Messes du 1 au 7 juin 2020

Lundi 1 juin – Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église

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Mardi 2 juin – S. Marcellin et S. Pierre, martyrs

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Mercredi 3 juin – S. Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs

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Jeudi 4 juin– De la Férie

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Vendredi 5 juin – S. Boniface, évêque et martyr

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Samedi 6 juin – S. Norbert, évêque

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 7 juin – Sainte Trinité

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Homélie de la Solennité de la Pentecôte du Père Jérôme PAYRE

Homélie Solennité de la Pentecôte – 30-31 mai 2020

“Viens Esprit Saint ! Emplis le coeur de tes fidèles ! Allume en eux le feu de ton Amour”.
Nous appelons l’Esprit Saint. Par son Esprit saint, Jésus renouvelle la vie des disciples de tous les temps à la Pentecôte, anniversaire liturgique de notre confirmation. “L’Église naît du feu de l’Amour et d’un incendie qui éclate à la Pentecôte (François, AG 19/06/2019). Ce Feu de Dieu brûle nos coeurs (prière), l’Eglise (sacrements), ce feu d’amour brûle ste Jeanne d’Arc (Jésus)…

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

Lire l’article

Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

 

 

 

Saint Jean-Baptiste de la Salle, fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes.

30 avril 1651 à Reims – 7 avril 1719 à Rouen.

Jean Baptiste de la Salle est un ecclésiastique français et un innovateur dans le domaine de la pédagogie, qui a consacré sa vie à éduquer les enfants pauvres. Il sera canonisé en 1900.

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Jean-Baptiste de La Salle naquit à Reims au Manoir de Saint-Yon, le 30 avril 1651, premier né de sept enfants, de Louis de La Salle, conseiller au présidial de Reims et de Nicole de Moët de Brouillet..

Son père le destine à une carrière juridique, mais Jean se sent la vocation religieuse, il se destine à la prêtrise. Selon l’usage de l’époque, ses parents lui firent recevoir la tonsure à onze ans et occuper une stalle de chanoine à dix-sept le 7 janvier 1667.

Formé à la Sorbonne et au séminaire de Saint Sulpice à Paris, dont la spiritualité le marque profondément, et est ordonné prêtre le 9 avril 1678. En 1680 ses études achevées, il voulut les couronner par le bonnet de docteur en Sorbonne.

De retour dans sa ville natale, on lui confie la fondation d’écoles paroissiales pour enfants pauvres. Dès 1679, il rencontre Adrien Nyel et fonde pour les pauvres une école gratuite et en 1681, il loge chez lui certains instituteurs pauvres. La mort presque simultanée de son père et de sa mère l’obligea, après un an et demi, à rentrer à Reims pour y remplir ses devoirs de chef de famille.

En attendant de prendre une décision ferme sur son avenir, Jean­-Baptiste se lia d’amitié avec un pieux chanoine, nommé Nicolas Roland, directeur des Ecoles du Saint Enfant-Jésus fondées par le P. Barré, Minime. Malheureusement, la mort lui ravit prématurément ce pieux mentor. Toutefois, avant de mourir, en guise de testament, il légua à son ami la charge des écoles charitables du P. Barré et lui fit promettre d’en poursuivre l’épanouissement. Jean-Baptiste accepta généreusement cette mission et se trouva ainsi engagé, sans le savoir, à achever l’œuvre du P. Barré ; il y trouva sa véritable vocation.

Jean-Baptiste de La Salle se mit résolument à l’œuvre, et ne se laissera plus arrêter par aucune des nombreuses difficultés qu’il rencon­trera sur son chemin.

Tout d’abord il fallait nécessairement cohabiter avec ses maîtres improvisés qu’il était obligé d’employer aux écoles, et que son orgueil avait jusque là mis au-dessous de son valet ; lui-même en fera l’aveu. Les diriger de loin et par des intermédiaires, c’était courir à un échec, rien ne pouvant remplacer l’œil et la main du maître. Ce sacrifice, Jean­-Baptiste de La Salle l’accomplit cependant, au grand scandale de toute la haute société de Reims, et surtout de toute sa parenté.

