Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 18 au 24 mai 2020

Lundi 18 mai – S. Jean Ier, pape et martyr

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Mardi 19 mai – De la Férie

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Mercredi 20 mai – S. Bernardin de Sienne, prêtre

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Jeudi 21 mai – Ascension

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Vendredi 22 mai – Ste Rita de Cascia, religieuse

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Samedi 23 mai – De la Férie

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Dimanche 24 mai – 7ème Dimanche de Pâques

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Je donne à la quête

Je donne au denier

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

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Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Chrétiens d’Orient

“Le christianisme vient du sud de la Méditerranée, les chrétiens d’Orient ne sont pas le produit de missionnaires ou des croisés, mais de la Pentecôte que nous allons bientôt célébrer. Les premiers chrétiens sont les chrétiens d’Orient. Il faut donc faire mémoire de ce lien, le rendre vivant, actif, car ce sont eux qui nous ont apporté la foi.”
Extrait du mot de Mgr Gollnisch, directeur de l’Oeuvre d’Orient, à propos de la Journée de prière pour les Chrétiens d’Orient

Homélie

Homélie du 6e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 6ème dimanche de Pâques – 16-17 mai 2020 – A

Je prierai le Père, je vous donnerai un autre défenseur qui sera toujours avec vous, l’Esprit de Vérité (Jn 14, 16)
Jésus est le premier défenseur, Il a livré sa vie sur la croix pour nous libérer de l’emprise du péché, de Satan. Le Père envoie à la prière du Fils, l’Esprit Saint, l’autre défenseur. Le Christ est le médiateur indispensable entre son Père et nous. A l’approche de la Pentecôte grandit notre désir de vivre de l’Esprit Saint, 3ème personne de la Trinité, “grand inconnu” de la vie de l’Église.

Notre Dame de la Médaille miraculeuse (1830).

Sainte Catherine Labouré, 2 mai 1806-31 décembre 1876.

Née à Fain-les-Moutiers (Dijon), le 2 mai 1806, Catherine labouré, communément appelée Zoé, était le neuvième enfant d’une famille qui devait en compter dix-sept. Elle perdit sa mère à neuf ans ; ce fut Dieu qui pourvut à sa formation religieuse. A quatorze ans, elle commença à jeûner tous les vendredis et samedis. Douée d’une ferme volonté, elle prit toute jeune la direction intérieure de la ferme paternelle et la garda jusqu’à son départ de la maison.

Après un séjour de deux années chez deux de ses frères, près de Paris, elle fit son postulat à Châtillon-sur-Seine, et entra, le 27 avril, au « séminaire» des Filles de la Charité, rue du Bac, à Paris.

Les apparitions

Le ciel est descendu sur la terre… De juillet à décembre 1830 sœur Catherine, jeune “novice” des Filles de la Charité, reçoit l’immense faveur de s’entretenir trois fois avec la Vierge Marie.

Dans les mois qui ont précédé, Catherine a bénéficié d’autres apparitions. Saint Vincent de Paul lui a manifesté son cœur. En prière dans la chapelle, Catherine voit, trois jours de suite, le cœur de saint Vincent de trois couleurs différentes. Il lui apparaît d’abord blanc, couleur de paix ; puis rouge, couleur de feu ; puis noir, signe des malheurs qui vont fondre sur la France et Paris en particulier.

Peu après, Catherine a vu le Christ présent dans l’Eucharistie, au-delà des apparences du pain.

« J’ai vu Notre Seigneur dans le Très Saint Sacrement tout le temps de mon séminaire, excepté toutes les fois où j’ai douté. »


Le 6 juin 1830, fête la Sainte Trinité, le Christ lui est apparu comme un Roi crucifié, dépouillé de tous ses ornements.

Une nuit d’été

Le 18 juillet 1830, en la veille de la fête de saint Vincent qu’elle aime tant, Catherine recourt à celui dont elle a vu le cœur débordant d’amour pour que son grand désir de voir la Sainte Vierge soit enfin exaucé. A 11 heures et demie du soir, elle s’entend appeler par son nom.

Un mystérieux enfant est là, au pied de son lit et l’invite à se lever :

« La Sainte Vierge vous attend »

Catherine s’habille et suit l’enfant « portant des rayons de clarté partout où il passait. »

Arrivée dans la chapelle, Catherine s’arrête près du fauteuil du prêtre placé dans le chœur sous le tableau de sainte Anne (emplacement actuel de la statue de saint Joseph). Elle entend alors « comme le froufrou d’une robe de soie ». Son petit guide dit :

« Voici la Sainte Vierge »

Elle hésite à croire. Mais l’enfant répète d’une voix plus forte :

« Voici la Sainte Vierge. »

Catherine s’élance aux pieds de la Sainte Vierge assise dans un fauteuil et appuie les mains sur les genoux de la Mère de Dieu.

« Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j’éprouvais. La Sainte Vierge m’a dit comment je devais me conduire envers mon confesseur et plusieurs autres choses. »

La Sainte Vierge désigne de la main l’autel où repose le tabernacle et dit :

« Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. »

Catherine reçoit l’annonce d’une mission difficile et la demande de fondation d’une Confrérie d’Enfants de Marie. Cette dernière sera réalisée par le Père Aladel le 2 février 1840.

Puis arrive la « révolution de juillet » des 27-30 juillet 1830 avec la chute de Charles X, dernier Roi de France, et l’arrivée du cousin de la branche des Orléans profitant de l’occasion pour devenir le « roi des Français » : Louis-Philippe et fils du régicide « Philippe-Égalité » qui a voté la mort de Louis XVI.

Un 27 novembre

qui se trouvait le samedi avant le premier dimanche de l’Avent, à 5 heures et demie du soir, après le pont de méditation, dans le grand silence, il m’a semblé entendre du bruit du côté de la tribune, à côté du tableau de saint Joseph, comme le frou-frou d’une robe de soie.

Ayant regardé de ce côté-là, j’ai aperçu la sainte Vierge à la hauteur du tableau de saint Joseph. La sainte Vierge était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore, un voile blanc qui lui descendait jusqu’en bas ; par-dessus le voile j’ai aperçu ses cheveux ; la figure assez découverte ; les pieds appuyés sur une boule, c’est-à-dire une moitié de boule, ses pieds écrasant un serpent ; et puis tenant une boule dans ses mains qui représentait le globe, elle tenait les mains élevées à la hauteur de la poitrine, d’une manière assez aisée ; les yeux élevés vers le ciel ; sa figure était de toute beauté, je ne pourrai la dépeindre.

Et puis, tout à coup, j’ai aperçu des anneaux à ses doigts, revêtus de pierreries variées de splendeur et d’éclat, qui jetaient des rayons plus beaux les uns que les autres. Ces rayons sortaient des pierreries, en s’élargissant de plus en plus vers le bas au point d’en remplir tout le bas si bien qu’ils couvraient presque entièrement les pieds de la Vierge.

A ce moment où j’étais à la contempler, la sainte Vierge baissa les yeux en me regardant. Une voix se fit entendre qui me dit ces paroles : 

« Cette boule que vous voyez représente le monde entier, particulièrement la France, et chaque personne en particulier. »

Ici je ne sais m’exprimer sur ce que j’ai éprouvé et ce que j’ai aperçu, la beauté et l’éclat des rayons si beaux. Catherine entend au même instant une voix qui dit :

« C’est le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent. »

C’est alors que je compris combien il était agréable de prier la sainte Vierge, et combien elle était généreuse envers les personnes qui la prient, que de grâces elle accordait aux personnes aux personnes qui les lui demandent, quelle joie elle éprouve en les accordant.

A ce moment, ou j’étais ou je n’étais pas, je jouissais, je ne sais, il s’est formé un tableau autour de la sainte Vierge, un peu ovale, où il y avait, en haut du tableau, ces paroles écrites en lettres d’or :

« Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

Alors une voix se fit entendre qui me dit : 

« Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle, toutes les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces, en la portant au cou, les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance. »

A l’instant, le tableau me paru se retourner, où j’ai vu le revers de la médaille. Inquiète de savoir ce qu’il fallait mettre du côté du revers de la médaille, un jour, dans la méditation, il m’a semblé entendre une voix qui me disait : « La lettre M et les deux cœurs en disent assez. »

(en haut une croix surmonte l’initiale de Marie, en bas deux cœurs de Jésus et de Marie, l’un couronné d’épines, l’autre transpercé d’un glaive.)

Epilogue

C’est la fin des apparitions. Catherine fait part à son confesseur, le Père Aladel, des requêtes de la Sainte Vierge. Il l’accueille fort mal, un an durant la sœur fut traitée de visionnaire par son directeur qui lui interdit d’y penser. Le choc est rude.

Le 30 janvier 1831, le séminaire s’achève. Catherine prend l’habit. Le lendemain, elle part à l’hospice d’Enghien fondé par la famille d’Orléans 12 rue de Picpus, à Reuilly, à l’Est de Paris, dans un quartier de misère où elle servira les vieillards et les pauvres pendant 46 ans, incognito.

