Homélie de la Solennité de la Nativité de Saint Jean-Baptiste du Père Julien PALCOUX

Messes du 26 octobre au 2 novembre 2020

Semaine 44

Lundi 26 octobreDe la Férie

Mardi 27 octobre – De la Férie

  • Patronage (Centre Bethléem) à partir de 16:00
  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Mercredi 28 octobre – Saint Simon et Saint Jude, apôtres

Jeudi 29 octobre – De la Férie

  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Vendredi 30 octobre – De la Férie

Samedi 31 octobre – De la Férie

  • Messe à l’église de la Madeleine à 9:00
  • Eglise de la Madeleine à 9:30 – Confession
  • Eglise de Rugle à 17:45 – Confession
  • Messe anticipée à l’église de Rugles à 18:30

Dimanche 1 novembre – Solennité de la Toussaint

  • Messe à l’église de Francheville à 9:15
  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Lundi 2 novembreCommémoration de tous les fidèles défunts

  • Messe à l’église de la Madeleine à 19:00

Homélie de la Solennité de la Nativité de Saint Jean-Baptiste du Père Julien PALCOUX

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Solennité de la Nativité de Saint Jean-Baptiste

Frères et sœurs,

Entrons dans cette solennité qui nous fait passer des ténèbres à la pleine lumière, de l’Ancien au Nouveau Testament, au moment précis où la durée du jour est la plus longue. Les païens avaient coutume de fêter le soleil, la lumière, par un grand feu qui symbolisait le soleil, tradition que nous avons conservée avec les « feux de la Saint Jean ». Après le 24 Juin, la lumière du soleil diminuera, faisant échos à la parole de Jean-Baptiste « Il faut qu’Il (Jésus) croisse et que je diminue » pour qu’au 25 décembre, la croissance du soleil reprenne, alors que nous fêtons la naissance de l’Enfant Jésus, la vraie Lumière.

Jean-Baptiste est le prophète qui nous fait passer de l’Ancien au Nouveau Testament. L’Evangile que nous venons d’entendre nous le dit à deux reprises. « A l’instant même, sa bouche s’ouvrit et sa langue se délia. » nous dit St Jean en parlant de Zacharie, le père de Jean-Baptiste. Je voudrais m’arrêter sur cet épisode, très symbolique. Zacharie, alors qu’il officiait au Temple, reçoit une vision d’un Ange lui annonçant qu’il allait avoir un enfant (contre les Lois de la nature : à savoir une femme stérile et en plus âgée). Mais Zacharie ne croit pas l’Ange. Il n’offre pas une pleine coopération. De ce fait, il perd l’usage de la parole. Pour un prêtre, même de l’Ancien Testament, c’est embêtant…Il ne peut plus exercer son sacerdoce. Il y a quelque chose qui s’arrête avec son manque de foi. Lorsque l’enfant naîtra et qu’il accomplira ce que l’ange lui avait annoncé, à savoir qu’il appellera son fils Jean, Zacharie retrouve l’usage de la parole. Son mutisme correspond à son manque de foi. En donnant naissance à celui qui sera la Voix (« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » dira de lui-même Jean-Baptiste… »), il retrouve l’usage de la parole. Avec le recouvrement de la parole, c’est une vie nouvelle qui commence. L’homme ancien de l’Ancienne alliance est mort ; un homme nouveau, celui de la Nouvelle Alliance, vient de naître par la naissance de son fils.

Il y a un deuxième élément qui suggère un passage de l’Ancienne Alliance à la Nouvelle, c’est le choix du prénom. Dans la tradition hébraïque, le prénom se transmet de père en fils, de grand-père en petit fils. Quand on demande le futur prénom de l’enfant et qu’Elisabeth répond « Jean », on lui fait remarquer que personne dans sa famille ne porte ce prénom. Cette rupture dans le choix du prénom marque un passage. Désormais, en obéissant à l’ordre de Dieu, quelque chose de nouveau commence ; il y a une rupture dans la tradition ; une ère nouvelle s’ouvre. De plus, il faut savoir que le prénom dans la tradition hébraïque dit et l’identité de la personne et sa mission. Jean, Yochanan en hébreu signifie Celui qui fait indulgence, celui qui fait miséricorde. Quel beau prénom pour celui qui baptisera  et qui, en baptisant Jésus, fera passer de l’ancien rite de baptême et au nouveau sacrementel !

