Homélie du 10ème Dimanche du temps ordinaire du Père Julien PALCOUX

Messes du 26 octobre au 2 novembre 2020

Semaine 44

Lundi 26 octobreDe la Férie

Mardi 27 octobre – De la Férie

  • Patronage (Centre Bethléem) à partir de 16:00
  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Mercredi 28 octobre – Saint Simon et Saint Jude, apôtres

Jeudi 29 octobre – De la Férie

  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Vendredi 30 octobre – De la Férie

Samedi 31 octobre – De la Férie

  • Messe à l’église de la Madeleine à 9:00
  • Eglise de la Madeleine à 9:30 – Confession
  • Eglise de Rugle à 17:45 – Confession
  • Messe anticipée à l’église de Rugles à 18:30

Dimanche 1 novembre – Solennité de la Toussaint

  • Messe à l’église de Francheville à 9:15
  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Lundi 2 novembreCommémoration de tous les fidèles défunts

  • Messe à l’église de la Madeleine à 19:00

Homélie du 10ème Dimanche du temps ordinaire du Père Julien PALCOUX

+

10ème Dimanche du temps ordinaire

Frères et sœurs,

Les textes que nous entendons en ce jour nous amènent à réfléchir sur le péché, sur la nature du péché et sur ses conséquences. A l’origine, le péché tire son existence de l’orgueil. On pourrait dire que l’orgueil est le terreau dans lequel naît tout péché. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique dit au sujet de la nature du péché (387) : « Le péché est un abus de la liberté que Dieu donne aux personnes créées pour qu’elles puissent L’aimer et s’aimer mutuellement. »

En regardant les textes du jour, nous pouvons distinguer trois sortes de péchés.

La première lecture évoque le péché comme la désobéissance à Dieu. « Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » demande Dieu à Adam. Cette désobéissance originelle entraine une perturbation de la relation entre l’homme et Dieu ainsi qu’une rupture de l’harmonie existant entre les êtres humains entre eux et avec la nature. Le récit nous apprend que l’homme désormais se cache de Dieu, qu’il a peur de Dieu et qu’il rejette la faute sur Eve, qui, elle, la rejette sur le serpent. Tout l’ordre harmonieux de la création se défait et on entre dans le désordre. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique dit : « Tout péché, par la suite, sera une désobéissance à Dieu et un manque de confiance en sa bonté. » (397)

Ce péché de désobéissance que nous l’appelons péché originel a été commis par nos premiers parents. Si la désobéissance à Dieu est la cause de l’entrée du péché dans le monde, le remède est dans l’obéissance à Dieu que nous apporte Jésus. Par son obéissance inconditionnelle, et surtout au cours de sa Passion, Jésus répare la transgression initiale et permet que le salut entre dans le monde. Bien sûr, le Salut nous vient par Jésus-Christ, mais, tous, qui que nous soyons, quoi que nous fassions, nous pouvons aussi participer au mystère de la Rédemption et du Salut du monde par notre propre obéissance. L’obéissance appelle de notre part une attitude d’humilité, de soumission, antidote à l’attitude d’orgueil dans laquelle s’enracine le péché.

L’Evangile, quant à lui, évoque 3 formes de péché dont les 3 ont en commun la tentation, la tentative, la prétention de mettre la main sur Dieu. Encore une fois, le Catéchisme de l’Eglise Catholique dit : « L’homme a voulu être comme Dieu, mais sans Dieu et avant Dieu, et non pas selon Dieu. » (398) Alors, regardons ces 3 mainmises sur Dieu. Les Juifs essayaient de se préserver du péché qui consistait à mettre la main sur Dieu en donnant à Dieu un nom imprononçable que l’on traduit par YAHVE.

La première vient des gens de l’entourage de Jésus, « les gens de chez Lui », dit l’Evangile. On imagine, des voisins, la parenté. Ils viennent « se saisir » de Lui car « il a perdu la tête. » On voit bien le péché qui est derrière. Ce que dit Jésus, ce que fait Jésus ne correspond pas à l’homme que l’on connaît. Donc, Il est fou. Le péché est là : on absolutise son propre point de vue sur Jésus pour en faire la norme ; et la personne sera « lue », « interprétée » à la lumière de mon propre point de vue. Mon point de vue est fondamental et détermine mon rapport à la personne. Eh bien, nous sommes ici dans une attitude fondamentalement intégriste. L’intégrisme, ce n’est pas aimer, défendre ou promouvoir la tradition, c’est l’absolutisation de son propre point de vue en norme et qui, de fait, exclut tous ceux qui ne pensent pas comme la norme. Il y a beaucoup plus d’intégristes qu’on ne le croit ; mais ils ne sont pas forcément là où on les croit…L’antidote est ici la vie en Eglise. Vivre en Eglise, dans une église composée de gens différents, de sociologie différente, est le remède à de telles dérives. L’existence de l’autre, d’autres points de vue, nous conduira toujours à relativiser les nôtres.

