Messes du 1 au 7 juin 2020

Lundi 1 juin – Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église

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Mardi 2 juin – S. Marcellin et S. Pierre, martyrs

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Mercredi 3 juin – S. Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs

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Jeudi 4 juin– De la Férie

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Vendredi 5 juin – S. Boniface, évêque et martyr

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Samedi 6 juin – S. Norbert, évêque

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 7 juin – Sainte Trinité

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Homélie de la Solennité de la Pentecôte du Père Jérôme PAYRE

Homélie Solennité de la Pentecôte – 30-31 mai 2020

“Viens Esprit Saint ! Emplis le coeur de tes fidèles ! Allume en eux le feu de ton Amour”.
Nous appelons l’Esprit Saint. Par son Esprit saint, Jésus renouvelle la vie des disciples de tous les temps à la Pentecôte, anniversaire liturgique de notre confirmation. “L’Église naît du feu de l’Amour et d’un incendie qui éclate à la Pentecôte (François, AG 19/06/2019). Ce Feu de Dieu brûle nos coeurs (prière), l’Eglise (sacrements), ce feu d’amour brûle ste Jeanne d’Arc (Jésus)…

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

Lire l’article

Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Saint Jean de Dieu, religieux. Protecteur des Malades. Patron des Infirmiers. 8 mars 1495 – 8 mars 1550

 

Jean Ciudad, fils d’un artisan portugais, exerça divers métiers (gardien de troupeaux, régisseur d’un vaste domaine, soldat de Charles-Quint … ) avant de découvrir sa vocation définitive. Une apparition de l’Enfant Jésus, qui lui donna le nom de Jean de Dieu, provoqua sa conversion et l’orienta vers sa mission providen­tielle, le service des pauvres et des malades. Il avait 43 ans lorsqu’il fonda, en 1537, l’hôpital de Grenade, qu’il dirigea jusqu’à sa mort. Ses disciples se constituèrent en une congrégation, qui fut approuvée en 1583, par Sixte-Quint, et qui se répandit dans le monde entier, sous le nom de Congrégation des Frères de saint Jean de Dieu. Le pape Léon XIII décerna à ce saint le titre de patron de tous les hôpitaux, et son nom est invoqué dans les prières des agonisants.

 

Je suis Jean ; l’enfant que j’ai porté jadis sur mes épaules m’a appelé Jean de Dieu.

 

João Cidade (Jean Ciudad) vint au monde le 8 mars 1495 à Montemor-o-Novo, dans le diocèse d’Évora dans la province portugaise d’Alemtéjo : des artisans André et Thérèse Ciudad. Ses parents l’élevèrent dans des sentiments chrétiens. Jean avait huit ans lorsque ses parents donnèrent l’hospitalité à un prêtre qui se rendait à Madrid ; ce prêtre dit tant de bien des œuvres charitables qui se faisaient en Espagne, que Jean s’enfuit en secret pour le rejoindre. Ses parents le recherchèrent sans succès. Sa mère, tombée malade, dit un soir à son mari : « André, ne le cherche plus, nous ne reverrons pas notre enfant en ce monde ; son ange gardien m’est apparu pour me dire : Ne vous désespérez pas, mais bénissez le Sei­gneur, je suis chargé de le garder et il est en lieu sûr. » Elle ajouta : « Pour moi, je quitte ce monde sans regret ; lorsque je ne serai plus, André, pense à assurer ton salut, consacre-toi à Dieu. »

Vingt jours après la disparition de son fils, Thérèse mourut ; André renonça au monde pour entrer dans un couvent franciscain de Lisbonne.

 

Voilà Jean vagabond, sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d’errance : enfant-volé puis abandonné par un prêtre-escroc, il parcourt l’Espagne. Tour à tour berger, soldat, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire…

 

Jean berger puis militaire

Cependant, Jean avait rejoint le prêtre, mais arrivé à Oropeza (Nouvelle-Castille), il fut incapable d’aller plus loin ; le prêtre le confia au mayoral du comte dont il devint l’un des bergers. Dix ans plus tard, Jean qui avait appris à lire, à écrire et à calculer se vit confier l’administration de la ferme du mayoral ; son maître fut si content de lui qu’il lui proposa d’épouser sa fille. Or, comme Jean avait fait le vœu de se consacrer uniquement à Dieu et que, malgré ses refus, le mayoral revenait à la charge, il prit la fuite pour s’engager dans les armées de Charles Quint.

