Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

  <

Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

  <

Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

  <

Jeudi 28 mai – De la Férie

  < 

Vendredi 29 mai – De la Férie

  <

Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 18 au 24 mai 2020

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

  <

Mardi 19 mai – De la Férie

  <

Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

  <

Jeudi 21 mai – Ascension

  < 

Vendredi 22 mai – Ste Rita de Cascia, religieuse

  <

Samedi 23 mai – De la Férie

  <

Dimanche 24 mai – 7ème Dimanche de Pâques

  <

Je donne à la quête

Je donne au denier

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

Lire l’article

Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

Lire la suite

Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

Lire la suite

Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face (1873-1897), religieuse carmélite, patronne des missions, patronne secondaire de la France, docteur de l’Église.

Etre un petit enfant devant Dieu.

Thérèse Martin naquit à Alençon en 1873. Dès l’âge de 15 ans, elle alla demander au pape Léon XIII l’autorisation d’entrer au car­mel. Ayant été vivement frappée par une parole de l’Écriture : Si quelqu’un est vraiment petit, qu’il vienne à moi, elle voulut en faire l’idéal de sa vie Thérèse Martin devenue, au carmel de Lisieux, Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, a réalisé dans sa courte vie le programme que lui traçait son nom de religieuse. Malgré de cruelles épreuves de famille et à travers toutes les difficultés de la vie de communauté, sainte Thérèse s’aban­donna avec une entière confiance au Père des cieux, et elle dirigea dans cette « petite voie de l’enfance spirituelle » les novices, dont elle avait reçu la charge. Sa plus grande souffrance était de constater combien l’amour de Dieu était méconnu ; aussi s’offrit-elle en victime pour le salut du monde. Elle mourut à 24 ans, le 30 septembre 1897, promettant de faire descendre sur terre les grâces comme une pluie de roses. Sur l’ordre de sa supérieure, elle avait écrit un récit de sa vie, Histoire d’une âme. Cet ouvrage se répandit en peu de temps dans le monde entier.

En la canonisant en 1925, le pape Pie XI a proclamé patronne des missions la carmélite qui, de son cloître, avait donné toute sa vie pour le salut du monde. Enfin, en 1997, le bienheureux Jean-Paul II l’a procla­mée docteur de l’Eglise.

Ô admirable sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, qui, dans votre courte existence, avez été un miroir d’angélique pureté, d’amour fort et de si généreux abandon à Dieu; maintenant que vous jouissez de la récompense de vos vertus, jetez un regard de bienveillance sur moi, qui me confie en vous.
Obtenez-moi la grâce de conserver toujours, à votre exemple, la pureté de l’âme et du corps, et d’abhorrer d’une volonté sincère tout ce qui pourrait offenser, même légèrement, une vertu si sublime, qui vous a rendue si chère à votre divin Époux.

Daignez, chère Sainte, nous faire expérimenter en tous nos besoins la puissance de votre intercession. Obtenez-nous force et consolation, dans toutes les amertumes de cette misérable vie, et tout particulièrement à notre dernière heure, afin que nous puissions participer avec vous à l’éternelle félicité du paradis. Ainsi soit-il.

Grande version

Marie-Françoise-Thérèse Martin naquit à Alençon dans l’Orne, le 2 janvier 1873, de Louis Martin et de Zélie Guérin, tous les deux fervents chrétiens. Dès sa plus tendre enfance, Thérèse, poussée par une inspiration divine, soupira après la vie religieuse et promit à Dieu de ne lamais rien lui refu­ser de tout ce qu’il semblerait désirer d’elle. Et elle tint parole.

Je puis donc, malgré ma petitesse, aspirer à la sainteté. Me grandir, c’est impossible, mais je veux chercher le moyen d’aller au ciel par une petite voie bien droite, bien courte et toute nouvelle. Et j’ai lu : Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. Alors, je suis venue.