La deuxième est dans l’attitude des scribes qui accusent Jésus d’opérer ses guérisons par l’œuvre du diable. Là aussi, nous retrouvons à l’origine l’absolutisation d’un point de vue qui est forcément juste, qui ne se remet pas en cause, jamais, qui est sûr d’avoir raison. On entre alors dans le déni de la réalité, dans le mensonge, la perversion de la réalité que l’on tord pour la faire entrer dans mon propre point de vue. Les scribes perdent de vue que les gens sont guéris, que l’action de Jésus est réellement un Bien. La manœuvre du diable est à son comble : attribuer à Béelzéboul ce qui revient à Dieu tout en déniant l’œuvre de Dieu. Ici, l’antidote est l’usage de la raison. C’est le raisonnement logique qu’adopte Jésus face aux scribes. Souvenons-nous que l’exercice de la raison est toujours du côté de Dieu puisque Dieu est le  initial, la raison créatrice. Quand on se rend compte que la raison ne fonctionne pas ou plus, il y a toujours une manipulation du démon derrière.

La troisième est dans l’attitude de la famille de Jésus : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Tentation de mettre la main sur Jésus : Il nous appartient, Il est à nous. Réponse de Jésus : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu est pour moi un frère, une sœur, une mère. » Jésus dépasse les liens du sang pour ouvrir la famille à tous ceux qui accomplissent la volonté de Dieu. Une nouvelle fois, l’antidote contre ce péché réside dans la vie en Eglise, en paroisse, qui nous conduit à ouvrir nos relations et à ouvrir les familles à l’Eglise.

Alors, il reste la question du péché contre l’Esprit-Saint dont Jésus dit qu’il ne peut être pardonné. Y a-t-il une limite au pardon de Dieu ? En fait, tout s’éclaire dès que l’on précise ce que l’on entend par « péché contre l’Esprit-Saint ». Certains Pères de l’Eglise (Athanase, Hilaire, Ambroise, Jérôme, Chrysostome) disent qu’il y a péché contre l’Esprit-Saint dès l’instant que l’on blasphème contre l’Esprit-Saint, l’Esprit-Saint désignant ou bien Dieu ou bien la personne de la Trinité appelée l’Esprit-saint. St Augustin, et St Thomas d’Aquin à sa suite, expliquent le péché contre l’Esprit-Saint comme l’impénitence finale, c’est-à-dire, comme le fait de persévérer dans le péché et dans le refus de demander pardon et de se convertir. En fait, il s’agit du refus du salut. Dès lors, il est logique que ce péché ne puisse être pardonné, parce qu’il consiste justement dans le refus du pardon. Du reste le Catéchisme de l’Eglise Catholique confirme cette interprétation : « Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir, rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit-Saint. Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle. » (1864) et d’autre part : « Il n’y a aucune faute, aussi grave soit-elle, que la Sainte Eglise ne puisse remettre. ‘Il n’est personne, si méchant et si coupable qu’il soit qui ne doive espérer avec assurance son pardon, pourvu que son repentir soit sincère.’ Le Christ qui est mort pour tous les hommes, veut que, dans son Eglise, les portes du pardon soient toujours ouvertes à quiconque revient du péché. » (982)

Alors, que retenir au terme de cette méditation sur le péché ? Que beaucoup d’antidotes se trouvent dans la pratique de l’obéissance, de l’exercice de la raison et dans la qualité de la vie en Eglise. Demandons la grâce au Seigneur de mieux L’approcher, de mieux Le connaître, par tout ce que nos frères et sœurs nous apportent de Lui. Amen !

Actualités de la Paroisse - articles récents

Assemblée plénière de novembre 2020

Du 03 au 08 novembre 2020 et comme chaque année, les évêques de France se retrouvent à Lourdes pour leur session automnale de travail et de réflexion commune concernant l’Église en France.

