Messes du 1 au 7 juin 2020

Lundi 1 juin – Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église

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Mardi 2 juin – S. Marcellin et S. Pierre, martyrs

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Mercredi 3 juin – S. Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs

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Jeudi 4 juin– De la Férie

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Vendredi 5 juin – S. Boniface, évêque et martyr

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Samedi 6 juin – S. Norbert, évêque

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 7 juin – Sainte Trinité

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Messes du 25 au 31 mai 2020

Lundi 25 mai – S. Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Eglise ; S. Grégoire VII, pape ; Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge

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Mardi 26 mai – S. Philippe Néri, prêtre

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Mercredi 27 mai – S. Augustin de Cantorbéry, prêtre

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Jeudi 28 mai – De la Férie

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Vendredi 29 mai – De la Férie

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Samedi 23 mai – De la Férie

  Messe à Notre Dame de Verneuil à 18:30

Messe à saint Germain de Rugles à 18:30

Dimanche 24 mai – Pentecôte

  Messe à l’église de Bourth à 9:15

Messe à l’église de la Madeleine à 11:00

Je donne à la quête

Je donne au denier

Homélie de la Solennité de la Pentecôte du Père Jérôme PAYRE

Homélie Solennité de la Pentecôte – 30-31 mai 2020

“Viens Esprit Saint ! Emplis le coeur de tes fidèles ! Allume en eux le feu de ton Amour”.
Nous appelons l’Esprit Saint. Par son Esprit saint, Jésus renouvelle la vie des disciples de tous les temps à la Pentecôte, anniversaire liturgique de notre confirmation. “L’Église naît du feu de l’Amour et d’un incendie qui éclate à la Pentecôte (François, AG 19/06/2019). Ce Feu de Dieu brûle nos coeurs (prière), l’Eglise (sacrements), ce feu d’amour brûle ste Jeanne d’Arc (Jésus)…

Paroisse : Feuille de messe de la Pentecôte et consignes

Chers paroissiens,
dans l’attente de vous retrouver pour la plupart ce dimanche, je vous invite à trouver la feuille de chants de la messe et à bien relire les consignes.merci de votre aide, pour que le mystère de la Pentecôte que nous célébrerons samedi et dimanche soit source d’une vraie joie missionnaire.Viens Esprit saint, nous t’attendons !

Père Jérôme PAYRE

Paroisse de Verneuil. Le retour à l’église doit se faire masqué !

Avec la reprise des cérémonies religieuses, la paroisse de Verneuil s’est organisée pour recevoir ses fidèles dans le respect des règles sanitaires, comme de venir masqués.

La bonne nouvelle va réjouir les chrétiens privés de célébrations depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : à partir de ce week-end des 30 et 31 mai 2020, ils vont pouvoir retourner à la messe. « Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Église. Fête qui, pour nous, sera comme un nouveau commencement », se félicite le père Jérôme Payre, curé de la paroisse Sainte-Marie du Pays de Verneuil (Eure).

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Le Réveil

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard

Messe de la Pentecôte célébrée à 10h30 en direct par Mgr Nourrichard à la cathédrale et reprise officielle des messes en présence de fidèles selon les règles sanitaires dues à l’épidémie du coronavirus Covid-19.
Pour toutes les personnes, fragiles, malades ou qui ne peuvent se déplacer c’est à suivre sur :

Cliquez-ici

Solennité de la Pentecôte – Samedi 30 mai et dimanche 31 mai 2020

Nous nous réjouissons de pouvoir célébrer la Pentecôte, de pouvoir adorer l’Esprit saint, architecte de l’Eglise… Fête qui, pour nous sera comme un nouveau commencement.
Faisons une grande confiance à l’Esprit saint qui nous guidera dans cette période.
Les messes de cette si grande fête sont indiquées ci-dessous.
Pour toute la durée de la pandémie, au moins jusqu’en septembre, nous avons décidé, avec les membres de l’Equipe d’animation pastorale et les coordinateurs, avec le Père Floribert et notre diacre Pascal Richer, de n’utiliser pour les messes que les églises suivantes, à la fois pour des raisons pratiques de mise en place, de signalisation, de mobilisation possible des paroissiens pour servir aux entrées et dans les sacristies.
Les autres églises sont ouvertes pour la prière commune, l’adoration silencieuse, le chapelet…

