L’Index Mondial de Persécution des Chrétiens publié ce 14 janvier par l’ONG Lire plus…
Ce Credo, récité humblement depuis 1.700 ans
Les articles du Credo, écrit il y a 1.700 ans et appris par cœur dans notre enfance, qu’en comprenons-nous ? Pour le père Benoist de Sinety, curé-doyen de la ville de Lille, le Credo est un appel à persévérer dans le désir de comprendre et de faire advenir le Royaume.
« Je crois. » Cela fait 1.700 ans que des êtres humains, aujourd’hui près de 2 milliards, peuvent confesser dans toutes les langues cette foi telle que rédigée par les pasteurs de l’Église à Nicée, dans l’actuelle Turquie, où le pape Léon a effectué un voyage apostolique prévu par François, avant de poursuivre aux Pays des cèdres son premier déplacement hors d’Italie depuis son élection.
Un « je » dit humblement
« Je crois. » À l’heure du volatile et du virtuel, il faut oser prononcer ces deux mots. Oser un « je » qui communie avec ceux de l’assemblée du milieu de laquelle il jaillit. Là où la facilité préfèrerait un « nous » moins engageant puisqu’il nous donnerait de nous réfugier dans une identité plus floue. Un « je » qui se dit humblement, car si nous y réfléchissons bien, avec tous ceux qui le disent avec nous, nous en avons des lectures parfois bien différentes de cette foi, et nous en rendons compte de multiples manières. Les articles de ce Credo, appris par cœur dans notre enfance, qu’en savons-nous ? Qu’en comprenons-nous ?
Et ceux qui nous entendent les confesser, qu’en retiennent-ils lorsqu’ils sont éloignés de notre tradition, de notre expérience spirituelle ? On peut être tenté de le réécrire pour le rendre plus accessible, plus conforme aux urgences de l’époque. Souvent, ceux qui le lisent pour la première fois le trouvent éloignés de ce qu’ils avaient retenus du christianisme : nulle mention explicite de l’amour, ton juridique, vocabulaire obscur…
Une définition de la foi
C’est qu’il n’est pas, ce texte, une explication mais une définition de la foi. Il n’a pas pour but d’en développer le sens, de disserter sur les origines et les conséquences, mais de donner des mots pour dire ce en quoi les baptisés croient. Et ce n’est pas rien que de permettre au chrétien de Hong Kong ou de Ouagadougou, de Lille ou de Rio, du plus petit village de Mongolie à l’immense Istanbul, non ce n’est pas rien de leur donner des mots communs, une grammaire commune pour chercher à mieux connaître, accueillir et annoncer ce Dieu qui s’y dévoile.
C’est bien pour cela qu’on l’appelle « symbole » : en se référant à l’Antiquité et à ce fameux disque d’argile dont les pièces, réparties entre eux, permettaient à des alliés de se reconnaître. En prononçant les mêmes mots dans des langues différentes, nous manifestons que cette communion n’est pas uniformité mais qu’elle est d’emblée fragile et tâtonnante. Un ami prêtre portugais me confiait que, participant à une célébration où chacun était invité à dire ce texte dans sa langue maternelle, il s’était retrouvé à sa grande surprise en grande difficulté de pouvoir le dire par cœur dans son idiome. Nous aurions, pour nombre d’entre nous, un peu de mal à le réciter par cœur, seul, devant une assemblée ou même notre miroir. Tant nous avons besoin d’entendre les autres le murmurer ou le crier à nos côtés pour nous y associer.
Un appel à la raison
Le credo n’est pas une fin en soi, il est un appel. Appel à persévérer dans le désir de comprendre, de rencontrer, de faire advenir le Royaume. Il ne nous est pas confié comme une rengaine à répéter sans réfléchir. Il nous oblige à faire usage de notre intelligence et à interroger notre désir profond. Il est le meilleur remède à l’esprit sectaire en nous rappelant sans cesse que dans l’Église, nul ne peut à lui seul (groupe ou individu), définir la foi. Il est aussi la meilleure prévention contre la folie de l’orgueil en nous obligeant à faire usage de notre raison lorsque nous voulons rendre le témoignage de notre foi.
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