Les textes que nous entendons pour la Nativité de St Jean-Baptiste attirent notre attention, notamment entre la première lecture et le psaume, sur la vie in utero de Jean-Baptiste. Ils nous disent que le bébé dans le sein de sa mère est déjà une personne pleine, entière et agissante et ils nous disent que Dieu habite déjà cette personne et a un projet pour cette personne. Je reprends les paroles du prophète Isaïe : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. » Plus loin : « Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère. » La Sainte Ecriture nous apprend que l’enfant pas encore né a une vie naturelle pleine mais aussi une vie surnaturelle. Dieu a un projet pour chacun de ses enfants pas encore nés.

A cela, il faut ajouter avec l’épisode de la Visitation, que nous voyons que les bébés dans le ventre de leur maman agissent pleinement. Jésus dans le sein de Marie salue son cousin Jean-Baptiste dans le sein d’Elisabeth, et les deux enfants sont à l’origine, provoquent en quelque sorte l’échange qui suit entre Elisabeth et Marie. Ils agissent déjà comme des personnes complètes. Que retenir de ces réflexions ? Trois choses. Tout d’abord, qu’il faut protéger et défendre les bébés dans le ventre de leur mère parce qu’ils sont déjà vraiment des personnes qui existent, qui vivent, qui agissent. Dieu les connaît. Et ces personnes sont les plus faibles, les plus fragiles, les plus dépendantes. Quelles que soient les conditions des grossesses, désirées, non désirées, accidentelles, on ne peut mettre de côté ces vies innocentes qui n’ont rien demandé. Quelles que soient les modes, les pressions idéologiques ou politiques, quelles que soient les Lois même votées, l’Eglise sera toujours du côté de la vie innocente à défendre, à protéger. Fêter la Nativité de St Jean-Baptiste, c’est aussi redire l’infinie valeur de toute vie humaine. L’enfant est toujours à accueillir comme un don et non comme un produit que l’on commande ou que l’on veut.

La Nativité de Saint Jean-Baptiste nous redit aussi que Dieu est le seul maître de la Vie. Zacharie et Elisabeth n’ont pu avoir d’enfants…mais Dieu va leur en donner. La Bible nous présente un certain nombre de naissances d’origine divine : le prophète Samuel, Samson, Jean-Baptiste, Jésus. Nous ne pouvons que nous réjouir que la science et la médecine aient fait des progrès ; mais, ultimement, Dieu est le seul maître de la Vie. Il est la source de toute fécondité, naturelle comme surnaturelle. Seul Dieu peut agir au-dessus des lois de la nature. « Rien n’est impossible à Dieu » nous redit l’Archange Gabriel.

Enfin, j’en tire une troisième réflexion qui concerne les parents. Le rôle des parents est de coopérer à l’œuvre de Dieu pour les enfants, voire d’aider à découvrir le projet de Dieu, de les aider à y répondre ; pas de faire écran ou d’appliquer un programme personnel sur son enfant. L’Ecriture nous le rappelle : le projet de Dieu précède celui des parents. Lorsque Zacharie applique ce que l’ange préconisait dans le choix du prénom, il guérit. La coopération à l’œuvre de Dieu est source de guérison.

En ce jour où nous fêtons la Nativité de Saint Jean-Baptiste, prions pour toutes les familles, pour la mission des parents qui est de coopérer à l’œuvre de Dieu, d’aider leurs enfants à connaître Dieu ; prions pour tous les enfants dans le sein de leur mère, pour tous ceux qui n’ont pas vu le jour. Prions pour tous les couples qui désirent avoir des enfants et qui n’y arrivent pas : qu’ils se tournent avec confiance vers Dieu. Prions pour les vocations religieuses et sacerdotales dont notre Eglise a besoin. Dieu n’a jamais arrêté d’appeler. Mais sommes-nous ouverts à cet appel ? Aidons-nous les enfants à découvrir ce que Dieu attend d’eux ? Que Saint Jean-Baptiste intercède pour chacun de nous. Amen !

Actualités de la Paroisse - articles récents

Assemblée plénière de novembre 2020

Du 03 au 08 novembre 2020 et comme chaque année, les évêques de France se retrouvent à Lourdes pour leur session automnale de travail et de réflexion commune concernant l’Église en France.

