Homélie de la messe du 4ème dimanche de Pâques du Père Julien PALCOUX

Messes du 30 novembre au 6 décembre 2020

Semaine 49

Lundi 30 novembreS. André, Apôtre

  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mardi 1 décembre – Bienheureux Charles de Foucauld

  • Début de la neuvaine de l’Immaculée Conception
  • Eglise Notre-Dame à 14:00 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Mercredi 2 décembre – De la Férie

  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet

Jeudi 3 décembre – S. François Xavier, prêtre

  • Eglise Notre-Dame à 17:30 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions (prière pour les vocations)
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Vendredi 4 décembre – S. Jean de Damas, prêtre et docteur de l’Eglise

  • Eglise Notre-Dame à 17:30 – Adoration du Saint Sacrement et permanence pour le sacrement du pardon et confessions (premier vendredi du mois)
  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Samedi 5 novembre – De la Férie

  • Messe à l’église Notre-Dame à 09:00
  • Eglise de la Madeleine à 15:00 – Chapelet

Dimanche 6 décembre – 2ème dimanche de l’Avent

  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Homélie de la messe du 4ème dimanche de Pâques du Père Julien PALCOUX

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4èm dimanche de Pâques

Premières communions

Frères et sœurs,

Chers enfants, 

            Vous allez faire votre première communion le jour où l’Eglise nous rappelle que Jésus est le Bon Pasteur, le jour où l’Eglise prie plus particulièrement pour les prêtres et pour qu’il y ait encore et toujours des prêtres dans l’Eglise. Des prêtres, pourquoi ? pour conduire le peuple de Dieu ; pour célébrer la messe et pour que des enfants comme vous puissent faire leur première communion, recevoir les sacrements…

            St Jean nous dit dans l’Evangile que Jésus s’adresse aux pharisiens en leur disant : « Moi, je suis le porte des brebis. » C’est original que Jésus dise les choses comme cela. D’habitude, nous sommes plus habitués à entendre Jésus se désigner comme le Messie, le Fils de Dieu. Mais, là, c’est différent. Jésus se désigne comme le Bon Pasteur, Celui par lequel il faut passer pour avoir la Vie. En fait, Jésus déplace quelque peu l’attente messianique de son peuple, pour l’ouvrir à la Vie Divine qu’Il vient inaugurer.

            Alors, quelles sont les caractéristiques du Bon Pasteur ? Tout d’abord, le Bon pasteur connaît son peuple, il connait ses brebis. Elles le connaissent et elles le reconnaissent. Il les connaît, c’est-à-dire qu’Il les aime. Dans la Bible, dans l’hébreu, les verbes « aimer » et « connaître » sont les mêmes : quand Dieu connaît, Il aime. Quand il aime, il connaît. Connaître ses brebis en les appelant chacune par leur nom, c’est dire que le Bon Pasteur veut leur bien.

            Ensuite Jésus nous dit que les brebis « écoutent » la voix de leur Pasteur. Elles l’écoutent et elles lui obéissent. La relation entre le Pasteur et les brebis est une relation de confiance ; non de défiance ou de méfiance, ou même d’opposition.

            Et puis, St Pierre, qui deviendra Premier Pasteur, dit dans la 2ème lecture que le Bon Pasteur veille et surveille son troupeau et ses brebis. Il les protège du loup qui s’introduit dans le troupeau pour attaquer, isoler et dévorer.

            Telles sont les caractéristiques du Bon Pasteur. Alors, je voudrais m’arrêter avec vous sur la finalité de la mission du Pasteur. Jésus le dit dans l’Evangile : « Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. » De quelle vie s’agit-il ? Pas de la vie humaine, puisque la vie humaine nous la recevons de nos parents, qui, eux, ultimement, la reçoivent de Dieu. Mais il s’agit ici, avant tout de la vie divine ; de la vie de Dieu. Et il est un détail très important dans les paroles de Jésus qui conditionne et la transmission de cette vie et la réception de cette vie : « Ses brebis, Il les appelle chacune par leur nom et Il les fait sortir. » « Il les fait sortir ». C’est un thème cher à notre Pape actuel. Sortir de soi pour vivre. Sortir, c’est aimer. Ce qui fait sortir de soi, c’est le fait d’aimer. Mais sortir, c’est aussi accepter de quitter ses propres pâturages, ses propres herbages, pour suivre le berger et aller manger ailleurs…Et parfois, dans le troupeau, quand il faut aller manger ailleurs, quand il faut bouger, on râle…C’est vrai dans les troupeaux, c’est vrai dans les paroisses, dans l’Eglise. Mais, à tout bien réfléchir, on devrait plutôt se réjouir qu’un pasteur fasse bouger ses brebis, car c’est signe de vie…C’est l’immobilisme qui est source de mort !

