30 mai, sainte Jeanne d’Arc : vierge, patronne secondaire de la France : 6 janvier 1412 – 30 mai 1431.

Sainte Jeanne d’Arc : vierge, patronne secondaire de la France : 6 janvier 1412 – 30 mai 1431.

 

Alors que Jeanne d’Arc est fêtée par la République Française le deuxième dimanche de mai (cette année 2015 : le 10 mai), fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme (loi du 10 juillet 1920), date anni­versaire de la délivrance d’Orléans le 8 mai 1429, l’Église célèbre sa mémoire le 30 mai, au jour du bûcher de Rouen (1431), car c’est dans la mort que Jeanne a consommé sa configuration avec le Christ.

 

En 1415 la France était au bord de l’abîme, car les Anglais occupaient la majeure partie du royaume et le roi Charles V s’était enfui.

 

Les étapes de la vie de Jeanne d’Arc sont connues de tous :

Domrémy (fille d’humbles paysans de Lorraine, elle entendit des voix mystérieuses alors qu’elle n’avait que 13 ans. Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite, pendant trois ans lui demandèrent de libérer la France et de faire sacrer le roi à Reims) ; Vaucouleurs, Chinon (premier prodige, le roi donne une armée à cette bergère de 16 ans, ignorante des lois de la guerre) ; Beaugency, Orléans (avec sa Foi, sa confiance en Dieu et son enthousiasme pour la Mission qui lui est confiée par le Ciel, elle parvient à insuffler aux soldats désespérés une énergie nouvelle et à contraindre les Anglais à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429, en huit jours elle délivre Orléans assiégée depuis sept mois) ; Reims (en juillet, Charles VII est sacré roi à Reims) ; Paris, Compiègne (après les réussites difficiles, vint le temps des épreuves. Le roi abandonne Jeanne, un an après Orléans, elle est faite prisonnière à Compiègne. Capturée par les Bourguignons en 1430, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, comte de Ligny, pour la somme de dix mille livres) ; Rouen  (livrée aux Anglais, dans la capitale de la France occupée, passe un an en prison, courageuse, héroïque dans sa pureté devant les tentatives des soldats. Sous prétexte qu’elle s’habille en homme, elle est condamnée comme hérétique. Seule lui reste la foi et l’encouragement de ses voix. Environnée de flammes, elle invoque Jésus et embrassant la croix elle s’envole vers Lui comme une innocente colombe. Elle meurt brûlée vive sur la place du Vieux Marché, à 19 ans, le 30 mai 1431).

 

Autant de noms auxquels s’attache le souvenir de tel ou tel événement d’une épopée qui ne dura que deux années et s’acheva par la mort atroce d’une jeune fille de dix-neuf ans. Jeanne séduit par sa simplicité, la justesse de ses répliques, l’absence du souci de jouer son personnage, une énergie dans la décision, un courage dans l’action, que tempère toujours la tendresse d’une fille de son âge pour ceux qui souffrent. Elle séduit par sa recherche obstinée de la paix et son respect de l’adversaire.

Mais elle s’impose surtout par sa dispo­nibilité absolue à la volonté de Dieu. C’est pourquoi elle domine le procès de Rouen de toute la limpidité de son âme, la fermeté de sa foi, la vigueur de son attachement à l’Église, « qui ne fait qu’un avec le Christ. » Sur le bûcher, dont la vue la fit gémir d’angoisse, Jeanne à jeté le cri qui livrait le secret de sa vie Jésus ! Jésus ! 