Samedi 30 mai
18 h 30 Messe à Notre Dame de Verneuil
18 h 30 Messe à saint Germain de Rugles
Dimanche 31 mai
9 h 15 messe à Bourth
11 h Messe à la Madeleine

Quelques conditions indispensables
pour que l’on puisse célébrer dignement la sainte Eucharistie et respecter les conditions sanitaires.
L’entrée se fera par une seule porte 30 mn avant le début de la messe.
A ce jour, nous ne connaissons pas le nombre total de personnes pouvant entrer dans l’église, ni l’âge non plus des personnes. Je vous le communiquerai dans la semaine.
Pour entrer, il faudra que chacun arrive avec
son masque qu’il apportera
sa propre solution hydro-alcoolique, à utiliser dès l’entrée dans l’église
la feuille de chants commune qui sera envoyée dans la semaine par mail et disponible sur le site de la paroisse (et donc aussi sur le téléphone ou votre tablette).
o Vous comprendrez que nous ne pouvons pas acheter les quantités de gel nécessaire pour chacun. Il en faut déjà pour la sacristie, pour le déroulement de la messe, la désinfection.
o Nous ne contrôlerons pas la température, mais toute personne ayant de la fièvre (plus de 37, 5°) est invitée à ne pas venir.
Les groupes de chants ne sont pas autorisés à reprendre pour l’instant.
La distanciation physique sera respectée entre les chaises ou sur les bancs. Merci de ne pas déplacer les chaises… nous ne pourrons pas systématiquement les remettre.
Des consignes seront données lors des messes pour les lectures, pour la procession de communion (qui ne sera donnée que dans la main).
Tout à la joie de pouvoir nous retrouver et prier ensemble notre Dieu pour Le servir et annoncer avec force l’Evangile de Jésus, ces consignes restent complexes mais nécessaires pour que nous puissions célébrer dignement le Seigneur. Il nous faudra de la patience… qui est un des fruits de l’Esprit saint (Ga 5, 22).
Je tiens à remercier ceux qui ont proposé leur aide pour réaménager les églises pour samedi et dimanche, ceux qui se sont rendus disponibles pour l’accueil et le rangement…
Père Jérôme PAYRE

Solennite-de-la-Penteco-te

D’un seul coeur !

Chers paroissiens,
D’un seul coeur !
C’est le titre de la lettre que je vous ai adressée ces dernières semaines. Ce titre s’est imposé à moi devant la rapidité avec laquelle vous avez formé une chaine de prière, au cours du carême, puis dans la nuit du jeudi au vendredi saint. J’avais dans le coeur ce passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu dans la 1ère lecture de ce dimanche. C’est l’attitude des Apôtres après l’Ascension de Jésus.
‘ Tous, d’un même coeur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères (Ac 1, 14)
Nous voyons dans ce passage 3 caractéristiques de la prière chrétienne…

Homélie du 7e dimanche de Pâques du Père Jérôme PAYRE

Homélie 7ème dimanche de Pâques – 23-24 mai 2020 – A

“Tous d’un seul coeur étaient assidus à la prière ” (Ac 1)
Prier… à la suite de Jésus qui prie son Père. Jésus prie à Gethsémani “Père que ta volonté soit faite”, sur la croix “En tes mains je remets mon esprit”, “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font”. Cet Evangile après l’Ascension montre ce que Jésus fait à la droite du Père.