Ainsi donc, pour recevoir la vie, les brebis doivent accepter de sortir. C’est ce que nous aurons l’occasion de vivre lors de la procession de mardi soir prochain en l’honneur de Notre Dame de Fatima.

            Alors, chers enfants, vous aussi, vous allez recevoir cette vie divine en recevant le Pain vivant qui descend du Ciel. Jésus aurait pu choisir une autre matière pour se donner à nous. Mais, en choisissant le Pain, Il montre qu’Il est nourriture, qu’Il veut nous nourrir. Il est l’aliment, la nourriture, qui vient consolider la vie divine reçue à votre baptême. Vous savez que c’est important de communier ; mais que c’est encore plus important d’être fidèle à la communion. Car sinon, votre vie divine ne sera plus nourrie convenablement ; et alors, elle régressera pour s’éteindre. C’est comme si vous arrêtiez de vous alimenter…eh bien votre vie humaine serait très vite en danger ! Aujourd’hui, en recevant pour la première fois le Corps du Christ, demandez dans votre cœur au Seigneur la grâce de lui rester fidèle ! Si vous lui demandez, Il vous accordera cette grâce. Tant de gens souhaitent rester fidèles à Dieu, mais l’abandonnent ou le trahissent !

 

            Et puis, vous pouvez faire votre communion parce qu’il y a des prêtres pour célébrer la messe. Il faut prier pour les prêtres ; pour qu’il y ait des prêtres dans l’Eglise. On a beaucoup parlé, souvent à tort, de la diminution du nombre de prêtres, envisageant, et parfois préparant malheureusement, un avenir sans prêtres où les communautés chrétiennes seraient appelées elles-mêmes à assumer la mission des prêtres…Oui, sauf que cette réflexion reconnaît implicitement que l’Eglise repose sur le ministère ordonné des prêtres, puisqu’on a demandé aux laïcs d’assumer eux-mêmes ce que les prêtres faisaient. Or non seulement ce raisonnement est faussé à la base, mais encore il fait l’impasse sur une réalité de fait : une communauté chrétienne ne peut pas se donner la vie divine à elle-même. Forcément, elle la reçoit ! Comme le peuple Hébreu dans l’ancien Testament a reçu la Loi par Moïse. Les prêtres sont indispensables à l’Eglise, pour sa vie, pour sa vitalité, pour son dynamisme missionnaire. Il est faux de dire que Dieu n’appelle plus des hommes à le suivre dans la vie consacrée. Dieu appelle toujours. Mais, les hommes ne répondent pas toujours. Les hommes n’entendent pas toujours.

            En ce jour où nous prions le Seigneur pour lui demander la grâce d’avoir des prêtres, nous devons aussi nous interroger sur le soutien que nous apportons aux prêtres ; sur le soutien spirituel, moral, amical que nous apportons aux jeunes qui se destinent à être prêtres, sans oublier sur le soutien que nous apportons à tous les jeunes pour les aider à envisager la question de l’appel du Seigneur ; et à envisager la question de l’appel du Seigneur de manière positive et non de manière négative. Quand on entend notre société, on a l’impression que le célibat n’est que source de frustration…Mais, le célibat consacré, non subi, est source d’épanouissement. Il est source de fécondité, de vie divine. Lorsque Jésus dit dans l’Evangile : « Moi, je suis la porte ; si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé. », Jésus invite aussi ceux qui sont pasteurs à « passer par lui », c’est-à-dire à épouser son style de vie, son mode de vie. Certes, l’Eglise latine a choisi progressivement le célibat ; mais elle a surtout reconnu dans les paroles de Jésus une plus grande convenance du célibat pour le pasteur, tout donné à son peuple et à sa mission.

            Alors, frères et sœurs, prions pour ces enfants qui vont recevoir Jésus pour la première fois ; prions aussi pour tous les jeunes, les enfants, afin qu’ils acceptent d’ouvrir leur cœur en profondeur pour entendre ce à quoi Dieu les appelle pour leur donner la Vie. Confions-les à la Vierge Marie notre Mère. Amen !

Actualités de la Paroisse - articles récents

« Opération fromages de Noël 2020″

L’Association Notre-Dame d’Évreux vous propose à nouveau cette année, le délicieux Comté fruité d’été, affinage 15/ 18 mois, de fabrication artisanale dans un des plus hauts villages du Jura, par paquets de 500 g ou de 1 kg, ( 24,50 € le kg), que vous pourrez partager en famille ou entre amis au moment des fêtes de Noël et de fin d’année. Qualité assurée par le producteur.

Cette vente participera au financement de personnes âgées, malades, handicapées ainsi qu’à de jeunes collégiens, lycéens et étudiants qui se mettront à leur service au prochain pèlerinage diocésain à Lourdes, du mardi 20 Juillet au lundi 26 Juillet 2021.

