laissa emporter aux flot du siècle ». Il s’enfuit en France, pour poursuivre ses études, puis vint sur les conseils de Maurille Archevêque de Rouen, les compléter à l’abbaye du Bec, mais également attiré par le brillant Lanfranc.

Anselme avait atteint 27 ans et n’avait encore adopté aucun genre de vie. Il se décida alors à quitter le monde et à embrasser la vie religieuse au Bec. Sa régularité, son aménité et sa science très étendue le firent bientôt élire prieur, puis abbé de cette célèbre abbaye, à laquelle il procura une grande prospérité.

Sous l’impulsion successive des deux hommes, qui donneront à l’abbaye ses lettres de noblesse, la nouvelle fondation va s’accroître si considérablement, qu’il faudra, vers 1060, transférer l’abbaye pour la seconde fois sur un emplacement moins humide, plus proche de la source du Bec et beaucoup plus vaste. Une nouvelle église fut également bâtie et consacrée en 1077 par Lanfranc.

Après la bataille d’Hasting en 1066, Guillaume le Conquérant eut besoin d’hommes dignes de confiance pour établir son pouvoir outre-Manche. Le nouveau roi d’Angleterre fit appel à Lanfranc en 1070 pour devenir archevêque de Canterbury. Pendant près de vingt ans, le nouvel archevêque entreprit une réforme en profondeur de l’Eglise anglo-saxonne.

Guillaume fera aussi appel aux moines normands pour le seconder dans son entreprise. En échange, ils recevront des bénéfices ecclésiastiques, évêchés ou abbayes, dans les territoires ainsi conquis. Dès lors, les possessions anglaises se développeront jusqu’à atteindre vingt-cinq prieurés avec leurs dépendances. Il en ira de même dans le royaume de France, où près d’une vingtaine de prieurés relèveront au siècle suivant de l’Ordre du Bec. Citons entre autres : Conflans, Pontoise, Meulan, Beaumont-le-Roger, Saint Ymer, etc…

Cassé de vieillesse, le vieil abbé Herluin déclinait. Il eut cependant la consolation de voir Lanfranc, devenu entre-temps archevêque de Canterbury, consacrer l’église du nouveau monastère. Ce fut une magnifique solennité, suivie d’un festin non moins magnifique, rapporte la chronique.

Herluin rendit son âme à Dieu le 26 août 1078 Des obsèques très solennelles et dignes d’un tel abbé lui furent faites. Il fut enterré dans la salle capitulaire, sous une dalle de marbre noir, qui émigra à l’église paroissiale à la Révolution. Il est revenu à son emplacement avec le retour des moines au Bec, son corps se trouve actuellement au centre de la chapelle du monastère. Sa fête est inscrite au Martyrologe au 26 août. A la mort d’Herluin, Anselme, alors prieur claustal, lui succède comme abbé (1078-1093). Son prestige était tel et ses vertus si aimables que les plus grands personnages désirèrent l’avoir pour ami. Confesseur de Guillaume le Conquérant à la fin de sa vie, les papes Grégoire VII et Urbain II le mandaient également à Rome.

L’Angleterre était alors gouvernée par le fils de Guillaume le Conquérant, Guillaume le Roux, le plus brutal et le plus impie des tyrans. Usurpateurs des biens de l’Eglise, il laissait les évêchés vacants, pour en accaparer les revenus ; ainsi, il y avait quatre ans qu’il refusait de pourvoir au siège primatial de Canterbury (qui assurait la primatie dans l’État plantagenêt), lorsque tombé gravement malade, et croyant sa fin prochaine, il se résigna à accepter l’abbé du Bec comme titulaire de ce siège. Anselme avait alors soixante ans et n’aspirait qu’à finir ses jours au milieu de ses frères et de ses livres ; bien qu’à contre-cœur et avec la permission des moines du Bec, il accepta cependant de se jeter aux milieu des combats [1093].

Anselme, archevêque de Canterbury et primat d’Angleterre

Les heurts ne tardèrent pas à ce produire entre Guillaume revenu à la santé, et le défenseur des droits de l’Eglise. Pour briser la résistance le roi imagina de faire déposer Anselme, et il trouva des évêques pour appuyer ses vues ; toutefois, il n’osa pas aller jusqu’au bout. Anselme ayant manifesté sa volonté d’aller à Rome prendre les avis du pape, le prince dit alors : «  s’il va à Rome, Canterbury est à moi ! ». En attendant, le passage d’Anselme à travers la France fut une vraie marche triomphale [1097]. Et à Rome, Urbain II le reçut avec des honneurs extraordinaires. Au retour, Anselme se retira auprès de son ami Hugues de Bourgogne, archevêque de Lyon.

