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13 juin – St Antoine de Padoue, ou de Lisbonne, prêtre et docteur de l’Église.

St Antoine de Padoue, ou de Lisbonne, prêtre et docteur de l’Église.

La charité est l’âme de la foi, elle la rend vivante ; sans l’amour, la foi meurt .

Fernando Martins de Bulhões naquit à Lisbonne vers 1195, de parents nobles qui l’élevèrent pieusement, Célestin III étant pape, Henri VI empereur et Philippe-Auguste roi de France, de la famille glorieuse de Godefroy de Bouillon, premier roi de Jérusalem, dont une branche s’était implantée en Portugal.

Cet illustre Saint, canonisé par Grégoire IX moins d’un an après sa mort, a acquis une immense popularité grâce à ses nombreux miracles et au zèle des Frères Mineurs, qui, dès le XIVe siècle, ont répandu son culte de toutes parts.

Rien ne manque à la gloire d’Antoine (prénom qu’il prendra lors de son entrée chez les franciscains). Il eut le désir du martyre et voulut, dans ce but, entrer dans l’Ordre des Mineurs et faire voile vers la Mauritanie. Il fut apôtre, et remplit de la renommée de sa prédication enflammée l’Italie et Rome, où il annonça la parole de Dieu en 1227. Il eut la célébrité d’un docteur, et fut appelé par Grégoire IX l’Arche du Testament. De son vivant et après sa mort, il fut entouré de l’auréole de thaumaturge et il est bien peu de villes où une église ou un autel, tout recouvert d’ex-voto, ne soit dédié à saint Antoine.

Jeune homme, il embrassa la vie des Chanoines réguliers à Coïmbra où il fut ordonné prêtre. Comme on transportait à Coïmbra les corps de cinq bienheureux Martyrs, Frères mineurs qui avaient récemment souffert pour la foi au Maroc, leur vue embrasa Antoine du désir d’être aussi martyrisé, et il passa dans l’Ordre des Franciscains. Sous l’impulsion de ce désir, il se dirigea vers le pays des Sarrasins ; mais une maladie le réduisit à l’impuissance et le força de revenir. Or, bien que le navire qui le portait fît voile pour l’Espagne, les vents le poussèrent en Sicile. En 1221, il était à Assise près de saint François dont le projet de vie évangélique l’avait séduit.

Ses dons exceptionnels de prédicateur le firent envoyer en France où se répandaient les doctrines cathares.

Antoine évangélisa la France pendant plusieurs années, entre autres Toulouse, Montpellier, Arles, Limoges, Le Puy. Il fonda un couvent à Brive-la-­Gaillarde.

Un des plus éclatants est celui connu sous le nom de « miracle de la mule ». Un hérétique albigeois s’obstinait à nier la présence réelle de Notre-Seigneur dans l’Eucharistie. A bout d’arguments, le saint lui dit : « Si votre mule s’agenouillait devant l’hostie consacrée, croiriez-vous ? – Oui, je croirais. – Eh bien ! c’est entendu. Mais, si elle ne s’agenouille pas, attribuez-le à mes péchés. »

Au jour dit, l’hérétique arrive avec sa mule affamée. De son côté, le thaumaturge se présente portant le Saint-Sacrement, et adjure l’animal d’adorer son Créateur. Aussitôt la mule fléchit les deux genoux et, plaçant sa tête sur les pieds d’Antoine, reste immobile dans cette position. Les nombreux témoins font alors éclater une immense acclamation de joie, pendant que l’hérétique se retirait converti.

Souvent il devait prêcher en pleine campagne car on se pressait par milliers pour l’entendre. La nature et la grâce s’étaient unies pour en faire un prédicateur remarquable. Il était lui-même un Évangile vivant.

La sagesse et la facilité de sa parole lui obtinrent tant de succès et excitèrent une telle admiration que, prêchant un jour devant le souverain Pontife, il fut appelé par lui l’arche du Testament. Il poursuivit les hérésies avec une extrême rigueur, et les coups qu’il leur porta lui valurent le nom de perpétuel marteau des hérétiques.

«  En retour de votre soumission toute d’amour au Père qui est dans les cieux, les peuples vous obéirent, les plus féroces tyrans tremblèrent à votre voix. L’hérésie seule, un jour, refusa d’écouter vos accents ; mais les poissons vous vengèrent : ils vinrent par multitudes, aux yeux de toute une ville, écouter votre parole dédaignée des sectaires. L’erreur, hélas ! qui se dérobait devant vous, ne se contente plus maintenant de refuser d’entendre ; elle veut parler seule. Après s’être relevée depuis longtemps des défaites que vous lui aviez infligées, la fille de Manès, restée la même sous le nom nouveau de franc-maçonnerie, gouverne à son gré la France ; le Portugal, où vous naquîtes, la voit chercher presque au grand jour à pénétrer jusqu’à l’autel ; le monde entier s’abreuve à ses poisons. O vous qui, chaque jour, subvenez à vos dévots clients dans leurs nécessités privées, vous dont la puissance est la même au ciel qu’autrefois sur la terre, secourez l’Église, le peuple de Dieu, la société plus universellement et plus profondément menacée que jamais. Arche du Testament, ramenez à l’étude fortifiante des Lettres sacrées nos générations sans amour et sans foi ; marteau des hérétiques, frappez de ces coups qui fassent encore trembler l’enfer et réjouissent les anges. » Dom Guéranger