 

Le comte d’Oropeza levait des troupes pour débloquer Fonta­rabie assiégée par les troupes de François 1er. Pendant cette campagne, sans imiter les mauvais exemples des soudards espagnols, Jean perdit tout de même un peu des pratiques spéciale de la dévotion qu’il avait pour la Sainte Vierge. Alors qu’il était tombé de cheval et laissé sans connaissance sur le bord du chemin où les Français avaient bien des chances de le faire prisonnier, réveillé, il invoqua Marie qui lui apparut pour le ramener sain et sauf dans le camp espagnol. Après avoir été faussement accusé d’avoir volé le butin dont il avait la garde, Jean, sauvé de la pendaison par un officier supérieur, quitta l’armée espagnole. Il passa deux jours à genoux, au bord de la route, à méditer au pied d’un calvaire et se résolut à revenir dans la maison du mayoral qui l’accueillit comme un fils et lui rendit l’administration de ses biens.

 

Jean de nouveau berger et de nouveau soldat

S’avisant que les animaux de la ferme étaient mieux traités que les hommes et que l’on n’hésitait pas à dépenser pour eux tandis que les mendiants étaient renvoyés, Jean pensa que son temps serait mieux employé à soigner les pauvres qu’à engraisser les bêtes, sans pour autant savoir comment s’y prendre. Le mayoral étant revenu à ses anciens projets de mariage, Jean s’enrôla de nouveau dans les armées.

 

 

En 1522 participe à la défense victorieuse de Vienne contre Soliman II (Il ira même jusqu’aux Pays Bas avec sa compagnie). A la suite d’une apparition de la Sainte Vierge, qui lui reprocha de ne plus réciter le Rosaire, Jean abandonna le métier des armes et retourna au Portugal, dans l’intention d’y revoir ses parents. Lorsqu’il apprit qu’ils n’étaient plus de ce monde, il abandonna son pays, repassa en Espagne et se loua en qualité de berger. Tandis que son troupeau paissait, Jean ré­fléchissait sur sa vie passée, sur les angoisses de ses parents. Ces souve­nirs de sa jeunesse l’affectaient tellement qu’il résolut de se dévouer au service des malheureux pour apaiser la colère divine. Il se mit en route pour l’Afrique, dans le dessein de se mettre au service des chrétiens que les musulmans retenaient en esclavage.

A Gibraltar, il rencontra un gentilhomme portugais réduit à la der­nière misère par la confiscation de ses biens : le comte Sylva que Jean III venait d’exiler à Ceuta sur la côte marocaine. Jean se mit gratuitement à son service et se fit manœuvre pour soutenir son nouveau maître, qu’il soigna jusqu’à la mort.

 

Jean libraire

Jean se proposait de ramener à l’Eglise les chrétiens qui avaient apostasié, mais un franciscain de Ceuta lui ordonna de re­tourner en Espagne où Dieu lui communiquerait ses volontés. Jean se fit alors marchand d’images pieuses. Dans une de ses tournées, il rencontra un petit garçon misérable qu’il chargea sur ses épaules ; au repos, le petit garçon se transforma en Enfant Jésus qui lui tendit une grenade entrouverte d’où sortait une croix, et lui dit : « Jean de Dieu, Grenade sera ta croix ! »

Il se fit ensuite colporteur pour vendre des bons livres et de timbres. Il déménagea définitivement à Grenade et ouvrit une petite librairie.

 

Conversion et asile

 

Un sermon de saint Jean d’Avila suscita en lui « un esprit de tendre compassion » envers les laissés pour compte de la société, malades indigents, prostituées, enfants abandonnés.

 

Un jour de 1539, il écoute une prédication du célèbre Jean d’Avila qu’on surnomme l’apôtre de l’Andalousie. Il fut si touché qu’il se mit à sangloter dans l’église et à crier : « Miséricorde ! Miséri­corde ! » C’est la conversion. Bouleversé par ce qu’il vient d’entendre, il parcourt les rues de la ville en criant « Miséricorde ! Miséricorde ! », il arrache ses vêtements, se roule dans la boue. Les enfants le poursuivent en criant « el loco ! el loco ! », « le fou ! le fou ! ». Il est alors enfermé à l’hôpital Royal de Grenade. Il connaît le sort des malades mentaux de l’époque : jeûne, coups fouets, jets d’eau glacée… pour chasser le mal. C’est à ce moment que naît sa vocation. Il décide de passer le reste de sa vie à secourir ceux qu’il a côtoyés à l’hôpital Royal : paralytiques, vagabonds, prostituées, et surtout malades mentaux.

