Pourquoi la barque ne coulera pas !

Messes du 11 au 17 janvier 2021

Semaine 2

Lundi 11 janvierde la férie

  • Messe à l’oratoire st Gabriel (centre Bethléem) à 18:45

Mardi 12 janvier – de la férie

  • Messe d’inhumation de monsieur BONTE à Notre Dame à 14:30

Mercredi 13 janvier – S. Hilaire, évêque et docteur de l’Eglise

  • Messe à l’église de Rugles à 10:30

Jeudi 14 janvier – de la férie

  • Messe à l’oratoire saint Gabriel à 18:30

Vendredi 15 janvier – de la férie

  • Messe chez les soeurs à 11:30

Samedi 16 janvierde la férie

  • Messe anticipée à l’église de Rugles à 16:30

Dimanche 17 janvier – 2ème Semaine du Temps Ordinaire

  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Messes du 18 au 24 janvier 2021

Semaine 3

Lundi 18 janvierde la férie

  • (retraite des prêtres à l’abbaye de Mondaye)

Mardi 19 janvier – de la férie

  • (retraite des prêtres à l’abbaye de Mondaye)

Mercredi 20 janvier – S. Fabien, pape et martyr. Saint Sébastien, martyr

  • (retraite des prêtres à l’abbaye de Mondaye)

Jeudi 21 janvier – Ste Agnès, Vierge et martyre

  • (retraite des prêtres à l’abbaye de Mondaye)

Vendredi 22 janvier – S. Vincent, diacre et martyr

  • (retraite des prêtres à l’abbaye de Mondaye)

Samedi 23 janvierde la férie

  • Messe anticipée à l’église de Rugles à 16:30

Dimanche 24 janvier – 3ème Semaine du Temps Ordinaire

  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Pourquoi la barque ne coulera pas !

Padreblog ? « Une parole réactive de prêtres sur l’actualité » proclame notre ligne éditoriale. Jamais celle-ci n’a pourtant été si peu réactive. L’avalanche des récentes révélations n’a pas vraiment rendu pressante l’envie d’écrire. Mais… c’est le carême. Puis il y a eu la parution du nouveau livre du cardinal Sarah et cet appel, via Twitter, d’un célèbre avocat parisien : « Et si, une fois la situation intégrée, on arrêtait de se regarder, de s’ausculter, de se psychanalyser, de se commenter, pour le regarder… Lui ? ».

La scène se passe à Rome, le vendredi saint 2005. La foule des chrétiens, rassemblée ce jour-là pour méditer le chemin de croix, entend la méditation du prédicateur : « Souvent, Seigneur, ton Église nous semble une barque prête à couler. Et dans ton champ, nous voyons plus d’ivraie que de bon grain. Les vêtements et le visage si sales de ton Église nous effraient. Mais c’est nous-mêmes qui les salissons ». Celui qui parle ainsi sera élu pape quelques semaines plus tard sous le nom de Benoît XVI.

Ces mots ont presque quinze ans. Et ils sont encore d’actualité. Au cœur même de l’Eglise, les contre témoignages sont flagrants, nombreux, scandaleux. Comme l’a avoué un jour le pape Benoît XVI, la plus grande persécution de l’Eglise ne vient pas d’ennemis « du dehors » mais « du dedans ». Mais ce qui heurte certainement le plus c’est que depuis des décennies, malgré les révélations et les déclarations, rien ne semble avoir bougé.

Résister à la tentation de l’abandon

Tous nous sommes torturés par de bien douloureuses questions : quelles raisons ai-je de rester ? Ne faut-il pas, au minimum, commencer à prendre de la distance avec cette Eglise si souillée, dont la crédibilité – gage de son attrait – est tant mise à mal ? Finalement, qu’est-ce qui me retient ?