La mort de Guillaume le Roux, frappé à la chasse par une flèche qui lui traversa le cœur, vint mettre fin à l’exil d’Anselme. Henri Ier, surnommé Beau-Clerc, rappela l’archevêque exilé, mais continua la politique religieuse de son prédécesseur. Il commença par exiger des évêques qu’ils reconnussent tenir de lui leur autorité tout entière, ecclésiastique aussi bien que civile. Se conformant aux directive du pape, Anselme s’y refusa. Sous le fallacieux prétexte de négocier avec le pape, Henri envoya alors Anselme en ambassade à Rome. A son retour à Lyon, il reçu du roi la défense de rentrer en Angleterre. Cependant, en présence d’une menace excommunication, le roi céda : il renonça à son prétendu droit d’investiture, rappela Anselme et se réconcilia sincèrement avec lui, au point de lui confier le gouvernement pendant ses absences. (concile de Londres, 1106)

Quatre ans après son retour, le saint archevêque allait recevoir la récompense de ses vertus et de ses combats. Le mardi saint 1109, il ne pouvait plus parler ; selon l’usage monastique, on l’étendit sur la cendre et, à l’aurore du mercredi 21 avril, il rendit son âme à Dieu. Il était âgé de 76 ans.

Son tombeau se trouve dans la cathédrale de Canterbury. On le représente en évêque et docteur de l’Église, contemplant l’apparition du Christ et de la Sainte Vierge.

Epilogue

En tant qu’archevêque de Canterbury, il imposera la réforme grégorienne, transférera les investitures à Rome et donnera à l’Église d’Angleterre la direction que suivra Thomas Beckett.[]

Le « docteur magnifique », fut une figure considérable du XIème siècle, il fut un des plus grands écrivains mystiques de l’Occident médiéval, et considéré parfois comme le véritable fondateur de la pensée et de la méthode scolastiques défendues par Abélard et couronnées par Thomas d’Aquin, outre de son charisme propre, il a laissé un grand nombre d’ouvrages philosophiques et théologiques. La doctrine de saint Anselme est attirante : il fait le lien entre le dogme et la piété.

Il signait ses lettre « frère Anselme, par la vie pécheur, par le vêtement moine, par l’ordre ou la permission de Dieu appelé évêque de Canterbury ».

Aujourd’hui encore, sa pensée continue de nourrir la réflexion.

Canonisé en 1494, Anselme du Bec, par la composition de ses savants ouvrages, fût proclamé docteur de l’Eglise en 1720 par Clément XI.

Aujourd’hui, majestueuse et paisible, l’abbaye du Bec étend ses splendides bâtiments au fond de la vallée du Bec, cette petite rivière qui lui a donné son nom. Depuis Herluin, bienheureux Lanfranc et saint Anselme commença une lente succession de constructions de destructions, d’agrandissements divers, dont les bâtiments actuels ne sont que la dernière étapes réalisée pour sa plus grande partie aux XVIIème et XVIIIème siècles. Rendue à sa vocation première depuis 1948 avec l’arrivée d’un groupe de moines, elle demeure propriété de l’Etat, et c’est à ce titre que de très importants travaux de restauration ont été effectués depuis cinquante ans, permettant ainsi à la communauté de faire pleinement revivre les lieux.

ROME, Mardi 21 avril 2009 : Benoît XVI salue Saint Anselme à l’occasion du 900è anniversaire de sa mort. Les enseignements de saint Anselme de Cantorbury renferment un « trésor de sagesse » utile aux hommes d’aujourd’hui, spécialement aux Européens, souligne Benoît XVI.

Benoît XVI mentionna aussi le Collège Saint-Anselme de Rome, sur l’Aventin, fondé par le pape Léon XIII, conservant et promouvant les enseignements fondamentaux de la vie monastique, pour former des jeunes du monde entier. Pour le saint Père, ce collège est devenu un institut académique international qui offre une formation philosophique, théologique, et liturgique, en alliant – comme saint Anselme l’a fait – la foi et la connaissance de la foi, grâce à l’intelligence.