7ème dimanche de Pâques

Nous continuons à vivre notre prière du dimanche sans eucharistie.
Messe anticipée en direct de la cathédrale et célébrée par le Père Éric Ladon

En savoir +

Reprise du culte dans le diocèse d’Évreux suite au décret du 23 mai 2020

Chers confrères,

Comme vous le savez certainement, le Ministère de l’Intérieur a diffusé dans la nuit des recommandations générales en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 lors des cérémonies cultuelles.

Il en ressort qu’une reprise de ces cérémonies est possible, dans des conditions de sécurité sanitaires strictes. Nous nous réjouissons de cette ouverture, après la longue période que nous venons de traverser sans eucharistie !

Vous avez reçu ce mercredi 20 mai de notre évêque les recommandations du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elles sont évidemment applicables. Elles impliquent manifestement un travail de discernement avec nos équipes, EAP en tout premier !

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Décret du 23 mai : reprise des messes et lignes directrices

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

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Décret du 23 mai concernant le culte.
Il est à noter que chaque évêque a la latitude de décider de la reprise du culte dans son diocèse soit dès ce soir, soit pour la Pentecôte comme le recommande le gouvernement.
Vous serez informé dès que possible de cette décision.

Dispositions pratiques pour les célébrations sous Covid-19

Lutter contre l‘épidémie de Coronavirus – dernières infos
Quelques nouveaux repères pour la vie liturgique des jours qui suivront et la reprise des cultes qui ne devrait plus tarder. Il faudra respecter certaines préconisations pour le bien de tous.
Patience : votre paroisse vous communiquera ses propres modalités et son organisation.
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous

” Tout est lié”, le nouveau webzine de l’écologie intégrale.

En novembre 2019, l’Assemblée plénière des évêques de France revêtait un caractère inédit en plongeant dans une réflexion large sur l’écologie intégrale.
Le magazine en ligne se veut être un outil d’accompagnement de cet élan en participant à la réflexion, en dialoguant avec le monde, en mettant en lumière des actions.
Nous vous laissons découvrir
« toutestlie.catholique.fr » ⤵️⤵️
https://toutestlie.catholique.fr/

Réaction à l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant l’interdiction du culte

La Conférence des évêques de France prend acte de l’ordonnance rendue par le juge des référés du Conseil d’État qui ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Cette ordonnance va dans le sens de la lettre écrite par le Président de la Conférence des évêques de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, au Premier Ministre vendredi 15 mai. La Conférence des évêques de France attend donc maintenant la révision du décret du 11 mai que le Premier Ministre a huit jours pour opérer.
A partir de la révision de ce décret des célébrations seront possibles, respectant les règles sanitaires communiquées en réponse aux propositions faites par la Conférence des évêques de France.

Belle fête de l’Ascension…

Chers paroissiens,
Je prierai le Père, Il vous donnera un autre Défenseur (Jn 14).
En écoutant ce verset de l’Evangile, nous pouvons nous demander : de quoi ai-je besoin d’être défendu ?
De ce virus ? de la peur de me retrouver avec d’autres personnes ? de mon péché ? de Satan ?
La liste pourrait être très longue… et si nous lisons l’Evangile, nous voyons que l’Esprit saint est donné par Jésus pour nous rappeler ses Paroles, pour nous redire son Amour… nous avons besoin d’un Défenseur, pour ne pas oublier Dieu, ce Père plein de tendresse qui a envoyé son Fils unique. Et la prière régulière nous y aide…..

Ste Catherine d’Alexandrie, martyre au IVe Siècle

Peu de saintes ont été populaires à l’égal de sainte Catherine seule parmi tous les habitants du paradis, on la voit apparaître dans tous les vieux vitraux avec la triple auréole : l’auréole blanche des vierges, la verte des docteurs, et la rouge des martyrs.

Sainte Catherine, dont le culte est universellement répandu en Orient comme en Occident, est la patronne des philosophes et des jeunes filles ; mais aussi de plus de trente corporations : meuniers, charrons, rémouleurs, tourneurs et potiers, cordiers et fileuses, corroyeurs, tanneurs, bourreliers et cordonniers, miroitiers, étameurs et plombiers, drapiers aussi.