Orpheline de mère à cinq ans, elle se confia tout entière à la divine Providence, sous la garde de son père bien-aimé et de ses deux sœurs aînées. Sous leur direction, elle progressa à pas de géant dans la voie de la sainteté. A neuf ans, elle fut confiée aux religieuses Bénédictines à Lisieux, pour y faire son éducation : elle fit là de grands progrès dans la connaissance des choses divines. Une grave et mystérieuse maladie lui survint dans sa dixième année et lui causa de cuisantes douleurs ; elle en fut miraculeusement délivrée par la Sainte Vierge, qui lui apparut après une neuvaine à Notre-Dame des Victoires. Elle employa alors trois mois à se préparer à sa première communion, qu’elle fit pieusement le 8 mai 1883.

Déjà dégoûtée du monde et de toutes ses joies, Thérèse était portée par son amour pour Notre-Seigneur et son Eglise vers l’ordre du Car­mel, où elle espérait pouvoir, par son abnégation, ses sacrifices, mériter pour les prêtres, les missionnaires et l’Eglise tout entière, et ainsi gagner à Jésus des âmes sans nombre, promesse qu’elle renouvela jusqu’entre les bras de la mort. A cause de son âge, Thérèse rencontra beaucoup d’obs­tacles à son entrée au Carmel ; mais son incroyable force de volonté en triompha et à quinze ans, allant intrépidement jusqu’à Rome se jeter aux pieds du pape Léon XIII, elle obtient d’entrer au Carmel de Lisieux, le 9 avril 1888.

Au jour de sa profession, elle reçut le nom de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus. Dieu lui ménagea les plus abondantes grâces, et fit germer dans son âme les fleurs de toutes les vertus et surtout les fleurs de l’amour de Dieu et du prochain. – Ayant lu dans l’Evangile ce conseil : « Si. quelqu’un est petit, qu’il vienne à moi ! » afin de plaire davantage à Dieu, elle voulut être petite d’esprit et se donner à lui avec une con­fiance toute filiale. Cette voie d’enfance spirituelle, conforme à l’ensei­gnement de l’Evangile, elle l’enseigna aux autres, spécialement aux novi­ces, dont elle avait la direction. Ce fut ainsi que Jésus se servit d’elle pour ouvrir à un monde enflé d’orgueil et assoiffé de vanités, le chemin de la simplicité évangélique.

Jésus, son époux, embrasa son cœur d’un violent désir de souffrir, tant dans son âme que dans son corps. Douloureusement affectée à la vue de l’indifférence générale en présence de l’amour de Dieu, le jour de sa profession religieuse, Thérèse s’offrit en victime à l’Amour Miséri­cordieux, s’écriant : « Mon Dieu, donnez-moi le martyre du cœur ou celui du corps. Ah ! plutôt, donnez-les moi tous les deux ! »

Au milieu des souffrances de sa dernière maladie, cette âme apos­tolique disait :

« Savez-vous ce qui me donne des forces ? Eh bien ! je marche pour un missionnaire. Je pense que là-bas, bien loin, l’un d’eux est peut-être épuisé dans ses courses apostoliques, et pour-diminuer ses fatigues, j’offre les miennes au bon Dieu. »

C’est ce même amour des âmes qui lui faisait dire: « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre. Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses … La seule chose que je désire, c’est la volonté de Dieu, et j’avoue que si dans le Ciel, je ne pouvais plus travailler pour sa gloire, j’aimerais mieux l’exil que la Patrie. »

Ce sont pratiquement les derniers mots de la sainte. Thérèse n’a pas 24 ans quand la tuberculose l’emporte le 30 septembre 1897. Son tombeau devint aussitôt glorieux, et le cen­tre d’un des plus renommés pèlerinages de l’univers.

Epilogue

Dix ans après sa mort, Pie X dira d’elle : « C’est la plus grande sainte des temps modernes ». Il l’appelle « l’étoile de mon pontificat »,

Par un privilège ex­traordinaire, la petite Carmélite était canonisée le 17 mai 1925, vingt­ huit ans seulement après sa mort ; et le 14 décembre 1927 le pape Pie XI proclamait « Patronne des Missions » [à l’égal de saint François-Xavier] la carmélite qui de son cloître avait donné toute sa vie pour le salut du monde. Pie XI dira d’elle : « sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus a été faite une parole de Dieu ».

Pie XII la nomme, en 1944, patronne de la France au même titre que sainte Jeanne d’Arc.

Enfin, en 1997, Jean-Paul II l’a procla­mée docteur de l’Eglise.