 

Libéré sur les ins­tances de Jean d’Avila, Jean ne songea plus qu’à son dessein de soulager les pauvres, il resta comme infirmier, puis fit un pèle­rinage à Notre-Dame de Guadalupe d’Estramadure : Tandis qu’il priait devant une image de la Vierge, Marie se pencha vers lui pour déposer sur ses bras l’Enfant Jésus avec des langes et des vêtements pour le couvrir.

 

Pour l’encourager, Notre-Seigneur daigna se montrer à lui à plu­sieurs reprises. Un jour entre autres, rencontrant un malade à toute ex­trémité, il le chargea sur son dos, le porta à l’hôpital, le mit dans un lit et lui lava les pieds. Mais, en voulant les baiser, il les vit avec surprise percés comme ceux du Sauveur ; et, jetant les veux sur le malade, il re­connut le Sauveur lui-même qui lui dit : « Jean, je compte tous tes pas ; je prends pour moi tout ce que tu fais aux pauvres. Leurs plaies sont les miennes. » Il com­mença par vendre du bois au marché, distribuant aux malheureux le gain qui lui en revenait. Puis, il loua une maison pour les pauvres malades, pourvut à tous leurs besoins et les soigna avec un grand zèle. Ses jour­nées se passaient à servir ses malades, ou à mendier pour subvenir aux dépenses de ses protégés. La charité le rendait ingénieux : un jour, au milieu de la place publique, il se mit à crier : « Frères, pour l’amour de Dieu, faites-vous du bien à vous-mêmes ! »

 

Au début, il était seul à la tâche, contraint de soigner les malades, de mendier leur nourriture quotidienne et d’aider les mourants à paraître devant Dieu. Les besoins dépassaient toujours ses possibilités, car Jean de Dieu ne savait jamais refuser. Inutile de souligner qu’il rencon­tra bien des incompréhensions.

 

Sa première « maison de Dieu » s’avère très vite trop petite et en fonde donc une deuxième plus grande. Pour subvenir aux besoins de sa « maison de Dieu », inlassablement il quête une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, il quête chaque jour et toujours en criant : « Frères, faites-vous du bien à vous-mêmes en donnant aux pauvres ! » Très vite, les habitants de Grenade le surnomment Jean de Dieu. Cinq compagnons, gagnés par son exemple, le rejoignent.

Sa sollicitude s’étendait à tous les malheureux qu’il rencontrait; il se dépouillait de tout pour les couvrir et leur abandonnait tout ce qu’il avait, confiant en la Providence, qui ne lui manqua jamais.

Cet appel, qu’il répétait vo­lontiers, a fait donner aux religieux de l’Ordre de la Charité, le nom de « Fate bene fratelli ». Le feu prit un jour à l’hôpital : bravant les flam­mes, Jean chargea sur ses épaules tous ses pauvres infirmes, les trans­porta en lieu sûr et échappa miraculeusement à une mort certaine.

 

Jean de Dieu mourut à Grenade, le 8 mars 1550.

 

Epilogue

Treize années au service des pauvres, une alimentation qui ne consistait qu’en des oignons cuits, des jeûnes continuels finirent par faire succomber Jean de Dieu. Sur son lit d’agonie, il demanda qu’on lui lût la Passion, recommanda ses malades et ses protégés à un de ses collaborateurs, se mit à genoux et s’écria : « Jésus, je remets mon esprit entre vos mains. » C’est dans cette position qu’il mourut.

 

Il sera béatifié par Urbain VIII, le 1er septembre 1630, et cano­nisé par Alexandre Vlll, le 16 octobre 1690 ; il a été proclamé patron des hôpitaux par Léon XIII, à quoi Pie Xl ajouta les infirmiers et les malades, le 28 août 1930.

 

Laissant derrière lui une renommée de sainteté qui traverse les frontières. Jean de Dieu portait un habit religieux, mais ne fonda point d’Ordre. C’est seulement six ans après sa mort que prit naissance l’Ins­titut qui porte son nom. Ses compagnons vont très vite se réunir pour fonder l’Ordre Hospitalier des frères de Saint Jean de Dieu, grâce au pape saint Pie V qui, le 1er janvier 1572, approuve la congrégation et lui donne la règle de saint Augustin, et au pape Sixte V qui, le 1er octobre 1586, l’élève au rang d’Ordre religieux.

 

La présence des Frères de saint Jean de Dieu dans tant d’hôpitaux ou de centres psychiatriques a répandu à travers le monde le nom de celui qui donna l’impulsion à leur activité charitable, sans avoir jamais songé lui-même à fonder un ordre religieux.