Mais elle fut surtout, et elle reste toujours la patronne des jeunes filles : d’abord, parce qu’elle honore leur âge par sa vertu, et aussi parce qu’elle fut la fiancée du Christ qui lui mit au doigt l’anneau nup­tial. C’est aux jeunes filles qu’il fut toujours réservé de poser sur la tête de la Vierge d’Alexandrie la couronne symbolique, et ce privilège dispa­raissait le jour où la jeune fille se mariait. De là l’expression commune de « coiffer sainte Catherine », expression dont le vrai sens s’est un peu déformé de nos jours.

Et cependant, si populaire que soit l’histoire de sainte Catherine, il n’y en a pas de moins connue dans les premiers siècles. Trois traits for­ment la trame de sa vie : l’Anneau qu’après son baptême, la Sainte Vierge lui offrit pour la fiancer au Roi du ciel ; – sa discussion avec les cinquante philosophes qu’elle réduisit au silence ; – et la roue sur la­quelle l’empereur Maximin la fit attacher et qui vola en éclats. Alors, l’empereur lui fit trancher la tête. – Après sa mort, les anges enlevè­rent son corps et le transportèrent sur le mont Sinaï.

****

Il y avait alors à Alexandrie en Egypte une fille de roi, âgée de dix-huit ans, qui s’appelait Catherine. Après la mort de son père, elle s’était retirée, avec une nombreuse domesticité, dans son palais où elle avait appris les sciences et les arts, les poètes et les philosophes.

Catherine est née vers 290.

Belle et intelligente, elle est très orgueilleuse. Elle trouve ses prétendants trop imparfaits pour elle. Jusqu’au jour où l’ermite Ananias lui suggère de choisir Jésus-Christ. Mais ce dernier lui fait dire qu’elle est trop altière et qu’il n’en veut pas. Catherine se rend compte du ridicule de son comportement. Dès lors, elle met son intelligence au service de la foi.

La Passio de sainte Catherine d’Alexandrie rapporte que l’empereur Maximin vint siéger à son tribunal dans la ville d’Alexandrie et ordonna de convoquer ses sujets qui, sous peine de mort, devaient sacrifier aux idoles ; les riches devaient immoler des taureaux et les pauvres devaient immoler des oiseaux. L’Empereur lui-même immola cent trente taureaux. Les chrétiens remplis de crainte n’osaient proclamer leur foi. Durant cette grande fête du paganisme, célébrée en présence de l’empereur Maximin, elle eut l’audace de se présenter devant lui, de lui montrer la vanité des idoles et la vérité de la religion chrétienne.

Quand elle entendit les instruments de musique, les cris des animaux et les pleurs de ceux qui n’osaient s’avouer chrétiens, escortée de quelques serviteurs, Catherine se rendit au temple où se trouvait l’Empereur et, après avoir fait le signe de la Croix, elle entra.

Elle était plus belle que toutes les femmes et, dès qu’il la vit, l’Empereur ordonna qu’on la lui présentât. Aussitôt elle l’admonesta « Pourquoi veux-tu perdre toute cette foule par l’erreur des idoles ? Apprends à connaître le Dieu créateur du monde et son Fils unique Jésus-Christ qui par sa croix a délivré le monde de la géhenne. » Ne sachant que répondre, l’Empereur la pria de le laisser achever le sacrifice et ordonna à ses officiers de la conduire au palais où il l’interrogea : « Qui es-tu ? quel est ton nom ? que veux-tu nous expliquer ? » Catherine répondit : « Comment ne me connais-tu pas ? Je suis de l’illustre descendance du roi Costos et je m’appelle Catherine. J’ai appris les langues, toute la science des philosophes et des poètes, mais j’ai compris que tout cela était vain, je l’ai laissé et j’ai suivi mon Seigneur Jésus-Christ. »

Elle expose sa foi avec tant de finesse que 200 soldats se convertissent en l’écoutant. Ils seront tous massacrés.