 

 

Je suis Michel, protecteur de la France

«  Un jour d’été, vers midi, tandis qu’elle se trouvait dans le jardin de son père, elle aperçut du côté de l’église une grande lumière, et entendit une voix qui lui disait : ” Jeanne, sois bonne et sage enfant, va souvent à l’église. ” La pauvre petite eut grand’peur. Les apparitions se multiplièrent ; elles devinrent familières à l’innocente paysanne. C’était l’archange saint Michel, sainte Marguerite et saint Catherine (très honorés dans sa paroisse). Un jour, entre autres, saint Michel lui dit : ” Jeanne, je suis Michel, protecteur de la France … lève-toi et va au secours du roi de France et tu lui rendras son royaume. ” Elle répondit en tremblant : ” Messire, je ne suis qu’une pauvre fille, je ne saurais chevaucher, ni conduire des hommes d’armes.” La voix reprit : ” Tu iras trouver messire Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, et il te fera mener au roi. Sainte Catherine et sainte Marguerite viendront t’assister.

 

Arrêtons-nous un instant ici, pour saluer le grand protecteur de la France. Saint Michel est la grande explication des merveilles accomplies par Jeanne d’Arc. C’est celle que donne Jeanne elle-même. Qui saurait en donner de meilleure ?

L’Archange l’a suscitée, formée et conduite ; il lui a été donné pour la gouverner ; il lui a appris à se diriger ; il lui donne grand réconfort ; il l’assiste tous les jours sans jamais lui faire défaut : autant d’expressions tombées de la bouche de l’héroïne.

Elle va plus loin : elle lui attribue sa mission tout entière. Dans certaines séances du prétendu procès de Rouen, elle présente comme ayant été visiblement accompli par saint Michel ce qui n’était visible qu’en elle.

Saint Michel forme avec sainte Catherine et sainte Marguerite le conseil invisible qui inspire et soutient tout ce que Jeanne entreprend. Jeanne réfère à ce conseil des difficultés suscitées par les guerriers, des questions posées par les faux docteurs de Rouen ; et elle oppose hardiment les décisions et les réponses qu’elle en reçoit aux décisions et aux sophismes des guerriers et des faux juges.

Saint Michel n’apparaît pas seul ; il est dignement accompagné comme il sied au premier des purs esprits que Jeanne a souvent vus parmi les hommes, auxquels ils se mêlent sans être aperçus.

La révélation de ce protectorat de saint Michel sur la France datait de l’an 708. Une nuit, saint Aubert, évêque d’Avranches, avait été averti, par révélation céleste, de construire au sommet d’un mont, autrefois occupé par les druides et objet d’un religieux effroi, un temple en l’honneur du grand Archange. Une deuxième et une troisième apparition ayant dissipé les premiers doutes du pieux pontife, il se mit résolument à l’œuvre. La dédicace de la nouvelle église se fit avec une grande solennité le 16 novembre 709. La fondation d’une abbaye bénédictine y assura la pompe et la perpétuité du service divin.

A partir de cette époque, le Mont-Saint-Michel – tel fut désormais son nom – devint le but d’un pèlerinage qui n’a pas discontinué jusqu’à la Révolution, et qui a repris dans ces derniers temps, comme tous les autres, sur la terre encore très chrétienne de France. Il n’est point d’honneurs que nos rois n’aient rendus à saint Michel, se plaisant à lui donner le titre et le rang de ” Prince de l’empire des Gaules ; Princeps imperii Galliarum. “

 

Mais, la plus belle, la plus longue apparition de saint Michel, c’est Jeanne la Pucelle, la Pucelle acceptée telle qu’elle s’est donnée.

Saint Michel répondait ainsi à la confiance de la France, qui priait et attendait de saint Michel un secours surnaturel.

La terre de France était parsemée d’oratoires, d’églises, en l’honneur de saint Michel. Toute cathédrale, toute grande église avait sa chapelle, son autel dédié à l’archange. Le nom des places et des rues qui en tant de lieux gardent encore le nom de Saint-Michel nous rappelle à quel point son culte fut populaire.

Jeanne d’Arc, cette enfant suscitée par saint Michel, remplie de la force de saint Michel, fut l’apparition de la miséricorde divine sur la France. » Monseigneur Ricard 

 

Lorsque Jeanne est emprisonnée, saint Michel lui apparaît toujours fréquemment :

– J’ai entendu sa voix hier et aujourd’hui, le matin, à Vêpres et à l’Ave Maria ; et il m’est arrivé de l’entendre bien plus souvent.