 

Aujourd’hui, l’Ordre Hospitalier est présent sur les cinq continents, les frères y ont fondés des hôpitaux, des maisons de santé, des centres de réhabilitation, des accueils de nuit, des écoles de formation…

 

« Dieu avant tout et par-dessus tout ce qui est au monde ! »,

« Je suis endetté et captif pour Jésus-Christ seul ! »,

« Mettez votre confiance en Jésus-Christ seul ! »

 

Il reste en moi trois sujets d’affliction :

mon ingratitude envers Dieu,

le dénuement où je laisse les pauvres,

les dettes que j’ai contractées pour les soutenir.

 

 

 

**************

 

 

Toi qui as mis au cœur de saint Jean de Dieu un esprit de tendre compassion, Seigneur, nous te prions : donne-nous de servir nos frères avec charité, et de pouvoir ainsi trouver place en ton Royaume.  

 

 

Arrivée des Frères en France

 

Les historiens s’accordent pour dire qu’il n’était pas dans les intentions de Jean de Dieu de fonder une nouvelle congrégation religieuse. Pourtant, ses intuitions de soignant et le rayonnement de sa vie de foi ont rapidement attiré des compagnons à sa suite. Ainsi, à sa mort en 1550, Jean avait confié la direction de son hôpital à l’un d’entre eux, Antoine Martin. En 1571, la famille de Jean de Dieu compte plusieurs hôpitaux en Espagne : à Grenade, bien sûr, mais aussi, à Madrid, Tolède, Cordoue et Lucena. Erigés officiellement en congrégation religieuse, le 1er janvier 1572, par le Pape Pie V, les Frères continuent leur développement. En 1586, en outre l’Espagne, ils sont implantés en Colombie, au Mexique, au Pérou et en Italie.

C’est de Florence que les premiers Frères partent aux environs de 1601 pour gagner Paris. Ils y ont été appelés par la reine Marie de Médicis qui en Toscane avait été touchée par le témoignage et leur compassion. Ils reçoivent pour mission de la part d’Henri IV, et de l’Evêque de Paris, d’y fonder un couvent-hôpital pour soigner les pauvres malades. Jusqu’à la Révolution – La Charité de Paris.

Grâce à l’hôpital de la Charité construit rue des Saints-Pères dans la première moitié du XVIIe siècle, Paris devient rapidement le centre névralgique de l’Ordre des Frères en France. Cet hôpital de la Charité reçoit plus de 200 malades souffrant de fièvres putrides et malignes, et de maladies chirurgicales. Parmi les médecins qui y exercent leur art, certains connaissent un grand renom : Mareschal, premier chirurgien de Louis XVIII, Desault et surtout Frère Elisée Talachon qui deviendra le chirurgien de Louis XVIII.

 

Si les religieux y exercent des fonctions d’infirmiers, d’apothicaires, de chirurgiens, la Charité de Paris est aussi un lieu où la vie spirituelle est soutenue : les homélies dominicales et la beauté de la liturgie sont appréciées y compris par des membres de la Cour.

Saint Vincent de Paul vient visiter les malades et, « les Filles de la Charité », nom qu’il donne à l’Ordre des Religieuses qu’il fonde pour le soulagement des malades, n’est pas sans rappeler celui des Frères de saint Jean de Dieu, connu dans la France de l’Ancien Régime sous le nom de Frères de la Charité. Molière aussi visite souvent les pauvres malades de la Charité. Il fait même partie de la Confrérie Notre Dame de la Charité, sorte de Tiers-Ordre des Frères de saint Jean de Dieu.

 

A la Charité, les novices sont formés aussi bien à la vie religieuse qu’à la médecine et à la chirurgie, disciplines pour lesquelles les cours durent trois ans.

 

Les 40 Couvents-Hôpitaux Français

Au XVIIe et au XVIIIe siècles, les Frères fondent une quarantaine d’établissements hospitaliers : 34 en France métropolitaine (couvrant à peu près l’ensemble du territoire) et neuf dans les possessions coloniales (au Canada et aux Antilles notamment). Les fondations se font au gré des demandes. Elles émanent du Roi, de l’Armée, des Evêques ou des aristocrates locaux. La Province religieuse ainsi constituée comporte trois types d’établissements :

 

– Des hôpitaux urbains assez importants (60 à 200 lits) comme à Paris et à Grenoble où sont annexées des écoles de chirurgie.
– Des hôpitaux destinés aux militaires, comme à Saintes ou à La Rochelle.

– Et enfin des petits hôpitaux, proches de dispensaires ruraux, d’une dizaine de lits.