La fête terminée, Maximin, étonné du courage et de l’éloquence de la jeune fille, réunit cinquante des plus savants docteurs du paganisme et leur ordonna de discuter avec sainte Catherine. Elle soutint victorieusement la dispute avec les cinquante philosophes alexandrins.

En effet préparée par la prière et le jeûne, elle commença la discussion et fit un discours si profond et si sublime sur la religion de Jésus-Christ comparée au culte des faux dieux, que les cinquante philosophes, éclairés par sa parole en même temps que touchés de la grâce, proclamèrent la vérité de la croyance de sainte Catherine.

Cependant Maximin, malgré sa fureur, plein d’admiration pour la beauté et les hautes qualités de sainte Catherine, espéra la vaincre par l’ambition en lui promettant sa main. Il essuya un refus plein de mépris. Furieux de cet échec, Maximien fit brûler vifs les philosophes, et condamna Catherine à être déchirée par une roue garnie de pointes ; comme sa roue se brisa miraculeusement, Catherine mourut décapitée.

C’était le 25 novembre de l’an 307, saint Marcel Ier étant pape et Maximin empereur.

Son corps fut transporté par la suite par les anges sur le mont Sinaï (collecte), où il repose encore maintenant.

Epilogue

Avant de mourir, elle avait demandé et obtenu deux choses de son divin Époux : que son corps fût respecté après le supplice, et que l’ère des persécutions prit bientôt fin. Un Ange lui avait donné l’assurance que sa prière était exaucée.

Sainte Catherine est représentée avec la roue de son martyre, comme on peut le voir avec la splendide statue qui se trouve dans l’église de Francheville. Elle porte aussi, souvent, l’épée de sa décapitation.

Sainte Gertrude, qui avait une grande dévotion à sainte Catherine, demanda un jour au Seigneur de lui montrer sa gloire céleste. Elle fut exaucée elle vit la vierge d’Alexandrie sur un trône d’or, entourée des sages qu’elle avait attirés à la vraie foi et qui formaient dans le ciel sa couronne la plus brillante.

Les Français ont un motif spécial d’honorer sainte Catherine car c’est elle aussi qui apparut à sainte Jeanne d’Arc, avec saint Michel et sainte Marguerite, pour la conseiller et l’instruire. Jeanne d’Arc, racontera la gloire de Catherine aux fidè­les des derniers jours. Est-il un enfant chrétien de France qui ignore que sainte Catherine fut l’une des saintes dont les « voix » guidaient la Vierge de Domrémy ? « Pourquoi, demandaient les juges du procès de Rouen à la Pucelle, pourquoi regardiez-vous, en allant à la guerre, l’anneau qui portait les noms de Jésus et de Marie ?Par plaisance, et parce qu’ayant cet anneau à la main et au doigt, j’ai touché sainte Ca­therine qui m’apparaissait. Avec quel accent d’émo­tion celle-ci n’a-t-elle point parlé de ses chères Saintes. C’est leur con­seil que je suivais, dit-elle. Or, ce sont ces « Conseils » qui ont sauvé la France moribonde. – Par ailleurs, on sait que ce fut au sanc­tuaire de « Madame Sainte Catherine », à Fierbois, que la libératrice de la France vint, en 1429, chercher l’épée marquée de cinq croix, et mira­culeusement trouvée, sur ses indications, dans ce sanctuaire, comme ses Voix le lui avaient promis.

* * *

– Quiconque m’aura confessé devant les hommes, le Fils de l’homme aussi le confessera devant les anges de Dieu. (Jésus-Christ en Luc.)

– Je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse, à la­quelle tous vos ennemis ne pourront ni répondre, ni résister. (Ibid.)