Mais, à partir de 1229, il ne quitta plus Padoue. Déchargé de tout office, il se livra exclusivement à la prédication. Sa parole opérait dans les âmes des prodiges de conversion, bien supérieurs aux miracles, qui, dit-on, « sortaient de ses mains, abondants comme les fleurs du printemps ».

Saint Antoine est célèbre par l’apparition de l’Enfant Jésus, qui vint un jour se mettre en ses bras et le couvrir de caresses.

Il mourut à Padoue après y avoir prêché le carême le 13 juin 1231.

Grégoire IX étant pape, Frédéric II empereur et saint Louis IX roi de France.

Epilogue

Saint Antoine est actuellement un des saints les plus honorés. L’idée d’invoquer saint Antoine pour retrouver les objets perdus vient du fait qu’un voleur (qui deviendra un pieux novice) lui aurait dérobé ses commentaires sur les Psaumes et se serait ensuite senti obligé de les lui rendre.

On a recours à lui dans tous les besoins. Il y a, dans ce culte rempli d’une confiance enfantine, quelque chose de beau. Ce désir et cette espérance d’être exaucé même dans les plus petites choses est un hommage à la bonté de Dieu et à la puissance de ses saints. Cependant cette dévotion est parfois trop intéressée et superstitieuse. Elle a besoin d’être purifiée et ennoblie. Ce sera précisément le rôle de la renaissance liturgique de nous amener à un culte des saints plus noble, à un culte christocentrique. Honorons Dieu dans ses saints.

Si, par les mérites de saint Antoine, on retrouve les objets perdus, à plus forte raison recouvrera-t-on les biens qui regardent le salut éternel.

Les récits le concernant contiennent de nombreux épisodes surnaturels, comme sa faculté de bilocation, celle de se faire entendre et comprendre des poissons, ou l’épisode selon lequel il a une nuit tenu l’Enfant Jésus dans ses bras.

Le souverain Pontife Grégoire IX l’a inscrit au nombre des saints Confesseurs le 30 mai 1232, à peine un an après sa mort.

Par ordre de Nicolas IV, — un pape franciscain, — l’image du Saint fut introduite, avec celle de saint François, dans l’antique mosaïque de l’abside du Latran, pour rappeler que, comme le Poverello d’Assise avait apparu, en songe, soutenant l’édifice branlant de la Basilique du Sauveur, ainsi le Saint de Padoue, par sa prédication, avait efficacement aidé à consolider le symbolique édifice de la Foi catholique.

Son corps repose dans la basilique Saint Antoine à Padoue. C’est un ensemble architecturale et artistique unique au monde. En effet, la basilique est de style roman, elle possède des dômes vénéto-byzantin et des clochers plutôt de style gothique. Cela donne un ensemble, non pas hétéroclite, mais original et passionnant à découvrir.

La Basilique, telle qu’on la voit aujourd’hui, est le fruit de trois restructurations subies entre 1238 et 1310. A l’époque de saint Antoine, se trouvait ici la petite église Sainte-Marie-Mère-de-Dieu, qui fut ensuite incorporée à la Basilique, dans la Chapelle de la Vierge Noire. En 1229, le couvent des Frères, fondé très probablement par saint Antoine, se trouvait juste à côté de cette église.

Saint Antoine décéda en 1231 à Arcella (dans la banlieue nord de Padoue). Son corps fut enseveli dans la petite église Sainte-Marie-Mère-de-Dieu, selon son propre désir.

En 1238, la construction d’une Basilique aux allures d’une église franciscaine commença ; d’abord avec une seule nef et une petite abside, puis l’on ajouta les deux nefs latérales. Entre 1256 et 1310, la Basilique se transforma en ce splendide joyau que l’on peut admirer aujourd’hui. Des travaux d’aménagement ou de restauration furent entrepris au 15e siècle, ajoutant à l’intérieur un jubé dans le chœur et en extérieur, élevant un clocher à la place de celui écroulé lors d’un incendie. La basilique, à 3 nefs, possède 6 chapelles et 4 cloîtres. Saint Antoine à sa mort, a été enseveli dans la chapelle de la Vierge noire.

A l’intérieur, les nefs sont typiquement romanes. A l’arrière du transept, l’abside est de style gothique. Une galerie court sous les voûtes des bas-côtés.

Saint Antoine fut déclaré Docteur de l’Église Universelle par le Pape Pie XII en 1946.