Les conditions sanitaires ont contraint les évêques à annuler l’Assemblée d’avril 2020. Mais si la session à distance organisée du 8 au 10 juin a permis de poursuivre des travaux communs, elle a aussi montré les limites de ce mode de réunion.

Aussi, est-il primordial que les évêques de France puissent se retrouver physiquement à Lourdes en novembre afin d’y vivre concrètement la collégialité constitutive de leur ministère.

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Tout est lié, troisième numéro

Découvrez le troisième numéro de « Tout est lié », le webzine de la Conférence des évêques de France consacré à l’écologie intégrale.

« Cultiver la Terre et nourrir les hommes », c’est le thème de ce numéro. C’est également le thème sur lequel travailleront les évêques et leurs invités diocésains durant l’Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes en novembre 2020.

Toute la rédaction du webzine sera mobilisée pour rendre compte de ce qui ce vit durant cette assemblée synodale et enrichir ce numéro.

Homélie du 29ème Dimanche TO du Père Jérôme PAYRE

Homélie 29ème Dimanche TO – 17 et 18 octobre 2020 – A

“Me voici, envoie-moi ! “
Cette parole d’Isaïe résonne dans toute l’Église en cette journée de prière pour les missions. Quel est le fondement de la mission ? Dieu envoie son Fils pour nous sauver. Quand nous rencontrons l’amour du Père, manifesté en Jésus, nous disons : Me Voici, envoie-moi !” C’est une prière facile.
1 – Jésus est envoyé
Il attire à Lui. Après les chefs des prêtres, les pharisiens et avant les sadducéens, ce sont les hérodiens, favorables à la présence romaine, qui viennent à Jésus. Jésus attire à lui tous les hommes, même ceux qui lui veulent du mal, qui cherchent à le perdre, qui veulent le “prendre au piège” (Mt 22). Ils commencent par flatter le Seigneur : “tu es vrai !” Jésus est envoyé pour “enseigner le chemin de Dieu en vérité”. Bien plus qu’un chemin, qu’un exemple, un modèle, Jésus est le Chemin. C’est Lui qui nous porte par sa mort sur la Croix. `
“Me voici, envoie-moi”. C’est le cri du Verbe de Dieu à son Père, pour nous sauver. Être missionnaire, c’est continuer la vie de Jésus, c’est aimer Jésus au point de vivre comme lui. En ce dimanche des missions, renouvelons notre foi en Jésus Sauveur, dans la puissance de l’Esprit Saint, Paraclet.
2 – Dieu ou César
“Tu ne te laisses influencer par personne”. C’est un compliment. Les saints, avons-nous vu, sont des « influencers » de Dieu.
Regardons nos influences, celles que nous exerçons sur les autres et celles dont nous sommes esclaves (regard des autres, pensées, médias, lectures, relations…). Regardons ce qui nous empêche d’approcher Jésus, le Fils de Dieu : personnes ou activités, faiblesse ou péché.
Les hérodiens expliquent la liberté de Jésus : ” ce n’est pas seulement l’apparence que tu considères des gens”. (Mt 22). Le prophète Samuel, envoyé à Bethléem, choisit comme roi David, le plus jeune, le petit berger. Dieu ne regarde pas les apparences, mais le coeur.
Pour nous aider à discerner, st Augustin, après la chute de Rome, écrit La Cité de Dieu. Deuxamours ont bâti deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, c’est la cité terrestre et l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité céleste. L’une se glorifie en elle-même, l’autre glorifie le Seigneur… l’un en ses maîtres aime sa propre force, l’autre dit à Dieu : je t’aime, tu es ma force” : Quelle actualité !
Le grand Benoît XVI dénonce 3 difficultés de la mission : le refus d’éduquer ou d’approfondir la foi de l’Église, la fracture entre le mode de vie et la proclamation de sa foi, la privatisation de la foi sans qu’elle puisse “influencer”, illuminer, la culture, les loisirs…
Être missionnaire de l’Évangile, c’est demander la grâce de la liberté intérieure, pour être vrai, vivre l’Évangile, parfois jusqu’au martyre ! Y-a-t-il un âge pour être missionnaire, pour rayonner de Jésus ? pour entrer au noviciat, au séminaire ? pour devenir saint ? Non ! Pensons au tout jeune bx Carlo Acutis. Il faut un coeur rempli d’amour pour Jésus et son Église. Et du courage !
3 – Retrouver la joie de la rencontre avec Jésus
Mettons notre joie et notre honneur à venir à Jésus pour l’aimer, l’adorer, le servir comme il le mérite, lui le Fils de Dieu. Pendant quelques semaines, nous n’avons pu rencontrer Jésus dans l’Eucharistie, à cause du confinement. Certains ont encore peur de venir adorer Jésus, louer le Seigneur, célébrer le Sauveur, se nourrir du Pain de Vie ! Il est là, Il nous attend dans le sommet de l’Amour pour nous renouveler, nous attacher à lui, nous faire vivre de lui et nous envoyer témoigner, rayonner de la joie de l’Évangile. Seigneur, tu ne m’as pas créé pour être confiné, mais pour être envoyé ; tu ne m’as pas créé pour avoir peur des autres, mais pour les aimer ! Aide-moi,
Seigneur, à trouver ma place dans ton Église, me voici, envoie-moi !
Ou simplement, “fais que je rapproche de toi ceux qui s’approchent de moi” (prière Katorin)