Beaucoup de chrétiens parlent de l’Eglise comme d’une réalité extérieure à eux-mêmes. Pourtant, par leur baptême, ils ne sont pas seulement membres de l’Eglise ; ils sont l’Eglise. L’évoquer, c’est en parler comme de sa propre famille : une réalité que l’on n’a pas choisie, qui connait des joies et des peines, des lumières et des ombres. Comme dans toute famille, on n’est pas fier de tout, mais elle est notre famille et on aime ce groupe humain qui avance, cahin-caha, qui se porte et se supporte ! Lorsqu’un membre tombe, c’est la famille entière qui est blessée ; lorsqu’un membre fait le bien, la famille entière en est honorée.

La tentation de l’abandon guette les disciples du Christ depuis les origines. Elle peut prendre plusieurs formes, de la crispation à la dilution. En face, nos adversaires s’en donnent à cœur joie pour remettre en cause la doctrine de l’Eglise, salie par les scandales et l’infidélité de tel ou tel. A l’intérieur, certains tombent dans le piège : ils affadissent le message ou bien n’osent plus le proclamer dans son exigence tellement il contredit l’esprit du monde. Un nouveau péril nous guette : celui de la division.

Quelles raisons ai-je de rester ? Nous ne ferons pas l’économie de les chercher dans la prière, la pénitence et le partage qui sont justement les armes du carême. Les chercher par nous-même mais aussi les trouver. Peut-être irons-nous plus régulièrement vers une source à laquelle nous n’avons jamais fini de nous abreuver : l’Eucharistie ? Depuis le Jeudi saint, que nous allons bientôt célébrer, elle est la source et le sommet de la vie chrétienne, si bien qu’on ne sait plus trop – et tant mieux – si ce n’est pas tant l’Eglise qui fait l’Eucharistie que l’Eucharistie qui fait l’Eglise.

Une institution pas comme les autres

Il nous faut trouver comment reconstruire, selon quels modèles et pour quelles fonctions. Sans oublier qu’il y a un droit de critique dans l’Eglise mais il est d’abord autocritique…

L’appel de saint Matthieu (Peinture du Caravage, Rome)

En donnant à ses apôtres la mission d’être lumière pour ce monde et sel de la terre, Jésus ne leur dit pas comment faire. Il leur dit juste quoi faire : « Allez baptiser les nations au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Le Christ leur fait confiance et leur promet juste une chose afin d’accompagner l’enthousiasme et les persécutions : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps ». Ce sont ses derniers mots, juste avant de monter vers son Père. Il ne dit pas : « Je reste avec vous tant que vous êtes présentables et à la hauteur ». Il dit juste : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps ». Sa promesse est sans condition.

Il reste donc impossible de séparer l’Eglise du Christ. Sans la foi, on n’y voit simplement qu’une institution critiquable, comme toute institution. Elle est pourtant humaine et donc fragile mais aussi divine et sainte, choisie et voulue par le Christ, toute brûlante de l’Esprit-Saint. Elle n’a pas été inventée accidentellement par les hommes comme une verrue sur l’évangile ! Lorsqu’il la fonde, Jésus appelle Pierre, Judas et les autres. Le reniement du premier et la trahison du second n’ont jamais été occultés. Quand on est disciple du Christ, on n’a pas peur de la vérité qui rend libre. Cette vérité nous fait aussi contempler les multiples exemples de sainteté qui ont parsemé les siècles de son histoire.

Le défi, c’est de regarder chacun de nos mouvements d’Eglise, chacune de nos associations, aumôneries, paroisses, … comme des servantes de l’alliance entre Dieu et les hommes, au service de la rencontre entre Dieu et l’homme. Une structure d’Eglise auto-centrée meurt si elle n’est pas au service de cette rencontre. Peut-être avons-nous cru qu’évangéliser c’était parler depuis un piédestal. Mais la mission, ce sont des pauvres qui parlent à d’autres pauvres. Et tous sont aimés de Dieu. Où en sommes-nous de cette alliance ? Ce que je vis m’aide-t-il à rencontrer Dieu ? Mes amitiés, mon travail, mes loisirs, m’aident-ils à rencontrer Dieu ?

Il y a-t-il une raison d’espérer ?