Ce premier obstacle franchi, ce furent ces mêmes collaborateurs qui se mutinèrent, sous prétexte qu’ils gaspillaient leur jeunesse dans une entreprise qui n’était pas viable : « Que deviendrons-nous, disaient-ils entre eux, si le Père vient à nous quitter, ou si la mort l’enlève ; si chacun de nous avait comme lui un bon canonicat ou un riche patri­moine, nous parlerions aussi éloquemment que lui sur l’abandon à la Providence ». Dès que le saint fondateur connut ces propos, il alla à Paris demander conseil au vénérable P. Barré. Sans hésiter, le rude Minime lui conseilla de résigner son canonicat et de se défaire de son patrimoine. M. de La Salle s’exécuta aussitôt : malgré l’avis de l’archevêque, il résigna son canonicat, non à son frère, mais à un étranger, vendit tous ses biens et en distribua le prix aux affamés.

Par la suite, il ouvre des écoles professionnelles, des écoles du dimanche, des maisons d’éducation pour les enfants des rues. Beaucoup s’opposent à la fondation des frères des Écoles chrétiennes mais Jean-Baptiste de la Salle insiste et va jusqu’au bout de son projet.

Il s’aperçoit alors que ce qui manque le plus aux enfants ce sont des maîtres de valeur. Il recrute donc de jeunes maîtres auxquels il propose une forme de vie consacrée à Dieu qui leur laisserait cependant leur caractère laïque. À leur intention, il rédige une sorte de règle dans cet esprit. Ainsi se forme le noyau du futur Institut des Frères des Écoles chrétiennes, voué à l’instruction et à l’éducation des enfants des milieux populaires. Pour la formation à la fois spirituelle et pédagogique des frères, il crée en 1692 à Vaugirard le premier noviciat et en 1698 achève de mettre au point les règles de la Congrégation.

En 1685, il fonde à Reims un séminaire qui constitue une véritable école normale d’instituteurs, innovation qui n’a pas alors d’équivalent, en dehors de la formation assurée à leurs religieux par les Jésuites pour l’enseignement des milieux plus aisés. En 1688, appelés à Paris par le curé de Saint-Sulpice, il ouvre les premières écoles à Paris, la première au 12 rue Princesse dans le VIe arrondissement, où il vient s’installer et y transférèrent le centre de la Congrégation naissante.

Les succès des nouveaux instituteurs soulevèrent une violente tempête de la part de la corporation des maîtres d’école qui crurent leur gagne-pain compromis. Mettant en pratique le conseil de l’Evangile : « Quand on vous persécute dans une ville, fuyez dans une autre », Jean­-Baptiste de La Salle transporta son noviciat de Vaugirard au faubourg Saint-Antoine. L’autorité religieuse se mit bientôt de la partie : il arriva qu’un grand-vicaire de l’archevêque fut chargé de nommer un autre supérieur à la place de M. de La Salle ; et on vit même le curé de Saint­-Sulpice refuser de verser à la communauté, tant qu’il la gouvernerait, la pension qu’il s’était engagé à lui payer, sous prétexte que l’école paroissiale ne pouvait admettre d’autre autorité que celle du curé. Cette doctrine trouva de l’écho jusque chez les disciples du fondateur: à Mende, les Frères se déclarèrent indépendants et trouvèrent un appui auprès de l’évêque et des magistrats.

Appelé à Rouen en 1705 par l’archevêque Mgr Colbert, il ouvre un pensionnat à Saint-Yon[1 ]et y fait venir, en 1714, le noviciat de Paris. Là encore, la. contradiction suivit M. de La Salle, sans le décou­rager jamais. Ses Frères y eurent à essuyer les pires outrages et à endurer le froid et la faim. Et, pour finir, l’archevêque de Rouen privait le saint prêtre déjà sur son lit de mort, de tout pouvoir spirituel.

M. Bourdoise disait alors : « Quand tout le monde se soulève contre vous en quelque affaire de Dieu, allez hardiment, c’est une marque que vous réussirez ». C’est la conduite tenue par Jean-Baptiste de La Salle ; et c’est dans ces conjonctures que son Institut grandit et se développa au point de devenir ce grand arbre, à l’ombre duquel se reposent les oiseaux du ciel.