– Il m’a dit de vous répondre hardiment

– Il me dit encore : ‘ prends tout en gré ; n’aie pas trop grand souci de ton martyre, tu viendras finalement au royaume de Paradis.

Tandis qu’on la lie au poteau, sainte Jeanne d’Arc s’écrie : Saint Michel ! Saint Michel !

Et dans les flammes : les voix que j’ai eues étaient de Dieu. Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait par commandement de Dieu ! Non, mes voix ne m’ont pas trompée. Les révélations que j’ai eues étaient de Dieu.

 

Epilogue

– Ses cendres furent dispersés à quinze heures ]dans la Seine[ ](non pas à l’emplacement de l’actuel pont Jeanne d’Arc, mais du pont Mathilde, jadis situé près de l’emplacement de l’actuel pont Boieldieu afin qu’on ne puisse pas en faire de reliques.[]

– Son procès voit sa révision ordonnée par le pape Calixte III en 1455. Un second procès est instruit qui conclut, en 1456, à l’innocence de Jeanne et la réhabilite entièrement.

 

– Léon XIII, à la demande de Mgr Dupanloup évêque d’Orléans, permit d’introduire la cause de la Pucelle d’Orléans.

– 27 janvier 1894 Jeanne est déclarée ” vénérable ” par Rome,

Puis le Souverain Pontife Pie X, le 18 avril 1909, béatifie Jeanne d’Arc à Saint-Pierre de Rome.

 

Notons que le second des trois miracles nécessaires pour cette cause arriva en 1893, dans le petit village de Faverolles (et oui, dans notre diocèse d’Evreux !) où un vitrail relate cet événement. Julie Gauthier de Saint-Norbert (institutrice), de la Congrégation de la Divine-Providence d’Evreux, souffrait depuis l’âge de dix ans d’un ulcère spongieux éréthistique incurable au sein gauche. Tourmentée d’indicibles douleurs et ayant perdu, au bout de quinze ans, tout espoir de guérison, soutenue par huit jeunes filles, elle s’avance péniblement jusqu’à l’église pour implorer le secours de la vénérable Jeanne d’Arc. Elle l’implore, et le jour même elle se sentit radicalement et complètement guérie, à la stupéfaction des médecins et des autres personnes présentes.

 

30 mai 1920 canonisation de Jeanne d’Arc par Benoît XV.

– Enfin Pie XI, accédant aux vœux des évêques français, la déclara et institua patronne secondaire de la France, après la Très Sainte Vierge en son Assomption.

 

– Le 10 juillet 1920, la République Française décrète la fête nationale de sainte Jeanne d’Arc et du patriotisme le deuxième dimanche de mai (cette année 2015 : le 10 mai). 

 

Iconographie

 

Pour sa mission Jeanne rejeta et abandonna entièrement le costume féminin : les cheveux taillés en rond ; à la façon des pages, elle prit chemise, braies, gippon, chausses, joignant ensemble, longues et liées audit gippon par vingt aiguillettes, souliers hauts lacés en dehors, et robe courte jusqu’au genou ou environ ; chaperon découpé, bottes ou houseaux serrés, longs étriers, épée, dague, haubert, lance et autres armures ; ainsi elle s’habilla et s’arma à la façon des hommes d’armes…

Aussi sainte Jeanne d’Arc est souvent représentée vêtue d’une cuirasse, armée d’une épée ou d’une bannière, avec un casque sans visière. Parfois, elle est représentée en bergère écoutant l’archange saint Michel.

 

***

Demandons au Saint-Esprit qui fait les âmes pieuses et courageuses, de nous donner de puiser comme Jeanne dans la Sainte Communion la vaillance dont elle nous a donné de si beaux exemples, puisqu’elle affronta, pour repousser les ennemis, même les périls de la guerre.