La seule raison d’espérer, disait récemment un jeune évêque, c’est qu’il n’y a pas de raison de… désespérer. Ce n’est pas une pirouette ! S’inquiéter ? Se scandaliser ? Réagir ? Oui, certainement. Mais désespérer : non ! On n’a jamais de raisons de désespérer : le désespoir est du côté de la déraison autant que l’espérance est du côté de la raison. Il faut moins chercher de raisons d’espérer que se tourner avec raison vers l’espérance.

Tout est affaire de regard et d’optimisme. Un regard de foi et d’espérance qui n’est pas un angélisme. Si le mystère du mal se manifeste de façon encore plus flagrante, nous devons regarder au-delà de l’horizon. Depuis l’aurore de Pâques, depuis la victoire du Christ sur le péché et sur la mort, l’issue est certaine. Que va-t-il se passer ? La barque Eglise sera certainement encore bien secouée… Mais « ce que je sais pour demain, disait le grand prédicateur Henri Lacordaire, c’est que la Providence se lèvera avant le soleil ».

L’Eglise est le peuple de Dieu : non pas parce que nous sommes les propriétaires de Dieu et de son message mais parce que l’Eglise est la propriété de Dieu. C’est Lui qui, en premier, a pris l’initiative de nous rassembler. Non pas pour faire du chiffre mais pour dire, en son nom, ce qui est vrai et bon pour l’homme. Même si les ténèbres semblent épaisses, nous ne marchons pas à l’aveuglette. Nous savons où nous allons : à la Rencontre du Christ qui, lui, vient au devant de son Eglise pour l’assister.

Mieux encore : il suscitera en elle des saints à la taille de la crise actuelle. Comme elle est d’importance… on peut donc espérer de très grands saints ! L’Eglise attend donc des familles et des écoles où l’on transmet courageusement la foi, des bénévoles qui servent les plus pauvres et les plus fragiles, des paroisses qui soient des lieux de consolation où l’on s’encourage et se réconforte pour repartir dans le monde.

En pèlerinage sur la terre, nous arriverons un jour devant le Maître avec nos vêtements déchirés, nos misères et nos faiblesses et nous lui dirons : « Je n’ai pas renoncé, je n’ai pas déserté, jusqu’au bout j’ai essayé d’être Tes mains, Ton cœur, Ta voix ». Alors, le Seigneur trouvera belle son Eglise pour laquelle il s’est livré et il dira : « Entre dans la joie de ton Maître ! ».

Par :Abbé Amar

Actualités de la Paroisse - articles récents

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Vendredi 15 janvier,
Fête de saint Rémi

Chers paroissiens,
Nous voici une nouvelle fois bousculés dans nos habitudes… même si plusieurs d’entre nous arrivent avec courage à s’adapter à ces annonces du gouvernement et aux restrictions pour combattre ce virus et ses variants !
L’annonce d’un couvre-feu à 18 h impacte surtout la messe anticipée du samedi soir à Rugles.
Nous la proposons pour les 2 samedis à venir (16 et 23 janvier) à 16 h 30.
Qui sait, certains pourront peut-être plus facilement sortir qu’à 18 h 30, les journées commencent à rallonger.
Cela a aussi une incidence sur les messes en semaine.
Etant en retraite sacerdotale à l’abbaye de Juaye-Mondaye cette semaine, je vous porte dans ma prière. La semaine suivante, du 25 au 30 janvier, je célèbrerai en journée, en donnant priorité aux soeurs de saint Paul de Chartres.
Samedi 23 janvier : 16 h 30 messe anticipée du dimanche à Rugles
Dimanche 24 janvier : 11 h messe à la Madeleine
Lundi 25 janvier, fête de la conversion de saint Paul (fête pour les Soeurs de saint Paul de Chartres), messe à 11 h à l’église de la Madeleine
Mardi 26 janvier : 17 h oratoire saint Gabriel (centre Bethléem)
Mercredi 27 janvier, messe à 10 h 30 avec les enfants du catéchisme à Verneuil
Jeudi 28 janvier : 17 h oratoire saint Gabriel (centre Bethléem)
Vendredi 29 janvier, messe à 15 h à Korian – le Doyenné.
Samedi 30 janvier : à préciser
Dimanche 31 janvier : messe à 11 h à la Madeleine (profitons pour venir prier avec les fiancés qui se préparent au mariage et les jeunes qui démarrent leur formation pour la première communion et la profession de foi).
Le rythme de la paroisse semble ralenti, comme beaucoup d’activités dans notre pays.
Sachons profiter des temps possibles et proposés, sans nous lamenter sur un passé dépassé et sur ce que nous aurions pu vivre… l’aujourd’hui du Seigneur est riche !
Saint Joseph, que notre pape nous propose de découvrir ou redécouvrir, a connu, lui aussi, des changements de direction dans ses projets.
Que le Seigneur vous garde dans sa paix et vous donne la joie de prier comme Lui : Père, que tous soient un ! (Jn 17).
Père Jérôme, votre curé