***

Dernière lettre de sainte Thérèse à l’abbé Bellière1

J.M.J.T.

Carmel de Lisieux 10 Août 1897

Jésus +

Mon cher petit Frère,

Je suis maintenant toute prête à partir, j’ai reçu mon passeport pour le Ciel et c’est mon père chéri qui m’a obtenu cette grâce, le 29 il m’a donné la garantie que j’irais bientôt le rejoindre; le lendemain, le médecin étonné des progrès que la maladie avait faits en deux jours, dit à notre bonne Mère qu’il était temps de combler mes désirs en me faisant recevoir l’Extrême-Onction. J’ai donc eu ce bonheur le 30, et aussi celui de voir quitter pour moi le tabernacle, Jésus-Hostie que j’ai reçu comme Viatique de mon long voyage !… Ce Pain du Ciel m’a fortifiée, voyez, mon pèlerinage semble ne pouvoir s’achever. Bien loin de m’en plaindre je me réjouis que le bon Dieu me permette de souffrir encore pour son amour, ah ! qu’il est doux de s’abandonner entre ses bras, sans craintes ni désirs.

Je vous avoue, mon petit frère, que nous ne comprenons pas le Ciel de la même manière3. Il vous semble que participant à la justice, à la sainteté de Dieu, je ne pourrai comme sur la terre excuser vos fautes. Oubliez-vous donc que je participerai aussi à la miséricorde infinie du Seigneur ? Je crois que les Bienheureux ont une grande compassion de nos misères, ils se souviennent qu’étant comme nous fragiles et mortels, ils ont commis les mêmes fautes, soutenu les mêmes combats et leur tendresse fraternelle devient plus grande encore qu’elle ne l’était sur la terre, c’est pour cela qu’ils ne cessent de nous protéger et de prier pour nous.

Maintenant, mon cher petit frère, il faut que je vous parle de l’héritage que vous recueillerez après ma mort. Voici la part que notre Mère vous donnera : – 1° Le reliquaire que j’ai reçu le jour de ma prise d’habit et qui depuis ne m’a jamais quittée – 2° Un petit Crucifix qui m’est incomparablement plus cher que le grand car ce n’est plus le premier qui m’avait été donné que j’ai maintenant. Au Carmel, on change quelquefois les objets de piété, c’est un bon moyen pour empêcher que l’on s’y attache. Je reviens au petit Crucifix. Il n’est pas beau, la figure du Christ a presque disparu, vous n’en serez pas surpris quand vous saurez que depuis l’âge de 13 ans ce souvenir d’une de mes sœurs4 m’a suivie partout. C’est surtout pendant mon voyage en Italie que ce Crucifix m’est devenu précieux, je l’ai fait toucher à toutes les reliques insignes que j’avais le bonheur de vénérer, dire le nombre me serait impossible ; de plus il a été béni par le St Père. Depuis que je suis malade je tiens presque toujours dans mes mains notre cher petit Crucifix ; en le regardant je pense avec joie qu’après avoir reçu mes baisers, il ira réclamer ceux de mon petit frère.  Voici donc en quoi consiste votre héritage ; de plus, notre Mère vous donnera la dernière image que j’ai peinte5 – Je vais finir, mon cher petit frère, par où j’aurais dû commencer en vous remerciant du grand plaisir que vous m’avez fait en m’envoyant votre photographie.

A Dieu, cher petit frère, qu’Il nous fasse la grâce de l’aimer et de lui sauver des âmes. C’est le vœu que forme

Votre indigne petite sœur
Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face.

(C’est par choix que je suis devenue votre sœur)

Je vous félicite de votre nouvelle dignité ; le 25, jour où je fête mon cher petit père, j’aurai le bonheur de fêter aussi mon frère Louis de France6.