Les conditions sanitaires ont contraint les évêques à annuler l’Assemblée d’avril 2020. Mais si la session à distance organisée du 8 au 10 juin a permis de poursuivre des travaux communs, elle a aussi montré les limites de ce mode de réunion.

Aussi, est-il primordial que les évêques de France puissent se retrouver physiquement à Lourdes en novembre afin d’y vivre concrètement la collégialité constitutive de leur ministère.

Lire la suite

Tout est lié, troisième numéro

Découvrez le troisième numéro de « Tout est lié », le webzine de la Conférence des évêques de France consacré à l’écologie intégrale.

« Cultiver la Terre et nourrir les hommes », c’est le thème de ce numéro. C’est également le thème sur lequel travailleront les évêques et leurs invités diocésains durant l’Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes en novembre 2020.

Toute la rédaction du webzine sera mobilisée pour rendre compte de ce qui ce vit durant cette assemblée synodale et enrichir ce numéro.

Homélie du 29ème Dimanche TO du Père Jérôme PAYRE

Homélie 29ème Dimanche TO – 17 et 18 octobre 2020 – A

“Me voici, envoie-moi ! “
Cette parole d’Isaïe résonne dans toute l’Église en cette journée de prière pour les missions. Quel est le fondement de la mission ? Dieu envoie son Fils pour nous sauver. Quand nous rencontrons l’amour du Père, manifesté en Jésus, nous disons : Me Voici, envoie-moi !” C’est une prière facile.
1 – Jésus est envoyé
Il attire à Lui. Après les chefs des prêtres, les pharisiens et avant les sadducéens, ce sont les hérodiens, favorables à la présence romaine, qui viennent à Jésus. Jésus attire à lui tous les hommes, même ceux qui lui veulent du mal, qui cherchent à le perdre, qui veulent le “prendre au piège” (Mt 22). Ils commencent par flatter le Seigneur : “tu es vrai !” Jésus est envoyé pour “enseigner le chemin de Dieu en vérité”. Bien plus qu’un chemin, qu’un exemple, un modèle, Jésus est le Chemin. C’est Lui qui nous porte par sa mort sur la Croix. `
“Me voici, envoie-moi”. C’est le cri du Verbe de Dieu à son Père, pour nous sauver. Être missionnaire, c’est continuer la vie de Jésus, c’est aimer Jésus au point de vivre comme lui. En ce dimanche des missions, renouvelons notre foi en Jésus Sauveur, dans la puissance de l’Esprit Saint, Paraclet.
2 – Dieu ou César
“Tu ne te laisses influencer par personne”. C’est un compliment. Les saints, avons-nous vu, sont des « influencers » de Dieu.
Regardons nos influences, celles que nous exerçons sur les autres et celles dont nous sommes esclaves (regard des autres, pensées, médias, lectures, relations…). Regardons ce qui nous empêche d’approcher Jésus, le Fils de Dieu : personnes ou activités, faiblesse ou péché.
Les hérodiens expliquent la liberté de Jésus : ” ce n’est pas seulement l’apparence que tu considères des gens”. (Mt 22). Le prophète Samuel, envoyé à Bethléem, choisit comme roi David, le plus jeune, le petit berger. Dieu ne regarde pas les apparences, mais le coeur.
Pour nous aider à discerner, st Augustin, après la chute de Rome, écrit La Cité de Dieu. Deuxamours ont bâti deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, c’est la cité terrestre et l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité céleste. L’une se glorifie en elle-même, l’autre glorifie le Seigneur… l’un en ses maîtres aime sa propre force, l’autre dit à Dieu : je t’aime, tu es ma force” : Quelle actualité !
Le grand Benoît XVI dénonce 3 difficultés de la mission : le refus d’éduquer ou d’approfondir la foi de l’Église, la fracture entre le mode de vie et la proclamation de sa foi, la privatisation de la foi sans qu’elle puisse “influencer”, illuminer, la culture, les loisirs…
Être missionnaire de l’Évangile, c’est demander la grâce de la liberté intérieure, pour être vrai, vivre l’Évangile, parfois jusqu’au martyre ! Y-a-t-il un âge pour être missionnaire, pour rayonner de Jésus ? pour entrer au noviciat, au séminaire ? pour devenir saint ? Non ! Pensons au tout jeune bx Carlo Acutis. Il faut un coeur rempli d’amour pour Jésus et son Église. Et du courage !
3 – Retrouver la joie de la rencontre avec Jésus
Mettons notre joie et notre honneur à venir à Jésus pour l’aimer, l’adorer, le servir comme il le mérite, lui le Fils de Dieu. Pendant quelques semaines, nous n’avons pu rencontrer Jésus dans l’Eucharistie, à cause du confinement. Certains ont encore peur de venir adorer Jésus, louer le Seigneur, célébrer le Sauveur, se nourrir du Pain de Vie ! Il est là, Il nous attend dans le sommet de l’Amour pour nous renouveler, nous attacher à lui, nous faire vivre de lui et nous envoyer témoigner, rayonner de la joie de l’Évangile. Seigneur, tu ne m’as pas créé pour être confiné, mais pour être envoyé ; tu ne m’as pas créé pour avoir peur des autres, mais pour les aimer ! Aide-moi,
Seigneur, à trouver ma place dans ton Église, me voici, envoie-moi !
Ou simplement, “fais que je rapproche de toi ceux qui s’approchent de moi” (prière Katorin)

