3 février, saint Anschaire, évêque de Brême et Hambourg : 8 sept 801 à Corbie en Picardie – 3 février 865 à Brême en Allemagne.

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Saint Anschaire, évêque de Brême et Hambourg : 

8 sept 801 à Corbie en Picardie – 3 février 865 à Brême en Allemagne.

 

Anschaire ou Anskar ou Oscar naquit le 8 septembre 801 à Fouilloy, près de Corbie, en Picardie. Il perdit sa mère à cinq ans. Son père, retenu par ses fonctions à la cour de Charlemagne, le confia aux religieux de l’important monas­tère de Corbie. Elevé aux saints Ordres, il enseigna d’abord dans ce même monastère, puis dans le nouveau Corbie de Saxe, fondé à la suite des con­quêtes de Charlemagne (823).

 

Sur ces entrefaites, le roi de Jutland, chassé de ses Etats par les « terribles Nor­mands », s’était réfugié à la cour de Louis le Débonnaire, et y avait reçu : le baptême. Lorsqu’il rentra dans son royaume, il demanda au roi de France quelques missionnaires zélés pour l’accompagner et l’aider à ache­ver la conversion de son peuple. Anschaire fut le seul qui voulut d’abord accepter ce poste (826). Il trouva ensuite un compagnon dans la per­sonne d’Autberg. A eux deux ils convertirent un grand nombre de païens. Ils ouvrirent un séminaire pour y former des collaborateurs : les premiers qui y furent reçus étaient des jeunes gens rachetés de l’esclavage ; il s’y joignit quelques jeunes personnes de condition libre. Ce fut de cette pé­pinière que sortirent les premiers évêques de la Suède et du Danemark.

 

En 829, le roi de Suède, à son tour, fit demander à Louis le Débon­naire des missionnaires pour évangéliser son royaume. Le roi fit venir Anschaire du Danemark et le chargea de cette mission en Suède. Le vais­seau qui portait les nouveaux missionnaires fut totalement pillé par les pirates ; plusieurs des religieux découragés parlaient de retourner en Saxe. Mais Anschaire parvint à remonter leur courage. Dieu bénit leurs travaux : la moisson recueillie fut si abondante qu’à peine avait-on le temps d’instruire tous ceux qui demandaient le baptême.

Ravi des progrès que la foi de Jésus-Christ faisait dans ces contrées et désireux de donner plus de stabilité à ces nouvelles chrétientés, Louis le Débonnaire exécuta le plan de son père, Charlemagne, en établissant un siège métropolitain à Hambourg (834). Cardant pour lui le Dane­mark et le nord de l’Allemagne, Anschaire confia la Suède à son parent Gauzbert, construisit sa cathédrale à Hambourg, et y créa un monastère qu’il peupla de religieux venus de Corbie. La prise et le pillage de la ville de Hambourg par les Normands, en 845, ne le découragèrent pas.

Le siège de Brême étant devenu vacant, Louis le Germanique le réunit à celui de Hambourg, sous l’administration unique d’Anschaire.

 

Dans le nord, Gauzbert avait été chassé de Suède par une émeute.

Anschaire n’hésita pas à aller lui-même rétablir les choses ; son zèle y eut le plus grand succès. Après avoir établi de bons ministres pour y continuer l’œuvre du Seigneur, il rentra à Brême.

L’apôtre n’avait point absorbé en lui le religieux, et les fonctions épiscopales n’avaient pas diminué ses austérités. Anschaire suivait en cela l’exemple de saint Martin, qu’il s’était proposé comme modèle. Comme saint Rembert (4 février), son disciple, successeur et biographe, se risquait un jour à lui parler de ses miracles qu’il avait opérés par ses prières et l’onction de l’huile sainte, il disait que : s’il avait quelque crédit auprès de Dieu, il ne lui demanderait qu’un seul miracle, celui de devenir un homme de bien.

 

Saint Anschaire rendit son âme à Dieu à Brême le 3 février 865, il y a 1150 ans

 

Le protestant Münter a dit de lui : des églises et des couvents lui ont été dédiés ; des fêtes ont été instituées en son honneur, et quoique le protestantisme ait renversé ses autels, il ne serait pas juste que la mé­moire d’un homme qui a été le bienfaiteur de tant de générations fût oubliée

Il n’est que juste aussi de rappeler que l’Apôtre de la Suède et du Danemark est une des gloires de la France missionnaire.

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Dans l’ordre de la nature, Dieu pourvoit à tout : les êtres se multiplient d’eux-mêmes. Mais les âmes, Dieu ne leur donne la vie surnaturelle que par la main du prêtre. « Comment croira-t-on en Celui dont on n’a pas entendu parler ? Et comment en entendra-t-on parler s’il n’y a pas de prédicateur ? » (Rom. X. l)  Si nous ne voulons pas le salut des infidèles, ils ne seront pas sauvés. Le doux saint François de Sales disait en parlant de la prédication apostolique : « il ne faut pas s’en mêler si l’on n’est résolu à mille travaux et à mille traverses. »

Messes du 28 septembre au 4 octobre 2020

Semaine 40

Lundi 28 septembreS. Venceslas, martyr ; S. Laurent Ruiz et ses compagnons, martyrs

Mardi 29 septembre – Saint Michel, Saint Gabriel et Saint Raphaël, Archanges

  • Patronage à partir de 16:00
  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Mercredi 30 septembre – S. Jérôme, prêtre et docteur de l’Eglise

  • Messe à l’église de la Madeleine à 9:00
  • Messe à l’église de Bourth à 18:30

Jeudi 1 octobre – Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, vierge

  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Vendredi 2 octobre – Ss Anges Gardiens

  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30Premier vendredi du mois Adoration

Samedi 3 octobre – De la Férie

  • Messe à l’église Notre-Dame à 9:00Confrérie de la Vierge Marie
  • Messe anticipée à l’église de Rugles à 18:30

Dimanche 4 octobre – 27ème dimanche du Temps Ordinaire

  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00