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Messes du 11 au 17 mai 2020

Lundi 11 mai – De la Férie

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Mardi 12 mai – S. Nérée et S. Achille, martyrs ; S. Pancrace, martyr

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Mercredi 13 mai – Notre-Dame de Fatima (1917)

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Jeudi 14 mai – S. Matthias, apôtre

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Vendredi 15 mai – De la Férie

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Samedi 16 mai – De la Férie

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Dimanche 17 mai – 6ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Message de soutien aux Sapeurs Pompiers du SDIS 27

Bonjour à vous tous .

Chers Sapeurs Pompiers du SDIS 27

Avant toute chose laissez-moi vous dire mon action de grâce pour tous le service que vous accomplissez en ces jours d’épreuves et de souffrances partagées.

En ces jours d’espérance, aussi, pour vaincre ce satané virus.

En lien avec notre sainte patronne, sainte Barbe , offrir un temps de prière pour vous, vos familles, et aussi vos défunts.

N’hésitez pas à me communiquer des intentions plus personnelles si vous le souhaitez sur E-mail  :   pascal.richer0789@orange.fr

En cette semaine sainte pour tous les croyants catholiques;

Occasion pour eux et pour tous ceux qui ne sont pas hostiles aux message de Jésus-Christ, de savoir à quel point Dieu nous aime et veux notre bonheur.

Les circonstances difficiles de la vie, évidemment celles que nous traversons en ce moment avec la crise sanitaire mondiale du COVID-19, pourraient nous en faire douter.

Mais quand on voit le pris fort que le Christ a mis pour nous sauver de tous mal et de la mort, en allant jusqu’à mourir lui-même pour nous on peut avoir de l’espérance.

Et sa résurrection le matin de Pâques est la signature finale de son amour plus fort que tout, plus fort même que la mort.

Je n’en rajoute pas, mais croyez bien à ma prière d’homme, de chrétien, et de diacre au service du SDIS 27

Pascal RICHER , diacre permanent ,  Aumônier du SDIS 27.

Bonne semaine, dans la joie de la foi en Jésus Ressuscité

Chers paroissiens,
Nous sommes en ce jour dans la joie, dans la belle émotion de la
rencontre entre Jésus et ses Apôtres, entre Jésus et saint Thomas.
Le temps pascal vient fortifier notre foi, notre relation au Seigneur
Jésus.
Oui, le Carême est fini, et notre semaine pascale, l’Octave aussi.
Le Gloria n’est plus chanté à la messe de semaine, pas plus que
allez dans la paix du Christ, alleluia … chanté ce soir avec
assurance par notre diacre Pascal pour la dernière fois avant la
Pentecôte.
Pouvons-nous formuler le désir de nous retrouver pour cette fête de l’Esprit saint, don de Dieu, source vive, Père des Pauvres ? A la grâce de Dieu !
Lui seul sait ce dont nous avons besoin pour vivre de Lui, par Lui et avec Lui…

Centre Bethléem

Chers paroissiens,

Il semble que les jardins n’ont jamais été aussi beaux, car le confinement permet d’entretenir son jardin.Il était temps, même si peu de personnes viennent au centre Bethléem, de lui faire une vraie toilette en attendant que certaines bonnes volontés puissent prendre le relais dans les mois qui viennent.Il reste encore quelques parterres… mais on va y arriver ! Je tiens ce soir à remercier les 2 jeunes qui ont passé plusieurs heures à faire ce travail de nettoyage nécessaire ! Ce n’est pas rien l’accueil en paroisse. Père Jérôme PAYRE

Homélie du Dimanche de la Divine Miséricorde du Père Jérôme PAYRE

Homélie Dimanche de la Miséricorde – 18-19 avril 2020 – A

Les portes se trouvaient étaient verrouillées… Jésus vint, il était au milieu d’eux (Jn 20). Et huit jours plus tard, Jésus est de nouveau là… malgré les portes verrouillées.
Quelle actualité, l’Évangile ! Même dans notre confinement, le Seigneur Ressuscité nous rejoint, est là pour nous. Confinés, ralentis, inquiets… nous sommes rejoints par le Seigneur. “Jésus vient, et il se tint là”, au milieu d’eux. La résurrection de Jésus est victoire sur la mort, sur le péché. Et le Christ ressuscité est maître du temps, (qui peut sembler long en ces jours si incertains), de l’histoire (que nous arrive-t-il en cette période de pandémie ?)….