Assassinat de Monsieur Samuel Paty, l’enseignant de Conflans-Sainte-Honorine : réactions de l’Église catholique

Le vendredi 16 octobre, un professeur d’histoire et de géographie a été sauvagement assassiné à proximité du collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines. La Conférence des évêques de France exprime sa profonde tristesse face à l’assassinat de M. Samuel Paty. Les catholiques prient pour lui et sa famille. La fraternité est une urgence.

CEF

Messes du 19 au 25 octobre 2020

Semaine 43

Lundi 19 octobreS. Jean de Brébeuf et S. Isaac Jogues, prêtres, et leurs compagnons, martyrs,

Mardi 20 octobre – De la Férie

  • Patronage (Centre Bethléem) à partir de 16:00
  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Mercredi 21 octobre – De la Férie

Jeudi 22 octobre – S. Jean-Paul II, pape

  • Eglise Notre-Dame à 16;30 – Chapelet pour les âmes du purgatoire
  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Vendredi 23 octobre – S. Jean de Capistran, prêtre

  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Samedi 24 octobre – S. Antoine-Marie Claret, évêque

  • Messe à l’église Notre-Dame à 9:00
  • Eglise de Bois-Arnault à 17:45 – Confession
  • Messe anticipée à l’église de Bois-Arnault à 18:30

Dimanche 25 octobre – 30ème dimanche du Temps Ordinaire

  • Messe à l’église de Francheville à 9:15
  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Du 11 au 18 octobre : Semaine Missionnaire Mondiale

« Me voici, envoie-moi ! »

Priez avec les catholiques du monde entier !

Prière de la Semaine Missionnaire Mondiale 2020 

Dieu notre Père, donne-nous l’audace des prophètes.
Sans regarder en arrière, avec confiance, nous voulons répondre avec joie :
“Me voici, envoie-moi !”
Ouvre nos oreilles et nos cœurs à ta Parole.
Seigneur Jésus, aujourd’hui encore tu nous appelles personnellement :
“Viens, suis-moi !”
Nous te confions tous les missionnaires,
que l’Esprit de Pentecôte continue de les fortifier,
que tous unis par un même baptême,
nous soyons les témoins vivants de ta miséricorde.
Amen.

Semaine Missionnaire Mondiale

Formation et information autour du dialogue chrétiens-musulmans 31 octobre 2020

Matinée de formation et d’information.
Que vous soyez favorable ou réticent, venez découvrir, approfondir ou comprendre les enjeux du dialogue entre chrétiens et musulmans !

En présence de Mgr Nourrichard et du Père Vincent Feroldi, directeur du Service National des Relations avec les Musulmans  (SNRM) de la Conférence des Évêques de France

Samedi 31 octobre 2020

Espace Nétreville 9h00-12h30

Programme

Pour télécharger l’affiche , ►cliquer ici

Pour télécharger le tract , ►cliquer ici

►de 9h à 12h30

  • Conférence et débat du Père Vincent Feroldi
    ” Fondements théologiques du dialogue entre musulmans et chrétiens “
    ” Richesses et freins du dialogue interreligieux “

►de 14h à 17h30 REPORTÉ à une date ultérieure.

Plus d’infos en cliquant ici.