1 – L’abbé Maurice-Marie-Louis Bellière, (1874-1907), encore séminariste, était le premier frère spirituel de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Né et mort à Caen. Orphelin de mère à sa naissance, il est recueilli à Langrune par sa tante maternelle. Son père, remarié, vit à Paris où il mourra le 10 août 1897. Elève du petit séminaire de Villiers (Calvados), Maurice pense à l’armée jusqu’à dix-huit ans. Conversion (1892). Il entre au séminaire de philosophie de Sommervieu (octobre 1894) et il demande une sœur spirituelle au Carmel de Lisieux (octobre 1896), Mère Agnès désigne Thérèse, avec qui il a une correspondance régulière à partir d’octobre 1896, et fréquente durant l’été 1897. Embarqué, le 29 septembre 1897, pour le noviciat des Pères Blancs à Alger (Thérèse meurt le 30) il sera ordonné prêtre à Carthage, le 29 juin 1901. Nommé au Nyassa en 1902, il revient après trois difficiles années. Soigné à Marseille puis en Belgique, il rentre dans son diocèse en 1906.

2 – Le 29 juillet, troisième anniversaire de la mort de M. Martin.

3 – Le 5 août, il lui écrit : Chère petite Sœur, en vérité, je suis prêt à tout ce que le Maître voudra de moi – d’autant plus que je crois pleinement à votre parole et à vos projets pour l’autre vie. Quoi que vous en disiez, chère petite, les oignons crus étaient un mets délicieux dont je ne me rassasiais pas. Sans doute Jésus est le Trésor, mais je le trouvais en vous, et Il devenait plus abordable – c’est encore par vous que désormais il viendra jusqu’à moi, n’est-ce pas ? C’est vous dire que du Ciel comme d’ici, j’attends tout de vous – et ma confiance sera assez puissante pour attendre au besoin une action directe et manifeste de cette âme amie que Jésus fit sœur de la mienne, dans une union la plus étroite. Ma chère et bien chère petite sœur, je vous connais assez pour savoir que ma misère ne devait jamais ici-bas arrêter votre tendresse – mais, au ciel, participant à la Divinité, vous en acquérez les prérogatives de justice, de sainteté et toute tache doit devenir objet d’horreur pour vous – Voilà pourquoi je craignais – mais, comme j’espère que vous demeurerez l’Enfant gâtée, vous ferez ce que vous aurez voulu sur la terre pour moi et je crois et j’espère – j’attends de vous aussi cette confiance amoureuse qui me fait défaut encore et que je désire ardemment, estimant qu’avec elle on est heureux pleinement ici-bas et on ne trouve pas l’exil trop long. Que vous êtes bonne, petite Sœur, dans cette simplicité et cette ouverture qui me charment en me confondant. Je suis si peu habitué à trouver cela parmi les hommes que je suis comme étonné quelquefois mais grandement réjoui. Voulez-vous me dire aussi comment vous êtes devenue ma sœur, par choix ou par le sort.

4 – Léonie.

5 – Au verso de la dernière image qu’elle a peinte (mai-juin 1897), elle a écrit pour l’abbé : Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit … je l’aime ! car il n’est qu’amour et miséricorde. Dernier souvenir d’une âme sœur de la vôtre.

6 – Nom pris par l’abbé dans le Tiers-Ordre de Saint-François.

*****

Lorsque je suis charitable, c’est Jésus seul qui agit en moi.

Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd’hui

pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus.

Mon Saint Ange gardien, couvre-moi de ton aile

Eclaire de tes feux la route que je suis

Viens diriger mes pas… aide-moi, je t’appelle

Rien que pour aujourd’hui.

Seigneur, je veux te voir, sans voile, sans nuage,

Mais encore exilée, loin de toi, je languis

Qu’il ne me soit caché ton aimable visage

Rien que pour aujourd’hui.

Je volerai bientôt, pour dire tes louanges

Quand le jour sans couchant sur mon âme aura lui

Alors je chanterai sur la lyre des Anges

L’Eternel Aujourd’hui.

*****

Ephéméride du 1er octobre :

En 1684, Pierre Corneille meurt à l’âge de 78 ans. Si l’on connaît bien l’auteur de trente-deux tragédies, on sait moins qu’il fut un croyant convaincu. Elève des jésuites, il garda de sa formation une dévotion profonde à la Vierge Marie. Avec sa femme et sa fille, il fait partie de la Confrérie du Rosaire. Souvent, il se rend à l’église Saint-Roch et affirme que nous « avons tous l’obligation d’employer à la gloire de Dieu du moins une partie des talents que nous en avons reçus ». 

Ma vocation, enfin, je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

Contact rapide

PAGES (en construction)