Découragé ?

Voilà que nous avons un nouvel horizon. Le 11 mai serait la fin de cet enfermement. Mais sera-t-il la fin de notre inquiétude ? Inquiétude de la maladie qui, on le sait, ne sera pas éradiquée si vite, inquiétude pour notre travail, celui de nos enfants, inquiétude enfin pour un monde que l’on devine infiniment fragile. À travers ce qui s’exprime, on sent tellement de découragement. Tant d’efforts, d’espoirs, de projets d’avenir sont mis à mal. Non, le monde d’avant ne sera plus. Cette certitude s’infiltre peu à peu dans l’esprit de nos contemporains, tel un poison qui mine le moral et notre espérance. Au siècle des mystiques, le découragement venait de la tentation de croire qu’on était damné. Ce n’est certes plus le cas aujourd’hui. Et nos découragements se nourrissent de bien d’autres choses. Mais la littérature spirituelle chrétienne, qui abonde en récits d’expériences de découragement, propose de sages conseils, propres à nous remettre en selle. Et qui n’ont rien perdu de leur pertinence. D’abord, et je me permets ici de plagier les Exercices spirituels d’Ignace, s’interdire d’écouter l’esprit mauvais, qui attriste, met des obstacles, inquiète par de fausses raisons, et empêche d’aller de l’avant. Ensuite, ne pas s’exhorter au courage qui, selon François de Sales, n’est pas un bon antidote au découragement. Mais plutôt garder confiance, autre nom de la foi. Le monde ne sera plus comme avant ? Non. C’est vrai… Mais s’il était meilleur ?

Sophie de Villeneuve,
rédactrice en chef de Croire

Dimanche de la Divine Miséricorde

Le dimanche après Pâques est le Dimanche de la Miséricorde. C’est Saint Jean Paul II qui institua cette fête en 2000 le jour de la canonisation de Sainte Faustine. Le Christ lui avait dit « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques ».

En savoir +

Messe en direct du dimanche de la Miséricorde, 19 avril, célébrée par Mgr Nourrichard à 10h30 depuis la cathédrale d’Évreux
https://evreux.catholique.fr/…/messe-dimanche-divine-miseri…d

Sainte fête de Pâques

Chers paroissiens,

Au terme de ce triduum pascal si particulier, de ces 3 jours saints, de la célébration de la vigile et de la messe de Pâques, je viens vous retrouver pour vous souhaiter une belle et sainte fête de Pâques.

Il semble difficile de dire joyeuse Pâque….compte-tenu du climat difficile que notre pays, notre Eglise, nos familles traverse.

Cependant, ne nous laissons pas voler la joie de l’Evangile, la joie de la bonne et grande nouvelle : Le Christ est ressuscité d’entre les morts, il est notre espérance !

Je me réjouis d’avoir vu quelques drapeaux Hosanna ! pour les rameaux sur les fenêtres des maisons ou depuis ce matin, quelques Alleluia l sur les vitres et les bords de route.

Cette année, la fête de Pâques aura été visible par bon nombre de personnes….

Nous pourrons garder ces habitudes, lorsque nous sortirons de cette épreuve – que tous nous traversons-, que nous soyons malades ou en bonne santé, soignants, forces de l’ordre, enseignants, parents…

Bénédiction Urbi et Orbi : le Christ apporte au monde « la contagion de l’espérance »

« Comme une nouvelle flamme, la Bonne Nouvelle s’est allumée dans la nuit : la nuit d’un monde déjà aux prises avec des défis du moment et maintenant opprimé par la pandémie [de covid-19], qui met à dure épreuve notre grande famille humaine », a déclaré avec force le pape François ce 12 avril dans son traditionnel message pascal depuis la basilique Saint-Pierre. Il a ensuite donné la bénédiction Urbi et Orbi, « à la ville et au Monde ».