Consignes sanitaires

Rappel des gestes barrières lors des cérémonies dans les églises

– Port du masque par les fidèles,

– Distribution effective à l’entrée des églises de gel hydro-alcoolique,

– Placement des fidèles avec 2 chaises vides entre elles (sauf pour les familles) et 1 rang neutralisé entre 2 rangées de chaises/bancs utilisés

– Eviter les regroupements à la sortie de messe sur le parvis

Les normes gouvernementales n’imposent aucune limite en nombre de personnes.

Révision de la loi bioéthique : invitation à 4 vendredis de jeûn et de prière

Cette démarche spirituelle pourra se vivre chacun chez soi, seul ou en famille, ou, si les normes sanitaires le permettent, en communauté.

Le projet de loi relatif à la bioéthique sera débattu en seconde lecture au Sénat en ce début d’année 2021. Les enjeux en sont capitaux pour notre pays.

Au-delà de cette loi, le Groupe bioéthique de la Conférence des Évêques de France invite à quatre journées de prière et de jeûne, les vendredis 15, 22, 29 janvier et 5 février.

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Une année 2021 plus riche que la simple trame des évènements de notre vie

Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et Président de la Conférence des évêques de France, formule le vœu qu’en 2021 nous prenions soin de Dieu dans nos vies : de Dieu en lui-même, de Dieu en nous-mêmes, de Dieu en les autres.
Nous serons alors de ceux qui montrent que la vie humaine est plus riche que la simple trame des évènements heureux ou malheureux qui la composent, de ceux qui veillent à nourrir leur vie spirituelle pour ne pas redevenir prisonniers du rythme frénétique de nos vies contemporaines.
Bonne et sainte année à tous !

Homélie de la messe du Baptême de notre Seigneur du Père Jérôme PAYRE

Homélie Baptême de notre Seigneur – accueil et bénédiction des fiancés 10 janvier 2021

Tu es mon Fils bien aimé, en toi je trouve ma joie (Mc 1, 15).
A Noël, le Christ est révélé par les anges aux bergers. A l’Epiphanie, Jésus est adoré aux Mages grâce à l’étoile qui les guide. Au baptême, le Père manifeste son Fils au peuple élu, qui avait le désir de conversion, en suivant saint Jean le Baptiste. Et aujourd’hui, dans l’Eucharistie, Jésus se donne à nous, dans sa Parole et par son Corps et son sang : venez à moi, vous tous qui avez soif (Is).
Nous venons à Jésus, vainqueur du monde. Nous venons à Lui avec un GPS : gratuité, parole et salut.

(suite…)

Paroisse : Centre paroissial Bethléem

A partir du mardi 12 janvier 2021 les permanences reprendront du mardi au samedi de 9:30 à 12:00

Tél : 02 32 32 06 56

Nous vous demandons de respecter scrupuleusement les gestes barrières (masque obligatoire, gel et distanciation) ainsi que les consignes qui vous sont indiquées sur place