 

 

Littérature

Son histoire a encore un autre trait qui la met hors des catégories où nous nous complaisons à ranger les femmes illustres : elle eut le don de prophétie. Elle prédit à l’avance la longueur de sa carrière militaire, la date du jour où elle devait être faite prisonnière et bien d’autres évènements dont elle spécifiait la date et le lieu … et toujours ses prédictions se réalisèrent. A un moment où la France paraissait encore entre les mains des Anglais, elle affirma deux fois devant ses juges qu’en moins de sept ans les Anglais seraient hors de France, ce qui se produisit en réalité.

Jeanne était douce, simple et aimable. Elle aimait son pays natal, ses amis, la vie de son petit village. Après ses plus belles victoires, elle oubliait sa gloire pour bercer de mots consolants les mourants et les blessés.

Elle était femme. La première fois qu’elle fut blessée, elle pleura à la vue de son sang mais, entendant les autres généraux parler de retraite, elle remonta précipitamment à cheval et se rua à l’assaut …

Si nous considérons, comme je l’ai déjà dit, l’ensemble des circonstances, origine, jeunesse, sexe, ignorance, premier entourage, appositions et obstacles rencontrés, victoires militaires et triomphes de l’esprit, il est facile de regarder Jeanne d’Arc comme la créature de beaucoup la plus extraordinaire que la race humaine ait jamais produite.  Mark Twain

 

Nous avons péché en faisant mettre à mort la Pucelle, mais c’est son esprit qui s’est levé pour sauver la France et pour unir nos deux patries plus étroitement, en nous montrant l’ardente ferveur de sa vie. N’oublions pas que, à Rouen, nos archers pleurèrent. Rudyard Kipling

 

*****

Gardons l’esprit d’enfance comme Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui implorait Jeanne d’Arc :

« O Jehanne souviens toi que tu sauvas la France
Comme un ange des cieux tu guéris sa souffrance
Écoute dans la nuit la France qui gémit. Rappelle toi ! »

 

 

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Messes du 26 février au 3 mars 2024

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Mercredi 28 février – de la férie

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Vendredi 1 mars – de la férie

Abstinence

  • Eglise de La Madeleine à 11:15 – Chapelet de la confrérie
  • Eglise de La Madeleine à 12:30 – Chemin de Croix
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  • Eglise de La Madeleine à 17:30 – Adoration
  • Messe à l’église de La Madeleine à 18:30

Samedi 2 mars – de la férie

  • Eglise de La Madeleine à 9:15 – Laudes
  • Messe à l’église de La Madeleine à 9:30
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Dimanche 3 mars – 3ème Dimanche de Carême

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  • Messe à l’église de La Madeleine à 18:30

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Jeudi 7 mars – Ste Perpétue et Ste Félicité, martyres

  • Messe à l’Ehpad La Vannerie à 15:00
  • Eglise de Chéronvilliers à 17:00 – Chemin de Croix
  • Messe à l’église de Chéronvilliers à 18:00

Vendredi 8 mars – S. Jean de Dieu

Abstinence

  • Eglise de La Madeleine à 11:15 – Chapelet de la confrérie
  • Eglise de La Madeleine à 12:30 – Chemin de Croix
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  • Messe à l’église de La Madeleine à 18:30

Samedi 9 mars – Ste Françoise Romaine

  • Eglise de La Madeleine à 9:15 – Laudes
  • Messe à l’église de La Madeleine à 9:30
  • Centre Bethléem de 10:00 à 11:00 – Rencontre catéchumène
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Dimanche 10 mars – 4ème Dimanche de Carême

  • Centre Bethléem de 9:00 à 13:00 – Préparation mariage
  • Messe à l’église St Germain de Rugles à 9:15
  • Messe à l’église de La Madeleine à 11:00
  • Eglise de La Madeleine à 16:00 – Vêpres et confession