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Homélie du Saint Jour de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie saint jour de Pâques 12 avril 2020

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !
Ce cri, cette salutation pourrait habiter nos paroles en ce jour de joie, en cette fête de Pâques.
Oui, le Christ Jésus, arrêté par trahison, jugé injustement, crucifié est ressuscité.
Si les disciples, les soldats, les chefs des prêtres sont acteurs et donc témoins de la mise à mort de Jésus, personne n’est témoin de sa résurrection. Mais le tombeau est vide !
Comme au Cénacle où les Apôtres sont enfermés (confinés ?) par peur des juifs (Jn 20), le Seigneur ressuscité vient à nous, le Vivant entre dans le Cénacle que sont nos maisons, nos familles, nos communautés, et notre coeur, temple vivant de l’adorable Trinité (ste Thérèse de l’Enfant Jésus).

Homélie de la Vigile Pascale du Père Jérôme PAYRE

Homélie Vigile Pascale 11 avril 2020

Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples. Jésus, désire nous retrouver, nous nourrir, nous sanctifier. C’est bien d’actualité, car nous ne pouvons pas sortir, nous sommes confinés. Jésus, dans sa miséricorde, vient à nous. Nous faisons une expérience
d’enfermement par ce confinement. Peut-être pas d’esclavage, comme en Égypte, ni en prison pour tant de frères chrétiens qui sont, à cette heure, persécutés.
La crise sanitaire que nous traversons (c’est une Pâque) nous a fait lire 9 lectures et psaumes. Pas de feu nouveau ni de liturgie baptismale sinon le renouvellement de nos promesses baptismales.
Nous vivons une nuit de veille en l’honneur du Seigneur. Il passe, c’est la Pâque du Seigneur.

Homélie du Vendredi Saint du Père Jérôme PAYRE

Homélie vendredi saint 10 avril 2020

Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé (Jn 19).
En ce vendredi saint, le silence dans notre pays, nos villes, nos vies, parfois nos coeurs, à cause de cette pandémie, la souffrance et l’inquiétude de beaucoup, le ralentissement de toute activité nous
invitent à nous tourner vers le Seigneur Jésus, source de toute grâce et de tout amour.
Au pied de la croix, ce n’est pas le silence le vendredi saint. La haine, les moqueries, les injures, la souffrance, le désarroi sont présents… et pourtant, que d’amour déployé par Jésus. Jusqu’au bout,
Il nous a aimés… jusqu’au bout, jusqu’à la fin, jusqu’à l’infini…

Recevoir le Pardon de Dieu dans la situation exceptionnelle de pandémie du coronavirus

En ces jours saints, nous parvenons au terme du Carême, temps privilégié de conversion, d’ouverture du cœur pour chacun de nous. Dieu n’a pas d’autre désir que de nous manifester Sa miséricorde. Et pourtant, du fait du confinement pour limiter la propagation du Covid-19, nous ne pourrons pas cette année rencontrer un prêtre pour vivre le sacrement de la réconciliation. Comment, dans ces conditions, goûter le pardon du Seigneur, éprouver la joie de se laisser réconcilier ?

L’Eglise vous propose de vivre un chemin de contrition et de demande de pardon à Dieu avec, pour les fautes graves, « la ferme résolution de recourir le plus tôt possible à la confession sacramentelle », afin de recevoir effectivement le pardon de ses péchés.

Vous trouverez ci-joint une proposition de démarche spirituelle qui est faite par le Service de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle du diocèse de Rennes.

Que ce temps de confinement qui nous est imposé devienne un temps de retour dans la grâce divine librement choisi !

Je vous souhaite de beaux jours saints !

+ Christian NOURRICHARD

Evêque d’Evreux

Vénération de la Sainte Couronne d’épines à Notre-Dame de Paris

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, vénèrera la Sainte Couronne d’épines au coeur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, à quelques jours du 1er anniversaire de l’incendie qui a ravagé l’édifice en 2019. Mgr Michel Aupetit entrera dans la cathédrale Notre-Dame de Paris à 11h30, accompagné de Mgr Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale et de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris. Il vénèrera la Sainte Couronne d’épines, sauvée des flammes de l’incendie. Un temps de méditation suivra : des textes d’auteurs tels que Marie-Noël, Paul Claudel, Charles Peguy ou Mère Teresa seront lus par Mme Judith Chemla et par M.Philippe Torreton avec, en alternance, des pièces de musique interprétées par M. Renaud Capuçon. Un événement diffusé en direct sur BFM TV et sur KTO.