Assassinat de Monsieur Samuel Paty, l’enseignant de Conflans-Sainte-Honorine : réactions de l’Église catholique

Le vendredi 16 octobre, un professeur d’histoire et de géographie a été sauvagement assassiné à proximité du collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines. La Conférence des évêques de France exprime sa profonde tristesse face à l’assassinat de M. Samuel Paty. Les catholiques prient pour lui et sa famille. La fraternité est une urgence.

CEF

Messes du 19 au 25 octobre 2020

Semaine 43

Lundi 19 octobreS. Jean de Brébeuf et S. Isaac Jogues, prêtres, et leurs compagnons, martyrs,

Mardi 20 octobre – De la Férie

  • Patronage (Centre Bethléem) à partir de 16:00
  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Mercredi 21 octobre – De la Férie

Jeudi 22 octobre – S. Jean-Paul II, pape

  • Eglise Notre-Dame à 16;30 – Chapelet pour les âmes du purgatoire
  • Messe à l’église de Rugles à 18:30

Vendredi 23 octobre – S. Jean de Capistran, prêtre

  • Messe à l’église Notre-Dame à 18:30

Samedi 24 octobre – S. Antoine-Marie Claret, évêque

  • Messe à l’église Notre-Dame à 9:00
  • Eglise de Bois-Arnault à 17:45 – Confession
  • Messe anticipée à l’église de Bois-Arnault à 18:30

Dimanche 25 octobre – 30ème dimanche du Temps Ordinaire

  • Messe à l’église de Francheville à 9:15
  • Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Du 11 au 18 octobre : Semaine Missionnaire Mondiale

« Me voici, envoie-moi ! »

Priez avec les catholiques du monde entier !

Prière de la Semaine Missionnaire Mondiale 2020 

Dieu notre Père, donne-nous l’audace des prophètes.
Sans regarder en arrière, avec confiance, nous voulons répondre avec joie :
“Me voici, envoie-moi !”
Ouvre nos oreilles et nos cœurs à ta Parole.
Seigneur Jésus, aujourd’hui encore tu nous appelles personnellement :
“Viens, suis-moi !”
Nous te confions tous les missionnaires,
que l’Esprit de Pentecôte continue de les fortifier,
que tous unis par un même baptême,
nous soyons les témoins vivants de ta miséricorde.
Amen.

Semaine Missionnaire Mondiale

Formation et information autour du dialogue chrétiens-musulmans 31 octobre 2020

Matinée de formation et d’information.
Que vous soyez favorable ou réticent, venez découvrir, approfondir ou comprendre les enjeux du dialogue entre chrétiens et musulmans !

En présence de Mgr Nourrichard et du Père Vincent Feroldi, directeur du Service National des Relations avec les Musulmans  (SNRM) de la Conférence des Évêques de France

Samedi 31 octobre 2020

Espace Nétreville 9h00-12h30

Programme

Pour télécharger l’affiche , ►cliquer ici

Pour télécharger le tract , ►cliquer ici

►de 9h à 12h30

  • Conférence et débat du Père Vincent Feroldi
    ” Fondements théologiques du dialogue entre musulmans et chrétiens “
    ” Richesses et freins du dialogue interreligieux “

►de 14h à 17h30 REPORTÉ à une date ultérieure.

Plus d’infos en cliquant ici.