Alors, elle eut une nouvelle appa­rition de la Sainte Vierge, qui se plaignit de ce que la médaille n’avait pas été frappée, et qui termina en disant : « Ma fille, désormais, vous ne me verrez plus ; mais vous-entendrez ma voix pendant vos oraisons. »

Le directeur de la sœur Labouré, après de longues hésitations, il alla confier ses scru­pules à Mgr de Quélen, archevêque de Paris. Le prélat l’encouragea à faire frapper la médaille, ce qui n’engageait en rien l’autorité ecclésiastique, et ne pouvait, en définitive, que contribuer à faire honorer la Sainte Vierge. M. Aladel n’hésita plus et commanda vingt mille médailles. Les premières distributions se firent en juin 1832. Immédiatement se pro­duisirent les effets admirables qui lui valurent bientôt le nom de « Mé­daille Miraculeuse ». En trois ans, il s’en vendit plus de cinq millions.

Dès le premier entretien avec M. Aladel, son directeur, sœur Cathe­rine exigea la promesse formelle de ne jamais la nommer. Elle-même garda inviolablement son secret. L’extraordinaire propagation de la mé­daille frappa l’archevêque de Paris : il ne cachait pas son désir de voir la Voyante ; il lui semblait que sa vue lèverait ou confirmerait ses dou­tes. M. Aladel transmit et appuya le désir de l’archevêque. – « Non, monsieur Aladel, répondit chaque fois la sœur, la Sainte Vierge m’a dit de ne parler qu’à vous. » L’enquête canonique dut se faire sans elle ; et l’archevêque, alors, loin d’insister, comprit avec son intelligence des cho­ses spirituelles, la véritable impossibilité de ce qu’il désirait. Et plus tard, Rome même s’inclina devant l’autorité de la Sainte Vierge.

.Vous êtes ici en un haut lieu de pèlerinage. En cette chapelle, la Vierge est apparue en 1830 à une novice des Filles de la Charité, sainte Catherine Labouré, pour offrir au monde une médaille. Ce simple objet, destiné à tous sans distinction, récapitule, par son riche symbolisme, les mystères de la foi chrétienne. Quand éclate à Paris, en février 1832, une terrible épidémie de choléra, qui va faire plus de 20.000 morts, les Sœurs commencent à distribuer les premières médailles. Les guérisons se multiplient, comme les protections et les conversions. C’est un raz-de-marée. Le peuple de Paris appelle la médaille « miraculeuse ».

Pendant que la Médaille Miraculeuse inondait de ses bienfaits les cinq parties du monde, sœur Catherine se dévouait humblement et obs­curément au service des vieillards de l’hospice de Reuilly. C’est là, dans cette maison que la mort vint la trouver, le 31 décembre 1876. Elle était âgée de soixante-dix ans.

Elle fut canonisée par le Pape Pie XII en 1947.

Un des faits miraculeux, retenu par l’Eglise dans l’Office de cette fête, est celui de la conversion du juif Alphonse Ratisbonne, arrivée 3 Rome, en 1842. Un jeune juif alsacien, riche et instruit, à la veille d’un mariage avec une de ses coreligionnaires, traversait la ville de Rome. Par bienséance et pour plaire à un ami, Alphonse Ratisbonne avait accepté de porter au cou une médaille miraculeuse. Le jeudi, 20 janvier 1842, il entrait par hasard dans la petite église de Saint-André à l’heure de midi. « J’étais depuis un instant dans l’église, raconte le converti, lors­que, tout à coup, je me suis senti saisi d’un trouble inexprimable. J’ai levé les yeux; tout l’édifice avait disparu à mes regards; une seule cha­pelle avait, pour ainsi dire, concentré toute la lumière; et, au milieu de ce rayonnement a paru debout, sur l’autel, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la Vierge. Marie, telle qu’elle est sur ma médaille. Une force irrésistible m’a poussé vers elle. La Vierge m’a fait signe de la main de m’agenouiller, et a semblé me dire : « C’est bien ! » Elle ne m’a point parlé, mais j’ai tout compris. » Alphonse Ratisbonne reçut le baptême le 31 janvier 1842, fut or­donné prêtre au Mans, le 23 septembre 1848, et mourut très pieusement à Jérusalem, le 6 mai 1884.

* * *

Comment faire oraison les jours où l’âme est aride, sèche comme le sable d’un désert ?

Oh moi, c’est bien simple, explique Sœur Catherine, lorsque je vais à la chapelle, je me mets devant le bon Dieu et je lui dis : « Seigneur, me voici ; donnez-moi ce que vous voudrez. »

S’Il me donne quelque chose je suis bien contente et je Le remercie. S’Il ne me donne rien, je Le remercie encore, parce que je n’en mérite pas davantage. Et puis, je Lui dis alors tout ce qui me vient à l’esprit, je Lui raconte mes peines et mes joies et j’écoute. Si vous L’écoutez, Il vous parlera aussi, car avec le bon Dieu, il faut dire et écouter. Il parle toujours quand on va bonnement et simplement.

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