*****

C’est sainte Catherine,

La fille d’un grand roi …

Où est le temps où nous chantions cela, avec les enfants, sur les routes du Gers ? Nous ne savions pas, en ce temps-là, que cet illustre roi inconnu s’appelait Costos, et que, de Chypre où il régnait, il avait été appelé à Alexandrie, comme conseiller auprès de l’em­pereur Maxence. A Alexandrie, il fallait absolument « philosopher » dans la haute société. A dix-huit ans, Catherine en avait donc déjà pris une bonne dose.

C’est à Alexandrie, après la mort de son père, que Catherine fait scandale. Comme qui dirait un jour de quatorze juillet, elle refuse d’encenser avec les encen­soirs, et va trouver directement l’empereur, sans diplomatie aucune, pour lui dire, en plein temple, ce qu’elle pense de sa mascarade politico-religieuse. Alors tout s’enchaîne avec une rigueur trop belle pour être vraie. Conversion des cinquante philosophes, qui lui. sont opposés dans une « joute oratoire». Conversion de l’impératrice, d’un officier et de deux cents soldats. Catherine se rit de toutes les menaces, sort indemne du supplice de la roue, et pour venir à bout de celte « forte tête», on doit la couper. Sans compter un épisode, d’un goût douteux, où l’on voit l’empereur, à mille lieues de la philosophie, tenter de sauver Cathe­rine pour l’épouser, ce qu’elle refuse, car le Christ en personne, paraît-il, lui a déjà passé depuis longtemps son anneau d’or au doigt.

Sainte Catherine, ou le mariage idéal, dont nous avons tous rêvé certains jours, entre philosophie et re1igion. C’est cela, le « mariage mystique » de sainte Catherine. Ce mariage a-t-il jamais existé ? Ou duré plus que durent les roses ? Je n’en sais rien. Mais si sainte Catherine n’existait pas, il faudrait l’inventer, justement comme une « fin », à proposer à Messieurs les Philosophes : au terme de leurs investigations, dé­poser gentiment leurs instruments de recherche, aux pieds de la religion, de Mademoiselle Catherine d’Alexandrie … Avoir construit cette Passion de toutes pièces, car son authenticité ne résiste pas à l’impitoya­ble critique historique, c’est bien une folie de ces pre­miers chrétiens … Ils croyaient cela possible, que cette jeune fille convertisse des rhéteurs. Comme si Jésus avait jamais converti le moindre Docteur de la Loi (sauf Nicodème, ou Joseph d’Arimathie : mais est-ce le Docteur de la Loi, en eux, qui a été converti ? N’est-­ce pas plutôt le brave homme, qui n’avait pas été complètement étouffé par le Docteur de la Loi ?)

Je sais bien que philosophie unie à religion, cela doit donner en principe théologie. Mais on ne sait jamais, en théologie, ce qui est sacrifié, la philosophie ou la religion … Il semble que chacune n ‘y trouve pas tout son compte. Saint Thomas d’Aquin, c’est bien beau. L’Eglise montre ainsi qu’il y a autre chose que la foi du charbonnier. Mais resterait à savoir combien de charbonniers, et combien de théologiens se trou­vent en enfer, et comparer. Comparer aussi l’épaisseur de certains « Essais», et la minceur de l’Evangile, dont une ligne m’apprend plus que des chapitres superposés. On a l’impression, en théologie, d’un corps composé jamais parfaitement homogène, d’une vinai­grette, où l’huile de la foi ne demande qu’à se séparer du reste, pour retourner à sa belle irréductibilité.