*****

La Vierge Marie n’est pas pour lui simplement un thème théologique, il l’aime et la vénère comme une personne réelle et proche de son cœur, collaboratrice maternelle et nécessaire à notre relation avec le Christ rédempteur. Dans son enseignement, le Christ et Marie s’éclairent mutuellement.

Il convenait que cette Vierge à qui le Père se disposait à donner son Fils unique, ce Fils engendré de son cœur, égal à lui et qu’il aime comme lui-même, qu’il voulait lui donner de sorte qu’il fût naturellement un seul et même Fils, commun à Dieu et à la Vierge, il convenait que cette Vierge fût ornée de la plus haute sainteté qui se puisse concevoir après celle de Dieu.

Que vos entretiens soient toujours purs et qu’ils roulent sur Dieu ; prenez modèle sur les anges du ciel. Hormis les soins qu’exige la fragilité de la nature humaine, pour vivre toujours dans le ciel (a), considérez et imitez en tout la vie des anges. Que cette contemplation soit votre maîtresse, que cette considération soit votre règle.

Poursuivez ce qui s’harmonise avec la vie angélique ; détestez ce qui s’en éloigne. Songez que vos anges, – comme l’a déclaré le Seigneur : “vos anges contemplent sans cesse le visage de mon Père” (b) – vous sont toujours présents et qu’ils considèrent vos actions et vos pensées (c), et prenez soin de toujours vivre comme si vous expérimentiez sensiblement leur présence.

Je ne cherche pas à comprendre afin de croire,

mais je crois afin de comprendre.

Car je crois ceci — à moins que je ne croie, je ne comprendrai pas[]

La foi ne s’oppose pas à la raison mais la fonde.

Hymne des premières vêpres

Evêque intrépide, moine fidèle,

docteur Couronné de lauriers,

voici Anselme :

notre chœur en fête rivalise pour le chanter.

Déjà sage avant l’âge,

il méprise la fleur de ce Monde périssable,

Et sans attendre, entre au cloître

Pour recevoir l’enseignement de Lanfranc

Cherchant à pénétrer les secrets intimes du Verbe,

il est porté sur les ailes d’une foi inébranlable :

Qui s’est abreuvé plus intensément aux sources pures des dogmes ?

La sainte liberté,

que le Christ a donnée à ses brebis sauvées

et qu’il préfère à tout,

presse Anselme : il la défend fermement.

En protecteur attentif,

qu’il se souvienne sans cesse de nous

devant la Sainte Trinité,

que tous adorent partout d’une louange sans fin.

Hymne à vêpres

Vénérable docteur, notre chœur joyeux

vous chante par ses louanges et ses vœux :

avec raison nous mettons en vous

notre gloire, Saint compagnon.

Père saint, investi de la charge d’abbé,

vous vous dévouez à votre chère famille,

portant avec bonté les faibles sur vos épaules,

vous encouragez les fervents en les devançant.

Un roi vous offre un siège épiscopal ;

pourquoi craindre la lutte ?

Voici les victoires, exilé courageux,

vous portez la lumière aux peuples étrangers.

Pasteur, votre renommée atteint Rome :

le souverain pontife vous honore,

la foi vous appelle : les pères se sont tus,

défendez la vérité.

Souvenez-vous de votre saint troupeau,

soyez son patron près de l’éternelle Trinité,

que tous les siècles célèbrent partout

de leurs Saintes louanges.

Actualités de la Paroisse - articles récents

« Opération fromages de Noël 2020″

L’Association Notre-Dame d’Évreux vous propose à nouveau cette année, le délicieux Comté fruité d’été, affinage 15/ 18 mois, de fabrication artisanale dans un des plus hauts villages du Jura, par paquets de 500 g ou de 1 kg, ( 24,50 € le kg), que vous pourrez partager en famille ou entre amis au moment des fêtes de Noël et de fin d’année. Qualité assurée par le producteur.

Cette vente participera au financement de personnes âgées, malades, handicapées ainsi qu’à de jeunes collégiens, lycéens et étudiants qui se mettront à leur service au prochain pèlerinage diocésain à Lourdes, du mardi 20 Juillet au lundi 26 Juillet 2021.

De nouveaux protocoles d’accueil tenant compte du contexte sanitaire sont en cours d’élaboration.

La crise sanitaire implique aussi d’assurer de notre soutien, les lieux d’hébergement « Marie Saint Frai » qui accueillent les Personnes malades ou handicapées à Lourdes.