Chemin de croix

Chers paroissiens,
Comme annoncé, je vous adresse le lien pour suivre le chemin de croix avec notre évêque et un texte de chemin de croix…. Belle préparation à La grande fête de Pâques… dans la prière auprès de la croix, en pensant aux malades, aux prisonniers, aux plus faibles de notre société et aussi aux martyrs de notre temps.

Père Jérôme PAYRE

Voici le lien qui vous permettra de suivre le Chemin de Croix, en direct, avec Mgr Nourrichard : https://youtu.be/1vmCpNWVjHY

Homélie de la messe de la Cène du Pape François

« n’ayez pas peur de pardonner », Homélie de la messe de la Cène 9 04 2020

L’Eucharistie, le service, l’onction.
C’est la réalité que nous vivons aujourd’hui dans cette célébration : le Seigneur qui veut demeurer avec nous dans l’Eucharistie. Et nous devenons toujours tabernacles du Seigneur. Nous portons le Seigneur
avec nous, au point que lui-même nous dit que si nous ne mangeons pas son corps, et si nous ne buvons pas son sang, nous n’entrerons pas dans le Royaume des cieux. Mystère que celui du pain et du vin, du Seigneur avec nous, en nous, à l’intérieur de nous.
..

Homélie messe du Jeudi Saint du Père Jérôme PAYRE

Jeudi Saint 2020 – 9 avril 2020

Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi (Jn 13,1).
Avoir part avec le Christ, c’est notre joie et notre désir de chrétien : être du Christ, vivre par et pour le Christ. Le Fils bien-aimé lave les pieds de ses disciples. Tentons de comprendre, en ce jeudi saint, sans fidèle ni lavement des pieds, l’amour infini de Jésus….

Veillez et priez une heure avec le Maitre

Chers paroissiens,
ce soir, un court message pour vous inviter à m’indiquer quelle heure vous souhaitez assurer dans la nuit du jeudi au vendredi saint, ce qu’on appelle l’heure sainte. Evidemment, nous ne pourrons nous relayer à l’église Notre Dame, comme envisagé avant le confinement. je vous propose tout simplement de lire et relire les chapitres 13 à 17 dans l’Evangile de saint Jean.
Je vous redis ma proximité dans la prière et vous remercie pour les nouvelles que vous me donnez, cela nourrit ma prière et de vous retrouver d’une manière limitée certes mais réelle. Belle soirée, dans l’attente de votre retour d’horaire

Père Jérôme PAYRE

perejeromepayre@gmail.com

Saint Martin de Porres, frère dominicain, naquit le 9 décembre 1579 à Lima, † 3 novembre 1639.

Fils d’une ancienne esclave noire péruvienne et d’un noble espagnol castillan qui ne voulut pas le reconnaître, il supportera, toute sa vie, les humiliations et le mépris que lui attiraient sa naissance illégitime et le racisme dû à la couleur de sa peau. Dès son adolescence, il partageait son pain avec plus pauvre que lui dans les rues de Lima au Pérou.

Le jeune Martin, âgé alors de douze ans, décida d’apprendre le métier de barbier. Les barbiers à cette époque apprenaient aussi à soigner les blessures et faisaient fonction de médecin voire de chirurgien.

Martin fut un apprenti attentif et dévoué. Les malades venaient de préférence vers lui tant sa douceur et ses compétences étaient déjà grandes. De plus, Martin ne faisait pas payer les plus pauvres, et se dépensait sans compter pour tous les gens qui le sollicitaient.

Martin travaillait beaucoup. Il avait une profonde piété : il se levait avant jour pour s’arrêter à l’église afin de servir la Messe, et après son travail, il s’enfermait dans sa chambre pour prier, les yeux fixés sur le crucifix, et lire des ouvrages pieux.

Frère Dominicain

À l’âge de seize ans, Martin quitta son emploi de barbier pour entrer dans l’Ordre des Dominicains, au monastère du Saint-Rosaire de Lima. Il demanda à y être admis à la plus humble place, celle de membre du Tiers Ordre, ou donado. Ces personnes effectuaient les tâches les plus difficiles et les plus ordinaires. Martin balaya le cloître et les couloirs, nettoya les toilettes, prépara la nourriture, lava le linge, et remplit aussi les fonctions de barbier du monastère.