Iconographie

Saint Antoine représenté avec les lys de la pureté et le livre de sa science des choses de Dieu et l’enfant Jésus, mais toujours en habit de franciscain. Il est parfois représenté avec un âne, âne qui s’était agenouillé devant une hostie consacrée prouvant ainsi la présence du Christ dans l’hostie.

* * *

Quand on écoute la parole de Dieu avec le respect qui lui est dû, elle porte son fruit ; mais bien souvent on va au sermon par coutume, et non avec un cœur plein du désir de se convertir ou de changer de vie.

Si tu prêches Jésus, il libère les cœurs durs ; si tu l’invoques, il adoucit les tentations amères ; si tu penses à lui, il illumine ton cœur ; si tu le lis, il comble ton esprit. 

Ne permettez pas, Seigneur, que votre divine parole soit sans fruit dans notre cœur, de peur qu’elle ne nous accuse devant vous ; mais faites qu’elle nous convertisse, et produise en nous les fruits d’une conversion sincère et persévérante.

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« Seule une âme qui prie peut accomplir des progrès dans la vie spirituelle : tel est l’objet privilégié de la prédication de saint Antoine. Il connaît bien les défauts de la nature humaine, notre tendance à tomber dans le péché, c’est pourquoi il exhorte continuellement à combattre la tendance à l’avidité, à l’orgueil, à l’impureté, et à pratiquer au contraire les vertus de la pauvreté et de la générosité, de l’humilité et de l’obéissance, de la chasteté et de la pureté. Aux débuts du XIIIe siècle, dans le cadre de la renaissance des villes et du développement du commerce, le nombre de personnes insensibles aux besoins des pauvres augmentait. Pour cette raison, Antoine invite à plusieurs reprises les fidèles à penser à la véritable richesse, celle du cœur, qui rend bons et miséricordieux, fait accumuler des trésors pour le Ciel. » Benoît XVI

« O riches – telle est son exhortation – prenez pour amis… les pauvres, accueillez-les dans vos maisons : ce seront eux, les pauvres, qui vous accueilleront par la suite dans les tabernacles éternels, où résident la beauté de la paix, la confiance de la sécurité, et le calme opulent de l’éternelle satiété » .

ô Saint Antoine, depuis plus de sept siècles, le monde chrétien tout entier vous vénère. Riche dès la naissance, vous avez tout abandonné pour vivre pauvre et vous êtes entré chez les Franciscains après avoir étudié les sciences sacrées. Mais par humilité, vous avez caché vos grandes connaissances et vos frères religieux ne les ont connues que lorsque Saint François vous a donné l’ordre de prêcher partout la Vérité de Dieu. Dès lors, votre parole a converti des multitudes.

Vous aimiez tellement le Seigneur que vous désiriez le martyre et le Seigneur vous a accordé la maladie ! A 36 ans, brûlant d’amour pour Dieu, épuisé par votre ministère, vous êtes mort en chantant un dernier cantique à la Sainte Vierge. Moins d’un an après, l’ Eglise vous a canonisé, tant étaient nombreux les prodiges qui ont marqué votre vie et qui se sont poursuivis. Depuis cela n’a pas cessé..

Vous savez la grâce dont j’ai besoin. ………………. Je vous en fais la demande pour que vous intercédiez auprès de Dieu pour moi. Mais je désire surtout la force d’accomplir, dans la sérénité de l’âme et du cœur, la volonté de Dieu.

Obtenez-moi ô Saint Antoine, une foi, sûre et joyeuse qui illumine ma vie et aide les autres.

Obtenez-moi de me détacher de ce qui peut nuire à ma marche vers le Père des Cieux, « Lumière de la vie » et « source de toute consolation ».

Il y a plus malheureux que moi, aidez-moi, à votre exemple, à les soulager.

Que mon âme, mon cœur, ma bourse ne se ferment jamais aux besoins des autres.

Que ma maison soit ouverte, mon évangile vivant, et que je partage mon pain.

Je le demande au Seigneur, par votre intermédiaire, ô grand Saint Antoine, pour son amour et pour sa gloire, dans les siècles des siècles. Amen

Ô admirable saint Antoine, glorifié par tant de magnifiques miracles et par la faveur que Jésus a daigné vous accorder lorsque, gracieux enfant, il est descendu et s’est reposé entre vos bras, obtenez-moi de sa bonté la grâce que je désire et que je sollicite de tout mon cœur.

Vous avez été si bon pour les pauvres pécheurs ; ne considérez point l’indignité de ceux qui vous implorent, mais la gloire de Dieu qui recevra un nouvel éclat, si vous me venez an aide ; songez au salut de mon âme ; et il s’agit de mon salut dans la requête que je vous présente avec tant d’instance. Que la promesse d’une vie plus conforme aux enseignements évangéliques et consacrée au soulagement des pauvres que vous avez tant aimés et aimez encore, vous soit le gage de ma gratitude ; bénissez ma promesse et obtenez-moi d’y être fidèle jusqu’à la mort. Ainsi soit-il.

T e x t e s   d u   j o u r
H o r a i r e s   d e s   m e s s e s
I N F O