Nous comptons sur votre aide et votre solidarité sans lesquelles rien n’est possible.

N’hésitez-pas à faire profiter vos familles, voisins, proches, collègues et amis de cette belle action solidaire.

Nous proposons des morceaux d’environ 500 g ou 1 kg qui seront facturés au poids, sur la base de 24,50 euros/kg

Règlement à réception, par chèque à l’ordre de HNDE. Ne pas les rédiger avant la livraison. De coupe artisanale, les morceaux ne font pas exactement 500 g ou 1kg.

Date limite de commande : 01/12/2020 midi – Date de livraison : à partir du 20/12/2020

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Homélie de la messe du 1er dimanche de l’Avent du Père Jérôme PAYRE

Homélie 1er Dimanche de l’Avent – 29 Novembre 2020 B

Il a donné tout pouvoir à ses serviteurs … (Mc 13).
Le temps de l’Avent débute ce dimanche. L’Avent fait grandir notre désir de la venue de Dieu, de son emprise sur le monde (Cf. Christ Roi). Il rappelle que Dieu est le maître du monde. Nous sommes invités à orienter/réorienter notre vie, nos pensées, paroles, actions, vers le vrai visage de Dieu, un père, un ami. Le temps de l’Avent célébre la venue du Rédempteur, dans la mémoire joyeuse que Dieu s’est fait homme, que le Verbe s’est fait chair (Jn 1, 14) en Jésus, à Bethléem.

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Décision du Conseil d’État du 29 novembre 2020 : le droit a été rétabli et la raison reconnue

Par sa décision du 29 novembre 2020, le juge des référés du Conseil d’État a retenu le caractère disproportionné de la mesure gouvernementale qui limitait à 30 le nombre de personnes autorisées à assister aux cérémonies religieuses dans les lieux de culte, en relevant qu’il n’y avait pas de justification à cette interdiction absolue et générale « alors qu’aucune autre activité autorisée n’est soumise à une telle limitation fixée indépendamment de la superficie des locaux en cause ».

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Message pastoral pour l’Avent de Monseigneur Christian Nourrichard

Chers amis,

Aujourd’hui, nous entrons dans l’Avent, temps d’attente et d’espérance.

Pendant cette année si particulière marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, nous avons souvent eu l’impression d’attendre : attendre de pouvoir sortir de nos maisons, de retrouver nos proches, de retourner à l’école ou au travail, de reprendre nos activités… Nous avons aussi dû patienter, et patientons encore, pour célébrer les mariages, les baptêmes et pour retourner à la messe sans contraintes. Ainsi, nos vies ont été bouleversées et un sentiment légitime d’inquiétude a pu apparaître.

L’Avent est un temps d’attente profondément différent parce qu’il se vit dans l’espérance. Nous cheminons avec une certitude : la venue de notre Sauveur. Dans la joie, nous attendons la naissance de Jésus-Christ qui s’est fait homme en naissant dans une mangeoire, avec humilité et simplicité.

Aujourd’hui, revivons ce Mystère vécu à Bethléem il y a 2 000 ans !

Vous allez probablement préparer votre crèche, peut-être aurez-vous la chance de le faire avec vos enfants ou petits-enfants. La crèche a ceci de merveilleux qu’elle nous fait toucher du doigt cet événement unique et extraordinaire qui a changé le cours de l’Histoire. Je voudrais donc vous inviter à contempler avec attention chaque élément et chaque personnage. Chacun porte un sens bien particulier ; mais tous se sont mis en chemin avec la même foi car ils savaient que dans la crèche, se trouvait le Messie, l’Essentiel.

Chers amis, je vous souhaite de vivre ce temps de l’Avent à l’image de ceux qui, lors de cette Nuit Sainte, se sont hâtés vers l’Enfant-Jésus, dans la joie, la confiance et l’espérance !

Bel Avent à tous !

+ Christian Nourrichard,
évêque d’Évreux

Message

La Conférence des évêques de France dépose un référé liberté

Dans sa déclaration du jeudi 26 novembre, le Premier ministre a annoncé une jauge de 30 personnes pour les célébrations religieuses dès ce dimanche. Cette jauge n’est ni compréhensible ni acceptable en l’état. En conséquence, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF), réuni hier soir, a décidé de déposer un référé liberté au Conseil d’État dès ce matin, les évêques estimant qu’ils ont le devoir de veiller à la liberté de culte dans notre pays.

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