Il effectuait toutes ces tâches avec joie et humilité ; il fut aussi attaché aux soins des malades à l’infirmerie, tâche dont il s’acquittait avec dévouement et grande réussite. Certaines guérisons miraculeuses lui furent attribuées par ses frères qui lui reconnaissaient le don de thaumaturgie. Il était patient, sourd aux rebuffades : un patient l’avait traité rudement il répondit : « Je dois prendre un meilleur soin de celui-ci, car il me connaît mieux que les autres ».

En dehors de son service auprès des malades, Martin priait beaucoup, passant de longues heures devant le Saint Sacrement, s’arrêtant pour de courtes et profondes oraisons devant toutes les images pieuses du monastère, consacrant une grande partie de ses heures de repos à la vénération de la Vierge, ne manquant jamais de sonner lui-même l’Angélus.

Il effectuait de longues pénitences, priant pour les âmes du Purgatoire, se faisant fouetter de verges par les autres moines en signe d’humilité. Il portait le Cilice et jeûnait souvent. Il allait jusqu’au bout de son vœu de pauvreté : à sa sœur qui voulait lui offrir un second habit afin qu’il puisse changer et laver le sien, il répondit : « Quand je lave mon habit, ma tunique me suffit pendant le temps où il sèche ; et quand je lave ma tunique, c’est mon habit que je porte. Ça serait vraiment du superflu que d’avoir deux habits à mon usage ».

Au bout de neuf ans, ses supérieurs lui demandèrent de faire Profession. Il prononça donc ses vœux solennels de pauvreté, chasteté, obéissance, tout en continuant à exercer ses modestes fonctions au sein du monastère, dans la plus parfaite obéissance. Un témoignage dira de lui que Martin « obéissait et révérait les prélats tant religieux que diocésains, ainsi que tous ceux qui étaient investis d’une dignité ecclésiastique ou civile, comme s’il vénérait en eux Dieu, Son Autorité et Sa Puissance déléguées » tandis qu’un de ses frères observera qu’il « accomplissait son vœu d’obéissance avec une volonté prompte, joyeuse, et virile ».

Un jour qu’il apprend que son couvent est couvert de dettes, il supplie le prieur de le vendre comme esclave puisqu’il est le fils d’une ancienne esclave : “pour être utile au moins à quelque chose dans la communauté.”

Frère Martin, lui dit son prieur, vous ne faîtes rien de bonC’est malheureusement vrai, révérendissime Père. Malgré tout, permettez-moi de vous offrir tout de même une sélection de nos meilleurs fruits et spécialités locales. – Volontiers ! Somme toute, vous n’êtes point si mauvais, reconnut le prieur.

Ses journées se passent à recevoir, écouter et aider les pauvres. Ses nuits se passent en prière. Bientôt, malgré ses ruses de sioux, tous les frères savent qu’il ne faut pas s’étonner des extases de frère Martin à qui le Seigneur donne tant de grâces mystiques.

Il mourut en 1584 et fut canonisé en 1962.

Missionnaire auprès des enfants

Frère Martin avait l’habitude, malgré ses multiples occupations, de réunir quelques jeunes ouvriers du monastère pour les instruire et leur parler de l’Évangile.

À l’extérieur du couvent, dans la ville de Lima beaucoup d’orphelins vagabondaient, sans famille et sans éducation. Martin travailla avec ardeur à la fondation de l’orphelinat de la Sainte Croix qui avait pour vocation de recueillir ces enfants et de les éduquer. Il prenait à cœur le choix des maîtres, et des autres employés afin que les études offertes soient fructueuses et que les enfants puissent ensuite s’établir dans la vie avec une solide formation chrétienne. Pour financer ses entreprises, Martin n’hésitait pas à solliciter les grands personnages de la ville, et ceux-ci étaient généreux tant sa foi et sa force étaient grandes.

Martin avait l’habitude, à la fin du repas, de passer de table en table pour récupérer tout ce qui avait pu être laissé et de sortir immédiatement le distribuer aux pauvres qui l’attendaient. Sa confiance en la Providence était telle qu’il avait coutume de dire : « Puisse Dieu, en son infinie miséricorde, multiplier cette nourriture », et les pauvres ne manquaient jamais d’être tous servis.