 

Dans la France de l’Ancien Régime, les Frères de saint Jean de Dieu se distinguent également en annexant à certains de leurs Hôpitaux (Cadillac, Pontorson ou Château-Thierry etc.) des pensionnats où ils reçoivent et soignent les insensés. Ils fondent deux établissements particulièrement destinés au soulagement des aliénés : à Senlis et surtout à Charenton.
A la révolution, les Frères de Saint Jean de Dieu sont chassés des 36 hôpitaux qu’ils possèdent en métropole et dans les colonies. L’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu disparaît alors de France.

 

Ce n’est que 30 ans plus tard, en 1819, que Paul de Magallon, ancien soldat de l’armée napoléonienne, décide de rétablir l’Ordre hospitalier dans son pays, sous le nom de Frère Jean de Dieu, il se consacrera à cette mission jusqu’à sa mort en 1859 et laissera derrière lui une Province de France restaurée, composée de 6 maisons et de plus de 200 frères. L’état se rendant compte de son incapacité à soigner, à éduquer gracieusement comme le faisait l’Eglise et toutes ses institutions au préalable : il été obligé de faire revenir les religieuse et religieux de leur exil afin que la société revive.

Encore aujourd’hui, une trentaine de frères français de Saint Jean de Dieu oeuvrent au sein de 7 établissements en France et à Madagascar.

 

 

La province Saint-Jean-Baptiste de France

 

L’Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu, présent sur tous les continents, est structuré par un ensemble de provinces, de vice provinces et de délégations générales. Le gouvernement général de l’Ordre est assuré par un supérieur général, élu tous les six ans, assisté de quatre conseillers qui se réunissent régulièrement en définitoire général. Ces derniers ont leur siège à Rome auprès de la Curie générale.

En France, on compte une province, la province Saint-Jean-Baptiste, qui comprend autant de communautés que d’établissements Saint Jean de Dieu, soit sept au total : deux à Marseille, une au Croisic, une à Dinan, deux à Paris et une à Madagascar.
La province de France est reconnue légalement comme congrégation religieuse depuis le 30 mai 1989, avec son siège à Paris, au 258 rue Lecourbe (15e arrondissement). Chaque communauté répond au quotidien à sa vocation religieuse par la prière et à sa mission propre au charisme de saint Jean de Dieu en se consacrant au service des malades et des pauvres.
Comme le prévoient les Statuts ainsi que les Constitutions de l’Ordre hospitalier, le gouvernement de la province Saint-Jean-Baptiste de France est composé d’un supérieur provincial et de quatre conseillers, qui se réunissent régulièrement en définitoire provincial. La province de France a, depuis octobre 2012, confié la gestion des établissements Saint Jean de Dieu de France à la Fondation Saint Jean de Dieu. Les Frères hospitaliers continuent toutefois de gérer directement le dispensaire et le Foyer de vie pour malades psychiatrique en cours de construction à Madagascar.

 

 

En France et dans le monde : l’Ordre hospitalier des frères de Saint Jean de Dieu est une congrégation religieuse qui œuvre dans plus de 300 établissements de santé à travers le monde, dans 51 pays sur les cinq continents, dont 15 pays d’Europe. Ces pays ou aires géographiques sont structurés au niveau de l’Ordre hospitalier par entités juridiques canoniques et civiles appelées provinces, elles-mêmes réunies au sein de l’Ordre sous l’autorité d’un supérieur général. Sa mission est de définir les grandes orientations de la congrégation au niveau mondial, assurant ainsi la pérennité des valeurs et du style du fondateur, tout en respectant les particularités juridiques nationales.
Quelques chiffres :
             –   présent dans 51 pays sur les 5 continents
             –   avec plus de 1200 frères
             –   œuvrant dans 300 œuvres apostoliques
             –   aux côtés de 45 000 collaborateurs laïcs et bénévoles
             –   pour 800 000 personnes soignées par an (plus de 13 millions d’actes de soin)

 

 

Coordonnées des communautés de la province :

Communauté Saint Jean de Dieu
201 rue de Javel
75015 Paris
Tél : 01 71 70 44 65

Communauté Saint Jean de Dieu
6 chemin du Lingorzé
44490 Le Croisic
Tél : 02 40 62 92 63

Communauté Saint Jean de Dieu
72 avenue Claude Monet
13014 Marseille
Tél : 04 95 05 32 90

Communauté Saint Jean de Dieu
ECAR OHSJD

Lot III P29SA – BP 6203 bis
Marohohon – 101 Antananarivo
Madagascar
Tél : 00 261 202 23 19 05

Contact rapide

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