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Homélie de la Solennité de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie du Père Julien PALCOUX

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Solennité de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie

Chers frères et sœurs,

C’est avec un cœur en joie que nous fêtons aujourd’hui l’Assomption de notre Mère la Sainte Vierge Marie dans un contexte plus que critique pour notre pays. Puisse cette belle fête nous permettre de reprendre espoir, confiance et force en Dieu en ces temps perturbés.

Avant de mourir sur la croix, Jésus a confié au « disciple qu’il aimait » sa Mère ; et il a confié son disciple préféré à sa Mère. Et le disciple lui-même écrit : « A partir de ce moment-là, le disciple que Jésus aimait la prit chez lui. » A la suite de St Jean, l’Eglise est demeurée fidèle aux dernières paroles du Christ, prenant aussi chez elle la Mère de Jésus et la faisant aimer, prier par les fidèles. En ce jour où nous fêtons sa glorieuse Assomption, nous ne faisons rien d’autre que d’obéir aux dernières paroles de Jésus nous invitant à prendre soin de sa Mère, à la chérir et à l’honorer. Cette dévotion que nous vouons à Notre-Dame, nous aurons l’occasion de la prolonger cet après-midi par la belle procession dans les rues de la ville où notre prière rejoindra tous ceux qui marcheront avec la Sainte Vierge en ce jour de fête partout en France et partout dans le monde.

Frères et Sœurs, c’est donc avec un esprit filial que nous entrons dans cette belle fête, un esprit qui anime le cœur des fils et filles de Dieu envers leur Mère.

L’Evangile entendu en ce jour, nous redonne à entendre cette question d’Elisabeth à Marie : « Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? ». Cette question qui a été posée par la cousine de Marie il y a 2000 ans, l’Eglise nous donne à la ré-entendre ce matin : « Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?» L’attitude de cœur filiale que nous avons envers Marie nous conduit à nous ouvrir à son attitude maternelle envers nous. Marie ne cesse de venir à nous pour nous protéger, pour nous inviter à redevenir fidèle à Dieu. La première lecture de l’Apocalypse nous montre Marie qui protège son enfant. Cet enfant peut être en premier lieu Jésus, mais aussi l’Eglise que Marie enfante, elle qui a été la première Eglise, ou encore les enfants qui naîtront de cette Eglise, c’est-à-dire nous-mêmes. Quelle que soit la lecture que nous faisons, Marie est la femme qui affronte le Mal et qui combat pour défendre son Nouveau-Né. Marie est la femme qui combat. Et elle est la femme qui gagne le combat. Parce qu’elle est pure de tout péché, sans aucune compromission avec les forces de mort, du mal, avec les forces qui rejettent ou combattent Dieu. Ce combat, il a commencé au début de l’histoire : souvenez-vous Eve et le serpent. Au seuil de l’histoire de l’humanité, la femme et le démon se rencontraient et se défiaient. Il est intéressant de voir que l’Ecriture nous enseigne qu’au terme de l’histoire du salut, nous retrouverons ce combat entre la femme et le serpent, désormais devenu un dragon. Mais, ce combat sera gagné par Marie.

Alors, ces images ne peuvent pas ne pas nous parler. Marie ne cesse de venir à nous dans tous les combats que rencontrent ses enfants, et plus particulièrement en ces temps troublés. Marie ne demeure pas insensible lorsque ses enfants se font tuer ou égorger, lorsque l’Eglise est attaquée. Mais elle nous appelle aussi à nous relever et à ne pas nous coucher ou nous taire par peur. Ce combat que Marie nous invite à mener, il commence par la prière. Il commence par le retour à Dieu. Combien d’enfants de l’Eglise se sont éloignés de la vie de foi, de la pratique et par-là même de l’Eglise ? Les temps difficiles dans lesquels nous entrons sont une invitation à revenir à Dieu, à reprendre le chemin de la prière, le chemin du combat contre le péché, le chemin de la fidélité à la pratique. Ne passons pas à côté ! Ne laissons pas passer cette invitation. De même, il doit être définitivement terminé le temps des divisions, des oppositions idéologiques dans l’Eglise, dans les paroisses qui ont tant abîmé l’unité et sclérosé le dynamisme évangélique de l’Eglise. Ceux qui persistent dans ces oppositions idéologiques, de pouvoir, s’enferment dans des combats d’arrière-garde ; ils n’ont strictement rien compris à la situation actuelle et seraient mêmes responsables d’un affaiblissement de l’Eglise.

L’histoire de notre pays peut nous servir d’exemple. Il n’y a pas si longtemps, la Sainte Vierge apparaissait à des enfants à Pontmain les invitant à prier pour préserver la France de la guerre ; et c’est la prière pure de quelques enfants qui a sauvé la France d’une première guerre. Notre Mère ne cesse de venir à nous, mais ne passons pas à côté de sa venue et ne nous trompons pas de combat.

Invitation aussi à nous remettre sous la protection de la Vierge Marie. Aucune protection n’est aussi forte, aussi puissante que celle de Marie, l’Immaculée Conception. L’occasion nous est donnée aujourd’hui de réactualiser la traditionnelle consécration de notre pays à la Vierge Marie faite par Louis XIII. Le 10 février 1637, le roi Louis XIII plaça son royaume sous la protection de la très sainte Vierge Marie, afin disait-il, qu’il « soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis ; qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés.» Depuis ce temps, la Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie est l’objet d’une dévotion du peuple français. Qu’à travers le renouvellement de cette consécration, nous élargissions notre prière à tous ceux qui ont mission de nous gouverner et qui auront mission de nous gouverner. Présentons aussi au Seigneur par les mains de sa Sainte Mère les forces de l’ordre et leurs familles qui sont chargées d’assurer notre sécurité. Puissions-nous, sous le manteau de la Sainte Vierge, dire avec elle en action de grâce au Seigneur : « Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. » Amen !

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