Le saint fondateur termina sa longue et laborieuse carrière à Rouen, le Vendredi-Saint 7 avril, 1719, à l’âge de 68 ans.

Il est inhumé dans une chapelle de l’église Saint Sever. En 1734, son corps est ramené à Saint-Yon dans la chapelle de son pensionnat, puis en 1835 dans celle de l’École normale de Rouen. Ses restes sont ensuite placés, en 1888, à l’occasion de sa béatification, dans la chapelle du Pensionnat Jean-Baptiste de La Salle toujours à Rouen. Cependant, à la suite des persécutions anticléricales du début du XXe siècle[][], les restes sont déplacés à Lembeek en Belgique le 29 juin 1906 puis à Rome le 25 janvier 1937, où ils sont toujours conservés par la Maison-Mère de l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes.

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Epilogue

Son procès de béatification commença en 1835 et, le 8 mai 1840, il fut déclaré vénérable. Il a été proclamé bienheureux le 19 février 1888[ ]et canonisé le 24 mai 1900 par Léon XIII[]. Sa fête est fixée au 7 avril.

En 1937 ses reliques ont été transférées à Rome.

Le 15 mai 1950, le pape Pie XII fit de lui le « patron de tous les éducateurs chrétiens ».

Deux innovations sont à noter : la leçon n’est pas donnée individuellement mais dans une classe et l’on apprend à lire en français et non en latin. Ces nouveautés ont bouleversé la pédagogie en France.

Il est le premier à avoir mis en place des centres de formation pour les professeurs, des écoles d’apprentissage pour les délinquants, des écoles techniques, et des écoles secondaires pour les langues modernes, les arts et les sciences.

 
Son oeuvre s’est répandue très rapidement en France, et après sa mort, à travers tout le monde. Jean-Baptiste de La Salle a montré comment enseigner et s’occuper des jeunes, comment faire face au manque et à la faiblesse avec compassion, comment soutenir, affirmer et guérir.

Aujourd’hui, des écoles lasalliennes existent dans 80 pays autour du monde.

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Pour faire une école qui soit utile au Christianisme, il faudrait avoir des maîtres qui travaillassent à cet emploi en parfaits chrétiens, et non en mercenaires, regardant cet office comme un chétif métier, inventé pour avoir du pain … S’employer à former de tels maîtres, c’est une œuvre sans doute plus utile à l’Eglise et plus méritoire que de prêcher toute sa vie dans les chaires les plus considérables des meilleures villes du Royaume. Adrien Bourdoise, fondateur du séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet au 17e siècle.

Pour une transfiguration intérieure

Quoique la fin que s’est proposée le Fils de Dieu en venant en ce monde ait été d’y souffrir pour nous, il a cependant voulu faire paraître, pendant peu de temps et comme en passant, quelques rayons de sa gloire à trois de ses Apôtres. Il les mena, pour ce sujet dans un lieu écarté, sur une haute montagne (cf. Mc 9, 1), où d’abord il s’appliqua à la prière ; et, pendant qu’il priait, il fut transfiguré en leur présence : son visage devint alors brillant comme le soleil, et ses habits parurent tout écla­tants de lumière et blancs comme la neige. Saint Pierre qui était présent à ce mystère, rendant témoignage de ce qu’il avait vu, dit : Nous avons été nous-mêmes les spectateurs de la majesté de Jésus Christ ; car il reçut de Dieu le Père un témoignage d’honneur et de gloire lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne ; Moïse même et Elie s’y trouvèrent et se joignirent à lui, pour lui faire honneur. Jésus Christ alors ne fut transfiguré que parce que, possédant toujours la gloire au-dedans de lui-même, ce changement qui paraissait en lui ne pouvait être qu’à l’extérieur. Il n’en est pas de même à notre égard; car il est nécessaire que ce chan­gement qui se doit faire en nous, soit dans J’intérieur, et que nous soyons tout à fait transformés par la lumière et la plénitude de la grâce et par la possession de l’Esprit de Dieu.

St Jean Baptiste de la Salle

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