De nouveaux protocoles d’accueil tenant compte du contexte sanitaire sont en cours d’élaboration.

La crise sanitaire implique aussi d’assurer de notre soutien, les lieux d’hébergement « Marie Saint Frai » qui accueillent les Personnes malades ou handicapées à Lourdes.

Nous comptons sur votre aide et votre solidarité sans lesquelles rien n’est possible.

N’hésitez-pas à faire profiter vos familles, voisins, proches, collègues et amis de cette belle action solidaire.

Nous proposons des morceaux d’environ 500 g ou 1 kg qui seront facturés au poids, sur la base de 24,50 euros/kg

Règlement à réception, par chèque à l’ordre de HNDE. Ne pas les rédiger avant la livraison. De coupe artisanale, les morceaux ne font pas exactement 500 g ou 1kg.

Date limite de commande : 01/12/2020 midi – Date de livraison : à partir du 20/12/2020

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Homélie de la messe du 1er dimanche de l’Avent du Père Jérôme PAYRE

Homélie 1er Dimanche de l’Avent – 29 Novembre 2020 B

Il a donné tout pouvoir à ses serviteurs … (Mc 13).
Le temps de l’Avent débute ce dimanche. L’Avent fait grandir notre désir de la venue de Dieu, de son emprise sur le monde (Cf. Christ Roi). Il rappelle que Dieu est le maître du monde. Nous sommes invités à orienter/réorienter notre vie, nos pensées, paroles, actions, vers le vrai visage de Dieu, un père, un ami. Le temps de l’Avent célébre la venue du Rédempteur, dans la mémoire joyeuse que Dieu s’est fait homme, que le Verbe s’est fait chair (Jn 1, 14) en Jésus, à Bethléem.

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Décision du Conseil d’État du 29 novembre 2020 : le droit a été rétabli et la raison reconnue

Par sa décision du 29 novembre 2020, le juge des référés du Conseil d’État a retenu le caractère disproportionné de la mesure gouvernementale qui limitait à 30 le nombre de personnes autorisées à assister aux cérémonies religieuses dans les lieux de culte, en relevant qu’il n’y avait pas de justification à cette interdiction absolue et générale « alors qu’aucune autre activité autorisée n’est soumise à une telle limitation fixée indépendamment de la superficie des locaux en cause ».

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Message pastoral pour l’Avent de Monseigneur Christian Nourrichard

Chers amis,

Aujourd’hui, nous entrons dans l’Avent, temps d’attente et d’espérance.

Pendant cette année si particulière marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, nous avons souvent eu l’impression d’attendre : attendre de pouvoir sortir de nos maisons, de retrouver nos proches, de retourner à l’école ou au travail, de reprendre nos activités… Nous avons aussi dû patienter, et patientons encore, pour célébrer les mariages, les baptêmes et pour retourner à la messe sans contraintes. Ainsi, nos vies ont été bouleversées et un sentiment légitime d’inquiétude a pu apparaître.

L’Avent est un temps d’attente profondément différent parce qu’il se vit dans l’espérance. Nous cheminons avec une certitude : la venue de notre Sauveur. Dans la joie, nous attendons la naissance de Jésus-Christ qui s’est fait homme en naissant dans une mangeoire, avec humilité et simplicité.

Aujourd’hui, revivons ce Mystère vécu à Bethléem il y a 2 000 ans !

Vous allez probablement préparer votre crèche, peut-être aurez-vous la chance de le faire avec vos enfants ou petits-enfants. La crèche a ceci de merveilleux qu’elle nous fait toucher du doigt cet événement unique et extraordinaire qui a changé le cours de l’Histoire. Je voudrais donc vous inviter à contempler avec attention chaque élément et chaque personnage. Chacun porte un sens bien particulier ; mais tous se sont mis en chemin avec la même foi car ils savaient que dans la crèche, se trouvait le Messie, l’Essentiel.

Chers amis, je vous souhaite de vivre ce temps de l’Avent à l’image de ceux qui, lors de cette Nuit Sainte, se sont hâtés vers l’Enfant-Jésus, dans la joie, la confiance et l’espérance !

Bel Avent à tous !

+ Christian Nourrichard,
évêque d’Évreux

Message

La Conférence des évêques de France dépose un référé liberté

Dans sa déclaration du jeudi 26 novembre, le Premier ministre a annoncé une jauge de 30 personnes pour les célébrations religieuses dès ce dimanche. Cette jauge n’est ni compréhensible ni acceptable en l’état. En conséquence, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF), réuni hier soir, a décidé de déposer un référé liberté au Conseil d’État dès ce matin, les évêques estimant qu’ils ont le devoir de veiller à la liberté de culte dans notre pays.

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