Sainte Catherine avait sans doute bien battu le tout, pour en faire une sauce liée, à laquelle n’ont pu résister les « cinquante ». Mais avec une certaine ma­lice, les premiers chrétiens ont fait de sainte Catherine une fille très belle, ce qui serait peut-être son principal argument, et le plus convaincant …

Alors, qui a raison ? Guillaume l’Anglais, qui appela « sainte Catherine de la Couture » le Prieuré qu’il avait fondé en 1212, au Val des Ecoliers, pour les jeunes chanoines désireux de téter le lait de la bonne doctrine à l’Université de Paris ? Les avocats, qui l’ont prise aussi pour patronne ? Les jeunes filles prolongées, qui coiffent sainte Catherine avec philo­sophie ? Ou Jeanne d’Arc, qui a toujours cru entendre, et suivi fidèlement, les « voix » de Catherine et de Marguerite ?

Que ce soit justement Catherine, que le Seigneur a donnée à Jeanne d’Arc pour l’aider dans son combat contre de fameux théologiens, voilà qui éclaircit tout. La Passion authentique de Catherine, c’est celle de Jeanne d’Arc, que nous avons la chance de connaître dans tous ses détails. Jeanne d’Arc, voilà la Catherine des temps modernes, et de tous les temps.

Il suffirait donc, pour être à la fois femme, sainte, et philosophe à la manière de Catherine, non pas d’être fille de roi, mais de ne savoir qu’Ave et Pater Noster. Et sans doute Catherine avait-elle malgré tout la sim­plicité d’une bergère … Dans la balance où nous avions posé au début philosophie et religion, sans arriver à en faire un équilibre stable, c’est la foi qui l’emporte, la foi pure et simple, et nous nous en réjouissons. Cela valait bien d’appeler une montagne de 2.602 mè­tres : le Djebel Katherin. Et pourquoi n’irions-nous pas, comme au moyen-âge, en pèlerinage au monas­tère Sainte Catherine du Sinaï, pour y demander une foi vierge ? Gilbert Corot

Science et éloquence

Curieux qui vous repaissez d’une spéculation stérile et oisive, sachez que cette vive lumière qui vous charme dans la science ne lui est pas donnée seulement pour ré­jouir votre vue, mais pour conduire vos pas et régler vos volontés. Esprits vains qui faites trophée de votre doctrine avec tant de pompe pour attirer des louanges, sachez que ce talent glorieux ne vous a pas été confié pour vous faire valoir vous-mêmes, mais pour faire triompher la vérité.

Ames lâches et intéressées qui n’employez la science que pour gagner les biens de la terre, méditez sérieusement qu’un trésor si divin n’est pas fait pour cet indigne trafic ; et que s’il entre dans le commerce, c’est d’une manière plus haute et pour une fin plus sublime, c’est-à-dire pour négocier le salut des âmes.

C’est ainsi que la glorieuse sainte Catherine, que nous honorons, a usé de ce don du ciel. Elle a contemplé au­ dedans la lumière de la science, non pour contenter son esprit, mais pour diriger ses affections ; elle l’a répandue au dehors au milieu des philosophes et des grands du monde, non pour établir sa réputation, mais pour faire triompher l’évangile ; enfin elle l’a fait profiter et l’a mise dans le commerce, non pour acquérir des biens temporels, mais pour gagner des âmes à Jésus-Christ.

Bossuet : panégyrique de sainte Catherine, 1660.

J’ai étudié les langues, exploré toute la science des philosophes et des poètes.

Mais j’ai compris : ce ne pourrait être que vanités.

sainte Catherine

 

Éphéméride du 25 novembre :

En 1804, déjouant son entourage, Napoléon quitte Fontainebleau pour aller à la rencontre du pape Pie VII (1742-1823) qui arrivait de Rome. La rencontre se fit à la Croix de Saint-Hérem. Ils feront route commune jusqu’au château de Fontainebleau. Dernière marque de révérence au pape qui venait, contre l’avis de sa Curie romaine, pour le couronner empereur des Français. La cérémonie aura lieu à Notre-Dame le 2 décembre. Napoléon se couronnera lui-même. Cinq ans plus tard, il fait arrêter Pie VII et le garde prisonnier plus de cinq ans. Il avait déjà, le 19 février 1798, arrêté le pape Pie VI qui en était mort. 

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