Alors que l’archevêque de Mexico, monseigneur Felician da Vega se rendait à Lima, il fut atteint d’une pneumonie pendant le voyage. Il connaissait déjà Martin, et demanda à être soigné par lui. Quand il fut guéri de son mal, il demanda au Provincial des Dominicains d’emmener Martin avec lui. Ce qui fut accepté.

Mais le voyage n’était prévu que plusieurs mois plus tard, et à l’automne de 1639, frère Martin fut atteint d’une forte fièvre. Il annonça alors à ses frères que ce serait là sa dernière maladie, et il s’éteignit le 3 novembre dans la sérénité. L’archevêque Felician da Vega, qui était présent, dit alors à la communauté : « Mes Frères, apprenons du Frère Martin comment mourir. C’est la leçon la plus difficile et la plus importante ».

Epilogue

À l’annonce de sa mort, de nombreuses personnes de la ville de Lima se précipitèrent à son chevet pour l’honorer et essayer de prendre des reliques auxquelles on attribuait de nombreuses vertus miraculeuses.

En plus des miracles qui lui ont été attribués de son vivant et après sa mort, Martin possédait plusieurs dons qui surprenaient les autres frères du monastère. Par exemple le don de bilocation. Frère Martin désirait aller évangéliser la Chine et le Japon comme beaucoup de dominicains l’avaient fait. Il n’eut jamais l’occasion de réaliser ce vœu. Toutefois, des témoins ont rapporté avoir vu Martin dans ces deux pays, catéchisant des enfants.

De même qu’un chrétien, prisonnier des Turcs, après avoir été libéré, vint au monastère du Saint-Rosaire de Lima pour dire aux frères que Martin était venu le visiter dans sa prison à plusieurs reprises et qu’il lui avait apporté, à lui et à ses compagnons, réconfort et nourriture.

Ses biographes racontent aussi qu’une nuit, Martin alla assister un Indien qui se mourait à l’hôpital de Lima, et qui n’était pas baptisé. Il fit venir l’aumônier de l’hôpital qui baptisa le mourant, qui s’éteignit ainsi en paix. Frère Martin regagna ensuite le couvent alors que les portes étaient restées verrouillées.

Saint Martin de Porrès est souvent représenté en compagnie d’un chien, de souris ou d’autres animaux.

Il avait l’habitude de soigner et de guérir miraculeusement les chiens errants blessés ou malades, et aussi de donner à manger à tous les animaux du monastère, dans la même gamelle où dindes, souris et chats mangeaient ensemble sous son regard.

Il parlait aux animaux. Par exemple, il demanda aux souris qui souillaient les linges et grignotaient les réserves alimentaires d’aller s’installer dehors, dans le jardin, et indiqua qu’il pourvoirait à leur subsistance. Ses frères virent alors de nombreuses souris sortir de leurs trous et se rassembler dans le jardin où frère Martin leur apporta régulièrement à manger.

Martin de Porrès a été béatifié le 29 octobre 1837 par le Pape Grégoire XVI.

Il a été canonisé le 16 mai 1962 par le Pape Jean XXIII.

Le Pape Jean XXIII a déclaré dans son homélie de canonisation :

« Saint Martin, toujours obéissant et inspiré par son divin Maître, a vécu parmi ses frères avec ce profond amour qui vient de la Foi pure et de l’humilité du cœur. Il aima les hommes parce qu’il les voyait comme des enfants de Dieu, et comme ses propres frères et sœurs. Telle fut son humilité qu’il les aima plus qu’il ne s’aimait lui-même, et qu’il les considérait comme étant meilleurs et plus vertueux que lui-même… Il excusait les fautes des autres. Il pardonna les insultes les plus amères, convaincu qu’il était qu’il méritait de plus sévères châtiments à cause de ses propres péchés. Il essaya de toutes ses forces de sauver les coupables ; il consola amoureusement les malades ; il fournit des remèdes, de la nourriture, des vêtements aux pauvres ; il aida tant qu’il fut possible les ouvriers agricoles et les Nègres, sans oublier les mulâtres, qui en ce temps étaient considérés ni plus ni moins que comme des esclaves… »

Contact rapide

Paroisse Sainte Marie du Pays de Verneuil

Communauté de Saint-Germain de Rugles 

Communauté de Verneuil sur Avre 

Communauté des Six Clochers – Bienheureuse Euphrasie Brard 

Centre paroissial BETHLEEM